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ADDRESS BY EU-LAC FOUNDATION PRESIDENT BENITA FERRERO -WALDNER AT THE COLLOQUIUM Les nouvelles dynamiques de l’intégration

ADDRESS BY EU-LAC FOUNDATION PRESIDENT BENITA FERRERO -WALDNER AT THE COLLOQUIUM

Les nouvelles dynamiques de l’intégration régionale en Amérique

latine et Caraïbes et les relations bi-régionales UE-ALC

Paris, Palais du Luxembourg, 8 June 2012

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Monsieur le Sénateur, cher Monsieur Pastor, Monsieur le Secrétaire général, cher Monsieur Blarel, Monsieur le Président de l’Institut des Amériques, cher Jean-Michel Blanquer, Distinguido Embajador Appelgren, Estimados participantes, Mesdames et Messieurs,

Es un honor estar aquí y les agradezco la amable invitación a este coloquio de gran nivel. Como Presidenta de la Fundación Unión Europea, América Latina y el Caribe me agrada especialmente participar en el primer evento organizado por uno de nuestros cuatro socios estratégicos, el prestigioso Institut des Amériques (IDA).

Je salue l’initiative de l’IDA de continuer dans la tradition de promouvoir un débat de haut niveau entre l’Europe, l’Amérique latine et les Caraïbes sur les questions de l’intégration régionale dans le contexte de la mondialisation et les relations bi- régionales UE-ALC.

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Dans une période comme l’actuelle, laquelle est profondément marquée par une incertitude généralisée, nous devons absolument stimuler la réflexion aussi que l’échange entre les décideurs politiques, les académi ciens et la citoyenneté en général.

Les idées ont toujours été à la source des grandes actions. En ce qui concerne les relations bi-régionales entre l’Union européenne et l’Amérique latine et les Caraïbes, c’est à nous de penser notre futur ; tous ensemble, impliquant également la société civile, les acteurs non-étatiques, les institutions culturelles et financières, etc.

Cette idée se trouve aussi au cœur de la Fondation UE-ALC : renforcer le partenariat stratégique en cultivant un dialogue qui contribuera à une meilleure compréhension mutuelle des réalités, défis et besoins des deux régions et pourtant à une coopération encore plus riche en résultats.

L’objectif de la Fondation est de relier entre eux les secteurs non-gouvernementaux d’Europe, d’Amérique latine et des Caraïbes, et de les mettre en relation avec l’agenda suivi par les gouvernements, afin de consolider le débat et l’impact sur les sujets visant à la construction d’une vraie association stratégique : une association tangible et visible, basée sur des intérêts communs. Bref : une source de valeur ajoutée.

Mesdames et Messieurs,

Au cours des dernières années, l’UE et l’Amérique latine et les Caraïbes ont consolidé leurs liens dans le cadre du partenariat stratégique UE-ALC, né au premier sommet bi- régional à Rio de Janeiro en 1999.

Dès lors, le contexte, dans lequel ce partenariat s’inscrit, a évolué. Il s’est complexifié. Aujourd’hui, nos deux régions et le monde en général sont confrontés à des nombreux changements, qui ont donné naissance à des nouveaux défis et nouvelles priorités. Le système international contemporain se caractérise par des processus de changements rapides et intenses en ce qui concerne la nature, les sources et la distribution du pouvoir.

Depuis quelques années, la crise économique et financière mondiale domine l’agenda de tous les gouvernements. D onnées les interdépendances existantes, d’une façon ou d’une autre, nous sommes tous affectés par la crise si bien il y a des différences importantes entre régions et pays.

L’Amérique latine en tant que région a démontré une résilience remarquable face à la crise ; elle est plus forte que lors de précédents chocs externes. Cependant, l’Union européenne et l’Eurozone en particulier est en train de subir une crise existentielle dont la résolution exige une revendication programmatique et pragmatique de l’Union européenne qui devrait mener au fédéralisme fiscal et budgétaire.

En tout cas, le contexte mondial et la redéfinition des équilibres mondiaux ont des répercussions importantes sur les processus d’intégration régionales en cours.

Depuis le démarrage du partenariat stratégique en 1999, la « carte » de l’intégration régionale en Amérique latine a notablement changé.

Au même temps, nous constatons un grand dynamisme. L’intégration régionale reste – et probablement plus que jamais- une stratégie énormém ent valable pour les états et les gouvernements latino-américains.

Dans ce sens, elle représente une constante dans leurs efforts d’atteindre une meilleure insertion dans l’économie globale et de mieux gérer les interdépendances régionales dans une multitude des domaines qui aujourd’hui dépassent l’aspect purement

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commercial, un trait caractéristique du « régionalisme ouvert » des années quatre-vingt dix (90). En plus, elle reflète l’affirmation de plus en plus vigoureuse d’une voix latino- américaine et une émancipation politique sur la scène mondiale et au sein des organisations internationales.

D’un point de vue conceptuel, c’est l’épreuve que l’intégration et la coopération régionales ainsi que la coopération interrégionale sont des processus dynamiques et ouverts plutôt que linéaires avec des résultats prédéterminés. En effet, leur transformation permanente est une constante.

A cet égard, il vaut tenir en compte la naissance récente de la Communauté des États Latino-américains et Caribéens (CELAC ).

Ce nouveau forum continental de concertation s’inscrit dans une dynamique de renforcement d’un régionalisme post-hégémonique et post-commercial en Amérique latine. La CELAC réunit pour la première fois, sans les USA ni le Canada, 32 chefs d’État sur un total de 33 pays représentant 550 millions de citoyens et citoyennes.

La CELAC coexiste avec d’autres initiatives relativement nouvelles dotée d’une raison d’être politique comme l'Union des nations sud-américaines (UNASUR) et l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) ainsi qu’avec des processus d’intégration plus anciens, notamment le Marché commun du Sud (MERCOSUR), la Communauté andines des nations (CAN) et le Système d'intégration d’Amérique centrale (SICA).

Au prochain et septième sommet UE - ALC, lequel se tendra à Santiago de Chile au mois de janvier 2013, la partie latino-américaine se présentera désormais sous la bannière de la CELAC. J’espère et je suis convaincue que ça contribuera à améliorer l’efficacité du dialogue bi-régional en nous permettant d’élaborer un agenda de coopération dans des domaines présentant une valeur ajoutée pour les sociétés de deux régions.

Mesdames et Messieurs,

L’intégration régionale reste en vogue. Elle est une nécessité.

En Europe, nous avons besoin d’engager un débat sérieux sur les coûts de la non - intégration, ce qui serait également valable pour l’Amérique latine et les Caraïbes.

D’ailleurs, sur le plan économique, l’intégration régionale en ALC est vitale pour combattre le risque réel d’une dé-industrialisation, pour faire avancer le commerce intrarégional et d’en faire un outil efficace de promotion du développement durable et de la croissance dans la région.

Malgré une multiplicité extraordinaire de processus d’intégration régionale en cours, jusqu’à présent, les résultats ont été plutôt maigres. En comparaison avec d’autres régions, le volume d’exportations des pays latino-américains vers leurs voisins est relativement bas.

Les exportations intra-régionales représentent moins de 30 pour cent des exportations totales vis-à-vis environ 70 pour cent en Europe, plus que 50 pour cent en Asie et presque 50 pour cent en Amérique du Nord.

Entre les principales raisons, il faut bien noter les distances énormes et les défis très complexes dans le domaine des transports. Au même temps, c’est aussi les tarifs élevés, les retards en douane ainsi qu’un réseau embrouillé d’accords commerciaux qui entravent le commerce. À moyen terme, le protectionnisme et des barrières commerciales ne sont pas rentables.

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En tout cas, renforcer l’interconnectivité et les infrastructures est crucial. Selon la Banque Interaméricaine de Développement (BID), durant les prochains vingt années, l’Amérique Latine devrait investir entre 2.5 pour cent et 5 pour cent du produit intérieur brut dans l’amélioration des infrastructures pour rattraper son retard en comparaison avec l’Asie orientale.

Selon une autre simulation de la banque, la région pourrait réduire ses coûts de transports de 33 pour cent si la région comptait avec la même efficacité des ports, les taux de douanes et la concurrence du transport maritime que les États Unies.1

Le réseau routier par 1,000 km2 de surface n’est que de 156 kilomètres pendant que la moyenne mondiale est de 241 kilomètres. Une réduction des coûts de transports de 10 pour cent pourrait résulter dans une augmentation des exportations d’un 39 pour cent.

Aujourd’hui, l’aspect des infrastructures est d’une importance politique extraordinaire pour l’intégration régionale en Amérique latine.

Mesdames et Messieurs,

Le développement durable est un défi fondamental pour l’Amérique Latine et les Caraïbes ainsi que pour l’Europe. Et il n’y a pas de développement sans investissements, plus précisément des investissements de qualité .

Les investissements constitueront le thème central du prochain sommet UE-CELAC à Santiago. Les deux régions se sont mis d’accord sur le sujet d’une « Alliance pour le développement durable », y compris la promotion des investissements, tout en mettant l’accent sur la responsabilité sociale et environnementale. Il va de soi que la sécurité juridique des investissements étrangers doit toujours être assurée.

Pour nos relations bi-régionales, ça veut dire que nous devons aussi renforcer notre coopération dans des domaines présentant in intérêt commun, tels comme l’énergie, les transports, la productivité et la compétitivité, la croissance, la recherche, l’enseignement supérieur, les sciences, les technologies et l’innovation, ainsi que la bonne gouvernance dans le domaine fiscal, etc.

Au même temps, axer la coopération européenne au développement sur la réduction de la pauvreté et des inégalités sociales et améliorer les niveaux d’instruction reste d’une importance fondamentale.

Mesdames et Messieurs,

La Fondation UE-ALC est un outil pour renforcer les liens entre les sociétés d’ici et d’ailleurs. Nous désirons impliquer les sociétés euro-latino-américaines et caraïbes dans ce processus d’association. De cette manière, nous voulons que l’association stratégique entre les deux régions devienne une réalité réaffirmée et visible à laquelle les sociétés en question participeraient activement.

La Fondation développe des activités dans les domaines qui composent l’agenda bi- régional, tels comme :

Cohésion sociale ou inclusion, y compris la création d’emploi et la lutte contre la pauvreté Développement durable

1 Prenant comme année de base le 2005.

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Changement climatique Intégration régionale, commerce et connectivité Science, technologie et innovation, et plus particulièrement le rôle des petites et moyennes entreprises (PME). Éducation et culture. Investissements. Participation de l’Europe, de l’Amérique latine et des Caraïbes aux flux internationaux de l’investissement et du commerce.

Nous travaillons avec quatre partenaire stratégiques : l’Institut des Amériques ici à Paris, la région de la Lombardie en Italie, la Fundación Global Democracia y Desarollo (FUNGLODE) en République Dominicaine et la Commission Économique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (CEPAL). En plus, nous sommes en train d’établir d’autres collaborations.

Il est évident que nous avons un agenda très ambitieux. Laissez-moi vous garantir que nous ne manquons pas de détermination pour accomplir notre mission. Au même temps, je profite aussi de l’occasion pour vous dire que nous dépendons des contributions financières des pays qui ont décidé créer la Fondation, il y a environ deux années.

À cet égard, je suis ravie que la France ait formalisé son appui à la Fondation UE-ALC à travers des fonds pour l’Institut des Amériques.

Para concluir, deseo a todos un debate muy interesante y fructífero. Desde la Fundación EU-LAC les reitero nuestro compromiso de servir como una plataforma muy ágil para ayudar a dotar la asociación estratégica entre la Unión Europea, América y el Caribe de contenidos concretos y, por lo tanto, valor añadido.

¡Muchísimas gracias por su atención! Merci beaucoup !

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