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CHRONOLOGIE

DATE

DÉTAILS

 
 

Sur la base de clichés enregistrés pendant 20 ans, l'astronome Piet Van de Kamp croit avoir détecté une exoplanète autour de l'étoile de Barnard, la 4° étoile la plus proche du Soleil. D'après la façon dont elle perturbe le mouvement de l'étoile, cette planète aurait une

1964

masse de 1,6 J, une orbite très elliptique d'une période de 24 ans. En 1982, il trouve même deux autres compagnons à l'étoile, de masse inférieure à 1J et de périodes respectives 12 et 20 ans. Mais dès 1973 on prouve que des erreurs systématiques sont dues au télescope Sproul, et d'autres astronomes réfutent les calculs.

 

Le satellite IRAS (Infrared Astronomical Satellite) montre que Vega est entourée de matériel solide (c'est la première fois qu'on met en évidence un disque de poussières autour d'une étoile). L'anneau est approximativement à 80 UA de l'étoile, avec des grains de plus de

1983

10 microns de diamètre. La surprise est que l'anneau n'est pas symétrique autour de l'étoile : il y a un pic distinct d'émission thermique 5.9" Est et 7.1" Nord de l'étoile (au moins à 72 UA). Depuis on a suspecté 2 grosses planètes de tourner autour de cette étoile.

 

Quand Latham et son équipe découvrent HD114762 b, ils le prennent pour une naine brune, voire une planète géante. Son orbite est confirmée en 1991 par Cochran, Hatzes, & Hancock, puis

1989

en 1996 par Marcy & Butler. La nature de l'objet fait débat depuis sa découverte. Il s'agit peut-être d'une de ces planètes à orbite très excentrique, comme 70 Vir b. Avec une masse de environ 10 J, les chances sont de 50%, contre 50% à la naine brune.

 

On découvre de très petits compagnons d'étoile et de pulsars, mais dont la "planéitude" pose problème. Après plusieurs déceptions, Alexander Wolszczan annonce avoir découvert deux planètes de type terrestre (A et B) autour de PSR 1257+12, un pulsar

milliseconde dont la période de rotation est incroyablement courte :

0,0062

seconde

!

1989-1994

Un tel objet est le résultat de l'évolution d'un couple formé par une étoile à neutron et une étoile normale. Quand celle-ci meurt, son enveloppe se dilate et est happée par l'étoile à neutrons qui du coup tourne de plus en plus vite. Un disque de matière doit se former en même temps et donner ensuite naissance à des planètes Un 3° corps de taille lunaire, C, fut trouvé en 1994 et il y a probablement un 4° compagnon gros comme Saturne et loin comme Pluton (1996). [image] Les planètes autour du pulsar le déplacent d'avant en arrière de 900 km à la vitesse de 2,5 km/heure. Si notre soleil était une orange, le pulsar serait un grain de sable. Ce système formé autour d'un pulsar qui tourne sur lui-même près de 1000 fois par seconde (sic) pose le problème de sa formation…

1992

1ère découverte attestée, par A. Wolszczan et D. Frail : il y a bien un système planétaire triple autour du pulsar PSR 1257 +12

1995

La première exoplanète à peu près assurée tournant autour d'une

 
 

étoile de type solaire, et d'une masse environ 1J, fut détectée en octobre 1995 par Michel Mayor, Daniel Queloz et leur équipe du Département d'Astronomie de l'Université de Genève, par la

 

méthode

de

la

vélocimétrie.

Elle orbite autour de l'étoile 51 Pegasus. Par ailleurs, ce qui reste le plus étonnant dans cette découverte, c’est que la planète se trouve très proche de son étoile. Il ne lui faut que quatre jours pour en faire le tour. Inconnu jusqu’alors, ce type de planètes

prendra le nom de "Jupiter chaud", et beaucoup d’autres seront découvertes dans les années qui suivront.

 

2ème découverte d'une planète jupitérienne orbitant très près (0,11 UA) de son étoile, 55 Cancri A, de type G8V. Il y a

1996

probablement un 2° objet de 5J orbitant en 15-20 ans autour de

la

même étoile. Plus loin, un compagnon nain de type M5 (55

Cancri B) se trouve à 1150 UA. Image : exo-55cancri.jpg

 

G. Marcy et P. Butler annoncent la découverte de deux nouvelles

planètes, respectivement autour de 70 Virginis (dans la Vierge) et

de

47

Ursa

Major (Grande Ourse).

70

Vir b a une orbite très excentrée (e = 0.40). On hésite entre

1996

une nature d'exoplanète ou de naine brune. Ressemble à HD

114762

 

b.

47

Uma b est la première "jovienne" découverte, avec une orbite

de

faible excentricité (e=0.10) et située à environ 2.1 UA de son

étoile (type G0).

 
 

a)

Upsilon Andromedae b, 4° "jovienne" découverte, masse 0,6 J,

 

Juin 1996

periode 4.61 jours, orbite de rayon 0.054 UA, presque comme 51 Peg b. Upsilon Andromedae est une étoile de type F8V située environ à 16.5 pc. Découverte de Hauser, Shirts, Williams, Butler,

and

 

Marcy.

b)

Lalande 21185 b,c ?

 
 

Un compagnon de l'étoile 16 Cyg B, de type G2.5V (semblable à notre Soleil), est découverte indépendamment par Cochran & Hatzes (Univ. of Texas) and Marcy & Butler (SFSU). Cette planète a l'orbite la plus

 

excentrique jamais vue. L'objet est cousin, en moins massif, de 70 Vir b

23/10/1996

et

HD 114762 b. Sa masse est au minimum 1,55 J, et il tourne autour

de son étoile en 804 jours (2.2 ans). Le système de 16 Cygni a est formé de 3 étoiles. 16 Cyg A est éloignée de 900 UA de B and d, et le troisième compagnon (C) est à environ 70" de là. On n'a pas trouvé de planète autour de l'étoile primaire A.

 

Rho Coronae Borealis b est une planète du type "Jupiter chaud" (masse

1997

1,13 J, à 0,25 UA de son étoile, orbite 40 jours). L'étoile est similaire à notre Soleil, est âgée de 10 milliards d'années, et se trouve à environ 55

AL

de nous.

 

La première planète connue autour d'une naine rouge (équipe franco-

1998

suisse). il s'agit d'un objet de deux fois la masse de Jupiter autour de l'étoile de très faible masse Gl 876

 

Une planète de masse 2,5 J est trouvée autour du pulsar PSR 1620B-26.

1999

A

ce jour seuls deux pulsars se sont révélés accompagnés, ce qui

suggère que le phénomène doit être rare.

 
 

Osiris. Situé à 153 AL dans la constellation de Pégase, ce système est vu par la tranche depuis la Terre : on a pu déterminer nombre de paramètres depuis sa découverte. Située à 0,045 UA de son étoile, la planète orbite en 3,52474 jours, son rayon est de 1,.47±0,06 rJ , sa masse de

0,69±0,05

 

MJ.

1999

Compte tenu des effets de marée, Osiris présente sans doute toujours la même face à son étoile, et les différences de température entre le côté

"jour" et le côté "nuit" engendrent des vents violents, de l'ordre de plusieurs milliers de km/h. Malgré ces vents qui homogénisent un peu la température, le côté jour doit atteindre 1 500°C, 600°C de plus que le côté nuit !

2000

Le premier système de 4 planètes détecté l’est en 2000 : HD 160691, constellation de l’Autel.

21/11/2001

Retour sur Osiris (voir 1999). Première géante gazeuse contenant de l'oxygène et du carbone dans son atmosphère. Sa faible densité et sa proximité a mis la puce à l'oreille des chercheurs : la planète ne serait- elle pas en train de perdre son atmosphère ? Spectroscopie à l'appui, on en a eu la confirmation. Le gaz évaporé est soufflé par la pression de radiatin de l'étoile, et forme comme une queue de comète derrière la planète. Ce phénomène a poussé les scientifiques à imaginer une classe particulière d'exoplanètes, les planètes chtoniennes, qui sont des résidus rocheux de géantes gazeuses à l'atmosphère soufflée par leur étoile.

 

2002 : Découverte d’un disque opaque de poussières dans lequel des planètes sont en formation ou le seront bientôt, entourant une jeune

2002

étoile de type solaire. Ce disque est semblable à celui dans lequel les astronomes pensent que la Terre et les autres planètes du système solaire se sont formées.

 

L'exoplanète 2M1207b et son étoile, la naine brune 2M1207a ont

2004

été photographiées 5J, diamètre 1,5 J, gazeuse, à 200 AL de la Terre

dans la constellation de l'Hydre. par Hubble en avril 2004,

dans la constellation de l'Hydre. par Hubble en avril

2004,

la

 

confirmation de leur nature a été faite en mai 2005. Planètes de masse

 

Il

existait déjà plus de 120 exoplanètes, en voici 2 de plus! Celles-ci ont

été détectées par le télescope Kueyen du VLT. La méthode de détection n'est pas fréquente : les planètes ont en effet été découvertes par leur

passage

devant

leur

étoile

(OGLE-TR-113

et OGLE-TR-132, du

Sagittaire), ce qui faisait régulièrement baisser la luminosité de celle-ci

de

moins

 

de

1%.

A

ce jour, une seule planète, surnommée Osiris (HD209458b), avait été

observée

 

par

une

telle

méthode.

2004

La plupart des exoplanètes sont à ce jour découvertes par la mesure de

la "vélocité radiale", des oscillations de l'étoile perturbée par la présence

d'une

 

planète

massive.

Les étoiles-hôtes avaient auparavant été classées parmi les candidates à des transits de planètes par l'équipe d'Ogle, qui a annoncé il y a quelques

jours

la

découverte de la première exoplanète par lentille

gravitationnelle. 42 ont été observées par Kueyen. Ces exoplanètes confirment l'existence des "Jupiters très chauds" : des planètes massives très proches de leur soleil, bouclant donc très vite leur orbite, et ayant

 

une température très élevée. En effet, ces deux nouvelles exoplanètes bouclent leur orbite en moins de deux jours! La planète d'OGLE-TR-113, située à 6 000 AL, étoile de type F, plus grosse et plus chaude que notre Soleil, parcourt son orbite située à 3,4 millions de km de l'étoile en 1,43 jours. La planète a un diamètre supérieur de 10% à celui de Jupiter, sa masse étant supérieure de 35%. Sa température flirte probablement avec les 1800°C OGLE-TR-132, elle, une étoile naine, se situe à 1 200 AL. Sa planète serait aussi massive que Jupiter et son diamètre 15% supérieur à celui de notre planète géante. (source ESO)

 

Tatooine . Le Caltech annonce dans la revue Nature la découverte d'une exoplanète (HD 188753 Ab) dans un système de trois étoiles qui se trouve à 149 ALe de la Terre. Grâce au télescope Keck 1 de Hawaii, on a pu trouver cette

14/07/2005

planète dont la révolution autour de son étoile se fait en moins de quatre jours. Les modèles actuels (juillet 2005) de formation des planètes n'expliquent pas comment une telle planète peut naître dans un environnement si instable d'un point de vue gravitationnel. Cette planète

été surnommée «planète Tatooine» par son découvreur en hommage à la planète du même nom dans le film Star Wars.

a

25/08/2005

Mu Arae c (surnommée la Vénus de Mu Arae). Elle a une masse de 14 T, qui est en deçà d'une limite théorique de 15 masses terrestres, et elle peut être tellurique : les scientifiques pensent qu'il peut s'agir d'une très grosse planète rocheuse, la première de ce type qui serait donc découverte. Néanmoins, il peut tout aussi bien s'agir d'une très petite planète gazeuse.

 

Découverte d'une exoplanète proche de la Terre : HD189733b.

Image

exo-dumbel.jpg

Une équipe européenne-israélienne, à laquelle participent des chercheurs du CNRS de Marseille et Aix, annonce la découverte d'une nouvelle exoplanète, effectuée par les télescopes de l'Observatoire de Haute Provence. Cette exoplanète est remarquable à deux points de vue :

-

d'une part, elle a été détectée par deux méthodes distinctes, et elle fait

partie des 9 exoplanètes sur 160 (méthode des transist) pour lesquelles on a des détails !!! Elle est 365 fois plus massique que la Terre (1,15 J) et a un rayon 14 fois plus grand que celui de notre planète. Sa densité

5/10/2005

est comparable à celle de Saturne (0,125 fois celle de la Terre). Située à 0,03 UA de son étoile, elle en fait le tour en 2,2 jours. Cette « année » est l'une des plus courte connue (Jupiter tourne autour du Soleil en 12 ans environ). Tous les 2,2 jours donc, la planète occulte le disque de son étoile : ce transit provoque une baisse du flux lumineux de l'étoile de 3% pendant 2 heures, qui est dû à la petite taille de l'étoile (0,75 fois la taille du Soleil) et à la grande taille de la planète (1,26 fois la taille de Jupiter). C'est le plus marqué des 9 transits connus jusqu'à présent.

-

d'autre part, elle n'est qu'à 63 AL de la Terre, ce qui autorisera de

nombreuses recherches difficiles à réaliser sur les autres exoplanètes. Son étoile est visible aux jumelles, près de la constellation du Petit Renard, à proximité de la nébuleuse planétaire Dumbell M27, bien

connue des astronomes amateurs. Et cette étoile est brillante. Comme l atempérature de l'atmosphère de cette planète doit atteindre

 

plusieurs centaines de degrés, on devrait être en mesure prochainement de déterminer sa vitesse d'évaportaion et sa composition

Détection d'une exoplanète de la masse de Neptune autour d'une naine rouge par une équipe de chercheurs Franco-Suisse, la même qu'en

1998.

Pour faire cette découverte ils ont utilisé le spectrographe de nouvelle génération, HARPS(2), installé au foyer du télescope de 3,6 m de

diamètre

de

l'ESO

à

La

Silla

au

Chili.

30/11/2005

D'une masse équivalente à celle de Neptune (environ 16,6 T), elle gravite en 5,4 jours autour de la naine rouge GI581, sur une orbite circulaire de un peu plus de 6 millions de km de rayon. Sa température de surface

avoisine les 1 500°C. Il s'agit d'une des 6 exoplanètes les moins

massives recensées, et surtout de l'une des rares connues orbitant

autour

d'une

naine

rouge.

L'étoile GI581 (à 20,5 AL de nous) fait partie des 100 étoiles (dont 80 naines rouges) les plus proches de notre système solaire et a une masse de moins du tiers de celle du Soleil. Cette observation confirme que ces étoiles sont ainsi des cibles privilégiées dans la recherche d'exoplanètes,

et en outre de petite taille !

 

Mise en évidence de la 1ère exoplanète tellurique, OGLE-2005-BLG-

390Lb.

Trouvée grâce à l'OGLE (Optical Gravitational Lensing Experiment) de Princeton (USA), projet PLANET (Probing Lensing Anomalies NETwork),

dirigé

par

Jean-Philippe

 

Beaulieu.

25/01/2006

A 2,6 UA de son étoile, une naine rouge de la constellation du Sagittaire,

à 22 000 AL de nous, elle en fait le tour en 10 ans, sa masse est d'environ 5,5 T, la plus petite à ce jour. Elle est peu hospitalière :

température de surface - 220°C. Il n'empêche que cette planète, composée probablement de roches et de glace, est solide : il s'agit donc bien de la première exoplanète tellurique découverte à ce jour.

Une

exoplanète

 

autour

de

Pollux.

Deux groupes indépendants, conduits par Sabine Reffert de l'Observatoire de Königstuhl près d'Heidelberg et Artie Hatzes de

2006

l'Observatoire de Thuringe en Allemagne, ont découvert cette planète en utilisant une technique Doppler. La planète possède une masse minimum de 2,9 J et gravite autour de Pollux dans une orbite pratiquement circulaire de 590 jours.

 

Un groupe européen dirigé par Michel Mayor de l'Observatoire de Genève découvre le second système composé de 4 planètes autour d'une étoile de type solaire. Les 4 planètes gravitent autour de Mu Area (HD 160691),

une étoile G3

située

à

50

AL

de

la

Terre.

2006

Deux des planètes étaient déjà connues, mais des analyses supplémentaires des données ont révélé deux nouvelles planètes et fourni une meilleure solution orbitale pour les quatre. Les planètes gravitent respectivement à 0,09, 0,92, 1,5 et 5,2 UA autour de leur étoile et leur masse respective minimum est de 0,03, 0,5, 1,7 et 1,8 x J. La planète la plus externe du système de Mu Area, d'une période orbitale de 11,5 ans, est la planète extrasolaire qui ressemble le plus à

notre propre planète Jupiter.

 
 

3 nouvelles exoplanètes de 10, 12 et 18 fois la masse de la Terre sont découvertes par une équipe européenne d'astronomes, comprenant des

chercheurs du CNRS, et utilisant le spectrographe HARPS(2) installé au

foyer du télescope de l'ESO à

La

Silla

au

Chili

Ces planètes tournent autour de l'étoile HD69830, à peine moins massive que notre Soleil et située dans la constellation de la Poupe à environ 40 AL de notre système solaire. Les modèles de formation et d'évolution

planétaire indiquent que les 2 planètes intérieures doivent être rocheuses et que la planète extérieure doit avoir une enveloppe gazeuse surmontant un noyau de roches et de glace. Cette dernière est située dans la zone "habitable", c'est-à-dire à une distance de son étoile où

l'eau

liquide

pourrait

être présente.

Au cours des onze dernières années, 180 planètes ont été détectées autour d'étoiles similaires à notre Soleil. Les plus petites d'entre elles ont

des masses comprises entre 5 et 20 fois celle de la Terre et sont pour la plupart très proches de leur étoile avec des périodes orbitales de

seulement

quelques

jours.

17/05/2006

Les 3 exoplanètes découvertes ont 10, 12 et 18 fois la masse de la Terre, un âge compris entre 4 et 10 milliards d'années. Des simulations montrent que ces trois planètes, situées à 0,07, 0,18 et 0,63 UA de leur étoile, sont dans une configuration stable. D'autres simulations basées sur des modèles de formation planétaire ont établi que la planète interne devait être essentiellement rocheuse, la seconde moitié rocheuse moitié gazeuse et que la plus extérieure devait avoir une enveloppe gazeuse surmontant un noyau de roches et de glace. Cette dernière s'avère être située dans la zone habitable, c'est à dire à une distance de son étoile où l'eau liquide peut être présente à la surface des planètes solides. Ce système planétaire appelé aussi "Trident de Neptune" offre par ailleurs une particularité : le satellite Spitzer de la Nasa a révélé une forte

émission infra-rouge, attribuée à un anneau d'astéroïdes situé entre la deuxième et la troisième exoplanète, qui connaîtrait de nombreuses collisions formant ainsi des petits grains de silicates cristallins d'un diamètre de l'ordre du micron. Ce résultat indique que le système est en évolution.

04/08/2006

Oph 162225-240515. Cette fois-ci, ce sont 2 planètes tournant l'une autour de l'autre, mais librement dans l'espace, qui sont découvertes par Ray Jayawardhana et Valentin Ivanov à l'observatoire de La Silla de l'Observatoire européen austral (ESO).

 

L'exoplanète

la

plus

légère.

 

18/09/2006

Une équipe d'astronomes du Smithsonian annonce la probable découverte d'un nouveau type de planète : avec un rayon équivalent à 1,38 fois celui de Jupiter mais qui ne pèse même pas la moitié de sa masse, c'est l'exoplanète la plus légère jamais découverte ! Cela lui confère une densité inférieure à celle du liège. L'objet est baptisé HAT-P-1 ; son étoile est l'astre principal d'un système double, situé à quelque 450 années-lumière de la Terre dans la constellation du Lézard et connu sous le nom d'ADS 16402. Les deux étoiles sont similaires au Soleil mais plus jeunes, environ 3,6 milliards d'années.

05/10/2006

5

nouvelles

exoplanètes,

mais

ultra-rapides.

Kailash Sahu, du Space Telescope Science Institute de Baltimore, et

 

ses collègues américains, chiliens, suédois et italiens auraient découvert, grâce au télescope spatial Hubble, 5 exoplanètes d'une nouvelle classe baptisées "planètes à période de révolution ultra-

courte" (USPP : Ultra-Short-Period Planet) parce qu’elles font le tour de leur astre en moins d’une journée terrestre, 0,4 jour (moins de 10 heures) pour la plus rapide ! Les objets semblent être des planètes gazeuses géantes de faible densité similaires à Jupiter, tournant autour d'étoiles plus petites que le Soleil. Voici des détails sur deux d'entre ces planètes, dus à la remarquable précision et l'étonnante efficacité de l'instrument SOPHIE pour

détecter et caractériser de nouvelles exoplanètes

alors qu'il ne fait

que ses premiers pas. Réalisé grâce au financement de l'INSU (Institut National des Sciences de l'Univers) et du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d'Azur, SOPHIE est le fruit de l'expertise francaise dans ce domaine de la construction instrumentale pour l'astronomie. Il est actuellement en cours de tests techniques et scientifiques sur le télescope de 193 cm de l'Observatoire de Haute Provence et sera officiellement inauguré le 30 novembre 2006. Il remplace le célèbre spectrographe ELODIE qui avait permis en 1995 la découverte de la première exoplanète par M. Mayor et D. Queloz. Le spectrographe SOPHIE, qui s'avère 10 fois plus sensible qu'ELODIE va démarrer un large programme de recherche et de caractérisation de planètes extrasolaires. Ses excellentes performances illustrent d'ores et déjà ses capacités à pouvoir mener le suivi et la caractérisation des dizaines, voire des centaines, de candidats exoplanètes que le satellite Corot va déceler dès ces prochains mois L'étoile WASP-1 est légèrement plus chaude et plus volumineuse que notre Soleil ; elle est située à environ 1 000 AL, dans la constellation d'Andromède. L'étoile WASP-2 est au contraire légèrement plus froide et moins volumineuse ; elle est située à environ 500 AL dans la constellation du Dauphin. Bien qu'invisibles à l'œil nu, ces deux étoiles sont facilement détectables avec un télescope amateur. Leurs planètes portent les noms de WASP-1b et WASP-2b. Elles sont toutes deux des planètes géantes, de type Jupiter, mais tournant à proximité de leur étoile en seulement 2,5 et 2,2 jours de période respectivement, contre 12 ans pour Jupiter. Leur proximité à leur étoile implique que ces planètes sont beaucoup plus chaudes que Mercure, elles appartiennent de ce fait à la classe des Jupiters chauds. L'analyse des propriétés de ce type d'exoplanètes, et notamment leur densité, permet d'extraire des informations sur la structure interne de ces planètes gazeuses et de les comparer aux planètes géantes de notre système solaire. Ces informations sont utiles pour mieux comprendre les processus de formation et d'évolution des planètes.

27/11/2006

Une équipe internationale de chercheurs, menée par deux astronomes francais (LESIA : Observatoire de Paris/CNRS/Université de Paris 6 et 7, LATT : Observatoire Midi-Pyrenees/CNRS/Universite Toulouse 3), vient de découvrir un champ magnétique sur tau Bootis, étoile froide peu active, à 50 AL de nous, âgée d'un milliard d'années, d'une masse de 1,5 S, et autour de laquelle gravite une planète géante. L'étoile possède un champ magnétique de quelques Gauss,

 

soit à peine plus que celui du Soleil, mais de structu re plus complexe.

Image

exo-taubootis.png

 

Ce résultat, obtenu avec le spectropolarimètre ESPaDOnS qui équipe le télescope Canada-France-Hawaii, est une première. Jusqu'ici, seuls des indices indirects avaient permis de suspecter la présence de champs magnétiques sur des étoiles hôtes de planètes géantes extrasolaires. Les perspectives ouvertes par cette découverte sont majeures, et en particulier celle de l'étude de l'interaction entre la planète et la magnétosphère de l'étoile. Cette découverte est publiée dans une Lettre au Journal MNRAS (Monthly Notices of the

Royal

Astronomical

Society).

Les astrophysiciens soupconnent le champ magnétique de jouer un

rôle important dans la migration des Jupiters chauds. Pourtant, si des effets indirects d'un champ magnétique ont déjà été détectés sur des étoiles hôtes de planètes géantes extrasolaires, aucune mesure directe n'avait jamais été réalisée jusqu'à présent. C'est désormais

chose

faite

!

L'exoplanète est une planète géante de 4.4 masses joviennes sur une

orbite

serrée

de

0.049

UA

Par ailleurs, les astrophysiciens ont également mesuré le degré de rotation différentielle de l'étoile car ils savent quel rôle crucial peut jouer ce paramètre dans la formation du champ magnétique. Dans le cas présent, la matière située à l'équateur tourne à une vitesse 18% plus importante que celle présente aux pôles, et fait un tour de plus

tous les 15 jours environ. Et en comparant la rotation différentielle de l'étoile avec la révolution de la planète géante extrasolaire, les astrophysiciens ont pu constater que la planète était synchronisée avec une latitude moyenne de l'étoile. Cette observation laisse augurer des interactions extrêmement complexes entre la structure magnétique de l'étoile et son compagnon, peut-être semblables à l'interaction de la magnétosphère de Jupiter avec son satellite Io, qui donne naissance à ce que nous appelons le "tore de Io". Les données recueillies lors de cette étude ne sont pas assez nombreuses pour décrire en détail ces interactions, mais cette première mesure ouvre des perspectives nouvelles pour des études inédites très détaillées des systèmes étoile-planète.

25/04/2007

le télescope Harps de 3,6 m de l'Observatoire de La Silla de l'ESO au Chili annonce la découverte d'une planète "de type terrestre habitable" : Gliese 581 c, orbitant autour de l'étoile Gliese 581 située à seulement 20,5 années-lumières de la Terre. Trois laboratoires associés du CNRS ont participé à la découverte, avec des chercheurs de l'Observatoire de Genève et du Centre d'astronomie de Lisbonne2.