ENTRAIDE JUDICIAIRE CONTRE LE TERRORISME

Les pays du Sahel et de l’Afrique du Nord se félicitent de la stratégie adoptée

GAZ DE SCHISTE

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17 Radjab 1433 - Jeudi 7 Juin 2012 - N°14531 Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E

GESTION DES DÉCHETS URBAINS

La décharge d’Oued Smar officiellement fermée

L’Algérie réalise son premier forage dans le bassin d’Ahnet (In Salah)
SONATRACH REVOIT À LA HAUSSE SES INVESTISSEMENTS

80 mds de dollars injectés sur cinq ans
POUR RENFORCER LA COOPÉRATION ÉNERGÉTIQUE

Signature d’un mémorandum
BENBOUZID :

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“A partir de 2013, les sujets seront hautement codés”
LES RESPONSABLES DES HÔPITAUX ET LA DISPONIBILITÉ DES MÉDICAMENTS

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“Tout est rentré dans l’ordre”
HOMMAGE AUX ARTISTES AU FORUM D’EL MOUDJAHID

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L ongtemps considérée comme gênante par les riverains, en raison des mauvaises odeurs et du vacarme incessant des camions, la décharge d’Oued Smar vient de cesser toute activité. Elle est officiellement fermée depuis mardi. L’annonce en a été faite hier par le sous-directeur des déchets urbains au ministère de l’Environnement et de

l’Aménagement du territoire, M. Tahar Tolba, qui a affirmé que, en attendant la mise en place de nouvelles dispositions, «la continuité sera assurée par la décharge d’Ouled Fayet», une décharge qui devrait bénéficier, elle aussi, de tout un programme de réhabilitation. En effet, dès que celle-ci arrivera à sa phase finale, elle sera réhabilitée en jardins et intégrée au parc Dounia.
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Les étoiles de la Révolution
HALILHODZIC :

Ph. T. Rouabah

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3e ÉDITION DU RALLYE DES MÉDIAS ALGÉRIENS

Le plaisir de rouler
Cette initiative se veut un moyen intelligent de développer P. 16 les sports mécaniques, très timides dans notre pays. De nos envoyés spéciaux : Mohamed Mendaci et Billal

«Je prépare mon équipe à la victoire»

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Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 55e Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €

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Météo
DU 8 AU 12 JUIN, À 19H, AU PALAIS DE LA CULTURE Hommage au grand maître de la musique classique algéroise Abderrazak Fakhardji
Un hommage au grand maître de la musique classique algéroise, feu Abderrezak Fakhardji, sera organisé du 8 au 12 juin 2012 au palais de la Culture à 19h, où plusieurs formations de l’école d’Alger se feront le plaisir de perpétuer l’enseignement du maître à la faveur de quelques fragments de nos Andalousies perdues : El Fakhardjia d’Alger et Amraoua de Tizi Ouzou le 8 juin ; El Djanadia de Boufarik et Al Andaloussia d’Alger le 9 juin ; El Djazira et El Inchirah d’Alger le 10 juin ; Es Soundoussia et Mezgahne d’Alger le 11 juin ; Le grand orchestre de l’école d’Alger composé par les anciens élèves d’Abderrezak Fakhardji le 12 juin.

EL MOUDJAHID

Ensoleillé
Au Nord, le temps sera relativement chaud et ensoleillé avec localement tendance orageuse en cours d’après-midi soirée. Les vents seront en général faibles à modérés. La mer sera belle. Sur les régions sud du pays, le temps sera généralement chaud et ensoleillé avec toutefois une tendance orageuse sur les massifs du Hoggar/Tassili. Températures (maximales-minimales) prévues aujourd’hui : Alger (42°- 21°), Annaba (40°16°), Béchar (41° - 26°), Biskra (42°28°), Constantine (38°- 20°), Djanet (42°- 28°), Djelfa (35°- 16°), Ghar-

AUJOURD’HUI À TIZI OUZOU Benbouzid inspecte les centres d’examen du baccalauréat

daïa (43° - 28°), Oran (36° - 20°), Sétif (36°- 18°), Tamanrasset (37°26°), Tlemcen (34°- 18°).

Le ministre de l’Éducation nationale, M. Boubekeur Benbouzid, inspectera aujourd’hui les centres d’examen du baccalauréat session 2012 dans la wilaya de Tizi Ouzou.

Agenda culturel
SAMEDI 9 JUIN, À 17H, À LA CINÉMATHÈQUE ALGÉRIENNE Hommage a Yasmina Douar
La Cinémathèque algérienne organise, à l’occasion de la Journée de l’artiste, samedi 9 juin à 17h, un hommage spécial à la comédienne de théâtre et de cinéma, Yasmina Douar, en présence d’artistes et des membres de sa famille, une artiste hors du commun, à l’occasion duquel sera projeté le film la Nuit a peur du soleil, de Mustapha Badie. Une exposition de photos est également prévue à cette occasion.

AUJOURD’HUI, À 18H, À L’AUDITORIUM DU PALAIS DE LA CULTURE MOUFDI-ZAKARIA Célébration de la Journée nationale de l’artiste

LUNDI 11 JUIN, À 9H, À LA MAISON DIOCESAINE « La transformation de l’énergie solaire, enjeux économiques et développement »
Le CCFC organise un colloque sur la transformation de l’énergie solaire, enjeux économiques et développement, lundi 11 juin à 9h, à la salle de conférences de la maison DIOCESAINE, 22, chemin d’Hydra, El-Biar, chemin Poirson (à 300 m de l’ambassade du Brésil, en allant vers le ministère de l’Énergie et des Mines).

DEMAIN 8 JUIN, À 10H, AU CIMETIÈRE D’EL-ALIA Cérémonie de recueillement à la mémoire e Ferhat Cherkit

AUJOURD’HUI, À 17H30, AU MUSÉE NATIONAL DE L’ENLUMINURE DE LA MINIATURE ET DE LA CALLIGRAPHIE Clôture du festival culturel international de la calligraphie
La clôture du festival culturel international de la calligraphie et la remise des prix aux finalistes aura lieu aujourd’hui à partir de 17h30 au Musée national de l’enluminure, de la miniature et de la calligraphie.

À l’occasion de la Journée nationale de  l’artiste, un hommage est organisé par le ministère de la Culture, aujourd’hui à 18h, à l’auditorium du  palais de la Culture Moufdi-Zakaria. Cet événement artistique sera animé par l’Orchestre national symphonique sous la houlette du maestro Abdelkader Bouazzara. Ce rendez-vous verra par ailleurs la remise de prix aux lauréats du prix Maâchi 2012 dans toutes les catégories artistiques. Il est prévu également la remise de cadeaux aux artistes, artistes hospitalisés et familles des artistes décédés.

À l’occasion de la commémoration de 18e anniversaire de la l’assassinat de Ferhat Cherkit, une cérémonie de recueillement à sa mémoire sera tenue demain 8 juin à 10h au cimetière d’El-Alia. Sa famille, ses ex-collègues, ses ami(e)s et tous ceux qui l’ont connu se recueilleront sur sa tombe.

SAMEDI 9 JUIN, À 14H, À LA LIBRAIRIE DU TIERS MONDE Vente dédicace de Mourad Preure
La librairie du Tiers monde reçoit M. Mourad Preure pour la signature de son dernier ouvrage France Algérie le grand malentendu, édité chez EMERGY, samedi 9 juin à partir de 14h.

MARDI 12 JUIN, À 11H, AU PALAIS DES RAÏS - ALGER Conférence de presse sur l’exposition de design et l’art italien
À l’occasion de la prochaine ouverture de l’exposition sur le design et l’art italien, «Le Palais Farnesina et ses collections», prévue du 14 juin, l’ambassade d’Italie, l’Institut culturel italien et le centre des arts et de la culture du palais des Raïs organisent une conférence de presse mardi 12 juin à 11h au palais des Raïs Alger.

DEMAIN, À 10H, AU SIÈGE DU FRONT DE LA JUSTICE ET DU DÉVELOPPEMENT Rencontre nationale des représentants des commissions de wilaya
Le Front de la justice et du développement (El Adala) organise, demain à partir de 10h, à son siège à Bouchaoui 3, la rencontre nationale des représentants des commissions de wilaya en présence du président du parti M. Abdallah Djaballah.

SAMEDI 9 JUIN, À 14H, À LA LIBRAIRIE EL-KARTASSIA Vente dédicace d’Abdelhamid Zeroual
La librairie El-Kartassia, 1, Bd colonel Amirouche-Alger, organise une vente dédicace samedi 9 juin à 14h, avec l’auteur Abdelhamid Zeroual pour son titre, les Stupéfiants et les psychotropes en droit positif algérien, paru aux éditions El Amel.

LUNDI 11 JUIN, À 8H30, À ALGEX Séminaire de sensibilisation relatif aux règles de la concurrence
Dans le cadre du programme de jumelage avec l’Union européenne, le ministère du Commerce organise un séminaire de sensibilisation relatif aux règles de la concurrence, lundi 11 juin à partir de 8h30 au niveau de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (ALGEX) – Cinq Maisons – Alger.

CINQUANTIÈME ANNIVERSAIRE DE L’INDÉPENDANCE Emission prochaine de timbres postaux
Des timbres postaux, confectionnés à l’occasion de la célébration du cinquantième anniversaire de l’indépendance, seront mis prochainement en circulation, a-t-on appris auprès du directeur des études philatéliques de l’entreprise Algérie Poste d’Oran. Trois nouvelles publications de timbres seront présentées officiellement le 5 juillet prochain.

Le centre hospitalo-univer sitaire de Tizi Ouzou organise, les 9 et 10 juin à 8h30, à l’auditorium du CH Ouzou, des Journées nat U de Tiziionales de psychiatrie sur le thème : sur le suicide et les tentati «Actualité ves cide en Algérie, perspectiv de suies et prise en charge».

LES 9 ET 10 JUIN, À 8H30, À L’AUDITORIU M DU CHU DE TIZI OUZOU « Actualité sur le suicide et les tentatives de suicide en Algérie, perspectives et prise en charge »

SAMEDI 9 JUIN, À 8H30, AU COMPLEXE LE GRAND BLEU À CHENOUA Rencontre nationale des cadres centraux et locaux de secteur de la solidarité
Le ministre de la Solidarité nationale et de la Famille, M. Saïd Barkat, présidera samedi 9 juin à 8h30, au complexe le Grand Bleu, à Chenoua – wilaya de Tipasa, une rencontre nationale des cadres centraux et locaux de son secteur.

AUJOURD’HUI, À L’AMPHITHÉÂTRE DU NOUVEAU PAVILLON DES URGENCES DU CHU MUSTAPHA 2e Journée nationale de chirurgie maxillo-faciale réparatrice et esthétique
La 2e Journée nationale de chirurgie maxillo-faciale réparatrice et esthétique sur le thème «La traumatologie maxillo-faciale» se tiendra aujourd’hui, à l’amphithéâtre du nouveau pavillon des urgences du CHU Mustapha.

Jeudi 7 Juin 2012

EL MOUDJAHID

Nation
PARTI DES TRAVAILLEURS
FNA

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Louisa Hanoune : “Nous sommes

Touati : “L’appel à la tenue d'un congrès extraordinaire, infondé”

disposés à travailler avec le RND au Parlement”
Le Parti des travailleurs (PT) a annoncé hier à Alger qu'il était disposé à travailler avec le Rassemblement national démocratique (RND), eu égard à la conformité de la vision du parti avec les récentes positions du RND concernant un ensemble de questions nationales sociales et économiques

L

L

a secrétaire générale du PT, Mme Louisa Hanoune, a souligné à l'ouverture de la 2e session des députés du groupe parlementaire du PT que ce dernier qui siège à l'APN était «prêt» à faire alliance avec le RND et avec tout parti le désirant «pour défendre la Nation et les acquis sociaux». Mme Hanoune a indiqué que le secrétaire général du RND, M. Ahmed Ouyahia (Premier ministre) a fait «des déclarations positives» concernant certaines questions dont «la défense du principe 51/49 % dans les investissements en faveur de l'Algérie». Elle a ajouté que sa formation rejoint également la thèse de M. Ouyahia quant au «danger de l'argent sale en politique», précisant que c'est aussi la position du PT qui a tiré la sonnette d'alarme sur «la possible prédominance des lobbies financiers sur les décisions décisives de la Nation». Selon Louisa Hanoune, le PT adhère en outre à la révision de «l'immunité parlementaire» que prône le RND proposant par ailleurs, la révision de la loi relative au député, la création d'une chaîne parlementaire pour une couverture continue et en direct de l'activité des députés. Mme Hanoune a estimé que les prélèvements sur le salaire du député en cas d'absence «n'influe en rien sur ce dernier

s'il est un homme d'affaires disposant d'autres revenus», proposant, dans ce contexte, qu'il soit mis fin à son mandat. Le groupe parlementaire du PT ne participera pas aux postes de responsabilité à l'APN que ce soit à la vice-présidence ou aux bureaux des commissions (présidence-vice présidence et rapporteur)», a rappelé Mme Hanoune, précisant qu'«il se contentera de son rôle politique au sein de l'Assemblée pour débattre des projets soumis, proposer des projets de lois et soumettre les préoccupations des citoyens et ce, dans le respect du mandat parlementaire et de ceux qui ont donné leur voix au parti pour les représenter au Parlement…» Elle a reproché à la nouvelle APN installée le 26 mai dernier d'être envahie par les détenteurs «d'argent sale» comme elle les a appelés, considérant le fait de les associer à un quelconque projet de loi comme «un risque à faire courir à la crédibilité de la législation et aux intérêts du peuple». «La secrétaire gé-

nérale du PT a, d'autre part, évoqué le grand nombre de partis politiques susceptible, selon elle, de conduire «à la déliquescence de l'action politique et aggrave la fragilité de la situation politique». «La réunion des députés PT sera axée sur les aspects organiques, l'examen des droits et devoirs de chaque député et la coordination entre l'action parlementaire et les missions politiques au sein du parti». La majorité des députés du PT ont des responsabilités au sein du parti, a-t-elle dit, ajoutant que beaucoup d'entre eux sont syndicalistes. «La réunion d'aujourd'hui, a-t-elle précisé, est une séance de formation entre les députés qui ont une expérience parlementaire qui ont été réélus et ceux élus pour la première fois. Mme Hanoune a annoncé la tenue de rencontres régionales dans le cadre des préparatifs de la célébration du 22e anniversaire de la création du parti et de l'université d'été consacrée cette année à la préparation des élections locales.

e président du Front national algérien (FNA), M. Moussa Touati a qualifié hier «d'infondé» l'appel des dissidents à la tenue d'un congrès extraordinaire, réaffirmant le maintien de la date du 21 juin pour la tenue du congrès ordinaire du parti, au moment où ses opposants insistent sur la tenue d'un congrès extraordinaire. M. Touati a soutenu, dans une déclaration que la majorité des dissidents qui réclament la tenue d'un congrès extraordinaire sont ceux «qui ont été écartés ou se sont retirés» du parti, y compris les membres du bureau national, ajoutant que leur objectif est «de faire dévier le parti de sa ligne de parti d'opposition pour servir des intérêts personnels», alors que ces derniers estiment nécessaire de convoquer un congrès extraordinaire pour examiner «les effets négatifs» induits par les «agissements individuels du président du parti». Après avoir souligné que ces dissidences «n'entameront pas la crédibilité du parti auprès de l'opinion publique», M. Touati a précisé que le FNA «est habitué à ce genre de secousses», à l'instar de ceux de 2002 et 2007. Plusieurs dissidents, dont des membres du bureau et du conseil nationaux s'étaient rassemblés vendredi dernier, devant le siège du parti à l'occasion de l'ouverture de la session ordinaire du conseil national du FNA pour «revendiquer le départ de Moussa Touati et la restitution de leurs fonds consacrés à la campagne électorale pour les législatives du 10 mai 2012». Avant le scrutin du 10 mai, «il a été convenu» avec les têtes de listes de payer des montants financiers variant d'une wilaya à une autre en fonction des sièges parlementaires proposés dans chaque wilaya dans le cadre du financement de la campagne du FNA, a-t-il fait savoir. S'agissant de la restitution des fonds utilisés pour la campagne électorale, le président du FNA a expliqué qu'il n'était pas habilité à toucher les fonds qui entrent dans la caisse du parti, invitant les concernés «à recourir à la justice pour trancher cette question». Aucun membre du Conseil ou du Bureau national n'a été interdit d'assister à la session ordinaire du conseil national du FNA, a affirmé M. Touati, appelant les contestataires à débattre des questions qui intéressent le parti «conformément aux statuts du FNA et non pas dans les coulisses». Neuf membres du bureau national du FNA, qui en compte onze, avaient signé un communiqué, appelant à «la tenue d'un congrès extraordinaire» conformément à l'article 43 des statuts du parti, à «la restitution des fonds à leurs propriétaires» et à la présentation du rapport financier et moral. Dans une déclaration, M. Abdelkader Driham, représentant des membres du bureau national, qualifiés de «dissidents», a souligné que leurs revendications intervenaient suite à la mauvaise gestion des affaires du parti durant les cinq dernières années, notamment en ce qui concerne les agissements individuels du président du parti. Jusqu'à présent, les membres du conseil national «ont collecté 140 signatures sur 207 pour la tenue d'une session extraordinaire», a indiqué M. Driham qui estime que le quorum légal est atteint. Le dossier relatif à cette demande a été déposé auprès des services du ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales, a-t-il précisé. Concernant les «agissements individuels du président du parti», il a relevé la non tenue par le Bureau national du parti de réunions depuis une année. Il s'est interrogé, à ce propos, sur l'utilité de l'existence de ce bureau qui, selon lui, n'est pas consulté sur les questions intéressant le devenir du parti y compris l'adhésion du FNA à ce qui est appelé «le front politique pour la sauvegarde de la démocratie» qui appelle au boycott de l'actuel Parlement.

CONSTITUTION DES STRUCTURES INTERNES DE LA 7e LÉGISLATURE

Entre la majorité et le rôle que doivent jouer les minorités
Des groupes parlementaires siégeant à l’APN se réunissent pour décider de leur participation au sein des différentes instances et structures internes. Il s’agit du FFS et du PT. Le FLN se prépare à la tenue de son comité central et d’autres tiennent des réunions pour éviter l’éclatement et les dissensions au sein de leur base

L

es partis politiques agissant sur la scène nationale, des plus anciens au plus récents, connaissent une grande dynamique et d’importants changements peuvent naître à la faveur de la décantation et des prochaines réunions programmées durant cette été. Mais c’est surtout au niveau de l’APN et de l’installation de ses instances et organes de fonctionnement interne que cette situation que vit la scène politique peut constituer un élément handicapant. Il va de soi que tant que les leaders de la classe politique dont les formations siègent à l’hémicycle ne sont pas encore prononcés sur la participation ou non au sein des 9 vice-présidences du bureau de la nouvelle législature, des 12 commissions permanentes et des sièges leur revenant ainsi que la communication de la liste nominative des candidats aux différentes structures qui les composent, la session ne pourra s’ouvrir. Se dirige-t-on vers une nouvelle répartition des quotas des structures et organes internes ou s’agit-il de simples questions de surenchères et de faire valoir des positions ? Dans tous les cas de figure, l’agitation de la classe politique après les résultats du scrutin du 10 mai dernier devra déboucher sur des changements dans un sens ou dans un autre pour aller vers des choix. Actuellement six groupes parlementaires sont constitués et seuls le FLN et le RND, deux alliés au sein de la majorité parlementaire affichent leur intention quant à la participation et la répartition des structures.

L’agenda chargé de certains partis politiques
En attendant de plus amples détails des prochaines rencontres et tractations, le paysage politique et législatif ponctue l’actualité et fait l’événement. C’est ainsi que le parti du FLN réunit au milieu du mois son Comité central

pour examiner et évaluer les résultats des élections législatives. La convocation du CC qui est programmée de longue date, devra baliser le terrain aux préparatifs des élections locales de l’automne prochain. Au cours de cette session ordinaire qui devra réunir les 350 membres qui composent le CC, de nombreux sujets seront à l’ordre du jour pour le parti qui vient d’obtenir la majorité des sièges à l’Assemblée populaire nationale, comme nous l’avions appris hier. Il est bien entendu question des sujets d’ordre organique que vit le FLN depuis plus de deux ans et des nébuleuses qui traversent ses divers tendances entre les redresseurs, les contre redresseurs et la ligne des sages. L’importance de la session du CC qui est très attendue devra connaitre de grands débats, voire des débordements comme nous a habitué le part s’agissant de grandes décisions et

de choix à prendre. Et la réunion, la veille de l’événement, du bureau politique du FLN indiquera les éléments devant anticiper sur le déroulement des assises de la session. Le RND vient de tenir la session ordinaire de son conseil national, avec plus ou moins de responsabilité et de discipline partisane. Des membres en charge de ses bureaux de wilaya ont mesuré la situation. Le secrétaire du RND de Bordj Bou Arréridj, reconnaissant sa responsabilité dans l’échec au niveau de sa wilaya, remet ainsi sa démission à la direction politique, dans l’intérêt du parti.

Réunion des groupes parlementaires
Le groupe parlementaire du FFS s’est réuni hier, pour décider de la position à prendre au sein des structures du Parlement. Entre le boy-

cott et la participation le Front des forces socialistes revient à l’hémicycle dans un contexte différent de celui qu’il a quitté depuis une quinzaine d’années, il devra trancher et faire le consensus entre ses 27 députés et des voix disscordantes qui les traversent. Aussi, le FFS attend la décision de sa direction en organisant une réunion de son groupe parlementaire dont on attend la réponse. Le PT qui avait auparavant annoncé son intention de ne pas prendre part au sein des instances de fonctionnement des travaux, a organisé hier une réunion de son groupe parlementaire où des décisions ont été prises. De son côté, le Mouvement Nahda, et de la voix de son secrétaire général, Fatah Rebai, a annoncé son maintien au sein de l’AAV, appelant les députés du pôle de constituer une commission parlementaire d’enquête sur de supposées fraudes électorales. Le MSP qui pilote l’AAV ne voit pas d’inconvenance à ce qu’un de ses députés participe au gouvernement et le président du conseil consultatif déclare que le mouvement planche actuellement sur la stratégie à adopter en prévision des actions à entreprendre au sein de l’Assemblée. Enfin les chefs des partis adeptes du boycott coalisés au sein du Front de la sauvegarde de la démocratie se sont réunis hier, au siège du parti Adala pour débattre de la feuille de route à suivre afin de colmater les différences existants entre eux au moment où leurs bases respectives leur demandent des comptes. C’est dans ce contexte qui ponctue, à sa façon, la singularité algérienne dans la mesure où ce sont des formations politiques n’ayant pas pu fédérer suffisamment de voix et en conséquence ont obtenu une trentaine de députés sur les 462 sièges, qui font de la résistance et tentent à leur manière d’agir les minorités au tempo de la majorité. Mais jusqu’à quand ? Houria Akram

Jeudi 7 Juin 2012

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Nation
BENBOUZID LE CONFIRME LORS DU 3e JOUR DU BAC :

EL MOUDJAHID

“À partir de 2013, les sujets seront hautement codés”
Le ministre affirme qu’une enquête est diligentée à propos des faux sujets distribués à Hassi Messaoud, et promet que les personnes impliquées seront sévèrement sanctionnées

“L’

année prochaine, plus que celle en cours, les sujets du bac seront hautement codés», a déclaré, hier, le ministre de l’Education nationale lors de son déplacement dans la wilaya de Tipasa. Toute tentative de nuire à son département «sera un coup d’épée dans l’eau», rassure Boubekeur Benbouzid. Et d’affirmer qu’une enquête est diligentée à propos des faux sujets distribués à partir de Hassi Messaoud. Le ministre compte mener une lutte sans merci contre ce genre de comportement «inadmissible», assurant que «les personnes impliquées seront sévèrement sanctionnés». M. Benbouzid indique que tout est relatif. «Toute tentative de nuire à l’éducation nationale sera, inéluctablement, synonyme d’une lourde sanction.» Aussi, rassure le ministre, ces perturbations «n’ont pas d’effets sur

les postulants qui sont restés concentrés sur leur sujet». Qu’en est-il des sujets  ? «Aucune erreur n’a filtré», affirme le ministre de l’Education. Dans cette optique, il a tenu à rendre un hommage appuyé aux responsables de l’Office national des examens et concours. Qualifiant leur mission de «sacrifice», M. Benbouzid dit que «ce n’est pas facile d’être enfermé 15 jours ou plus dans un centre et dans un cadre contraignant. Pendant cette période, des décès de proches et un tas d’imprévus peuvent survenir sans pouvoir y assister». L’ONEC est, aux yeux du ministre, «un office des plus fiables». Le premier responsable du département de l’Éducation nationale a tenu à mettre en exergue le fait que frauder dans tout examen ou concours est passible de poursuites judiciaires. «C’est comme trafiquer un billet d’argent, si ce n’est plus

grave», dit-il. Au quatrième jour de cet examen capital, M. Benbouzid a commencé sa visite par le lycée Mohamed-Seddik-Ben-Yahia, un nom à forte portée symbolique, sis à Koléa, où il a procédé à l’ouverture du pli des sujets d’histoiregéographie pour les candidats en langues étrangères. Souriant, il rassure les candidats et se montre exigeant envers les organisateurs des trois établissements visités. Répondant aux questions des journalistes,

le ministre se réjouit du bon déroulement des épreuves. «Tout s’est déroulé dans d’excellentes conditions, on croise les doigts pour la suite», se félicite-til. 15.000 postes budgétaires pour l’année prochaine Par ailleurs, il convient de rappeler que le département de l’Éducation recrutera massivement pour

l’année prochaine. Le ministre a parlé de 15.000 postes budgétaires. De ce total, «les deux tiers seront des enseignants», a-t-il tenu à préciser. La priorité «sera accordée à Djelfa et à Naâma dans l’objectif d’améliorer leurs résultats au bac». A propos du manque d’enseignants de langues étrangères dans le Sud, M. Benbouzid répond  : «L’encadrement est une question résolue.» Selon lui, dans le Sud ou au niveau d’autres régions, le niveau n’a pas baissé, comme l’ont rapporté certains organes de presse. Et de donner des exemples édifiants : «En 2000, l’Algérie a enregistré 17 "mentions très bien" avant d’atteindre, onze ans plus tard, 5.400.» Il affirme en outre que les nomades inscrits au primaire et au moyen bénéficieront, désormais, «d’un internat gratuit». Dans l’après-midi, M. Benbouzid s’est rendu à Boumerdès, avant Tizi Ouzou et Blida, pour clôturer sa tournée. FOUAD IRNATENE

ENTRAIDE JUDICIAIRE CONTRE LE TERRORISME

Les pays du Sahel et de l’Afrique du Nord se félicitent de la stratégie adoptée
Les pays de la région du Sahel et de l'Afrique du Nord se sont félicités à Alger de la stratégie adoptée par les pays membres de l'Unité de fusion et de liaison (UFL) quant au mécanisme et la plate-forme d'entraide judiciaire régionale des pays du Sahel dans leur lutte contre le terrorisme

L

es participants à l'atelier sur le renforcement de la capacité de réponse des systèmes juridiques nationaux des pays du Sahel et de l'Afrique du Nord à lutter contre le terrorisme, organisé à Alger du 3 au 5 juin 2012, se sont félicités de la stratégie adoptée par les pays membres de l'UFL qui ont tracé les "contours d'une coopération régionale pour la sécurité et le développement". Cette coopération s'articule autour des consultations politiques régulières (au niveau ministériel), de la coopération militaire (Comité d'états-majors opérationnel conjoint, CEMOC), de la coopération dans le domaine du renseignement (UFL) et la coopération économique et sociale. La nécessité de renforcer cette stratégie par la création d'un mécanisme de coopération judiciaire entre les pays concernés et la mise en place d'une plate-forme d'entraide judiciaire visant à faciliter et à accélérer les enquêtes et la collecte de preuves, ainsi que la coopération entre les autorités judiciaires habilitées, ont été recommandées dans ce sens. Dans le cadre de cette plate-forme, les Etats membres sont invités à élaborer une convention régionale ou un traité d'extradition et d'entraide judiciaire, ainsi qu’un mandat d'arrêt régional. Rappelant le paragraphe 17 de la Convention de l'OUA de 1999 sur la prévention et la lutte contre le terrorisme, les Etats membres apporteront les uns aux autres "la meilleure assistance bilatérale possible" policière et judiciaire pour toute procédures d’enquête criminelle, de poursuites ou d'extradition concernant des actes terroristes. Il est également question de promouvoir la coopération entre les pays concernés et de s'entraider en ce qui concerne les procédures relatives à l'enquête et l'arrestation de personnes soupçonnées, accusées ou reconnues coupables d'actes de terrorisme, en conformité avec la législation nationale de chaque Etat. S'agissant du mandat d'arrêt africain (MAA), les participants ont encouragé la Commission de l'UA à poursuivre et intensifier les efforts, avec une attention particulière à la consolidation des capacités des Etats membres, au renforcement du CAERT, en particulier ses ressources humaines, et à l'élaboration d'un MAA contre les personnes accusées ou reconnues coupables d'actes terroristes. Dans ce contexte, il a été souligné que

la Commission a déjà engagé des discussions avec le CTED et l’ONUDC pour aider à élaborer les cadres, les procédures et les mesures nécessaires à même de créer les conditions essentielles pour la mise en œuvre effective du MAA et la stratégie pour promouvoir la mise en œuvre d'un tel outil. Il a, en outre, été souligné que l'application de la Loi Type constitue une étape "importante" vers la création de ces conditions. Sur la mise en place d'une liste africaine des groupes et individus terroristes, les Etats membres ont été informés des efforts déployés par l'UA pour établir une liste de surveillance des individus, groupes et entités terroristes, liste qui sera gérée par la Commission Paix et Sécurité. À cette occasion, il a été demandé aux participants d'"aider à établir la liste et à l'appliquer de manière effective". Les participants ont réitéré par ailleurs la "ferme condamnation" du paiement de rançons aux groupes terroristes pour la libération d'otages, en espèces ou en nature, qui constitue l'un des principaux moyens de financement du terrorisme international. Respecter les engagements À cet effet, les Etats membres ont été invités à "respecter leurs engagements", pris aux

termes de la décision de l'UA de criminaliser le payement de rançon aux groupes terroristes pour obtenir la libération des otages. Les partenaires internationaux ont été appelés, quant à eux, à ne pas traiter avec les preneurs d'otages et tous ceux qui facilitent, soutiennent ou entreprennent le payement de rançon. Dans ce cadre, il a été rappelé que cette décision avait été prise dans le but de renforcer les mesures de lutte contre le financement du terrorisme. Concernant l'extradition et l'entraide judiciaire, les participants le CAERT à établir des données statistiques en rapport avec le terrorisme, et ce, en collaboration avec la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme et de l'ONUDC. Organisé par le CAERT, en collaboration avec l'UFL, la rencontre d'Alger a pour objectif le renforcement des capacités de lutte contre le terrorisme et des systèmes nationaux de justice pénale des pays du Sahel et d'Afrique du Nord, ainsi que la consolidation de la coopération régionale dans le domaine judiciaire. Elle a offert aux pays participants, un forum de partage d'expériences et de bonnes pratiques à même de promouvoir la coopération régionale en matière de lutte contre le ter-

rorisme et autres menaces transnationales à travers l'application des lois et des mesures législatives. L'atelier a également fourni l'occasion d'examiner les difficultés qui entravent la coopération en matière pénale au niveau régional et de faire des recommandations visant à améliorer la situation à cet égard. Les participants ont examiné la nécessité d'encourager les Etats a élaborer une loi type contre le terrorisme en s'inspirant de la loi type de l'UA et aussi d'encourager les pays ayant leur loi type à transposer de ce qu'il y a de plus pertinent de la loi type africaine. L'atelier a également porté sur la nécessité de fournir une assistance juridique aux États membres dans la lutte contre le terrorisme, en particulier à travers la ratification et la mise en œuvre des instruments juridiques internationaux de lutte contre le terrorisme et le renforcement des capacités des systèmes nationaux de justice pénale. L'atelier a regroupé des participants de l'Algérie, du Burkina Faso, du Tchad, de la Libye, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria, de la Tunisie et de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

RÉUNION MINISTÉRIELLE DU FORUM GLOBAL DE LUTTE CONTRE LE TERRORISME (FGCT), AUJOURD’HUI À ISTANBUL

Le renforcement des capacités au Sahel au menu

L

e renforcement des capacités au Sahel figure au menu d'une réunion ministérielle du Forum global de lutte contre le terrorisme (FGCT) qui se tiendra jeudi à Istanbul (Turquie). Le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, M. Abdelkader Messahel, représentera l'Algérie à cette réunion de deux jours qui sera coprésidée par la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, et le ministre des Affaires étrangères de Turquie, Ahmet Davutoglu, en leur qualité de présidents en exercice du Forum. Au cours de cette session, les ministres passeront en revue les travaux des groupes de travail régionaux et thématiques qui composent le Forum et adopteront les documents issus des différentes sessions de ces groupes. La réunion ministérielle sera suivie de la réunion du Comité de coordination du Forum. L'Algérie coprésidera avec le Canada le groupe de travail régional sur le renforcement des capacités au Sahel, qui avait tenu sa première réunion à Alger les 16 et 17 novembre 2011. Les travaux

du groupe de travail de la réunion d'Alger, auxquels avaient pris part les délégués de 30 pays et 160 experts, avaient pour objectif principal de favoriser une "meilleure coordination" de la coopération en matière de lutte contre le terrorisme. La sécurité frontalière, la coopération entre les services de police, la lutte contre le financement du terrorisme et le renforcement des instruments juridiques et judiciaires, ainsi que les engagements communautaires étaient à l'ordre du jour de cette rencontre. Le Forum global de lutte antiterroriste, qui est un regroupement informel d'Etats à composition restreinte (35 pays), a notamment pour objectif de contribuer à la définition de normes internationales visant à assurer une mise en œuvre réussie de la stratégie mondiale des Nations unies de lutte contre le terrorisme. M. Messahel a déjà représenté l'Algérie au lancement solennel du Forum lors d'une réunion ministérielle des pays membres, tenue à New York le 22 septembre 2011.

Jeudi 7 Juin 2012

Ph. : Billel

EL MOUDJAHID

Nation
GESTION DES DÉCHETS URBAINS
Près de 10 millions de tonnes de déchets solides sont générés et traités annuellement en Algérie

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La décharge d’Oued Smar, officiellement fermée

L

ongtemps considérée comme gênante par les riverains, en raison des mauvaises odeurs et du vacarme incessant des camions, la décharge de Oued Smar vient de cesser toute activité. Elle est officiellement fermée depuis mardi. L’annonce a été faite hier sur les ondes de la Chaîne III de la radio nationale, par le sous directeur des déchets urbains au ministère de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire, M. Tahar Tolba, qui a affirmé que, en attendant le mise en place de nouvelles dispositions, «la continuité sera assurée par la décharge de Ouled Fayet» ; une décharge qui devrait bénéficier, elle aussi, de tout un programme de réhabilitation. En effet, dès que la décharge de Ouled Fayet arrivera à sa phase finale, elle sera réhabilitée en jardins et intégrée au parc Dounia. L’invité de la rédaction a rappelé dans ce cadre que comme annoncé par le ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement en 2007, la fermeture de la décharge de Oued Smar, a été progressive. «Nous avons commencé les travaux en parallèle de l’exploitation. Pour la dernière année, il restait 300.000 mètres cubes. Mais, hier, c’était le zéro camion admis à Oued Smar», a –t-il indiqué, précisant que le profil général des trois paliers de la décharge a été donné et que les ouvrages de captage sont déjà en cours de mise en œuvre. Il signalera à ce propos que sur les 127 forages pour le pompage des biogaz et des léxiviats (liquide sortant des déchets, NDLR), 24 ont déjà été réalisés. S’agissant de la station de traitement des léxiviats, celle ci étant commandée, sera installée prochainement. Le responsable fera savoir, d’autre part, que le massif sera couvert avec un système synthétique et que les travaux de terrassement continueront jusqu’en mars 2013. Autre fait et non des moindres à relever, tout le terrain adjacent à Oued Smar a été déclaré par un arrêté interministériel (agriculture-intérieurenvironnement) un parc, sur une superficie étalée sur 204 ha. Evoquant la question de la gestion des déchets, M. Tolba a indiqué que, au jour d’aujourd’hui, près de 10 millions de tonnes de déchets solides sont générés annuellement en Algérie. Selon des prévisions, ce volume risquerait

de dépasser les 12 millions de tonnes en 2015 et 17 millions de tonnes en 2025. Cela étant, et malgré ces quantités importantes de déchets, l’on utilise toujours les moyens  «dépassés» pour le traitement de ces déchets, a déploré l’animatrice de l’émission. Quels sont donc les moyens à même de remédier à cette situation ? Et ce, sachant que l’accroissement démographique des villes ajouté à l’activité industrielle renvoie à l’adoption de solutions innovantes pour régler le problème des déchets aux fins d’éviter que les périphéries de nos villes ne se transforment en décharges sauvages. Mettant en relief la clarté de la stratégie de la gestion des déchets, M. Tolba soulignera que sa concrétisation se fait par étapes et que le traitement des déchets dépasse les capacités des communes.

Incinérateurs : «La loi ne les prévoit que pour les déchets à risque infectieux»
«La première étape était de bâtir l’arsenal juridique et institutionnel et puis nous sommes passées à la partie la plus pauvre de la chaîne de gestion des déchets qui est le traitement qui dépasse de loin les capacités des communes. Le traitement a été confié au ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, pour la mise en œuvre des centres d’enfouissement technique» a-t-il dit. Il relèvera, dans ce sillage, que les moyens et la stratégie ne suffisent plus à eux seuls, puisqu’il y a également un aspect très important qui est le management, lequel est intimement lié à la formation des gens en termes de déchets ménagers et assimilés. Allant plus loin

dans ces idées, il invitera les partis politiques à former leurs futurs élus en la matière. Le responsable relèvera , par ailleurs, le fait que des opérations-pilotes sont menés actuellement, comme c’est le cas pour la mécanisation de la collecte laquelle est, selon M. Tolba, une des manières innovantes de gérer les déchets. Elle permet, outre le gain de temps, de réduire les effectifs avec une benne tasseuse et la manœuvre est faite avec des vérins hydrauliques. L’expérience a d’ailleurs été faite à Annaba, où la commune a gagné pas moins de 5 millions de dinars, en termes de frais d’exploitation. C’est dire, tout l’intérêt de cette mécanisation. Au sujet des centres d’enfouissement technique, le sous directeur des déchets urbains a assuré que l’évolution actuelle en Algérie permet le traitement des déchets de cette manière. «Nous avons entendu certains sons de cloches qui parlaient d’incinération. Or, les incinérateurs sont recommandés par la loi pour les déchets d’activités de soins à risque infectieux. Pour les déchets ménagers et assimilés, il existe des contraintes techniques (l’humidité) et d’autres financières ne permettant pas leur réalisation», a-t-il précisé. A retenir, par ailleurs, à ce jour, 43 wilayas du pays sont dotés d’EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial) chargés de la gestion de ces centres, dont 35 sont opérationnels. Il convient de noter, ici, que les centres d’enfouissement techniques répartis à travers le pays sont actuellement au nombre de 118. Soraya Guemmouri

PROTECTION CIVILE

El-Habiri : “Plus de 27.000 personnes formées aux premiers secours”

ÉNERGIES RENOUVELABLES

Le biogaz économiquement rentable

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a collecte et l’élimination des déchets solides dans les villes algériennes est problématique et les municipalités éprouvent d’énormes difficultés à en assurer une gestion économique et environnementale. Toutes les villes croulent sous les immondices et des décharges sauvages, avec leur lot de maladies. La situation est encore plus grave dans les bidonvilles ou l’habitat précaire progresse à une vitesse vertigineuse, bien que les pouvoirs publics aient tenté ces dernières années d’endiguer l’avancée. Compte tenu de l’urgence de parer à d’autres problèmes, dont on ne pourrait mesurer les dégâts, les professeurs Laskri, Nedjah et Hamadaoui de l’université d’Adrar et d’Annaba, proposent dans leur étude intitulée «Digestion anaérobie de la matière organique fermentescible d'une décharge publique et production du biogaz (CH4)  », la collecte et le traitement des déchets dangereux et non-dangereux et la valorisation énergétique des déchets organiques par digestion anaérobie qui permet de produire du biogaz. Ils ont indiqué que «le problème a toujours été d’ordre financier et technique, et cela a donné les résultats que l’on connaît : collecte partielle des déchets, prolifération de décharges sauvages, odeurs nauséabondes, prolifération des insectes (mouches), et surtout des villes défigurées». Ils tablent sur un meilleur traitement des déchets organiques de la décharge publique, car si on ne produit que de la chaleur, il est à retenir que les déchets produits par 7 à 14 familles

serviraient à chauffer une famille. Et si on ne produit que de l’électricité, les déchets de 10 familles alimenteraient en électricité une famille». La valorisation énergétique des déchets permet de produire de l’énergie sous forme de chaleur ou d’électricité et la valorisation énergétique de 40 % des déchets municipaux, permettrait d’économiser 6 % sur la facture pétrolière. C’est aussi 6 % d’économie sur les ressources de la planète. Il faut savoir aussi que 8.5 millions de tonnes de déchets dont 1.5 millions d’origine industrielle sont re-

jetés annuellement en Algérie soit l’équivalent de 0.75 kg/jour et par habitant selon l’Agence nationale des déchets (AND). Les auteurs de cette étude recensent pas moins de 3.000 décharges sauvages, ce qui représente en termes de superficies quelque 150 ha et 760.000 tonnes de déchets sont susceptibles d’être valorisés. D’après les résultats de leur analyse, les nouvelles sources d'énergie devraient avoir comme caractéristique principale un bilan presque nul en CO2, grâce notamment à la production de bioénergie à partir de déchets. A cela vient

s’ajouter une première voie, relativement ancienne, liée à la production de méthane par digestion anaérobie, alors qu’une seconde possibilité, beaucoup plus récente et innovante, repose sur la production d'hydrogène par des écosystèmes microbiens». En conclusion, il est souligné que l’utilisation des énergies renouvelables, comme le biogaz, est devenue une nécessité et fait partie intégrante de la stratégie actuelle de mobilisation de toutes les ressources disponibles. Makhlouf Aït Ziane

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Acquisition d’une centrale solaire pour la production d’électricité à Beni Abbès
U ne centrale solaire à concentration thermique de 150 megawatts destinée à la production de l’énergie électrique vient d’être acquise et acheminée au profit de la daïra de Béni Abbes (240 km au sud de Béchar), at-on appris hier auprès de la Société de distribution de l’électricité du sud-ouest (SDO), filiale de Sonelgaz. L'équipement de cette daira de plus de 20.000 habitants en ce type de centrales a pour but de renforcer la demande en énergie électrique d’une grande partie des communes de la daïra, en plus de plusieurs autres localités qui lui sont limitrophes, at-on indiqué à la SDO. Inscrite dans le cadre du programme national de développement des énergies renouvelables pour la période 2011-2020, cette installation énergétique, dont l’entrée en exploitation est prévue pour le début de 2015, contribuera à la couverture de la demande en électricité exprimée par une grande partie des communes situées au sud du territoire de la wilaya de Bechar, a souligné la même source. La centrale électrique solaire, qui s’étendra sur une superficie de 450 hectares et qui est la première du genre dans la région, nécessitera quotidiennement une consommation de 500 m3 d’eau pour les besoins de son fonctionnement, d’où l’inscription à la réalisation de nouveaux forages pour son alimentation, a ajouté la même source.

lus de 27.000 personnes ont été formées durant ces deux dernières années aux premiers secours dans les unités de wilayas et de daïras de la Protection civile, a indiqué hier à Oran son directeur général Mustapha El-Habiri. «Le challenge est non seulement de former le maximum de citoyens aux premiers secours mais d'en faire de cet apprentissage un des piliers de la Protection civile», a-t-il déclaré en marge d'une visite d'inspection et de contrôle de la Protection civile dans la wilaya d'Oran. «L'objectif est de former 400.000 citoyens aux premiers secours des victimes d'accidents divers et faire d'eux une Protection civile bis», a-t-il ajouté. La Protection civile prévoit également la formation de suppléants, appelés à remplacer les agents pour aider et secourir les populations au niveau des communes, selon le même responsable. Au moins 44.200 cadres de la Protection civile algérienne, formés en France dans le cadre d'une convention entre les deux pays, sont de niveau mondial, a souligné, d'autre part, M. El Habiri, ajoutant que l'ambition de son secteur est d'arriver à la «formation d'un corps de formateurs de niveau mondial». Le Directeur général de la Protection civile a pris connaissance de l'état d'avancement de nombreux projets en cours de réalisation, à savoir les unités d’Oued Tlélat, Khémisti, Mers El Hadjadj, à l'occasion de sa visite d'inspection de trois jours à Oran. M. El Habiri est attendu vendredi à Kristel (Oran) pour donner le coup d'envoi du premier marathon de la Protection civile où sont attendus 15.000 athlètes, a indiqué, pour sa part, le colonel Mohamed Ferroukhi, directeur de la Protection civile de la wilaya d'Oran.

Jeudi 7 Juin 2012

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Nation

EL MOUDJAHID

TENSION SUR LA DISPONIBILITÉ DES MÉDICAMENTS AU NIVEAU DES CHU

Les responsables des hôpitaux affirment que “tout est rentré dans l’ordre”
«Les chiffres avancés par les directeurs des hôpitaux pour les cinq derniers mois prouvent la disponibilité des médicaments et du matériel de santé dans les structures sanitaires», a déclaré, hier à Alger, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Djamel Ould Abbès, lors d’une rencontre qui a réuni les directeurs des hôpitaux, afin de faire le point sur la situation de la disponibilité des médicaments dans le milieu hospitalier

A

u cours de son intervention, M. Ould Abbès a expliqué que «l’amélioration de cette situation est due à l’approvisionnement régulier effectué par la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH), à la faveur des dernières mesures prises par le gouvernement en direction de la PCH, laquelle avait bénéficié d'une enveloppe de 30 milliards de dinars». Le ministre de la Santé a reconnu l'existence de ruptures de stocks sur certains produits dans le passé, précisant que la situation s’est améliorée depuis. Il a instruit cependant la PCH d'approvisionner les hôpitaux et les pharmacies de manière à ce qu'ils puissent constituer des stocks allant jusqu'à quatre mois. S’agissant de la surfacturation des médicaments, M. Ould Abbés a indiqué qu’ «il a présenté 12 dossiers aux services des douanes, au ministère des Finances, du Commerce et de la Justice afin de trancher dans leur cas». Il y a lieu de rappeler que le ministre avait pointé du doigt les responsables de dépassements, présentant le fait, preuves à l’appui, que pas moins de 38 médicaments avaient fait

l’objet d’une surfacturation excessive et exagérée, puisque le coût réel de ces produits ayant ainsi été augmenté de 94 millions de dollars supplémentaires en 2011, à 153 millions de dollars en 2012, le ministre a indiqué qu’«il ne permettra jamais le transfert illégal d’argent de l’Etat vers l’étranger». Concernant le sit-in du Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP), qui a été observé près du ministère de tutelle, le ministre a fait le constat que le SNPSSP « n'agit pas dans la légalité vu qu’il pénalise les malades». M. Ould Abbès avait indiqué auparavant que «la déclaration d'une grève, à la veille de la tenue des élections législatives du 10 mai, n’était pas innocente». Pour leur part, les responsables des établissements hospitaliers, les représentants de pharmaciens et d'associations de malades ont tenu à affirmer leur «entière satisfaction» quant à l'amélioration de la disponibilité des médicaments en milieu hospitalier, en dépit de quelques manques sans graves conséquences». Intervenant lors de cette rencontre, la représentante des pharmaciens,

Mme M'hamsadji, s'est, quant à elle, interrogée sur l'absence de pénuries au niveau des cliniques privées, suggérant à la PCH de mettre en place une cellule d'écoute à laquelle seront associés les pharmaciens afin d'établir la liste des médicaments manquants. Elle a évoqué dans ce contexte, l'importance de maintenir le rôle de la PCH en tant que centrale d'achat

des médicaments en Algérie. De son côté, le directeur général du CHU de Bab El Oued a indiqué qu'il dispose d'un stock suffisant de consommables, se félicitant ainsi de l'amélioration des délais d'approvisionnement en médicaments auprès de la PCH. Le même constat a été établi par ses homologues d'Oran, de Tizi Ouzou et de Tlemcen.

La secrétaire générale de l'Association El Amel d'aide aux cancéreux, Hamida Kettab, a estimé, elle, que les chiffres avancés sur le nombre d'interventions chirurgicales restent relatifs, estimant qu'il fallait les comparer au nombre de malades en attente d'être opérés. Elle a également déploré le fait que des équipements nouvellement acquis par le CHU de Beni Messous se trouvent à «l'arrêt» en raison de l'indisponibilité de consommables, estimant que la direction de cet hôpital aurait dû prendre ses dispositions et s'approvisionner à l'avance. Mme Kettab a tout de même reconnu que l'approvisionnement en médicaments a connu de nettes améliorations, tout en regrettant que des ruptures persistent. Pour sa part, le président de l'Association nationale SOS hépatites (ANHC), Abdelhamid Bouallag, s'est félicité de l'amélioration de la disponibilité des médicaments, déplorant, en revanche, des dysfonctionnements en matière de disponibilité des consommables et le fait que les malades soient contraints de les acquérir à des prix exorbitants. Wassila Benhamed

PRIX DES FRUITS ET LÉGUMES

DISTRIBUTION DE LAIT EN SACHET DANS LA CAPITALE

Une baisse de 50 à 70% enregistrée depuis plusieurs jours

Les choses sont revenues à la normale, souligne Colaital

L

a tension qui a caractérisé la distribution de lait en sachet dans la capitale, ces derniers jours, n’existe plus. Selon M. Kharrouba, assistant du DG de Colaital, que nous avons eu hier au téléphone, un problème d’ordre technique, lié à la chaîne de froid, est derrière ce déplorable dysfonctionnement dans la distribution de lait, qui n’a plus sa raison d’être, désormais, sachant que les transporteurs se sont engagés à remédier à la situation dans les plus brefs délais. Situé au quartier les Vergers, à Birkhadem, le complexe Colaital d’Alger qui assure la production et la commercialisation du lait et des produits laitiers, a exigé des transporteurs avec lesquels elle est conventionnée de réparer leurs camions frigorifiques et de les maintenir à une température de - 6 degrés pour protéger le lait et ses dérivés contre toute altération et partant, assurer correctement leur distribution, à travers les quartiers d’Alger, a précisé notre interlocuteur à cet égard. Les choses sont rentrées dans l’ordre, a ajouté M. Kharrouba, puisque la tension qui caractérisait ces derniers jours la distribution de lait fait désormais partie du passé. Il a ensuite précisé que Colaital, qui partage le marché algérois de lait et des produits laitiers avec nombre d’entreprises privées, compte augmenter sa production de lait en sachet jusqu’à 580.000 litres/jour durant le mois de Ramadhan prochain, pour pouvoir répondre aux besoins croissants des habitants de la capitale.

Rappelons que le complexe Colaital, sis à Birkhadem (Alger) produit et distribue en moyenne quelque 500.000 litres par jour, ainsi que quantité de fromages, beurre et yaourt. Il fait partie du groupe public Giplait, créé en 1998, à l’issue de la restructuration des ex-offices régionaux Orlac, Orolait et Orelait. Giplait regroupe 19 usines à travers le pays (plus 2 entrepôts frigorifiques au Sud) et dispose d’une capacité installée de 1,4 milliard de litres de lait équivalent. Dans ce même contexte, il faut savoir que la production nationale de lait a atteint 1,43 milliard de litres tous produits confondus au cours du premier semestre de la campagne agricole 2011/12 (octobre 2011 à mars 2012), soit plus de 50% de l'objectif retenu pour toute la saison en cours. Dans ce contexte, la collecte de lait cru s'est établie à 286 millions de litres durant les six derniers mois de l’année. L'amélioration de la production nationale du lait et de la collecte durant cette période a largement contribué à la baisse des importations de la poudre de lait, explique une source proche de cette filière. Selon les chiffres de l'Office national interprofessionnel du lait (ONIL), la collecte de lait cru avait atteint en 2011 près de 500 millions de litres, l'objectif étant d'arriver à 700 millions en 2012. L'Algérie importe en moyenne pour 40 milliards de dinars de poudre de lait chaque année, selon les estimations de l'ONIL. Mourad A.

AFFAIRES RELIGIEUSES

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près l'inquiétante et inexplicable flambée qu'ils avaient connue au début de l’année 2012, les prix des fruits et légumes enregistrent, depuis quelques semaines, une baisse importante sur les marchés, confirmant ainsi les prévisions des responsables du secteur de l’agriculture qui avaient assuré que la situation allait revenir à la normale, dès la première semaine de mai Pour les ménagères, la baisse des prix observée actuellement sur le marché est une bouffée d'oxygène, un cadeau inespéré à quelques jours du Ramadhan. En effet, après avoir connu une inquiétante flambée durant les premiers mois de l’année en cours, les prix des fruits et légumes connaissent un important repli sur le marché. Avec un pouvoir d'achat faible, les citoyens trouvent toujours que les prix des produits sont chers. Mais cette cherté ne se compare pas seulement à la faiblesse du pouvoir d'achat mais aussi à un manque de contrôle. En Algérie, un fruit ou un légume de saison suffisamment

disponible peut afficher le double de son prix du jour au lendemain. Dans les marchés, il y a bien des commerçants qui n’en font qu’à leur tête pour afficher des prix élevés. D’un point de vue commercial, une hausse des prix d’une marchandise est souvent liée à des pénuries. Depuis le début de l’année 2012, les prix ont augmenté d’un cran comme le veut la coutume dès le commencement de chaque année. Une tournée à travers les marchés d’Alger à cette époque nous avait fait découvrir le désarroi des ménages. Dans les marchés algérois, les prix des fruits et des légumes ont enregistré une baisse de 50 à 70 %. La pomme de terre qui est largement consommée par la société algérienne, est vendue de 35 à 40 dinars le kilogramme. L’oignon vert est à 25 DA/kg. La carotte à 50 DA et plus le kilogramme. 60 DA pour le chou-fleur. La courgette est vendue de 40 à 50 DA, selon le choix. Le prix de la tomate oscille entre 45 et 50 DA. Le poivron est à 60 DA et plus. La laitue entre 80 et 100 DA. Sihem Oubraham

Les imams veulent avoir leur syndicat

E

stimant avoir de nombreuses préoccupations socio- professionnelles, les cadres du secteur des affaires religieuses, spécifiquement les imams, revendiquent la création d’un syndicat pour faire valoir les droits légitimes des imams. Dans ce contexte, ceux-ci sont intervenus dans plusieurs publications et journaux arabophones pour mettre en relief les préoccupations des cadres du secteur. Des préoccupations qui sont à l’origine de plusieurs revendications, y compris d’ordre professionnel, puisque ces imams évoquent particulièrement la nécessité d’entamer des démarches pour la redynamisation de l’institution de la mosquée, la revalorisation des salaires des imams et l’accès au logement, notamment. D’autres revendications, comme la dépénalisation de l’imam en cas de faute professionnelle, l’argent des œuvres sociales, la prise en charge des concernés en matière de soins, de petit pèlerinage (Omra), et de détachement dans les mosquées de France ont été soulevées par les cadres du secteur. Sensible à ces nombreuses réclamations, somme toutes légitimes, le ministre des Affaires religieuses et du Wakf, Dr Bouabdallah Ghlamallah, s’est dit favorable à l’idée de création d’une «rabita» ou ligue pour défendre les droits des imams, en cas d’obtention d’un agrément, lors de son passage à l’émission «Tahawoulat» de la Chaîne1 de la Radio nationale, le 13 avril dernier. La «rabita» qui sera créée va pouvoir aider à rassembler les imams, et par là même, définir la place qu’ils doivent occuper dans la société, a souligné le ministre avant d’ajouter  que cette ligue ne

pourra, toutefois, s’apparenter à un syndicat revendicatif, mais sera une instance autonome qui veille sur les conditions professionnelles de l’imam et le rôle qu’il joue dans la société. Sollicité à ce sujet par téléphone, M. Saïd Maouel, un haut cadre du ministère, a préféré parler de la formation dans son secteur, un domaine qu’il connaît bien, en sa qualité de directeur de la formation et de l’amélioration du niveau des personnels. A ce propos, il a annoncé la prochaine sortie d’une nouvelle promotion de 750 imams enseignants, professeurs d’enseignement coranique, muezzins et de chargés des affaires techniques de la mosquée. M. Maouel a ajouté que les nouveaux sortants font partie de la première promotion d’imams enseignants, formés en trois ans, selon un nouveau système de formation adopté par le ministère, et qui seront accompagnés par de nouvelles promotions de 200 muezzins et 260 chargés des affaires des mosquées. L’année prochaine, a poursuivi le même responsable, une nouvelle promotion de professeurs d’enseignement coranique, forte de 240 cadres, viendra également renforcer le secteur, après deux ans de formation spécialisée dans le domaine. Toujours à propos de la formation, le directeur de la formation et de l’amélioration du niveau a annoncé qu’à la prochaine rentrée du secteur (septembre 2012), 1 000 candidats devront rejoindre les bancs des 11 instituts du ministère pour bénéficier d’une formation spécialisée dans le domaine, en vue de répondre aux besoins croissants du secteur. M. A.

Jeudi 7 Juin 2012

EL MOUDJAHID

Nation
HOMMAGE AUX ARTISTES AU FORUM D’EL MOUDJAHID

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Les étoiles de la Révolution
Farida Saboundji, Sid Ali Kouiret, Amar Laskri, Krikeche… des célébrités du monde artistique étaient, hier, au Centre de presse d’El Moudjahid, à l’invitation de l’Association Machaâl Echahid, pour marquer la célébration de la Journée nationale de l’artiste. Et surtout pour rendre hommage à ceux qui ont fait de l’art une arme au profit de la Révolution de Novembre, tels Ali Maâchi, Mohamed Touri, René Vautier… qui resteront à jamais les stars de la scène de l’histoire.

L

a journée du 8 juin marquant la célébration de la Journée nationale de l'artiste est une occasion pour rendre hommage aux artistes algériens, morts ou encore en vie, qui ont participé à la Révolution de Novembre et qui ont marqué par leur sensibilité créative la vie culturelle du pays. C’est en 1998 que Hamraoui Habib Chawki, alors à la tête du département ministériel de la Communication et de la Culture, a décrété la date du 8 juin journée de l'artiste, commémorant ainsi le triste anniversaire de l'exécution, par la France coloniale, de l'artiste Ali Maâchi, qui, en raison de son «activisme» politique, à la tête de sa troupe «Safir ettarab», a dû payer au prix de sa vie son engagement, un certain 8 juin 1958. C’est l’artiste Abdelhamid Rabia qui a évoqué le combat de celui qui a été arrêté et torturé par l’armée française pour ne pas avoir dit «mon pays, c’est la France». Avec des proses, il a su raconter ce chahid dont les paroles de sa chanson ont bercé des millions d’Algériens «O gens, quel est mon amour affectant, O gens, quel est mon amour le plus grand. Si vous me le demandiez, Je sauterais de joie à la féerie. Et je dirais : mon pays, c'est l'Algérie». Aussi, des jeunes qui ont participé à la conférence intitulée «L’Art et la Révolution» ont suivi avec grand intérêt l’intervention de Rabia. Son texte rédigé sous forme

de poème, raconte les supplices et la mort de l’artiste compositeur et parolier, originaire de Tiaret. «Il a été assassiné le 8 juin 1958, avec deux autres camarades, à l’entrée des Pins, non loin de son quartier, selon la méthode «corvée

de bois». Ses bourreaux utilisèrent des allonges «des crochets de boucherie» pour le suspendre par les pieds à un platane de la place Carnot actuellement place des Martyrs». Aujourd’hui encore, on entend le son de son luth et sa voix

«bercer merveilleusement les âmes et les cœurs». L’âme d’un autre artiste a plané, hier, au Centre de presse d’El Moudjahid. Celle de l’humoriste et homme de théâtre Mohamed Touri. Le nationalisme, il l’apprendra à l’école des scouts où il découvre sa vocation théâtrale. A travers les pièces qu’il écrira et interprétera, il passera des messages forts pour dénoncer le colonialisme. Cet engagement lui vaudra des arrestations. Il sera emprisonné et torturé. D’ailleurs, il décédera le 29 avril 1959. Durant sa carrière artistique, il a écrit une vingtaine de pièces théâtrales, et une dizaine de sketchs. Au programme de la conférence Art et Révolution figurait un hommage au Breton algérien René Vautier. Et c’est le cinéaste Amar Laskri qui est revenu longuement sur celui qui a été le premier à filmer les moudjahidine dans les maquis. Et qui a fait de la lutte et de l’indépendance de l’Algérie le cœur de son œuvre cinématographique. Farida Saboundji a elle aussi évoqué son amitié avec Mohamed Touri et Ali Maachi. Les larmes aux yeux elle a tenu à raconter quelques anecdotes partagées avec ces grands artistes. A la fin de la conférence, un bouquet de roses a été offert à une rose éternelle qu’est Farida Saboundji. Nora Chergui

Ils ont dit
ZOHEIR ABDELLATIF, ARTISTE, ANIMATEUR ET PRODUCTEUR D’ÉMISSIONS DE TÉLÉVISION ET DE RADIO :

M. ABDELHALIM LAROUSSI :

“L’artiste est la conscience de la nation”
«La journée du 8 juin que nous célébrons avec beaucoup d’émotion est un acquis certain pour nous autres artistes car c’est une reconnaissance nationale en direction des créateurs, des comédiens et des peintres, qui a été instituée depuis l’année 1998. C’est un pas très important dans la vie de l’Algérie et celle de l’artiste algérien. La reconnaissance officielle est une forme de considération. C’est pouvoir être reconnu pour ses activités artistiques après avoir tant donné à ce pays et pouvoir continuer à donner jusqu’à son dernier souffle. En ce qui concerne l’art pictural algérien, notre pays a une mémoire qui remonte à loin, à plus de 18 000 ans avant J.-C., une histoire millénaire très vaste où les artistes de la préhistoire ont laissé leur empreinte avec les fresques du Tassili qui sont des œuvres d’art qui témoignent aujourd’hui encore de cette histoire. Il faut dire maintenant que l’artiste doit rester toujours en éveil parce qu’il est la conscience de cette Nation. Il a été à l’origine de toutes les mouvances artistiques les plus nationalistes qui nous ont menés vers l’indépendance, avec tout d’abord la figure de Ali Maâchi auquel il faut toujours rendre hommage pour son sacrifice suprême, sans oublier le chanteur oranais Ahmed Wahby et Abderrahmane Aziz. Nous continuerons à donner, et cette journée est un rappel pour tous

“Le legs des aînés doit être transmis aux jeunes”
Que pouvez-vous nous dire en cette journée de l’artiste ? Je trouve que cette journée a été choisie pour rendre hommage au martyr Ali Maâchi. C’est un artiste de talent disparu trop jeune, lâchement assassiné par des colonialistes qui ont voulu par ce geste signifier non seulement l’exécution d’un militant de la résistance algérienne mais l’anéantissement d’un grand symbole qui incarne l’un des aspects de la personnalité algérienne. Mais je trouve qu’Ali Maâchi n’est pas le seul symbole de la Révolution et du monde artistique algérien. Il y en a bien d’autres qui ont fait partie de l’action militante du FLN, PPA, MTLD. Quel était le rôle des artistes durant la Révolution ? L’artiste a toujours eu un rôle important, que ce soit avant la Révolution, pendant, ou après.   Tout ce qu’on dit sur notre pays et sur la lutte des hommes qui ont fait sa gloire est peu de chose. Aucune nation n’à donné autant de militants qui se sont opposés à une telle puissance qui est la France  L’exemple qui a été donné, c’est celui de la grève des huit jours pendant la bataille d’Alger contre des grands généraux français, tels que Massu, Bigeard…et bien d’autres.  Ces militants avaient la volonté, le courage et l’amour de la patrie. Ils ont juste voulu montrer aux colons que leur révolution n’est pas une lutte de rebelles sans objectif. C’est ainsi que la participation des artistes à cette époque sous la responsabilité de Habib Redha. Ils ont marqué cette époque par cette grève de huit jours qui a permis que la Révo-

Ph : Tahar.R.

les artistes de ce pays, pour les interpeller parce que la vie ne s’arrête pas là. Elle va continuer avec ses problèmes que nous devons surmonter parce que nous devons continuer à être alertes et défendre les acquis de l’Algérie.»

KRIKÈCHE, HUMORISTE :
lution sorte de son cadre algérien et se faire connaître sur le plan international. Cinquante ans après l’indépendance, que pouvez-vous nous dire sur le monde artistique ? Je trouve que l’ancienne génération a fait ce qu’il fallait faire. Maintenant, c’est aux jeunes d’assurer la continuité et de prendre le relais. Il ne faut pas oublier qu’il y a eu un 1er Novembre. Qu’il y a eu des hommes et des femmes qui se sont donné corps et âme pour cette patrie. Il faut aussi que nos jeunes sachent que cinquante ans après, le danger extérieur existe toujours, alors il faut bien être vigilant et travailler pour assurer la continuité du combat de nos aînés. Aujourd’hui nous souhaitons que cette partie importante de notre histoire soit transmise à nos jeunes, qui malheureusement l’ignorent. Il faut qu’ils connaissent le travail de ces grands artistes qui ont servi leur pays, pour assurer la relève et la continuité. Propos recueillis par Kafia Aït Allouache

“On a toujours besoin de reconnaissance”
«On attendait ce jour où le journal El Moudjahid et Machaal Echahid consacreraient un espace spécial pour les artistes et se rappellent de ces derniers de leur vivant car une fois morts, cela n’a plus d’importance. On a toujours besoin de cette reconnaissance. J’ai 55 ans de carrière aujourd’hui et le fait qu’on ait un geste même symbolique envers nous est une reconnaissance pour tout ce que nous avons fait jusqu’à présent, et cela nous touche énormément.» L. G. 

AHCEN OSMANI, RÉALISATEUR :

“René Vautier a fait de la caméra une arme de témoignage”
«René Vautier est connu mondialement. C’est le premier cinéaste à avoir réalisé le premier film sur la guerre de libération algérienne. Il a en effet beaucoup donné pour l’Algérie», nous a confié M. Ahcen Osmani, réalisateur, lors de l’hommage consacré à René Vautier à l’occasion de la Journée nationale de l’artiste au Centre de presse d’El Moudjahid. Cinéaste engagé, René Vautier, censuré, véritable martyr de la liberté d’expression. L’homme à la longue crinière blanche, qui a tissé des liens très forts et indéfectibles avec l’Afrique en général et avec l’Algérie en particulier. Aujourd’hui, considéré non seulement comme un véritable moudjahid, mais aussi comme l’un des pères fondateurs du cinéma national, est toujours resté fidèle à ses engagements et à ses principes. En fait, René Vautier, a passé toute sa vie à faire du cinéma, dans un secteur qu’il avait choisi, disant qu’il est le secteur où l’on ne risquait pas beaucoup de concurrence. «Pratiquement tous les films de René Vautier ont été censurés en France, à leur sortie, si bien que beaucoup d’entre eux sont inconnus du grand public», a affirmé M. Ahcen. Et d’ajouter :«En janvier 1973, René Vautier avait commencé une grève de la faim, exigeant (…) la suppression de la possibilité, pour la commission de censure cinématographique, de censurer des films sans four-

nir de raisons. René Vautier a toujours considéré une caméra comme une arme de témoignage. Mais ce n’est pas une arme qui tue. Au contraire, ça peut être un instrument de paix.» Nouara Kribel

Jeudi 7 Juin 2012

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Economie
JOURNÉE INTERNATIONALE DE L’ACCRÉDITATION

EL MOUDJAHID

COOPÉRATION

Les potentialités du marché “Il y a nécessité à revoir algérien en débat à Paris l’arsenal juridique” U
n séminaire destiné à débattre les potentialités du marché algérien avec des experts sectoriels nationaux et français, des prestataires de services dans les domaines juridique, bancaire, de la formation et des partenaires institutionnels d’UbiFrance, a été organisé hier à Paris. Cette rencontre placée sous le thème «Rencontres Algérie 2012» s’est présentée comme une véritable plateforme d’échanges et de rendez-vous individuels entre une délégation de chefs d’entreprises algériens porteurs de projets et leurs homologues français, pour explorer les opportunités d’affaires entre les deux pays. Intervenant dans le débat, le directeur général d’UbiFrance, Christophe Lecourtier, a déclaré qu’à UbiFrance, «nous croyons fondamentalement non seulement au présent, mais aussi à l’avenir de la relation économique franco-algérienne». De son point de vue, «l’Algérie est un pays qui a des moyens de développement considérables et nous incite à être humbles lorsqu’il s’agit de donner des leçons de politique économique aux autres», relevant que l’Algérie continue à s’ouvrir vers le marché extérieur, en témoigne le résultat de son commerce extérieur en 2011, soit 30% de plus en termes d’exportations, mais aussi 15% de plus des importations». Il a indiqué également que l’organisme qu’il dirige propose aux entreprises françaises des opportunités pour aller voir le marché algérien et rencontrer ses opérateurs économiques. «En matière d’action, 350 entreprises ont bénéficié des services d’Ubi-

Le certificat d’accréditation a été remis cette année à la Sarl NORMISO, une entreprise spécialisée dans le contrôle des marchandises et équipements

L’

accréditation qui concerne les laboratoires, les organismes d’inspection et les organismes de certification est définie comme étant une reconnaissance, par un organisme tiers, de la compétence d’un organisme dans un créneau donné. Une démarche volontaire qui a pour objectif de mettre en avant sa compétence et son savoir-faire. Le processus obéit à un référentiel normatif définissant des critères requis et bien définis en termes de système qualité et de compétence technique. Aussi, «le visa» de l’organisme accréditeur est soumis à un audit ou une préévaluation qui porte aussi bien sur le système qualité que sur la compétence technique sur la base d’une norme définie. C’est cette reconnaissance officielle de la compétence qui donne du crédit au produit, service ou prestation fournis, et, par conséquent, rassure et sécurise le consommateur. En Algérie, l’accréditation est récente et les textes régissant l’activité n’ont pas atteint la maturité voulue. Aussi, les efforts déployés par ALGERAC, l’organisme algérien d’accréditation, depuis 2006, visent justement à ancrer cette culture de la certification qui constitue une garantie pour la qualité. La célébration de la Journée internationale de l’accréditation, coïncidant avec le 9 juin de chaque année, organisée hier au centre commercial d’El-Hamma, par ALGERAC, sous l’égide du ministère de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, a été l’occasion de passer en revue le cheminement du processus d’accréditation en Algérie depuis la création d’ALGERAC en décembre 2005, ainsi que les perspective de développement de l’activité, et ce en présence d’organismes certificateurs et des Programmes d’appui à l’assistance technique présents dans notre pays. Placée sous le thème «Sécurité des aliments et qualité de l’eau potable», sur initiative de l’ILAC (laboratoire international de l’accréditation) et de l’IAF

(Forum international de l’accréditation), cette journée sera marquée par l’intervention d’experts sur «le système Qualité d’ALGERAC et sa reconnaissance internationale», et sur «l’accréditation des laboratoires et des organismes d’inspection». Des témoignages d’organismes accrédités tels que Vincotte, Veritas-Inspection, CSC Expertise6Inspection ont été recueillis pour la circonstance. L’intervention du représentant du MIPMEDI, en l’occurrence M. Bekkouche, a ressorti «une méconnaissance du concept de l’accréditation pour certains décideurs et opérateurs». Aussi, l’Algérie s’est «munie de cet outil pour faire face aux exigences de son économie, mais aussi aux interfaces internationaux». Bien que «la grande satisfaction reste la reconnaissance d’ALGERAC par les instances internationales», ce responsable relèvera que «le niveau souhaité n’est pas encore atteint en Algérie». De même, «la confusion persiste, car on ne discerne pas encore la certification de l’accréditation ou encore de l’agrément», a-t-il déploré. Par conséquent, «il faudra revoir l’ensemble de l’arsenal juridique, sensibiliser les opérateurs à la nécessité quant à se conformer aux normes et atteindre l’expertise requise», at-il affirmé. Dans cette optique, son département est disposé à apporter son soutien pour consolider l’action d’ALGERAC, conclut l’intervenant.

Plus de 2.000 laboratoires recensés
Le directeur général d’ALGERAC, M. Noureddine Boudissa, souligne, pour sa part, l’importance de l’accréditation, notamment dans les domaines de l’eau et de l’alimentation, thèmes retenus pour cette année, d’autant plus qu’il s’agit de la fiabilité du produit et de la sécurité du consommateur, fait-il remarquer. Par la même occasion, l’intervenant a mis en exergue le rôle de la coopération internationale pour l’acquisition de

l’expertise. «La référence internationale (ISO/CEI 17 011) est un passage obligé», a affirmé, dans ce sens, M. Boudissa. Aussi, «l’Algérie est interpellée pour que l’assise juridique de l’accréditation puisse œuvrer dans ce sens», à savoir «donner les garanties suffisantes de sécurité au consommateur». «Aussi, les organismes européens sont eux aussi appelés à contribuer davantage, à travers l’apport technique, aux organismes certificateurs et laboratoires d’expertise, sachant que plus de 2.000 laboratoires sont recensés au niveau national et ont besoin d’accréditation», at-il déclaré. Concernant le bilan d’ALGERAC pour la période 2009-2012, il est noté que 75 laboratoires et inspections ont été pré-évalués, alors que 10 accréditations ont été effectuées dans les domaines de l’inspection, de la certification et de l’étalonnage. Au titre des perspectives, de grands efforts ont été déployés en direction de la coopération internationale en vue de mobiliser l’expertise nécessaire, notamment avec l’UE (projets de jumelages dans le cadre de l’accord ACCAS) et la coopération allemande. Dans le cadre du programme PME II, 35 laboratoires et 10 organismes d’inspection ont été sélectionnés en vue de les faire bénéficier d’un accompagnement à l’accréditation. Un premier lot de 10 organismes de l’évaluation de la conformité (OEC) demandeurs d’accréditation sont attendus en septembre 2012, a affirmé M. Boudissa. Le bilan fait état également d’un projet de coopération régionale dans le domaine de l’infrastructure Qualité au Maghreb qui sera exécuté par le PTB sur une durée de huit ans, au titre de la coopération allemande. Il s’agira du renforcement d’une infrastructure Qualité pour l’énergie solaire au Maghreb. Pour rappel, le certificat d’accréditation a été remis cette année à la Sarl NORMISO, une entreprise spécialisée dans le contrôle des marchandises et équipements. D. Akila

france pour se rendre en Algérie au cours de l’année en cours dans des secteurs prioritaires tels que l’habitat, les infrastructures, les nouvelles technologies, l’énergie, la santé et les hydrocarbures», a-t-il dit. «Pour 2013, plus de 25 opérations collectives ont été prévues en Algérie», a-t-il poursuivi, ajoutant qu’«il est important de construire des passerelles entre l’économie des deux pays». Pour Alain Boutebel, directeur d’UbiFrance Algérie, l’Algérie est un pays avec lequel nous sommes extrêmement proches, qui est doté de fondamentaux très intéressants, des investissements publics importants», relevant «la sensation forte d’aller beaucoup plus loin dans les échanges économiques entre la France et de l’Algérie en flux commerciaux et d’investissements, si le climat politique le permet». «L’Algérie et la France poursuivent la consolidation de leur relation économique, qui concerne tant les grands dossiers d’investissements ou les grands projets que le développement des partenariats entre PME et ETI des deux pays», a-t-il encore fait valoir. Brossant un tableau des relations économiques entre la France et l’Algérie, Françoise Meley, chef du Service économique à l’ambassade de France en Algérie, a évoqué les échanges commerciaux entre les deux pays, ainsi que les investissements français en Algérie. «Premier partenaire commercial de la France sur le continent africain, l’Algérie demeure un partenaire de premier plan pour la France.»

Ph. Louiza M.

POUR RÉDUIRE SES IMPORTATIONS

L’Algérie a besoin d’investissements étrangers productifs

L

e directeur général de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI), Abdelkrim Mansouri, a affirmé hier à Paris que «l’Algérie a beaucoup plus besoin d’investissements étrangers productifs» que de simples échanges commerciaux, pour réduire ses importations en augmentation d’année en année. «L’Algérie veut substituer à ses besoins énormes d’importation une production nationale à laquelle les investisseurs étrangers sont invités à concourir en établissant des partenariats bénéfiques pour les deux parties», a-t-il déclaré lors des 6es Rencontres Algérie, un rendez-vous économique organisé par l'Agence française pour le développement international des entreprises (UbiFrance). Il a souligné devant un parterre d’économistes et d’hommes d’affaires algériens et français, que le volume des importations de l’Algérie a atteint 46 milliards de dollars en 2011, dont trois milliards représentant la facture du blé et 1,7 Md pour les produits pharmaceutiques. «J’incite les investisseurs français à venir +investir+. L’Algérie souhaiterait substituer ces importations par la production nationale et les activités induites par le plan quinquennal 2010-2014 pourraient être facilement supportées par des PME», a-t-il lancé, signalant que «l’Agence qu’il dirige a élaboré une Bourse de partenariats» accessible à tout investisseur. Cette Bourse de partenariats, consultable à distance, propose des offres de projets dans divers secteurs, tels que les matériaux de construction (10 projets), les industries diverses (18 projets), l’industrie chimique (8), l’agro-alimentaire (22), la santé (6) et le tourisme (6). «Ces projets sont maturés par leurs promoteurs, qui souhaiteraient rencontrer des hommes d’affaires étrangers pour monter ensemble des joint-ventures et produire en Algérie», a indiqué le directeur général de l’ANDI. Il a assuré que «le risque Algérie a beaucoup évolué» de 1998 à 2010. «Ce risque a considérablement baissé ces dernières années, et l’Algérie, comparée à ses voisins et à certains concurrents comme l’Egypte, est le pays le plus stable de la sousrégion, politiquement et économiquement», s’est félicité le responsable algérien, signalant que «tous ses indicateurs macro-économiques sont au vert». Il a également rappelé que «l’Algérie a signé toutes les conventions multilatérales et bilatérales, dont 44 conventions d’encouragement et de protection de l’investissement, 24 conventions de non-double imposition, en plus de son adhésion aux différentes conventions internationales». Interpellé lors du débat sur la règle du 49/51,

qui veut que l’actionnariat national résident représente la plus grande part (LFC 2009), M. Mansouri a rappelé que «cette mesure est intervenue dans un contexte très particulier» de crise financière internationale dont les séquelles sont encore là. Cette règle n’a pas été un frein aux investissements. «Pour preuve, nous avons constaté, en 2011 par exemple, que les investissements étrangers en Algérie se sont multipliés par trois», s’est-il réjoui, signalant qu’«avant l’entrée en vigueur de cette règle, il y avait effectivement des intentions d’investissements étrangers, mais très peu de projets réalisés concrètement». «Aujourd’hui, nous assistons à un retour d’opérateurs dans l’investissement sérieux en Algérie. Les investissements étrangers représentaient en 2011 30% des investissements globalement déclarés à l’ANDI, et nous avons constaté, notamment du côté de la France en 2011, deux ou trois gros projets de partenariat réalisés avec de grandes firmes françaises», a-t-il précisé. La chef du Service économique régional à l’ambassade de France à Alger, Françoise Meley, a cité, à cet égard, l’installation en 2011 à Alger de l’assureur AXA et l’engagement du groupe Alstom dans la réalisation du métro de la capitale. «Ce sont deux exemples concrets qui montrent bien que nos investissements peuvent se faire sur la base de la règle du 49/51. Ce qui ne veut pas dire que cette règle est le régime le plus attractif au monde en matière d’investissement étranger», a-t-elle témoigné, estimant que cette règle est une «contrainte à laquelle il faut s’ajuster». Interrogé sur les contraintes auxquels feraient face des investisseurs de part et d’autre de la Méditerranée, M. Mansouri a démenti toute difficulté d’octroi de visas à des opérateurs étrangers pour venir investir en Algérie. «La communauté d’hommes d’affaires français n’a aucun problème de ce genre. Nous sommes un pays très ouvert», a-t-il assuré. De son côté, Mme Meley a rappelé que «le consulat de France à Alger a délivré en 2011 pas moins de 130.000 visas, soit 30% de plus que l’année précédente». Tout en concédant qu’il y a eu des retards dans la délivrance de visas entre octobre 2011 et janvier 2012 en raison de l’installation du matériel biométrique, elle a dit s’attendre à un volume de 150.000 visas qui seront octroyés en 2012 par le consulat de France à Alger. Selon le président de la Chambre de commerce et d’industrie algéro-française (CCIAF), Jean Marie Pinel, «93,49% des demandes de visa sur les 719 adressées en 2011 par l’intermédiaire de la CCIAF ont été acceptées».

Jeudi 7 Juin 2012

EL MOUDJAHID

Economie

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SÉCURISATION DE L’APPROVISIONNEMENT EN GAZ

Besoin d’un prix juste pour assurer l’investissement
L
a sécurisation de l’offre gazière dans le monde a besoin d’un prix juste du gaz pour mobiliser les financements nécessaires à l’investissement, très coûteux dans l’industrie gazière, a déclaré mercredi à Kuala Lumpur le P-DG de Sonatrach, M. Abdelhamid Zerguine qui s’est exprimé lors d’une session plénière sur l’impact des facteurs géopolitiques sur le développement des marchés gaziers, qu’il a animée conjointement avec M. Mahatir Mohamed, ancien Premier ministre de la Malaisie, Marcel Kramer, P-DG de Royal Dutch Gas et Alexander Medvedev, vice président de Gazprom. Un prix juste du gaz est une «condition minimale» pour faire face à l’énorme effort d'investissement que doivent consentir les pays producteurs, a soutenu le P-DG de Sonatrach. S’y ajoutent d’autres conditions comme la recherche et le développement qui vont aider à intensifier l’exploitation des réserves. «Nous estimons que le meilleur moyen de sécuriser aussi bien l'offre que la demande est d'encourager le partenariat, qui a donné des résultats tangibles pour tous les acteurs du marché gazier», a-t-il enchainé. «Dans un contexte géopolitique incertain, il est nécessaire de renforcer les partenariats existants, mais aussi d'en créer de nouveaux, avec des niveaux de prix qui reflètent les niveaux d'investissement nécessaires», a-t-il plaidé. Le dirigeant de Sonatrach n’a pas manqué au passage de défendre les contrats gaziers à long terme que certains pays consommateurs avaient voulu remettre en cause, en indiquant que l’Algérie a réussi à sécuriser l’approvisionnement pour ses clients grâce aux ressources générées par ce type de contrats qui lui ont permis de maintenir l’investissement. «La flexibilité de l’approvisionnement est le résultat du

Les TIC en Algérie contribuent à hauteur de 4% du PIB

L
développement des infrastructures gazières qui ont offert aux clients de l’Algérie une sécurité de l’offre. Il faut aussi souligner que cette flexibilité est le résultat d’énormes investissements sur plusieurs années, consentis par Sonatrach grâce aux contrats à long terme qui lui ont permis de sécuriser l’offre et de partager les risques avec ses clients», a souligné M. Zerguine devant un parterre de panélistes. Insistant sur ce constat, M. Zerguine a noté qu’il fallait «donner à la vision du long terme et de la coopération stratégique tout son sens car elle avait permis l’expansion de l'industrie du gaz». Cette approche a toujours été privilégiée par Sonatrach qui a prouvé sa fiabilité dans la fourniture de plus de 1.000 milliards de mètres cubes de gaz vers l'Europe sans aucune interruption, depuis qu’elle a commencé à exporter vers ce continent, signalet-il. Abondant dans le même sens, M. Kramer, P-DG de Royal Dutch Gas a estimé que les contrats à long terme constituent le seul moyen pour les pays consommateurs pour s’assurer une durabilité de l’approvisionnement. Sonatrach, qui a consenti des efforts considérables en matière d'investissement ces dernières années pour augmenter ses capacités de production et d'exportation, a revu à la hausse ses investissements pour les cinq prochaines années de 68 milliards de dollars à 80 milliards de dollars, a annoncé M. Zerguine à cette occasion. «Nous envisageons de dépenser plus de 68 milliards de dollars pour les cinq prochaines années. Ce niveau d'investissement va probablement augmenter pour atteindre 80 milliards de dollars, a déclaré M. Zerguine.

GAZ DE SCHISTE

LE GROUPE REVOIT À LA HAUSSE SES INVESTISSEMENTS

L’Algérie réalise son premier forage dans le bassin d’Ahnet à In Salah

Sonatrach injectera 80 mds de dollars sur cinq ans

L

e groupe Sonatrach vient de forer son premier puits de gaz de schiste (shale gas) dans le bassin d’Ahnet, situé au sud d’In Salah, qui sera suivi de deux autres, a indiqué mercredi à Kuala Lumpur le directeur central des associations de Sonatrach, M. Kamel Eddine Chikhi. «Nous venons d’entamer le forage du premier puits shale gas en Algérie, appelé Ahnet 1 qui va nous permettre d’approfondir davantage nos données sur nos réserves gazières non conventionnelles et d’établir les techniques de forage adéquates à ce type d’extraction de gaz», a déclaré M. Chikhi lors d’un point de presse international, animé en marge de la Conférence mondiale du gaz. Il ajoute que Sonatrach a réalisé en effort propre et en partenariat avec des bureaux de consulting internationaux, plusieurs études pour l’exploitation de ce gisement. «Ce sont des études croisées qui ont permis au groupe algérien d’avoir une meilleure estimation du potentiel du sous sol qui sont très encourageantes», a-t-il dit. Peu auparavant le P-DG de Sonatrach, M. Abdelhamid Zerguine avait annoncé lors de la session plénière qu’il avait animée à la Conférence mondiale du gaz que des études récentes, réalisées le mois passé sur une superficie de 180.000 km2 ont fait état d’un potentiel énorme de gaz de schiste dépassant plus de 600 millions mètres cubes par kilomètre carré, ce qui signifie que plus de 2.000 milliards de mètres cubes peuvent être récupérés. Ces études ont été commandées par Sonatrach auprès de deux cabinets internationaux, dont l’un est américain, selon M. Chikhi.

L

e P-DG de Sonatrach, M. Abdelhamid Zerguine a annoncé hier à Kuala Lumpur que son groupe a revu à la hausse ses investissements pour les cinq prochaines années de 68 milliards de dollars à 80 milliards de dollars. «Nous envisageons de dépenser plus de 68 milliards de dollars pour les cinq prochaines années. Ce niveau d’investissement va probablement augmenter pour atteindre 80 milliards de dollars», a déclaré M. Zerguine lors d’une session plénière sur la géopolitique et le gaz qu’il a animée avec Mahatir Mohamed, ancien Premier ministre de la Malaisie, Marcel Kramer, PDG de Royal Dutch gas et Alexander Medvedev, vice président de Gazprom.

M. Zerguine a confirmé cette hausse, lors d’une brève déclaration à la presse internationale en marge de cette 25e session de la Conférence mondiale du gaz. Sonatrach avait initialement prévu 68,2 milliards d’investissements pour la période 2012-2016 pour notamment intensifier les activités d'exploration et développer la pétrochimie. Le premier responsable de Sonatrach a signalé aussi à l’adresse des panélistes présents à cette session que l’Algérie bénéficie d'un potentiel important en termes de réserves d'hydrocarbures, atteignant 1,6 million de km2 de bassins sédimentaires, dont deux tiers n'ont pas encore fait l'objet d’une prospection intensive.

SONATRACH ET L’INDONÉSIEN PERTAMINA

Signature d’un mémorandum d’entente pour renforcer la coopération énergétique

S

onatrach et le groupe pétrolier public indonésien Pertamina ont signé mercredi à Kuala Lumpur, en Malaisie, un mémorandum d’entente pour renforcer leur coopération énergétique. Ce protocole d’accord a été signé, en marge de la 25e conférence mondiale du gaz, par M. Kamel Eddine Chikhi, directeur central associations de Sonatach et M. Afdal Bahaudin, directeur de la planification de l’investissement de Pertamina. Ont assisté à cette signature le ministre de l’Energie et des Mines, M. Youcef Yousfi et le P-DG de Sonatrach M. Abdelhamid Zerguine. Le mémorandum définit les axes de coopération arrêtés conjointement par les deux compagnies nationales et précise les mécanismes de leur mise en œuvre en Algérie et en Indonésie ainsi que dans d’autres pays tiers. Le protocole d’accord inclut aussi l’échange

d’information et de savoir-faire dans les segments de la chaîne des hydrocarbures, notamment dans le domaine de la recherche et du développement. Les deux groupes ont ainsi exprimé à l’occasion de cette signature leur volonté à collaborer et à renforcer leurs relations. Le groupe indonésien, opère dans 160 champs pétroliers et gaziers répartis dans 7 pays et dispose de six usines de raffinage qui traitent un million de baril de pétrole/ jour. En plus de l’Indonésie, Pertamina produit du gaz et du pétrole au Vietnam, en Malaisie, Irak, Libye, au Qatar et au Soudan. En Algérie, le groupe indonésien est préqualifié par l’agence nationale de valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT) en qualité d’opérateur investisseur.

e ministre des Ressources en eau, M. Abdelmalek Sellal, a affirmé, mardi soir à Oran, que les technologies de l’information et de la communication (TIC) en Algérie contribuent à hauteur de 4% du produit intérieur brut (PIB). M. Sellal a souligné, à l’ouverture du Forum arabe sur «l’innovation technologique et l’économie fondée sur le savoir», que le taux augmentera à 8% dans les quatre prochaines années, ce qui contribue à la création de 400.000 postes d’emploi, dont 100.000 postes directs. Il a noté que l'Algérie œuvre à concrétiser une économie numérique, à améliorer la performance administrative et à accroître la productivité à travers les technologies de l'information et de la communication. Le ministre a ajouté, dans ce sens, que de nouvelles perspectives seront ouvertes devant les entreprises en termes d'amélioration du climat d'investissement et de développement des affaires dans les domaines des TIC. D'autre part, M. Abdelmalek Sellal a appelé à la mise en place de politiques de développement et de promotion de la numérisation, de renforcement de l'accès à l’internet pour diverses couches de la société dans diverses régions, soulignant que l'accès à Internet reste relativement coûteux par rapport aux personnes au revenu moyen. Il a ajouté qu'il est nécessaire de procéder à des réformes au niveau du secteur des services en vue de créer un environnement adéquat pour consacrer les technologies de l'information et mettre en place des cadres réglementaires et législatifs qui contribuent à créer un climat de confiance chez les utilisateurs. M. Sellal a exprimé sa confiance envers les entreprises algériennes, notamment, celles du secteur privé pour créer une compétitivité basée sur l'innovation à travers le développement du potentiel humain, la fourniture des moyens d'intégration à l'économie et l'acquisition des technologies modernes. Les travaux de ce Forum arabe, organisé à l'initiative du ministère de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, ont enregistré la participation d’experts, d'académiciens arabes et de représentants d'opérateurs dans les domaines de la communication. Les participants à cette rencontre organisée à l'issue de la clôture des travaux de la 16e session du Conseil des ministres arabes des Communications et de l'Information, ont traité de plusieurs axes liés aux TIC, abordant, entre autres, «la recherche et l'innovation en Algérie», «L'innovation dans la chefferie d'entreprises» et «l'utilisation des TIC dans le domaine de l'enseignement supérieur dans le monde arabe». Présidé par le ministre des Ressources en eau, M. Sellal Abdelmalek en présence des ministres arabes des Communications et de l'Information, ce forum a constitué une occasion d’échanges d'expériences et de points de vue sur les questions inhérents à l’intégration des technologies de la communication et du numérique dans différents domaines scientifiques, sociaux et économiques, ont signalé les organisateurs. L’Algérie s'est vue confiée, pour une année, la présidence tournante du Conseil des ministres arabes des Communications et de l'Information lors de la 16e session tenue mardi à Oran.

Jeudi 7 juin 2012

EL MOUDJAHID

Régions
VISITE DU WALI DANS LA COMMUNE DE BENI KSILA

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BÉJAÏA

Le futur port de pêche, une infrastructure pour dynamiser l’activité
La réalisation de cette importante infrastructure d’un montant de 3 milliards de dinars, pouvant abriter 60 petits métiers et 20 sardiniers pour une capacité de production de 4.100 tonnes/an, permettra la création de 240 emplois directs et 240 emplois indirects

L

a commune de Beni Ksila, située à 70 km du chef-lieu de la wilaya sur la RN24 reliant les wilayas de Béjaïa et de Tizi Ouzou via Azzefoun, a bénéficié d’un nouveau port de pêche dont la pose de la première pierre a été effectuée hier, par M. Ahmed Hammou Touhami, wali de Bejaia, en présence des directeurs de l’exécutif et des élus locaux. Cette nouvelle infrastructure portuaire inscrite dans le programme de consolidation de la croissance économique d’un montant de 3 milliards de dinars sera réalisée dans un délai de 36 mois alors que le wali a demandé à l’entreprise de réalisation de réduire le temps des travaux. Ce port de pêche comportera une jetée principale d’une longueur de 430 mètres linéaires et d’une jetée secondaire de 275 ml et d’un quai à moins 4,00 mètres d’une longueur de 390 ml et de deux appontements pour les petits métiers qui s’étaleront à moins de 2,5 m ainsi que de 150 ml (2x75m) de longueur pour les ouvrages d’accostage. L’ouvrage de réparation représenté par une cale de halage sera édifié sur une longueur de 45 ml sur 15 ml. La superficie de cette importante infrastructure s’étendra sur un terre-plein de 4,8 hectares et d’un plan d’eau de 3,5 ha alors que le tirant d’eau sera de moins 2,50 m à moins de 4,00 m. La capacité d’accueil du port de Beni Ksila sera de 60 petits métiers pour une production annuelle de 600 tonnes et de 20 sardiniers pour 3.500 tonnes/an soit une production globale de 4.100 tonnes par an. Ce port permettra de renforcer la capacité d’accueil pour la pêche avec 80 nouvelles unités, créera 240 emplois directs et 240 emplois indirects. Pour ces nouveaux emplois, le wali dira que la priorité sera donnée aux jeunes de la commune pourvu qu’ils aient une qualification comme les maçons, les coffreurs et les agents de sécurité. Ce port de pêche vient renforcer la capacité halieutique déjà existante a travers la plage d’échouage de la localité où le wali a visité la réalisation de dix locaux pour entreposer le matériel des pêcheurs, (cases de pêches), tout en remettant les clefs aux nouveaux bénéficiaires. Compte tenu de l’importance de cette structure, M. Touhami a prévu la réalisation de 30 autres locaux supplémentaires pour faire bénéfi-

cier une soixantaine de pécheurs de la commune. Par ailleurs, il sera procédé à la mise en place des bassins de décantation ainsi qu’au revêtement de la piste menant vers la plage qui sera réalisée grâce au reliquat du budget communal. Le wali a exhorté le maire de la commune de démarrer les travaux de revêtement de cette piste dans les plus brefs délais pour permettre aux pêcheurs d’accéder avec leurs matériels. Puis, le wali a inauguré le nouveau camp de jeunes pour un coût de 14 milliards de centimes qui comporte toutes les commodités d’accueil dont un bloc d’hébergement de 300 lits, un restaurant, des locaux techniques, un amphithéâtre et des terrains de sport. Ce camp de jeunes qui va promouvoir le tourisme de jeunes, recevra le mois de juillet prochain 1.200 jeunes issus de la wilaya de Tamanrasset qui séjourneront durant la période de vacances. Néanmoins, il faut signaler que la commune de Beni-Ksila qui compte 4.366 habitants répartis en 17 villages accuse beaucoup de retard dans le domaine des infrastructures routières, l’habitat, la santé et l’éducation. Ces principales préoccupations exposées par les habitants

de la commune au premier responsable de la wilaya lors de cette visite ont été longuement débattues et des solutions ont été préconisées. Pour ce qui est du raccordement en gaz naturel, retenu sur le programme 2010-2014, le wali a attiré l’attention des citoyens sur les oppositions de propriétaires des terrains qui refusent l’accès des canalisations bien que ces derniers sont indemnisés par l’Etat. Ainsi pour le logement rural, Ahmed Hammou Touhami dira que «Bien que la commune ait bénéficié de 447 logements ruraux, nous sommes prêts à ajouter un autre quota si les besoins se font sentir pour la commune pour d’autres demandeurs». Pour le secteur de l’éducation, les lycéens de Beni Ksila qui suivent leur scolarité dans les lycées d’Adekar et de Bejaia seront soulagés à la prochaine rentrée scolaire. A cet effet, le wali a souligné qu’il sera créé une annexe du lycée d’Adekar au CEM de Beni Ksila avec 6 divisions qui pourra accueillir les élèves de première et deuxième années secondaires. Un avis d’appel d’offre sera également lancés prochainement pour la construction d’un lycée dans cette commune et qui mettra fin au calvaire de tous les

élèves du troisième pallier. Alors que pour le ramassage scolaire, la commune a bénéficié de deux bus, l’un sur le fond commun des collectivités locales (FCCL) et le second sur le budget de wilaya. Pour la santé, la commune compte un centre de soins qui fonctionne de 8 h à 18 h, avec un médecin et un infirmier, de plus un chirurgiendentiste vient d’être affecté pour cette structure sanitaire qui sera d’ailleurs renforcée prochainement par la sortie de promotion de six jeunes stagiaires de la commune, dont trois filles, en formation au niveau du centre paramédical d’Aokas. Le wali signale également que les problèmes des routes, de l’alimentation en eau potable, l’éclairage public et le raccordement de gaz naturel seront pris en charge sur le plan quinquennal 2010-2014 comme il annonça un projet d’envergure nationale qui consiste en la réalisation d’une centrale électrique de 800 mégawats à Beni Ksila. Par ailleurs, les 40 locaux commerciaux distribués aux jeunes sont dépourvus à ce jour d’électricité et d’eau potable. Pour les 60 logements sociaux achevés mais qui également ne sont pas branchés aux réseaux d’électricité et d’AEP, le wali a exigé que les demandes soient étudiées et d’arrêter la liste des 60 futures familles bénéficiaires. Ce retard est dû à un manque de coordination entre les services de la DUC et l’OPGI. Au cours de cette visite, le wali s’est rendu sur le site d’affaissement de la chaussée au niveau de la RN24. Il est prévu dans ce sens des travaux de consolidation par la réalisation d’un mur de soutènement d’un montant qui atteindra les 5 milliards de centimes et dont les travaux ne seront achevés que dans 5 mois affirmera un responsable des services de la direction des travaux publics de Bejaia. Soulignons que ce tronçon routier a été endommagé, le mois dernier, suite a l’affaissement de la chaussée sur 9 mètres de hauteur et son déplacement sur 10 mètres. La chaussée qui a été complètement endommagée s’est effondrée dans la mer. La visite du wali s’est achevée par l’inspection du port de pêche et de plaisance de Tala Guilef, réceptionné dernièrement. M. LAOUER

DJELFA

EL GUEDDID : LUTTE CONTRE LA DÉSERTIFICATION

Une expérience réussie qui a valeur d’exemple

Il y a 15 ans, le désert était maître des lieux à El Gueddid commune située à 80 km du chef-lieu de Djelfa, une région agropastorale aux parcours très dégradés qui a pu transformer les dunes de sables en des champs verdoyants s'étendant à l'infini, grâce à une approche participative de lutte contre la désertification. Les habitants de cette localité et ceux d’une dizaine d’autres communes, ainsi que leurs exploitations encourent le danger d’ensablement venant du cordon dunaire qui traverse la vaste dépression d’épandage de crues des deux Zahrez Gharbi et Zahrez Chergui, menaçant quelque 300 familles riveraines
vant, rien ne poussait dans cette zone. Il n’y avait rien à voir ici sauf qu’on contemplait l’avancée du désert qui dévorait petit à petit nos terres», se remémore Saad Harrane, agriculteur et éleveur d’El Gueddid devant des journalistes africains venus découvrir l’exploit réalisé par sa famille en défiant les dunes de sables. Le déclic a commencé en 1996 lorsque la famille Harrane, avec l’aide des techniciens du Haut commissariat au développement de la steppe, avait décidé de prendre à bras le corps son ennemi naturel en fixant les dunes avec des plantes pastorales comme l’Atriplex, un arbuste prisé par le cheptel ovin et caprin, deux ruminants dominants de la steppe. Cette famille a pu restaurer 440 hectares sur les 1.080 qu’elle possède dans cette localité près de Oued El Hadjia, et ce, grâce à la fixation des dunes et à l’irrigation par épandage des eaux de crues riches en sédiments et en éléments nutritifs très bénéfiques pour les sols. Valoriser des terres avec des méthodes simples et moins coûteuses L’impact de ces techniques est

“A

tout simplement magique. «Après avoir fixé les dunes, nous avons planté 24.000 oliviers de variété Siguoise et Chemlal», explique Saad en se réjouissant de sa dernière récolte qui lui a donné 17 litres d’huile par quintal d’olives. Grâce au système d’irrigation par épandage, l’eau arrive à s'infiltrer jusqu’à 173 ha réservés à la production d’orge et de fourrages pour alimenter ses 700 brebis qui lui donnent chaque année environ 1.000 agneaux. Avec l’assistance technique des ingénieurs du HCDS, la famille Harrane composée de quatre fratries a obtenu des rendements de 60 quintaux/ha sur une superficie de 140 ha semés en orge dépassant largement la moyenne nationale qui est de 16 quintaux/ha. «Avec l’élargissement de l’épandage des eaux de crues, nous allons planter encore 200 ha d’oliviers, 400 ha de blés et d’orges en intercalant avec la culture de pomme de terre d’arrière saison», affirme Saâd en contemplant son exploitation pas loin de sa maison, où se mêlent les couleurs de poiriers, cerisiers, amandiers, pommiers et grenadiers. «Cette terre appartient

à nos ancêtres, nous n’avons pas le droit de l’abandonner. Nous allons continuer à la valoriser», tonne ce jeune père de famille de 38 ans. Eaux de ruissellement, ressource inestimable dans la steppe «Il faut avoir de la patience et aimer sa terre pour obtenir de tels résultats», conseille-t-il. Valoriser les eaux superficielles est une spécialité que maîtrisent parfaitement les techniciens du HCDS qui accompagnent les agro-éleveurs par la réalisation de petits ouvrages de stockage et de dérivation des eaux des crues. Plus de 723 millions de m3 du sous-bassin versant de Oued Melah sont déversés chaque année dans les Sebkhas (grandes étendues d'eau salée au Sahara). Les trois ouvrages de stockage et de dérivation réalisés en amont du bassin versant permettent de mobiliser 11 millions de m3 destinés à l’irrigation de quelque 3.700 ha par gravitation. «L'exode rural a pris de l'ampleur durant les années 1990, mais après la réalisation d'une digue de Oued Melah en 2000, les gens ont préféré revenir», dira Abdelkader, propriétaire d’une exploitation de 1.400 ha

distante d’un kilomètre de la déviation du cours d’eau. «Nous cultivons ces terrains de père en fils. Elles nous donnent aujourd’hui des rendements de blé allant jusqu’à 30 quintaux/ha, 40 quintaux/ha d’orge et 200 bottes de fourrage», énumère cet octogénaire devant son champ de blé encore verdoyant en ce début du mois de juin. Coût de l'action et coût de l'inaction... Avec un coût du mètre cube d’eau dérisoire, ne dépassant pas les 2 dinars (moins de 0,03 dollar), l’irrigation par épandage génère une production fourragère et céréalière qui assure des revenus à plus de 200 familles d'agro-éleveurs dépendant du périmètre irrigué à partir de Oued Mellah. «Dans ce périmètre irrigué, un agneau de 4 mois d’âge prend jusqu’à 15 kg contre 10 kg pour un agneau élevé dans les parcours dégradés», illustre Lakhdar Brouri chef de

département Elevage au HCDS qui présentait une évaluation d’impact de cette technique sur l’économie des éleveurs. Un éleveur peut gagner jusqu’à 900 dollars/ha irrigué par épandage, une technique qui permet au même temps d’alimenter la nappe phréatique. Le rendement à l’hectare irrigué par épandage peut atteindre jusqu'à 3.000 unités fourragères (l'unité équivaut à un kilo), une production qui nécessite 100 ha de parcours dégradés, selon des experts. Cette expérience avérée a donné des résultats salutaires permettant à l’Algérie de récupérer déjà 3 millions d’hectares de terres sur les 32 millions ha menacés par la désertification au niveau des steppes dont 15,3 millions d’hectares classés très dégradées, l’objectif étant de restaurer 7 millions d’hectares à moyen terme.

Jeudi 7 Juin 2012

EL MOUDJAHID

Monde
VIOLENCES EN SYRIE
Le dossier transmis à la CIJ

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CONFLIT TERRITORIAL ENTRE LE GABON ET LA GUINÉE ÉQUATORIALE

10 morts dans des combats nocturnes à Damas et sa banlieue
Dix personnes ont été tuées dans des affrontements qui ont opposé dans la nuit de mardi à mercredi l'armée à des rebelles à Damas et sa banlieue, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH)

U

ne explosion a été entendue dans le quartier de Roukneddine à Damas, ont indiqué des habitants et l'OSDH, sans plus de détails. Dans la région de Lattaquié (nord-ouest), de violents bombardements ont tué trois civils dans le village Shirqaq. Trois autres civils ont péri dans la ville d'Al-Hiffa, bombardée depuis mardi par les forces gouvernementales qui tentent d'en prendre le contrôle, selon l'ONG. En outre, des rebelles ont pris le contrôle des sièges de la Sécurité politique et de la police après de violents combats, dans la localité de Salma, un des villages de la Montagne des Kurdes, où un officier rebelle a été tué par des bombardements, selon l'OSDH. Le Conseil national syrien (CNS), principale composante de l'opposition, a appelé dans un communiqué les observateurs de l'ONU déployés en Syrie à se rendre dans la région d'Al-Hiffa "bombardée sans discontinuer par les forces de sécurité et les milices du régime, au moyen de chars et d'hélicoptères". A Damas, de violents accrochages ont opposé les rebelles aux forces régulières postées à des barrages dans les quartiers de Qaboune et de Techrine. De plus, "de violents combats ont eu lieu à Harasta où les rebelles

Le litige entre le Gabon et la Guinée Équatoriale, sur l'île Mbanié et les îlots voisins, sera transmis pour examen à la Cour internationale de justice de La Haye, a annoncé, hier le porteparole de la présidence gabonaise, Alain Claude Bilie Bi Nze. La décision de transférer le dossier à La Haye a été prise par le délégué du secrétaire général de l'ONU sur le dossier, à l'issue des récentes négociations entre le Gabon et la Guinée équatoriale en Suisse sous l'égide de l'ONU, médiateur du conflit.

CRISE MALIENNE

Au menu de la réunion des chefs d'État de l'UEMOA à Lomé
Les chefs d'Etat et de gouvernement des huit pays membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont examiné hier à Lomé (Togo), la crise malienne, a annoncé mardi soir à Cotonou le Premier ministre malien, Cheick Modibo Kheita. "Je suis venu à Cotonou pour remercier de vive voix le président en exercice de l'Union Africaine (UA), Boni Yayi, pour les dispositions prises par les organisations régionales, notamment l'Union Africaine (UA), la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et aussi de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), en faveur de mon pays, le Mali", a déclaré à la presse le Premier ministre malien à sa sortie du cabinet présidentiel.

se sont accrochés avec les membres du siège de la Sécurité politique, des Renseignements de l'air et d'un barrage" dans cette ville, située à 10 km au nord-est de Damas. Des combats ont eu lieu également dans la ville voisine de Douma, à Irbine, et Zamalka, ainsi qu'à Jdaidet Artouz, près de Damas. Amnesty International a appelé Israël à libérer tous les Palestiniens emprisonnés dans ses prisons sans qu'aucune

charge ne soit retenue contre eux. "Mettez fin à la pratique de la détention administrative", lance Amnesty dans un rapport publié mardi, qui ajoute qu'au moins 308 Palestiniens, notamment 24 membres du Conseil législatif palestinien, des militants des droits de l'homme et des journalistes, étaient emprison-

nés fin avril. Amnesty exhorte aussi dans son rapport Israël à renoncer à recourir au transfert forcé de Palestiniens de la Cisjordanie vers la Bande de Ghaza et que les autorités israéliennes "protègent" l'ensemble des détenus de "toutes les formes de tortures et d'autres mauvais traitements".

PAKISTAN

740 personnes tuées à Karachi depuis le début de l'année
Quelque 740 personnes ont été tuées depuis le début de l'année courante dans la plus grande ville du Pakistan, Karachi (sud), a annoncé mercredi la Commission des droits de l'homme au Pakistan. Selon Zohra Youssef, directrice de la Commission, "il s'agit d'assassinats ciblés". "Ce sont plutôt des fusillades au volant des voitures", a-t-elle dit. L'an dernier, 1.715 personnes ont trouvé la mort dans cette ville faisant de Karachi, la ville la plus violente du pays, précise la Commission des droits de l'homme.

Al-Assad nomme un nouveau Premier ministre

ACTIVITÉS MILITAIRES ISRAÉLIENNES EN CISJORDANIE

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L'Autorité palestinienne condamne

e paysage politique syrien a enregistré hier de nouveaux développements après la décision du président Bachar al-Assad de nommer Riad Hijab au poste de Premier ministre pour former un nouveau cabinet, après les législatives de mai dernier, alors que les violences se poursuivent à travers le pays. Riad Hijab, ancien ministre de l'Agriculture, remplace Adel Safar, qui avait été désigné en avril 2011 chef du gouvernement, un mois après le début du soulèvement populaire contre le président al-Assad, au pouvoir depuis 2000. Le chef de l'Etat syrien a chargé Riad Hijab de "former le nouveau gouvernement de la République syrienne", dans un décret présidentiel.

NIGERIA

16 membres de Boko Haram abattus
L'armée nigériane a déclaré hier avoir tué au moins 16 membres de +Boko Haram+ lors d'une opération contre un bastion de ce groupe armé à Maiduguri, dans le nord du Nigeria. "C'est confirmé", a déclaré le colonel Victor Ebhaleme interrogé sur des informations de presse faisant état de la mort de 16 membres du groupe à Maduguri où l'armée avait lancé une opération mardi". "Ils étaient venus attaquer un secteur de la ville", a-t-il ajouté, sans donner davantage de détails.

SOUDAN-SOUDAN SUD

ÉGYPTE

L'

Autorité palestinienne a condamné hier la poursuite des activités militaires israéliennes en Cisjordanie, dénonçant "une menace pour la solution de deux Etats et pour la paix". Dans une déclaration à la presse, le directeur du centre d'Information gouvernemental, M. Ghassane Al-Khatib, a dénoncé "toute présence ou mouvement de l'armée israélienne en Cisjordanie", car, a-t-il dit, "cela constitue une menace pour la vie des Palestiniens". M. Al-Khatib a condamné également le recours des forces de l'occupation israéliennes à des "pressions insupportables" sur les habitants notamment ceux du village d'Al-Aghouar, estimant que "cela est un plan sioniste visant à pousser les Palestiniens à quitter leurs propres terres" spoliées.

"Cette politique israélienne est menée en même temps que l'extension des colonies sur les territoires palestiniens ce qui explique les mauvaises intentions de l'occupant d'intensifier ses activités illégales dans nos territoires", a-t-il ajouté. La poursuite de la colonisation israélienne sur les territoires palestiniens "a rendu insensé la solution de deux Etats", a déploré M. Ghassane, appelant à "une intervention internationale urgente pour mettre un terme à ce genre d'agissements et pour sauvegarder le principe de deux Etats et parvenir à une paix juste dans la région". L'armée israélienne a mené la nuit dernière des exercices militaires dans le village d'AlAghouar, obligeant des centaines de Palestiniens de quitter "par la force" leurs maisons.

Aucune avancée dans les négociations d'Addis-Abeba

La place Tahrir toujours occupée par les manifestants
La grande place Tahrir dans le centre du Caire était toujours occupée hier par plusieurs dizaines de manifestants protestant contre les verdicts jugés "trop cléments" dans le procès du président déchu Hosni Moubarak et plusieurs de ses anciens responsables. Des rassemblements sont prévus dans la journée au Caire mais aussi à Alexandrie (nord) pour marquer le deuxième anniversaire de la mort de Khaled Saïd, un jeune Egyptien battu à mort le 6 juin 2010. La circulation n'avait pas encore complètement repris dans la matinée aux abords de la place Tahrir, située dans le centre de la capitale, selon des correspondants de presse sur place. La veille, plusieurs milliers de personnes en colère avaient manifesté dans la capitale mais aussi en province contre les jugements rendus dans le procès de l'ancien président Moubarak et de ses collaborateurs.

A

ucune avancée notable n'a été enregistrée dans les négociations de paix tenues à Addis-Abeba entre le Soudan et le Soudan du Sud, sous l'égide de l'Union africaine, les deux pays voisins étant toujours divisés sur la définition d'une zone frontalière démilitarisée. Lancées il y plus d'une semaine dans la capitale éthiopienne, les négociations entre Juba et Khartoum visent à résoudre les différends qui ont mis les deux Soudans au bord d'un conflit ouvert il y a deux mois. Mardi, les délégations de Juba et Khartoum ne sont pas parvenues à à se mettre d'accord sur le premier point à régler: la définition d'une zone frontalière démilitarisée, alors que les deux parties se sont dit déterminées à régler toutes les questions en suspens qui enveniment les relations entre les deux pays. "Les positions des parties sont encore assez éloignées sur cette question, nous n'avons pas encore été capables de nous entendre sur la ligne à tracer pour la zone démilitarisée," a indiqué à la presse le ministre sud-soudanais des Affaires étrangères, Nhial Deng Nhial. La veille, les ministres de la Défense des deux pays avaient discuté de cette question sensible mais leur rencontre avait été marquée par de nouvelles accusations, par le Sud, de bombardements aériens du Nord, des accusations démenties par Khartoum.

Jeudi 7 Juin 2012

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Automobile
3e ÉDITION DU RALLYE DES MÉDIAS ALGÉRIENS
De nos envoyés spéciaux : Mohamed Mendaci et Billal

EL MOUDJAHID

Des colombes au-dessus du vol des aigles
Après Alger, Tunis et Oran, la troisième édition du Rallye des médias s’est déroulée dans le pays voisin en Tunisie sur le bitume des villes les plus visitées de cette belle région du sud de la Méditerranée. Cette initiative qui renforce davantage la relation de partenariat entre les médias et les concessionnaires automobiles à travers un événement compétitif et éducatif se veut aussi un moyen intelligent de développer les sports mécaniques, très timides dans notre pays.

C

ette troisième édition du rallye, placée sous le thème de la célébration du 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie est organisée comme chaque année par «DZautos.com», site web spécialisé dans l’information automobile. C’est devenu, en l’espace de trois éditions, un événement incontournable pour les médias algériens, journaux, radios et télévision qui n’aspi- rent qu’être retenus pour faire partie des participants à cette belle expérience. Le Rallye des médias en réalité n’est point une compétition de vitesse; au contraire, c’est un rallye de régularité, d’intelligence et de tacticité. Il est préconisé d’être patient et à cheval sur le moindre détail tout au long du parcours pour enfin essayer de décrocher une place précieuse sur le podium final. L’objectif tracé par le team d’organisation a été fortement atteint dans la mesure où la famille médiatique algérienne a été regroupée autour d'une sympathique compétition de sport mécanique mais aussi dans un esprit vivace qui permet aux journalistes de relaxer un peu et de se rencontrer en dehors du cycle classique des couvertures. 2 000 km sans faire de la vitesse Pour l’organisateur en chef et directeur de rédaction de «DZautos.com», Nabil Meghiref «les journalistes ont donné un bel exemple de bonne conduite en parcourant près de 2 000 km sans faire de la vitesse et en respectant le code de la route». Pour orienter, organiser et diriger cette édition d’une main de maître, Nabil Meghiref a fait appel aux professionnels des sports mécaniques algériens, à l’instar de Kheireddine Serrir, directeur de course, Amara Mustapha, père fondateur des sports mécaniques en Algérie, Hakim Amara, expert en sports mécaniques, Toufik Mimouni, expert en sports mécaniques. La troisième édition qui s’est tenue du 26 au 29 mai dernier a été

caractérisée par trois étapes de près de 400 km au départ de la ville frontalière et touristique Tabarka. Avant l’arrivée à la ville tunisienne, les 30 médias participants à bord des 30 véhicules mis à la disposition de la complétion par les concessionnaires, ont pris le départ du complexe Azur Plage (Zéralda) en une caravane média qui a longé les huit wilayas de l'est du pays, depuis Alger jusqu'à El Tarf. Citroën DS4, une déesse pour El Moudjahid Le coup de starter de la première étape du Rallye a été donnée à partir de l’hôtel «Itropika Beach» sur l'axe routier Tabarka-Sousse en passant par Hammamet, Yasmine et Kairouan au finish et dernière étape. Le team El Moudjahid, composé de Mohamed Mendaci, pilote, et Belkacem Boubakar, copilote, a eu la chance d’avoir l’un des modèles les plus récents introduis sur le marché algérien, à savoir la sublime Citroën DS4 HDi de 110 ch. Confortable et agréable à conduire, elle a même été le centre d’intérêt de plusieurs journalistes qui voulaient bien l’essayer et goûter à ses performances. Pour la première dans ce rallye, Toyota Algérie a mis à la disposition des organisateurs un véhicule hybride, à savoir Toyota Camry, conduit par l’équipage El Khabar. Respect du code de la route oblige, nous devions à la première étape parcourir 247 km de Tabarka à Hammamet avec une vitesse moyenne de 59 km/h. Nous avons roulé avec une vitesse réduite qui nous a permis d’apprécier, il faut le dire, le charme féerique de la région, ses fermes et ses champs verdoyants en harmonie avec les séries de mégacomplexes touristiques offrant toute une panoplie de confort au service du touriste. La seconde étape concerne le parcours Hammamet-Sousse sur une distance de 80 km avec une vitesse moyenne de 83 km/h. On avait hâte

NABIL MEGHIREF, DIRECTEUR DE RÉDACTION «DZAUTOS.COM»

de rejoindre la région connue pour le port El Kantaoui. Un lieu grouillant de touristes occidentaux en tenue estivale sillonnant les rues exiguës du lieu touristique. Après la courte balade, nous avons élu domicile à l'hôtel Impérial Marhaba Rieu, un cinq étoiles méritées et un des joyaux hôteliers de la zone touristique de Sousse. La matinée du 27 mai, nous avons entamé la 3e étape Sousse-Kairouan avec l’intention de rattraper, un tant soit peu, notre retard accusé dans les deux premières étapes. Nous devions rouler sur une distance de 75 km avec une moyenne de 45 km/h en 1h40 mn. Notre détermination et les bons conseils de mon navigateur ont apporté leurs fruits puisque nous avons réussi à améliorer notre score. L’important, c’est de participer. Chapeau bas, les filles ! Cette fois-ci nous avons fait attention au secret dissimulé et ainsi évité une lourde pénalité. Mais bon, ce qui est certain pour une première participation, c’est que le team El Moudjahid a bien marché, de l’avis de l’expert Kheireddine Serrir. La réussite d’un tel événement sportif et touristique a fait que les organisateurs pensent déjà à la pro-

La 3e édition du Rallye des médias a été une autre réussite. Bravo a tous les journalistes participants pour leur professionnalisme et leur esprit de compétition et esprit sportif. Je voudrais au nom de la famille du Rallye des médias algériens rendre hommage en premier lieu à notre ministère de l'Intérieur pour les facilités qui nous ont été accordées pour tenir ce rallye. Aussi pour la couverture sécuritaire tôt au long du parcours AlgerOum Tboul. La même chose pour la Gendarmerie nationale, ainsi que les autorités du poste frontière, que ce soit Police ou Douane. Le but a été atteint, à savoir tenir une compétition de sports mécaniques tout en donnant un exemple de bonne conduite sur la route en respectant le cote de la route. Les journalistes ont donné un bon exemple, comme quoi on peut faire

“Bravo à tous les journalistes participants !”

chaine édition pour l’améliorer encore mais surtout lui donner une dimension internationale et ainsi inscrire ce rallye dans le registre des compétions internationale. «A la demande de plusieurs confrères, nous sommes en train de voir la possibilité d'inviter des médias étrangers pour participer au Rallye des médias algériens afin de lui donner une dimension internationale», a précisé la patron du rallye. Et d’ajouter : «Nous pensons commencer par inviter des médias magrébins et quelques-uns du bassin méditerranéen. Ça va certainement créer un climat d'amitié et de fraternité entre les médias nationaux et étrangers dans un cadre sportif, détendu et d'évasion avec comme leitmotiv la sécurité routière». Le partenariat de l’Office national du tourisme tunisien, bureau d’Alger

(ONTT), sous la coupe de Fawzi Basly, était indispensable pour la réussite de l’événement en prenant en charge la délégation algérienne, où touRésultat des courses: bravo et chapeau bas aux deux équipages féminins de la complétion, celui de Canal Algérie qui a remporté haut la main la première place à bord du SUV Nissan X-Trail et celui de la revue Dziriet en seconde position, à bord d’une Fiat Punto 2012 devant des équipes chevronnées ayant l’habitude de telles épreuves, comme El Watan, El Khabar, Le Jeune Indépendant et le Soir d’Algérie. La troisième place a été remportée par le duo Nadir KerriLyès Hebach d'El Watan, à bord du pick-up Amarok TDI qui était un véritable concurrent et fair-play. Rendez-vous à l’année prochaine et bonne chance pour ElMoudjahid pour 2013. M. M.

C’est quoi un Rallye de régularité ?
Un rallye de régularité est un rallye automobile où l'objectif est de s'approcher le plus possible d'un temps idéal pour effectuer un trajet défini. C’est une épreuve automobile où les concurrents évoluent sur route généralement ouverte et respectent le code de la route. Il n'y est pas question de vitesse de pointe mais plutôt de vitesse moyenne et de navigation, l'attention étant portée sur la régularité. Une moyenne de vitesse est imposée aux concurrents, qui peut être du choix de l’équipage de 40, de 45 ou de 50 km/h, et surtout de l’organisateur. Chaque équipage comprend un pilote et un navigateur. Les voitures partent toutes les minutes pour un périple de 300 à 500 kilomètres tenu secret, sur des petites routes en pleine campagne. L’équipage part avec un road-book, le cahier contenant les instructions relatives à l'itinéraire et aux temps de passage, dont il a vérifié la cohérence, quelques instruments de navigation : chronomètre, tables de moyenne en papier et trip master 6 électromécanique. Une calculatrice scientifique est également autorisée. Le parcours se décompose en routier ou étapes de liaison, et en spéciales ou secteurs de test de régularité. M. M.

de long trajets sans faire de vitesse, à plus forte raison que le circuit emprunté est celui-là même qui est emprunté par les millions d'Algériens qui se rendent en Tunisie pour les vacances de l'été. M. M.

Jeudi 7 Juin 2012

EL MOUDJAHID

Page animée par Mohamed Mendaci

Automobile
SOCIÉTÉ NATIONALE DES VÉHICULES INDUSTRIELS

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NOUVELLE PEUGEOT 301

La berline tricorps compacte sur le marché algérien avant la fin de l’année
La nouvelle Peugeot 301 illustre l’internationalisation de la marque et son ambition de conquérir de nouveaux marchés. Elle est spécifiquement conçue pour séduire une large clientèle, exigeante et attirée par les berlines tricorps accessibles

SNVI présente son nouveau camion K66

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a Peugeot 301, qui sera à terme un des véhicules de la marque les plus importants en volumes de ventes dans le monde, est positionnée au cœur de son segment. Elle propose un style et des prestations modernes, judicieusement adaptées aux attentes des différents marchés sur lesquels elle sera commercialisée. Ainsi, 301 intègre les derniers codes stylistiques de la marque en proposant un design de caractère et une allure moderne qui inspirent à la fois émotion et robustesse. La conception de la voiture a d’ailleurs été en permanence guidée par cette dernière exigence. 301 a été développée pour s’adapter à tous types de conditions d’utilisation, même extrêmes (pays chauds, pays froid, routes dégradées,…). D’une longueur de 4,44 m, elle se démarque par une architecture optimisée et généreuse qui lui donnent un coup d’avance sur la concurrence. Ainsi elle possède des caractéristiques de référence sur son segment : une habitabilité aux places arrière, un volume de coffre de 506 dm3, un comportement sûr associé à un confort de bon niveau, issus du savoir faire de Peugeot, garantissant un excellent agrément de conduite en toutes circonstances, et de nombreux équipements de sécurité disponibles : ESP,

a Société nationale des véhicules industriels (SNVI) qui a exposé à la foire Internationale d’Alger 2012 annonce l’arrivée du K66 sous sa nouvelle monture, un camion qui bénéficie d’une cabine complètement redessinée mais surtout basculante, une première sur ce type de camion chez la SNVI. Le K66 qui à été lancé en 1978 arrive chez la Société nationale des véhicules industriels sous sa nouvelle robe. Il bénéficie d’une cabine complètement relookée, une fasse avant redessiner avec une nouvelle architecture qui adopte de nouvelles optiques et une nouvelle calandre, selon le site spécialisé Auto-utilitaire.com. A l’intérieur du la cabine, nous apercevons clairement une nouvelle planche de bord, un volant plus stylé, des sièges mieux cousus et pour une conduite plus confortable, on annonce l’adoption de la direction assistée. D’une capacité de charge de 3 Tonnes et de 6,6 Tonnes de PTC (Poids Total en Charge), le K66 est équipé d’un bloc moteur d’une puissance de 73 ch couplé à une boite de vitesse à cinq rapports. La SNVI qui vient d’ouvrir le carnet de commande annonce que le modèle exposé au stand de la marque au salon, en l’occurrence le K66 Châssis Cabine est proposé au prix de 3 millions de dinars TTC. L’entreprise atteste par ailleurs que l’offre sera élargie très bientôt avec l’arrivée des versions benne, plateau, citernes eaux et gasoil, nacelle.

ABS, jusqu’à 4 airbags, aide au freinage d’urgence, ISOFIX, etc. De même, l’offre de moteurs essence et diesel de dernière génération est adaptée aux attentes des marchés cibles, avec des puissances qui s’échelonnent de 71 ch. à 115 ch. et des boîtes de vitesses manuelles, pilotées

LE REPRÉSENTANT SUD-CORÉEN ÉLARGIT SA DISTRIBUTION

Kia Motors Algérie s’offre une nouvelle affaire à Bouira

ou automatiques : - 1.2 l VTi 72 ch avec boîte de vitesses manuelle ou pilotée - 1.6 l HDi 92 ch avec boîte de vitesses manuelle - 1.6 l VTi 115 ch avec boîte de vitesses manuelle ou automatique 301 sera ainsi la deuxième voiture de la gamme Peugeot, après 208, à bénéficier de la nouvelle gamme de moteurs 3 cylindres essence (1.2 l VTi). 301 intègre des équipements de confort modernes (climatisation électronique, autoradio MP3 avec kit main libres Bluetooth et connexion USB, ouverture du coffre à distance, aide au stationnement arrière, etc.). La nouvelle Peugeot 301, produite dans l’usine européenne de Vigo (Espagne), sera présentée en première mondiale aux journées Presse du Mondial de l’Automobile de Paris. Elle sera ensuite commercialisée à partir du 1er novembre 2012 en Turquie puis dans un vaste périmètre : Europe Centrale et Orientale, Russie, Ukraine, Grèce, Maghreb, Moyen-Orient, Pays du Golfe et d’Afrique, et certains marchés d’Amérique latine.

PROGRAMME TOYOTA TECHNICAL EDUCATION PROGRAM

« Signature d’une convention entre Toyota Algérie et deux centres de formation professionnelle »

T

oyota Algérie a procédé à la signature d’une convention entre Toyota Algérie et deux centres de formation, en l’occurrence le CFPA d’Oran, ainsi que l’INSFP de Ben Aknoun, a eu lieu mardi dernier. Ceci dans le cadre du programme TTEP (Toyota Technical Education Program). Cette convention établie avec les deux centres de formation rejoint l’extension du programme TTEP ayant pour but le partage du savoir faire Toyota à travers les différents instituts nationaux. Le programme TTEP ayant vu le jour en 2002, a pour but d’introduire le programme Toyota dans les différents instituts nationaux et plus exactement : - Renforcer la coopération entre Toyota Algérie et les centres de formation afin d’adapter la formation aux besoins de l’économie nationale, insérer les stagiaires des instituts conventionnés dans le secteur économique, généraliser le programme de formation Toyota sur le territoire nationale dans le cadre de l’apprentissage. Les stagiaires qui seront opérationnels après leur période d’apprentissage, bénéficieront d’une formation intensifiée prodiguée par notre centre de formation Toyota Algérie. Celle-ci aura pour volets la transmission des technicités de la marque. Aussi, inculquer aux stagiaires le Toyota Way, valeurs inspirées de la philosophie japonaise. Ces jeunes apprentis auront la chance aussi de profiter de la longue et enrichissante expérience de nos techniciens ayant bénéficié euxmêmes de plusieurs formations, aussi bien sur le territoire national qu’à l’étranger. Ils auront aussi le privilège d’utiliser des outils spécifiques certifiés Toyota et un matériel de haute technologie. Avec la collaboration des deux organes (Toyota Algérie et les différents instituts), ces apprentis vont bénéficier d’une formation aussi bien théorique que pratique qui va leur permettre de devenir des professionnels Toyota et d’être certifiés du premier niveau «Toyota Techniciens».

K

ia Motors Algérie a célébré aujourd’hui l’ouverture officielle d’un nouveau distributeur à Bouira, sis au 12, Rue Mouloud Amrouche (ex-Château), Bouira. Ce nouveau-né vient à point nommé pour renforcer la présence de la marque dans cette ville qui connaît un essor économique. Ce nouveau show room s’étend sur une superficie totale de 620 m² comprenant une aire d’exposition d’une superficie de 240 m², un service après ventes d’une superficie de 125 m², un magasin pièce de rechange d’une superficie de 200 m² s’étalant sur deux étages et une aire de réception de 50 m². Ce nouveau point de vente permettra l’emploi de 11 personnes où tout client se verra accueilli de la plus chaleureuse des façons. Cette nouvelle structure permettra de satisfaire la demande du marché local et de diminuer la charge existante sur les services après ventes des autres distributeurs. M Ichaalalene, manager de cette structure et de celles d’Akbou et de Béjaia ouvertes respectivement en 2008 et 2010, a confirmé que l’établissement, en plus des investissements consentis en infrastructure, continuera à investir en formation et en matériel de maintenance afin de fournir des prestations de qualité conformément aux normes internationales. Kia Motors Algérie vient de signer ainsi son 44 point de vente sur le territoire national tout en continuant sa politique de mise à niveau de ses distributeurs à l’image de la marque sud coréenne.

NISSAN ALGÉRIE

X-Trail, vainqueur du Rallye des médias

N

issan Algérie, représentant exclusif du constructeur automobile japonais vient d’ajouter un autre prix à son palmarès pour 2012. La nouvelle génération de son SUV, le X-Trail a fini vainqueur de la 3e édition du Rallye des Médias.Cette troisième édition du Rallye s’est déroulée du 26 au 31 mai dernier et a vu la participation de 60 professionnels issus des médias nationaux dont deux journalistes de Canal Algérie qui ont mené le nouvel X-Trail à la victoire.Le coup de starter a été donné de Tabarka après qu’un tirage au sort désignant l’ordre de démarrage de chaque véhicule ait été fait. Le respect du code de la route était le mot d’ordre de la compétition. Un sujet auquel Nissan attache beaucoup d’importance et autour duquel la marque nippone a choisi de communiquer cette année à travers sa campagne «sécurité» à destination

des automobilistes mais aussi à travers sa participation à ce rendezvous annuel. Les journalistes ont roulé à une vitesse moyenne de 80 km/h pour arriver premières, car c’est un duo 100 % féminin qui a remporté la compétition, au point final de la course à Sousse en Tunisie. Les gagnantes ont également décroché le prix de la meilleure équipe féminine.«Nous sommes

heureuses d’avoir décroché les deux prix du Rallye des médias pour cette année surtout que la compétition était rude» ont-elles déclaré. Ces dernières ont ainsi confirmé la qualité de conduite à bord du Nissan X-Trail qui s’adapte à tous types de terrains, comme ceux rencontrés lors de cette compétition.

Jeudi 7 Juin 2012

18 SQUARE PORT-SAÏD

Société
Une vitrine de notre patrimoine culturel

EL MOUDJAHID

ÉPILOGUE DANS L’AFFAIRE DE CORRUPTION À ALGÉRIE TÉLÉCOM

18 ans de prison pour les deux principaux accusés

Le square Port-Saïd, situé au cœur de la capitale, connaît, ces jours-ci, une affluence digne des grands jours. La couleur des vacances est bel et bien annoncée, à la vue de toute cette masse humaine qui vient de partout pour découvrir Alger la Blanche et cette place devenue, par excellence, un passage obligé pour les visiteurs, en ce début de la saison estivale qui s’avère d’ores et déjà prometteuse, voire généreuse.

M

L

e square Port-Saïd enregistre une animation nonstop, et il y a qu’à voir toute cette foule hétéroclite de touristes en provenance de toutes les wilayas du pays et aussi de l’étranger. Cette place d’Alger se distingue, en fait, par son implantation, mais aussi par son cachet commercial et plus exactement traditionnel. En effet, des artisans qui activent dans des spécialités diverses et variées ; bijoux en argent, tenues traditionnelles, dinanderie, ainsi qu’une panoplie d’objets de décoration sont proposés aux passants. Ces artisans, de formation,

pour leurs majorité, sans se lasser, n’hésitent pas à dérouler tapi rouge pour les visiteurs pour les inciter à acheter. Une invitation, d’ailleurs, que les visiteurs ne peuvent décliner. Le doigté, la finesse et la beauté avec lesquelles sont faits tous ces produits, exposés, considérés comme de véritables objets d’art, plaident souvent en leur faveur. Nombreux sont ainsi qui tiennent à marquer leur passage à Alger, par l’achat d’articles de souvenir. Et le square Port-Saïd reste l’endroit le mieux indiqué pour ce genre d’affaires d’autant plus que les prix pratiqués sont nettement inférieurs à ceux habituellement exigés par les magasins spécialisés dans la vente de produits artisanaux et traditionnels. Ces artisans, à vrai dire, sont des ambassadeurs du patrimoine national et de la culture algérienne dans toute sa diversité et sa

splendeur. Un vendeur d’ailleurs n’hésitera pas à nous confier, sans ambages «c’est ma manière de préserver notre culture ancestrale». Cette «galerie» d’objets artisanaux fait le bonheur à la fois des curieux, mais également personnes portées sur ce genre d’articles aux couleurs et aux senteurs du «bled». La seule fausse note dans tout cela demeure l’insalubrité qui règne en maître dans cet espace et la mauvaise réputation du square, qui se transforme malheureusement, ces dernières années en espace de débauche et de vagabondage. Il n’y a qu’à voir ces clochards et ces femmes, à l’allure douteuse, allongés sur le gazon, faussant le décor. L’espace vert, aménagé pour agrémenter la place, est continuellement agressé. Samia D.

ise en délibéré depuis une quinzaine de jours, l’affaire qui met en cause un ancien cadre de l’opérateur historique de télécommunication en Algérie et un richissime homme d’affaires algéro-luxembourgeois dans des malversations présumées a connu son épilogue hier. Le pôle judiciaire spécialisé du tribunal de Sidi M’hamed a prononcé une peine de 18 ans de prison chacun pour Mohamed B. et Chami M., soit deux ans de moins que la peine requise par le ministère public. Poursuivis pour corruption, blanchiment d'argent et trafic d’influence, les accusés auraient été des acteurs essentiels dans des opérations de blanchiment d’argent et autres transactions douteuses effectuées entre 2003 et 2007 et dont Algérie Télécom en a subit un sérieux préjudice financier. Pour revenir aux faits, ceux-ci ont éclaté au milieu des investigations menées par la justice dans une autre affaire, beaucoup plus importante du reste, en l’occurrence le dossier de l’autoroute Est-Ouest dont plusieurs cadres du ministère des Travaux publics y sont impliqués. L’enquête a révélé que Mohamed B. et Chami M. ont perçu des pots de vin à l’étranger, versés par deux sociétés chinoises avec lesquelles Algérie Télécom a conclu des marchés ayant trait aux TIC, notamment le développement de l’internet. ZTE Algérie et Huawei Algérie n’ont pas hésité, à ce propos, à mettre la main dans la poche en vue de l’obtention des marchés et ont jeté leur dévolu, selon l’accusation, sur les deux mis en cause dans ce procès lesquels ont reçu l’argent à l’étranger, au Luxembourg plus précisément. Là où réside d’ailleurs l’homme d’affaires Chami M., dont le nom est cité dans l’affaire du scandale de l’autoroute Est-Ouest. Il convient de signaler à la fin que le pôle judiciaire spécialisé a condamné par contumace trois accusés chinois à 10 ans de prison ferme, tandis que deux entreprises chinoises mises en cause dans cette affaire ont été condamnées à n’exercer aucune activité en Algérie. SAM

LES PLAGES ENREGISTRENT UNE PREMIÈRE VICTIME

Un enfant de 14 ans se noie à Mostaganem

A

peine la saison estivale ouverte, que l’on enregistre déjà la première noyade, constatée avant-hier à Mostaganem. Selon le lieutenant Bernaoui de la cellule de communication de la direction générale de la Protection civile, la victime, un enfant de 14 ans, s’est noyé en mer à proximité de la plage Chlef, une zone interdite à la baignade. Concernant l’affluence dans les plages, celle-ci demeure moyenne en attendant le rush des estivants, attendus d’ici 20 jours. À ce jour, on compte, selon les statistiques de la Protection civile, 660.580 personnes qui ont fréquenté les plages d’Algérie, parmi lesquelles 142 ont été sauvées d’une noyade certaine pour un total de 310 interventions effectuées par les surveillants des plages. On compte également 130 baigneurs soignés sur place et une quarantaine évacués vers les structures sanitaires. SAM

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Jeudi 7 Juin 2012

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24
Programme de jeudi
Canal Algérie
12h00 : Journal en français+météo 13h30 : Mawid zefafe (35) 14h25 : Awalim oua assfar (04) 15h05 : Au cœur de la loi (3 +4)' 16h45 : Heidi (36) 17h10 : Qaher el bihar (48) 17h30 : Nadi el fouroussia II (11) 18h00 : Journal en tamazight 18h25 : Mawid maa el qadar (17) 19h00 :Journal en français+météo 19h30 : Canal Azur : «Bonjour le Hoggar» 20h00 : Journal en arabe 21h00 : 100 frontières 21h15 : Trésors d'Algérie 22h15 : Le week-end sportif 23h15 : Festival de la musique malouf 00h00 : Journal en arabe

Culture Télévision
TV5
11:30 Petits déballages entre amis : Le coup 12:00 Côté jardins 12:30 Le journal de la RTBF 13:00 Une lumière dans la nuit 14:35 Peuples du monde : Du Maroc au Mali 15:00 TV5 monde, le journal 15:25 Questions pour un champion 17:00 TV5 monde, le journal 17:25 Le journal de l'économie 17:40 Petits déballages entre amis : Trois mois plus tard : le mariage 18:05 Épicerie fine : Les champignons de Paris 18:35 Tout le monde veut prendre sa place 19:30 Le journal de France 2 20:00 Sartre, l'âge des passions 21:30 TV5 monde, le journal 21:40 Le journal de la RTS 22:10 Questions à la une 23:05 Le dessous des cartes : La cartographie de l'état-major 23:20 TV5 monde, le journal Afrique 23:35 L'amour fraternel 01:30 D'est en Ouest : Alberta 02:00 TV5 monde, le journal

EL MOUDJAHID

DU WEEK-END

Sélection

Programme de vendredi
Canal Algérie
12h00 : Journal en français+météo 12h20 : Dhil imra'a (13) 13h25 : Prière du vendred (direct) 13h45 : Ahbab e'Cheikh El Arbi Ben Sari 14h15 : Réflexions 15h00 : Heidi (37) 15h30 : Volley-ball : Bordj/Béjaïa (direct) 17h00 : Bien-être 18h00 : Journal en tamazight 18h25 : Mawid maa el qadar (18) 19h00 : Journal en français+météo 19h30 : Visite : «Médéa» 20h00 : Journal en arabe 21h00 : Awtar 22h30 : L'art et l'Algérie combattante 23h30 : Latifa Ben Akouche 00h30 : Journal en arabe

Jeudi
19h36

TV5
10:15 Tout le monde veut prendre sa place 11:05 Les escapades de Petitrenaud 11:30 Petits déballages entre amis : Trois mois plus tard : le mariage 12:00 Jardins & Loisirs 12:30 Le journal de la RTBF 13:00 La bataille du rail 14:35 Peuples du monde : Du Bélize à la Colombie 15:00 TV5 monde, le journal 15:25 Questions pour un champion : Spéciale langue française 16:00 Des trains pas comme les autres : Cuba 17:00 TV5 monde, le journal 17:25 Le journal de l'économie 17:40 Petits déballages entre amis : Le choix 18:05 Recettes de chefs : Geneviève Rochette et le chef Emmanuel Desjardins 18:35 Tout le monde veut prendre sa place 19:30 Le journal de France 2 20:00 Taratata : Spéciale Bob Dylan 21:30 TV5 monde, le journal 21:40 Le journal de la RTS 22:15 Envoyé spécial 00:00 TV5 monde, le journal Afrique

Il faut sauver le soldat Ryan

TF1
11:00 Les 12 Coups de Midi ! 11:50 L'affiche du jour 12:00 Journal 12:45 Petits plats en équilibre 12:55 Les feux de l'amour 13:55 D'une vie à l'autre 15:30 Grey's Anatomy : La loi du silence 17:10 Secret Story 18:05 Money Drop 19:00 Journal 19:50 Injustice : L'affaire Vauthier 20:40 Injustice : L'affaire Molina 21:40 New York, unité spéciale : La fille mère 22:30 New York, unité spéciale : Vies secrètes 23:15 New York, unité spéciale : La bague au doigt 03:35 Musique

Réalisateur : Steven Spielberg. Avec : Tom Hanks (Le capitaine Miller), Edward Burns (le soldat Reiben), Tom Sizemore (Le sergent Horvath), Matt Damon (le soldat James Ryan), Adam Goldberg (Le soldat Mellish). Normandie, 6 juin 1944. Les forces alliées débarquent et se lancent à la reconquête de la liberté. Remplis de courage et d'espoir, des milliers de soldats américains prennent d'assaut Omaha Beach, déclenchant une immsense bataille dans laquelle un grand nombre d'entre eux périront avant même d'avoir posé le pied sur la plage.

Injustice : L’affaire Vauthier
19h50

TF1
12:00 Journal 12:55 Les feux de l'amour 13:55 Un peu, beaucoup, à la folie 15:30 Grey's Anatomy : L'empoisonneuse 16:20 Grey's Anatomy : Tous sur le pont 17:10 Secret Story 18:05 Money Drop 18:50 Mon assiette santé 19:00 Journal 19:40 Nos chers voisins 19:50 Michel Berger : Tout pour la musique 21:45 Secret Story 23:40 Secret Story : L'after 00:30 Pascal, le grand frère 01:55 50 mn Inside 02:50 Sur les routes d'Ushuaïa : Peuples de lumière 03:20 Découverte du monde : Pérou, entre mer et montagne 03:45 Musique

ARTE
11:50 Arte Journal 12:00 Karambolage 12:15 Missions Printemps 12:20 Champ de blé : Jungle d'un été 13:00 Télégrammes visuels : A l'est de l'hiver 13:10 Le front des cerisiers 13:55 Les animaux amoureux 15:20 Voyages, voyages : Bombay 16:10 X:enius : La science du foot : pourquoi ? Comment ? Combien ? 16:45 Une journée dans le tumulte de : Sydney 17:30 Villages de France : Gordes 18:00 La valse des continents : Aux origines de l'Europe 18:45 Arte Journal 19:05 28 minutes 19:35 Orgueil et préjugés 20:30 Orgueil et préjugés 21:25 Printemps sous surveillance : Quand les scientifiques décryptent la nature 22:20 Bons baisers de la colonie 23:35 Le secret 01:15 Jean-Louis Trintignant : Pourquoi que je vis
Réalisateur : Benoît d'Aubert. Avec:Michèle Bernier (Marie Valmont), Emilie Caen (Vanessa Greniet), Jean-Baptiste Puech (Procureur Chaptal), Nadia Fossier (Carole Vauthier), Philippe Laudenbach (Maurice Eckerberg). Laurent Vauthier, 45 ans, est accusé de l'homicide involontaire de sa femme, Helena, qui est morte dans l'incendie de leur entreprise. Incendie que Vauthier avait volontairement provoqué pour toucher la prime d'assurance. Le corps entièrement calciné d'Héléna avait été retrouvé dans les décombres devant un Laurent Vauthier effondré d'avoir vu sa femme disparaître dans les flammes sous ses yeux... Vauthier a été condamné à 10 ans de prison. Il n'a jamais nié les faits. Mais, coup de théâtre, Helena Vauthier vient d'être renversée par un véhicule qui a pris la fuite. Elle n'est pas morte dans l'incendie il y a trois ans. Elle est à l'hôpital dans le coma.

ARTE
09:30 Arte reportage 10:25 Le blogueur : Mariage, oui ou non ? 10:51 Les pur-sang de Jordanie 11:50 Arte Journal 12:00 X:enius : Redécouvrir le vélo 12:30 L'Allemagne sauvage : La forêt bavaroise 13:15 Cuisines des terroirs : Les Maramures 13:40 Le jardin secret 15:30 Libellules : à tire-d'aile 16:15 Une journée dans le tumulte de : Hong Kong 17:05 Villages de France : Plombières-les-Bains 17:30 X:enius : Qui pollue la mer ? 18:00 La valse des continents : L'Europe d'aujourd'hui 18:45 Arte Journal 19:05 28 minutes 19:35 Le monde sur le fil 21:20 Le monde sur le fil 23:55 Bydlo 00:15 Animal 00:55 Tracks

FRANCE 2
12:00 Journal 12:55 Campagne officielle pour les élections législatives : Premier tour 13:15 Internationaux de France de Roland-Garros 17:05 On n'demande qu'à en rire 18:00 N'oubliez pas les paroles 18:45 Mon rêve, ma médaille 19:00 Journal 19:30 Campagne officielle pour les élections législatives : Premier tour 19:40 Image du jour : RolandGarros 19:50 Envoyé spécial 21:25 Complément d'enquête : Faut-il arrêter le sport ? 22:30 Image du jour : Top 14 22:35 Héloïse - Le romancier Martin 23:20 Héloïse - Le romancier Martin 00:15 Journal de la nuit

FRANCE 2
12:00 Journal 12:50 Campagne officielle pour les élections législatives : Premier tour 13:07 Teaser Euromillions 13:15 Internationaux de France à Roland-Garros 17:05 On n'demande qu'à en rire 18:00 N'oubliez pas les paroles 19:00 Journal 19:50 Trafics : L'affaire Sikelec 20:40 Trafics : L'affaire Vasquez 21:45 Cash investigation : La finance folle 23:15 Mon Taratata à moi 00:50 Journal de la nuit 01:10 Retour à Roland-Garros 01:36 A nous deux, quand deux générations cohabitent 02:35 24 heures d'info 03:00 Entre chien et loup

Vendredi
19h35

THALASSA

FRANCE 3
11:25 Journal national 12:00 13h avec vous 12:45 En course sur France 3 13:05 Inspecteur Derrick : N'est pas tueur qui veut 14:00 Le 64e critérium du Dauphiné 15:40 Slam 16:20 Des chiffres et des lettres 16:55 Campagne officielle pour les élections législatives 17:10 Questions pour un champion 18:30 Journal national 19:00 Tout le sport 19:10 Plus belle la vie 19:36 Il faut sauver le soldat Ryan 22:35 Campagne officielle pour les élections législatives 23:25 Mar vivo 00:20 Des racines et des ailes : La Bretagne, côté nature

CANAL +
11:20 La nouvelle édition 13:00 Rabbit Hole 14:30 Ne dites pas à ma mère que je suis reparti : Somalie 15:25 Hanna 17:15 Les Simpson : La chorale des péquenots 17:45 Le JT 18:10 Le grand journal de Canal+ 19:05 Le petit journal 19:30 Le grand journal, la suite 19:55 Desperate Housewives : Reconversion d'une accro du shopping 20:35 Desperate Housewives : Une citoyenne au-dessus de tout soupçon 21:20 Nurse Jackie : Plus c'est haut, plus c'est chaud 21:45 Nurse Jackie : Jackie l'admirable 22:15 The Office : Vide-grenier

FRANCE 3

CANAL +
09:35 Dernier étage gauche gauche 11:20 La nouvelle édition 13:00 John Rabe 15:10 Rencontres de cinéma : Bienvenue parmi nous 15:30 Action discrète 15:40 Chirac rebat la campagne 17:10 Têtes à claques : L'hommecanon 17:20 Les Simpson : Mariage plus vieux, mariage heureux 17:45 Le JT 18:10 Le grand journal de Canal+ 19:05 Le petit journal 19:30 Le grand journal, la suite 19:55 Les voyages de Gulliver 21:15 L'élève Ducobu 22:50 De l'eau pour les éléphants

En direct de Monaco
Présentateur : Georges Pernoud, Laurent Bignolas, Sabine Quindou. Réalisateur: Tristan Carné, Georges Pernoud, Nicolas Ferarro. Le Bel Espoir et Thalassa abordent la principauté de Monaco. Ce rocher réputé pour son faste, ses casinos et ses yachts de luxe se veut aussi un pays ambassadeur des intérêts des mers et des océans. Une philosophie et une politique voulus par le Prince Albert II et qu'il nous fera partager en direct au cours de cette émission. Au sommaire : «Monaco entre ciel et mer» - «Les enfants de l'apnée» «Yachts people» - «Le tour du monde au soleil» - «Saga Caulerpa» - «Perle des philippines : l'or de la mer» - «Pêche à hauts risques»

FRANCE 5
11:00 Zouzous 12:40 Le magazine de la santé 13:35 Allô, docteurs 14:04 La minute des aidants 14:35 Planète insolite : La Turquie 16:30 C à dire ?! 16:45 C dans l'air 18:00 C à vous 19:00 Echo et les éléphants d'Amboseli : La menace Masaï 19:25 C à vous, la suite 19:35 200 km à la ronde 20:30 Nos poubelles passent à table 21:25 C dans l'air 22:30 Paris 2011 : La grande inondation 23:45 Kaboul : tu seras un garçon ma fille 00:35 Madagascar, des baleines et des hommes 01:25 In vivo, l'intégrale : Enfant sourd 02:00 La nuit France 5

M6
11:45 Le 12 45 12:00 Scènes de ménages 12:45 Aux portes du destin 14:40 La rançon de l'amour 16:25 Un dîner presque parfait 17:45 Un dîner presque parfait 18:45 Le 19 45 19:05 Scènes de ménages 19:50 Patron incognito : JeanClaude Puerto Salavert / UCAR 21:35 Patron incognito : Jean-Manuel Bajen / BAJEN S.A 23:15 Steve Jobs : l'homme qui a révolutionné notre quotidien 00:05 The Cleaner : Des voisins presque parfaits 00:50 The Cleaner : Echec et maths 01:40 M6 Music

N.C.I.S.: Los Angeles : Reconnaissance de dette
20hj40

11:25 Journal national 12:00 13h avec vous 12:40 Côté jardins : Les grandes serres du jardin des plantes 14:00 Le 64e critérium du Dauphiné 15:40 Slam 16:20 Des chiffres et des lettres 16:55 Campagne officielle pour les élections législatives 18:30 Journal national 19:10 Plus belle la vie 19:35 Thalassa : En direct de Monaco 22:10 Soir 3 22:40 Peur sur l'hôpital 00:10 Le match des experts 00:40 Les grands du rire 02:10 Plus belle la vie 02:35 Mussolini - Hitler : L'opéra des assassins

FRANCE 5
11:00 Zouzous 12:40 Le magazine de la santé 13:35 Allô, docteurs 14:04 La minute des aidants 14:10 Un jour au zoo : Des puces pour les rhinos 14:35 Mars, une nouvelle terre ? 15:35 La terre en colère : Tornades 16:45 C dans l'air 18:00 C à vous 19:00 Echo et les éléphants d'Amboseli : Les mâles solitaires 19:25 C à vous, la suite 19:35 Le royaume perdu des Mayas 20:30 J'irai dormir chez vous : Chili 22:30 Sadate Begin, le chemin de la paix 23:25 Le secret des déferlantes 00:20 Flore et le lac Atitlán 02:00 Nuit France 5

M6
10:50 Desperate Housewives : Un sens à notre vie 11:45 Le 12 45 12:00 Scènes de ménages 15:15 Vol 732 : terreur en plein ciel 16:30 Euro 2012 : Cérémonie d'ouverture 16:45 Euro 2012 : Pologne/Grèce 19:00 Le 19 45 19:25 Scènes de ménages 19:50 N.C.I.S. : Los Angeles : Le baiser de Judas 20:40 N.C.I.S. : Los Angeles : Reconnaissance de dette 21:30 N.C.I.S. : Los Angeles : Overwatch 22:20 N.C.I.S. : Los Angeles : Meilleure ennemie 23:10 100% Euro 2012 01:10 Scrubs : Mon nouveau jeu 01:40 Scrubs : Mon premier meurtre 03:00 Les nuits de M6

Réalisateur : Steven DePaul. Avec:Chris O'Donnell (Agent spécial G. Callen), LL Cool J (Agent spécial Sam Hanna), Daniela Ruah (Agent spécial Kensi Blye), Eric Christian Olsen (Marty Deeks), Linda Hunt (Henrietta «Hetty» Lange). Lors d'une opération conjointe entre la police et le N.C.I.S. pour empêcher la vente de matériel militaire entre un trafiquant d'armes et un gang néo-nazi, Deeks abat un homme non armé et se voit transféré au sein de la police le temps de l'enquête interne. Kensi doit faire face à ses sentiments devant sa difficulté à se séparer de son coéquipier

Jeudi 7 Juin 2012

EL MOUDJAHID

Détente
Mots FLECHES
Nº 3804
8 9 10
Nº 3804

25

Page animée par Mourad Bouchemla

Mots CROISES
1
I II III IV V VI VII VII I IX X

2

3

4

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6

7

UN GRAND SUCCÉS SOULAGEMENT MIS BOUT À BOUT POSSESSIF PRENOM NOTE PÀQUES VU

PÉTIODE

Définitions
HORIZONTALEMENT I- Auteur Français-Un droit aux études. II- Direction-Lutte pour être vu. III- Dieu celte-A tout faussé. IV- Une station - Fourrage. VMesure en chine-Tels les ours . VI- Maintenant un écartement . VIIAmie du poète - Là. VIII- Cours d’irlande -Sans teint. IX- Combat dépassé- Béquille. X- Coûts pour un change-Aération. VERTICALEMENT 1- Cri à l’étable-. 2- Faire le nettoyage. 3 Possessif - Raid. 4 Poisson fumé-Pas elles. 5 Dans l’arbre -Ionien. 6 Mangeable. 7 En axe-Amour de Zeus. 8 Prière autour de la table . 9 Pas nous-Alcool. 10 Bruit de pneu.

VILLE DE TUNISIE TYPE COMPAGNNON D’ULYSSE RDEMONSTRATIF MOUVEMENT DE FOULE DÉFUNTE PARESSEUX ACHEVER REUNION FERMÉE PERSONNEL DÉESSE MARINE

COUR’S ESPAGNE MONTRE DU DOIGT MALADROIT ROCHE SÉDIMENTAIRE MONNAIE NORDIQUE EN PULL APPLIQUER DE L’ÉTAIN D’ÉGALE PRESSION A FAIT MAL

GUIDE DIRECTION GREFFÉS

DÉTRUISANT CERVIDÉS ARTÈRE FORME DE ÉLIRE COUR D’EUROPE PALMIER

SOLUTION DES MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
1 2 3 4 5 6 8 9
B A L Z A C
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B A C I

E

B O X E U R
M E N T

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G A R A G E
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Grille
Recharger Chemisier Coquillage Rébarbatif Saturnales Biologiste Emargement Hiératique Gametocide Terre-neuve Atoxique Chuchoter Barracuda Aventure Solecisme Brindille Retremper Dribbling Taiseuses Autos-École Macreuse Nombreux Cuisinier Jointoyer Non-Retour Tessiture Refendre Zodiacal Grillroom Acordeur

Nº 3804
Laïciser Renouveau Antidater Rocambole Restituer Approuver Essaimage Concluant Trentième Obtention Sélecteur Inespérée Bidonnant
P R E C H A R G E R C H U C H O T E R L O I R G C O Q U I L L A G E E R S E R R B N E R R E B A R B A T I F M E E S E U T E F I S A T U R N A L E S S P S U I O E S E L B I O L O G I S T E I M U E N T

Mot CACHÉ
N P N L O R A R R A E C T A C E E R I E T E D R L E N O E P S O R A E R S C S R I R R O A N T C S P S N E V L T I A I N O E E O I O I A T R A C N E O E A M U O N E E M C U D M I O I L T N S R T T C N S B R A I V A B T U M U I T E G E Y R E E I Z C S E T O U V A A E U L N L X E R L D O C E A E L E E G N M R L I O U Y U E O D O R U R E R R E T E E I L C E O T C N I R D A T O X I Q U E C D B E R T I T N A D E M A R G E M E N T N B O B N S E A C E H I E R A T I Q U E I I T M I S U N A U G A M E T O C I D E R R U O O E R T L R T E R R E N E U V E B D A N J T T C H E M I S I E R B A R R A C U D A E

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SOLUTION DES MOTS FLECHES L 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
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B E S T S E L L E R A B O U T E O U F R E A A N U M A R
S E X A G E S I M E S S E C E C A
O R E U F E U E C L U B L U I N

A N N I H I L A N T R U E 9 D A I N E S E L E I S 10 E U R O

DINOSAURE

SOLUTION PRÉCÉDENTE : PEINTURLURER

Jeudi 7 Juin 2012

EL MOUDJAHID

Sports
ELIMINATOIRES MONDIAL 2014
actuellement dans le pays. C’est ce qui justifie un peu leur défaite surprise, à Cotonou, contre le Bénin (1-0). Ce genre de situation pourrait être à double tranchant. En effet, elle pourrait au contraire renforcer le sentiment de solidarité entre joueurs pour faire plaisir à leurs fans. La délocalisation de la rencontre au Burkina Faso pourrait, cependant, leur jouer un mauvais tour, surtout que nos capés se sont nettement améliorés au niveau de l’animation du jeu en jouant en «triangle», comme cela se fait un peu partout dans le monde. C’est un peu la tendance de l’heure. Les nôtres ne doivent aucunement se dire que tout est déjà empaqueté. Car, avec le recul, le but béninois, lors de la dernière sortie malienne dans ces éliminatoires du Mondial 2014, n’était pas valable du

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Les “Fennecs” rejoindront, demain, Ouagadougou à bord d’un vol spécial
Les Verts ont poursuivi leurs séances d’entraînement sur le stade annexe de Blida. Pratiquement tous les joueurs avaient pris part à ces dernières séances sauf Guedioura (ménagé), Chalali et Remache (ils sont aux petits soins).

I

l faut ajouter à ces joueurs la blessure à une cheville de Djebbour. Néanmoins, elle n’est pas grave, puisque la présence de ce joueur dimanche prochain, 20h (heure algérienne), à Ouagadougou, face au Mali, n’est nullement compromise. Ce qui a fait plaisir au sélectionneur national, Vahid Halilhodzic, c’est le retour aux entraînements de Bougherra ainsi que Mehdi Mostépha. Ce qui accroît les possibilités du Bosnien de renforcer son axe central. D’ailleurs, il avait testé de nouvelles variantes en mettant Bouzid sur le côté droit. Ce qui montre qu’il veut «fermer» le jeu aux attaquants maliens qui ne sont pas à présenter comme Kanouté, Seydou Keita ou Diabaté. Certes, Hachoud avait laissé une très bonne impression auprès des spécialistes, surtout après son centre impeccable à l’adresse de Soudani qui n’avait qu’à mettre son «heading» pour scorer. Néanmoins, Halilhodzic veut assurer en alignant une ligne défensive assez compacte et surtout très athlétique. Ce qui va rendre la tâche des Maliens des plus compliquées. La blessure de Guedioura, un joueur qui avait réalisé de très bonnes choses face au Rwanda sur la très belle pelouse de Tchaker (Blida), n’inquiète pas, même si Halilhodzic n’a pas voulu courir de risque en le ménageant. Néanmoins, il pourra retrouver sa place dans la récupération aux côtés de Lahcen, l’autre joueur qui avait brillé de mille feux face au Rwanda, un ensemble qui nous avait posé des problèmes par le passé. En récupérant Guedioura, ce qui est fort probable, le coach national pourra ainsi mettre sur pied en toute quiétude sa stratégie face à cette équipe malienne qui demeure, malgré tout, un épouvantail qu’il faudra écarter à tout prix de notre chemin. Les spécialistes affirment, à tort ou a raison, que le Mali d’aujourd’hui est un peu perturbé par la situation politique qui prévaut

fait qu’il y avait une charge flagrante sur le défenseur malien. Ce qui prouve que cette équipe malienne est solide quoi qu’on dise

sur elle. C’est pour cette raison qu’Halilhodzic continue à dire qu’elle demeure le favori du groupe H. Les Verts quitteront le territoire

national demain vendredi à bord d’un vol spécial d’Air Algérie. Hamid Gharbi

IL A ANIMÉ HIER MATIN UNE CONFÉRENCE DE PRESSE AU STADE TCHAKER

Vahid Halilhodzic : “Je prépare mon équipe à la victoire”
Le sélectionneur national a animé hier un point de presse autour de la prochaine rencontre Mali-Algérie des éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Pour l’objectif de l’EN pour ce match, il a été on ne peut plus clair : «Il s’agit d’un match très important qui s’annonce des plus difficiles, au vu de la qualité de l’équipe malienne et des individualités qu’elle renferme comme Diabaté, Maïga, Seydou Keïta et autres. C’est une équipe redoutable, qui peut faire la différence à n’importe quel moment. Il faudra être vigilant avec ce genre d’adversaire durant tout le match, notamment sur les balles aériennes et les balles arrêtées. On se prépare en conséquence et pour moi chaque rencontre à sa propre préparation, notamment de l’aspect tactique en fonction de l’adversaire». Pour lui, ce match sera très compliqué sur le terrain, où il faudra s’attendre à beaucoup de duels virils et à un engagement physique intense. «On prépare nos joueurs comme il faut pour leur permettre de répondre présent sur le terrain. Beaucoup de paramètres entrent en comptedans ce genre de rencontre. Nous faisons le maximum pour ne rien négliger. Tout est minutieusement étudié. On préconise plusieurs variantes tactiques après avoir visionné le dernier match des Maliens, perdu face au Bénin, en plus d’autres de leurs rencontres livrées avant celui-là. J’ai mon idée, je fais travailler les joueurs dessus. J’ai disséqué leur façon de jouer». Le sélectionneur national n’a pas caché sa satisfaction par rapport aux énormes progrès réalisés jusque-là par l’EN grâce à l’adhésion des joueurs à son discours et à la politique qu’il est en train d’instaurer depuis sa prise en main de l’équipe d’Algérie. Il a relevé l’engaleurs pas encore pris de décision. J’ai mon idée et je trancherai la question le moment opportun». Il a fait savoir que sur les 27 éléments qui prennent part au stage, 25 seront du déplacement à Ouagadougou. Remache et Challali resteront à la maison. Cela est un choix purement technique. 23 joueurs sont concernés par le match, un joueur et un gardien de but sont sur la liste des réservistes, s’eston jamais, en cas de défection de dernière minute, a expliqué le sélectionneur. Il a aussi noté la bonne forme de l’ensemble de ses joueurs et demandé à ceux parmi eux qui évoluent en Algérie, de cravacher dur à l’entraînement dorénavant, durant toute la saison pour pouvoir être du niveau et aspirer à être convoqué à l’avenir en EN. «Ce stage m’a permis de scanner chaque joueur. A présent, je connais tout sur eux, sur tous les plans. Cela nous permettra d’avancer». Pour ce qui est de la participation de Guedioura, qui a été ménagé 2 jours durant en raison de sa blessure au genou, Halilhodzic a fait savoir qu’il est pris en charge par le staff médical et qu’en principe, il sera OK face au Mali, au même titre que Djebbour touché à la cheville à l’entrainement mais sans conséquence sur sa participation à la rencontre de dimanche. Il a ajouté que Bougherra est désormais opérationnel, mais qu’il attendra samedi pour décider de le faire jouer ou pas et que chaque joueur peut aspirer à être titularisé face au Mali. «Je fais en sorte d’être le plus équitable possible dans le seul intérêt de l’EN, ni plus ni moins», dira-t-il. Enfin Medjani et Slimani ont eux aussi pris part à la conférence de presse. Nous y reviendrons. Mohamed-Amine Azzouz

gement total des joueurs, leur mobilisation et a souligné les efforts consentis dans l’intérêt de la sélection par ces derniers. Cela ne peut être que réjouissant et prometteur quant à l’avenir de cette équipe. Il a déclaré : «On ira au Burkina-Faso pour aller chercher la victoire. Il faut avoir cela à l’esprit en se dotant d’un mental de vainqueur qu’il faudra traduire sur le terrain. Je crois en mon équipe et en mes joueurs. J’attends beaucoup d’eux dans ce match-là, qui constitue un sérieux test pour nous. Après sa défaite au Bénin, le Mali sera certainement plus agressif face à l’Algérie. Je prépare mon équipe à la victoire, même si un résultat nul serait aussi bon à prendre. Il faut avoir à l’esprit cette culture de la gagne». Questionné à propos du onze qu’il va aligner, Halilhodzic répond : « Je ne vais quand même pas dévoiler mes cartes ! Je n’ai d’ail-

YAHLA (PRÉSIDENT DU FORUM DES CLUBS PROFESSIONNELS DE LIGUE1 ET 2) :

“La réunion FCP-MJS est imminente”
Le président du Forum des clubs professionnels (FCP) Abdelkrim Yahla s'est dit hier «optimiste» quant à la programmation dans les prochains jours de la réunion que réclame sa structure avec les responsables du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) pour débattre du dossier du professionnalisme en Algérie. «Nous avons eu un retour d'écoute favorable de la part du MJS pour la tenue très prochaine de la réunion que nous réclamons depuis quelque temps afin de mettre les points sur les «i» à propos de l'expérience professionnelle en Algérie», a déclaré à l'APS le président du FCP.

CLASSEMENT MONDIAL DE LA FIFA :

EURO-2012 :

Coup d’envoi demain vendredi
Le coup d'envoi de l'Euro-2012, c'est demain vendredi avec le match d'ouverture Pologne-Grèce à Varsovie, mais un autre coup d'envoi symbolique a été donné avec l'arrivée en Pologne de l'Espagne, championne d'Europe et du monde en titre, en fin de soirée de mardi. L'avion transportant la troupe de Vicente Del Bosque, qui avait décollé de Madrid, est arrivé peu après 19h30 (17h30 GMT) à l'aéroport de Gdansk (nord de la Pologne). Puis, les Casillas, Iniesta, Xavi et consorts ont pris la direction de Gniewino, leur camp de base, à quelque 70 km, soit environ 1h30 par la route. Cette charmante petite ville rurale de la Poméranie (région côtière au sud de la mer Baltique) s'est déjà parée aux couleurs de la «Roja» pour l'accueillir, avec des drapeaux espagnols dans les rues autour du stade municipal, où les tenants du titre s'entraîneront dans les jours à venir. Le premier match des stars du Real Madrid et de Barcelone, qui composent l'ossature de la sélection, aura lieu à Gdansk dimanche contre une Italie empêtrée dans le scandale des matches truqués et confrontée à des pépins physiques (dernier en date, le défenseur central Barzagli, à deux orteils du forfait). Hier mercredi, les équipes du groupe D, la France, la Suède, l'Angleterre et l'Ukraine, rejoindront leurs camps de base en Ukraine et Pologne. L'Ukraine avait joué un match amical contre la Turquie (en Allemagne), tout comme la France contre l'Estonie (4-0) et la Suède contre la Serbie (2-1). La République tchèque, la Russie et la Grèce étaient arrivées dès dimanche en Pologne. Ces trois équipes forment avec la Pologne le groupe A, premier en lice, avec Pologne-Grèce, le match d'ouverture à Varsovie, et Russie-République tchèque à Wroclaw, également vendredi.

L'Algérie gagne six places (32e)
La sélection algérienne de football a gagné six places et occupe la 32e position au classement mondial du mois de juin de la Fédération internationale de football (FIFA), publié hier mercredi par l'instance mondiale sur son site internet. Au niveau africain, les Verts conservent aussi leur troisième rang, devancés par la Côte d'Ivoire, finaliste de la Coupe d'Afrique des nations CAN-2012 (16e, -1) et le Ghana (25e, -3), alors que la Zambie, sacrée championne d'Afrique, pointe à la 43e place (-3).

MCO : Chérif El-Ouazani, nouvel entraîneur
L’ex-joueur international algérien, Chérif El-Ouazani, vient d’être désigné à la tête de la formation oranaise du MCO en remplacement du Suisse Savoy. Le nouveau président de la SSPA du club d’El-Hamri, Belhadj, n’a pas mis beaucoup de temps pour entamer le travail, surtout après la démission de l’ex-président du club, Youcef Djebbari. Après le départ de Belaïli à l’ES Tunis pour deux ans, les Oranais sont contraints de faire vite, surtout que leurs meilleurs joueurs sont convoités par d’autres clubs. D’ailleurs, Aouedj, un talent pur, est pisté par la JSK. H. G.

Jeudi 7 Juin 2012

Ph. R.Tahar

EL MOUDJAHID

Culture

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10e RENCONTRE CINÉMATOGRAPHIQUE DE BÉJAÏA

Regards et sensibilités
L’association Project’ heurts, fondée en 2003 par de jeunes cinéphiles, poursuit son activité dédiée à la promotion du spectacle filmographique, à sa redynamisation et à la vulgarisation du film de répertoire, en organisant la 10e rencontre cinématographique de Béjaïa, du 9 au 15 juin 2012, à la Cinémathèque de l’ancienne ville des Hammadides.

C

ette manifestation culturelle, qui veille à prendre ancrage dans le paysage cinématographique, se propose de diffuser et de faire connaître des films qui interpellent, suscitent des questionnements et parlent aux spectateurs en lui proposant des œuvres à travers le regard des cinéastes, leur sensibilité et préoccupation de créer un espace d’échanges, d’interaction et de débats enrichissants entre les cinéphiles, le public et les réalisateurs. Il s’agit aussi de veiller à assurer une permanence du film sur la scène culturelle nationale. Belle conviction quand on mesure les entraves, les difficultés à affronter, notamment lorsqu’il faudra ramener le public dans les salles obscures. Ce n’est pas une mince affaire, eu égard au déficit dans ce domaine. Pour cette 10e rencontre, 50 ou 60 œuvres sont inscrites «officiellement» au programme de la manifestation. Il y a des films de fiction, des documentaires, des longs et des courts métrages qui proviennent des pays arabes, du Maghreb, d’Afrique et d’Europe. L’éventail est assez large et impose fatale-

ment une certaine dose de partialité et de subjectivisme, arbitraire par essence. La première soirée sera ouverte par un film franco-algérien intitulé La chine est encore loin, Male Bensmaïl qui relate l’histoire d’un couple d’instituteurs français et un caïd algérien, victimes d’une attaque meurtrière près de Ghassira, un petit village chaoui. Cet acte marque le début de la guerre de Libération. Le public béjaoui découvrira la suite de l’histoire lors de cette 10e rencontre. Un programme bien riche a été tracé par les organisateurs pour cette rencontre, avec d’autres films au menu à raison de trois projections par jour : 13h, 17h et 20h. On cite à titre d’exemple, Qu’ils reposent en révolte, de Sylvain Georges, Nada a ver de F. Bresson, Fais croquer… et bien d’autres œuvres filmiques. Le documentaire est aussi présent avec «Bir d’eau» de Djamel Beloucif, «L’ivresse d’une oasis» de Hachimiya Ahamada, «Uzzu» de Sonia Ahnou, «La mémoire et la mer»… Cela étant, les organisateurs se gardent bien de fixer au préalable, ce qui doit être montré au public. Il n’y aura pas d’a priori, ni de conditions préétablies, tant du côté

de la thématique que du côté des cinéastes. Le seul critère retenu est que l’œuvre soit suffisamment forte et expressive pour interpeller le spectateur, même violemment, et l’amener à réfléchir. Un atelier dédié à l’écriture scénaristique, organisé avec CFI (Coopération Média) est inscrit au programme de la manifestation. Il s’adresse à des auteurs-réalisateurs algériens désireux de consolider leurs techniques d’écriture à travers un accompagnement dans le développement d’un scénario de court métrage de fiction ou de programme court. Le public a, donc, rendez-vous avec une rencontre où le film sera à l’honneur. L’Association se fraye un chemin et poursuit très discrètement, mais avec conviction, une œuvre de promotion du spectacle cinématographique. Une activité qui reprend du poil de la bête et qui, grâce à des initiatives de ce type, finira par parvenir à ses objectifs. C’est tout le mal qu’on lui souhaite. Kafia Aït Allouache

COOPÉRATIVE THÉÂTRALE EL BELLIRI DE CONSTANTINE

EXPOSITION À LAGHOUAT

Bon accueil pour Moi, ma femme et Satan

Bijoux traditionnels et parures d'Algérie

U

n accueil plutôt favorable a été réservé par le public constantinois à la nouvelle création de la coopérative théâtrale El Belliri, intitulée Moi, ma femme et Satan, dont la générale a été donnée dimanche soir au théâtre de la ville. Ecrite par Ouahid Achour, l’un des membres les plus actifs d’El Belliri, qui en a également signé la mise en scène et le décor, la pièce est une invitation à une réflexion sur les faux problèmes qui minent la famille et, pardelà, la société, et l’entraînent vers des situations de conflits et de guerres. Portée par seulement trois comédiens, la pièce s’ouvre sur un décor simple, réduit à un lit, un bureau, un petit monticule de livres et une casserole, le tout bien mis en valeur par un éclairage savamment distillé. Du monticule de livres jetés pèle-mêle sur le sol, surgit, en pestant contre le désordre régnant dans son foyer, un mari philosophe de son état, mais qui se retrouve empêtré dans la gestion des tâches ingrates de la vie quotidienne, au point de basculer dans l’absurde et de se retrouver en train de philosopher sur la "relation entre la casserole et l’assiette, et leur impact sur la vie conjugale" au lieu de traiter des vrais sujets de philosophie. L’absurdité de la situation, loin d’interpeller sa femme et de la pousser à se remettre en question,

ne fait qu’aggraver la situation d’incommunicabilité dans le couple qui se retrouve en train de se disputer de tout et de rien et à se jalouser mutuellement à propos d’un certain "Michou" qui se révélera, à la fin de la pièce, n’être en réalité qu’un chat. Ignorées de son environnement familial, les compétences du philosophe intéressent Satan qui fait une intrusion dans sa vie, non pas pour semer la zizanie comme l’on pourrait s’y attendre, mais pour lui faire part des préoccupations de sa communauté au sujet de "l’épineux problème de la guerre" et l’inviter à réfléchir à une solution à cette catastrophe qui fait

du tort à toute la création et à l’univers tout entier. Dans la discussion qui se noue entre les deux personnages, le philosophe en vient à être séduit par ce qu’il apprend sur l’ordre qui règne dans le monde de Satan où les rôles sont bien définis, où la femme a un statut bien précis et où les tâches sont bien réparties entre les membres de cette communauté, réputée pour son pouvoir et son efficacité. Ouahid Achour estime, en effet, qu’il est "faux et trop facile de charger Satan de tous les péchés de l’Homme" et que ceux-ci résultent bien plus de l’entêtement de la race humaine, hommes et femmes, à se murer dans l’incommunicabilité, à refuser toute remise en question en faisant montre d’une incapacité à produire un ordre clair, simple et respecté de tous. Les dégâts produits par ce manque de définition des rôles "se ressentent, d’abord et en premier lieu, au sein de la famille, cellule de base de la société d’où tout part et qu’il importe de sauver en priorité, si l’on veut préserver la société et l’humanité", pense Ouahid Achour. La prestation des trois comédiens sur scène, Hamza Hammoudi dans le rôle du mari philosophe, Zeleïkha Belhadj dans celui de l’épouse et Ahmed Hemames, campant le rôle de Satan, a été positivement appréciée par le public, composé à majorité de connaisseurs qui a assisté à cette première représentation.

U

ne exposition de bijoux traditionnels et parures d'Algérie à travers l'histoire a été ouverte mardi à Laghouat à l'initiative du musée national du Bardo et l'Office national du parc culturel de l'Atlas saharien. Organisée à la maison de la culture Etkhi Abdellah Ben-Kriou, pour une durée de dix jours, l'exposition compte plusieurs pavillons qui mettent l'accent sur l'utilisation des bijoux à travers les périodes de l'histoire et les caractéristiques des différentes régions algériennes dans ce domaine. Cette exposition, qui s'inscrit dans le cadre de la célébration du Mois du patrimoine, a été consacrée aux "bijoux de la préhistoire" ou on y retrouve les coquilles des œufs, des coquillages, des carapaces de tortues et des os ainsi que d'autres matières naturelles qui ont été utilisées dans la fabrication des bijoux. La première journée de l'exposition a été consacrée aux bijoux de la reine Tin Hinan (période de la préhistoire), retrouvés dans sa tombe, et à cette période marquée par l'enterrement des bijoux avec les dépouilles pour des croyances de l'époque. Avec l'avènement de l'islam, le bijou s'est développé et a su synthétiser la quintessence de toutes ces périodes dans une symbolique harmonieuse, loin des statuts et des photographies, ont expliqué les organisateurs. Un pavillon a été consacré aux bijoux traditionnels de 6 régions du pays, à savoir la grande Kabylie, les Aurès, l'Atlas saharien, les bijoux targuis et ceux des Oasis ainsi que les bijoux de la femme citadine, notamment ceux des fêtes. L'objectif de cette exposition sur les bijoux anciens est de faire connaître l'authenticité de ce patrimoine national, ses origines et sa diversité d'une région à l'autre et d'une ville à une autre afin d'encourager les jeunes à préserver ce riche patrimoine ancestral, ont souligné les organisateurs.

Jeudi 7 Juin 2012

Pétrole Le Brent à 101.10 dollars le baril

Monnaie L'euro à 1.255 dollar

D E R N I E R E S
UNE PREMIÈRE EN AFRIQUE DU NORD
DIPLOMATIE

Création d’un sentier sous-marin à Jijel

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n jardin pédagogique et une visite guidée du premier sentier sous-marin pilote en Algérie ont marqué, hier à Jijel, l’ouverture d’un séminaire national de deux jours sur les aires marines protégées (AMP), à l’initiative du Parc national de Taza (PNT). Ces deux manifestations ont été organisées en prélude à la rencontre nationale que doit abriter, jeudi, l’université de Jijel, avec la participation de nombreux scientifiques et chercheurs algériens et étrangers, dont le directeur général du WWF Med Po de Rome, l’italien Paolo Lombardi, ainsi que des partenaires du projet de classement de la zone marine de Jijel. S’agissant du jardin pédagogique, cet espace de deux hectares situé à l’intérieur même du parc de Taza est un ensemble constitué de micro-espaces reflétant les écosystèmes existant à l’image des zones humides, des formations de chêne-liège et de faune et flore, ont précisé les responsables du parc. Il se veut un espace d’apprentissage, de découverte et de loisirs pour le public visiteur, et particulièrement les écoliers et universitaires. Pour ce

M. Medelci tient une séance de travail avec le vice-président iranien
Le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a tenu hier à Alger une séance de travail avec le vice-président iranien, M. Mohamed Reza Tadj Eddini, qui effectue une visite de quatre jours en Algérie, en sa qualité d'envoyé spécial du Président iranien, M. Mahmoud Ahmadinejad. La séance de travail a eu lieu à la résidence Djenane El-Mithak en présence des membres des délégations des deux pays. M. Tadj Eddini avait déclaré à son arrivée à Alger que cette visite lui permettra d'évoquer avec les responsables algériens les «sujets d'intérêt commun», rappelant que les Présidents Bouteflika et Ahmadinejad «se sont engagés à renforcer les relations bilatérales entre les deux pays dans tous les domaines». Lors de son séjour à Alger, M. Tadj Eddini aura notamment des entretiens avec de hauts responsables de l'Etat.

qui est du sentier sous-marin, le premier du genre en Afrique du Nord, il s’agit d’un chemin de découverte de 300 mètres balisé avec des panneaux indicateurs, situé à Bordj Blida (exAndreu) qui s’est vu assigner comme objectif de «créer une discipline écologique sous-marine pour préserver la biodiversité sous-marine», a-t-on précisé de même source. Plusieurs conférences et communications seront animées à la bibliothèque centrale de l’Université Mohamed-Seddik-Benya-

hia, portant sur la stratégie nationale de la préservation du patrimoine naturel, du projet de classement de la zone marine du PNT, le développement durable à travers les AMP autour de la Méditerranée, l’écotourisme, l’expérience de développement de la pêche dans le parc marin de Scondola (Corse), la stratégie de préservation du littoral algérien, les gardes-côtes et la mission de protection du patrimoine marin.

L’ambassadeur de Tunisie à Alger, M. Mohamed Najib Hachana, rend visite à El Moudjahid
L’ambassadeur de Tunisie à Alger, M. Mohamed Najib Hachana, a rendu hier une visite de courtoisie à El Moudjahid où il a été reçu par Mme Naâma Abbas, présidente directrice générale du journal, entourée de ses proches collaborateurs. D’emblée, le diplomate a tenu à souligner combien l’expérience d’El Moudjahid dans la lutte pour le recouvrement de la dignité, véritable épopée, est chère dans le cœur de tous les Tunisiens. M. B.

LA PISTE DE L’AÉROPORT DU 8-MAI 1945 (SÉTIF) PASSE À 3 200 MÈTRES

Une dimension internationale

L

a wilaya de Sétif dispose aujourd'hui d'un imposant acquis en matière d'infrastructure routière. Autant de potentialités qui sont consolidées par d'autres grands projets structurants à l'instar des futures pénétrantes nord et sud, Djendjen-El Eulma avec une liaison sur l'autoroute estouest et Sétif-Barika ou alors l'Aéroport du 8-Mai 1945 qui consolide chaque jour un peu plus sa vocation internationale. Cette dernière infrastructure à flux très dense prend une place très importante au cœur d'un bassin démographique de plus de 6 millions d'habitants, connu déjà par son fort potentiel d'émigrés, d'hommes d'affaires et de grands commerçants. C’est à ce titre que le Président de la République qui avait inauguré en juin 2007 la piste d’atterrissage de cet aéroport, portée alors à 2 400 mètres alors qu’elle n’excédait pas les 1 900 mètres, consacrait déjà à cette infrastructure aéroportuaire sa vocation internationale avec près de 450  000 passagers qui avaient déjà emprunté les compagnies inscrites au trafic aérien sur l’aéroport de Sétif dont 70% sur le trafic international. Une structure économiquement viable si l’on en juge par le nombre important de mou-

vements aériens qu’elle a connus en 2008 déjà et pour laquelle, la décision du Chef de l’état de porter cette piste à 2 900 mètres vient conforter cette dimension internationale.

2 900 mètres opérationnels en juillet
Aujourd'hui, et au grand bonheur de tous, les travaux de cette nouvelle extension de 500 mètres tirent à leur fin. L’aéroport pourra ainsi accueillir de gros porteurs et s'ouvrir sur des perspectives nouvelles porteuses d'espoir et de progrès : «Si tout va bien, nous livrerons cette nouvelle extension de 500 mètres qui portera la longueur de la piste principale à 2 900 mètres d'ici le mois de juillet», nous confie

M. Moussa Salaa, le directeur des travaux publics. Le dernier programme complémentaire d'un montant de 42,44 milliards de dinars, accordé le 8 mai 2012 par le Chef de l'état à la wilaya de Sétif, et qui compte, entre autres, une nouvelle extension de la piste sur 300 autres mètres qui porteront la longueur de la piste principale à 3 200 mètres, suscite déjà une forte adhésion des pouvoirs publics locaux qui agissent et ne perdent pas de temps à écouter une fois encore le directeur des travaux souligner que «pour cette nouvelle extension de 300 mètres, l'étude est en voie de finalisation et le cahier des charges en cours de préparation». Il reste que si cette nouvelle extension est appelée à produire un impact supplémentaire extraordinaire en matière de transport aérien à partir de l'aéroport du 8-Mai 1945, la prise en charge du volet inhérent à l'aérogare désormais trop exiguë pour répondre aux exigences qu'il faut, s'inscrit en termes de nécessité absolue, faute de quoi l'espace qui aura été aménagé pour une piste de 1 900 mètres, et donc des avions de petite et de moyenne envergure, pourrait constituer un véritable handicap pour l'avenir. F. Z.

DON DE SANG

La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel
La Fédération algérienne des donneurs de sang (FADS) a lancé hier un appel aux personnes en bonne santé et âgées entre 18 et 65 ans à faire des dons de sang car des malades en ont besoin. «Ce geste banal rendra l'espoir et le sourire à des gens qui en ont besoin, et c'est la meilleure aumône qu'on puisse offrir à un malade» à l'occasion de la Journée mondiale des donneurs de sang (14 juin), précise la FADS dans son appel. Pour rassurer la population concernée contre toute crainte liée à cette opération de solidarité, la FADS indique que «le matériel de prélèvement (du sang) est un matériel à usage unique et stérilisé». Les donneurs volontaires sont ainsi invités à se rapprocher des hôpitaux les plus proches de leur lieu de résidence pour les dons. Cet appel a été lancé par la FADS en collaboration avec le ministère des Affaires religieuses et du Waqf ainsi que l'Agence nationale du sang qui dépend du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.

JOURNÉES D’INFORMATION DU Dr JAMIL ELQUADISSI DOUIK, CHERCHEUR EN MEDECINE ALTERNATIVE

Une thérapie alimentaire fondée sur les principes du Coran
Invité du forum du quotidien arabophone El Youm, Jamil El Quadissi Douik, docteur en medecine, membre de l’Académie internationale d’analyse de la personne humaine, propriétaire du groupe «Dr Djamil» composé d’un centre de recherches scientifiques et de sociétés des industries alimentaires, a présenté hier, à la maison de la Presse Tahar-Djaout, une conférence sur le thème de «l’équilibre alimentaire basé sur la science de la diététique du Saint Coran». Ses recherches sont basées sur la mise en place d’un régime alimentaire comme thérapie supplémentaire dans le traitement des maladies du corps et de l’esprit. Son traitement s’articule autour d’un système de nutrition équilibrée (échelle de régime) intégré et pris à partir des préceptes du Saint Coran et de la Sunna. Le Dr Jamil Douik a mis au point son programme diététique et l’a appliqué sur deux cents personnes qui sont des patients atteints de maladies chroniques. Les résultats ont été concluants, souligne-il devant l’assistance. Le chercheur a indiqué que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) nous a expliqué qu’Allah a mis en place un remède pour toute maladie. «Le Coran n’est pas un livre de médecine, de géographie ou de géologie, comme certains musulmans le proclament à tort. Ce n’est qu’un livre destiné à guider les hommes. Ceci ne signifie point qu’on ne trouve pas d’autres choses dans le Coran. Bien au contraire, Allah y a placé des versets relatifs à la constitution du corps humain, à l’évolution de sa formation et à d’autres manifestations naturelles. Le Saint Coran est un remède pour les croyants. Il s’applique aussi bien au corps qu’aux cœurs. Il y parle encore de la nécessité de préserver la santé et de se prémunir contre les maladies. C’est un antidote parfait pour toutes les maladies du corps et du cœur (morales et spirituelles). Mais tout le monde n’est pas apte à en tirer profit. «Si le patient sait bien en faire un usage curatif correct en l’employant avec une foi fondée sur une conviction profonde et avec le respect des conditions d’utilisation, sa maladie ne lui résistera jamais», déclare-il. L’orateur mentionne entre autres aliments aux valeurs curatives, l’huile d’olive, le vinaigre et le miel. À propos du miel, le Très Haut dit  : «De leur ventre, sort une liqueur, aux couleurs variées, dans laquelle il y a une guérison pour les gens.». Une telle boisson apporte à la préservation de la santé une contribution que seules les sommités médicales connaissent. Il confirme son argument concernant le miel en disant qu’il possède beaucoup de vertus thérapeutiques. Il purifie les veines, les entrailles. Il est nutritif et laxatif, fortifiant et il écarte les mauvaises odeurs, purifie le foie et la poitrine, facilite l’écoulement de l’urine et convient pour soigner la toux. Le Dr Jamil Douik rappelle que la médecine alternative qu’il préconise a un coût beaucoup moins élevé que la médecine moderne. Cependant, il ne voit pas d’antagonisme ou de contradiction entre elles. Il observe qu’elles peuvent parfaitement entrer en synergie. Le patient ne peut pas faire l’impasse sur une prescription médicale et de l’usage de médicaments appropriés à son type de maladie. Néanmoins, un régime diététique sain est une contribution active vers sa guérison. Le Dr Jamil Douik a contribué à certaines revues scientifiques par des rédactions d’articles en plus de messages multiples dans des médias lourds. M. Bouraib

SAHARA OCCIDENTAL

L’Internationale socialiste réitère son «soutien» aux droits du peuple sahraoui à l'autodétermination
Le Comité sur la Méditerranée de l'Internationale socialiste (IS) a réitéré son «soutien» aux droits du peuple sahraoui à l'autodétermination, dans une déclaration finale adoptée à l'issue d'une réunion tenue mardi à Madrid au siège du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Le Comité sur la Méditerranée «exhorte le Maroc et le Front Polisario à continuer les négociations pour une solution pacifique et durable du conflit sous les auspices de l'Onu», est-il souligné dans la déclaration citée par le ministère sahraoui des Affaires étrangères. L'IS, «préoccupée par la situation des droits de l'homme au Sahara occidental, s'est engagée à continuer à travailler avec tous les acteurs en faveur de la démocratie et des droits de l'homme», ajoute la même source. Au cours de cette réunion, un groupe de contact sur le Sahara occidental a été constitué au sein du Comité sur la Méditerranée et a convenu que «l'IS doit accompagner le processus de négociations entre les parties dans le cadre des Nations unies et contribuer sur la base de l'engagement démocratique et socialiste à ce que l'on avance vers une solution conforme au droit international». Le comité «compte entreprendre des initiatives propres à aider à la solution du conflit» et «c'est dans ce sens que l'IS envisage d'effectuer une visite au Maroc et au Sahara occidental».

Ph. Billel

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