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Comprendre le système éducatif burkinabè

Le document présente une analyse du système éducatif burkinabè, en mettant l'accent sur la nécessité pour les futurs enseignants de comprendre son cadre institutionnel et organisationnel. Il définit des concepts clés tels que système, organisation et politique éducative, tout en décrivant les étapes de l'élaboration des politiques éducatives. Enfin, il évoque l'organisation du système éducatif, qui comprend l'éducation de base, l'enseignement secondaire et l'enseignement supérieur.

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Comprendre le système éducatif burkinabè

Le document présente une analyse du système éducatif burkinabè, en mettant l'accent sur la nécessité pour les futurs enseignants de comprendre son cadre institutionnel et organisationnel. Il définit des concepts clés tels que système, organisation et politique éducative, tout en décrivant les étapes de l'élaboration des politiques éducatives. Enfin, il évoque l'organisation du système éducatif, qui comprend l'éducation de base, l'enseignement secondaire et l'enseignement supérieur.

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Connaissance du système éducatif Burkinabè

Introduction

Les futurs professeurs, acteurs directs du monde scolaire, des administrations centrales
déconcentrées et décentralisées, ont connu de façon imparfaite le système éducatif burkinabè, en
tant qu’élèves et/ou étudiants, préoccupés à être servis par celui-ci.

De nos jours, au regard de leurs fonctions, ils sont devenus des acteurs concourant à sa
meilleure régulation.

En effet, le cadre institutionnel, organisationnel et juridique dans lequel ils sont appelés à évoluer
doit être mieux connu, mieux apprécié voire mieux analysé. Leur rôle étant entre autres de suivre
les élèves en détectant les difficultés que ceux-ci rencontrent dans leurs tâches qui sont liées aux
conditions d’apprentissage, à leur environnement (classe et espace scolaire), à leur plan et projet
d’études, il leur (conseiller) appartient de mieux appréhender ce système éducatif dans ses défis
de qualité que celui de son accroissement et de sa gestion. Pour cela, ce présent module poursuit
les objectifs suivants qui sont assignés aux stagiaires :

- définir les concepts suivants : un système, un système éducatif, une organisation ;


- expliquer l’organisation de système éducatif à travers ses différentes structurations (du
niveau ministériel à celui des établissements) ;
- définir les concepts de politique éducative et de planification ;
- présenter les principales étapes d’élaboration des politiques éducatives

I- DEFINITION DES CONCEPTS

Un système est un tout unitaire et organisé composé de deux ou plusieurs parties ou sous
système et délimité par des frontières identifiables, différent du supra système environnemental
« KAST et ROZENZWEIG, 1970, P 98 » C’est donc un ensemble d’éléments interagissant entre
eux selon certains principes ou règles. Il est déterminé par la nature de ses éléments constitutifs,
les interactions entre ces derniers, sa frontière. Un sous-système ou module est de ce fait un
système participant à un système de rang supérieur qui peut être ouvert ou fermé dans tel ou tel
domaine selon qu’il interagit ou non directement avec son environnement.

Connaissances du système éducatif burkinabè Dr Pierre G. NIYA p. 1


Une autre définition plus large donnée au système est celui d’un ensemble d’éléments en
relation les uns avec les autres et formant un tout. Bien entendu un ensemble signifie qu’il existe
un intérieur et un extérieur. Cela sous-entend également que les différents éléments composant le
système par ce que ce dernier étant le siège d’échanges et de relations plus complexes,
interagissent. Il est également le lieu de transformation des éléments qui le composent.

Le phénomène d’interdépendance du système et de son environnement peut assurer


l’établissement d’un équilibre favorable à son évolution. Ex : la société burkinabè se reproduit
comme toute autre société et pour mieux conduire cette reproduction, l’éducation constitue un
outil privilégié. Aussi, faut-il imaginer un type d’organisation, un système capable de conduire
cette reproduction consciente. Au regard de sa grande variété, de sa composante organisée à
niveau hiérarchique et interconnecté par des réseaux de relation interne et externe, l’on peut
affirmer que le secteur scolaire est un système.

Une organisation : Selon PARSONS (1960), l’organisation doit être conçue comme un système
à trois niveaux pour répondre aux différents problèmes posés :

 niveau institutionnel c’est-à-dire l’existence légale et la relation avec


l’environnement
 niveau gestion c’est-à-dire qui permet d’assurer l’intégration
 niveau technique ou opérationnel c’est-à-dire qui permet de s’adapter aux
demandes de l’environnement.

Il existe plusieurs types d’organisation, cependant pour le présent cours nous nous intéresserons
aux organisations de service public ou parapublic.

Le concept de l’institution

Une institution est une organisation sociale que s’est dotée la société pour que dans un espace
symbolique, des personnes aient le droit de faire autre chose que ce que veut la société au jour le
jour.

Le système éducatif reçoit sa mission de la société, celle de préparer les jeunes à un monde qu’ils
ne connaitront ou ne gèrerons que dans vingt ans. Le système éducatif, l’éducation nationale, les
établissements scolaires forment une institution au même titre que la justice, la police, l’armée….
Tout système obéît à deux principes : celui de l’homéostasie (c’est la capacité de maintenir un
état de stabilité relative aux différentes composantes de son milieu interne et ceux, malgré les
changements constants de l’extérieur)

Connaissances du système éducatif burkinabè Dr Pierre G. NIYA p. 2


Le deuxième principe est celui de la transformation qui tend à faire évoluer le système en
fonction des modifications extérieures. Tout système qui opte le premier principe reproduira les
mêmes processus et procédures, les mêmes rituels, les mêmes contrôles. Alors, il sera statique. En
revanche celui qui répond au second principe doit évoluer et s’évaluer sinon il se décrochera de la
société et de ses valeurs. Toutefois, il doit se prémunir d’un excès de mutation et sauvegarder ses
zones de stabilité et de certitude sous peine de disparaître ou d’imploser.

En conclusion et en référence à la définition de l’UNESCO, le système éducatif peut être


considéré comme un processus utilisé pour atteindre d’une façon efficace des objectifs
préalablement fixés en mettant en œuvre des moyens humains, matériels, organisationnels,
techniques et financiers. Il n’a pas de fin en soi. C’est un instrument de travail au service de la
politique de l’éducation qui doit s’adapter de manière dynamique aux aspirations fondamentales
des pays.

II- ORGANISATION DU SYSTEME EDUCATIF


1- Finalité

Le système éducatif burkinabè vise à former un individu responsable, productif et producteur, lui
assurer un développement harmonieux et intégré, en stimulant son esprit d’initiative et
d’entreprise, cultiver en lui l’esprit de citoyenneté à travers l’amour de la patrie afin qu’il soit
capable de la développer et de la défendre, le sens de la démocratie, de l’unité nationale de la
justice, développer en lui l’esprit de la tolérance et d’équité ;

IV- EXAMEN ET DEFINITION DE CONCEPTS : POLITIQUE, POLITIQUE


D’EDUCATION, PLANIFICATION.

L’éducation est au cœur des préoccupations des gouvernants et des forces sociales en
présence dans un Etat. Comme elle constitue un enjeu de production et de reproduction (Joseph
KY ZERBO 1994) l’on comprend aisément que ceux qui déterminent le pouvoir dans un espace
donné ou dans une société donnée lui fixent des finalités, des buts, une direction à prendre, un ou
plusieurs objectifs à atteindre. C’est pour cela qu’on assiste dans les Etats modernes à
l’élaboration d’une ou des politiques éducatives pour un pays, une région, une province ou une
commune. Ainsi pour les gouverneurs, élaborer des stratégies pour dispenser l’éducation, c’est
être confronté à un ou des défis, à une demande sociale qui tend à devenir proliférant voire
envahissante (Charlot, 1995). Dans nos sociétés, la question de la demande d’éducation est posée

Connaissances du système éducatif burkinabè Dr Pierre G. NIYA p. 3


en terme des droits à satisfaire, de contenu d’enseignement à adapter, de type d’enseignement à
dispenser, de langues d’enseignement à retenir, de qualité d’éducation, de formation et de gestion.

Elaborer une politique de l’éducation, c’est tenter de trouver des stratégies pour construire et
gérer l’éducation dans une société en tenant compte de la pluralité des attentes.

Concepts : examen théorique

IV-1- Politique : selon Max WEBER (1959) le concept de politique est vaste et embrasse toutes
les espèces d’activités autonomes. On parle de politique financière, de politique bancaire, de
politique d’un parti, de politique d’éducation. Pour le sens commun on peut retenir que
‘’politique’’ signifie une orientation d’une activité, un choix stratégique opéré par un groupe
humain pour mener l’

activité.

WEBER entend uniquement par politique : « la direction du groupement politique que nous
appelons aujourd’hui Etat ou l’influence que l’on exerce sur cette direction »

Patrick ROBO entend par politique un énoncé général, un régime de conduite adopté par un
organisme privé ou public dans un secteur donné pour la gestion de ses affaires. C’est également
un ensemble d’ambitions, de principes et d’objectifs fournissant la base de la planification
détaillée et de l’action effective constituant le guide de la prise de décision. Une politique est
selon lui au service de quelqu’un (chef, patron, élu…) ou de quelque chose (parti, organisme,
gouvernement…)

Pour Louis LEGRAND 1988, les niveaux à considérer lorsque l’on parle de politique sont :

- Le niveau public : Est considéré comme politique tout ce qui relève du domaine public et
l’essentiel c’est qu’il soit lié par une organisation collective réglée par des statuts et des
lois matérialisées par des institutions et des règles qui les régissent. L’éducation est un
service public qui concentre des hommes et des femmes payées par des ressources
publiques. Les enfants à former appartiennent à des citoyens qui vivent ensemble dans un
espace que l’on nomme Etat.
- Niveau projet : mener une politique c’est réaliser un projet consciemment et explicitement
défini. Selon LEGRAND la politique entendu comme projet renvoie à une anticipation
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dans le temps à une projection dans l’avenir immédiat ou lointain pour changer les choses
qu’il s’agisse de rétablir un ordre ancien perturbé ou qu’il s’agisse de créer un ordre
nouveau jugé plus conforme aux valeurs vécues. L’éducation est un investissement pour
le futur car l’enfant d’aujourd’hui qui reçoit une formation sera le citoyen de demain
engagé dans le processus de développement de sa nation. L’éducation est donc un projet
au bout duquel le sortant s’investit par la continuité de l’œuvre de construction nationale.
- Le niveau pouvoir : toute politique est nécessairement lié à un pouvoir qu’elle soit
exercice d’un pouvoir, contestation d’un pouvoir ou conquête d’un pouvoir. Selon Michel
CROSIER (1977), ce pouvoir n’existe pour les citoyens que dans la mesure où ils se
reconnaissent et accepte les règles explicites ou implicites par lesquelles ils abandonnent
une part de leur liberté dans une négociation permanente. Pour Jacques ARDOINO (2006)
le concept politique qu’il s’agisse de substantif ou de l’adjectif, concerne le gouvernement
de la cité. Le mot politique en réalité vient du mot grec ‘’polis’’ ou l’Etat comprend par
extension les formes constitutionnelles et les dispositifs de gestion, leurs orientations,
leurs visées, leurs objectifs. Politique désigne aussi quelqu’un d’habile, subtile, diplomate
dans la négociation.

Education : domaine d’éducation

Si l’on s’en tient aux arguments de LEGRAND, l’éducation en tant qu’objet d’études peut être
appréhendée comme le lien des relations interpersonnelles entre adulte et enfant. Cette relation
particulière met en œuvre finalités et objectifs, compétences cognitives et affectives, situations
apprentissages dites et non dites.

L’éducation est aussi une réalité institutionnelle : établissement scolaire, programmes et


instructions codifiées, agents régis par des statuts, des rapports juridiques entre les différents
partenaires, les relations entre l’école et son environnement social et économique. A ce niveau
d’abstraction selon LEGRAND, l’éducation est un domaine politique.

Concept de politique d’éducation : Il n’y a politique de l’éducation qu’à partir du moment


qu’une organisation collective entre en jeu. De façon plus restrictive, on parle de politique
d’éducation au niveau d’ensemble institutionnel, commune, département, région, Etat.
L’expression institutionnelle d’une telle politique de l’éducation prend la forme de ministère de
bureau de gestion…Pour LEGRAND, l’essentiel d’une politique de l’éducation réside dans le
projet, sa détermination et sa mise en en œuvre car l’éducation est par excellence projet.
Percevoir en l’enfant un adulte de demain implique nécessairement la détermination de fin
lointaine et d’objectifs opérationnels à moyen terme. Cela peut prendre dix ans et plus. C’est ce
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qui explique l’importance accordée à l’anticipation et à la planification que dans tout autre
domaine. Il ne faut pas perdre de vue qu’au cours de ces décennies les acteurs politiques ont
probablement changé, les opinions régnantes ont évolué, les conditions sociales et technologiques
se ont transformées. Tout cela pourrait expliquer l’inadaptation des systèmes éducatifs et
probablement les raisons pour lesquelles la plupart des projets de réforme éducatives ne
parviennent pas à leur terme.

V- Elaboration d’une politique éducative

Un ministère n’élabore jamais seul une politique éducative. Cette dernière s’inscrit dans un
programme politique présenté par le président de la république qui choisit son gouvernement avec
un premier ministre qui choisit à son tour en principe le ministre chargé de l’éducation nationale.
Les grands axes de la politique éducative sont donc tracés au niveau du chef de l’Etat. Le ministre
élabore un projet éducatif à l’aide d’organe consultatif, d’experts politiques et parfois
pédagogiques. Si nécessaire il commande des rapports à des chargés de missions.

Dans une démarche de type centralisation, ce travail est mené en commission relativement
fermée. Dans une démarche de type décentralisation, ce travail se fait par concertation (experts,
chercheurs, praticiens, partenaires…). Cette politique éducative sera influencée par divers
déterminants qui peuvent être :

- déterminants sociaux (chômage, immigration, progrès, grève, structure familiale…) ;


- déterminants technologiques (de l’imprimerie à l’internet)
- déterminants philosophiques (humanisme, exploitation, respect de l’autre…)
- déterminants démographiques (augmentation, baisse des effectifs, immigration….)
- déterminants scientifiques (étude sur le rythme, travaux sur la mémoire…)
- déterminant idéologique (libéralisme, positivisme, socialisme, communisme…)
- déterminants moraux (la morale laïque.)
- déterminants juridiques

L’élaboration d’une politique d’éducation obéit à une succession d’étapes.

Traditionnellement on débute par :

- l’identification du problème et ensuite la fixation d’un calendrier ;


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- l’évaluation et la formulation des options de politiques ;
- la mise en œuvre des politiques
- l’évaluation de l’impact de la mise en œuvre des politiques ;
- l’ajustement et le démarrage d’un nouveau cycle.

Schéma d’élaboration d’une politique éducative

La mise en œuvre d’une machine de politique éducative se traduit par une machine de
texte, des moyens matériels et financiers mais également par des actions de formation des
personnels, les projets, des écrits (instructions officielles, textes pédagogiques…)

3-2-L’organisation et la structure du système éducatif burkinabè

a- Organisation du système éducatif burkinabè

-l’éducation de base

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Il regroupe l’éducation préscolaire (les enfants de 3 à 5 ans avec un cycle unique),
l’enseignement de base qui va désormais du CP1 à la 3è avec une sous-composante technique
et professionnelle après le CEP qui ouvre droit au Certificat d’aptitudes professionnelles
(CAP)

-l’enseignement secondaire

nde
Il commence à partir de la classe de 2 Il est subdivisé en enseignement général et en
enseignement technique et sanctionné par le Baccalauréat (BAC) ou le Brevet d’études
professionnelles (BEP) pour le cycle moyen.

-l’enseignement supérieur

C’est le dernier maillon de la chaine du système éducatif formel burkinabè. Il accueil


des étudiants de vingt ans et plus dans diverses filières de formation. Le Burkina Faso dispose
d’universités à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou, Fada N’gourma, Ouahigouya et
depuis la rentrée académique 2011-2012, à Dédougou.

L’Université de Ouagadougou, la plus ancienne de toutes, est née suite à la mutation


de l’Ecole normale Supérieure en Centre d’enseignement préparatoire aux enseignants
supérieurs (CPES) puis en centre d’enseignement supérieur (CES) à partir de 1969. L’UO a
donc été créée par ordonnance n° 74-031/PRES/EN du 19 avril 1974.

Depuis 2000, l’UO, aujourd’hui l’université Ouaga1 Joseph Ki-Zerbo est dans un
processus de refondation qui a vu la mise en place des Unités de formations et de recherches
(UFR) et des instituts. L’Université polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB) a été créée en
1997.

L’Ecole normale supérieure de Koudougou (ENSK) aujourd’hui, Ecole normale


supérieure de l’Université de Koudougou (ENS/UK) a été créée en 1999, regroupant ainsi,
l’Institut des sciences de l’Education(INSE) et l’Ecole des cadres d’animation pédagogique
(ECAP). L’ENSK a été transformée en université depuis Août 2005. En 2007, a été mise sur
pieds, l’Université Ouaga2

L’on dénombre aux côtés de ces universités publiques, toute une multitude
d’établissements d’enseignement supérieur dans certaines grandes villes du pays. L’on

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pourrait citer entre autres : A U B E N ULB, USTA, UCAO, IST, ISPP, ESCO,-IGES,
ESSA, ESTH, HEC, ESTA, Sup Universalis…

-L’enseignement professionnel

L’enseignement professionnel au BF est assuré par des établissements nationaux,


régionaux ou internationaux regroupant ainsi tous les secteurs d’activité de la vie quotidienne.

Parmi eux, l’ENP, l’ENSP, l’institut 2ie, l’ENAREF, l’ENAM avec ses démembrements dans
les régions à Bobo, Fada, Ziniaré , Ouahigouya (les IRA) et bien d’autres.

Quant au système non formel, il comprend : l’alphabétisation et l’éducation non-formelle.

-l’alphabétisation :

Elle comporte trois niveaux qui sont: l’alphabétisation initiale (AI), la formation
complémentaire de base (FCB) et la formation technique spécifique (FTS). Cependant, depuis
quelques années, le Burkina Faso a adopté la formule dite enchainée qui comporte une seule
phase.

De 1960 à 1980, le pays a adopté la stratégie du « laisser-faire ». Dans cette stratégie,


les opérateurs bénéficiaient d’une large délégation d’autorité et de responsabilité. L’Etat
n’intervenait que sur demande.

Entre 1981 et 1990, ce fut celle du « faire », caractérisée par le fait que
l’administration publique s’imposait à la fois comme maître d’ouvrage et d’œuvre qui s’est
imposée.

La stratégie du « faire avec » est intervenue de 1990 à 2002. Elle consistait pour l’Etat à
construire des centres aux cotés des centres gérés par des opérateurs.

Depuis 2002, c’est la stratégie du « faire faire » qui est en vigueur. L’Etat pourvoit en
financements nécessaires, les opérateurs assurent l’alphabétisation sur le terrain et l’Etat
procède à l’évaluation.

-Les autres formes d’éducation non-formelle


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Cette forme d’éducation regroupe les formes d’éducation organisées en dehors du
cadre formel de l’école. On peut citer les centres d’éducation de base non formelle (CEBNF),
centres permanents d’alphabétisation et de formation (CPAF) la formation des jeunes
agriculteurs (FJA), -l’éducation non formelle de la petite enfance (Bi-songo, halte garderie
etc.)

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Connaissances du système éducatif burkinabè Dr Pierre G. NIYA p. 11
Conclusion

Le Burkina Faso, à l’instar des autres ex- colonies de l’AOF, dans un esprit d’auto-
prise en charge et dans le souci d’affirmation de l’identité africaine surtout, a entrepris des
changements dans son système éducatif, fruit de l’héritage du colonialisme, afin de l’adapter aux
réalités culturelles locales.

Ce système éducatif du Burkina Faso pour cela, a connu des crises multiformes, dont il
mieux de s’interroger sur la nature plutôt que leur existence. Ils concernent des problèmes de
fonctionnement, de gestion, d’expansion (couverture), de disparités entre genres et régions, de
rendements internes et externes (nombreux redoublements, abandons, exclusions, échecs).

Plusieurs facteurs se conjuguent donc pour expliquer les crises au niveau des systèmes
éducatifs. Les facteurs explicatifs qui nous semblent évidents sont liés à la dynamique de
l’évolution de la population scolarisable, à la dépendance en grande partie des financements de
l’éducation, à la non maîtrise de la gestion des structures et des ressources.

Néanmoins, le système éducatif burkinabé a enregistré d’énormes progrès depuis quelques


années grâce à la mise en œuvre du PDDEB et du PDSEB.

Le ratio élèves /enseignant a baissé et est devenu acceptable à 50 même si la moyenne


africaine est de 43 et celle adoptée dans le cadre du FTI (Fast Track Initiative - Initiative de Mise
en Œuvre Accélérée) est de 40.

En terme donc d’éducation, le Burkina traverse une phase importante en raison des défis à
relever à l’instar d’autres pays, à savoir une scolarisation universelle d’ici 2015. Pari très
audacieux car exigeant à la fois une importante mobilisation des ressources humaines et
financières. L’autre pari est de garantir une éducation de qualité en mettant l’accent sur l’équité
(genre, disparité spatiale, enfants à besoins spécifiques) et d’assurer une bonne gestion des
ressources éducatives à travers le continuum éducatif qui est véritablement entré dans sa phase de
mise en œuvre depuis la rentrée scolaire 2014-2015.

Connaissances du système éducatif burkinabè Dr Pierre G. NIYA p. 12


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