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Université Libre de Bruxelles (U.L.B.

)
Faculté des Sciences Appliquées/
École Polytechnique





Année Académique 2002-2003
IR-2

















Projet Modélisation :
Dimensionnement d’un
tremplin de saut à ski












Travail réalisé par
Bécret Philippe
Capron Alexandre
de Prelle Arnaud
de Waeghe Bruno

Tutrice :
Vin Emmanuelle
Co-tuteur :
Doan Viet-Hung
Projet Modélisation -2- Tremplin saut à ski

TABLE DES MATIÈRES


I. INTRODUCTION p.4


II. DESCRIPTION D’UN TREMPLIN DE SAUT À SKI p.5

1. Description du tremplin p.5
2. Description d’un saut : vol et réception p.6


III. LE SAUT SANS FORCES DE FROTTEMENT p.7

1. Calcul de la vitesse de sortie du tremplin p.7
2. Trajectoire du skieur dans l’air p.8


IV. LE SAUT AVEC LES FORCES DE FROTTEMENT SKIS-TREMPLIN p.10

1. Calcul de la vitesse de sortie du tremplin p.10
2. Simulation Matlab p.12


V. LE SAUT AVEC L’IMPULSION p.14

1. Introduction p.14
1. Calcul de la vitesse de sortie du tremplin p.14
2. Simulation Matlab p.15


VI. LE SAUT AVEC LES FORCES DE RÉSISTANCE À L’AIR p.17

1. Calcul de la vitesse de sortie du tremplin p.17
2. Trajectoire du skieur dans l’air p.20
3. Simulation Matlab p.23


VII. MODÉLISATION D’UN TREMPLIN K90 p.25

1. Introduction p.25
2. Modélisation du tremplin p.26
3. Modélisation de la piste p.27
4. Simulation Matlab p.28

Projet Modélisation -3- Tremplin saut à ski

VIII. CONCLUSION p.32


IX. BIBLIOGRAPHIE p.33


X. ANNEXES p.35

Annexe 1 : Détermination de « z » p.35
Annexe 2 : Programmation en code Matlab p.37
Annexe 3 : Tremplin et piste d’atterrissage p.41

Projet Modélisation -4- Tremplin saut à ski

I. INTRODUCTION





Le vingtième siècle a vu évoluer une société qui accorde de plus en plus d’importance aux
loisirs et au sport. Aujourd’hui, de nombreuses familles partent à l’étranger pendant leurs
vacances afin de se dépayser, mais aussi pour s’adonner à des activités physiques qu’elles ne
peuvent pratiquer à l’ordinaire. Citons, par exemple, les sports d’hiver se déclinant sous une
multitude de disciplines. Celles-ci ont connu, ces dernières décennies, une professionnalisation
croissante. Une d’entre elles est le saut à ski. Pour pouvoir exercer ce sport, il faut des structures
adaptées qui garantissent à chacun, amateur ou professionnel, une sécurité optimale.

Nous avons été attirés par le lien qui pouvait exister entre ce sport et les principes que nous
étudions aux cours de mécanique. C’est pourquoi, nous avons choisi de réaliser le projet
consistant à dimensionner un tremplin de saut à ski.

Pour qu’un tel projet puisse aboutir, il est essentiel de travailler en groupe. Dans un premier
temps, nous avons regroupé le plus possible d’informations que nous avons triées et synthétisées.
Une fois cette tâche réalisée, a commencé notre travail de modélisation proprement dit. Nous
avons procédé étape par étape. Au départ, nous n’avons considéré aucune force de frottement.
Ensuite, progressivement, nous avons ajouté certaines contraintes supplémentaires telles que les
forces de frottement entre les skis et la piste, l’impulsion donnée par le skieur en bout de tremplin
et les forces de résistance de l’air. Enfin, nous avons modélisé approximativement la piste
d’atterrissage.

Projet Modélisation -5- Tremplin saut à ski

II. DESCRIPTION D’UN TREMPLIN DE SAUT À SKI



Le saut à ski est une discipline assez ancienne ; elle fait l’objet de nombreuses compétitions
dont les Jeux Olympiques. Le but de ce sport est assez simple : il consiste à sauter le plus loin
possible tout en gardant un style esthétique pour le vol et l’atterrissage. En effet, à la fin de
chaque saut, le skieur se voit attribuer un certain nombre de points en fonction de la distance
parcourue mais aussi de son style. Il se peut donc qu’un skieur ne faisant pas le plus long saut
gagne une compétition

Un tremplin de saut à ski est composé de deux parties principales : le tremplin proprement dit
qui va donner l’élan nécessaire au skieur pour son saut, et la piste d’atterrissage (voir figure 1 dont
un agrandissement se trouve en annexe 3). Comme nous le montrerons plus loin, ces deux parties
sont indissociables. Afin d’obtenir une modélisation aussi réaliste que possible, nous nous
sommes basés sur les normes de construction imposées par la Fédération Internationale de Ski
(F.I.S.). Dans le cadre de ce projet, conscients de nos limites tant temporelles que techniques,
nous avons négligé certains paramètres tels les effets du vent.


Figure 1 : Tremplin et piste d’atterrissage pour le saut à ski (Source : F.I.S.)


1. Description du tremplin

Le profil d’un tremplin se compose d’abord d'une aire de démarrage constituée d’une ligne
droite, ensuite d’un arc de cercle assurant la transition avec la table de décollage, cette dernière
étant un bref segment de droite.

La position de départ du skieur sera, comme nous le verrons par la suite, fonction de ses
caractéristiques (aérodynamique, masse, etc.) et pourra se déplacer sur l’aire de démarrage.

Projet Modélisation -6- Tremplin saut à ski
Expliquons maintenant les paramètres du tremplin. γ est l’angle entre la piste d’élan et
l’horizontale ; il avoisine les 35 degrés, il ne doit être ni trop grand pour que le skieur ne bascule
pas en avant lors de sa prise d’élan, ni trop faible pour que sa vitesse de sortie soit suffisante. α
est l’angle entre la table de décollage et l’horizontale; la F.I.S. nous l’impose entre 8 et 11 degrés.
r1 est le rayon du cercle de transition, il doit être suffisant pour permettre un passage en douceur
entre les deux parties droites. Les trois derniers paramètres du tremplin sont : e (distance entre le
haut du tremplin et la table de décollage), s e (distance entre le haut du tremplin et la position de
départ du skieur) et t (la longueur de la table).


2. Description d'un saut : vol et réception

Au fur et à mesure de notre étude, nous détaillerons l’attitude du skieur sur le tremplin.
Attardons-nous néanmoins quelque peu sur la trajectoire dans l’air.

Une fois le skieur dans l’air, il devient un véritable « projectile volant ». Il utilise son corps et
ses skis comme une surface portante. Le skieur se penche en avant, produisant un angle d’attaque
positif sur le vent (c’est-à-dire l’angle entre les skis et l’horizontale). Avant 1989, les skieurs
gardaient leurs skis bien en ligne dans l’axe pour réduire la résistance à l’air. Mais en 1989, un
skieur révolutionne le saut à ski en positionnant ses skis en « V » ouverts vers l’avant. Cette
position a pour effet d’augmenter la superficie en dessous du corps donnant plus de portance
aérodynamique (notion définie en VI).

Les skieurs se repositionnent lors de l’atterrissage. Ils écartent légèrement les jambes pour
avoir une plus grande stabilité mais aussi pour des raisons esthétiques. Le point idéal
d’atterrissage sur la piste est le point K. De part et d’autre de ce point K se trouvent les points P
et L. La zone P-L détermine la zone d’atterrissage. En deçà ou au-delà de cette zone, l’atterrissage
y est dangereux.

Projet Modélisation -7- Tremplin saut à ski

III. LE SAUT SANS FORCES DE FROTTEMENT



Dans ce chapitre, nous allons considérer que nous pouvons appliquer la loi de conservation
de l’énergie. En d’autres mots, cela signifie que nous négligeons la force de frottement entre les
skis et la piste, l’impulsion donnée ainsi que la résistance à l’air.


1. Calcul de la vitesse de sortie du tremplin

En considérant qu’il y a conservation de l’énergie sur le tremplin, l’énergie entre les points a
et b est la même. Nous aurons au point a uniquement une énergie potentielle de gravitation
(l’énergie cinétique y étant nulle) et au point b uniquement une énergie cinétique (l’énergie
potentielle de gravitation y étant nulle car c’est à cette hauteur que nous fixerons le potentiel nul).



Figure 2 : tremplin de saut à ski


Projet Modélisation -8- Tremplin saut à ski
La loi de conservation de l’énergie peut donc s’écrire sous la forme (1).
mreprésente la masse du skieur avec son équipement, g la constante gravitation universelle à la
surface de la terre ; nous la prenons égale à 9,81 m/s² et
0
v la vitesse de sortie du tremplin.

0
. ²
. .
2
mv
m g h = (1)

Nous isolons
0
v .

0
2. . v g h = (2)

Il nous faut donc déterminer h pour pouvoir connaître la vitesse. h s’obtient par construction
géométrique.

( 1. ).sin .sin h e es r z t θ γ α = − − + + (3)

Le développement de z se trouve en annexe 1.
Nous obtenons h en l’exprimant par rapport aux six paramètres du tremplin.

sin( ) ( )
( 1.( )).sin 1 sin .sin
( )
2
cos
2
h e es r r t
γ α γ α
γ α γ α
γ α
− +
= − − − + ⋅ ⋅ +

(4)

Par conséquent, nous déterminons
0
v en injectant h dans (2).


0
sin( ) ( )
2. .[( 1.( )).sin 1 sin .sin ]
( )
2
cos
2
v g e es r r t
γ α γ α
γ α γ α
γ α
− +
= − − − + ⋅ ⋅ +

(5)


2. Trajectoire du skieur dans l’air

Considérons, pour cette première étape de la modélisation du saut, que l'espace est
assimilable au vide, c'est-à-dire que le skieur n'est soumis qu'à l'unique attraction de la terre. Nous
assimilerons le skieur à un point matériel lancé avec une vitesse initiale correspondant à la vitesse
de sortie du tremplin o v .

Le vol est donc régit par la 3
ème
loi de Newton, la somme des forces exercées sur un point est
égale au produit de sa masse par son accélération.

. F ma =

(6)

L’équation (6) donne le système (7) avec les conditions initiales
0 0
cos x v α = ,
0 0
sin z v α = .

0 0 0
2
0 0 0
. 0
. . / 2
x x t x x x m x
m z m g z gt z z gt z t z
= + = ¦ = ¦ ¦ ¦
⇔ ⇔
´ ´ ´
= − = − + = − + +
¦ ¹ ¹ ¹


(7)
Projet Modélisation -9- Tremplin saut à ski
Si l'on place l'origine de nos axes à la sortie de la piste, nous avons
0
0 x = ,
0
0 z = .
Nous obtenons alors un système entièrement déterminé par les conditions initiales.

0
2
0
cos
/ 2 sin
x v t
z gt v t
α
α
= ¦
¦
´
= − +
¦
¹
(8)



Projet Modélisation -10- Tremplin saut à ski

IV. LE SAUT AVEC LA FORCE DE FROTTEMENT SKIS-TREMPLIN



Nous considérons dans cette partie la force de frottement entre les skis et la piste. Nous
continuons à négliger l’impulsion donnée par le skieur ainsi que les forces dues à la résistance de
l’air sur le skieur.

Cette force de frottement satisfait à la loi de Coulomb sur les frottements secs. Nous
négligerons donc les éventuels aspects de fonte de glace sous les skis ainsi que la diminution du
fartage des skis, c’est-à-dire l’enduction de graisse sous les skis pour réduire l’adhérence.

1. Calcul de la vitesse de sortie du tremplin

Nous scindons le tremplin en trois parties (voir figure 3). La première et la troisième
correspondent à des lignes droites et la seconde à un arc de cercle. Nous considérons un
coefficient de frottement dynamique
d
µ .

initiale finale E E W = − (9)

Cette relation exprime comme précédemment qu’il y a conservation de l’énergie. Dans ce cas-
ci, nous prenons en compte la dissipation d’énergie produite par la force de frottement, celle-ci se
calcule au moyen du travail W de cette force le long de la courbe.


Figure 3 : Tremplin de saut à ski divisé en trois parties avec forces de frottement sec

Projet Modélisation -11- Tremplin saut à ski
Partie 1

Nous écrivons l’équilibre des forces par rapport à un axe perpendiculaire à la piste.

cos S m g γ = ⋅ ⋅ (10)

Exprimons la loi de Coulomb.

fr
d
F S µ = ⋅ (11)

Nous en déduisons la force de frottement.

cos fr
d
F m g µ γ = ⋅ ⋅ ⋅ (12)

L’énergie dissipée 1 W est le travail de la force de frottement le long du déplacement.

1 fr W F dl ⋅ = −

(13)

Appliquons ceci dans notre cas.

1 ( 1. ) fr fr fr W F dl F dl F e es r θ ⋅ ⋅ ⋅ = − = − = − − −
∫ ∫
(14)

En effet, la force de frottement étant constante tout le long de la ligne droite, puisque γ reste
constant, elle ne dépend pas de la position.

1 cos ( 1 )
d
W m g e es r µ γ θ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⇒ = − − − (15)

Partie 2

Sur cette deuxième partie du tremplin, la force de frottement s’exprime exactement de la
même manière que sur la première partie à la différence que l’angle entre la force de gravitation et
l’horizontale est fonction du temps. Pour nous faciliter les calculs, nous nous plaçons dans un
repère mobile (nous utilisons des axes en coordonnées polaires).

cos 1 f r F m g θ µ ψ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ = −

(16)
1 1 dl r d θ θ ⋅ ⋅ =

(17)

Nous exprimons l’énergie de la même manière que précédemment. En se référant à l’annexe 1,
nous trouvons que ψ vaut γ θ − .

2 fr W F dl ⋅ =


(18)
| | 2
0
0 0
1 cos 1 cos( ) 1 sin( )
d d d
W r m g d r m g d r m g
γ α γ α
γ α
µ ψ θ µ γ θ θ µ γ θ
− −

⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ = − = − − = −
∫ ∫

2 1 (sin sin )
d
W r m g µ γ α ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⇒ = − − (19)

Projet Modélisation -12- Tremplin saut à ski


Partie 3

Pour la troisième partie, le raisonnement est analogue à la première partie. Il faut seulement
changer la longueur de piste sur laquelle la force se dissipe et l’angle d’inclinaison par rapport à
l’horizontale.

3 cos
d
W m g t µ α ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ = − (20)

Conclusion

La vitesse de sortie
0
v du tremplin s’obtient à partir de la relation (9).

initiale E m g h ⋅ ⋅ = (21)
1

²
2
o
finale
m v
E

= (22)
| | 1 2 3 cos ( 1 ) cos 1 sin( )
d
W W W W m g e es R t R µ γ θ α γ α ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ = + + = − − − + + − (23)

| |
²
cos ( 1 ) cos 1 (sin sin )
2
o
d
m v
m g h m g e es R t R µ γ θ α γ α

⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⇒ = + − − + + −

} {
2 [cos ( 1 ) cos 1 (sin sin ) ] o
d
v g h e es R t R µ γ θ α γ α ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⇔ = ⋅ − − − + + − (24)


2. Simulation Matlab

La trajectoire s’obtient de la même manière que précédemment. En effet, les conditions de
vol sont identiques à l’exception de la vitesse initiale.



1
h est défini en III.1.
Projet Modélisation -13- Tremplin saut à ski
Figure 4 : Comparaison des trajectoires avec ou sans frottements
Nous avons, dans ce paragraphe, ajouté une force de frottement sur la piste. Ceci a eu pour
effet de réduire la vitesse initiale du skieur. De cette manière, il fera un saut plus court.

Nous remarquons que les deux trajectoires ne sont pas encore de bonnes approximations de
la trajectoire réelle du skieur. En effet, dans les conditions idéales, le skieur devrait atterrir au
point K, or nous en sommes encore loin. Cette relative différence peut s’expliquer par le fait que
nous avons négligé l’impulsion, ainsi que la résistance à l’air.







Projet Modélisation -14- Tremplin saut à ski

V. LE SAUT AVEC L’IMPULSION



1. Introduction

Jusqu’ici, nous avons considéré un skieur passif. En effet, ce dernier partait du haut du
tremplin sans vitesse initiale, c’est-à-dire qu’il ne se propulsait pas sur le tremplin mais se laissait
glisser. De plus, nous avons négligé toute réaction de l’air, l’attitude du skieur n’a donc aucune
importance. Enfin, il ne sautait pas en fin de tremplin. Sous de telles hypothèses, tous les skieurs
auraient exactement la même trajectoire et il n’y aurait aucun intérêt sur le plan compétitif.

Nous introduirons dans ce chapitre l’impulsion du skieur en bout de tremplin. Vu que nous
considérons toujours le skieur assimilé à un point matériel n’interagissant pas avec l’air, son
attitude n’aura aucun effet sur notre modélisation. Néanmoins, nous l’expliquerons pour une
meilleure compréhension et pour la justification des paramètres utilisés lors de l’introduction de
la résistance à l’air.

Au départ, le skieur s’accroupit en collant au mieux son buste à ses cuisses et il plaque ses
bras le long du corps. Ainsi positionné, il va minimiser les frottements de l’air sur son corps, et il
n’a alors qu’à se laisser glisser. Arrivé dans la partie courbe, le skieur va se préparer à sauter. Pour
ce faire, il va relever légèrement ses hanches tout en restant collé à ses cuisses afin d’optimiser sa
position de saut et de conserver son profil aérodynamique. Dès que le skieur arrive sur la table
d’envol, il parfait sa position en abaissant les avant-bras perpendiculairement à la piste. Juste à la
fin de la table, le skieur va se propulser dans l’air perpendiculairement à la piste. C’est le système
articulé aux chevilles, genoux et hanches qui, en poussant sur le sol, va s’étendre et donner au
buste une vitesse perpendiculaire à la table. En même temps, le skieur lance ses bras vers l’arrière,
cela aura pour effet de lui communiquer une rotation qui lui permettra d’atteindre le bon angle
d’attaque (angle entre les skis et l’horizontale). Cet angle va rester presque constant durant tout le
vol.

Le skieur doit trouver le meilleur compromis entre sa poussée vers le haut et sa rotation
propre. Il doit également se concentrer afin de se détendre au bon moment, c’est-à-dire en bout
de table de décollage, tout en gardant ses skis sur cette table. S’il saute trop tôt, ses skis vont
pointer vers le bas, cela va augmenter la résistance à l’air et donc diminuer la longueur du saut. Si,
au contraire, le skieur saute trop tard, ses skis vont pointer vers le haut et il risque de perdre le
contrôle de son vol.


2. Calcul de la vitesse de sortie du skieur

L’impulsion va donc donner au skieur une vitesse supplémentaire perpendiculaire à la table.
Elle va aussi le positionner face au vent. Dans notre modélisation, comme le skieur est assimilé à
un point matériel, l’angle d’attaque ne joue aucun rôle, nous ne considérons donc pas l’effet de
rotation du skieur. De même, nous supposons que l’impulsion se fait de manière instantanée,
c’est-à-dire que nous n’analyserons pas la partie dynamique de la détente du skieur mais nous
supposerons que le seul effet de l’impulsion est l’ajout à la vitesse de sortie du tremplin d’une
vitesse perpendiculaire, dirigée vers le haut. Nous additionnerons vectoriellement ces deux
vitesses et nous obtiendrons ainsi une nouvelle vitesse initiale pour la phase de vol.
Projet Modélisation -15- Tremplin saut à ski
Voici comment l’impulsion influence le vecteur 0 v (vitesse de sortie du tremplin).


Figure 5 : Décomposition de la vitesse de sortie du tremplin 0 v


2 2
0 t n
v v v = +

(25)

et ' arctan
n
t
v
v
α α = −

(26)


3. Simulation Matlab

La trajectoire s’obtient de la même manière que précédemment.



Figure 6 : Comparaison de la trajectoire du skieur dans l’air avec et sans l’impulsion
Projet Modélisation -16- Tremplin saut à ski

A ce stade, nous avons rajouté l’impulsion que le skieur imprime sur la table de décollage. De
cette manière, il modifie sa vitesse initiale. Cette variation est assez faible (voir figure 6), quelques
dixièmes de mètres par seconde. Le changement vraiment important se situe au niveau de l’angle
avec lequel le skieur décolle ; en effet, il ne décollera plus avec angle d’environ dix degrés par
rapport à l’horizontale, mais un angle bien plus faible. Ceci explique pourquoi la courbe avec
impulsion (en bleu) va plus loin que celle sans impulsion (en rouge).

Cependant, le skieur est encore assez loin du point K. La modélisation de la phase de vol doit
donc encore être affinée. Il semble que la force de portance, qui résultera de la résistance à l’air,
ait un rôle très important.
Projet Modélisation -17- Tremplin saut à ski

VI. LE SAUT AVEC LES FORCES DE RÉSISTANCE À L’AIR




Dès qu’un corps solide bouge, il déplace un volume d’air et en prend la place. Le corps doit
donc fournir une force pour déplacer l’air, mais, par le principe d’action-réaction de Newton, l’air
exercera également une force sur ce solide. Cette force est la résistance à l’air. On peut la
décomposer en deux forces perpendiculaires : la traînée, de même direction que la vitesse mais de
sens opposé et la portance, de direction perpendiculaire à la vitesse et dans notre cas orientée vers
le haut (voir figure 7).

Ces deux forces sont proportionnelles au carré de la vitesse selon un coefficient variant au
cours du temps. Les valeurs de ces coefficients sont différentes pour la traînée et la portance.
Elles sont établies en soufflerie car elles font appel à des notions de mécanique des fluides
avancées comme, par exemple, le fait que les skis mis en forme de « V » augmentent la surface
portante par rapport à des skis parallèles alors que la surface du skieur reste constante. Toutefois,
les forces de traînée et de portance dépendent aussi de la densité de l’air 1,19 ρ = / ³ kg m


(27)


(28)


Sur le tremplin, nous négligerons la composante portante de la résistance de l’air tandis que
dans la phase de vol, il est indispensable de tenir compte de la traînée et de la portance.



Figure 7 : forces de traînée et de portance


1. Calcul de la vitesse de sortie du tremplin

A cette étape, nous modélisons le déplacement du skieur sur le tremplin de manière beaucoup
plus réaliste. Nous avons quatre forces agissant sur le skieur : la force de gravitation de la terre, la
réaction de liaison entre le skieur et la piste, la force de frottement entre les skis et la piste et la
²
2
²
2
T
P
F v T
F v P
ρ
ρ
¦
= ⋅ ⋅
¦
¦
´
¦
= ⋅ ⋅
¦
¹
Projet Modélisation -18- Tremplin saut à ski
force de traînée qui a été décrite au paragraphe précédent. Ecrivons la troisième loi de Newton
pour le skieur.

fr T
m g F F S m a ⋅ + + + = ⋅

(29)

Il nous faudra dans un premier temps considérer chaque partie du tremplin indépendamment.
En effet les équations différentielles ne se résoudront pas de la même manière que l’on se trouve
sur l’une des deux parties droites ou sur la courbe.

Considérons dans un premier temps les parties droites, c’est-à-dire la ligne d’élan et la table de
décollage.

Figure 8 : Forces agissant sur le skieur sur la ligne droite

Projetons les forces sur les axes et écrivons la loi de Coulomb sur le frottement. χ est l’angle
entre l’horizontale et la ligne droite (voir figure 8).

(30)

(31)

(32)


Or 0 y =
ii
puisque le skieur ne peut se déplacer que le long de la piste qui en l’occurrence ici
est l’axe x. A partir de (31), nous trouvons S .

cos S m g χ = ⋅ ⋅ (33)

Injectons (33) dans (32).

cos
fr d
F m g µ χ = ⋅ ⋅ ⋅ (34)

Nous pouvons aussi exprimer que l’accélération est égale à la moitié de la dérivée de la vitesse
au carré par rapport à la position.
2
1
2
d x
x
dx
= ⋅
i
ii
(35)
sin
cos
fr T
fr d
m x m g F F
m y m g S
F S
χ
χ
µ
¦
⋅ = ⋅ ⋅ − −
¦
¦
⋅ = − ⋅ ⋅ +
´
¦
= ⋅
¦
¹
ii
ii
Projet Modélisation -19- Tremplin saut à ski
Grâce à tout, ceci nous obtenons une équation qui sera directement utilisable, soit pour une
résolution analytique, soit pour une application directement numérique via un logiciel tel que
Matlab.

²
2 ² 2 sin 2 cos
d
d x
k x g g
dx
χ µ χ = − ⋅ ⋅ + ⋅ ⋅ − ⋅ ⋅ ⋅
i
i
(36)

Il faudra, avant toute utilisation de cette équation poser les conditions initiales, c’est-à-dire,
dans ce cas-ci, la vitesse initiale au carré au moment où le skieur passe à la position initiale.

Il est aussi à noter que pour résoudre cette équation via Matlab, il faudra poser que
x
x v =
i
.
En effet Matlab résout des systèmes d’équations différentielles du premier ordre et de cette
manière c’est ce que nous obtenons : un système de deux équations différentielles du premier
ordre

Dans le cas de la première ligne droite, nous prendrons un χ égal à γ tandis que pour la table
de décollage nous le prendrons égal à α .

Intéressons nous maintenant à ce qui se passe sur la courbe du tremplin. Les forces en jeu
sont exactement les mêmes mais, comme nous travaillons sur une courbe, l’angle que nous avions
noté χ précédemment variera au cours du temps et nous devrons introduire un repère variable
(repère polaire) pour écrire les équations projetées sur les axes données par la troisième loi de
Newton (37 & 38).




Figure 9 : tremplin de saut à ski avec les forces de traînée et de portance sur le skieur

Projet Modélisation -20- Tremplin saut à ski
(37)

(38)

Or r
i
et r
ii
sont nuls puisque le rayon reste constant et il n’y aura donc pas de vitesse et
d’accélération suivant 1
r

.

Nous exprimons la vitesse dans un repère polaire.

v r θ = ⋅
i
(39)


A l’aide de (38) nous obtenons (40).

2
1 sin S m r m g θ θ = ⋅ ⋅ + ⋅ ⋅
i
(40)

Nous injectons (27), (32) et (40) dans (37).

2 2
2
1 ( 1 sin ) 1 . cos
2
d
m r m r g r T m g
ρ
θ µ θ θ θ θ ⋅ ⋅ = − ⋅ ⋅ ⋅ + ⋅ − ⋅ ⋅ + ⋅ ⋅
ii i i
(41)

Nous pouvons exprimer comme précédemment que
1 ²
2
d
d
θ
θ
θ
=
i
ii
ce qui nous donnera une
équation différentielle d’où nous pourrons tirer la vitesse angulaire à la sortie du tremplin.

2
2
2 1
(cos sin ) (2 )
1
d d
d g r T
d r m
θ ρ
θ µ θ θ µ
θ
⋅ ⋅ ⋅
= ⋅ − ⋅ − ⋅ ⋅ +
i
i
(42)

Il faudra encore poser correctement les conditions initiales, c’est-à-dire la vitesse angulaire au
carré au moment où le skieur arrive au début de la courbe (lorsque 0 θ = ). Cela correspond en
fait à la vitesse de sortie de la première partie droite au carré divisé par le rayon du cercle au carré.
La vitesse angulaire de sortie de la partie courbe donnera la vitesse initiale de la dernière partie du
tremplin.
En résolvant via Matlab, nous obtiendrons pour des valeurs déterminées du coefficient de
traînée T, du coefficient de frottement dynamique entre les skis et la piste
d
µ et de la masse m
une vitesse à la sortie du tremplin qui sera un peu plus faible que précédemment.


2. Trajectoire du skieur dans l’air

Dans un premier temps, nous avions considéré que le skieur sautait dans le vide et de ce fait
ne rencontrait aucune force de frottement et la seule force agissant alors était la force de
gravitation proportionnelle à la masse et à g la constante de gravitation à la surface de la terre. En
réalité, la description de la phase de vol est plus compliquée. En plus de la force de gravitation
viennent s’ajouter deux forces, la force de traînée T F

et de portance P F

. Nous exprimons la
troisième loi de Newton pour le skieur que nous avons assimilé à un point matériel.

( 2 ) cos
( ²) sin
fr T
m r r F F m g
m r r S m g
θ θ θ
θ θ
⋅ ⋅ + ⋅ ⋅ = − − + ⋅ ⋅
⋅ − ⋅ = − + ⋅ ⋅
ii i i
ii i
Projet Modélisation -21- Tremplin saut à ski
. .
P T
m g F F ma + + =

(43)

Projetons les forces sur les axes pour obtenir un système de deux équations différentielles.
ϕ étant l’angle entre l’horizontale et le vecteur vitesse (voir figure 10).

(44)

(44bis)


Nous injectons (27) et (28) dans ce système.

(45)

(46)


Nous obtenons dès lors un système de deux équations différentielles du second degré non
linéaires. Posons (47) et (48) pour résoudre le système.

(47)

(48)


De cette manière, nous nous ramenons à un système de quatre équations différentielles du
premier ordre non linéaires qu’il sera possible de résoudre via un logiciel tel que Matlab.

Toutefois écrit ainsi, le système ne peut pas être résolu car il reste fonction de l’angle ϕ . Pour
modéliser le vol nous allons user d’un artifice et exprimer sinϕ et cosϕ en fonction de v ,
x
v et
y
v .

Figure 10 : Construction géométrique pour définir ϕ

cos
x
v
v
ϕ = et sin
y
v
v
ϕ = (49)

² ²
x y
v v v = + (50)



. sin
. sin cos
T P
T P
m x F cos F
m y F F m g
ϕ ϕ
ϕ ϕ
¦
= − ⋅ − ⋅
¦
´
¦
= − ⋅ + ⋅ − ⋅
¹
ii
ii
. ² ² sin
2 2
. ² sin ² cos
2 2
m x v T cos v P
m y v T v P m g
ρ ρ
ϕ ϕ
ρ ρ
ϕ ϕ
¦
= − ⋅ ⋅ ⋅ − ⋅ ⋅ ⋅
¦
¦
´
¦
= − ⋅ ⋅ ⋅ + ⋅ ⋅ ⋅ − ⋅
¦
¹
ii
ii
x
y
x v
y v
¦
=
¦
´
¦
=
¹
i
i
Projet Modélisation -22- Tremplin saut à ski
Nous obtenons pour finir un système de quatre équations.

(51)

(52)


(53)

(54)


Avant de résoudre ce système, il ne nous reste plus qu’à poser les conditions initiales à
l’instant initial. La vitesse initiale à fait l’objet d’une étude au début de ce travail. Quant à la
position initiale, nous fixerons l’origine des axes comme étant le point où se trouve le skieur à
l’instant initial, c’est-à-dire à l’extrémité du tremplin.

(55)

(56)

(57)
(58)


Avant de tracer la moindre courbe grâce à cet algorithme, il est nécessaire de donner des
valeurs numériques aux constantes T et P. Pour ce faire, nous avons plusieurs sources. Tout
d’abord, dans Science and Skiing
2
les constantes sont fixées, du temps initial à 0,5 seconde.

Intervalle de temps T P
0 à 0,1s 0,4 0,2
0,1 à 0,3s 0,6 0,65
0,3 à 0,5s 0,68 0,58

Ensuite nous avons, approximativement, jusqu’à l’atterrissage L=0,78 ; T va encore varier,
pendant le vol on aura 0,64 et à l’arrivée du point d’impact, le skieur préparant sa réception en se
redressant, T va augmenter et on aura environ 0,75.

L’autre source de valeurs numériques est un travail réalisé par un assistant de l’U.L.B. qui
fixait P à 0,31 et T à 1,35.

Afin de déterminer la trajectoire la plus proche de la réalité, nous disposons d’un document
de la F.I.S. fixant une trajectoire de référence au travers d’un système de quatre équations (59 à
62). Nous pourrons donc comparer les deux premières trajectoires avec celle de la F.I.S. pour
déterminer laquelle des trois arrive le plus près du point K.






2
voir bibliographie
. ² ² ( )
2
. ² ² ( )
2
x x y x y
y x y y x
x
y
m v v v T v P v
m v v v T v P v m g
x v
y v
ρ
ρ
¦
= − ⋅ + ⋅ ⋅ − ⋅
¦
¦
¦
= − ⋅ + ⋅ ⋅ − ⋅ − ⋅
¦
´
¦
=
¦
¦
= ¦
¹
i
i
i
i
0
0
( 0) 0
( 0) 0
( 0) cos
( 0) sin
x
y
x t
y t
v t v
v t v
α
α
= = ¦
¦
= =
¦
´
= = ⋅
¦
¦
= = ⋅
¹
Projet Modélisation -23- Tremplin saut à ski

(59)

(60)

(61)

(62)


avec les coefficients
w
k et
a
k fixés comme suit :

1.5
5 6 2 7 3 9 4
0.0025 1.9757 10 6.3123.10 1.7948 10 1.912 10 0.0004 1
0.6
w
t
k ϕ ϕ ϕ ϕ
− − − −
(
| |
= − ⋅ ⋅ + ⋅ − ⋅ ⋅ + ⋅ ⋅ + ⋅ −
(
|
\ .
(
¸ ¸

(63)
2
5 7 2 8 3 10 4
0.0036 9.356 10 1.5767.10 2.9684 10 3.083 10 0.0008 1
0.6
a
t
k ϕ ϕ ϕ ϕ
− − − −
(
| |
= + ⋅ ⋅ − ⋅ − ⋅ ⋅ + ⋅ ⋅ + ⋅ −
(
|
\ .
(
¸ ¸

(64)

Les valeurs entre crochets sont ajoutées à la somme entre 0 et 0,6 seconde. Le skieur prend
juste après le décollage sa position d’envol et son centre de gravité change de place ce qui
explique cette variation des deux coefficients.


Figure 11 : Comparaison des trajectoires données par la F.I.S., Science and Skiing et un assistant de l’U.L.B.

D’après les résultats obtenus (voir figure 11), nous nous apercevons que la trajectoire la plus
optimale est fournie par l’ouvrage « Science and Skiing » suivie de près par celle de la F.I.S. La
troisième courbe peut être écartée car elle prend en compte une trop grande traînée pour une
( )
cos
sin
sin ²
1
.cos ²
w
a
x v
y v
v g k v
g k v
v
ϕ
ϕ
ϕ
ϕ ϕ
¦
= ⋅
¦
¦
= − ⋅
¦
¦
´
= ⋅ − ⋅
¦
¦
¦
= ⋅ − ⋅
¦
¹
i
i
i
i
Projet Modélisation -24- Tremplin saut à ski
faible portance. Dans la suite de notre modélisation, nous nous servirons donc de la trajectoire
fournie par « Science and Skiing ».

3. Simulation Matlab


Figure 12 : Trajectoire du skieur dans l’air avec et sans traînée et portance

Nous remarquons que la force de portance a une grande importance dans la trajectoire du
skieur. Sans cela, le skieur n’atteindrait jamais le point K. Ceci prouve que le skieur ne se laisse
pas juste tomber mais qu’il effectue un véritable vol. Pour ce faire, la position aérodynamique du
skieur pendant toute sa phase de vol est extrêmement importante. C’est pour cette raison que les
sauteurs prennent cette position si particulière « en V » pendant leur vol.

Projet Modélisation -25- Tremplin saut à ski

VII. MODÉLISATION D’UN TREMPLIN K90




1. Introduction

Nous avons maintenant effectué la modélisation du tremplin et de la phase de vol du skieur.
Il reste donc à voir comment le skieur va se réceptionner sur la piste d'atterrissage, ainsi que de
déterminer cette dernière. Une piste d'atterrissage se compose de quatre parties, à savoir le début
de la piste, une zone d'atterrissage, une de raccordement et une de dégagement. Ces différentes
zones se situent, si nous nous reportons à la figure 1 ou à l’annexe 3, aux tronçons raccordant
respectivement les points T-P, P-L, L-U et après U.

Le début de la piste relie le bas de la table à la courbe d'atterrissage, son profil n'est pas
spécifiquement déterminé mais nous pouvons toutefois constater que la courbe suit relativement
la trajectoire du skieur à une distance pouvant varier entre deux à six mètres. Cette distance ne
pouvant être trop grande afin que le skieur ne s'écrase pas au sol en cas de problème tel un saut
trop court ou une chute.

C'est entre les points P et L que tous les skieurs devraient atterrir, nous y retrouverons donc
naturellement le point correspondant au point d'atterrissage optimal prévu pour notre tremplin
c'est-à-dire le point K. Ce tronçon est constitué d'un arc de cercle, dont les angles des tangentes
aux points P, K et L sont déterminés en fonction de la vitesse et de l'angle ϕ d'arrivée.
Introduisons β correspondant à l'angle entre la tangente à la piste en K et l'horizontale. Par
l’équation (65), les normes nous permettent de calculer β avec
K
ϕ l'angle entre la vitesse du
skieur et l'horizontale au point K,
K
v la vitesse en K et
zK
v la composante verticale de la vitesse
au point K.
K
zK
K
v
v
arcsin − = ϕ β (65)
3

Il est à noter que
K
ϕ β − , l’angle entre les tangentes à la trajectoire et à la piste, ne doit pas
être fixé trop petit, en effet, il ne faut pas que la trajectoire de vol soit trop tangente à la piste
pour qu’il soit encore possible de voir où se trouve le point d’impact. D’un autre côté, il ne doit
pas non plus être pris trop grand, pour que la composante de la vitesse perpendiculaire à la piste
ne soit pas trop importante, afin que le skieur n’aille pas s’écraser.

Remarquons que d’après les normes cette vitesse verticale n'est pas très grande et avoisine les
4,2 m/s. En effet, si le skieur possédait une trop grande vitesse verticale, cela entraînerait un
atterrissage trop violent.

La courbe de transition n'a comme utilité que de lier l'arc de cercle de le zone d'atterrissage à
la zone de dégagement. Elle peut être constituée soit d’un cercle d’un rayon de
l
r (déterminé par
la suite), soit d’une clothoïde (courbe reliant un cercle à une droite de façon régulière).


3
Source F.I.S.
Projet Modélisation -26- Tremplin saut à ski
Enfin, vient la courbe de dégagement qui permet au skieur de freiner en sécurité, cette partie
est une droite horizontale débutant au point U. La longueur de cette droite est fixée par la
distance de vol du skieur, d'après les normes que nous a fourni la F.I.S. Nous voyons que cette
distance doit valoir cent mètres pour toute distance de vol dépassant soixante mètres. Dans notre
modélisation, comme nous considérons un K90, la longueur de la droite sera donc de cent
mètres.


2. Modélisation du tremplin

Avant de modéliser la piste, nous devons d’abord réaliser le dimensionnement du tremplin.
Pour ce faire, nous devons fixer les différents paramètres du tremplin utilisés dans les
paragraphes précédents. Nous disposons d’une table de la F.I.S. (figure 13) qui nous permet, en
fixant un angle γ et la distance e , de trouver la distance s e et la vitesse de sortie du tremplin
0
v .


Figure 13 : Table de la F.IS. (Source F.I.S.)

La figure 13 s’utilise comme suit, nous fixons un angle γ , par exemple 35 degrés, et une valeur
de e , par exemple 76 mètres. Nous obtenons sur le graphique, un point qui va nous permettre de
trouver s e en suivant les courbes montantes passant par celui-ci et la vitesse de sortie
0
v en
suivant les courbes descendantes. Dans notre exemple, nous obtenons s e égal à 8 mètres et la
vitesse initiale égale à 23.9 m/s. Les derniers paramètres sont fonctions de la vitesse. La F.I.S.
nous donne 1 r égal au carré de la vitesse multiplié par 0,14 et t comme étant le quart de la
vitesse.

Après avoir fixé ces paramètres, nous utilisons les développements théoriques réalisés
précédemment pour vérifier que nous obtenons bien la même vitesse de sortie. Dans notre
simulation, nous obtenons une valeur très approchée.

Projet Modélisation -27- Tremplin saut à ski



3. Modélisation de la piste

Modélisons donc la piste d'un tremplin K90. Pour ce faire, nous avons besoin de données
supplémentaires, en effet, nous ne disposons pas encore de tous les paramètres utiles tels que les
coordonnées des point P, K et L. Pour définir ces coordonnées nous introduisons un système
d’axes cartésiens dont l’origine est le bout de la table d’envol, l’axe x l’horizontale et l’axe y la
verticale ascendante.

Néanmoins, nous avons décidé de ne pas développer l'aspect théorique des équations
régissant la piste d'atterrissage. Afin de la modéliser, nous nous baserons donc sur les données de
la F.I.S. Nous pouvons désormais donner par l’équation (66) l’opposée de la coordonnée en y de
K (avec w égale à 90 mètres) et n par l’équation (67), c’est-à-dire la coordonnée en x de K.

|
|
.
|

\
|
|
.
|

\
|
=
n
h
arctg
w
h sin
005 . 1
(66)
4


|
|
.
|

\
|
|
.
|

\
|
=
n
h
arctg
w
n cos
005 . 1
(67)
5


Afin de déterminer h et n , il nous faut trouver le rapport entre h et n . Pour ce faire, la F.I.S.
nous donne des tables exprimant ce rapport en fonction de α ,
0
v et w. Prenons la table
correspondant à notre α de 10,5 degrés et prenons le point d’intersection correspondant à la
droite verticale w égale à 90 mètres et la vitesse de sortie égale à 23,9 m/s. Nous trouvons que le
rapport entre h et n est de 0,55.


Figure 14 : table pour trouver le rapport h/n avec α =10,5° (Source : F.I.S.)

4
Source F.I.S.
5
idem
Projet Modélisation -28- Tremplin saut à ski

Approchons la courbe de transition par un cercle de rayon
2
r .

2
2 0
0.375
920
w h
r v
n
| |
= −
|
\ .
(68)
6


Le rayon de la courbe P-K-L
l
r s’exprime en fonction de
2
r et w.

2
062 . 0
36
r
w
r
l
|
.
|

\
|
+ = (69)
7


Grâce à w et aux formules (65) et (69) nous pouvons exprimer
L
β , c’est-à-dire l’angle entre
l’horizontale et la tangente à la piste au point L.

π
β β
180 7 . 1 13 . 0
l
L
r
w−
− = (70)
8


Nous ne disposons encore d'aucune information au sujet de P, mais, les normes conseillent
de prendre un écart δβ entre β et
P
β valant entre un et trois degrés. Choisissons un δβ valant
trois degrés.

δβ β β + =
P
(71)
9


L'arc de courbe P-K vaut
1
l et l’arc K-L vaut
2
l .

1
180
l
l r
π
δβ = ⋅ ⋅ (72)
10

2
0,13 1, 7 l w = ⋅ − (73)
11


Etant donné que nous avons fait le choix de ne modéliser qu’approximativement la piste
d’atterrissage, nous nous sommes préoccupés que de la zone autour du point K. Nous avons
modélisé le début de la piste comme une droite reliant le bout du tremplin au point P et la courbe
P-K-L comme une courbe du second degré passant par ces trois points.


4. Conclusion – Simulation Matlab

Comme nous l'avons montré, la piste d'atterrissage est dimensionnée en fonction de la
distance de saut et de la vitesse initiale. Ce résultat est assez inattendu car nous pourrions nous
attendre à ce que le but soit de maximiser la longueur du saut. Or un tremplin est fixé pour une
seule longueur de saut. Comment pourrions nous interpréter ce paradoxe qui met en doute tout

6
Source F.I.S.
7
idem
8
idem
9
idem
10
idem
11
idem
Projet Modélisation -29- Tremplin saut à ski
l'intérêt d'une compétition ? Pour ce faire, étudions ce qui se passerait si le skieur dépasse le point
K. Un skieur peut améliorer sa distance de saut en diminuant sa résistance à l'air de manière à
garder plus de vitesse pendant sa phase de vol ou en donnant une plus grande impulsion au
décollage. Il aura donc tendance à dépasser le point K, cependant remarquons que l'angle entre la
tangente à la piste et l'horizontale diminue lorsqu'on s'éloigne du point K, faiblement jusqu'en L
puis fortement jusqu'en U ou il sera nul. A l'atterrissage, c'est la composante normale à la piste de
la vitesse qui sera compensée par la réaction du sol. Le skieur est donc soumis à une compression
d'autant plus forte qu'il s'éloigne du point K. Celle-ci pouvant devenir dangereuse, il faut donc
obliger les skieurs à atterrir au voisinage de ce point.

Nous pouvons être confrontés à des skieurs ayant des caractéristiques différentes, un skieur
professionnel aura une meilleure position aérodynamique et donnera une meilleure impulsion au
moment du décollage qu'un skieur amateur. Pour que tous les skieurs atterrissent dans la même
zone, c'est-à-dire entre les points P et L, il faudra que la vitesse de sortie des skieurs amateurs soit
augmentée afin de compenser leur moins bon positionnement en vol. Pour augmenter cette
vitesse, il faudra simplement que la longueur de leur élan soit plus importante, ce qui se fait en
diminuant s e . Dans le cas d'une compétition, lorsqu'un skieur dépassera le point L, il sera
nécessaire de diminuer la vitesse de sortie du tremplin pour la série suivante de sauts. Pour ce
faire on augmentera s e afin de diminuer la vitesse initiale. De cette manière les meilleurs sauteurs
ne pourront plus dépasser le point L.

Pour illustrer nos propos, nous faisons varier certains paramètres.

Masse

Prenons toute une série de skieurs pesant de 55 à 90 kg (équipement compris). Nous
simulons leur trajectoire grâce au programme Matlab que nous avons réalisé (annexe 2). Nous
fixons tous les autres paramètres.


Figure 15 : Comparaison des trajectoires de vol en fonction de la masse

Projet Modélisation -30- Tremplin saut à ski

Figure 16 : Agrandissement au niveau du point K de la comparaison des trajectoires de vol en fonction de la masse

Nous remarquons que les skieurs les plus légers parcourront une distance plus importante
que les plus lourds et s’éloigneront fortement du point K alors que les autres seront bien en-deçà.
Ces variations sont dues au fait que les forces de résistance à l’air dépendent de la masse. Cela
pose un problème dans les compétitions de saut à ski car la plupart des skieurs essaye d’être le
plus léger possible. Certains mettent en danger leur santé en faisant régime et deviennent même
parfois anorexiques.


Impulsion

Tous les skieurs n’ont pas les mêmes aptitudes physiques et la même expérience. Certains
exercent le saut à ski en tant qu’amateurs et n’ont pas une technique aussi performante que des
professionnels. L’impulsion qui dépend de chaque skieur peut donc varier. D’après les normes de
la F.I.S., celle-ci varie de 1.5 à 3.6 m/s. Prenons des skieurs qui donneront des impulsions
différentes allant de 1.5 à 3.6 m/s. Voici les trajectoires de simulation obtenues.

Nous remarquons (voir figures 17 et 18) que les skieurs amateurs avec une impulsion faible
iront moins loin que les skieurs professionnels qui donneront une impulsion élevée. Par mesure
de sécurité, la distance s e des skieurs amateurs sera réduite de sorte que la vitesse de sortie du
tremplin soit plus élevée pour que l’atterrissage se fasse aux environs du point K.

Projet Modélisation -31- Tremplin saut à ski

Figure 17 : Trajectoires de vol en fonction de la variation de l’impulsion


Figure 18 : Agrandissement au point K des trajectoires de vol en fonction de la variation de l’impulsion



Nous pouvons ainsi faire varier d’autres paramètres. Lorsqu’un skieur va entamer un saut, il
est donc nécessaire de tenir compte de tous les paramètres pour fixer au mieux la distance s e
pour permettre aux skieurs d’atterrir aux environs du point K.

Projet Modélisation -32- Tremplin saut à ski

VIII. CONCLUSION




Cette modélisation nous a permis de découvrir toute la complexité d'un tremplin de saut à ski.
La détermination des normes d’un tremplin ou de toutes autres structures n’est pas aussi simple
que nous pouvions le penser. Ce projet nous a permis de comprendre quelle doit être la
démarche d’un ingénieur à l’heure d’aborder un problème. Au départ, nous pensions que ce
projet allait faire exclusivement appel à nos cours de mécanique (rationnelle et des fluides) mais
nous nous sommes rapidement rendus compte que tous les cours étaient liés et que les problèmes
de l’ingénieur font appel à diverses matières à la fois. L’utilisation des outils informatiques nous a
aussi semblé indispensable pour permettre à l’ingénieur d’optimiser son travail.

Vu le temps qui nous était imparti et vu le stade auquel nous nous trouvons dans notre
formation, nous n’avons pas eu l’occasion de couvrir l’entièreté du sujet. Il reste encore beaucoup
de pistes à explorer. Ainsi, toute la mécanique des fluides associée au mouvement d'un corps
humain dans l'air affinerait la modélisation que nous avons réalisée. Ce qui est indéniable, c’est
que ce projet nous permit de changer le regard que nous portions sur ce sport pour lequel nous
pensions que le seul but était d’arriver le plus loin possible.
Projet Modélisation -33- Tremplin saut à ski

IX. BIBLIOGRAPHIE




MÜLLER E., SCHWAMEDER H., KORNEXL E., RASCHNER C., Science and Skiing,
Cambridge : Chapman & Hall, 1997, 626 pages


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LAMY A., Mécanique Rationnelle I, Bruxelles : Presses Universitaires de Bruxelles, 2000, 266 pages.


DELCHAMBRE A., Mécanique Rationnelle II, Bruxelles : Presses Universitaires de Bruxelles, 2001,
230 pages


TOLLEY M., Analyse Numérique, Bruxelles : Bureau des Étudiants de Polytechnique, 2002


Le Petit Larousse illustré, Paris : Larousse – Bordas, 1998, 1788 pages


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Projet Modélisation -34- Tremplin saut à ski


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GOOGLE, Google Belgique (moteur de recherche), Dernière mise à jour : dernière date susmentionnée,
consulté le : toutes les dates susmentionnées.





Projet Modélisation -35- Tremplin saut à ski

X. ANNEXES



Annexe 1 : Détermination de « z »



Projet Modélisation -36- Tremplin saut à ski
Avant de pouvoir travailler sur la partie courbe du tremplin, il est important de connaître
différentes informations telles que la hauteur du tremplin ou l’angle entre les deux rayons qui
forment l’arc de cercle parcouru par le skieur . Pour ce faire quelques calculs préliminaires
s’imposent. Il est à noter que tous les résultats s’exprimeront en fonction des paramètres du
tremplin (c’est-à-dire e, es, R1,t,θ et α )

On remarque assez rapidement, en se basant sur les angles se situant près du centre du cercle
(point c) que

θ γ α = −

Pour pouvoir par la suite avancer dans nos calculs, il est important de connaître la hauteur Z
entre le point d’entrée sur la partie courbe et celui de sortie.

.sin z W β =

Nous voyons graphiquement (au point b) que

2
θ
β α = +
Or θ γ α = − ce qui implique que

2
γ α
β
+
=
Pour déterminer W nous allons nous placer dans le triangle abc, par la règle des sinus nous
déterminons que
sin( )
sin
2 2
1 W R
π θ
θ

=
Ce qui nous donne

1.sin 1.sin( )
( )
cos cos
2 2
R R
W
θ γ α
θ γ α

= =



Nous obtenons alors

z =
sin( ) ( )
1 sin
( )
2
cos
2
R
γ α γ α
γ α
− +
⋅ ⋅


Projet Modélisation -37- Tremplin saut à ski

Annexe 2 : Programmation en code Matlab

Voici le code Matlab utilisé pour faire les différents graphiques qui jalonnent ce travail. Pour
commencer nous déclarons tous les paramètres utilisés lors des différentes parties du travail.

format long;
t=6.35;
e=75.26
es=8;
gama=35*3.141592645/180;
alpha=10.5*3.141592645/180 ;
r1=80;
g=9.81;
beta=-34*pi/180;
betaL=-33*pi/180 ;
teta=gama-alpha;
mud=tan(2.5*pi/180); mud est le coefficient de frottement entre les skis et la piste
Vn=2.65; Vn est la vitesse de l’impulsion

h=(e-es-r1*teta)*sin(gama)+t*sin(alpha)+r1*sin(teta/2+alpha)*sin(teta)/cos(teta/2);
h est la hauteur du tremplin (du point de départ au bout de la table


Pour commencer nous calculons la vitesse de sortie du tremplin sans résistance de l’air et
sans frottements et nous la mettons en graphique.

v=sqrt(2*h*g)
fprintf('\nVitesse de sortie du tremplin ss frott et ss implusion = %f m/s\n',v)
Pas=0.001
x=0.0:Pas:90;
y1=-g/2*x.^2/(v^2*(cos(alpha))^2)-tan(alpha)*x;
plot(x,y1,'r'),axis equal
xlabel('x');ylabel('y');
title ('Trajectoire du sauteur dans l air')
grid on
hold on

Nous calculons après la vitesse de sortie su tremplin avec une résistance entre les skis et la
piste. La mise en graphique se ferait de la même manière que pour le cas précédent.

Vt=sqrt(2*g*(h-mud*(cos(gama)*(e-es-r1*teta)+cos(alpha)*t+r1*(sin(gama)-sin(alpha)))))

Nous continuons en calculant la vitesse de sortie du tremplin avec le frottement entre les skis
et la piste ainsi que la résitance de l’air. Pour ce faire, les équations différentielles obtenues dans
ce travail sont résolues via Matlab. La transmission des conditions initiales a été expliquée dans le
travail. Les fonctions contenant les équations que Matlab résout se trouvent à la fin de cette
annexe.

options=odeset('AbsTol',1e-30,'RelTol',1e-12); Diminue les erreurs dans Matlab
Projet Modélisation -38- Tremplin saut à ski
[a1,b1]=ode45('droite1',[0 e-es-r1*teta],0,options);
[n,p]=size(b1);
[a2,b2]=ode45('courbe',[pi/2-gama pi/2-alpha],b1(n)/r1^2,options);
[q,r]=size(b2);
sqrt(b2*r1^2);
[a3,b3]=ode45('droite3',[0 t],b2(q)*r1^2,options);
Vt=sqrt(b3(11))

Nous introduisons ensuite l’impulsion donnée par le skieur au bout du tremplin. La vitesse
tangentielle a été définie au début du programme dans les constantes. Ensuite nous traçons cette
trajectoire.

v=sqrt(Vt^2+Vn^2); nouvelle vitesse
alpha=alpha-atan(Vn/Vt) nouvel angle de départ

y2=-g/2*x.^2/(v^2*(cos(alpha))^2)-tan(alpha)*x;
plot(x,y2,'b')

Maintenant nous allons nous intéresser aux différentes équations des phases de vol.

La première phase de vol est celle donnée par la F.I.S. Elle est constituée de deux parties car
les coefficients changent après 0,6 seconde.

options=odeset('AbsTol',1e-30,'RelTol',1e-5)

[t,y]=ode23s('vol1',[0 0.6],[0 0 23.9 0.08686],options);
plot(y(:,1),y(:,2),'c')
[s,u]=size(b2);
[t,q]=ode23s('vol2',[0.6 4],y(u,1:4),options);
plot(q(:,1),q(:,2),'c')

La deuxième phase de vol est celle dont les coefficients sont donnés par Science and Skiing.
Les coefficients varient quatre fois donc il y a quatre fonction appelée pour tracer la courbe.

[t,r]=ode23s('vollivre1',[0 0.1],[0 0 cos(alpha)*v -sin(alpha)*v],options);
plot(r(:,1),r(:,2),'k')
hold on
[p,q]=size(r)
[t,r]=ode23s('vollivre2',[0.1 0.3],r(p,1:4),options);
plot(r(:,1),r(:,2),'k')
[p,q]=size(r)
[t,r]=ode23s('vollivre3',[0.3 0.5],r(p,1:4),options);
plot(r(:,1),r(:,2),'k')
[p,q]=size(r)
[t,r]=ode23s('vollivre4',[0.5 5],r(p,1:4),options);
plot(r(:,1),r(:,2),'k')

Voici la troisième trajectoire de vol

[t,r]=ode23s('volulb',[0 4],[0 0 cos(pi/18)*25.5 -sin(pi/18)*25.5],options);
Projet Modélisation -39- Tremplin saut à ski
plot(r(:,1),r(:,2),'k')

Cette fonction trace la piste d’atterissage, son code est donné par après.

piste(Pas)

Voici maintenant les différentes fonctions utilisées dans le code qui précède.

function dxp2=droite1(xp2,x)
m=70;
mud=tan(2.5*pi/180);
k=0.0014;
r1=100;
g=9.81;
gama=35*3.141592645/180;
dxp2=0;
dxp2=2*g*(sin(gama)-mud*cos(gama))-2*(k/m)*dxp2;

function dtp2=courbe(tp2,teta)
m=70;
mud=tan(2.5*pi/180);
k=0.0014;
r1=100;
g=9.81;
dtp2=0;
dtp2=-2*tp2*(mud+(k/m)*r1)+2*(g/r1)*(cos(teta)-mud*sin(teta));

function dxp2=droite3(xp2,x)
m=70;
mud=tan(2.5*pi/180);
k=0.0030;
r1=100;
g=9.81;
alpha=35*3.141592645/180;
dxp2=0;
dxp2=2*g*(sin(alpha)-mud*cos(alpha))-2*(k/m)*dxp2;


function dy=vol1(t,y)
dy=zeros(4,1);
dy(1)=y(3)*cos(y(4));
dy(2)=-y(3)*sin(y(4));
dy(3)=9.8*sin(y(4))-(0.0025-1.9757e-5*y(4)+6.3123e-6*y(4)^2-1.7948e-7*y(4)^3+1.912e-
9*y(4)^4+0.0004*sqrt((1-t/0.6)^3))*y(3)^2;
dy(4)=(9.8*cos(y(4))-(0.0036+9.356e-5*y(4)-1.5767e-7*y(4)^2-2.9684e-8*y(4)^3+3.083e-
10*y(4)^4-0.0008*(1-t/0.6)^2)*y(3)^2)/y(3);

function dy=vol1(t,y)
dy=zeros(4,1);
dy(1)=y(3)*cos(y(4));
Projet Modélisation -40- Tremplin saut à ski
dy(2)=-y(3)*sin(y(4));
dy(3)=9.8*sin(y(4))-(0.0025-1.9757e-5*y(4)+6.3123e-6*y(4)^2-1.7948e-7*y(4)^3+1.912e-
9*y(4)^4)*y(3)^2;
dy(4)=(9.8*cos(y(4))-(0.0036+9.356e-5*y(4)-1.5767e-7*y(4)^2-2.9684e-8*y(4)^3+3.083e-
10*y(4)^4)*y(3)^2)/y(3);

function dy=vollivre1(t,y)
ro=1.19;
m=75;
g=9.81;
D=0.4;
L=0.2;
dy=zeros(4,1);
dy(1)=y(3);
dy(2)=y(4);
dy(3)=(-ro*D*sqrt(y(3)^2+y(4)^2)*y(3)-ro*L*sqrt(y(3)^2+y(4)^2)*y(4))/(2*m);
dy(4)=(-ro*D*sqrt(y(3)^2+y(4)^2)*y(4)+ro*L*sqrt(y(3)^2+y(4)^2)*y(3))/(2*m)-g;

Les fonctions vollivre2, 3, 4 ainsi que volulb sont semblable à vollivre1 si ce n’est les
coefficients D et T qui varient. Les valeurs que prennent ces coefficients se trouvent dans le
présent travail

Fonction qui modélise la piste d’attérisage.

function[]=piste(pas)
pas=.001;
O=[0 0];
P=[68.96 -36.38];
K=[78.47 -43.16];
L=[86.89 -48.57];
Btx=[O(1) P(1)];
Bty=[O(2) P(2)];
p1=polyfit(Btx,Bty,1);
xp1=[O(1):pas:P(1)];
yp1=p1(1)*xp1+p1(2);
x=[P(1);K(1);L(1)]; y=[P(2);K(2);L(2)];
p=polyfit(x,y,2);
xx=[P(1):pas:L(1)];
yy=p(1)*xx.^2+p(2)*xx+p(3);
plot(xp1,yp1,xx,yy)
hold on
kx=K(1);
ky=K(2);
plot(kx,ky,'-o')







Projet Modélisation -41- Tremplin saut à ski
Annexe 3 : Tremplin et piste d’atterrissage pour le saut à ski
(Source F.I.S.)

TABLE DES MATIÈRES
I. INTRODUCTION II. DESCRIPTION D’UN TREMPLIN DE SAUT À SKI
1. Description du tremplin 2. Description d’un saut : vol et réception p.5 p.6

p.4 p.5

III. LE SAUT SANS FORCES DE FROTTEMENT
1. Calcul de la vitesse de sortie du tremplin 2. Trajectoire du skieur dans l’air p.7 p.8

p.7

IV. LE SAUT AVEC LES FORCES DE FROTTEMENT SKIS-TREMPLIN
1. Calcul de la vitesse de sortie du tremplin 2. Simulation Matlab p.10 p.12

p.10

V. LE SAUT AVEC L’IMPULSION
1. Introduction 1. Calcul de la vitesse de sortie du tremplin 2. Simulation Matlab p.14 p.14 p.15

p.14

VI. LE SAUT AVEC LES FORCES DE RÉSISTANCE À L’AIR
1. Calcul de la vitesse de sortie du tremplin 2. Trajectoire du skieur dans l’air 3. Simulation Matlab p.17 p.20 p.23

p.17

VII. MODÉLISATION D’UN TREMPLIN K90
1. Introduction 2. Modélisation du tremplin 3. Modélisation de la piste 4. Simulation Matlab p.25 p.26 p.27 p.28

p.25

Projet Modélisation -2- Tremplin saut à ski

VIII. CONCLUSION IX. BIBLIOGRAPHIE X. ANNEXES
Annexe 1 : Détermination de « z » Annexe 2 : Programmation en code Matlab Annexe 3 : Tremplin et piste d’atterrissage p.35 p.37 p.41

p.32 p.33 p.35

Projet Modélisation -3- Tremplin saut à ski

I. INTRODUCTION

Le vingtième siècle a vu évoluer une société qui accorde de plus en plus d’importance aux loisirs et au sport. Aujourd’hui, de nombreuses familles partent à l’étranger pendant leurs vacances afin de se dépayser, mais aussi pour s’adonner à des activités physiques qu’elles ne peuvent pratiquer à l’ordinaire. Citons, par exemple, les sports d’hiver se déclinant sous une multitude de disciplines. Celles-ci ont connu, ces dernières décennies, une professionnalisation croissante. Une d’entre elles est le saut à ski. Pour pouvoir exercer ce sport, il faut des structures adaptées qui garantissent à chacun, amateur ou professionnel, une sécurité optimale. Nous avons été attirés par le lien qui pouvait exister entre ce sport et les principes que nous étudions aux cours de mécanique. C’est pourquoi, nous avons choisi de réaliser le projet consistant à dimensionner un tremplin de saut à ski. Pour qu’un tel projet puisse aboutir, il est essentiel de travailler en groupe. Dans un premier temps, nous avons regroupé le plus possible d’informations que nous avons triées et synthétisées. Une fois cette tâche réalisée, a commencé notre travail de modélisation proprement dit. Nous avons procédé étape par étape. Au départ, nous n’avons considéré aucune force de frottement. Ensuite, progressivement, nous avons ajouté certaines contraintes supplémentaires telles que les forces de frottement entre les skis et la piste, l’impulsion donnée par le skieur en bout de tremplin et les forces de résistance de l’air. Enfin, nous avons modélisé approximativement la piste d’atterrissage.

Projet Modélisation -4- Tremplin saut à ski

nous nous sommes basés sur les normes de construction imposées par la Fédération Internationale de Ski (F. Projet Modélisation -5. En effet. La position de départ du skieur sera. et la piste d’atterrissage (voir figure 1 dont un agrandissement se trouve en annexe 3). cette dernière étant un bref segment de droite. Description du tremplin Le profil d’un tremplin se compose d’abord d'une aire de démarrage constituée d’une ligne droite. conscients de nos limites tant temporelles que techniques.I. etc. Il se peut donc qu’un skieur ne faisant pas le plus long saut gagne une compétition Un tremplin de saut à ski est composé de deux parties principales : le tremplin proprement dit qui va donner l’élan nécessaire au skieur pour son saut. masse.II. ensuite d’un arc de cercle assurant la transition avec la table de décollage.S.). nous avons négligé certains paramètres tels les effets du vent.S. Dans le cadre de ce projet. fonction de ses caractéristiques (aérodynamique.Tremplin saut à ski . Le but de ce sport est assez simple : il consiste à sauter le plus loin possible tout en gardant un style esthétique pour le vol et l’atterrissage. à la fin de chaque saut. ces deux parties sont indissociables. Figure 1 : Tremplin et piste d’atterrissage pour le saut à ski (Source : F.I. comme nous le verrons par la suite.) et pourra se déplacer sur l’aire de démarrage. elle fait l’objet de nombreuses compétitions dont les Jeux Olympiques. le skieur se voit attribuer un certain nombre de points en fonction de la distance parcourue mais aussi de son style. DESCRIPTION D’UN TREMPLIN DE SAUT À SKI Le saut à ski est une discipline assez ancienne . Afin d’obtenir une modélisation aussi réaliste que possible.) 1. Comme nous le montrerons plus loin.

Le skieur se penche en avant. La zone P-L détermine la zone d’atterrissage. γ est l’angle entre la piste d’élan et l’horizontale . nous l’impose entre 8 et 11 degrés. Il utilise son corps et ses skis comme une surface portante. Projet Modélisation -6.S. En deçà ou au-delà de cette zone. Une fois le skieur dans l’air. Cette position a pour effet d’augmenter la superficie en dessous du corps donnant plus de portance aérodynamique (notion définie en VI). produisant un angle d’attaque positif sur le vent (c’est-à-dire l’angle entre les skis et l’horizontale). 2. ni trop faible pour que sa vitesse de sortie soit suffisante. e s (distance entre le haut du tremplin et la position de départ du skieur) et t (la longueur de la table). les skieurs gardaient leurs skis bien en ligne dans l’axe pour réduire la résistance à l’air. il ne doit être ni trop grand pour que le skieur ne bascule pas en avant lors de sa prise d’élan.I. il avoisine les 35 degrés. Attardons-nous néanmoins quelque peu sur la trajectoire dans l’air.Tremplin saut à ski .Expliquons maintenant les paramètres du tremplin. α est l’angle entre la table de décollage et l’horizontale. nous détaillerons l’attitude du skieur sur le tremplin. Avant 1989. la F. Les trois derniers paramètres du tremplin sont : e (distance entre le haut du tremplin et la table de décollage). De part et d’autre de ce point K se trouvent les points P et L. il devient un véritable « projectile volant ». Description d'un saut : vol et réception Au fur et à mesure de notre étude. Mais en 1989. il doit être suffisant pour permettre un passage en douceur entre les deux parties droites. l’atterrissage y est dangereux. un skieur révolutionne le saut à ski en positionnant ses skis en « V » ouverts vers l’avant. Le point idéal d’atterrissage sur la piste est le point K. Ils écartent légèrement les jambes pour avoir une plus grande stabilité mais aussi pour des raisons esthétiques. r1 est le rayon du cercle de transition. Les skieurs se repositionnent lors de l’atterrissage.

Calcul de la vitesse de sortie du tremplin En considérant qu’il y a conservation de l’énergie sur le tremplin. LE SAUT SANS FORCES DE FROTTEMENT Dans ce chapitre. nous allons considérer que nous pouvons appliquer la loi de conservation de l’énergie.III. 1. En d’autres mots. l’énergie entre les points a et b est la même. cela signifie que nous négligeons la force de frottement entre les skis et la piste. Figure 2 : tremplin de saut à ski Projet Modélisation -7. l’impulsion donnée ainsi que la résistance à l’air.Tremplin saut à ski . Nous aurons au point a uniquement une énergie potentielle de gravitation (l’énergie cinétique y étant nulle) et au point b uniquement une énergie cinétique (l’énergie potentielle de gravitation y étant nulle car c’est à cette hauteur que nous fixerons le potentiel nul).

a (6) L’équation (6) donne le système (7) avec les conditions initiales x0 = v0 cos α .sin α ] (5) (γ − α ) 2 cos 2 2. c'est-à-dire que le skieur n'est soumis qu'à l'unique attraction de la terre. Nous obtenons h en l’exprimant par rapport aux six paramètres du tremplin.sin γ + r1⋅ sin(γ − α ) (γ + α ) ⋅ sin + t. m.θ ). m. v0 = 2.g. h = (e − es − r1.[(e − es − r1. Le vol est donc régit par la 3ème loi de Newton.h (2) Il nous faut donc déterminer h pour pouvoir connaître la vitesse. que l'espace est assimilable au vide.sin γ + z + t.x = 0  ⇔ ⇔  2  z = − gt / 2 + z0t + z0 m. g la constante gravitation universelle à la surface de la terre .sin α (γ − α ) 2 cos 2 (4) Par conséquent.(γ − α )). F = m.(γ − α )). Trajectoire du skieur dans l’air Considérons. h = (e − es − r1.g .  x = x0t + x0  x = x0 m.sin α (3) Le développement de z se trouve en annexe 1.h = Nous isolons v0 .g . h s’obtient par construction géométrique.z = −m. nous déterminons v0 en injectant h dans (2).81 m/s² et v0 la vitesse de sortie du tremplin. la somme des forces exercées sur un point est égale au produit de sa masse par son accélération.sin γ + r1⋅ sin(γ − α ) (γ + α ) ⋅ sin + t. m représente la masse du skieur avec son équipement. nous la prenons égale à 9. pour cette première étape de la modélisation du saut.v0 ² 2 (1) v0 = 2.La loi de conservation de l’énergie peut donc s’écrire sous la forme (1). Nous assimilerons le skieur à un point matériel lancé avec une vitesse initiale correspondant à la vitesse de sortie du tremplin vo . z0 = v0 sin α .g  z = − gt + z0  Projet Modélisation -8.Tremplin saut à ski (7) .

z0 = 0 . nous avons x0 = 0 .Si l'on place l'origine de nos axes à la sortie de la piste.  x = v0 cos α t   2  z = − gt / 2 + v0 sin α t  (8) Projet Modélisation -9. Nous obtenons alors un système entièrement déterminé par les conditions initiales.Tremplin saut à ski .

1. celle-ci se calcule au moyen du travail W de cette force le long de la courbe. LE SAUT AVEC LA FORCE DE FROTTEMENT SKIS-TREMPLIN Nous considérons dans cette partie la force de frottement entre les skis et la piste. La première et la troisième correspondent à des lignes droites et la seconde à un arc de cercle.IV. Cette force de frottement satisfait à la loi de Coulomb sur les frottements secs. nous prenons en compte la dissipation d’énergie produite par la force de frottement. Dans ce casci. Nous considérons un coefficient de frottement dynamique µ d .Tremplin saut à ski . Calcul de la vitesse de sortie du tremplin Nous scindons le tremplin en trois parties (voir figure 3). Einitiale = Efinale − W (9) Cette relation exprime comme précédemment qu’il y a conservation de l’énergie. Nous négligerons donc les éventuels aspects de fonte de glace sous les skis ainsi que la diminution du fartage des skis. Figure 3 : Tremplin de saut à ski divisé en trois parties avec forces de frottement sec Projet Modélisation -10. Nous continuons à négliger l’impulsion donnée par le skieur ainsi que les forces dues à la résistance de l’air sur le skieur. c’est-à-dire l’enduction de graisse sous les skis pour réduire l’adhérence.

En se référant à l’annexe 1. nous nous plaçons dans un repère mobile (nous utilisons des axes en coordonnées polaires). la force de frottement s’exprime exactement de la même manière que sur la première partie à la différence que l’angle entre la force de gravitation et l’horizontale est fonction du temps. W 2 = ∫ Ffr ⋅ dl (18) γ −α W2 = ∫ 0 −r1 ⋅ m ⋅ g ⋅ µd ⋅ cosψ ⋅ dθ = − γ −α ∫ 0 r1 ⋅ m ⋅ g ⋅ µ d ⋅ cos(γ − θ ) ⋅ dθ = r1 ⋅ m ⋅ g ⋅ µ d ⋅ [sin(γ − θ ) ]0 γ −α ⇒ W 2 = − r1 ⋅ m ⋅ g ⋅ µd ⋅ (sin γ − sin α ) (19) Projet Modélisation -11. Ffr = µ d ⋅ m ⋅ g ⋅ cos γ (12) L’énergie dissipée W 1 est le travail de la force de frottement le long du déplacement. la force de frottement étant constante tout le long de la ligne droite. puisque γ reste constant. W 1 = − ∫ Ffr ⋅ dl = − Ffr ⋅ ∫ dl = − Ffr ⋅ (e − es − r1. Ffr = µ d ⋅ S (10) (11) Nous en déduisons la force de frottement. W 1 = − ∫ Ffr ⋅ dl (13) Appliquons ceci dans notre cas.Partie 1 Nous écrivons l’équilibre des forces par rapport à un axe perpendiculaire à la piste.Tremplin saut à ski . Ff r = − m ⋅ g ⋅ µ ⋅ cosψ ⋅ 1θ dl = r1 ⋅ dθ ⋅ 1θ (16) (17) Nous exprimons l’énergie de la même manière que précédemment. elle ne dépend pas de la position.θ ) (14) En effet. S = m ⋅ g ⋅ cos γ Exprimons la loi de Coulomb. ⇒ W 1 = −m ⋅ g ⋅ µd ⋅ cos γ ⋅ (e − es − r1 ⋅ θ ) (15) Partie 2 Sur cette deuxième partie du tremplin. nous trouvons que ψ vaut γ − θ . Pour nous faciliter les calculs.

Il faut seulement changer la longueur de piste sur laquelle la force se dissipe et l’angle d’inclinaison par rapport à l’horizontale. W 3 = − m ⋅ g ⋅ µ d ⋅ t ⋅ cos α (20) Conclusion La vitesse de sortie v0 du tremplin s’obtient à partir de la relation (9).Tremplin saut à ski . En effet.Partie 3 Pour la troisième partie.1. le raisonnement est analogue à la première partie. 1 h est défini en III. m ⋅ vo ² (22) 2 W = W 1 + W 2 + W 3 = − m ⋅ g ⋅ µd ⋅ [ cos γ ⋅ (e − es − R1 ⋅ θ ) + t ⋅ cos α + R1 ⋅ sin(γ − α )] (23) Einitiale = m ⋅ g ⋅ h (21)1 Efinale = ⇒ m⋅ g ⋅h = m ⋅ vo ² + m ⋅ g ⋅ µd ⋅ [ cos γ ⋅ (e − es − R1 ⋅ θ ) + t ⋅ cos α + R1 ⋅ (sin γ − sin α ) ] 2 ⇔ vo = 2 ⋅ g ⋅ {h − µd ⋅ [cos γ ⋅ (e − es − R1 ⋅ θ ) + t ⋅ cos α + R1 ⋅ (sin γ − sin α ) ]} (24) 2. Projet Modélisation -12. les conditions de vol sont identiques à l’exception de la vitesse initiale. Simulation Matlab La trajectoire s’obtient de la même manière que précédemment.

Projet Modélisation -13. ainsi que la résistance à l’air. le skieur devrait atterrir au point K. Cette relative différence peut s’expliquer par le fait que nous avons négligé l’impulsion. dans les conditions idéales. Ceci a eu pour effet de réduire la vitesse initiale du skieur.Tremplin saut à ski . De cette manière. dans ce paragraphe. ajouté une force de frottement sur la piste. il fera un saut plus court. or nous en sommes encore loin.Figure 4 : Comparaison des trajectoires avec ou sans frottements Nous avons. Nous remarquons que les deux trajectoires ne sont pas encore de bonnes approximations de la trajectoire réelle du skieur. En effet.

cela va augmenter la résistance à l’air et donc diminuer la longueur du saut. Arrivé dans la partie courbe. au contraire. En effet. Cet angle va rester presque constant durant tout le vol. tout en gardant ses skis sur cette table. c’est-à-dire qu’il ne se propulsait pas sur le tremplin mais se laissait glisser. tous les skieurs auraient exactement la même trajectoire et il n’y aurait aucun intérêt sur le plan compétitif. l’attitude du skieur n’a donc aucune importance. Au départ.V. Nous introduirons dans ce chapitre l’impulsion du skieur en bout de tremplin. Dans notre modélisation. S’il saute trop tôt. comme le skieur est assimilé à un point matériel. l’angle d’attaque ne joue aucun rôle. cela aura pour effet de lui communiquer une rotation qui lui permettra d’atteindre le bon angle d’attaque (angle entre les skis et l’horizontale). Elle va aussi le positionner face au vent. il va relever légèrement ses hanches tout en restant collé à ses cuisses afin d’optimiser sa position de saut et de conserver son profil aérodynamique. Nous additionnerons vectoriellement ces deux vitesses et nous obtiendrons ainsi une nouvelle vitesse initiale pour la phase de vol. ses skis vont pointer vers le haut et il risque de perdre le contrôle de son vol. Sous de telles hypothèses. c’est-à-dire que nous n’analyserons pas la partie dynamique de la détente du skieur mais nous supposerons que le seul effet de l’impulsion est l’ajout à la vitesse de sortie du tremplin d’une vitesse perpendiculaire. le skieur va se propulser dans l’air perpendiculairement à la piste. nous avons négligé toute réaction de l’air. va s’étendre et donner au buste une vitesse perpendiculaire à la table. il parfait sa position en abaissant les avant-bras perpendiculairement à la piste. C’est le système articulé aux chevilles. Vu que nous considérons toujours le skieur assimilé à un point matériel n’interagissant pas avec l’air. Pour ce faire. ses skis vont pointer vers le bas. Introduction Jusqu’ici. Il doit également se concentrer afin de se détendre au bon moment. le skieur s’accroupit en collant au mieux son buste à ses cuisses et il plaque ses bras le long du corps. Dès que le skieur arrive sur la table d’envol. Le skieur doit trouver le meilleur compromis entre sa poussée vers le haut et sa rotation propre. LE SAUT AVEC L’IMPULSION 1. c’est-à-dire en bout de table de décollage. le skieur va se préparer à sauter. il va minimiser les frottements de l’air sur son corps. il ne sautait pas en fin de tremplin. nous supposons que l’impulsion se fait de manière instantanée. De même. Si. nous l’expliquerons pour une meilleure compréhension et pour la justification des paramètres utilisés lors de l’introduction de la résistance à l’air. genoux et hanches qui. le skieur saute trop tard. nous avons considéré un skieur passif. son attitude n’aura aucun effet sur notre modélisation. et il n’a alors qu’à se laisser glisser. 2. Projet Modélisation -14. Calcul de la vitesse de sortie du skieur L’impulsion va donc donner au skieur une vitesse supplémentaire perpendiculaire à la table. Enfin. en poussant sur le sol. nous ne considérons donc pas l’effet de rotation du skieur. Néanmoins. le skieur lance ses bras vers l’arrière.Tremplin saut à ski . dirigée vers le haut. De plus. ce dernier partait du haut du tremplin sans vitesse initiale. Ainsi positionné. En même temps. Juste à la fin de la table.

Tremplin saut à ski .Voici comment l’impulsion influence le vecteur v 0 (vitesse de sortie du tremplin). Figure 6 : Comparaison de la trajectoire du skieur dans l’air avec et sans l’impulsion Projet Modélisation -15. Simulation Matlab La trajectoire s’obtient de la même manière que précédemment. Figure 5 : Décomposition de la vitesse de sortie du tremplin v 0 v0 = vt 2 + vn 2 (25) et α ' = α − arctan vn vt (26) 3.

A ce stade. Cependant. en effet. La modélisation de la phase de vol doit donc encore être affinée. quelques dixièmes de mètres par seconde. qui résultera de la résistance à l’air. nous avons rajouté l’impulsion que le skieur imprime sur la table de décollage. Le changement vraiment important se situe au niveau de l’angle avec lequel le skieur décolle . le skieur est encore assez loin du point K. Projet Modélisation -16. mais un angle bien plus faible. Il semble que la force de portance. De cette manière. Ceci explique pourquoi la courbe avec impulsion (en bleu) va plus loin que celle sans impulsion (en rouge). ait un rôle très important. il ne décollera plus avec angle d’environ dix degrés par rapport à l’horizontale. il modifie sa vitesse initiale.Tremplin saut à ski . Cette variation est assez faible (voir figure 6).

de même direction que la vitesse mais de sens opposé et la portance. Figure 7 : forces de traînée et de portance 1. Toutefois. Ces deux forces sont proportionnelles au carré de la vitesse selon un coefficient variant au cours du temps. nous modélisons le déplacement du skieur sur le tremplin de manière beaucoup plus réaliste. Le corps doit donc fournir une force pour déplacer l’air. mais.19 kg / m³ ρ   FT = 2 ⋅ v ² ⋅ T    F = ρ ⋅ v² ⋅ P  P 2  (27) (28) Sur le tremplin. par exemple. LE SAUT AVEC LES FORCES DE RÉSISTANCE À L’AIR Dès qu’un corps solide bouge. la réaction de liaison entre le skieur et la piste. par le principe d’action-réaction de Newton. il déplace un volume d’air et en prend la place. Nous avons quatre forces agissant sur le skieur : la force de gravitation de la terre. les forces de traînée et de portance dépendent aussi de la densité de l’air ρ = 1.Tremplin saut à ski . le fait que les skis mis en forme de « V » augmentent la surface portante par rapport à des skis parallèles alors que la surface du skieur reste constante. il est indispensable de tenir compte de la traînée et de la portance. nous négligerons la composante portante de la résistance de l’air tandis que dans la phase de vol. la force de frottement entre les skis et la piste et la Projet Modélisation -17. l’air exercera également une force sur ce solide. Calcul de la vitesse de sortie du tremplin A cette étape. Les valeurs de ces coefficients sont différentes pour la traînée et la portance. On peut la décomposer en deux forces perpendiculaires : la traînée. de direction perpendiculaire à la vitesse et dans notre cas orientée vers le haut (voir figure 7). Cette force est la résistance à l’air. Elles sont établies en soufflerie car elles font appel à des notions de mécanique des fluides avancées comme.VI.

ii m ⋅ x = m ⋅ g ⋅ sin χ − F − F fr T  ii  m ⋅ y = − m ⋅ g ⋅ cos χ + S   Ffr = µd ⋅ S  ii (30) (31) (32) Or y = 0 puisque le skieur ne peut se déplacer que le long de la piste qui en l’occurrence ici est l’axe x. Figure 8 : Forces agissant sur le skieur sur la ligne droite Projetons les forces sur les axes et écrivons la loi de Coulomb sur le frottement. Considérons dans un premier temps les parties droites.Tremplin saut à ski . (33) Ffr = µ d ⋅ m ⋅ g ⋅ cos χ (34) Nous pouvons aussi exprimer que l’accélération est égale à la moitié de la dérivée de la vitesse au carré par rapport à la position. nous trouvons S . S = m ⋅ g ⋅ cos χ Injectons (33) dans (32). x= ii 1 dx ⋅ 2 dx i2 (35) Projet Modélisation -18.force de traînée qui a été décrite au paragraphe précédent. A partir de (31). En effet les équations différentielles ne se résoudront pas de la même manière que l’on se trouve sur l’une des deux parties droites ou sur la courbe. c’est-à-dire la ligne d’élan et la table de décollage. m ⋅ g + Ffr + FT + S = m ⋅ a (29) Il nous faudra dans un premier temps considérer chaque partie du tremplin indépendamment. Ecrivons la troisième loi de Newton pour le skieur. χ est l’angle entre l’horizontale et la ligne droite (voir figure 8).

comme nous travaillons sur une courbe. i d x² = −2 ⋅ k ⋅ x ² + 2 ⋅ g ⋅ sin χ − 2 ⋅ g ⋅ µ d ⋅ cos χ dx i (36) Il faudra. soit pour une résolution analytique. dans ce cas-ci. Il est aussi à noter que pour résoudre cette équation via Matlab. ceci nous obtenons une équation qui sera directement utilisable. avant toute utilisation de cette équation poser les conditions initiales. la vitesse initiale au carré au moment où le skieur passe à la position initiale. soit pour une application directement numérique via un logiciel tel que Matlab. nous prendrons un χ égal à γ tandis que pour la table de décollage nous le prendrons égal à α . l’angle que nous avions noté χ précédemment variera au cours du temps et nous devrons introduire un repère variable (repère polaire) pour écrire les équations projetées sur les axes données par la troisième loi de Newton (37 & 38). i Figure 9 : tremplin de saut à ski avec les forces de traînée et de portance sur le skieur Projet Modélisation -19. Les forces en jeu sont exactement les mêmes mais.Grâce à tout. c’est-à-dire. En effet Matlab résout des systèmes d’équations différentielles du premier ordre et de cette manière c’est ce que nous obtenons : un système de deux équations différentielles du premier ordre Dans le cas de la première ligne droite.Tremplin saut à ski . il faudra poser que x = vx . Intéressons nous maintenant à ce qui se passe sur la courbe du tremplin.

Nous exprimons la troisième loi de Newton pour le skieur que nous avons assimilé à un point matériel. Projet Modélisation -20. c’est-à-dire la vitesse angulaire au carré au moment où le skieur arrive au début de la courbe (lorsque θ = 0 ). En réalité. v = r ⋅θ A l’aide de (38) nous obtenons (40). m ⋅ r1 ⋅ θ = − µd ⋅ m ⋅ (r1⋅ θ + g ⋅ sin θ ) − ii i2 ρ 2 ⋅ r12. En résolvant via Matlab. i (39) S = m ⋅ r1⋅ θ + m ⋅ g ⋅ sin θ i2 (40) Nous injectons (27). nous avions considéré que le skieur sautait dans le vide et de ce fait ne rencontrait aucune force de frottement et la seule force agissant alors était la force de gravitation proportionnelle à la masse et à g la constante de gravitation à la surface de la terre. (32) et (40) dans (37). Trajectoire du skieur dans l’air Dans un premier temps. nous obtiendrons pour des valeurs déterminées du coefficient de traînée T. Cela correspond en fait à la vitesse de sortie de la première partie droite au carré divisé par le rayon du cercle au carré. ii i2 dθ 2⋅ g ρ ⋅ r1⋅ T = ⋅ (cos θ − µd ⋅ sin θ ) − θ ⋅ (2 ⋅ µ d + ) (42) dθ r1 m i2 Il faudra encore poser correctement les conditions initiales. 2. la description de la phase de vol est plus compliquée. En plus de la force de gravitation viennent s’ajouter deux forces.m ⋅ (r ⋅ θ + 2 ⋅ r⋅ θ ) = − Ffr − FT + m ⋅ g ⋅ cos θ m ⋅ (r − r ⋅ θ ²) = − S + m ⋅ g ⋅ sin θ i ii ii i i (37) (38) ii i Or r et r sont nuls puisque le rayon reste constant et il n’y aura donc pas de vitesse et d’accélération suivant 1r . la force de traînée FT et de portance FP . du coefficient de frottement dynamique entre les skis et la piste µ d et de la masse m une vitesse à la sortie du tremplin qui sera un peu plus faible que précédemment. La vitesse angulaire de sortie de la partie courbe donnera la vitesse initiale de la dernière partie du tremplin. Nous exprimons la vitesse dans un repère polaire.θ ⋅ T + m ⋅ g ⋅ cos θ i i 2 (41) 1 dθ ² Nous pouvons exprimer comme précédemment que θ = ce qui nous donnera une 2 dθ équation différentielle d’où nous pourrons tirer la vitesse angulaire à la sortie du tremplin.Tremplin saut à ski .

 ii  m. le système ne peut pas être résolu car il reste fonction de l’angle ϕ . Posons (47) et (48) pour résoudre le système. y = − FT ⋅ sin ϕ + FP ⋅ cos ϕ − m ⋅ g  (44) (44bis) Nous injectons (27) et (28) dans ce système. y = − ρ ⋅ v ² ⋅ T ⋅ sin ϕ + ρ ⋅ v ² ⋅ P ⋅ cos ϕ − m ⋅ g (46)   2 2 Nous obtenons dès lors un système de deux équations différentielles du second degré non linéaires. x = − 2 ⋅ v ² ⋅ T ⋅ cosϕ − 2 ⋅ v ² ⋅ P ⋅ sin ϕ   ii m.m. nous nous ramenons à un système de quatre équations différentielles du premier ordre non linéaires qu’il sera possible de résoudre via un logiciel tel que Matlab. vx et vy . Toutefois écrit ainsi.a (43) Projetons les forces sur les axes pour obtenir un système de deux équations différentielles.Tremplin saut à ski . x = − FT ⋅ cosϕ − FP ⋅ sin ϕ  ii  m.g + FP + FT = m. ϕ étant l’angle entre l’horizontale et le vecteur vitesse (voir figure 10). Figure 10 : Construction géométrique pour définir ϕ cos ϕ = v vx et sin ϕ = y v v (49) v = vx ² + v y ² (50) Projet Modélisation -21. Pour modéliser le vol nous allons user d’un artifice et exprimer sin ϕ et cos ϕ en fonction de v . ρ ρ  ii (45)  m. i  x = vx i  y = vy  (47) (48) De cette manière.

Quant à la position initiale.64 et à l’arrivée du point d’impact. Intervalle de temps 0 à 0.I.B.31 et T à 1. du temps initial à 0. T va augmenter et on aura environ 0. L’autre source de valeurs numériques est un travail réalisé par un assistant de l’U.78 .5 seconde.75. Pour ce faire. nous fixerons l’origine des axes comme étant le point où se trouve le skieur à l’instant initial.2 0. il ne nous reste plus qu’à poser les conditions initiales à l’instant initial.5s T 0.I. il est nécessaire de donner des valeurs numériques aux constantes T et P. nous avons plusieurs sources.S. v = − ρ ⋅ v ² + v ² ⋅ (T ⋅ v − P ⋅ v ) − m ⋅ g  y x y y x 2  i  x = vx i  y = vy  (51) (52) (53) (54) Avant de résoudre ce système.35.58 Ensuite nous avons.3s 0. nous disposons d’un document de la F.L. pendant le vol on aura 0. approximativement. vx = − 2 ⋅ vx ² + v y ² ⋅ (T ⋅ vx − P ⋅ v y )  i m.Tremplin saut à ski . qui fixait P à 0. jusqu’à l’atterrissage L=0.68 P 0. Nous pourrons donc comparer les deux premières trajectoires avec celle de la F. ρ  i m. 2 voir bibliographie Projet Modélisation -22.S. c’est-à-dire à l’extrémité du tremplin. le skieur préparant sa réception en se redressant.1 à 0. dans Science and Skiing2 les constantes sont fixées. La vitesse initiale à fait l’objet d’une étude au début de ce travail.1s 0.3 à 0. pour déterminer laquelle des trois arrive le plus près du point K. T va encore varier.  x(t = 0) = 0  y (t = 0) = 0   vx (t = 0) = v0 ⋅ cos α v y (t = 0) = v0 ⋅ sin α  (55) (56) (57) (58) Avant de tracer la moindre courbe grâce à cet algorithme. Afin de déterminer la trajectoire la plus proche de la réalité.6 0.Nous obtenons pour finir un système de quatre équations. fixant une trajectoire de référence au travers d’un système de quatre équations (59 à 62).65 0.4 0. Tout d’abord.

S. Le skieur prend juste après le décollage sa position d’envol et son centre de gravité change de place ce qui explique cette variation des deux coefficients.S. La troisième courbe peut être écartée car elle prend en compte une trop grande traînée pour une Projet Modélisation -23.356 ⋅10−5 ⋅ϕ −1.5  t    kw = 0.912 ⋅10 ⋅ϕ + 0.7948 ⋅10 ⋅ϕ +1..6 seconde.I. D’après les résultats obtenus (voir figure 11).3123.10 ⋅ϕ −1.B.6      (64) −5 −6 2 −7 3 −9 4 Les valeurs entre crochets sont ajoutées à la somme entre 0 et 0.0025 −1.I.9684 ⋅10−8 ⋅ϕ3 + 3.Tremplin saut à ski .0036 + 9.083⋅10−10 ⋅ϕ 4 + 0.i  x = v ⋅ cos ϕ i  y = −v ⋅ sin ϕ i v = g ⋅ sin ϕ − kw ⋅ v ² i 1 ϕ = ⋅ ( g .10−7 ⋅ϕ 2 − 2.0008 ⋅ 1−    0.0004 ⋅ 1−    0. Figure 11 : Comparaison des trajectoires données par la F. nous nous apercevons que la trajectoire la plus optimale est fournie par l’ouvrage « Science and Skiing » suivie de près par celle de la F. Science and Skiing et un assistant de l’U.L.cos ϕ − ka ⋅ v ² )  v  (59) (60) (61) (62) avec les coefficients kw et ka fixés comme suit : 1.9757 ⋅10 ⋅ϕ + 6.6      (63) 2  t   ka = 0.5767.

Ceci prouve que le skieur ne se laisse pas juste tomber mais qu’il effectue un véritable vol. Projet Modélisation -24. le skieur n’atteindrait jamais le point K. C’est pour cette raison que les sauteurs prennent cette position si particulière « en V » pendant leur vol. Pour ce faire. Dans la suite de notre modélisation. 3.faible portance. la position aérodynamique du skieur pendant toute sa phase de vol est extrêmement importante. Sans cela. nous nous servirons donc de la trajectoire fournie par « Science and Skiing ». Simulation Matlab Figure 12 : Trajectoire du skieur dans l’air avec et sans traînée et portance Nous remarquons que la force de portance a une grande importance dans la trajectoire du skieur.Tremplin saut à ski .

il ne faut pas que la trajectoire de vol soit trop tangente à la piste pour qu’il soit encore possible de voir où se trouve le point d’impact.2 m/s. si le skieur possédait une trop grande vitesse verticale. ne doit pas être fixé trop petit. une zone d'atterrissage. Introduisons β correspondant à l'angle entre la tangente à la piste en K et l'horizontale. afin que le skieur n’aille pas s’écraser. Le début de la piste relie le bas de la table à la courbe d'atterrissage. Introduction Nous avons maintenant effectué la modélisation du tremplin et de la phase de vol du skieur. nous y retrouverons donc naturellement le point correspondant au point d'atterrissage optimal prévu pour notre tremplin c'est-à-dire le point K. cela entraînerait un atterrissage trop violent. dont les angles des tangentes aux points P. MODÉLISATION D’UN TREMPLIN K90 1. il ne doit pas non plus être pris trop grand. aux tronçons raccordant respectivement les points T-P.Tremplin saut à ski . En effet. D’un autre côté. L-U et après U. Ces différentes zones se situent.S. Remarquons que d’après les normes cette vitesse verticale n'est pas très grande et avoisine les 4. ainsi que de déterminer cette dernière. K et L sont déterminés en fonction de la vitesse et de l'angle ϕ d'arrivée. les normes nous permettent de calculer β avec ϕ K l'angle entre la vitesse du skieur et l'horizontale au point K. à savoir le début de la piste. soit d’une clothoïde (courbe reliant un cercle à une droite de façon régulière). La courbe de transition n'a comme utilité que de lier l'arc de cercle de le zone d'atterrissage à la zone de dégagement. 3 Source F. Elle peut être constituée soit d’un cercle d’un rayon de rl (déterminé par la suite). en effet. si nous nous reportons à la figure 1 ou à l’annexe 3. Par l’équation (65). Il reste donc à voir comment le skieur va se réceptionner sur la piste d'atterrissage. Cette distance ne pouvant être trop grande afin que le skieur ne s'écrase pas au sol en cas de problème tel un saut trop court ou une chute.I. v K la vitesse en K et v zK la composante verticale de la vitesse au point K. l’angle entre les tangentes à la trajectoire et à la piste. Une piste d'atterrissage se compose de quatre parties. pour que la composante de la vitesse perpendiculaire à la piste ne soit pas trop importante. Ce tronçon est constitué d'un arc de cercle. son profil n'est pas spécifiquement déterminé mais nous pouvons toutefois constater que la courbe suit relativement la trajectoire du skieur à une distance pouvant varier entre deux à six mètres. Projet Modélisation -25.VII. une de raccordement et une de dégagement. v β = ϕ K − arcsin zK (65)3 vK Il est à noter que ϕ K − β . P-L. C'est entre les points P et L que tous les skieurs devraient atterrir.

un point qui va nous permettre de trouver es en suivant les courbes montantes passant par celui-ci et la vitesse de sortie v0 en suivant les courbes descendantes. Dans notre exemple. la longueur de la droite sera donc de cent mètres.) La figure 13 s’utilise comme suit. Pour ce faire. nous donne r1 égal au carré de la vitesse multiplié par 0. par exemple 35 degrés.Tremplin saut à ski . Modélisation du tremplin Avant de modéliser la piste.S. La longueur de cette droite est fixée par la distance de vol du skieur. nous fixons un angle γ .I. et une valeur de e . d'après les normes que nous a fourni la F.IS. Après avoir fixé ces paramètres.9 m/s. Projet Modélisation -26.S. en fixant un angle γ et la distance e . (figure 13) qui nous permet.I. Nous disposons d’une table de la F. nous obtenons une valeur très approchée. nous devons d’abord réaliser le dimensionnement du tremplin. Dans notre simulation. nous utilisons les développements théoriques réalisés précédemment pour vérifier que nous obtenons bien la même vitesse de sortie. Dans notre modélisation. de trouver la distance es et la vitesse de sortie du tremplin v0 .S. 2. La F. nous devons fixer les différents paramètres du tremplin utilisés dans les paragraphes précédents. comme nous considérons un K90.S.Enfin.I. Les derniers paramètres sont fonctions de la vitesse. cette partie est une droite horizontale débutant au point U.I. vient la courbe de dégagement qui permet au skieur de freiner en sécurité. Nous obtenons sur le graphique. Nous voyons que cette distance doit valoir cent mètres pour toute distance de vol dépassant soixante mètres. nous obtenons es égal à 8 mètres et la vitesse initiale égale à 23. (Source F. par exemple 76 mètres.14 et t comme étant le quart de la vitesse. Figure 13 : Table de la F.

S. Pour définir ces coordonnées nous introduisons un système d’axes cartésiens dont l’origine est le bout de la table d’envol. nous donne des tables exprimant ce rapport en fonction de α .3. l’axe x l’horizontale et l’axe y la verticale ascendante. Prenons la table correspondant à notre α de 10. h=  w  h  sin  arctg    (66)4   1. K et L.I. nous avons décidé de ne pas développer l'aspect théorique des équations régissant la piste d'atterrissage. en effet. il nous faut trouver le rapport entre h et n .005   n  n= Afin de déterminer h et n . nous nous baserons donc sur les données de la F. la F. Modélisation de la piste Modélisons donc la piste d'un tremplin K90.I. Nous trouvons que le rapport entre h et n est de 0. nous ne disposons pas encore de tous les paramètres utiles tels que les coordonnées des point P.I. nous avons besoin de données supplémentaires. v0 et w .S.S.I. Afin de la modéliser. Néanmoins. Figure 14 : table pour trouver le rapport h/n avec α =10.5° (Source : F.5 degrés et prenons le point d’intersection correspondant à la droite verticale w égale à 90 mètres et la vitesse de sortie égale à 23.Tremplin saut à ski . Pour ce faire.55.) 4 5 Source F. Nous pouvons désormais donner par l’équation (66) l’opposée de la coordonnée en y de K (avec w égale à 90 mètres) et n par l’équation (67).9 m/s. c’est-à-dire la coordonnée en x de K. Pour ce faire.S. idem Projet Modélisation -27.005   n   w  h  cos arctg    (67)5   1.

062 r2 (69)7  36  Grâce à w et aux formules (65) et (69) nous pouvons exprimer β L . Ce résultat est assez inattendu car nous pourrions nous attendre à ce que le but soit de maximiser la longueur du saut. 4.13w − 1. w  rl =  + 0.I. Conclusion – Simulation Matlab l1 = δβ ⋅ rl ⋅ π Comme nous l'avons montré. c’est-à-dire l’angle entre l’horizontale et la tangente à la piste au point L.7 180 rl π (70)8 Nous ne disposons encore d'aucune information au sujet de P.Tremplin saut à ski .375 −  v0 (68) 920  n  Le rayon de la courbe P-K-L rl s’exprime en fonction de r2 et w . Or un tremplin est fixé pour une seule longueur de saut. 7 (73)11 Etant donné que nous avons fait le choix de ne modéliser qu’approximativement la piste d’atterrissage. les normes conseillent de prendre un écart δβ entre β et β P valant entre un et trois degrés. w h 2  6 r2 =  0. mais.Approchons la courbe de transition par un cercle de rayon r2 . β P = β + δβ L'arc de courbe P-K vaut l1 et l’arc K-L vaut l2 .S. idem 8 idem 9 idem 10 idem 11 idem Projet Modélisation -28. Nous avons modélisé le début de la piste comme une droite reliant le bout du tremplin au point P et la courbe P-K-L comme une courbe du second degré passant par ces trois points. βL = β − 0. la piste d'atterrissage est dimensionnée en fonction de la distance de saut et de la vitesse initiale. Choisissons un δβ valant trois degrés.13 ⋅ w − 1. Comment pourrions nous interpréter ce paradoxe qui met en doute tout 6 7 Source F. nous nous sommes préoccupés que de la zone autour du point K. (71)9 (72)10 180 l2 = 0.

un skieur professionnel aura une meilleure position aérodynamique et donnera une meilleure impulsion au moment du décollage qu'un skieur amateur. Un skieur peut améliorer sa distance de saut en diminuant sa résistance à l'air de manière à garder plus de vitesse pendant sa phase de vol ou en donnant une plus grande impulsion au décollage. il sera nécessaire de diminuer la vitesse de sortie du tremplin pour la série suivante de sauts. Masse Prenons toute une série de skieurs pesant de 55 à 90 kg (équipement compris). Pour ce faire on augmentera e s afin de diminuer la vitesse initiale. Nous simulons leur trajectoire grâce au programme Matlab que nous avons réalisé (annexe 2). nous faisons varier certains paramètres. ce qui se fait en diminuant e s . faiblement jusqu'en L puis fortement jusqu'en U ou il sera nul. il faudra simplement que la longueur de leur élan soit plus importante. De cette manière les meilleurs sauteurs ne pourront plus dépasser le point L. cependant remarquons que l'angle entre la tangente à la piste et l'horizontale diminue lorsqu'on s'éloigne du point K. Pour illustrer nos propos. Nous fixons tous les autres paramètres. Pour que tous les skieurs atterrissent dans la même zone.Tremplin saut à ski . il faut donc obliger les skieurs à atterrir au voisinage de ce point. Pour augmenter cette vitesse. Figure 15 : Comparaison des trajectoires de vol en fonction de la masse Projet Modélisation -29. c'est-à-dire entre les points P et L.l'intérêt d'une compétition ? Pour ce faire. c'est la composante normale à la piste de la vitesse qui sera compensée par la réaction du sol. il faudra que la vitesse de sortie des skieurs amateurs soit augmentée afin de compenser leur moins bon positionnement en vol. Celle-ci pouvant devenir dangereuse. Dans le cas d'une compétition. étudions ce qui se passerait si le skieur dépasse le point K. Nous pouvons être confrontés à des skieurs ayant des caractéristiques différentes. Il aura donc tendance à dépasser le point K. lorsqu'un skieur dépassera le point L. Le skieur est donc soumis à une compression d'autant plus forte qu'il s'éloigne du point K. A l'atterrissage.

Tremplin saut à ski .6 m/s.5 à 3. Impulsion Tous les skieurs n’ont pas les mêmes aptitudes physiques et la même expérience. D’après les normes de la F. L’impulsion qui dépend de chaque skieur peut donc varier.I. Prenons des skieurs qui donneront des impulsions différentes allant de 1. Voici les trajectoires de simulation obtenues. celle-ci varie de 1.Figure 16 : Agrandissement au niveau du point K de la comparaison des trajectoires de vol en fonction de la masse Nous remarquons que les skieurs les plus légers parcourront une distance plus importante que les plus lourds et s’éloigneront fortement du point K alors que les autres seront bien en-deçà.. Certains exercent le saut à ski en tant qu’amateurs et n’ont pas une technique aussi performante que des professionnels.5 à 3. Nous remarquons (voir figures 17 et 18) que les skieurs amateurs avec une impulsion faible iront moins loin que les skieurs professionnels qui donneront une impulsion élevée.6 m/s.S. la distance es des skieurs amateurs sera réduite de sorte que la vitesse de sortie du tremplin soit plus élevée pour que l’atterrissage se fasse aux environs du point K. Ces variations sont dues au fait que les forces de résistance à l’air dépendent de la masse. Par mesure de sécurité. Projet Modélisation -30. Certains mettent en danger leur santé en faisant régime et deviennent même parfois anorexiques. Cela pose un problème dans les compétitions de saut à ski car la plupart des skieurs essaye d’être le plus léger possible.

Tremplin saut à ski . Lorsqu’un skieur va entamer un saut. il est donc nécessaire de tenir compte de tous les paramètres pour fixer au mieux la distance es pour permettre aux skieurs d’atterrir aux environs du point K. Projet Modélisation -31.Figure 17 : Trajectoires de vol en fonction de la variation de l’impulsion Figure 18 : Agrandissement au point K des trajectoires de vol en fonction de la variation de l’impulsion Nous pouvons ainsi faire varier d’autres paramètres.

Vu le temps qui nous était imparti et vu le stade auquel nous nous trouvons dans notre formation. Ainsi. Au départ. L’utilisation des outils informatiques nous a aussi semblé indispensable pour permettre à l’ingénieur d’optimiser son travail. Ce qui est indéniable. CONCLUSION Cette modélisation nous a permis de découvrir toute la complexité d'un tremplin de saut à ski. nous pensions que ce projet allait faire exclusivement appel à nos cours de mécanique (rationnelle et des fluides) mais nous nous sommes rapidement rendus compte que tous les cours étaient liés et que les problèmes de l’ingénieur font appel à diverses matières à la fois. nous n’avons pas eu l’occasion de couvrir l’entièreté du sujet. La détermination des normes d’un tremplin ou de toutes autres structures n’est pas aussi simple que nous pouvions le penser. toute la mécanique des fluides associée au mouvement d'un corps humain dans l'air affinerait la modélisation que nous avons réalisée.VIII. Ce projet nous a permis de comprendre quelle doit être la démarche d’un ingénieur à l’heure d’aborder un problème.Tremplin saut à ski . Il reste encore beaucoup de pistes à explorer. c’est que ce projet nous permit de changer le regard que nous portions sur ce sport pour lequel nous pensions que le seul but était d’arriver le plus loin possible. Projet Modélisation -32.

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ANNEXES Annexe 1 : Détermination de « z » Projet Modélisation -35.X.Tremplin saut à ski .

sin β Nous voyons graphiquement (au point b) que β =α + Or θ = γ − α ce qui implique que θ 2 2 Pour déterminer W nous allons nous placer dans le triangle abc.sin θ cos θ = 2 Nous obtenons alors z = R1⋅ sin(γ − α ) (γ + α ) ⋅ sin (γ − α ) 2 cos 2 Projet Modélisation -36.Avant de pouvoir travailler sur la partie courbe du tremplin.sin(γ − α ) (γ − α ) cos 2 π θ W= R1. il est important de connaître la hauteur Z entre le point d’entrée sur la partie courbe et celui de sortie.θ et α ) On remarque assez rapidement. es.t. z = W . Il est à noter que tous les résultats s’exprimeront en fonction des paramètres du tremplin (c’est-à-dire e.Tremplin saut à ski . en se basant sur les angles se situant près du centre du cercle (point c) que θ = γ −α Pour pouvoir par la suite avancer dans nos calculs. par la règle des sinus nous déterminons que sin θ = W Ce qui nous donne β= γ +α sin( − ) 2 2 R1 R1. il est important de connaître différentes informations telles que la hauteur du tremplin ou l’angle entre les deux rayons qui forment l’arc de cercle parcouru par le skieur . R1. Pour ce faire quelques calculs préliminaires s’imposent.

141592645/180 . format long.1e-12).65.Annexe 2 : Programmation en code Matlab Voici le code Matlab utilisé pour faire les différents graphiques qui jalonnent ce travail. e=75. beta=-34*pi/180.81. Pour commencer nous déclarons tous les paramètres utilisés lors des différentes parties du travail.5*pi/180). betaL=-33*pi/180 . v=sqrt(2*h*g) fprintf('\nVitesse de sortie du tremplin ss frott et ss implusion = %f m/s\n'. y1=-g/2*x. alpha=10.v) Pas=0.'r'). mud est le coefficient de frottement entre les skis et la piste Vn=2.5*3.001 x=0. options=odeset('AbsTol'.Tremplin saut à ski . Pour ce faire. title ('Trajectoire du sauteur dans l air') grid on hold on Nous calculons après la vitesse de sortie su tremplin avec une résistance entre les skis et la piste. Diminue les erreurs dans Matlab Projet Modélisation -37.0:Pas:90. Vt=sqrt(2*g*(h-mud*(cos(gama)*(e-es-r1*teta)+cos(alpha)*t+r1*(sin(gama)-sin(alpha))))) Nous continuons en calculant la vitesse de sortie du tremplin avec le frottement entre les skis et la piste ainsi que la résitance de l’air.26 es=8. r1=80. h est la hauteur du tremplin (du point de départ au bout de la table Pour commencer nous calculons la vitesse de sortie du tremplin sans résistance de l’air et sans frottements et nous la mettons en graphique. teta=gama-alpha. Vn est la vitesse de l’impulsion h=(e-es-r1*teta)*sin(gama)+t*sin(alpha)+r1*sin(teta/2+alpha)*sin(teta)/cos(teta/2).'RelTol'.y1.1e-30. plot(x.35. g=9. gama=35*3.axis equal xlabel('x').^2/(v^2*(cos(alpha))^2)-tan(alpha)*x.ylabel('y'). les équations différentielles obtenues dans ce travail sont résolues via Matlab.141592645/180. t=6. La mise en graphique se ferait de la même manière que pour le cas précédent. La transmission des conditions initiales a été expliquée dans le travail. mud=tan(2. Les fonctions contenant les équations que Matlab résout se trouvent à la fin de cette annexe.

1e-5) [t. plot(y(:.5].2).y2.r]=ode23s('vollivre4'.1:4).y(:.r]=ode23s('vollivre2'.q]=size(r) [t.y]=ode23s('vol1'.r(p. Ensuite nous traçons cette trajectoire. plot(r(:. alpha=alpha-atan(Vn/Vt) nouvelle vitesse nouvel angle de départ y2=-g/2*x.r]=size(b2).'k') [p.3 0.2).0.r(:.[0 0 cos(alpha)*v -sin(alpha)*v].1:4). [n.[0 0 23.'k') Voici la troisième trajectoire de vol [t.[0 0.options).[0 0.b2(q)*r1^2.6 4].q(:.3].2).1).b1]=ode45('droite1'.'k') [p.Tremplin saut à ski .r]=ode23s('vollivre3'.1]. plot(r(:.p]=size(b1).r(:. options=odeset('AbsTol'.1).9 0. plot(r(:.'c') [s.S.1:4).r]=ode23s('volulb'.q]=size(r) [t.2). [a2. Projet Modélisation -38.[0 e-es-r1*teta]. Les coefficients varient quatre fois donc il y a quatre fonction appelée pour tracer la courbe.[0.r(p.u]=size(b2). plot(x.'b') Maintenant nous allons nous intéresser aux différentes équations des phases de vol.q]=ode23s('vol2'.[a1.y(u.'c') La deuxième phase de vol est celle dont les coefficients sont donnés par Science and Skiing.1).options). Vt=sqrt(b3(11)) Nous introduisons ensuite l’impulsion donnée par le skieur au bout du tremplin.'RelTol'.r(:.options). plot(r(:. sqrt(b2*r1^2).1 0.[pi/2-gama pi/2-alpha]. [t.'k') hold on [p.I.[0.options). Elle est constituée de deux parties car les coefficients changent après 0.q]=size(r) [t.b2]=ode45('courbe'.^2/(v^2*(cos(alpha))^2)-tan(alpha)*x.options). [a3.r(p.options).1).[0.[0 4].[0 0 cos(pi/18)*25.2).1). La vitesse tangentielle a été définie au début du programme dans les constantes.b3]=ode45('droite3'.b1(n)/r1^2.5].r]=ode23s('vollivre1'.[0 t]. plot(q(:.2).5 -sin(pi/18)*25.6].08686].6 seconde.r(:.1:4). v=sqrt(Vt^2+Vn^2).1). [q.options).5 5].options).[0. [t.options).options).1e-30. La première phase de vol est celle donnée par la F.

function dy=vol1(t. dy(1)=y(3)*cos(y(4)).5*pi/180).1). dxp2=2*g*(sin(alpha)-mud*cos(alpha))-2*(k/m)*dxp2. dxp2=0.7948e-7*y(4)^3+1. dtp2=0.9684e-8*y(4)^3+3. function dxp2=droite1(xp2. son code est donné par après.plot(r(:. mud=tan(2.083e10*y(4)^4-0.x) m=70. r1=100. dtp2=-2*tp2*(mud+(k/m)*r1)+2*(g/r1)*(cos(teta)-mud*sin(teta)).81.8*sin(y(4))-(0.1).141592645/180. k=0. k=0.Tremplin saut à ski .0030. g=9.1).3123e-6*y(4)^2-1. k=0. dy(1)=y(3)*cos(y(4)). function dxp2=droite3(xp2. alpha=35*3.8*cos(y(4))-(0. dxp2=2*g*(sin(gama)-mud*cos(gama))-2*(k/m)*dxp2. dxp2=0.0036+9. Projet Modélisation -39.81.6)^2)*y(3)^2)/y(3). g=9.0025-1.0004*sqrt((1-t/0.5*pi/180).141592645/180. r1=100.2).81. function dtp2=courbe(tp2. dy(2)=-y(3)*sin(y(4)). mud=tan(2. piste(Pas) Voici maintenant les différentes fonctions utilisées dans le code qui précède.0014. dy(3)=9. dy(4)=(9.356e-5*y(4)-1.9757e-5*y(4)+6.0014. g=9. gama=35*3.6)^3))*y(3)^2.5767e-7*y(4)^2-2.x) m=70.y) dy=zeros(4. mud=tan(2.'k') Cette fonction trace la piste d’atterissage.5*pi/180).0008*(1-t/0.teta) m=70. r1=100.r(:. function dy=vol1(t.912e9*y(4)^4+0.y) dy=zeros(4.

0025-1. function[]=piste(pas) pas=. L=0. dy(4)=(9.4. Bty=[O(2) P(2)]. dy(2)=y(4).ky.89 -48. Les fonctions vollivre2.356e-5*y(4)-1.3123e-6*y(4)^2-1. p=polyfit(x.y. D=0.19. plot(xp1. plot(kx.5767e-7*y(4)^2-2. x=[P(1).Tremplin saut à ski .2. m=75.1).Bty.2).yp1.9684e-8*y(4)^3+3. xp1=[O(1):pas:P(1)]. O=[0 0].K(2). Btx=[O(1) P(1)].xx. g=9.^2+p(2)*xx+p(3). Les valeurs que prennent ces coefficients se trouvent dans le présent travail Fonction qui modélise la piste d’attérisage. dy(3)=(-ro*D*sqrt(y(3)^2+y(4)^2)*y(3)-ro*L*sqrt(y(3)^2+y(4)^2)*y(4))/(2*m).0036+9. function dy=vollivre1(t.083e10*y(4)^4)*y(3)^2)/y(3).96 -36.47 -43.38]. L=[86. p1=polyfit(Btx.yy) hold on kx=K(1).1). P=[68.L(2)]. dy=zeros(4. xx=[P(1):pas:L(1)]. 4 ainsi que volulb sont semblable à vollivre1 si ce n’est les coefficients D et T qui varient.'-o') Projet Modélisation -40.16].9757e-5*y(4)+6.57]. yp1=p1(1)*xp1+p1(2).K(1).8*sin(y(4))-(0. dy(4)=(-ro*D*sqrt(y(3)^2+y(4)^2)*y(4)+ro*L*sqrt(y(3)^2+y(4)^2)*y(3))/(2*m)-g.001. dy(3)=9.912e9*y(4)^4)*y(3)^2. yy=p(1)*xx. dy(1)=y(3). 3.dy(2)=-y(3)*sin(y(4)). y=[P(2).L(1)].7948e-7*y(4)^3+1. ky=K(2).81. K=[78.8*cos(y(4))-(0.y) ro=1.

I.Annexe 3 : Tremplin et piste d’atterrissage pour le saut à ski (Source F.Tremplin saut à ski .S.) Projet Modélisation -41.