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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

FACULTE DES

SCIENCES

UNIVERSITE DE BATNA

DEPARTEMENT DES SCIENCES DE LA TERRE

FILIERE : DYNAMIQUE DES MILIEUX PHYSIQUES ET RISQUES NATURELS

ESSAI DE MODELISATION DE L’ECOULEMENT ET RISQUES D’INONDATION DANS LE PIEMONT NORD-EST DES AURES APPROCHE GEOSYSTEMIQUE

TRAVAIL PRESENTE EN VUE D’OBTENIR DU DIPLOME DE MAGISTER EN AMENAGEMENT DES MILIEUX PHYSIQUES, OPTION “ DYNAMIQUE DES MILIEUX PHYSIQUES ET RISQUES NATURELS

REALISE PAR :

MEHEMAI Fairouz

SOUS LA DIRECTION DE :

Pr. KALLA Mahdi

MEMBRE DU JURY :

TITRE

NOM ET PRENOM

GRADE

UNIVERSITE D’ORIGINE

RAPPORTEUR

KALLA MAHDI

Pr

Univ. Batna

PRESIDENT

YAHIAOUI A.WAHAB

MC

Univ. Batna

EXAMINATEUR

BOUDOUKHA A. RAHMAN

Pr

Univ. Batna

EXAMINATEUR

AMIRECHE HAMZA

MC

Univ. Constantine

ANNEES UNIVERSITAIRE : 2008-2009

ﷲا ﻢﺴﺑ ﻦﲪﺮﻟا ﻢﯿﺣﺮﻟا

Remerciements :

Jadresse mes plus remerciements à monsieur KALLA Mahdi pour mavoir accepter de superviser mon travail.

Je remercie également M e me DRIDI Hadda pour ses conseils mont été précieux pour la

rédaction.

Je noublierai pas le jury qui a bien voulu examiner et juger ce travail je lui exprime toute ma

sympathie.

Jadresse mes remerciements à mes enseignants pour maider et pour leur encouragement et leur soutien moral.

A touts mes collègues je dis merci.

Introduction Générale:

La proximité d'un cours d'eau a toujours été considérée comme un avantage certain pour le développement des activités humaines. Cependant avec le développement rapide des zones urbaines, de l'industrie, du commerce, interviennent directement sur le processus hydrologiques du bassin versant et tout particulièrement sur leurs manifestations extrêmes que sont les crues et les très basses eaux.

En cette période la vulnérabilité accrue nos sociétés aux inondations, sexprime par une forte demande sociale pour prévoir et prévenir ces catastrophes naturelles qui posent de graves problèmes humains et économiques

Pour cela, il existe actuellement un grand nombre de modèles conceptuels en hydrologie qui contribuent à réduire la complexité de la relation entre l'eau qui tombe et celle s'écoule. Entre autre les modèles conceptuels GR pluie-débit au pas de temps annuel, mensuels et journalier leurs avantage dépendant d'un très petit nombre de paramètres avec un niveau de complexité minimal.

d'abord une parfaite

identification des régions présentant le risque d'inondabilité par l'élaboration

zones vulnérables, qui serait un outil précieux pour l'évaluation des enjeux socio-économiques

soumis à risque. Ce qui permet une vision prospective de la prise en charge du risque et des dommages associés.

d'une carte des

La réduction des dommages causés par les inondations nécessite

Problématique

Quelque soit léchelle des unités physiques et hydrographique, la nature et les régimes des écoulements sont intimement liée aux aptitudes aux écoulements de ces unités.

A partir des différences et des similitudes entre ces unités, il convient de rechercher des paramètres dont linteraction et la validité permet de constituer des modèles de référence suffisamment fiables pour évaluer dune manière systémique les écoulements et les risques qui en découlent. Le travail sorganisera autour de trois parties principales:

La première partie concerne la caractérisation physique des principaux bassins du piémont Nord-Est des Aurès qui constituent les impluviums des localités principales de la wilaya de Khenchela, les paramètres dévaluation de laptitude aux écoulements seront codifiés et coté de manière numérique.

La deuxième partie a été réservée à létude des variables hydroclimatologiques et leur évolution

spatiotemporelle, notamment la partie concernant les variables extrêmes souvent responsables décarts de fonctionnement hydrologique (des corrélations simples et multiples) permettront de lier ces variables avec les paramètres physiques pour dégager les formes de manifestations de laléa. La troisième partie comportera létude des enjeux socio-économiques et leur répartition spatiale pour définir le niveau de vulnérabilité et sa cartographie. Lassimilation de ces bassins à des géosystèmes permettra de discrétiser ces espaces et dopérer une analyse numérique des différents paramètres. Afin de limiter l'impact du risque d'inondation nous proposerons quelques solutions

daménagement pour le réduire.

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès
Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Introduction de la première partie

Un grand nombre de facteurs autre que climatique intervient souvent de façon

aggravante, dans les dégâts occasionnés par les crues, car le bassin versant fonctionne comme un

intermédiaire entre l'eau précipitée et l'eau écoulée. Ce milieu physique complexe transforme

l'apport pluvial et en retient une part variable. Cette part dépend de l'organisation des différents

facteurs, certains tendant à limiter l'écoulement d'autre au contraire tendant à l'aggraver. Parmi

ces derniers, les facteurs géologiques, pédologiques, biogéographiques et morphométriques

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Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès
Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

I.1. Présentation générale de la zone détude :

I.1.1. Situation géographique:

Le piémont Nord-Est des Aurès est constitué dun couloir dominé par une chaîne de montagnes du massif des Aurès leur originalité réside dans la permanence du phénomène l'endoréisme qui est traduit par le développement d'une multitude de Sebkhas (Garaâs) occupant le centre des plaines qui constituent de ce fait leur niveau de base géomorphologique et leur exutoire hydrologique. Ainsi défini et délimité, le piémont Nord-Est des Aurès fait partie du bassin versant des "HAUTS PLATAUX CONSTANTINOIS " (Carte N° 1).

I.1.2. Situation administrative:

Administrativement, la région du piémont Nord-Est des Aurès est associe deux wilaya Batna et Khenchela, située à l'Est du paye

.Les coordonnées géographiques de la zone d'étude:

D'après la carte topographique (carte d'Algérie, Type 1960) :

§ Latitude : 39 G 20'

-

39 G 50'

§ Longitude : 4 G 50'

-

5 G 50

I-2) Les grands ensembles physiques:

feuille N-0-3-4 à l'échelle 1/200.000

Les reliefs du piémont Nord-Est des Aurès présentent de grandes ressemblances ils forment une barrière naturelle qui joue un rôle climatique et hydrologique important. Les différents paramètres climatiques sont fortement influencés par ces reliefs qui forment une limite entre les influences sahariennes du Sud et celles de la continentalité caractérisant les hautes plaines. Ils sont constitués par trois grandes zones relativement homogènes.

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Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès 5

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Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

A. La zone montagneuse:

Cette zone est formée par le massif des Aurès, portant les forêts et s'élevant jusqu'à 2328m d'altitudes. C'est un ensemble montagneux, qui sépare les hautes plaines constantinoises du Sahara Ils sont constitués par les monts de Ras er Rih (1916 m) , el Mahmel dont l'altitude s'élève jusqu'à 2231m , plus à l'Est on rencontre les massifs de Djebels Aoures (1521 m), Djebel Aidel (2173 m) et Djebel Feraoun (2093 m)

B. La zone de piémonts:

Les piémonts qui correspondent topographiquement à des zones de transition entre les montagnes et les plaines à des altitudes moyenne qui varient entre 1200 et 1400 m. Ces piémonts correspondent en général à ensemble de glacis d'ablation constitués par les dépôts colluviaux qui descendent en pente atténuée vers la plaine. La zone de piedmont est le plus souvent agricole.

C. La zone de plaine:

Cette zone est formée par une succession de plaines et occupe le majeur parti de l'espace. Elle s'étend au Nord à l'Est du piémont entre 800 -1200 m d'altitude. Elle s'étale jusqu'à la rive des lacs salés. Les dépôts accumulés dans cette plaine sont composés dans l'ensemble, de sable, gravier, de limon, résultants de la charge solide des oueds

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Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès
Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Les caractères hydrologiques dun bassin versant sont dans une large mesure

influencée par la capacité quont les roches et les sols qui en dérivent dabsorber leau et de la retenir de manière temporaire. La capacité de stockage que possèdent les nappes phréatiques conditionne limportance relative de lécoulement de base des cours deau par rapports à lécoulement total. Létude géologique dun bassin versant a pour but de déterminer la perméabilité de substratum. Celle-ci intervient sur la vitesse de montée des crues. Un bassin à substratum imperméable présente une crue plus rapide et plus violente quun bassin à substratum perméable soumis à une même averse. La synthèse géologique est réalisée sur la base de :

§ Les travaux de R. Laffite (1939).

§ Les cartes géologiques de Khenchla (203), Toufana (202), à léchelle (1/50.000).

Notre étude est caractérisée par deux régions naturelles bien distinctes au point de vue

stratigraphique et structural :

a. Au nord, les zones basses constituent le prolongement vers lEst du bassin miocène de Timgad Toufana à Kais qui correspond à la bordure Méridionale de la grande dépression Garaât et-tarf.

b. Les montagnes du Sud-Ouest constituent langle Nord-Est du quadrilatère plissé Aurèsien avec deux structures principales : Au Nord lanticlinal du Djebel Chélia et le synclinal de khenchela.

II.1. Description lithostratigraphique du piémont Nord-Est des Aurès :

II.1.1 Le Trias :

Cet étage est caractérisé par la présence de marne accompagnée de gypse et de sel gemme, et se situe sur les flancs des anticlinaux. Le Trias affleure en masse chaotique, sans aucune stratification. Dans ces masses, divers

éléments sont reconnaissable (dolomies noires, grès, gypses marneux et gypses fibreux) et emballés dans des argilites vertes. Les pointements Triasiques sont en contact anormal :

§ à Khenchela avec lAptien, le Cénomanien et le Coniacien.

§ au Djebels El Krouma et Knif avec lAlbien, le Sénonien et le Cénomanien.

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Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

II.1.2 .Le Jurassique :

Il sagit de marnes, de calcaires marneux et de dolomies, constituant la succession de cet

étage.

La partie supérieure est constituée de calcaire de plus en plus dolomitique jusquà la dolomie pure.

II.1.3 Le Crétacé :

Le crétacé est très développé dans la zone d'étude est présenté par:

II.1.3.1. Le Crétacé inférieur

w Le Barremien :

Apparait dans lanticlinal de Khenchela et affleure au Djebel Feraoun, au Djebel Aidel où il présente un faciès quartzeux au Djebel Bazeze et au Djebel Chadgouma. Le Barrémien

existe seulement dans cet anticlinal du Chélia et du Djebel Bouarif.

w n 5 bc Aptien :

Affleure dans tout les anticlinaux de lAurès il présente une épaisseur de 300 à 400 m et présente un faciès gréseux très fin.

w n6 Albien de lanticlinal de Khenchela (marnes, dolomies et grès)

LAlbien entoure régulièrement lanticlinal en formant une ceinture plus ou moins continue au dessus de lAptien. Il se présente généralement sous un faciès gréseux à tendance quartzitique.

II.1.3.2. Le Crétacé supérieur :

Existe dans tout les anticlinaux de la zone détude et caractérisé par un faciès marno- calcaire et un autre marneux :

C 1b Cénomanien moyen : marnes grises et bio micrites.

C 1C Cénomanien

supérieur : calcaire formant corniche.

w Le Turonien :

Il apparaît au Sud de lanticlinal de Chélia avec la forêt de Beni Imlloul. Cet étage est caractérisé par des faciès marneux et calcaro-marneux.

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Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

w Le Coniacien :

Le synclinal du Djebel lAurès possède une série coniacienne cette dernière est

formée par des marnes grises et marno-calcaire.

w C4 Santonien :

Le Santonien affleure sur le flanc Nord de lanticlinal du Djebel Chélia et dans le

synclinal du Djebel Aurès. Il correspond de marnes gris-bleu et marno-calcaires.

w C5 Campanien :

Le campanien est très bien visible dans le synclinal du Djebel lAurès, et sur le flanc

Nord de lanticlinal du Djebel Chélia.

II.1.4. Le Miocene :

w m c Aquitano- Burdigalien : (conglomérats rouges) :

Les

couches

rouges

aquitano-burdigaliennes

Lépaisseur ne dépasse pas 60 à 80 m.

sont

discordantes

sur

le

crétacé.

w m 1 Langhien-Serravalien

Marnes, biomicrites, biomicrosparites et grès blancs. Cet ensemble complexe repose directement en trans. gression sur le Trias et surtout au Nord du Kef Tifressa et du Ras Serdoun.

:

w m 3 Tortonien gréseux blanc et grossier :

Cette formation à une puissance denviron 300 m aisément estimable au Djebel el

Kharroub.

w m 3 Tortonien supérieur continental : (argiles silteuses)

Beiges et rouges, grès. Cette formation est, beaucoup plus développée dans le bassin miocène de Timgad.

II.1.5. Le Quaternaire :

Il représente des alluvions récentes formées le long des oueds (Reboa, Chmorah) des nappes déboulis avec une origine calcaire ou gréseuse, focalisées sur les flancs de Djebel Timagoult

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Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès 10

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Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

II.1.5.1. Alluvion récentes au actuelles :

Ces formations sont limitées aux zones basses, à loued Issouel qui aboutit au Barrage de Foum el Gueiss, et à loued Ras Serdoun. Ce sont des sables, des graviers et des limons gris de gros galets émoussés calcaires ou gréseux.

II.1.5.2. Eboulis à blocs :

Les éboulis sont localisés aux massifs montagneux de lanticlinal de Khenchela, du Synclinal du Djebel Aurès.

II.2. Le Cadre structural et tectonique :

Le piémont Nord-Est des Aurès se trouve dans le Nord-Est de lAlgérie, sur la bordure Nord de la plaque Africaine, le long de sa zone de contact avec la plaque eurasiatique au Nord. Depuis le Trias jusquà lActuel, lAtlas Saharien à subit plusieurs épisodes successifs

de subsidence et de soulèvement, en relation avec les mouvements relatifs de plaque tectoniques, ce qui indique un changement dans la dynamique découlement. Cette mobilité tectonique apparait dans les structures suivantes:

§ Le synclinal du Djebel lAurès, pli dissymétrique avec un flanc long au NO et un flanc court au SE.

§ Lanticlinal de Khenchela.

§ Le synclinal du Djebel Djehfa.

§ Lanticlinal du Djebel Chélia.

Ces plis dont lexpression morphologique constitue les reliefs au Sud du Barrage de Foum El-Gueiss et Koudiat Medouar sont formés à la faveur de failles dont la direction est

parallèle à elle des axes de plis. La transition entre la plaine des Sabkhas et les reliefs de lAurès est matérialisée par un piémont de grès miocène (Tortonien) discordants sur les calacaines cénomaniens de lanticlinal du Djebel Chélia. Dans le Bassin miocène de Timgad saccumulent des formations détritiques, Alluviales.

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Première partie

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Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès 12

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Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès
Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Létude des caractéristiques des soles ou létude pédologique de la zone détude est très

importante dans notre travail, à cet effet, la Carte n° (04) représente la répartition spatiale des

différents types de sols dans le piémont Nord-Est des Aurès.

La région de Khenchela présente des potentialités appréciables par ces caractéristiques

physiologiques (topographiques, hydrographiques et hydrologiques) et pédologiques générales,

quil est possible de mettre à profit et de valoriser.

Ce présent chapitre est réservé à la présentation des différentes caractéristiques des

grandes classes des sols de la région détude.

III.1. Les sols salins (Solontchaks)

Les sols salins sont localisés dans les dépression, occupant ainsi les Sebkhas et les chotts

et leur extensions à savoir, Sebkhat Garaât-Et-Taraf, Chat-El-Maleh,Chatt zahar au Nord de la

ville de khenchela, toute fois dautres Sebkhat se sont formé au Nord-Est de la ville, ces

dépressions sont inondées surtout en hiver lors des fortes pluies.

Ces sols sont soumis à linfluence dune nappe salée peu profonde, riche en sels de

sodium, la conductivité électrique de lextrait de pâte saturée est supérieure à 4 ds/m à 25°C, le

sel remonte par ascension capillaire et forme souvent des efflorescences blanches en surface.

Le profil reste peu différencié de type AC, la floculation des argiles conférant à lhorizon

A une structure en agrégats, le PH reste inférieur à 8,5.

En fonction de la composition du complexe d'échange, on peut distinguer également les

sols salins à complexe calcique avec un taux de sodium échangeable (ESP) < 15%( bonne

perméabilité) et les sols salins à complexe sodique.

Ces derniers ont un ESP compris entre 15 et 30 %, malgré limportance du sodium

échangeable, la présence dune solution fortement concentrée empêche la défloculation des

argiles. En effet, les sols salins à complexe sodique sont des sols très instables puisquils

peuvent évoluer rapidement vers une alcalinisation sous leffet dune dilution de la solution du

sol (pluie, irrigation à leau douce ou très peu salée) le sol devient compact, peu perméable,

linfiltration et la conductivité hydraulique diminuent, leau pénètre moins bien dans le sol et

circule moins vite, les plantes sont donc moins approvisionnées en eau et tendent à se flétrir.

Toute fois la présence des croûtes, dont lépaisseur peut atteindre plusieurs mètres,

entraîne une imperméabilisation totale de la surface du sol, leau ne peut plus pénétrer.

En plus de laspect de surface du sol, les caractéristiques topographiques des terres

(plaines et dépression) et labsence des systèmes de drainage amènent leau à saccumuler

surtout en période humide en provoquant linondation des terres.

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Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

III.2. Les sols Alluviaux Ces sols sont observés essentiellement au Nord-Ouest, Nord-Est de la ville de Khenchla entrouvrant les extrémités des sebkhas occupant des glacis et terrasses, dune pente variable entre 2 à 4%, ainsi que dans les terrasses alluviales le long des sebkhas. Ces sols se localisent généralement dans le lit majeur des oueds où ils sont souvent rajeunis par les dépôts de matériaux neufs en période dinondation. Ils sont caractérisés par la présence dune nappe phréatique, qui circule et nest donc pas réductrice et qui subit de fortes oscillations. La perméabilité des sols alluviaux dépend étroitement des caractères des matériaux, de sa granulométrie, ainsi que de la topographie des terres et la profondeur de la nappe. Sur les berges des oueds, se forme un bourrelet qui retient leau de moins en moins renouvelée dans les dépressions latérales ainsi isolées, on observe alors la succession dans lespace :

§ Sols alluviaux gris dans les zones inondés à coté des oueds,

§ Sols brun alluviaux sur les bourrelets, et les sols hydromorphes alluviaux dans les dépressions marécageuses.

III.3. Les sols Calcimagnesiques :

w Sols bruns Calcaires ou Calciques:

Les sols calcimagnésiques occupent une surface plus importante, ils sont rencontrés dans tout le piémont, dans le versant de Dj Amrane, Dj Mahmel Ils sont situés sur les glacis à croûte calcaire et encroûtement, selon des profondeurs et occupe la plaine de la wilaya de Khenchela. Des sols évolués sur calcaire marneux Sols carbonatés calciques. Sols caractérisés par une texture argileuse, et un taux important en Ca Co3, les propriétés physiques sont très variables suivant lépaisseur et la nature de la terre fine et la quantité de Caillaux que contient le profil. En effet, les sols situés sur des versants sont éloignés dun risque dinondation à cause dun drainage parfait du aux pentes élevées, toute fois les sols sur glacis ou sur les terrasses sont vulnérables surtout si la texture est argileuse non perméable. III.1. Sols Insaturés :

Les sols insaturés occupent le sommet des versants de Djebel Chélia et Djebel Aidel, ce sont des sols qui occupent de fortes pentes doù un drainage parfait et un risque dinondation très faible.

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Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès 15

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La forêt ou plus généralement le couvert végétal, intervient sur le fonctionnement hydrologique du Bassin versant et surtout sur les ressources en eau, les inondations et lérosion des sols. Le rôle de la forêt est perçue comme modérateur des écoulements et réducteur des pointes de crue. Inversement la destruction dune forêt provoque un accroissement annuel de lécoulement, par diminution de la capacité dinfiltration des eaux dans le sol. Le potentiel forestier du piémont Nord-Est des Aurès est menacé par une dégradation importante, la végétation généralement sur pâturée, les plaines au nord sont réservées aux céréales extensives, protègent mal le sol. Les principales zones forestières de ce piémont sont formées par quarte grands blocs représentés par:

IV.1. La forêt des Béni Imlloul (Mont Chélia) :

Le mont Chélia sétendant sur une superficie de 8.832 hectares, et culmine à 2326 m daltitude. Il se situe au nord du massif de Béni Imlloul qui est couvert de Cèdre, le Chêne vert, le pin dAlep, le Sorbier, le Frêne et le Genévrier oxycedre. Dans se mont chaque espèce représente un étage bioclimatique.

IV.2. La forêt des Ouled Yagoub :

La forêt d'ouled yagoub est lune des plus importante en Algérie, elle sétale sur une superficie de 22000 hectares, et constitue une réserve forestière importante dans le massif des Aurès.

Mais actuellement, il en résulte que une grande partie de la forêt se trouve dans un état avancé de dégradation causée par une socialisation profonde (surpâturage, occupation des sols sous forme des surfaces agricoles…etc.) aggravée par une perturbation climatique persistante La forêt est constituée de plusieurs types dessences, telles que le Pin dAlep, le Cèdre de lAtlas, le Chêne vert, le Génivrier de Phénicie et le Génivrier oxycèdre.

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Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

IV.3. La forêt des Béni Oudjana :

Elle est située sur le territoire des douars Taouzient, Yabous, Chélia, Mellagou, de la tribu des Beni Oudjana. Elle renferme 44.000 ha . les altitudes sont très diverses depuis 1000m jusqu'à 2328 m. La partie nord de cette forêt est bordée par la crête du Chélia, celle de Foughal jusqu'au Ras Termelli. Toutes ses eaux forment le bassin de l'oued Bou El Freiss qui se rend dans le bassin fermé de la Gueraa el Tarf. Ce massif est peuplé de chênes verts et de Pins d'Alep.

IV.4. La forêt de Sgag:

Elle est située sur le territoire des douars Oued Taga et Bouzina dans la tribu des Ouled Abdi. Elle renferme 15.000 ha La partie nord-est de la forêt de Sgag forme le bassin de réception de l'oued Taga qui alimente le bassin fermé de la sebkha Djendeli. L'altitude varie entre 1200m et 2000 m. les peuplements de cette forêt se composent de 5/10 de Chênes verts, 2/10 de Génèvriers, 2/10 de Pin d'Alep. Et 1/10 de vides.

IV.5. Les prairies:

Les prairies qui sont classées avec la couverture forestière du fait de leurs rôles protecteurs des sols en permanence, suit étroitement les vallées alluviales de lOued Taga, Reboa et certains affluents. Les parcours et les terrains dénudés occupent les piémonts, les vallées, les dépressions et aussi les massifs montagneux ou les nuances de lérosion Hydrique sont très nettes.

Au total, les formations végétales assurant une protection médiocre au sol, sont les plus représentées dans le piémont Nord-Est des Aurès, dont le caractère dégradé et discontinué de cette couverture présage d'un écoulement irrégulier et torrentiel et d'une érosion très développée dans la région.

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Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès
Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Avant d'aborder la problématique du risque d'inondation, il est nécessaire de définir un territoire de travail approprié. Le bassin versant constitue pour cela le meilleur cadre.

- Eléments de base en hydrologie:

- Un territoire géographique bien défini:

- Le bassin versant:

Un bassin versant est un territoire délimité par des frontières naturelles appelées "lignes de partage des eaux" ou "lignes de crête". Chaque bassin versant draine un cours d'eau principal souvent accompagné de plusieurs affluents. Ainsi, chaque goutte de pluie qui tombe sur ce territoire va rejoindre loued soit par écoulement de surface, soit par circulation souterraine après infiltration dans le sol.

Figure n°1 : Délimitation du bassin versant.

le sol. Figure n ° 1 : Délimitation du bassin versant. Le bassin versant correspond donc

Le bassin versant correspond donc à la surface d'alimentation d'un cours d'eau.

Figure n° 2: Coupe transversale d'un bassin versant.

à la surface d'alimentation d'un cours d'eau. Figure n ° 2: Coupe transversale d'un bassin versant.

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Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Ce sont les oueds qui, par le jeu de l'érosion, vont décomposer le bassin versant en plusieurs parties : les plateaux, les vallées et les plaines où l'on distingue les lits mineur et majeur des cours d'eau (Figure n°2).

Le lit mineur est l'espace limité par les berges et parcouru par les débits non débordants. Par opposition, le lit majeur (ou zone d'expansion de crue, ou zone inondable) est l'espace occupé par les eaux débordantes. Il est définit comme l'espace situé entre le lit mineur et la limite de la plus grande crue connue (ou crue historique).

Le bassin versant topographique est déterminé par les écoulements de surface. Par conséquent, les frontières de ce bassin versant sont les lignes de partage des eaux. Cependant, selon la géologie du terrain, il se peut que des eaux, qui en surface semblent rejoindre un bassin versant voisin, s'infiltrent et reviennent alimenter le bassin versant initial (présence de karst ou d'une couche imperméable). On parle alors d'un bassin versant hydrogéologique dont les limites sont les structures géologiques imperméables ou les karsts. Lhydrologie moderne doit pouvoir analyser correctement les observations issues des différents bassins. Elle doit surtout pouvoir comparer les résultats danalyses entre bassins, affin de mettre en évidence et dexpliquer aussi les causes de ces variations. Pour cela les méthodes qualitatives ne suffisent plus à une analyse rigoureuse des causes, qui ne peut ce faire quà partir dune approche quantitative, chiffrée basée sur loutil mathématique. Cette quantification doit seffectuer dune manière homogène, et les paramètres mesurés aboutissent à des méthodes précises et bien définies. Cette étude porte sur trois bassins versants du piémont Nord-Est des Aurès, le bassin versant d'OUED CHEMORAH, le bassin versant de FOUM EL-GUEISS et le bassin versant d' OUED KAIS choisies sur des critères de représentativité à la fois sur le plan physique et sur le niveau de développement humain. Deux types de paramètres caractérisent le milieu physique, les uns sont géométriques, les autres morphométriques.

V.1. Paramètre géométrique :

La caractérisation géométrique dun bassin versant peut être abordée à laide de certains indices caractéristiques quantitatifs. Ces indices nécessitent dabord la connaissance et la mesure de deux paramètres de base indispensables, en loccurrence, la surface du bassin et son périmètre.

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Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

La surface et le périmètre sont obtenues par lutilisation de lordinateur ( logiciel map- info, version 8)

a/ Bassin versant OUED CHEMORAH:

Surface (km 2 )

731,32

Périmètre (m)

137,53

b/ Bassin versant FOUM EL-GUEISS:

Surface (km 2 )

156

Périmètre (m)

53

c/ Bassin versant OUED KAIS :

Surface (km 2 )

18.23

Périmètre (m)

20.41

V.1.1. Lindice de compacité (k c ) :

Le compteur dun bassin versant enserre une superficie ( S), qui a une certaine forme, laquelle va avoir une influence sur lécoulement global et sur lallure de lhydrogramme de crue résultant dune pluie donnée. Un bassin longiligne ne réagira pas de la même manière qun bassin de forme arrondie. La compacité dun bassin versant influe fortement sur le temps de réponse du bassin versant lors dune crue c'est-à-dire le temps de concentration de la crue.

P K C = ¥ 0.28 S
P
K C =
¥ 0.28
S

Les valeurs de Kc obtenues montrent que le B.Vde Oued Chemorah et Oued Kais sont plutôt allongés, alors que le B.V de Foum El-Gueiss tend vers une forme plus au moins ramassée.

20

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

V.1.2. Le rectangle équivalent :

Le rectangle équivalent de M.Roche est définie comme étant le rectangle de longueur ( L ) et de largeur ( l ) qui à la même surface ( S ), même périmètre ( P ), même indice de compacité ( K C )

et même hypsométrie que le bassin versant étudié. :

Ce paramètre facilite la comparaison entre les bassins versants du point de vue de leur influence sur lécoulement.

L

=

Kc S
Kc
S
 

1

. 12

l

=

Kc S
Kc
S

1 .12

2 ˆ Ê 1.12 Ê ˆ ˜ 1 - Á ˜ Á Á + 1
2
ˆ
Ê 1.12
Ê
ˆ
˜
1
-
Á
˜
Á Á +
1 ˜
Ë Kc
Ë
¯
¯
2
ˆ
Á Ê 1 .12
ˆ
˜
-
1
-
Ê Á ˜
1 ˜
Ë Á Kc
Ë
¯
¯

a/ Bassin versant OUED CHEMORAH:

L (Km)

55.36

l

(Km)

13.21

b/ Bassin versant FOUM EL-GUEISS:

L

(Km)

17.75

l

(Km)

8.78

c/ Bassin versant OUED KAIS:

L

(Km)

7.80

l

(Km)

2.33

V.1.3. La courbe hypsométrique:

La courbe hypsométrique fournit une vue synthétique de la pente du bassin, donc du relief et représente la répartition des surfaces en fonction de ses altitudes. Cette courbe est obtenue en portant :

§ En abscisses, laltitude considérée

§ En ordonnées, la surface partielle du bassin versant pour laquelle chaque point a une cote au moins égale à cette altitude.

21

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès 22

22

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès 23

23

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès 24

24

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Tableau (1) : Répartition altimétrique du bassin versant OUED CHOMORAH :

Elévation

Bornes

Surfaces entre courbes

Surfaces cumulées

(m)

Sup. (m)

S i (km 2 )

%

S i (km 2 )

%

2321-2200

2321

0.95

0.12

0.95

0.13

2200-2100

2200

1.01

0.13

1.96

0.26

2100-2000

2100

1.45

0.19

3.41

0.46

2000-1900

2000

4.60

0.62

8.01

1.09

1900-1800

1900

10.5

1.43

18.51

2.53

1800-1700

1800

31.5

4.30

50.01

6.83

1700-1600

1700

44

6.01

94.01

12.85

1600-1500

1600

56.20

7.68

150.21

20.53

1500-1400

1500

57.10

7.80

207.31

28.34

1400-1300

1400

77.80

10.63

285.11

38.98

1300-1200

1300

85.20

11.65

370.31

50.63

1200-1100

1200

122.10

16.69

492.41

67.33

1100-1000

1100

162.5

22.15

654.91

89.55

1000-900

1000

75.10

10.26

731.01

99.95

900-890

900

1.30

0.17

731.31

100

Fig (6) : Courbe hypsométrique du bassin versant OUED CHEMORAH :

Courbe hypsométrique de bassin versant d'Oued Chemorah

2400 2200 2000 1800 1600 1400 1200 1000 H 50% 0 H 5% 20 40
2400
2200
2000
1800
1600
1400
1200
1000
H 50%
0
H 5%
20
40
60
80
H 95%
100
Altitude(m)

Surface (km²)

A partir de cette courbe on détermine :

Laltitude à 95 % de la surface, (H 95 ) = 1039.73 m

- Laltitude à 5 % de la surface, (H 5) = 1843.23

- Laltitude médiane, (H 50 ) = 1298.25 m

25

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

-

Laltitude moyenne est ainsi définie : H =

Â

Si

¥

Hi

’ altitude moyenne est ainsi définie : H = Â Si ¥ Hi S H =

S

H = 1267 m

Tableau (2) : Répartition altimétrique du bassin versant FOUM EL-GUEISS :

Elévation

Bornes

Surfaces entre courbes

Surfaces cumulées

(m)

Sup. (m)

S i (km 2 )

%

S i (km 2 )

%

2177-2100

2177

0.8

0.51

0.8

0.51

2100-2000

2100

1.5

0.96

2.3

1.47

2000-1900

2000

3.5

2.24

5.8

3.71

1900-1800

1900

3.6

2.30

9.4

6.02

1800-1700

1800

3.5

2.24

12.9

8.26

1700-1600

1700

3.8

2.43

16.7

10.70

1600-1500

1600

5.75

3.68

22.46

14.39

1500-1400

1500

17.01

10.90

39.47

25.30

1400-1300

1400

24.5

15.70

63.97

41.00

1300-1200

1300

28.2

18.08

92.17

59.08

1200-1100

1200

31.7

20.32

123.87

79.40

1100-1000

1100

25.5

16.34

149.37

95.75

1000-968

1000

6.63

4.25

156

100

Fig (7) : Courbe hypsométrique du bassin versant FOUM EL-GUEISS :

Courbe hypsométrique du bassin versant Foum El-Gueiss

2200 2000 1800 1600 1400 1200 1000 0 H 5% H 50% 20 40 60
2200
2000
1800
1600
1400
1200
1000
0
H 5%
H 50%
20
40
60
80
H 95%
100
Altitude (m)

Surface (km²)

A partir de cette courbe on détermine :

- Laltitude à 95 % de la surface, (H 95 ) = 1044.10 m

- Laltitude à 5 % de la surface, (H 5) = 1838.36 m

- Laltitude médiane, (H 50 ) = 1302.62 m

26

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

-

Laltitude moyenne est ainsi définie : H =

Â

Si

¥

Hi

’ altitude moyenne est ainsi définie : H = Â Si ¥ Hi S H =

S

H = 1300.30 m

Tableau (2) : Répartition altimétrique du bassin versant OUED KAIS :

Elévation

Bornes

Surfaces entre courbes

Surfaces cumulées

(m)

Sup. (m)

S i (km 2 )

%

S i (km 2 )

%

1420-1400

1420

0.37

2.02

0.37

2.02

1400-1300

1400

0.65

3.56

1.02

5.58

1300-1200

1300

1.77

9.70

2.79

15.28

1200-1100

1200

6.57

36.03

9.36

51.31

1100-1000

1100

4.17

22.87

15.53

74.18

1000-920

1000

4.7

25.78

18.23

100

Fig (8) : Courbe hypsométrique du bassin versant OUED KAIS :

Courbe hypsométrique du bassin versant OUED KAIS 100 80 60 40 20 0 H 5%
Courbe hypsométrique du bassin versant OUED KAIS
100
80
60
40
20
0
H 5%
900
1000
1100
H 50%
1200
1300
H 95%
1400
Altitude (m)

Surface (km²)

A partir de cette courbe on détermine :

- Laltitude à 95 % de la surface, (H 95 ) = 910 m

- Laltitude à 5 % de la surface, (H 5) = 1320 m

- Laltitude médiane, (H 50 ) = 1110 m

- Laltitude moyenne est ainsi définie : H =

Â

Si

¥

Hi

médiane, (H 5 0 ) = 1110 m - L ’ altitude moyenne est ainsi définie

S

H = 1100.05 m

27

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès 28

28

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès 29

29

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès 30

30

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

V.1.4. Lindice de pente :

Le relief par sa configuration joue un rôle important vis-à-vis de laptitude des différents terrains au ruissellement, elle exerce une influence directe sur la rapidité de lécoulement et donc sur la puissance de la crue. V.1.5. Lindice de pente de M.ROCHE (ip) (I P ) est la moyenne de la racine carré des pentes mesurées sur le rectangle équivalent et pondérées par la surface.

I P =

n 1 Â aidi L i = 1
n
1
Â
aidi
L
i = 1

L : longueur du rectangle équivalent. ai : facteur de la surface totale comprise entre deux courbes de niveau.

di : en ( m ) dénivelé entre deux courbes de niveau. V.1.6. Lindice de pente global ( I g ) Sur la courbe hypsométrique on prend les points tels que la surface supérieure ou inférieure soit égale à 5% de la surface, on aura les altitudes H 5 et H 95 entre lesquelles sinscrivent 90% de la surface du bassin et la dénivelée D = H 5 - H 95 .

D

I g

=

L L : la longueur de rectangle équivalent V.1.7. Indice de pente moyenne (I m) Le but de cet indice est de caractériser les pentes dun bassin ce qui permet des comparaisons et des classifications. Cest le rapport entre la dénivelée totale du bassin versant (D) et la longueur du rectangle équivalent (L)

I m =

DH

L

DH = Hmax - Hmin L : la longueur de rectangle équivalent

V.1.8. / Dénivelée spécifique ( D S ) La dénivelée spécifique permet de définir les différents types de relief des bassins versants

D S = Ig

S
S

Ig : indice de pente globale

31

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

S : superficie du bassin versant.

a/ Bassin versant OUED CHEMORAH:

Indice de pente

 

B.V OUED CHEMORAH

Indice de pente M .ROCHE I p

 

2.73

Indice de pente globale Ig (m/Km)

14.51

Indice

de

pente

moyenne

Im

25.83

(m/Km)

Dénivelée spécifique Ds (m)

 

392.39

Daprès la classification de L'ORSTON, le bassin versant d'OUED CHEMORAH présente un

relief fort : 250<Ds<500 m.

b/ Bassin versant FOUM EL-GUEISS:

Indice de pente

 

B.V FOUM EL-GUEISS

Indice de pente M .ROCHE I p

 

4.47

Indice de pente globale Ig (m/Km)

44.74

Indice

de

pente

moyenne

Im

68.28

(m/Km)

Dénivelée spécifique Ds (m)

 

558.80

Daprès le classification de L'ORSTON, le bassin versant de FOUM EL GUEISS présente un

relief très fort : D > 500 m.

c/ Bassin versant OUED KAIS :

Indice de pente

 

B.V FOUM EL-GUEISS

Indice de pente M .ROCHE I p

 

3.20

Indice de pente globale Ig (m/Km)

52.56

Indice

de

pente

moyenne

Im

64.10

(m/Km)

Dénivelée spécifique Ds (m)

 

224.41

Selon la classification de L'ORSTON, le bassin versant Oued Kais présente un relief assez fort

100<Ds<250 m

32

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès 33

33

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès 34

34

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès 35

35

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

V.2. Les paramètres morphométriques :

Les paramètres morphométriques les plus utilisés sont la densité de drainage,et les rapports de confluence.

V.2.1. Le réseau hydrographique :

Un réseau hydrographique est constitué par l'ensemble des cours d'eau et peut-être appréhendé de deux façons :

Par la densité de son drainage (définie par le quotient de la somme des longueurs de tous les cours d'eau par la superficie du bassin drainé) et par son organisation. Le réseau hydrographique est d'autant plus développé et complexe que le terrain est moins perméable, et donc qu le ruissellement de surface est plus intense.

a/ Bassin versant OUED CHEMORAH:

Loued Chemorah résulte de la jonction de deux affluents Oued Reboa et Oued Soultez qui drainent respectivement une superficie de 280,5 et 189 km 2 , dont la confluence donne naissance à l'oued Chemorah qui reçoit sur sa rive gauche les Oueds de Taguedai et Amizraguen. Loued Chemorah se perd après un trajet denviron 64 km, dans les lacs salés des hautes plaines constantinoises, il sagit de Sebkhet Djendlti,Garaât Ank Djemel et Garaât et-tarf. (Carte

N°11)

b/ Bassin versant FOUM EL-GUEISS:

Loued Gueiss traverse le versant Nord de Djebel Aurès et va se jeter dans le Chott el- Melah, annexe de dépression fermée du Garaât et-Tarf. Son cours évalué en amont du barrage de FOUM EL-GUEISS est de 17.5 km et lun de ses nombreux affluents, loued Tarrchine prend naissance à la cote 2.177 correspondant au Djebel Aidel (Carte N°12)

b/ Bassin versant OUED KAIS :

ٍle Bassin Versant doued Kais est caractérisé par un réseau Hydrographique peu développé mais une grande densité de drainage. Loued principal prend sa source a Ras Ich Fartatou (H= 1300m), il est formé de la confluence de plusieurs chaâbets qui dérivent des méandres au courbures assez prononcées.(Voir carte N°13).

36

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès 37

37

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès 38

38

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès 39

39

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

V.2.2. classifications des tracés de thalwegs :

Il existe de manière générale deux méthodes pour classer les chevelus hydrographiques, la classification de Horton et celle de SCHUMM.

w Classification de SCHUMM:

La classification utilisée est celle de SCHUMM, elle définit un ordre des tronçons des talwegs, selon la règle suivante:

Il est d'ordre X+1 tout tronçon de rivière formé la réunion de deux cours d'eau d'ordre X

Tableau (3): Tableau récapitulatif de longueur et du nombre des cours d'eau de différents ordres (Bassin versant OUED CHEMORAH):

Ordre

Nombre (N)

Longueur

(Km)

1

2968

966

2

623

478

3

144

210

4

26

84

5

5

51

6

1

46

total

3767

1835

Tableau (4): Tableau récapitulatif de longueur et du nombre des cours d'eau de différents ordres (Bassin versant FOUM EL-GUEISS):

Ordre

Nombre (N)

Longueur

(Km)

1

605

208

2

140

76.8

3

43

36

4

11

32.5

5

4

21.11

6

1

17.5

total

804

391.91

Tableau (5): Tableau récapitulatif de longueur et du nombre des cours d'eau de différents ordres (Bassin versant OUED KAIS):

Ordre

Nombre (N)

Longueur

(Km)

1

99

29.22

2

36

18.44

3

10

12.51

4

1

9.4

total

146

96,57

40

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

V.2.3. Calcul des paramètres ; V.2.3.1. La densité de drainage:

La densité de drainage est définie pour un bassin donné de superficie S, comme la longueur totale des cours d'eau de tout ordre sur la surface drainée:

Dd =

Â

x

n

= 1

Lx

S

(Km/km 2 )

La densité de drainage est généralement élevée (2,50) pour lensemble d'OUED CHEMORAH, (2,51) pour lensemble d'OUED FOUM EL-GUEISS et (3.81) pour l'ensemble d'OUED KAIS ce qui est la caractéristique des régions semi-aride où les facteurs de couvert végétal, la pente et la lithologie favorisent la dessiccation du relief et laccentuation du phénomène érosif.

V.2.3.2. La densité de thalwegs élémentaires, ou fréquence des oueds élémentaire :

F 1 =

N 1

S N 1 : nombre de thalwegs d'ordre 1 S: surface du bassin versant

V.2.3.3. Coefficient de torrentialité :

Le coefficient de torrentialité tient compte de la densité de drainage et de la densité du thalweg élémentaire d'ordre 1. Il est égale au produit de ces derniers.

C t = F 1 × Dd

a/ Bassin versant OUED CHEMORAH:

F

1

5.81

D

t

10.15

b/ Bassin versant FOUM EL-GUEISS:

F

1

3.88

D

t

9.85

c/ Bassin versant OUED KAIS :

F

1

5.43

D

t

20.70

41

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

V.2.4. Le temps de concentration (T C ):

Physiquement, il correspond au temps que met la goutte deau la plus éloignée de lexutoire pour parvenir à celui-ci il se mesure de la fin de la pluie efficace à la fin de lécoulement superficiel. Lestimation opérationnelle, de ce temps de concentration, ne peut-être obtenue quà partir de nombreuses formules empiriques, dont nous ne citons ci-après la formule de GIANDOTTI :

Tableau

CHEMORAH

(6)

T C

:

4 S + 1.5 L P = 0.8 H - H moy min Estimation du
4
S
+ 1.5
L
P
=
0.8 H
- H
moy
min
Estimation
du
temps

de

concentration

du

bassin

versant

OUED

Estimation du temps de concentration du bassin versant OUED CHEMORAH

Superficie du BV: S=

731,32

Km2

Longueur du talweg principal: L=

64

Km

Altitude minimale en aval du talweg principal: Hmin=

890

m

Altitude moyenne sur le bassin versant: Hmoy=

1267

m

Tc=

13,14 heurs

13 h 8 m 24 s

Tableau (7) : Estimation du temps de concentration du bassin versant FOUM EL GUEISS

Estimation du temps de concentration du bassin versant FOUM EL GUEISS

Superficie du BV: S=

156

Km2

Longueur du talweg principal: L=

17.5

Km

Altitude minimale en aval du talweg principal: Hmin=

965

m

Altitude moyenne sur le bassin versant: Hmoy=

1300.30

m

Tc=

5.20

heurs

5

h 12 m

Tableau (8) : Estimation du temps de concentration du bassin versant OUED KAIS :

Estimation du temps de concentration du bassin versant OUED KAIS

 

Superficie du BV: S=

18.23

Km2

Longueur du talweg principal: L=

10.7

Km

Altitude minimale en aval du talweg principal: Hmin=

890

m

Altitude moyenne sur le bassin versant: Hmoy=

1267

m

Tc=

3.74

heurs

3

h 44 m 24 s

V.2.5. Le profil en long:

Avant de parler de profil en long, il semble aisé de définir qu'est le thalweg principal. Cette notion semble facile à avoir sur terrain, mais sur carte on confond toujours la notion de thalweg principal avec le thalweg le plus long et le plus large. Un thalweg est dit principal lorsqu'il s'agit d'un thalweg collecteur de toutes les eaux de ruissellement sur le bassin versant.

42

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Il est obtenu en portant sur graphique en abscisse la distance sont mesuré à partir de l'exutoire en suivant le cours d'eau principal.

Figure n (9): Profil en Long d'oued CHEMORAH

2150 1900 1650 1400 1150 900 0 10 20 30 40 50 60 70 Altitude
2150
1900
1650
1400
1150
900
0
10
20
30
40
50
60
70
Altitude (m)

Distance partielle(km 2 )

Figure n(10) : Profil en Long d'oued FOUM EL GUEISS

1468 1368 1268 1168 1068 968 0 5 10 15 20 Altitude (m)
1468
1368
1268
1168
1068
968
0
5
10
15
20
Altitude (m)

Distance partielle(km 2 )

43

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Figure n (11) : Profil en Long d'oued KAIS

Altitude (m)

profil en long d oued kais

1280

 

1220

 

1160

1160

1100

1100

1040

 
1040  

980

 
980  
980  

0

5

10

15

Distance partielle(km 2 )

Le profil longitudinal des principaux affluents, permet dapporter des éléments complémentaires à la densité de drainage, au vu de rôle des pentes des talwegs sur le ruissellement superficie, et sur la vitesse découlement lors des crues. Les profils longitudinaux de ces trois cours deaux se caractérisent par des pentes assez

faibles.

La forte déclivité des affluents qui drainent les flancs abrutis des massifs montagneux, accentuent les vitesses de propagation des crues, et favorisent lérosion fluviale. Ce dernier a le rôle principal dans laccumulation des matériaux détritiques déposés dans les vallées alluviales.

44

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès 44
44
44

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

VI.1. Caractéristiques lithologiques

Les descriptions lithologiques quon abordera ci-après sont inspirées en grande partie des

notices des cartes géologiques au 1/50.000 de Ain El-Ksar, Bouhlilet, Tazoult ; Toufana et

Khenchela, nous essayons ici de préciser les caractères lithologiques en vue de déterminer les

possibilités de lécoulement superficiel :

1/ Bassin versant doued Chemorah :

Des séries à dominantes marneuses avec des calcaires aux sommets, les formations à

alternance de calcaires et de marne constituent la majeure partie des relief du sud du bassin,

Alors que les calcaires massifs affleurent au niveau de Djebel Timagoult, et sur les flancs nord

de Djebel el-Mahmel, les formations gréseuses du miocène de la surface sétendent sur les reliefs

Djebel Tizaguert,Koudiat Safia.

Les autres formations du quaternaire sont constituées par les alluvions récent, et éboulis

de calcaire.

La composition granulométriques de ces formations est très hétérogène (limons, argiles,

graviers, sables……….etc.)

2/ Bassins versants : Foum El-Gueiss et Oued Kais

Dans ces bassins le calcaire affleure au NordOuest du bassin dans les montagnes de

Kouanana et lAurès, disposé de façon longitudinale dans les montagnes de Féraoun,

généralement le calcaire occupe la majorité de la surface du bassin.

Les formations du quaternaire, sont constituées par les alluvions récentes formées le long

des oueds sur les terrasses, et des colluvions comme sur les glacis souvent encroûtés, bien que

leurs épaisseurs soient généralement faibles.

VI.2. La perméabilité :

Pour décrire les principales formations lithologiques et préciser leurs capacités de

rétention, il convient de les regrouper en des ensembles lithologiques en tenant compte à la fois

de la perméabilité ou de fissures des roches et de leurs extensions.

Ainsi en distingue :

a / Les formations à perméabilité forte (forte capacité de rétention)

:

On regroupe sous cette classe les roches réservoirs calcaires (fissuré), les formations

quaternaires, leur extension est surtout dans les montagnes de Kouanana et lAurès.

45

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

b/ Les formations à perméabilité moyenne (moyenne capacité de rétention) :

On regroupe sous cette classe les formations gréseuses les formations marneuses calcaires, des formations occupent la plus grande superficie de la zone détude, elles affleurent essentiellement dans les secteurs montagneux.

c/ Les formations à perméabilité faible (faible capacité de rétention) :

Cet ensemble regroupe le reste des formations dont la nature lithologiques est très variée, mais ce sont les séries à dominance argileuse ou marneuse du mio-pliocéne, et du crétacé qui sont les plus largement représentées de la surface totale.

46

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Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès 47

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Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès 48

48

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Première partie Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès 49

49

Première partie

Etude physicogéographique du piémont Nord-Est des Aurès

Conclusion

A lissue de cette étude on conclut que :

§ Le relief de piémont Nord-Est des Aurès est caractérisé par des pentes assez fortes et fortes. Ces reliefs forment une barrière naturelle qui joue un rôle climatique et hydrologique important. Les différents paramètres climatiques sont fortement influencés par ces reliefs qui forment une limite entre les influences sahariennes du Sud et celles de la continentalité caractérisant les hautes plaines.

§ Les caractéristiques physiques et morphométriques permettent de mieux connaître le bassin versant étudié (sa topographie, son réseau hydrographique….etc.) et son comportement vis-à-vis de l'écoulement liquide et solide surtout en période de crue.

§ L'approche morphologique présente les secteurs ayant une influence sur la stabilité du régime d'écoulement, on distingue :

§ Les secteurs montagneux qui présentent des caractéristiques morphologiques favorables à la genèse et la propagation des crues ; Les secteurs de piémonts ont degré moindre ; alors que les secteurs de plaines sont le siège d'une accumulation des dépôts détritiques où les conditions d'écoulement sont défavorables au ruissellement.

§ La lithologie de la zone d'étude est caractérisée par la prédominance des formations calcaires et marno-calcaires du crétacé, qui constitue les monts des Aurès, et par des formations mio-plio-quaternaires qui affleurent dans les structures de piémonts et de plaines

§ Ces formations offrent généralement une structure fragile, à faible résistance aux forces érosives, notamment dans les formations marneuses et argileuses.

§ Les terrains perméables jouent plutôt un rôle retardateur et pondérateur de l'écoulement, les terrains imperméables favorisent un ruissellement immédiat et donc les cours d'eau à manifestations brutales.

50

Deuxième partie

Etude Hydroclimatologique

Deuxième partie Etude Hydroclimatologique 50
50
50

Deuxième partie

Etude Hydroclimatologique

Lobjet scientifique de lhydrologie, cest létude du cycle de leau. L'eau dans tous ces états : leau qui tombe, leau qui sévapore, celle qui sécoule pour sévaporer un peu plus tard (ou beaucoup plus tard) et retomber de nouveau dont toute la problématique de lhydrologie tient dans ces trois mots : précipitation, évaporation et écoulement. Un foie exposés les mécanismes du cycle hydrologique, il est possible daborder la question essentielle de lhydrologie est celle de la relation entre leau qui tombe et celle qui sécoule, et cest toute la question du cheminement de leau dans lespace bassin versant lors du ruissellement qui peut se former sur les versants lors des montées des crues. Au terme de ce travail dont les objectifs initiaux s'articulaient sur :

§ Critique des bases de données et traitement pour une fiabilité.

§ Analyses statistiques dans la base des données et l'évaluation des apports liquides.

§ les principales méthodes utilisées en hydrologie pour la détermination des crues de différentes fréquences

§ La mise en évidence des modèles entre les précipitations et les débits liquide au pas de temps annuel, mensuel et journalier puis entre les débits liquides et les débits solides. Figure n(12) : Le cycle de leau dans un bassin versant :

et les débits solides. Figure n(12) : Le cycle de l ’ eau dans un bassin

Source : cahier technique p5

51

Deuxième partie Etude Hydroclimatologique
Deuxième partie Etude Hydroclimatologique

Deuxième partie

Deuxième partie Etude Hydroclimatologique

Etude Hydroclimatologique

Deuxième partie Etude Hydroclimatologique
Deuxième partie Etude Hydroclimatologique
Deuxième partie Etude Hydroclimatologique
Deuxième partie Etude Hydroclimatologique 51
51
51

Deuxième partie

Etude Hydroclimatologique

I/ Les données disponibles :

I.1/ Données climatiques :

Les données climatiques utilisées pour lanalyse sont celles de la station météorologique ONM de Khenchela considérée comme étant la plus proche et qui dispose par ailleurs de données continues, récentes et fiables sur 12 ans. Cette période est suffisante pour définir les caractéristiques essentielles du climat. Tableau n (10): Caractéristique des stations retenues

Station

Latitude

Longitude

Altitude

Période dobservation

Khenchela

35° 28°

7° 5

983 (m)

1990 2002

I.1.1/ Les Températures :

Les températures moyennes mensuelles et annuelles régissent directement le climat en interaction avec les autres facteurs météorologiques et biologiques.

Tableau n (11) : Répartition mensuelle des températures

Températures

J

F

M

A

M

J

JT

A

S

O

N

D

m

2,10

2,8

4,8

7,3

12,0

16,1

18,7

19,0

15,5

11,6

6,4

3,3

M

11,5

12,90

16,70

19,30

25,80

31,00

34,50

34,00

27,8

22,4

16,6

13

M+m/2

6,80

7,85

10,75

13,30

18,9

23,55

26,60

26,50

21,65

17,0

11,5

8,15

Source : ONM (1990-2002)

Figure n (13) : Répartition mensuelle des températures

Répartition mensuelle des températures 40 35 30 25 20 15 10 5 0 S O
Répartition mensuelle des températures
40
35
30
25
20
15
10
5
0
S
O
N
D
J
F
M
A
M
J
JT
A
Mois
m
M
M +m/2
T 0

Ces données montrent que la zone détude possède deux saisons distinctes.

§ LEté avec de fortes chaleurs (34.5°c en Juillet).

§ et lHiver avec des gelées (2.10°c en Janvier).

52

Deuxième partie

Etude Hydroclimatologique

I.1.2/ Les Gelées :

Tableau n°12: Nombre de jours de gelées

mois J F M A M J JT A S O N D Année station
mois
J
F
M
A
M
J
JT
A
S
O
N
D
Année
station
Khenchela
9,4
5,1
4,1
1,0
0
0
0
0
0
0
2,3
6,8
28,7

Source : ONM (1990-2002)

Figure n°14: nombre de jours de gelées

Nombre de jours de gelées

10

 

8

6

 
8 6    
8 6    
 

4

2

 
4 2    
4 2    
4 2    
4 2    
 

0

0  
 
0  
0  
0  
0  

-2

S

O

N

D

J

F

M

A

M

J

JT

A

Mois

Avec 28,7 jours de gelées sétalant sur 6 mois de lannée, de lhiver au début du

printemps, avec une fréquence importante de décembre à février.

I.1.3/ Les Orages :

Tableau n°13: Nombre de jours dOrage

mois J F M A M J JT A S O N D Année station
mois
J
F
M
A
M
J
JT
A
S
O
N
D
Année
station
Khenchela
0
0,1
1,6
1,6
2,7
3,6
3,6
6,4
6,0
1,8
0,4
0,1
27,9

53

Source : ONM (1990-2002)

Deuxième partie

Etude Hydroclimatologique

Figure n (15 ): nombre de jours dorage

7

6

5

4

3

2

1

0

Nombre de jours d’Orage J F M A M J Jt A S O N
Nombre de jours d’Orage
J
F
M
A
M
J
Jt
A
S
O
N
D
Mois

Ce phénomène est assez fréquent dans la zone détude et apparaît durant tous les mois de lannée, mais saccentue de mai à septembre, avec un maximum en août (6,4js) ce qui confirme que les pluies dété sont généralement orageuses. Il favorise lapparition des processus de lérosion sur les terrains dénudés.

I.1.4/ La Neige :

Tableau n (14): Nombre de jours de Neige

Mois J F M A M J JT A S O N D Année Station
Mois
J
F
M
A
M
J
JT
A
S
O
N
D
Année
Station
Khenchela
0,4
1,6
0,1
0
0
0
0
0
0
0
0,3
0,2
2,6

Source : ONM (1990-2002)

Figure N (16) : Nombre de jours de neige

3

2,5

2

1,5

1

0,5

0

Nombre de jours de neige J F M A M J Jt A S O
Nombre de jours de neige
J
F
M
A
M
J
Jt
A
S
O
N
D

Mois

54

Deuxième partie

Etude Hydroclimatologique

Ce phénomène est peu fréquent, mais il reste tout de même bénéfique par son infiltration

lente, ainsi que par son alimentation des sources en eau.

I.1.5/ Lévapotranspiration :

Est la combinaison de l'évaporation directe, à partir de l'eau libre, et de la transpiration

végétale qui permet à la vapeur d'eau de s'échapper des plantes vers l'atmosphère.

Les valeurs de l'ETP (évapotranspiration potentielle) estimées de façon empirique selon

les méthodes suivantes:

Tableau n (15) : Evapotranspiration mensuelle (mm/mois) selon formules : Penman, Turc,

Blanney Criddle :

Saisons

Hiver

 

Printemps

 

Eté

Automne

Total

Mois

D

J

F

M

A

M

J

JT

A

S

O

N

Année

E.T.P Penman

32

33

52

101

140

167

197

218

191

136

92

59

1475

E.T.P Turc

34

32

42

82

108

145

178

207

177

119

88

50

1262

E.T.P Blaney-

48

36

40

63

81

134

177

216

201

139

95

55

1285

Criddle

Figure (17) : Evapotranspiration mensuelle (mm/mois) selon formules : Penman, Turc,

Blanney Criddle

ETP selon : Penman, Turc et Blaney-Criddle

250 200 150 100 50 0 D J F M A M J JT A
250
200
150
100
50
0
D
J
F
M
A
M
J
JT
A
S
O
N
ETP

Mois

E.T.P Penman E.T.P Turc E.T.P Blaney-Criddle

E.T.P Penman

E.T.P Penman E.T.P Turc E.T.P Blaney-Criddle

E.T.P Turc

E.T.P Penman E.T.P Turc E.T.P Blaney-Criddle

E.T.P Blaney-Criddle

55

Deuxième partie

Etude Hydroclimatologique

1.1.6/ Diagramme ombrothermique

Figure N° 18: Diagramme ombrothermique de GAUSSEN et BAGNOUL station Khenchela

Tem pérature (°C) P luviom étrie (MM/m ois) 35 70 Température (°C) Pluviométrie (mm) 30
Tem pérature (°C)
P luviom étrie (MM/m ois)
35
70
Température (°C)
Pluviométrie (mm)
30
60
25
50
20
40
Période sèche
15
30
Période humide
Période humide
10
20
5
10
0
0
J
F
M
A
M
J
J t
A
S
O
N
D

En examinant la figure n° (18), on remarque que:

- Lorsque T passe au dessus de P, la période correspondante est déficitaire (sèche). C'est ce qui

se produit de juin à septembre.

- lorsque P passe au dessus de T, la période correspondante est excédentaire

Cela se produit d'octobre à fin mai

I.1.7/ Climagramme dEmberger :

Station

Khenchela

Altitude (m)

983

P (mm)

387,70

M°C

34,50

m°C

2,10

Q2

41,04

Etage

bioclimatique

Semi aride

I.2/ les Données pluviométriques:

Les données pluviométriques de la région détude sont fournies par 15 stations

pluviométriques, chaque station présente une série pluviométrique de 36 ans (1969-2005).

En particulier les données pluviométriques qui sont généralement des relevés journaliers

effectués par un pluviomètre. Cet appareille est relativement facile à mettre en place et à utiliser,

56

Deuxième partie

Etude Hydroclimatologique

Deuxième partie Etude Hydroclimatologique 57

57

Deuxième partie

Etude Hydroclimatologique

Cela explique sans le justifier que lon a souvent changé lemplacement dun pluviomètre, ou

bien quon la confié successivement à de nombreux observateurs plus ou moins qualifiés et mal

rémunérés. Il en résulte que les séries de données présentent des lacunes particulièrement

fréquentes.

I-2-1 / Comblement des lacunes :

(Fait par logiciel HYDROLAB)

Macro : Bouche trous (basé sur lanalyse en composante principale)

Les résultats obtenus sont présentés dans lannexe n°01

I-2-2 / Estimation de la pluie régionale :

Une grande variété de techniques a été développée pour évaluer la lame deau moyenne

annuelle précipitée dans le bassin, on a utilisé trois méthodes qui sont :

I-2-2-1/ La moyenne arithmétique :

Une simple moyenne arithmétique de N postes, intéresse une surface, peut-être une

estimation valable de la lame deau tombée sur S:

P =

1

n

Â

n i = 1

Pi

(mm), avec

Pi : Précipitation moyenne annuelle à la station i.

N : Nombre de station dobservation.

I-2-2-2/ Méthode des isohyètes :

Les isohyètes sont définies comme le lieu des points dégale hauteur de précipitation

pour une période considérée pour tracer de telles courbes, il faut implicitement effectuer des

interpolations entre les postes

Â

A P

P

=

i

.

i

A

(mm), avec

(Voir carte n° 17).

P : Pluie moyenne sur la totalité du bassin de surface (A).

58

Deuxième partie

Etude Hydroclimatologique

Deuxième partie Etude Hydroclimatologique 59

59

Deuxième partie

Etude Hydroclimatologique

Tableau n° (16): Estimation de la lame deau moyenne précipitée sur le bassin par la méthode de moyenne arithmétique (1969-2005).

 

Bassin versant

Bassin versant FOUM EL GUEISS

Bassin versant

Bassin versant

OUED CHEMORA

OUED KAIS

KHENCHELA

P (mm)