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COMPARAISON INTERNATIONALE

BATIMENT ET ENERGIE

B - PROGRAMMES D’OPERATIONS
PERFORMANTES

Décembre 2007

B PREBAT - Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB

Sommaire

PARTIE B - PROGRAMMES D’OPERATIONS PERFORMANTES
B1 - Recensement ...........................................................................................................................B9
B2 - ALLEMAGNE : Les programmes « Passivhaus », « Maisons 3 litres », « EnSan » et
« Bâtiments à basse consommation dans l’existant » . ..............................................................B61
B3 - SUISSE : Le programme « Minergie® » . .............................................................................B61
B4 - ETATS-UNIS : Les programmes « Building America » « Zero Energy Homes » et
« Leadership in Energy and Environmental Design » (LEEDTM) ............................................B87
B5 - JAPON : Le programme maisons photovoltaïques à basse consommation ........................ B121
B6 - ESPAGNE : L’ordonnance solaire thermique .....................................................................B121
B7 - DANEMARK : l’éco quartier rénové de Vesterbro à Copenhague ....................................B121

B PREBAT - Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB

Comparaison internationale
Bâtiment et énergie

B1- Recensement

Auteur : Ahmad Husaunndee

B1 PREBAT - Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB

B.1.1 DEFINITION
Par programmes d’opérations très performantes, on entend des programmes organisant la construction ou la
rénovation d’ensembles de bâtiments suivant une dynamique commune. La dynamique peut être une
dynamique régionale, nationale, internationale ou d'un acteur clé.

B.1.2 OBJECTIF

L’objectif est de recenser, sélectionner et analyser des opérations très performantes existantes et d’en tirer des
enseignements en matière de conditions de transfert et de mise en œuvre à grande échelle sur le marché
français.

B.1.3 RECENSEMENT

Un recensement de programmes régionaux, nationaux, internationaux donnant lieu à des réalisations de
bâtiments performants s'appuie sur les critères de sélection suivants :

o Neuf / existant,
o Secteurs du parc couverts (résidentiel, non résidentiel, urbain),
o Avance technologique du programme, disponibilité de la technologie,
o Labels avec une spécificité énergétique,
o Partenaires mobilisables (initiative public ou privé).

Il faut noter que dans ce recensement, on attache une importance particulière à des programmes ou labels
développés en Europe et qui sont en train de se développer en France grâce à des initiatives personnelles ou
locales.

On analyse d'autre part les programmes développés par des industriels et qui affichent une volonté de les
développer en France.

LE PROGRAMME PASSIVHAUS (ALLEMAGNE)
Un «Passivhaus» ou bien «maison passive» est un bâtiment dans lequel l’ambiance intérieure est confortable
tant en hiver qu’en été, sans devoir faire appel à un système conventionnel actif de chauffage ou de
climatisation, d’où la nomination «maison passive». Il faut entendre non seulement maisons individuelles,
mais des immeubles résidentiels, on révèle quelques opérations tertiaires.

Le Label PASSIVHAUS est livré par l’institue de recherche allemande Passivhaus, crée par le Dr. Wolfgang
Feist en 1996 (http://www.passiv.de).

Une plate-forme sur les maisons passives, the Passive House Platform, est développée en Belgique pour
promouvoir la construction passive (www.passiefhuisplatform.be).

Dans les maisons passives, la consommation d’énergie est quatre fois inférieure à la consommation moyenne
des nouvelles habitations construites selon les standards actuels courants.

Le programme Passivhaus se décline en Klimahaus en Autriche et CasaClima en Italie.

B2 PREBAT - Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB

.ch) désigne et qualifie des biens et des services qui permettent une utilisation rationnelle des ressources énergétiques et un recours aux énergies renouvelables. Production de bâtiment consommant 30 à 90% d’énergie en moins pour le neuf et 20 à 30% de moins pour l’existant. individuel et collectif. Il existe 2 labels Minergie : • le label MINERGIE® qui vise le résidentiel. Le confort est un point important : une enveloppe de bâtiment de bonne qualité ainsi qu'un renouvellement systématique de l'air permettent d'assurer ce confort. Ces programmes sont une des actions visant à mettre en œuvre la feuille de route. MINERGIE® est un label de qualité destiné aux bâtiments neufs et rénovés en Suisse. Les objectifs sont les suivants : . Amélioration de la productivité des entreprises. LE PROGRAMME MINERGIE (SUISSE) MINERGIE® (www. Ils portent sur les maisons individuelles neuves ou réhabilitées. La marque est soutenue conjointement par la Confédération. . Le programme Construire l’Amérique et Maisons zéro énergie sont financés par un budget fédéral d’environ 18M$ annuels.minergie.LE PROGRAMME EnSan "ENERGETISCHE SANIERUNG DER BAUSUBSTANZ" (ALLEMAGNE) Etant donné que plus de 90% de la consommation énergétique pour le chauffage en Allemagne concerne les bâtiments construits avant 1983. • le label MINERGIE®-P qui vise essentiellement le résidentiel. ainsi que les bâtiments administratifs. B3 PREBAT . .Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . LE PROGRAMME "ZERO ENERGY HOME" ET "BUILDING AMERICA» (ÉTATS- UNIS) Le département de l’énergie soutient les programmes "Construire l’Amérique" et "Maisons zéro Energie" depuis 1996. MINERGIE®-P correspond au standard ‘’PassivHaus’’. le ministère des Affaires Economiques a lancé le programme "Assainissement énergétique de la construction" depuis 1998. . Ce programme national est entièrement consacré à la rénovation. Seule la consommation finale d'énergie est importante. La consommation d'énergie spécifique est une grandeur de référence permettant de quantifier la qualité de la construction et de procéder à une évaluation fiable. Intégration de systèmes de production décentralisés afin d’arriver en 2020 à des bâtiments zéro énergie. ainsi que le tertiaire. en neuf et en rénovation. individuel et collectif. Tous les bâtiments sélectionnés pour servir de démonstration ont pour objectif de réduire leur consommation de chauffage et d’électricité de 50%. en améliorant la qualité de la vie et en maintenant la compétitivité. les cantons et l'économie. Soutien aux entreprises pour réduire les temps de construction et les déchets. Les résultats escomptés sont des concepts spécifiques aux bâtiments existants permettant de réduire leur consommation énergétique et par ce biais entraîner une réduction des émissions de CO2. Développement de nouvelles opportunités de marché pour les industriels et les distributeurs.

Ce programme fournira des éléments sur les technologies utilisées pour aboutir à des bâtiments zéro énergie ou basse consommation et des conseils sur la mise en ouvre. LE PROGRAMME ZALEH "ZERO AND LOW ENERGY HOUSE' PROJECT " (NOUVELLE ZÉLANDE) Le programme ZALEH est financé par la Fondation de recherche en Science et technologie. a entrepris la rénovation du quartier Brunck à Ludwigshafen. l’eau. B4 PREBAT . Un certain nombre de maisons ont subi une rénovation dite très performante.co. réhabilitation de l’intérieur.de) pour démontrer l'utilisation de ses produits dans le cadre des actions pour la réduction de consommation énergétique des bâtiments. Le programme "Zero Energy Home" est aussi déployé aussi au Canada. Des travaux portant sur les solutions pour l’existant ont été menés mais n’ont pas à l’heure actuelle fait l’objet d’une diffusion. Le système de notation est élaboré par consensus au niveau national. http://www.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . la filiale logement du groupe BASF. Luwoge. Ce programme vise à connaître et évaluer les performances des bâtiments zéro énergie ou basse consommation à travers des retours d'expériences d'occupants de ces bâtiments. USGBC a élaboré le premier label en 1998 pour les bâtiments tertiaires.branz. Développement des technologies qui réduisent les consommations d’énergie et de matière. les maisons individuelles et le développement de quartier.an) soit un équivalent de 3 litres de fioul (on admet alors que 1 L de fioul = 10 kWh). les matériaux et la qualité de l’ambiance intérieure. réhabilitation de l’enveloppe).php?page=ZALEH%20Survey LE PROGRAMME DE REHABILITATION DE BASF BASF s'est lancée dans un programme de réhabilitation à travers sa filiale Luwoge (www. Le programme cherche à récolter les consommations réelles de ces bâtiments.luwoge. Les maisons rénovées remplissent les exigences du standard allemand passivhaus et portent le nom « maison 1L ».nz/main. Le Label est géré par l’USGBC (US Green Building Council) qui est une organisation non gouvernementale à but non lucratif visant à transformer le secteur de la construction. Les deux derniers secteurs sont encore au stade de développement. LEED a été élaboré pour les bâtiments tertiaires neufs et se décline maintenant pour les bâtiments existants (maintenance et exploitation. et analyse le côté confort et usage aussi. Le label a une grille de notation pour : le site de construction. LE LABEL LEED "LEADERSHIP IN ENERGY AND ENVIRONMENTAL DESIGN" (ETATS UNIS) Le label LEED (Leadership in Energy and Environment Design) est le principal label indépendant aux États Unis. À ce jour 356 bâtiments ont obtenus le label LEED et la majorité sont des constructions neuves. l’énergie et l’atmosphère. Associée à des centres de recherche et des entreprises elle a mis au point le concept connu sous le nom de ‘’maison à 3L’’ pour la rénovation : l’objectif étant que les besoins de chauffage d’une telle maison ne dépassent pas 30 kWh/ (m². Dans la pratique bien que le programme soit ouvert aux bâtiments neufs et à la rénovation environ 95% du budget est employé pour des projets portant sur le neuf. .

confort : qualité d'air intérieur et extérieur. gestion : politique de gestion globale. Les constructeurs ont par ailleurs tendance à rivaliser entre eux en améliorant la qualité de leurs produits plutôt qu'en réduisant le prix de vente. disposé en surimposition sur un toit plan. Cette méthode d'évaluation s'applique aux bâtiments neufs et existants. à 190 033 yens (1 840 $US) par mètre carré.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Dans ce « surcoût » ils y intègrent notamment toutes les évolutions technologiques liées aux exigences du développement durable (produits à valeur ajoutée). D'après les résultats d'une enquête sur les habitations réalisée en 1997 par la société d'État japonaise de prêts au logement (Government Housing Loan Corporation). à l’image de l’industrie automobile. avec 12kWc photovoltaïque intégré sur les 2 pans de toits (tuiles) . Ces résultats révèlent que les habitations usinées coûtaient environ 8 % de plus à produire que les habitations traditionnelles. LE LABEL BREEAM "BRE'S ENVIRONMENTAL ASSESSMENT METHOD" (GRANDE BRETAGNE) Le label BREEAM est développé et géré par le BRE. sont désignées sous le nom de « Net-Zero Energy Solar Homes » (ZESH). . ou la maison équipée « tout électrique » avec une bonne isolation et une production locale de l’électricité par des modules photovoltaïques.NEW ENERGY TECHNOLOGY (PV) DEVELOPMENT PROGRAMME (JAPON) Les maisons qui utilisent les technologies solaires photovoltaïques et thermiques pour produire autant d'énergie que leur besoin annuel. la maison « Parfait Ex » de SEKISUI Chemical.. . D’autres concepts existent. maison d’un étage à structure métallique et comportant en série. des installations photovoltaïque d’une capacité de 2 à 5 kW. Il est utilisé depuis plus d'une vingtaine d'années et a été constamment remis à jour en fonction des évolutions des exigences réglementaires. comme : . L’arrivée sur le marché dès 1994 de produits photovoltaïques adaptés à l’intégration au cadre bâti. Les constructeurs japonais sont de plus en plus réputés pour leur approche singulière à la conception et à la production d'habitations usinées « innovatrices ». le coût de construction d'une maison traditionnelle était estimé à 175 404 yens (1 698 $US) par mètre carré et celui d'une maison préfabriquée. énergie : consommation d'énergie et émission de CO2. ou « l’Eco Sunny House » de DAIWA HOUSE Industry. Le recours à des techniques de construction industrialisée pour réduire la quantité de déchets de construction. grâce à une patte de fixation adaptée à ce type de toiture japonaise. . a été le signal fort et déclenchant du développement de maison à faible consommation. Cette nouvelle « conception » est la maison à faible consommation d’énergie. BREEAM évalue la performance des bâtiments dans les secteurs suivants : . . et à des technologies de production d'énergies propres et renouvelables pour réduire les émissions de CO2.. qui propose une maison préfabriquée avec 3kWc installé en intégration (tuiles). confort visuel. peut répondre à ce besoin sociétal au chapitre des maisons écologiques. B5 PREBAT . la maison « Hybrid Z » de haute qualité environnementale de MISAWA Homes. souvent dotées de systèmes photovoltaïques. qui offre dorénavant la plupart des équipements de naguère en « série ». commissioning sur le site de construction.

état du bâtiment : 1. Maison individuelle. Ilot de chaleur. . et par apport à cet index on peut obtenir la performance de bâtiment. . . matériaux : implication environnementale des matériaux de construction. B6 PREBAT . cycle de vie eau : consommation d'eau et efficacité des systèmes de captage traitement. CASBEE vise à être un système d'évaluation complète du bâtiment "durable" tout en étant simple et relativement peu coûteux. urbain. . le commerce. Environnement. Productivité. l'industrie. . . Comité de pilotage. . . Développement d'outils et d'études de cas. utilisation du sol : dépollution.. paysager. Gestion et opération (Management&Operation) + Noyau (Core) = pour le bâtiment existant et occupé (minimum 12 mois). 3.Environmental Performance Index). À travers ses comités : . transport : émission de GES lié à l'approvisionnement de matériaux lors de la construction. Noyau (Core) = bâtiments vides et bâtiments où un examen de l’enveloppe et des services est seulement exigé..Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .. les écoles. écologie : aménagement du site. .. La "check-list" produit un index environnemental d'exécution (EPI .. les maisons (label connue comme ecohomes). 2. CASBEE se repose sur un système volontariste. . BREEAM couvre plusieurs secteurs du bâtiment : . Conception et fourniture (Design&Procurement) + Noyau (Core) = pour la nouvelle construction et les rénovations principales. Qualité d'air intérieur. Différentes "Check-lists" sont développées pour "BREEAM Office": . Energie. Le label est géré et développé par un consortium : "Japan Sustainable Building consortium". . les bureaux. . L'urbain et le département. . LE LABEL CASBEE «COMPREHENSIVE ASSESSMENT SYSTEM FOR BUILDING ENVIRONMENTAL EFFICIENCY" (JAPON) Le label CASBEE est un système exhaustif d’évaluation de l’efficacité environnementale du bâtiment. . . .

. . MALMÖ (SUEDE) Le projet de démonstration «d'une cité écologique du futur» B01 s'est implanté sur une ancienne friche portuaire.4 outils d’évaluation visant les différents cycles de vie du bâtiment : . .peabody. station de traitement biologique des eaux grises. . des cuves enterrées pour la récupération de l’eau de pluie. DEVELOPPEMENT DE QUARTIER : BO1. Casbee Rénovation. l’aménagement de cours intérieures vertes. . des panneaux photovoltaïques en toitures. La Peabody Trust (http://www. Parmi les nombreuses mesures prises. en façades de cage d'escalier ou entre deux façades au- dessus d'une rue pour alimenter l'éclairage public. . Casbee Nouvelle construction. DEVELOPPEMENT DE QUARTIER : BEDZED.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . . . . .org. et présente de nombreuses technologies ou dispositifs innovants : . l'amélioration du confort avec la création de verrières ou bow-window.bioregional. . . L’implication très forte des habitants a été un élément clé de la reussite du programme. ventilation par des abat-vents capuchons colorés disposés en toiture avec échangeur de chaleur. panneaux photovoltaïques alimentant 40 véhicules électriques. des laveries écologiques communes. citons : . Le projet a été initié conjointement par le Bioregional Development Group (http://www. . Casbee Conception. unité de cogénération à base de copeaux de bois. Ils ont contribué à l’élaboration de la politique municipale en matière d’écologie urbaine. Le projet offre une nouvelle forme urbaine d« éco-village » dense.com) et le cabinet d’architecture Bill Dunster. triple vitrage. BEDDINGTON (GRANDE BRETAGNE) Ce quartier de 80 logements et 2. .uk/) principale association de logements sociaux à Londres a financé le projet. le renforcement de l'isolation. B7 PREBAT . Chaque logement dispose de son propre jardin privatif en terrasse. récupération des eaux pluviales pour les toilettes et machines à laver. . Casbee Bâtiment existant.300 m2 de bureaux et commerces a une vocation de projet de démonstation. DEVELOPPEMENT DE QUARTIER : VESTERBRO (COPENHAGUE) Les projets de réhabilitation menés dans le quartier Vesterbro ont débuté au cours des années 1990.

Rotterdam.org/french/PDFs/Bo01..egbf. Le concept vise l'auto-production (près de 100%) à partir d'énergies renouvelables de l'énergie consommée.Le projet se singularise par la variété et la qualité des traitements architecturaux des immeubles d'habitation et de bureaux (600 unités sur 9 ha). Stockholm. On note une utilisation de pompes à chaleurs marines ou aquifères en sus des capteurs solaires pour la chaleur.) B8 PREBAT . Des informations complémentaires sont disponibles sur http://www. On note que les approches éco-quartiers se développent dans différentes villes à travers l’europe (Fribourg.pdf Ces trois éco-quartiers sont donnés en exemples pour des projets de rénovation ou de construction neuve. La biodiversité a été renforcée grâce à des nouveaux parcs et mares. technologie suédoise. La quasi-totalité des déchets sont triés et évacués par un réseau souterrain en vide d’air.. L'électricité est générée par des éoliennes.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Hanovre.

SYNTHÈSE Cette synthèse montre la diversité de programmes d'opération de part le monde. des technologies ayant recours aux énergies renouvelables ou encore des efforts de mise en place de certification. R X X X building initiative (US) + (Canada) BREEAM (UK) N X X X X X CASBEE (JP) N. R X X + (NL) + (B) CasaKlima (I) N X X ou KlimaHaus (A) Zero Energy N X X Homes –ZEH – (US) + Canada 1-liter ou 3-liter N. L'analyse sur les États-Unis concerne : B9 PREBAT . Le tableau ci-dessous donne une vue d'ensemble sur les programmes d'opérations. l'Allemagne et le Japon avec un souci de voir dans un premier temps la diversité des approches.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . R X x X X PassivHaus (D) N. R X X X BEDZED (UK) N X X Vesterbro (DK° R X Malmo (S) N X New Energy N X X X X technology (PV) development programme (JP) Les premières analyses détaillées dans le cadre de la comparaison internationale se sont focalisées sur 3 pays : les États Unis. On note dans ce recensement des orientations fortes pour l'utilisation des approches dites "passives". de suivi de mise en œuvre. R X X Haus LEED / green N. urbain Publi Privé résidentiel c Minergie (CH) N. Neuf (N) Secteur du parc couvert Avance Label / Partenaires et/ou Existant technologie certificati mobilisés (R) on résidentiel Non.

De plus. L'analyse sur l'Allemagne s'est restreinte : .le programme Zero Energy House / Building America. .la politique énergétique de la région de Barcelone sur le solaire (thermique et photovoltaïque). . B10 PREBAT . Le choix s'est justifié surtout par la dynamique des acteurs car ce sont des actions fédérales ou régionales qui ont conduit à un grand programme national.aux programmes "EnSan" et "Bâtiments à basse consommation dans l’existant" pour leur cible du bâtiment existant et leur caractère national. le fait qu'un programme se base sur l'utilisation d'une technologie particulière a en soit un côté innovant. Pour le Japon. . l’analyse portera sur : .le label Minergie . Dans la deuxième partie du projet.le programme de rénovation du quartier Vesterbro à Copenhague.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .le programme LEED "Leadership on Energy and Environmental Design" pour son implication dans le cadre du tertiaire et le passage de construction neuves à l'existant. ce programme favorise l'industrialisation du processus de construction. .aux programmes "Passivhaus" et "Maisons 3 litres" qui de part leur proximité géographique commencent à s'étendre sur le territoire .

bougrain@cstb.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .fleury@cstb. Comparaison internationale Bâtiment et énergie B2.fr) avec la participation de Frédéric Bougrain (frederic.ALLEMAGNE Auteurs : Jean-Christophe Visier (jean-christophe.fr) Expert : Franhofer Institut Bauphysik (Stuttgart) B11 PREBAT .fr) et Emmanuel Fleury (emmanuel.visier@cstb.

B12 PREBAT .Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .

003.0 158.8 404.8 8.5 7.900 3% 1991 – 2000 3.1 121.446.002.3 113.0 Dont .8 103.800 13% 1949 – 1978 16.2 186.070.094.236.4 Dépenses de recherché sur l’énergie en Allemagne en million d’€ LE SECTEUR DU BATIMENT L’Allemagne dispose d’un parc de 39 millions de logements.267.8 87.3 392.400 1% Total 30.6 157.8 18. hydraulique 11.500 47% 1979 – 1986 3.2 7.6%.B 2.5 397.700 11% 1987 – 1990 915.7 118.9 8.7 414.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .702.0 16.Fusion nucléaire 98.3 économies d’énergie 168.400 18. Les énergies renouvelables utilisées sont les suivantes : biomasse 46.823.4 106.500 805.900 297.3 377. géothermie 0.6 156.Charbon et autres fossiles 16.5 Gouvernement fédéral 422.000.4 184.223.900 2.200 321.189.4 381.9 % en 1995 à 4.4 401.5 .6 4. Cette répartition est similaire à celle du parc français moins concentré toutefois sur la période 1948-1978. 28% datent d’avant la deuxième guerre mondiale. DYNAMIQUES D’ACTEURS LE CONTEXTE ENERGETIQUE Le contexte allemand se caractérise par une consommation d’énergie stable depuis plusieurs années : • La production d’énergies se répartit entre : 23 % de gaz naturel. 11% de lignite et 5% d’énergies renouvelables.5 8. Nouveaux États Allemagne Ouest et Année de construction Ex RFA fédéraux et Est Berlin Est before 1900 2. 47% ont été construits entre la guerre et le second choc pétrolier de 1978 et 25% après.3 91.4 83.Énergie nucléaire 132.2 106.5 21.629.6 141. ANTERIORITES.5 13.Énergies renouvelables et 151. • Une électricité est pour un tiers d’origine nucléaire.Démantèlement centrales nucléaires 7.3 382.9%.2 4.043.6 122.0 .024.3 8.700 4.8 117.100 1.600 3.8 13.9%.100 2.8 184.6 238. • Une part d’énergies renouvelables est en croissance forte puisqu’elle est passée de 1. 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 Secteur privé 178.5 97.700 1.524.000 38.9 .800 100% B13 PREBAT .800 4.600 10% 2001 and later 239.2 . éolien 14.1 CONTEXTE.000 4.1 156.236.2 113. 13% de houille.7% des financements de recherche fédéraux (environ 8% en France i ) On assiste à une augmentation forte des travaux sur les énergies renouvelables qui pourraient en 2008 représenter respectivement cinq et deux fois les budgets pour la fusion et la fission.6%.4%.500 57.1 102. Les combustibles sont importés dans leur quasi-totalité sauf pour le lignite et le renouvelable.970.6%.7 138.5 19.3 162. photovoltaïque 0.6 % en 2005.800 1.7 7.0 13.800 953.400 7% 1919 – 1948 3.800 7. 13% de nucléaire.987.0 119.689.5 108.5 109. Les recherches sur l’énergie représentent 4.8 84.5 148.800 1.400 8% 1901 – 1918 1.0 147. solaire thermique 1.

L’Allemagne est confrontée à un problème de vieillissement de sa population qui est bien visible quand on compare les pyramides des âges en 1910. 1950.L’analyse des bâtiments par période de construction met en évidence les éléments suivants : • Seuls les bâtiments construits depuis les années 1980 ont intégré des critères de performance énergétique. En revanche les installations de chauffage ne correspondent plus aux critères de qualité actuels. Les installations techniques chauffage/sanitaire/électricité de ces bâtiments doivent fréquemment être refaites. • Les bâtiments d’avant la première guerre mondiale ont fréquemment des caractéristiques architecturales qui leur donnent une valeur spécifique. • Dans les années 70. les toits plats dominent. Les toitures sont généralement en état correct ainsi que les installations électriques. Mais les écarts interrégionaux restent importants.Dans le premier cas. 2001 et les prévins pour 2050. Ces dernières et les constructions à deux logements constituent 58% de la surface habitable du parc. • Les bâtiments des années 60 utilisent largement le béton. Le type de logement préféré en Allemagne est la maison individuelle qui représente 48% des nouvelles constructions. La ventilation pose aujourd’hui fréquemment un problème. Comme en France. Elle est en 2004 de 40. les façades sont fréquemment encore en bon état dans le second. la surface habitable par personne croît chaque année. • Les constructions de l’entre deux guerres sont constituées soit de briques.8 m²/habitant. . 50% des allemands sont propriétaires. elles sont alors très dégradées. soit de béton. B14 PREBAT .Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . • Dans les années 50 les besoins de la reconstruction rendaient rares les matériaux de qualité. Les prévisions pour 2015 et 2030 s’élèvent respectivement à 48m² et 52 m².

Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . • une forte décroissance à partir de 1968 du fait de la mise en place de réglementations. 100 90 80 In 70 Mrd.Construction neuve et réhabilitation Le secteur de la construction allemand traverse une crise. • La poursuite de la baisse des consommations suite aux réglementations des années 1977. B15 PREBAT . 1984. 1995 et 2002. On constate : • une croissance régulière de la consommation des bâtiments jusqu’à 1958. Le marché de la réhabilitation dépasse aujourd’hui très nettement celui de la construction neuve. Le pays est passé de 600 000 logements achevés en 1995 à 268 000 en 2003.60 50 € 40 30 20 10 0 1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 Nouvelles constructions Neubau Réhabilitation Modernisierung Le schéma suivant montre la répartition du parc de logements par époque et par performance énergétique.

On en compte aujourd’hui environ 12000.2 DESCRIPTION DU PROGRAMME DEFINITION En France on associe fréquemment l’Allemagne au programme des « maisons passives ». Les maisons 3 litres se sont principalement développées dans le résidentiel avec quelques opérations récentes dans le non résidentiel.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Les lignes suivantes en brossent un premier tableau synthétique. Les maisons solaires se caractérisent par un recours important à l’énergie solaire active et passive. On considère généralement comme bâtiment basse énergie un bâtiment qui consomme 30% de moins qu’un bâtiment conforme à la réglementation du neuf.3-liter-haus. Maisons Passives B16 PREBAT . On estime à un millier le nombre de maisons solaires qui auraient été construites en Allemagne en particulier à la fin des années 1980. Programmes récents ayant fait l’objet de nombreuses réalisations. Maisons solaires. Les faits indiquent qu’il existe une série de programmes tout aussi intéressants.B 2. Au démarrage les projets portaient principalement sur le neuf. Ces maisons sont systématiquement bien isolées. En ajoutant la consommation d’eau chaude sanitaire d’environ 25 kWh/m² par. Les acceptions peuvent donc varier d’un partenaire à l’autre et évoluent avec le temps. Ce niveau de 60kwh/m² par an est celui pour lequel une aide au financement peut être obtenue dans le cadre du schéma appelé KfW 60. Maisons 3 litres Les maisons 3 litres (www. Programmes Anciens Bâtiments basse énergie (NEH) Le terme bâtiment basse énergie n’est pas protégé en Allemagne. Près de 500 000 bâtiments basse énergie auraient été construits en Allemagne depuis 1990.an on arrive à une consommation d’environ 60 kWh/m² an d’énergie primaire.com) correspondent à une consommation de chauffage de 34 kWh/m² par an.

Ceci démontre que des bâtiments rénovés peuvent atteindre une consommation réduite de 50% par rapport à la réglementation des bâtiments neufs. (www. une puissance de pointe pour le chauffage de 10w/m². Ceci favorise les retours d’expérience. augmente les échanges autour de ces projet et conduit à préparer de nouveaux matériels d’enseignement. Elle doit conduire à la réhabilitation de 110 bâtiments construits entre 1663 et 1976. le programme « Sola bau » vise à démontrer le potentiel de l’énergie solaire dans les bâtiments non résidentiels. du ministère des Routes.ensan. 22 bâtiments représentant différents types de bâtiments existants ont fait l’objet de rénovations et les résultats ont été documentés.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .neh-im-bestand. Une des originalités du programme est d’avoir une équipe qui analyse et documente les résultats obtenus suivant des modalités communes. 2/ Le programme Bâtiment à basse consommation dans l’existant (www. 1/ Le programme EnSan (www. Bâtiments sans besoins de chauffage Ces bâtiments n’utilisent pas d’énergie fossile pour le chauffage qui est apporté par des capteurs solaires et un système de stockage d’énergie. restent expérimentaux et ils ne visent pas une diffusion économique immédiate. Il vise des projets beaucoup plus proches du marché.solarbau. Pour atteindre ce résultat. elles comprennent une surface importante de composants photovoltaïques.passiv. Ce niveau de 40kwh/m² par an est celui pour lequel une aide au financement peut être obtenue dans le cadre du schéma appelé KfW 40. Programme ciblé sur le tertiaire L’utilisation de l’énergie solaire étant devenue courante dans les bâtiments résidentiels mais beaucoup moins dans le non résidentiel. L’objectif est d’arriver à réduire de 57% les consommations d’énergie et de 46% les déperditions par transmission par rapport à la réglementation des bâtiments neufs. B17 PREBAT . Ce programme a conduit dans sa première phase à la rénovation de 33 bâtiments représentants 880 logements pour une surface de 50 000 m². Les projets de ce programme qui appliquent des technologies innovantes.de) Si l’on ajoute au 15kwh de chauffage la consommation d’eau chaude sanitaire on arrive à environ 40 kWh/m² par an. Une dizaine de maisons neuves auraient été réalisées sur ce principe. Programmes ciblés sur les bâtiments existants Deux programmes sont ciblés sur l’existant. www. du Bâtiment et du Développement urbain et de la banque fédérale Allemande KfW. Maisons à énergie positive. Le site du programme (www. Les projets sont financés avec des prêts à taux d’intérêt bonifiés.de. Une deuxième phase du programme a été lancée en mai 2005. Autres programmes A côté de ces programmes qui ont permis de réaliser de nombreux bâtiments on trouve également des programmes spécifiques qui vont plus loin mais dont le développement en terme de bâtiments est beaucoup plus réduit. Ces maisons produisent plus d’énergie qu’elles n’en consomment.de) couvre les projets de démonstration du département de le recherche du ministère de l’Économie et des Technologies. une perméabilité à l’air maitrisée et une consommation totale en énergie primaire inférieure à 120kWh/m².passivhaus-info.de) présente 23 exemples de bâtiments tertiaires. Le programme « Maisons passives » a conduit à construire environ 5000 bâtiments. Une maison passive a un besoin d’énergie pour le chauffage inférieur à 15kwh/m² par an. Les consommations de chauffage ont été réduites de 40 à 60 kWh/m² d’énergie primaire grâce à l’utilisation de technologies innovantes (chauffage.de) est géré pour sa part par l’agence allemande pour l’énergie pour le compte du ministère de l’Économie et de la Technologie. eau chaude sanitaire) et par une réduction drastique des pertes de l’enveloppe. ventilation.

Pour financer ce dispositif. certifie des bâtiments.Une trentaine de maisons et aujourd’hui quelques bâtiments résidentiels ont été réalisés en particulier dans la région de Fribourg.4 milliards d’euros. un crédit à taux préférentiel pour dix ans (jusqu’à 3 points au dessous du taux du marché). il obtient un abattement supplémentaire de 15% sur le montant du prêt à rembourser. Pour ce programme. Il développe et applique des méthodes de calcul et de mesure de la performance. Un des points important est la prise en compte dans le bilan des émissions liées à la fabrication des matériaux. Il se présente comme un centre de ressources pour les personnes intéressées par la maison passive : aide aux architectes. La aussi la prise en compte de l’énergie incluse dans les matériaux de construction n’est pas clarifiée. Maisons zéro énergie Le bilan énergétique de la maison est nul. • Programme de modernisation des bâtiments existants (2003 – 2005) : 139 000 prêts pour un volume total de 5. La banque KfW Cette banque fédérale qui à l’origine avait son activité dédié à la reconstruction d’après guerre. Maison zéro émission La définition de ce type de maison reste à préciser. Quelques maisons auraient été réalisées. Les émissions étant multiples le bilan est généralement fait ici sur les émissions de CO2. Toutefois la maison est connectée au réseau et peut donc échanger de l’énergie avec celui-ci. Cet institut a également une activité internationale notamment via des projets européens qui visent à décliner le concept de la maison passive dans différents climats.5 milliards d’euros. Elle ne consomme aucune énergie fossile pendant son exploitation.de) a été créé en 1996 par le Dr FEIST. L’Institut de la maison passive L’institut de la maison passive (www. Cet institut de recherche indépendant joue un rôle d’animation central autour du concept technique de la maison passive. ses prêts envers le secteur résidentiel s’élevaient à 10. le KfW emprunte sur les marchés financiers et reçoit une subvention fédérale qui compense la bonification d’intérêt et l’abattement de 15%.passivhaus-info.5 milliards).passiv. fournit des crédits immobiliers aux propriétaires qui entreprennent des travaux d’amélioration de leurs logements. un organisme communal) reçoit en contrepartie de ces engagements. • Programme « construire écologique » (depuis 2005) : 10 275 prêts pour un montant de 0. LES ACTEURS La variété de programmes se traduit aussi par une grande diversité d’acteurs.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Maison autonome Ce type de maison n’est pas connecté au réseau.9 milliards (le total de ses crédits atteignait 38. Ceci a concerné la réhabilitation d’environ 200 000 logements. En 2005. Une grande partie de ces fonds a bénéficié à des programmes destinés à diminuer les consommations d’énergie. organise des séminaires d’information et des journées de la maison passive. Deux maisons neuves auraient été réalisées sur ce principe. bureaux d’études et constructeurs pour le développement de concepts et de produits pour les maisons passives. Ceci concerne aussi bien le neuf que l’existant : • Programme de « modernisation énergétique et de diminution du CO2 dans le bâtiment » (depuis 2001) : Les crédits accordés pour la période 2001 – 2005 ont atteint un volume de 5 milliards (pour des travaux de 7. En fin de programme. si l’objectif initial de réduction de CO2 est atteint.de www. Récemment elle a mis en place des programmes spécifiques destinés à réduire les émissions de CO2. La prise en compte de l’énergie incluse dans les matériaux de construction n’est pas clarifiée. le propriétaire (une personne physique. L’agence allemande de l’énergie B18 PREBAT .7 milliards d’euros). une entreprise foncière privée.

la réglementation allemande s’intéressait principalement aux consommations de chauffage. Le tableau suivant permet de mettre en évidence les évolutions des exigences réglementaires Energie primaire U moyen Année chauffage/eau chaude/ Part du parc W/K. ces centres aident à faire émerger des exemples de solution ou des bâtiments conceptuels. Depuis 2002 la réglementation « EnEV » fixe des objectifs exprimés en énergie primaire qui portent sur les consommations pour le chauffage.an 0.an. la ventilation. A ce titre. avant 2002. Les centres de recherche appliquée Les centres de recherche appliqués de la « Fraunhofer Gesellshaft » (IBP à Stuttgart et ISE à Freiburg) jouent un rôle clé dans les programmes portant sur les concepts de bâtiments à basse consommation.2 72% Après 1977 1ère réglementation isolation < 200 kWh/m². Son rôle dans la diffusion d’informations sur la maitrise de l’énergie est proche de celui de l’ADEME. Les programmes de subvention de la banque KfW et le programme bâtiments basse énergie dans l’existant qui sont plus récents s’appuient fortement sur la réglementation allemande « EnEV ».2 8% Après 1984 2ème réglementation isolation 130-180 kWh/m².an >1. Les démarches « maison passive » et maisons 3 litres ont défini leurs propres référentiels de performances principalement à partir des consommations de chauffage. La réglementation actuelle intègre des exigences autrefois séparées sur les aspects isolation.L’agence allemande de l’énergie est chargée du programme bâtiment basse consommation dans l’existant. Certaines réhabilitations offrent des consommations deux fois inférieures à celles du neuf. Elle est très similaire dans son principe et son niveau de détail aux RT2000 et 2005. Les régions Les régions s’impliquent fortement via des systèmes d’aide aux solutions basse énergie. L’utilisation de cette référence devrait entrainer une plus grande lisibilité des différents labels développés et permettre de se rapprocher d’un indicateur homogène exprimé en kWh/m². L’institut IBP est par ailleurs le support technique des pouvoirs publics allemands pour la mise en place des réglementations thermiques. proposent des solutions d’évolution et pour faire connaître ces exemples. En effet. l’eau chaude sanitaire et l’éclairage dans le tertiaire.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . chaudières… en un texte unique dont le principe se rapproche de celui de la RT2005. « EnSan » (22 exemples de réhabilitation) et « Solarbau » (23 bâtiments tertiaires solaires). Dans les programmes « maison 3 litres » (lotissement de maisons 3 litres ou moins). L’échelle utilisée est la même pour les bâtiments neufs ou en réhabilitation. Il faut noter que ces textes sont aujourd’hui développés pour permettre l’application de la directive performance énergétique. il joue un rôle clé pour que les réglementations thermiques destinées au neuf ou à l’existant évoluent en intégrant les apprentissages tirés des bâtiments basses consommations.an 1. Ils mesurent également les performances des bâtiments. LIEN AVEC LES TEXTES REGLEMENTAIRES ET NORMATIFS Depuis 1976 l’Allemagne a mis en place et régulièrement renforcé ses réglementations en matière énergétique.7 12% B19 PREBAT .m² ventilation Avant 1977 220-280 kWh/m². Dans le programme « Solarbau » l’accent est également mis sur le développement d’outils de formation.

20 <0. Dans la partie nord des espaces tampons sont mis en place et les zones d’usage restent limitées. Il convient aussi d’éviter les décrochements de façades de plus de 50 cm. Ceci explique pourquoi on peut avoir des exigences identiques pour tout le pays que ce soit pour la réglementation ou les labels. Des arbres sont plantés pour permettre un ombrage en été et obtenir un microclimat. Les formes de construction sont simples (pas de fenêtres en saillie ou de lucarnes).12 U toit 0. En effet on ne peut se contenter de concevoir un bâtiment en décrivant les épaisseurs d’isolants ou leur résistance thermique. de nombreuses maisons traditionnelles font appel à des composants préfabriqués complexes tels que les panneaux de façade complets. L’emplacement est choisi pour limiter les longueurs des réseaux de distribution.15 0.10 Pour atteindre de tels résultats un grand nombre de prescriptions techniques et organisationnelles doivent être respectées.an 0. Les surfaces de fenêtres sur les autres orientations sont limitées à ce qui est nécessaire pour l’éclairage naturel.10-0. Les maisons préfabriquées connaissent une progression importante.40 0.16 0.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . il faut également faire une analyse fine des jonctions entre parois. Cela ne signifie pas pour autant que les consommations réelles seront indépendantes de la région.Après 1995 3ème réglementation isolation 80-130 kWh/m².12 U fenêtres 1. Architecture Les maisons basse consommation sont généralement compactes avec une forte proportion de fenêtres orientées au sud. • Les portes extérieures sont systématiquement isolées.15-0.40 0. Système d’isolation.8 0.25 <0.16 0.20-1.50 0.12 U sol 0. le concepteur doit analyser les détails constructifs en amont des projets.40 0.20 <0. Le tableau suivant présente les niveaux d’isolation requis dans les différents programmes de bâtiments basse consommation et le compare au niveau réglementaire : Réglementation Maison 3 litres Maison Passive Maison à énergie positive U mur 0. En effet.an Environ 3000 3l/KfW 60 maisons Il est à noter que les calculs de consommation sont faits en utilisant les mêmes données climatiques pour toute l’Allemagne.an < 0. Ceci conduit à une organisation différente du chantier.5 énergétique Passivhaus/Kf < 40 kWh/m². Le zonage thermique adapté aux usages permet d’avoir des niveaux de température différents. les calculs sont faits sur les bases de la RT2005 avec huit zones climatiques. L’espacement suffisant des bâtiments favorise une bonne solarisation même quand le soleil est bas. Les installations techniques intégrées en volume chauffé conduisent à une récupération de chaleur.an 0.1 Environ 3000 W 40 maisons Maisons < 60 kWh/m². B20 PREBAT . LES TECHNOLOGIES UTILISEES Si la maison traditionnelle est le type de construction dominant en Allemagne. et dans une moindre mesure celles à ossature bois Les constructeurs de maisons préfabriqués basent leur argumentaire commercial sur les aspects énergétiques.15-0.5 8% Après 2002 Réglementation performance <100 kWh/m². • Pour que les systèmes constructifs mis en place aient peu de ponts thermiques.25-0. Dans le cas de la France.80-1.25-0.20-0.25 < 0. Cependant la frontière entre maison traditionnelle et maison préfabriquée décroît.

Parois vitrées Le tableau suivant présente les coefficients U requis dans les différents programmes de bâtiments basses consommation et les compare au niveau réglementaire : Réglementation Maison 3 litres Maison Passive Maison à énergie positive U fenêtres 1. Par ailleurs. est employé sans isolant complémentaire dans les projets simplement conforme à la réglementation et avec un isolant rapporté dans les projets de bâtiments basse consommation. Le béton cellulaire qui représente environ 20% du marché. Une température d’environ 45°C permet une optimisation entre les pertes de distribution et la consommation d’électricité pour les pompes.5). Système de chauffage Depuis le début des années cinquante on est passé successivement du chauffage à combustible solide (bois.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Dans ce cas.40 0.70 Ces valeurs peuvent éventuellement correspondre à d’excellentes fenêtres doubles vitrage pour la maison 3 litres.80-1. Cette basse température favorise également un raccordement à différentes sources de chaleur (solaire par exemple). La chaudière à condensation est devenue un produit standard. analyse de ce type de produit) Les systèmes de chauffage utilisés par exemple dans les maisons passives sont diversifiés : Systèmes de chauffage Pompes à chaleur 36% B21 PREBAT . Dans le marché standard. Toutes les fenêtres ne sont pas nécessairement ouvrantes. Le gaz est l’énergie de chauffage la plus utilisée. Perméabilité à l’air Il convient aussi de définir un concept cohérent pour la perméabilité à l’air et de s’assurer que les membranes d’étanchéité sont scotchées et pas seulement jointives. Ceci conduit à conserver une bonne inertie thermique et limite les risques d’inconfort d’été. Pour les autres programmes. l’utilisation d’isolants transparents impose une analyse fine des risques d’inconfort en été. • L’isolation s’effectue généralement par l’extérieur sauf dans les cas de rénovation de bâtiments avec des façades protégées (isolation par l’intérieur dans ce cas). Le chauffage aéraulique qui était absent du parc des logements réapparait aujourd’hui dans les bâtiments basse consommation notamment via les unités compactes (cf. L’isolation transparente et les super isolants sous vide sont parfois employés. hydriques et d’étanchéité à l’air. il faut conserver de bons facteurs solaires pour permettre une captation (g>0. Cette approche peut conduire à définir pour chaque bâtiment une vingtaine de détails constructifs relatifs aux caractéristiques thermiques. Ceci se traduit sur le chantier par la vérification : • de la qualité de la réalisation des détails sur site (Une thermographie infrarouge peut être réalisée en hiver). Ces détails fournissent des solutions concrètes utilisables. cela correspond à du triple vitrage.20 <0. Les systèmes de chauffage à eau chaude utilisés dans les bâtiments basse consommation fonctionnent à basse température. Cependant. le chauffage à eau chaude domine aujourd’hui dans le neuf comme dans la réhabilitation. • des performances des matériaux livrés sur site.20-1.8 0. charbon) au chauffage à combustible liquide (fioul) puis gazeux. sur le plan technique cela impose de désolidariser les balcons des murs pour éviter les ponts thermiques. Ces programmes favorisent aussi la diffusion de matériaux d’isolation « naturels » qui représentent aujourd’hui 4 à 5% du marché.

Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Autres éléments Dans les maisons passives. B22 PREBAT . la valeur n50<0. Les systèmes solaires sont munis de compteurs pour permettre de vérifier leurs performances. Ventilation Les bâtiments basses consommations disposent de manière quasi systématique d’un système de ventilation mécanique. La ventilation double flux peut être centralisée ou décentralisée. Ce qui n’est pas toujours le cas des bâtiments standards. des appareils ménagers basse consommation et des lampes fluo compactes sont également utilisés. Dans les immeubles collectifs l’utilisation de systèmes décentralisés peut permettre de résoudre les problèmes de sécurité incendie et limiter les problèmes liés aux passages des gaines en particulier lors des réhabilitations. Énergie solaire L’utilisation de l’énergie solaire est très fréquente dans les maisons passives (production d’eau chaude sanitaire). Les rendements d’échangeur sont alors de l’ordre de 80%. Dans les maisons 3 litres ce système ne dispose pas nécessairement d’une récupération de chaleur alors qu’elle est systématique dans les maisons passives ou à énergie positive. Un effort important est fait sur la perméabilité à l’air. L’utilisation d’un puits canadien ou d’un préchauffage de l’air neuf dans une serre est possible mais demande une conception détaillée. L’intégration du solaire thermique est conçue en amont des projets pour permettre une réduction des longueurs des réseaux de distribution.6 doit être vérifiée par un essai à la fausse porte. Dans les maisons passives l’utilisation du solaire passif permet de couvrir environ 60% des besoins de chauffage.Gaz 22% Réseau ou micro réseau de chaleur 18% Micro cogénération 12% Électricité 6% Bois 5% Les réseaux de distribution sont prévus courts et bien isolés y compris les tuyaux intégrés dans la structure. Dans les maisons à énergie positive on a en complément une utilisation systématique de photovoltaïque. Dans les maisons passives.

• 500€/m² pour les maisons à énergie positive. B23 PREBAT . • 150 à 250€/m² pour les maisons passives. Le suivi des points critiques En phase de réalisation. Les phases de conception doivent être détaillées et intégrées de façon précoce une analyse de l’ensemble des systèmes. C’est en particulier le cas dans les maisons passives où la suppression du système de distribution et des radiateurs à eau peut être envisagée. Tous ces détails constructifs contribuent à la performance globale du système.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . La conception intégrée de l’enveloppe et du système de chauffage amène alors à de nouveaux optimums énergétiques.3 MISE EN ŒUVRE DIFFICULTES DE MISE EN ŒUVRE Le point essentiel de la réalisation des maisons basse consommation est le mode de gestion des projets de construction. La courbe suivante présente la fourchette des surcoûts en fonction du niveau de consommation de chauffage : Fig. 1: Surcoûts (« Mehrkosten ») par rapport à une construction standard. doivent faire l’objet d’une attention particulière. Les efforts faits sur l’isolation se traduisent notamment par des économies drastiques sur le système de chauffage. LES COUTS DE CONSTRUCTION Les surcoûts de construction atteignent environ : • 50 à 100€/m² pour les maisons 3 litres. La section verte correspond à plus de 200 projets Les surcoûts des composants sont fonction de la performance obtenue.B 2. le traitement des ponts thermiques et de l’étanchéité à l’air. Ceci concerne aussi bien l’enveloppe que les équipements.

• Des prêts à taux aidés pour la rénovation des logements sont disponibles. Par exemple.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .la fenêtre . plus le taux d'intérêt est favorable..plafond de la cave) MODES DE FINANCEMENT La plupart de ces programmes bénéficient d’un grand nombre d’aides financières publiques. Par exemple. « Kellerdecke » . à remplacer les chauffages à base de combustibles fossiles par des chaudières de chauffage à basse température ou à condensation.le mur . Le taux d'intérêt dépend de l’ampleur du crédit octroyé. 2: Comparaison des coûts de différents produits en fonction de leur performance thermique (« Fenster » . la cogénération chaleur-force ou les réseaux de chaleur. des murs extérieurs et du plafond de la cave. Fig.la toiture . par des installations de cogénération ou de réseau de chaleur. « Dach » . « Wand » . les bâtiments consommant neufs moins de 40 ou 60kwh/m² (ceci couvre respectivement les maisons passives et les maisons 3 litres) bénéficient de prêts à taux réduits. ƒ le remplacement du chauffage existant par un système basé sur les énergies renouvelables. L’aide dépend de l’ambition du projet.. Trois niveaux sont repérables : o Niveau standard : il s'agit de mesures destinées à moderniser et à renforcer la valeur d'usage. B24 PREBAT . o Niveau ÖKO-PLUS : Ceci concerne : ƒ l'isolation du toit. à améliorer la situation résidentielle. à corriger des défauts de construction. Aucune de ces mesures ne prévoit le recours aux énergies renouvelables. des installations à combustion de biomasse. des pompes à chaleur. des systèmes de ventilation avec récupération de chaleur et des centrales de cogénération peuvent être utilisés. • Le gouvernement fédéral finance des projets expérimentaux et accorde des déductions fiscales aux clients qui acceptent les surcoûts d’investissement initiaux. o Les mesures de la catégorie MIX combinent des mesures standard et des mesures ÖKO- PLUS. Plus le projet est important.

Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . du toit. finance la modernisation et la mise aux normes de confort des bâtiments.foerderinfo. Certains ministères développent des programmes plus spécifiques qui bénéficient à leur secteur. • Des conseils sur site pour l’amélioration de la performance énergétique sont régulièrement dispensés.de. A côté des aides financières. au mazout ou au gaz. distribution. 5. Par exemple. L’isolation thermique des murs extérieurs. de gaz. le ministère de l’Agriculture accorde des subventions pour l’utilisation des produits renouvelables : biocarburants et matériaux naturels d’isolation. B25 PREBAT . • Le programme KfW soutenu par la banque fédérale allemande. de chaleur ou d’eau). Actions régionales Ce soutien national coexiste avec plusieurs programmes de financement régionaux visant aussi bien les propriétaires occupants que les propriétaires bailleurs. Le programme de la KfW relatif à la réhabilitation d'immeubles en copropriété ou en location. des structures d’information ont été créées pour aider les acteurs intéressés à se repérer parmi les différents dispositifs : • Une structure d’information a été mise en place pour informer les acteurs intéressés des différents modes de financement possibles pour la recherche : www. au développement du solaire et du bois et aux diagnostics énergétiques. les investissements de modernisation et d’optimisation des installations énergétiques (production. Le remplacement de poêles au charbon. Le remplacement du chauffage et de l’isolation thermique du toit et des murs extérieurs. de fioul. 4. un prestataire de services s’engage contractuellement à vendre une économie d’énergie (qui peut être une économie d’électricité. Le renouvellement des fenêtres. Ces subventions couvrent une partie des investissements relatifs à la rénovation du parc. Les financements accordés par le KfW sont destinés à six groupes d’actions de réhabilitation : 1. le remplacement et la reconversion du système de chauffage vers d'autres sources d'énergie. du plafond de la cave ou des surfaces extérieures de pièces chauffées en contact avec le sol et le renouvellement des fenêtres. Ces économies garanties refinancent sur la durée du contrat. 6. (le site fait penser à celui de l’ANR en France). 2.bmbf. Le remplacement du chauffage. • Des programmes de rachat de l’électricité photovoltaïque et de soutien à l’installation de systèmes utilisant les énergies renouvelables bénéficient aussi d’un soutien fédéral. le renouvellement des fenêtres. par des systèmes permettant d'utiliser des énergies renouvelables (biomasse. chaleur ambiante) ou par des chaudières à condensation au gaz/au pétrole combinées avec des collecteurs solaires. Des investissements qui après avis d’un expert autorisé pour le programme. de chauffages électriques à accumulation nocturne ou de chauffages centraux au charbon par des systèmes d'approvisionnement calorifique correspondant aux exigences du règlement sur les économies d'énergie . Dans ces projets. le remplacement de chaudières traditionnelles au gaz ou au pétrole. du plafond de la cave ou des surfaces extérieures de pièces chauffées en contact avec le sol. est ouvert à tous les maîtres d'ouvrage qui investissent dans des immeubles résidentiels Mais cela concerne les projets de type "contracting". consommation) menés en début de contrat. conduisent à une réduction des émissions de CO2 d'au moins 30 kg par an et m² de surface utile. l’isolation thermique du toit. installées avant juin 1982. 3.

le niveau de consommation énergétique atteint par les constructions courantes innovantes (droite intermédiaire) et le niveau de performance atteint par des projets de recherche (« Forschung ») successifs (courbe basse).B 2. B26 PREBAT . La figure suivante qui porte sur l’évolution de ces consommations exprimées en litre de fioul/m².an.. Ce n’est en fait que lorsque certaines pratiques commencent à se diffuser que la réglementation les impose à l’ensemble des acteurs..4 EVALUATION DU PROGRAMME MESURES DES PERFORMANCES Les performances du parc Depuis 1978 une étude permet de suivre les consommations d’énergie de 250 000 bâtiments collectifs chauffés au fioul. 30 25 Heizölverbrauch in l/m²a 20 15 10 5 0 77/78 79/80 81/82 83/84 85/86 87/88 89/90 91/92 93/94 95/96 97/98 99/00 01/02 03/04 + Consommation de fioul (« Heizölverbrauch ») de 250 000 bâtiments collectifs résidentiels en chauffage collectif Le schéma suivant (« Meilensteine des energiesparenden Bauens » .Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . indique une diminution des consommations de 40% au cours des seize dernières années.les différentes étapes des constructions basse consommation) met en parallèle les consommations énergétiques requises par la réglementation (« Mindestanforderungen ») entre 1980 et 2004 (courbe haute). Cette juxtaposition indique combien les projets de recherche sont moteurs et en avance sur la réglementation en terme de consommation d’énergie.

Les consommations prévues (« Nutzwärmebedarf ») étaient de l’ordre de 60kWh/m² par an (entre 57 et 65 avec une moyenne à 59. Lotissement de Bâtiments basse énergie à Stuttgart Bugholzhof Le schéma suivant présente les besoins pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire d’un lotissement de 39 bâtiments de tailles comparables comprenant chacun vingtaine de logements (soit environ un total de 800 logements). Entre deux bâtiments. Il met très bien en évidence l’écart de performance qui existe entre les maisons anciennes non modernisées et les maisons basse consommation KfW 40 (« la maison passive ») et KfW 60 (« la maison 3 litres »). B27 PREBAT . Les performances mesurées des bâtiments basse consommation Le suivi des programmes pilotes est régulièrement effectué.Le schéma ci-dessous place les performances respectives des bâtiments neufs et existants en perspective. Certains bâtiments enregistrent des performances supérieures ou inférieures aux prédictions.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Ceci met en avant combien les performances des bâtiments sont aussi liées au comportement des usagers. des différences de consommations atteignent parfois 50kWh/m². Cette valeur est proche de la valeur prévue mais elle ne reflète en rien les variations dues aux comportements individuels. .4 kWh/m². La valeur moyenne obtenue (« Nutzwärmeverbrauch ») fut de 58.par an.6) selon la méthode de calcul réglementaire allemande.

Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Suivant les conventions allemandes ceci correspond à une consommation en énergie primaire d’environ 36 kWh/m².an. la convergence entre les consommations estimées et mesurées est plutôt bonne. soit un tiers de la consommation réglementaire. on arrive à une quarantaine de KWh/m². En retirant les deux cas extrêmes. Comparaison des consommations pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire réelles et prédites dans un quartier de bâtiments basse consommation à Stuttgart-Burgholzhof. Ces deux exemples indiquent que : • Les consommations moyennes obtenues sont proches des prédictions. En ajoutant une consommation prévisible pour l’eau chaude sanitaire d’environ 25kWh/m². Les bâtiments d’une taille d’environ 120 m² ont des besoins de chauffage calculés inférieurs à 15kWh/m².an d’énergie finale soit 84 kWh/m².an. La consommation moyenne fut mesurée à 12kWh/m². B28 PREBAT . Maisons passives à Stuttgart Feuerbach 51 maisons individuelles passives ont été construites à Stuttgart Feuerbach dans le cadre d’un concours visant à la réalisation de maisons basse consommation à bas coût. Les écarts d’une maison à l’autre atteignent parfois 28kWh/m².an. En moyenne. • Les variations d’un bâtiment à l’autre sont considérables en raison de comportements différents des usagers du bâtiment.an d’électricité.an.an. Cependant ces résultats globaux masquent une forte dispersion. la consommation varie de 1 à 4.

a conduit à une réduction annuelle de 1. NOMBRE DE BATIMENTS REALISES Le FhG ISE a fait une évaluation du marché des maisons « passives ».Consommation pour le chauffage (« Strom Heizung gesamt ») et l’eau chaude sanitaire (« Strom Trinkwasser gesamt ») pour les appartements de Stuttgart Feuerbac pendant la saison de chauffage 2001 -2002 (Septembre à mai) Programme de « modernisation énergétique et de diminution du CO2 dans le bâtiment Ce programme qui a débuté en 2001 et a touché jusqu’en 2005. Comme l’indique la figure ci-dessus : • Le marché des maisons économes en énergie enregistre une croissance forte et régulière.1 Mt de CO2 émis. « 3 litres » et rénovées au standard « 3 litres ». 200 000 logements. B29 PREBAT . Evaluation du marché des maisons 3 litres. Ces travaux qui ont concerné dix fois plus de logements (deux millions) ont conduit à réduire le CO2 émis annuellement de 4Mt. Ces résultats constituent une réussite au regard de l’impact des travaux ponctuels réalisés depuis 15 ans. des maisons passives et des maisons rénovées au standard 3 litres en unités par an.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . • La maison trois litres occupe une part de marché dominante avec une douzaine de milliers de réalisations (5000 pour les maisons passives et environ 5000 pour les maisons 3 litres rénovées).

Un groupe de contrôle intégrant des habitants de maison conventionnel a également été interrogé. Cette évaluation donne des ordres de grandeur. Globalement la satisfaction des occupants étaient élevée. les programmes de rénovation (CO2 Gebaudesanierung) et ceux dédiés aux maisons basse énergie (Ökologisch bauen) enregistrent une croissance forte. B30 PREBAT .0 CO2-Gebäudesanierung Wohnraum Modernisieren durchschnittl. est possible.0 10. Un cinquième des habitants se sentait contraint par le manque d’air frais ou l’absence de contact avec la nature. 25. MODE DE DECISIONS DES ACTEURS Une analyse du Fhg ISE s’est interrogée sur les origines du choix d’une maison 3 litres. Elle montrer surtout que la coexistence sur un même marché de plusieurs programmes offrant des niveaux de performance distincts.0 Ökologisch Bauen in Mio EUR 15. Les questions ont été posées à différents professionnels. La plupart des habitants recommanderaient d’ailleurs ce type de maison à un de leurs amis et choisiraient à nouveau de vivre dans une maison passive. dans la construction neuve. un tiers des maisons seront à 3 litres et un cinquième des maisons passives. Presque tous les habitants interrogés étaient satisfaits du confort d’hiver. Depuis le début 2006.0 0. Dans le cadre du projet « Vivre dans des maisons passives ou basse consommation » l’institut IWU à Darmstadt a réalisé une enquête auprès des habitants de vingt maisons passives et sept maisons basse énergie. Une évaluation de la dynamique des programmes peut également être faite à partir des demandes de prêts faites auprès de la banque KfW.0 5.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Les occupants des maisons passives trouvaient le confort d’été moins bon que le confort d’hiver La plupart des occupants appréciaient de ne pas devoir ouvrir leurs fenêtres grâce au système de ventilation mécanique (l’ambiance intérieure était agréable et contrainte de la gestion des fenêtres avait disparu).0 05 05 05 06 05 05 05 06 5 05 5 05 5 5 6 r0 r0 r0 r0 r0 z z ni ai li ri l ar ar st er Ju är är be be be ua ua Ju M Ap gu nu nu ob M M em em em br br Au Ja Ja kt Fe Fe O ov ez pt Se N D PERCEPTION DES UTILISATEURS. Tageseingang 20.Les prévisionnistes considèrent que d’ici 2010. Les appréciations négatives ne portaient pas sur le concept de maisons passives mais sur la réalisation de certains détails.

cela ne représente aujourd’hui que 1 à 2% du parc. La phase de généralisation de ces approches n’est donc pas encore atteinte. B 2. publication de documents concrets sur la manière de réaliser des maisons. La population accepte d’ailleurs plus facilement qu’en France de payer plus pour bénéficier de solutions de qualité.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . La plupart des acteurs s’impliquent : l’Etat. B31 PREBAT . organisation régulière de conférences favorisant les échanges entre acteurs. diffusion d’information sur les performances des opérations suivies et les solutions bien maîtrisées. Les programmes initialement réservés au neuf se portent aujourd’hui sur l’existant. les maitres d’ouvrages. Les coûts de construction et de réhabilitation sont élevés en Allemagne. Les perspectives de réduction du coût du chauffage sont mentionnées en premier lieu par les architectes. Malgré la forte croissance du nombre de bâtiments réalisés (selon les prévisions.5 REFLEXIONS CRITIQUES FORCES Les programmes de soutiens publics conduisent progressivement à l’émergence d’un secteur important de bâtiments à basse consommation. les industriels… Les programmes ne se limitent pas aux aspects financiers. La diversité des labels conduit à plusieurs niveaux de performances correspondant à des niveaux de surinvestissements différents. les régions. Cette variété peut attirer différents types d’acteurs ayant des convictions plus ou moins affirmées. La conscience écologique développée en Allemagne permet justement d’accepter ces surinvestissements. Ils intègrent aussi de nombreuses actions de communication : création de sites internet. OPPORTUNITES Les renforcements de la réglementation à la fois dans le neuf et dans l’existant peuvent conduire à généraliser certaines solutions. Ceci favorise la diffusion des solutions basse consommation qui représentent un surinvestissement. Elle n’est envisageable qu’à moyen terme. le critère financier (aides accordées) constitue le premier critère de choix. FAIBLESSES Le foisonnement des initiatives et la diversité des programmes rendent parfois peu lisibles les approches. Réduction du coût du Confort Financement Conseil chauffage Architectes 75% 20% 37% 25% Promoteurs 62% 22% 62% 50% Fabricants de maisons 55% 20% 75% 60% préfabriquées Concepteurs de techniques de 55% 30% 67% 62% construction Fabricants de systèmes de 45% 20% 80% 75% ventilation Ensemble 60% 22% 62% 52% Pour tous les professionnels consultés (à l’exception des architectes). en 2010 un tiers des maisons nouvellement construites seront à 3 litres). les concepteurs. Des outils de financement déployés à large échelle conduisent à passer de la notion de surcoût à celle de surinvestissement.

industriels. L’adoption de nouvelles approches financières qui ne se limitent pas à des critères comptables traditionnels pourraient aussi stimuler la mise en œuvre de ces programmes. La diversité des initiatives participe à la dynamique du mouvement en faveur des programmes basse consommation. l’aspect communication n’a pas été négligé. une structure a été créée pour informer les acteurs sur les modes de financement existants. a fait preuve d’une remarquable capacité d’adaptation. Par ailleurs. le mécanisme financier incitatif couplant aides immédiates et aides différées en cas d’atteinte du résultat annoncé. nécessiterait d’organiser des B32 PREBAT . des structures d’information aident les acteurs intéressés à se repérer parmi les différents dispositifs. le système semble soumis dans son ensemble à plus d’inertie. Sur ce plan. Un juste équilibre s’établit entre un système d’offre très proactif et une demande assez captive. . Ces acteurs sont en outre stimulés par des acteurs de la demande dotés d’une conscience environnementale assez marquée. Couplées à une hausse continue du prix de l’énergie. Pour éviter que cela nuise à la lisibilité du système de soutien. constructeurs. Or un investissement destiné à économiser de l’énergie ne se traduira pas seulement pas une baisse de la consommation d’énergie. semble facilement transférable. Les subventions importantes dont bénéficient l’ensemble des programmes basse consommation et ceux en faveur des énergies renouvelables pourraient être remises en cause dans la perspective d’une baisse des dépenses publiques.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Faute de clients leaders exigeants. B 2.A côté des aides financières.6 CONDITIONS DE LA TRANSPOSITION EN FRANCE L’IMPLICATION DES ACTEURS L’approche allemande se caractérise avant tout par la multiplicité des acteurs impliqués et leur complémentarité : instituts privés et publics. Les opérations très performantes réalisées (maisons passives) pourraient demeurer un marché de niche touchant uniquement les personnes à sensibilité écologique forte. Par exemple. au niveau gouvernemental tant fédéral que régional. les propriétaires français ne marquent pas le même souci pour les questions environnementales. il semble aussi nécessaire de favoriser les échanges entre des acteurs motivés. La généralisation de ces solutions techniques et la diffusion des produits utilisés amèneront progressivement à une baisse des coûts des projets de construction. ces programmes qui ne sont aujourd’hui pas rentables d’un point de vue comptable. Il devrait aussi engendrer un degré de confort supérieur pour l’usager du bâtiment. il n’existe pas en France d’organisme financier qui pourrait jouer un rôle similaire et surtout être impliqué avec la même ampleur. l’exemple allemand peut servir de modèle (création de nombreux sites internet. Une telle mobilisation et un tel équilibre seraient probablement difficiles à atteindre en France où l’articulation entre acteurs ne semble pas aussi bonne. A priori. . En revanche. un allongement de la durée de vie du bâtiment et une baisse des primes d’assurance et dans le cas de location de bâtiment un taux de vacance inférieur. centres de recherche appliqués. la banque fédérale KfW joue un rôle central dans le processus de financement des bâtiments basse consommation.Les travaux de recherche sur des bâtiments nettement plus performants que les maisons 3 litres ou les systèmes passifs continuent à tirer les performances vers le haut. Cet organisme qui a l’origine n’accordait pas de soutien à des programmes basse consommation. Le transfert de certains dispositifs relatifs aux maisons basse consommation. sur le plan culturel. Les opérations de suivis ont notamment révélé que d’un bâtiment à l’autre les occupants adoptent des comportements très différents qui peuvent se traduire par des écarts de consommation allant de 1 à 4. L’exemple allemand semble par contre indiquer que l’usager a été le grand oublié des différents programmes. En effet les approches actuelles tendent seulement à opposer le coût de l’investissement réalisé au gain direct réalisé. MENACE La crise que traverse le secteur de la construction limite de fait le nombre d’opérations réalisées. pourraient alors le devenir. publications de guides de réalisation). Par ailleurs. organisation de conférences. organismes de financement publics aux niveaux fédéral et régional.Au moment où une telle dynamique se met progressivement en place en France. Parmi les acteurs. le soutien des autorités allemandes semble beaucoup plus massif qu’en France.

En revanche cette diversité conduit à une difficulté de lecture. Au contraire une dynamique d’entraînement se crée pour le bénéfice du plus grand nombre. l’organisation à mettre en place au niveau des études à réaliser. Ce travail est animé par des équipes de R&D telles que celles du Fraunhofer. LES LABELS Il existe en Allemagne plusieurs labels correspondent à des niveaux de performances différents.opérations d’information auprès des futurs usagers afin de limiter les écarts de consommation entre bâtiments offrant des caractéristiques techniques identiques. portant à minima sur les unités à employer et les usages à couvrir. chauffage plus eau chaude) et les unités (kWh/m² par an. LES BATIMENTS EXPERIMENTAUX ET LES OPERATIONS COMMERCIALES Les programmes allemands associent fréquemment : • la réalisation d’un petit nombre d’opérations suivies dans le détail. 1 L’analyse du transfert des technologies allemandes vers la France. Pour la France. la volonté de réaliser en nombre des bâtiments basse consommation a conduit à la réalisation de guides de bonnes pratiques. de chauffage et de ventilation. Ceci a sans aucun doute l’avantage de dynamiser la démarche allemande. il conviendrait d’arriver à un consensus entre acteurs. • La bonne coordination des opérations menant à une mise en œuvre réussie des systèmes constructifs prédéfinis : La précision requise au stade de la conception puis du chantier contribue aux performances des systèmes d’isolation. Sur cette base. la recherche publique se mobilisent pour faire émerger des solutions et les labéliser. La réalisation de guides de bonnes pratiques semble un exemple à suivre pour limiter les risques d’échec. son succès dépend de plusieurs facteurs : • L’acceptation par la main d’œuvre française de nouvelles façons de faire : le cas de l’isolation est emblématique. risque de se heurter aux pratiques françaises où l’isolation par l’intérieur domine 1 .Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Les usages (chauffage seul. Ces opérations de réalisation de « bâtiments expérimentaux » conduisent à l’émergence de solutions innovantes. De tels guides de bonnes pratiques pourraient être progressivement développés en France. LES GUIDES DE BONNE PRATIQUE En Allemagne. • la réalisation d’un grand nombre d’opérations commerciales qui abordent les problèmes organisationnels. les constructeurs. litres de fioul…) pris en compte dans les différents labels diffèrent. du suivi de chantier… Cette démarche se rapproche de la HQE qui établit des exigences tant sur des performances à atteindre que sur la qualité du management du projet de construction. financiers… Ces opérations sont dirigées par des maitres d’ouvrages La transposition en France de cette double approche ne pose sur le principe aucun problème. Ces guides se concentrent principalement sur trois sujets : le niveau de performance visé. Le principe de l’isolation par l’extérieur qui est couramment utilisé en Allemagne. B33 PREBAT . La réglementation thermique devrait servir de référence et les résultats seraient exprimés en kWh/m². les solutions techniques utilisables. des guides de bonnes pratiques et des exemples de solutions sont mis en place. Néanmoins dans la pratique. En revanche le fait que des acteurs se mobilisent autour de niveaux de performances différents et de plusieurs modes de financement ne nuit pas a priori au fonctionnement du système. Les banques. les industriels. sera davantage développée dans les rapports consacrés aux « briques technologies ». Mais ces nouveaux modes de conception et d’organisation pourraient requérir de nombreux ajustements dans le cas français.

Par exemple la description en phase de conception des schémas des détails constructifs pourrait être publiée dans un catalogue destiné aux maitres d’ouvrages. A plus long terme les spécifications exposées dans ces guides seraient intégrées dans les DTU. De tels guides qui seraient élaborés collectivement.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . aux concepteurs et aux entreprises de construction. B34 PREBAT . participeraient à l’évolution de la filière construction.

Frédéric Bougrain (frederic.fleury@cstb. Comparaison internationale Bâtiment et énergie B3 .bougrain@cstb.fr).Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .SUISSE LE PROGRAMME MINERGIE® Auteurs : Emmanuel Fleury (emmanuel.fr) Expert : CUEPE-Genève (Suisse) B34 PREBAT .

....................................... ETAPE 6 : CONDITIONS DE LA TRANSPOSITION .........71 3......................1 Le contexte énergétique ............36 1.........................................................................................................................................................80 6.....................................................................................................................................................................81 6.....45 2..............1.................................1 Description du programme................................................................5 Difficultés de mise en œuvre.......................................51 2............3 La gestation vers la démarche Minergie® ...1 quel label basse consommation ?..............39 1...........................4 Etat des lieux des législations cantonales relatives à la performance énergétique des bâtiments en vigueur en 2003 ......... ETAPE 4 : EVALUATION ............... usages pris en compte ..46 2............................. ETAPE 2 : CONTENU DE L’INNOVATION....................................................4 menaces.......................75 4...................2 Faiblesses ...........52 3........................3 Opportunités...................81 6....................... les points délicats dus aux choix techniques .................................1........................................................................................................................................................................................................................................................71 3.................................53 3...........................................................................78 5............................................................................ bâtiments cible................................................................................4 incitation du décisionnaire et des acteurs............................................1 Le standard MINERGIE®.......2 surcoûts............80 5................................. synergie....... Règlement d'utilisation de la marque de qualité MINERGIE® (23)47 2.............................................................................................................................................1.............................................72 4.........................82 6..............................1.......................................................................................................................................................................84 ANNEXE.............................1 Forces ................................................62 3.......................................................................................................71 4. ANTERIORITES .....77 5................................................................................................................................................. gains ..............................................................1........................................................................................................................................................................... ETAPE 5 : REFLEXION CRITIQUE.......................................... SOMMAIRE INTRODUCTION ..............................................................................................6 certification des produits et des acteurs.........Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .78 5.......................7 savoir faire des entreprises ..............36 1.................................80 5..67 3...............4 Nombre de réalisations dans le pays d’origine et dans d’autres pays .....2 MODALITES DE DIFFUSION DU PROGRAMME ......................2 Historique de la mise en place des premières normes et prescriptions (1973 à 90) ............................................................ ETAPE 3 : MISE EN ŒUVRE ......................................46 2...................................................1 Evaluation des niveaux de performances atteints par rapport au niveau de performance vise.................................3 Perception de l'utilisateur final ...............2 Specificité de la construction en Suisse...........................................................................74 4.................83 RÉFÉRENCES ...........3 Acteurs du réseau MINERGIE® .......................1 Contexte ............36 1.............................................................3 Les obstacles ...............53 3.............................................................................................2 prise en compte du confort d’été... ETAPE 1 : CONTEXTE...................41 1..................................................................................2 Les facteurs qui ont contribué a la diffusion du label.................36 1........72 4........................ financement ....2 Le standard MINERGIE®-P.........................................1..........................................44 1......................1 Origine et génèse du programme MINERGIE®......................87 B35 PREBAT ..................56 3......

éolienne. Les centrales hydroélectriques suisses fournissent environ 60% de la production indigène d’électricité. la production industrielle et l’activité du bâtiment. B36 PREBAT . A moyen terme. les combustibles nucléaires et. toutefois. En hiver. les distances parcourues. ceux de l’électricité restent stables. Le progrès technique a permis d’améliorer nettement le rendement énergétique. Alors que les prix du pétrole oscillent fortement. • Consommation d’énergie L’évolution de l’économie et de la population exerce une influence déterminante. Le nombre et la taille des appartements et des véhicules. Pendant l’été. ANTERIORITES 1. Les prix relatifs de l’énergie ont nettement baissé depuis les années 1970. Les prix exercent aussi une influence sur la consommation d’énergie. avec pour conséquence une augmentation de la consommation d’énergie. en Suisse et dans le monde. de comprendre quels facteurs ont contribué à son développement en Suisse et d’apprécier en quoi cette approche est transposable à la France.1. photovoltaïque. incinération d’ordures. ETAPE 1 : CONTEXTE. le courant excédentaire est exporté. ce qui l’oblige à importer les quatre cinquièmes de sa consommation. Il s’agit d’apprécier l’impact du programme MINERGIE®. sont étroitement liés à cette évolution.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Sont importés le pétrole (pétrole brut. mais il engendre par ailleurs de nouvelles utilisations de l’énergie qui entraînent à leur tour une hausse de la consommation. la Suisse ne dispose que de ressources énergétiques limitées. le charbon et les produits houillers. 1. Les autres modes de production d’électricité (thermique fossile.1 LE CONTEXTE ENERGETIQUE • Approvisionnement en énergie A l’exception de l’énergie hydraulique. malgré l’amélioration du rendement énergétique.INTRODUCTION L’objectif de l’étude est d’analyser la démarche MINERGIE® et d’en tirer des enseignements en matière de conditions de transfert et de mise en œuvre à grande échelle sur le marché français. bois.1 CONTEXTE 1. le gaz naturel. Pratiquement tous ces paramètres sont à la hausse. les cinq centrales nucléaires du pays environ 40%. Les fluctuations conjoncturelles et les variations de température à court terme font osciller la consommation d’énergie. biogaz) ne représentent qu’un faible pourcentage. de plus en plus d’électricité. entre autres. la Suisse doit généralement importer de l’électricité. durant l’hiver. Une croissance économique persistante a néanmoins toujours conduit à une augmentation de la consommation d’énergie. elles s’équilibrent et restent sans conséquence à long terme. combustibles et carburants).

alors que l’effectif de la population a environ doublé. mais aussi l’électricité. le fort accroissement de la demande a été couvert par les produits pétroliers. quand le pétrole couvrait près de 80% de nos besoins énergétiques. d’où une forte dépendance de la Suisse à l’égard du pétrole.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Cette dépendance a culminé au début des années 1970. ont peu à peu gagné en importance. B37 PREBAT . Dans les années 1950 et 1960. Avec le recul du pétrole. la consommation finale d’énergie a plus que quintuplé en Suisse. la demande de carburants continuant d’augmenter. le gaz naturel. Source : Office fédéral de la statistique Source : Office fédéral de la statistique Depuis 1950. Depuis la fin des années 1960. La part du pétrole est depuis lors en baisse. l’augmentation de la consommation d’électricité a été couverte essentiellement par de nouvelles centrales nucléaires. Cette diminution ne concerne toutefois que les combustibles.

le Parlement a adopté en mai 2000 une loi sur le CO2. Avec environ un tiers de la consommation finale d’énergie.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Ces dernières jouent un rôle important dans le réchauffement planétaire. D’autre part on peut estimer la part de l'eau chaude à un peu moins de 30% de cette énergie thermique dépensée dans les bâtiments. Répartition des logements selon le type de chauffage en 2002 source : Office Fédéral de la statistique. Les rejets de CO2 se produisent lors de toute utilisation d’énergies fossiles. les transports sont aujourd’hui. soit 42% de la consommation énergétique totale. La plus forte croissance s’observe dans le trafic aérien. et pour le moment seule une réduction de la consommation grâce à l’utilisation rationnelle de l’énergie et au développement des énergies renouvelables permettra d’atteindre une diminution de ces rejets. elle augmente plus rapidement que la moyenne et que le PIB. en proportion. Chauffage Chauffage Chauffage Sans total Poêle central par central par Réseau central pour chauffage lgt bât plusieurs bât B38 PREBAT . Les taux d’accroissement de la demande d’énergie des ménages. Bon nombre de mesures sont proposées dans le programme d’action «SuisseEnergie» pour utiliser l’énergie de manière rationnelle et tirer parti des énergies renouvelables. Conformément aux engagements internationaux contractés par la Suisse dans le cadre de la convention sur le climat. Dans ce secteur. de l’industrie et des services sont inférieurs à la moyenne et au taux d’accroissement du PIB. • Consommation d’énergie et environnement La consommation d’agents énergétiques fossiles est particulièrement problématique pour l’environnement. leur combustion génère en effet des polluants atmosphériques et des émissions de CO2. Ce sont avant tout les mesures en faveur de l’utilisation rationnelle de l’énergie dans le domaine du chauffage qui ont conduit ici à une amélioration appréciable du rendement énergétique. Cette loi prévoit que la Suisse va réduire d’ici 2010 les rejets de CO2 provenant de l’utilisation d’agents énergétiques fossiles de 10% par rapport à 1990. • Consommation d’énergie thermique des bâtiments La consommation pour l'énergie thermique (chauffage et eau chaude sanitaire) des bâtiments en 1996 était de l’ordre de 335 PJ / an (1PJ = 1015J). le plus gros consommateur d’énergie. Source : Office fédéral de la statistique La consommation globale d’énergie est due dans une très large mesure au développement des transports.

Mazout Bois PAC Electricité Gaz Réseau Charbon Solaire autres sans 62.6 0. énergétiques et politiques liés au développement de la démarche Minergie®. la SIA définit des normes dans les différents domaines. depuis la deuxième moitié du XIXème siècle. Ces normes servent de référence aux diverses lois fédérales et cantonales et servent aussi de référence dans les conflits. principalement de la construction.4 6.1. Sur la base des expériences et compétences de ses membres.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .3 569 181 267 007 133 382 2 388 285 116 072 647 692 16 743 Répartition des logements selon le type d’agent énergétique en 2002 (%) source : Office Fédéral de la statistique. les ingénieurs et architectes sont réunis au sein de la société des ingénieurs et architectes (SIA). il convient de faire une analyse plus chronologique des facteurs qui ont contribué à la création des normes énergétiques suisses actuelles.8 2. la Société suisse des ingénieurs et des architectes (SIA) 1 fait ses premières propositions pour une recommandation relative à l'utilisation rationnelle de l'énergie dans le bâtiment pour aboutir en 1977 à la publication de la recommandation SIA 180 (Isolation thermique des bâtiments) 1 En Suisse. économiques.47 1.05 0.16 0.7 7. En 1975. B39 PREBAT . techniques.7 17. C’est à partir de 1974 qu’une législation fédérale sur la consommation énergétique des bâtiments se développe.04 0.2 HISTORIQUE DE LA MISE EN PLACE DES PREMIERES NORMES ET PRESCRIPTIONS (1973 à 90) Pour cerner l’ensemble des facteurs sociaux.0 2.

des réponses adéquates et fait preuve d'une grande qualité didactique. en 1978. B40 PREBAT . La Confédération dispose désormais d'un instrument pour légiférer en matière énergétique pour toute la Suisse. il manque encore une synthèse entre les différents concepts et stratégies permettant la réalisation de véritables bâtiments à basse consommation d'énergie. la Confédération accorde.intégrant la notion de valeurs limites pour les coefficients k (U) des divers composants de l'enveloppe d'un bâtiment. condensation Entre temps. Ce guide fournit les connaissances nécessaires à l’étude et la réalisation correctes des opérations d’amélioration thermique des bâtiments et permet aux personnes chargées de l’entretien ou de l’exploitation des installations techniques de connaître les possibilités et les moyens d’économiser de l’énergie en cours d’exploitation. esquisse. problématique bâtiments. dans le cadre du "programme d'impulsion" de l'Office Fédéral des Questions Conjoncturelles. Cette initiative débouche en 1980 sur la publication du Manuel "Amélioration thermique des bâtiments" (70). 1980. Par contre. Mais suite à un long débat. (70) Amélioration thermique des Isolation extérieure Isolation intérieure. La Confédération se trouve donc dans l'incapacité d'imposer la mise en place d'une législation énergétique uniforme pour toute la Suisse. la SIA lance en 1980 la préparation de la norme SIA 380/1 (L'énergie dans le bâtiment) intégrant pour la première fois la notion du "bilan énergétique" et de la "demande d'énergie de chauffage" d'un bâtiment. Cet ouvrage cadre donc pour la première fois très clairement les enjeux. la Confédération fait sa première proposition pour un article constitutionnel relatif à la consommation énergétique des bâtiments. Cependant. En 1979.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Office Fédéral des dégradations dues à la Questions Conjoncturelles. Le canton de Zürich (1983) adopte sa première loi sur l’énergie. le processus de mise vigueur de législations cantonales engagé pendant les années 80 veut que la Confédération préserve la compétence de légiférer des cantons. Puis en 1990 le peuple suisse accepte le premier article constitutionnel relatif à l'énergie. Suite à cette publication. La Confédération et les cantons initient en 1985. Parallèlement. un crédit visant à encourager l’organisation de cours de perfectionnement sur l’amélioration thermique des bâtiments. déjà à cette époque. Manuel études et de ponts thermiques et de projets. plusieurs législations cantonales sont mises en œuvre. cet article constitutionnel est rejeté par le peuple suisse en 1983. le programme de politique d'énergie commun entre la Confédération et les cantons afin d'harmoniser et d'accélérer la mise en vigueur des législations énergétiques au niveau cantonal.

Cette mise en vigueur au niveau cantonal de la norme SIA 180/1 ou 380/1 implique. Ainsi. Un état des lieux des législations cantonales relatives à l'isolation thermique des bâtiments en vigueur en 1990 illustre l’hétérogénéité due à ce pouvoir politique décentralisé propre à la Suisse : Absence de prescriptions 4 cantons SIA 180/1 : 11 cantons Justification du coefficient-k moyen de l’enveloppe pour obtenir un permis de construire. lors de la votation sur les initiatives antinucléaires 2 . SIA 180/1 renforcée : 3 cantons Justification du coefficient-k moyen de l’enveloppe plus sévère pour obtenir un permis de construire. Nota : La proximité géographique et linguistique avec l’Allemagne et l’Autriche constitue un des moteurs de l’évolution réglementaire et des pratiques constructives en Suisse alémanique.1. moins proche. en principe. Le projet d’une centrale nucléaire à Kaiseraugst (Bâle) a été abandonné en 1988. en amont.6% des votants ont adopté un moratoire de 10 ans. B41 PREBAT .Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . 47. Cette action et les recommandations de la Confédération. SIA 380/1 : 5 cantons Justification de la demande d’énergie de chauffage (calcul d’un bilan énergétique) pour obtenir un permis de construire. SIA 180/1 et SIA 380/1 : 3 cantons Justification du coefficient-k moyen de l’enveloppe et/ou justification de la demande d’énergie de chauffage (calcul d’un bilan énergétique) pour obtenir un permis de construire.3 LA GESTATION VERS LA DEMARCHE MINERGIE® En 1986. la catastrophe de Tchernobyl a provoqué un changement définitif de l'opinion publique contre une extension de l'énergie atomique. conduisent quelques cantons à mettre rapidement en vigueur la nouvelle norme SIA 380/1. bénéficie des évolutions avec un certain délai. 2 En Suisse 100'000 citoyens peuvent déposer une initiative demandant une modification d’un article de la Constitution – initiative qui fait ensuite obligatoirement l’objet d’une votation populaire. un justificatif des calculs énergétiques définis par l’une ou l’autre de ces normes. 54.En 1985 la SIA présente la première version provisoire pour la norme SIA 380/1 et publie progressivement toute une série de recommandations et normes relatives à l’utilisation rationnelle de l’énergie dans le bâtiment. la Suisse romande. Les architectes. Et en 1990. que l’obtention du permis de construire de tout projet de construction ou de rénovation d’un bâtiment est assortie de l’obligation de fournir.1% des votants ont voté pour une sortie immédiate du nucléaire. ingénieurs et maîtres de l’ouvrage sont donc contraints d’effectuer une optimisation énergétique de leur futur bâtiment avant même de déposer la demande de permis de construire ! 1.

• Pas de renforcement des prescriptions légales. Manifestations antinucléaires pendant les années 80 Dans ce contexte. • Programmes ponctuels d’aides financières directes pour des réalisations énergétiquement plus performantes. • Mise en œuvre d’outils d’incitation et d’information. • Aide financières aux cantons (mais ce sont les cantons qui mettent en place une politique de subventionnement pour des réalisations énergétiquement plus performantes). les cantons tentent d'harmoniser leurs politiques énergétiques. Au début des années 90. • Prix Solaire Suisse (1990-2006). • PI-BAT / Programme d'Impulsion Bâtiment » (1990-1996).Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . la Confédération définit une politique énergétique destinée à améliorer la performance énergétique des bâtiments : • Compétence de légiférer aux cantons. Ces groupes de travail sont aussi subventionnés pour monter des cours. l'Office Fédéral des Questions Conjoncturelles lance plusieurs outils de sensibilisation et/ou d’aides financière destinés aux professionnels du bâtiment 3 : • Energie 2000 / Stabiliser la demande globale d’agents fossiles à son niveau de 1990 (1990-2000) • RAVEL / Utilisation Rationnelle de l'Electricité (1990-1996). la Confédération. au début des années 90. En 1992. le CUEPE a travaillé dans le cadre de Pacer. Puis les cours s’autofinancent grâce au prix payé par les participants. ainsi par exemple. • DIANE Öko-Bau / Durchbruch Innovativer Anwendungen Neuer Energietechniken / Assistance à l'Application Innovante de Nouvelles Technologies Energétiques (1992-1997). 3 Les guides sont élaborés par des groupes de travail et/ou des universités. • PACER / Programme d‘Action Energies Renouvelables (1990-1996). B42 PREBAT . Au même moment. dans les législations cantonales. les cantons et la SIA développent en partenariat un instrument juridique destiné à la transcription de la norme SIA 380/1 (un Modèle d'Ordonnance).

A cette époque la Suisse (et surtout la Suisse alémanique) profite des expériences menées en Allemagne. Cette loi transmet définitivement la compétence de légiférer en matière de consommation énergétique des bâtiments aux cantons. la SIA présente le projet de la norme SIA 380/4. Cependant. avec un décalage temporel de quelques années.En 1993 que l’association professionnelle de l’industrie des tuileries suisse propose un ouvrage reconnu pour ses qualités didactiques. la Confédération se donne la mission de favoriser une évolution harmonieuse des différentes législations cantonales. En 1994. rares sont les acteurs qui comprennent réellement les interactions qui existent entre plusieurs stratégies (par exemple entre les stratégies destinées à optimiser l’enveloppe et celles destinées à limiter les pertes de chaleur par renouvellement d’air). Dans ce contexte. la Suisse romande constitue une exception parmi les régions francophones d’Europe car elle adopte. une évolution plutôt « germanique » des standards d’efficacité énergétique des bâtiments. instruments juridiques destinés à la transcription de la nouvelle norme SIA 380/1 (édition 2001) dans les différentes législations cantonales. intitulé « Isolation thermique et maîtrise de l’énergie dans le bâtiment » (73). B43 PREBAT . Ces évolutions témoignent d’une prise de conscience progressive des professionnels du bâtiment vis-à-vis de la question de la maîtrise des consommations énergétiques des bâtiments. En 1998 la Confédération met en vigueur la loi sur l’énergie qui applique l’article constitutionnel sur l’énergie adopté par le peuple suisse en 1990. plus largement. Cependant. dans les pays scandinaves qui ont des problématiques environnementales déjà très avancés. les divers acteurs Suisse romands copient et suivent le mouvement plus qu’ils ne l’initient. L’année 2000 voit le développement conjoint entre la Confédération et la "Conférence des Services Cantonaux de l'Energie" des Modèles de Prescriptions Energétiques des Cantons (MoPEC).Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . En l’occurrence. en Autriche et. c’est-à-dire les recommandations relatives à l’utilisation rationnelle de l'énergie électrique dans le bâtiment.

B44 PREBAT . on peut dire que la Suisse dispose de deux normes (modules 1 et 2 du MoPEC).4 ETAT DES LIEUX DES LEGISLATIONS CANTONALES RELATIVES A LA PERFORMANCE ENERGETIQUE DES BATIMENTS EN VIGUEUR EN 2003 Un état des lieux des 26 législations cantonales relatives à l'isolation thermique des bâtiments en vigueur en 2003 illustre. MoPEC 1 : 9 cantons Module de base intégrant les exigences conforme à la nouvelle norme SIA 380/1 (édition 2001) et au Modèle d'Ordonnance de 1992 MoPEC 2 : 11 cantons Idem au précèdent mais limitant l'utilisation d'énergie non renouvelable à 80% de la demande d'énergie de chauffage d'un bâtiment. malgré le pouvoir politique décentralisé propre à la Suisse.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .1. Pas de prescriptions 1 canton SIA 380/1 (édition 1988): 1 canton Justification de la demande d’énergie de chauffage (calcul d’un bilan énergétique) pour obtenir un permis de construire. une homogénéité surprenante. Grosso modo. SIA 380/1 (édition 2001): 4 cantons Justification de la demande d’énergie de chauffage (calcul d’un bilan énergétique) pour obtenir un permis de construire.1.

etc. des associations professionnelles (chauffage. ventilation. le gain de confort et enfin un savoir faire constructif bien germanique 4 . pour ses traditions et même pour son existence. 5 A cette époque la Confédération. 4 Démarche du bureau d’architecte Diener & Diener de Bâle.… Cet ouvrage permet donc aux professionnels du bâtiment de se tenir à jour dans ce domaine à très forte innovation. parce qu'elles étaient contraires aux conventions de construction suisses et à peine porteuses d’avantages qualitatifs et économiques. des valeurs limites et cibles relatives aux indices énergétiques. J'avais bientôt des doutes à la réalisation de constructions préfabriquées. En Suisse on soigne depuis toujours le détail. 1989.) et des divers services cantonaux de l’énergie. mais plutôt la qualité d’exécution sans ponts thermiques visant à prévenir des dégradations de la substance bâtie à moyen et long terme. le LIGNUM (Union suisse en faveur du bois) publient également toute une série d’ouvrages visant à réactiver l’utilisation du bois dans la construction en mettant en avant ses qualités environnementales en tant que matériau de construction renouvelable et peu gourmand en énergie grise. un glossaire intégrant les termes nouveaux. et en particulier dans la construction d'écoles.. on trouve un résumé des législations en vigueur. Il passe en revue des réalisations exemplaires en la matière. 1983 marque la première publication du Schweizer Energiefachbuch (le Manuel-Energie-Suisse) qui propose un état des lieux énergétique du marché de la construction. expérimentés par certaines grandes entreprises générales. les grands programmes. des installations techniques mais également des nouveaux modes de financement par exemple. des modes de mise en œuvre. parce qu'elle était considérée comme moderne et ses avantages sont associés à un progrès clairvoyant vers l'avenir.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . La grande échelle. ingénieurs. Werk. des entreprises et fournisseurs qui proposent des composants et/ou des mise en œuvres spécifiques liés à l’amélioration des performances énergétiques des bâtiments. Bauen + Wohnen. etc. sont étrangers aux architectes et aux maîtres de l’ouvrage. B45 PREBAT . les innovations dans le domaine des matériaux de construction. D’autre part. Les nouvelles méthodes de construction préfabriquée étaient donc aussi une menace pour l'industrie du bâtiment locale. Dans ce contexte. a échoué également à cause de cette résistance des entreprises de construction qui défendaient leur savoir faire artisanal. des caractéristiques thermiques des matériaux de construction. « L’architecture et la construction dans les années 60 ». filière bois. plus rationnels. En outre. On constate donc un forcing d’un ensemble d’acteurs institutionnels et privés pour réintroduire la filière bois dans le marché de la construction. énergéticiens). j'ai étudié ces nouveaux modes de construction en béton et en métal et j’ai cherché par la suite à mettre au point un mélange des modes de construction traditionnels et des modes de construction nouveaux. il contient une liste des bureaux d’études spécialisés (architectes. l'artisanat. 5 Waltenspühl P. “ Tous les architectes se sont occupés de préfabrication dans les années 60. La mise en œuvre à grande échelle des modes de constructions d’éléments préfabriqués lourds. la SIA. La réputation du bois en tant que matériau de construction était dans les années 80 relativement mauvaise car associée à une image de fragilité face aux parasites et aux intempéries.1. des données climatiques.2 SPECIFICITE DE LA CONSTRUCTION EN SUISSE La plupart des architectes suisses ne revendiquent pas la performance énergétique de leurs réalisations.

• L’utilisation des modes de calcul de la norme SIA 380/1 Le calcul du bilan énergétique selon SIA 380/1 est en 1994 déjà une obligation légale dans le canton de Zürich pour obtenir un permis de construire pour tout bâtiment neuf ou à rénover. B46 PREBAT . car l’ensemble des récentes expériences faites avec une enveloppe étanche à l’air sans ventilation contrôlée ne garantissent pas une qualité d’air suffisante et présentent un risque accru de dégradations du bâtiment. dues à une humidité relative de l’air trop élevée.1 DESCRIPTION DU PROGRAMME.2. une pompe à chaleur pour la production de chaleur. Minergie® se développe ainsi en s’appuyant en partie sur les normes existantes et sur des dispositifs complémentaires qui dépassent les exigences normatives. Il connaît donc bien les avantages et les éventuels inconvénients de l’un ou l’autre de ces dispositifs et conclut. une ventilation double-flux avec récupération de chaleur. des capteurs solaires pour le préchauffage de l’eau chaude sanitaire et pour le chauffage avec accumulation semi-saisonnière de 20m3. Par contre il exige que le renouvellement d’air puisse se faire sans intervention de l’utilisateur. BATIMENTS CIBLE. parfois assez graves. ETAPE 2 : CONTENU DE L’INNOVATION 2. USAGES PRIS EN COMPTE • La définition du standard Minergie® par Ruedi Kriesi en 1994-1995 / des exigences adaptées au savoir faire disponible de l’époque et économiquement acceptables Les exigences MINERGIE® définies. Kriesi habite depuis 3 ans dans une maison à très basse consommation d’énergie intégrant les divers dispositifs tels qu’un volume compact. intègrent une synthèse fort judicieuse entre les dispositifs techniques disponibles et un prix de revient économiquement acceptable. dans un premier temps uniquement pour des bâtiments d’habitation.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Minergie® fait donc recours d’abord à un outil connu et légalement en vigueur permettant l’optimisation de la qualité thermique de l’enveloppe et des apports solaires passifs. une enveloppe avec une isolation thermique performante et étanche à l’air. Kriesi fait référence à ce mode de calcul connu et l’utilise sans modification pour calculer la demande d’énergie de chauffage. que le seul composant économiquement et constructivement relativement problématique est l’accumulation d’énergie solaire semi-saisonnière. à juste titre. Les valeurs limites définies dans le standard Minergie® sont donc « dimensionnées » afin d’éviter le recours obligatoire à des installations d’accumulation de chaleur de ce type.

pas dépasser env.du rendement du type de production de chaleur. notamment en ce qui concerne les rendements des différentes types de production de chaleur.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . dans la plupart des configurations possibles.de divers facteurs de pondération liés au type d’agent énergétique utilisé. On évite ainsi de compenser la qualité insuffisante d'une enveloppe de bâtiment uniquement par des installations techniques (coûteuses).1. sont tout à fait adaptées aux techniques de construction disponibles à ce moment. 2. D’autre part. monobloc ventilation double-flux avec récupération de chaleur sur l’air vicié) compte double ! La valeur limite Minergie® est donc un indice de dépense d’énergie thermique pondérée.de la consommation électrique du monobloc ventilation. pour satisfaire l’indice de dépense d’énergie thermique Minergie®. par la prise en compte de : . Ce fichier.ch. Par exemple l’électricité consacrée au chauffage (par exemple : pompe à chaleur. guide l’utilisateur par toute une série de « valeurs d’expérience ». les rendements des différents types de récupérateurs de chaleur pour la ventilations à double-flux. etc. .la réduction des pertes de chaleurs par renouvellement d’air obtenue par un monobloc ventilation à double-flux avec récupération de chaleur sur l’air vicié. Ce mode de calcul proposé n’impose pas franchement le recours à une stratégie plutôt qu’à une autre mais ne laisse en réalité aux acteurs qu’un nombre limité de possibilités. Exigence primaire posée à l'enveloppe du bâtiment : la chaleur nécessaire au chauffage pour respecter les conditions de confort ne doit pas dépasser 80% de la valeur limite de la norme SIA 380/1 (120% pour la rénovation). Calcul selon utilisation standard 380/1 (2001) donc sans tenir compte d’une éventuelle ventilation double-flux avec récupération de chaleur sur l’air vicié! B47 PREBAT . les valeurs limites pour les indices de dépense d’énergie thermique pondérée Minergie® pour les bâtiments d’habitation neufs et rénovés. Par exemple. assez convivial. la demande d’énergie de chauffage ne doit.minergie. les consommations des monoblocs ventilation.1 LE STANDARD MINERGIE®. . . Règlement d'utilisation de la marque de qualité MINERGIE® (23) • Justificatif global Le justificatif prouvant que le standard MINERGIE® a été atteint doit être fourni au moyen du formulaire justificatif MINERGIE® (outil excel) disponible sur le site www. par la suite. 80% de la valeur limite SIA 380/1. • De la demande d’énergie de chauffage vers l’indice de dépense d’énergie thermique pondéré Minergie® Le passage de la demande d’énergie de chauffage Qh obtenu à l’indice de dépense d’énergie thermique Minergie® passe.

Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .Valeurs limites : B48 PREBAT .

L’indice pondéré de dépense énergétique ainsi calculé doit être égal ou inférieur à la valeur limite MINERGIE®.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . indispensable au confort. B49 PREBAT . renouvellement d'air électrique et climatisation de locaux sous forme d'énergie primaire. Pour calculer l’indice pondéré de dépense d’énergie d’un bâtiment. on le multiplie avec le facteur de pondération g du vecteur énergétique choisi et on l’additionne avec la dépense d’électricité pour l’aération et la climatisation ELK.Exigences relatives au renouvellement d’air : La haute étanchéité des bâtiments présuppose pour toutes les catégories de bâtiments une amenée d'air extérieur contrôlable. avec ou sans récupération de chaleur. on divise le besoin de chaleur utile pour le chauffage Qh.eff (en tenant compte des déperditions thermiques dues au renouvellement d’air) et l’eau chaude QWW par les fractions utiles η des producteurs d’énergie choisis. également pondérée avec le facteur de pondération g correspondant. Une aération non contrôlée (manuelle) par les fenêtres ne suffit pas pour satisfaire au standard MINERGIE®. réchauffage de l'eau. Calcul de l’indice pondéré de dépense d'énergie : consommation d'énergie pour chauffage de locaux.

ch.25 Fenêtres 1.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . disponible également sur le site www. le respect des valeurs limites définies par la norme SIA 380/1 doit être assuré au moyen d'exigences individuelles pour le justificatif.2 0. Toiture. • Justificatif selon solutions standard (pour habitations individuelles seulement) Uniquement pour les habitations individuelles et dans certaines conditions particulières.6 η 3.2 0.Qh.4 Wh/m3 Production et distribution de chaleur : Solutions N°1 N°2 N°3 N°4 N°5 Système de Pompe à chaleur Chauffage au Pompe à Chauffage au bois Rejets de production de avec sonde bois chaleur air / + capteurs solaire chaleur chaleur géothermique automatique eau Capteurs solaires : surface 0 2 0 0 0 de l’absorbeur en % SRE Température de Selon Selon Selon départ. Deux conditions sont requises: Ventilation double flux Récupération – rendement 80 % Puissance du ventilateur 0.2 0.6 η 3.0 Part de surface de fenêtres : Le rapport entre la surface de fenêtre et la surface de référence énergétique (surface brute des planchers chauffée) ne doit pas être supérieur à 0.28 Sol avec chauffage par le sol 0.28 Sol 0.6 Autres exigences ou recommandations : On recommande l’utilisation d’appareils électroménagers avec une étiquette énergie de classe A. Renouvellement d’air : Une installation de ventilation à double-flux avec récupération de chaleur sur l’air vicié extrait est obligatoire. il est également possible d'établir la conformité au standard MINERGIE® par le biais d'une procédure simplifiée.6 2.3 (1 le 01/01/05) 1. Ponts thermiques: Pour les ponts thermiques. pour la Maximum 35 Maximum 35 °C prescriptions prescriptions prescriptions distribution de °C cantonales cantonales cantonales chaleur B50 PREBAT . il est nécessaire d'utiliser le "formulaire justificatif pour solutions standard".2 0.minergie.6 Portes 1.30. Plafond 0. Conditions et exigences pour le justificatif selon solutions standard : Valeur-U Elément de construction contre Elément de construction contre U climat extérieur ou enterré à locaux non chauffés ou enterrés W/m²K moins de 2 m dans le sol. à plus de 2 m dans le sol.eff[MJ/m²] g Q WW[MJ/m²] g ELK[MJ/m²] • + • + • g ≤ Valeur limite MINERGIE [kWh/m²] 3. La méthode de justification est définie dans le formulaire justificatif "Justificatif SS".25 Mur 0. Pour justifier le standard MINERGIE® au moyen d'une solution standard.

• étanchéité à l'air de l'enveloppe du bâtiment.1 Qh ≤ 10 kWh/m2. ainsi que les bâtiments administratifs. • indice pondéré de dépense d'énergie thermique.1 Indice pondéré de dépense d'énergie thermique Pour les bâtiments d'habitation collective et individuelle Epond ≤ 30 kWh/m2 Pour les bâtiments administratifs (sans climatisation) Epond ≤ 25 kWh/m2 Seule l'énergie de haute qualité (combustibles. 2. Les exigences concernent les cinq domaines suivants : • besoins spécifiques de puissance thermique. N°4 : Utilisation de rejets de chaleur toute l’année pour le chauffage et l’ECS. La surface des capteurs solaires (minimum 2% de la SRE) correspond à la surface nette de capteurs vitrés sélectifs.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .6 Vol/h B51 PREBAT . est donnée comme suit : qh-MP*max ≤ 10 W/m2 SRE. une maison doit être planifiée. La pompe à chaleur air / eau doit être dimensionnée de manière à fournir la puissance thermique requise pour l'ensemble du bâtiment ainsi que pour la préparation de l'eau chaude sans réchauffage électrique supplémentaire.N°1 : Pompe à chaleur saumure / eau avec sonde géothermique en tant que source de chaleur. N°3 : Chauffage au bois automatique pour le chauffage et la préparation de l'eau chaude durant toute l'année. Besoins spécifiques de puissance thermique La puissance maximale de chauffage. Capteurs solaires pour la préparation de l'eau chaude en dehors de la période de chauffage.1. Étanchéité à l'air de l'enveloppe du bâtiment nL50 ≤ 0. pour le chauffage et la préparation de l'eau chaude durant toute l'année. Pour les bâtiments situés à une altitude supérieure à 1000 m. • besoins de chaleur pour le chauffage. la solution standard 5 selon MINERGIE® n'est pas applicable. si A/SRE 1. Besoins de chaleur pour le chauffage selon la norme SIA 380/1 (2001) Qh ≤ 20 % de la valeur limite Chli. • les appareils électroménagers. Pour satisfaire aux sévères exigences de MINERGIE®-P. pour le chauffage et la préparation de l'eau chaude durant toute l'année. N°2 : Chauffage au bois pour le chauffage et la préparation de l'eau chaude pendant la période de chauffage.2 LE STANDARD MINERGIE®-P MINERGIE®-P vise essentiellement le résidentiel. individuel et collectif. N°5 : Pompe à chaleur air / eau avec utilisation de l'air extérieur en tant que source de chaleur. construite et exploitée comme un système global et optimisée dans toutes ses composantes. en moyenne sur le bâtiment. MINERGIE®-P s’inspire très étroitement du standard allemand ‘’PassivHaus’’. si A/SRE < 1. L'apport d'électricité pour la production de chaleur et l'aération est pondéré par le facteur 2. chaleur à distance directement utilisable) acheminée au terrain est incluse dans le calcul.

Les bâtiments MINERGIE®-P peuvent présenter un surcoût de 15% au maximum par rapport aux objets conventionnels comparables. 2. Exigences supplémentaires "Éclairage selon la norme SIA 380/4": l'exigence du standard MINERGIE®-P est remplie si la valeur cible de la SIA 380/4 est dépassée de max. Pour les réfrigérateurs. déshumidification). la consommation d’énergie doit être comprise dans la valeur limite MINERGIE®. Cette exigence doit être remplie pour la catégorie III Administration. l'utilisation d'appareils de la classe d'efficacité A+ est prescrite. Ceci exige d'une part des luminaires et des lampes optimaux et d'autre part l'utilisation exclusive d'appareils électroménagers de la classe d'efficacité A selon la déclaration E de l'UE (lorsque ce label existe). humidification. excepté si l'éclairage n'appartient pas au maître d'ouvrage mais aux locataires (nouvelle construction et rénovation). 1/4 de la différence entre la valeur limite et la valeur cible. les meilleures conditions permettant une faible consommation d'électricité doivent être réunies.2 PRISE EN COMPTE DU CONFORT D’ETE S’il existe une climatisation des locaux (réfrigération.Besoins d'électricité des appareils électroménagers Dans les constructions MINERGIE®-P.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . B52 PREBAT .

malgré leur performance énergétique et. D’autre part. l’indice d’isolation thermique (valeur isolante) des doubles vitrages disponibles sur le marché de la construction a chuté d’environ 3. une ventilation contrôlée avec récupération de chaleur et une installation de capteurs solaires pour l'ECS et le chauffage (accumulateur semi- saisonnier de 20m3). démontrées par ces quelques réalisations pionnières. 1991 A cette époque. à un coût économiquement acceptable ! En l’occurrence. d’autres bâtiments expérimentaux d’une grande qualité architecturale. au début des années 1990. leur performance économique. L’un des progrès techniques les plus notables est réalisé au niveau des fenêtres et des vitrages.0 W/(m². A coûts pratiquement égaux. une enveloppe thermique très performante (murs et toit u= 0. Ce processus est la conséquence de la mobilisation des années 80 de la profession. les monoblocs de ventilation double-flux et des systèmes constructifs capables d’intégrer des épaisseurs d’isolation importantes.K). Maisons « Zéro-énergie » à l’exposition HEUREKA.15 W/m2K / Triple-vitrages u=0. B53 PREBAT . L’habitat groupé "Zéro-énergie" de Wädenswil (1990) et la maison "Zéro-énergie" à la foire Heureka à Zürich.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . associant un volume compact. au niveau actuel de 1. des cantons et de la Confédération. directeur du service cantonal de l'énergie du canton de Zürich et personnage centrale dans le développement de Minergie®. la construction en bois se profile parmi les secteurs les plus innovants en matière d’intégration d’importantes épaisseurs d’isolation thermique dans l’enveloppe des bâtiments. sont construits. où les concepts commencent à être assez clairement identifiés. c’est le marché de la construction qui présente un certain décalage car il ne propose pas encore l’ensemble des composants. A ce stade. ETAPE 3 : MISE EN ŒUVRE 3. nécessaires à ce nouveau type de réalisations. de certains composants d’installations techniques telles que les pompes à chaleur. le marché de la construction ne reproduit guère encore ces concepts novateurs.0 W/(m². des conduites d’amenées d’air (ventilation double-flux). applique un nouveau concept énergétique à deux bâtiments. dans une moindre mesure.3.8 W/m2K). • Un progrès technico-économique C’est donc au début des années 90 que s’engage un processus de progrès technico-économique au niveau de certains matériaux de construction. une enveloppe thermique performante et une ventilation contrôlée avec récupération de chaleur.1 ORIGINE ET GENESE DU PROGRAMME MINERGIE® • L’initiative du Directeur du service cantonal de l'énergie du canton de Zürich En 1990 et 1991 Ruedi Kriesi. Ces deux réalisations associent un volume compact.K).

• Des enjeux environnementaux de mieux en mieux perçus Parallèlement à ces progrès technico-économiques.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . définit les futurs standards du label MINERGIE® en fonction des conclusions de ce Energieplanungsbericht 1994 / Vision 2050. Vision 2050 • La définition des standards du label MINERGIE® Par la suite. mise en scène du standard Minergie® B54 PREBAT . certaines recherches scientifiques alertent. Le fameux graphique du service cantonal de l’énergie du canton de Zürich : Etat des lieux énergétique du parc de bâtiments du canton de Zürich et potentiel d’économie futur . l’opinion mondiale d’une manière assez explicite sur l’état environnemental de la planète et les conséquences dramatiques liées au risque de changements climatiques dû à l’effet de serre provoqué. En association avec l'agence de marketing UC Uebersax Consulting. évènement clé pour Minergie®. Ruedi Kriesi. le canton de Zürich publie le Energieplanungsbericht 1994 / Vision 2050 (Rapport sur la planification énergétique 1994 / Vision 2050) (30 et 31) qui esquisse un scénario pour la réduction de la production de CO2 de 7 à 1 tonne par personne pour l'horizon 2050 et estime sa faisabilité tout à fait réaliste tenant compte des connaissances techniques actuelles et sans réduction du niveau de vie. En 1994. dans le cadre du Sommet de la Terre à Rio en 1992. il commence le développement du concept de marketing MINERGIE®. entre autre. par les émissions de CO2 excessives surtout des sociétés occidentales.

B55 PREBAT .Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .

assez permanentes à cette époque. Dans la foulée.2 MODALITES DE DIFFUSION DU PROGRAMME • MINERGIE® label suisse de la haute performance énergétique Dans un premier temps. B56 PREBAT . La plupart des professionnels du bâtiment actifs dans le canton de Zürich (architectes. En parallèle au lancement du label Minergie®. intégrant l’ensemble des prescriptions énergétiques liées au bâtiment.3. recommandations relatives à la performance des consommateurs électriques afin de réduire la consommation électrique des bâtiments. Ils mettent en avant l’amélioration sensible de la qualité et de la longévité de construction et du confort d’habitation. Le service cantonal de l’énergie organise également régulièrement toute une série de cours de formation continue sur ce thème. le service cantonal de l’énergie zurichois met en place toute une stratégie de communication assez performante.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . etc. un bulletin d’information publié par le canton de Zürich lui-même. Le service cantonal de l’énergie communique par exemple beaucoup à travers le journal « Zürcher Umweltpraxis » (33- 43). le « Vollzugsordner Energie ». le canton de Zürich met en vigueur en 1995 une législation renforcée limitant l'utilisation d'énergie non renouvelable à 80% de la demande d'énergie de chauffage d'un bâtiment calculé selon la norme SIA 380/1 (article 10a de la Loi sur l'énergie du canton de Zürich). Cet outil est développé et complété au fur et à mesure de l’évolution des normes et de la mise en vigueur progressive d’exigences complémentaires en matière énergétique (prise en compte de ponts thermiques. L’accent est mis sur une grande qualité didactique pour favoriser un transfert de connaissances performant. la diffusion du concept Minergie® reste exclusivement zurichoise. le service cantonal de l’énergie publie un classeur d’aide à l’application des diverses prescriptions énergétiques. notamment par une meilleure isolation thermique de l’enveloppe. maîtres de l’ouvrage. etc. D’autre part. Ce gain est au centre de la philosophie Minergie® et donne l’atout décisif pour que les investisseurs et les maîtres de l’ouvrage s’engagent volontairement à prendre des mesures pour une rationalisation énergétique. ingénieurs. Le duo Kriesi / Uebersax Consulting publie aussi toute une série de brochures expliquant les avantages de la démarche Minergie® avec un argumentaire très novateur profitant du savoir faire d’une agence de marketing peu spécialisée dans les techniques énergétiques mais sachant vendre un produit. Les initiateurs de Minergie® tentent de faire admettre les directives énergétiques par des stimulations et par une liberté d’action pouvant mener à des solutions innovantes. des prescriptions en la matière.). pour faire connaître l’idée « Minergie® ».) sont abonnés à cet ouvrage ce qui permet une communication aisée des modifications. restriction du recours à la climatisation.

Brochure « Le concept MINERGIE®.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . 1997 B57 PREBAT .

installations techniques de production de chaleur. • Une approche marketing performante basée sur la communication et la création de guides L’association Minergie® produit une documentation didactique destinée à l’ensemble des professionnels du bâtiment et notamment aux architectes. L’approche marketing s’accompagne aussi d’un développement du réseau des partenaires. L’aspect « investissement à long terme » et « maintien à long terme de la valeur d’un bâtiment » est d’autant plus fondamental que le financement de l’immobilier en Suisse se fait en principe sur des durées très importantes de l’ordre de 50-100 ans. Les initiateurs de la démarche Minergie® réussissent à réunir quasiment l’ensemble des acteurs concernés à la 1ère Foire suisse maison et MINERGIE® qui a lieu en 1997 : Divers associations professionnelles et groupes de promotion des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique. de la certification et du contrôle du standard Minergie®. Les collectivités publiques. installations solaires thermiques et photovoltaïques) et met à disposition une série de solutions standards réalistes pour la conception de bâtiments Minergie®. de la promotion. Les fabricants de matériaux. à l’exemple des cantons de Zürich et de Berne. Les agences de l'énergie. Les bureaux planificateurs. la voiture Minergie® ou encore les appareils ménagers Minergie®. par exemple. L’association Minergie® reste privée mais devient un standard soutenu progressivement par quasiment l’ensemble des cantons suisses. chiffre avec précision les potentialités énergétiques des divers stratégies (compacité du volume. Par exemple la publication « Das Minergie-Haus / La maison Minergie » donne à l’architecte l’ensemble de l’argumentaire Minergie®.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Minergie® sort ainsi de son berceau zurichois et s’affiche très officiellement comme le nouveau standard de haute performance énergétique suisse.1997 En 1998. l'Association Minergie® est officiellement fondée par les cantons de Berne et de Zurich. apports solaires par les fenêtres.Au début la démarche Minergie® n’était pas uniquement focalisée sur le bâtiment mais suggérait également la concrétisation de standards pour. B58 PREBAT . isolation thermique. L’argumentaire développé était adapté à un investissement de long terme et non à des produits de consommation à durée de vie relativement courte tels que la voiture ou un réfrigérateur. Elle regroupe 19 cantons. Cependant cette orientation est rapidement abandonnée. Les services cantonaux de l’énergie des différents cantons s’occupent désormais. la Confédération et des représentants du secteur privé. de la mise en place d’aides financières. ventilation contrôlée. 1ère Foire suisse maison et MINERGIE® .

.et 1000..ch – constitue une plateforme de communication de plus en plus importante. Brochure Minergie « La maison Brochure Minergie Brochure Minergie « L’aération MINERGIE ». • Le rôle de la filière bois Le standard Minergie® laisse aux architectes et aux maîtres de l’ouvrage le libre choix des matériaux et des systèmes constructifs. un prix relativement accessible à une large majorité de bureaux d’architectes même de petite taille. de physiciens et d’économistes sont financés partiellement par des fonds de recherche fédéraux. des architectes. Ce mode opératoire ajoute une dimension didactique et permet l’optimisation énergétique rapide déjà dans la phase de l’avant-projet. développés au Centre Universitaire d’études des Problèmes de l’Energie (CUEPE) de l’Université de Genève par un groupe interdisciplinaire composé d’architectes.Euros). le nombre mensuel de visites du site se situe entre 11 000 et 17 000. se mettent au travail. les logiciels DIAS (1993) et par la suite EnerCAD (1996). pour ces deux logiciels.minergie. des logiciels de calcul du bilan énergétique apparaissent vers la fin des années 80 (12). MINERGIE ». La situation géographique plus centrale de Bienne et Berne pour l’organisation de ces manifestations importantes est probablement fondamentale dans l’optique d’élargir la démarche Minergie® sur toute la Suisse. est mis sur la qualité didactique et sur l’interface utilisateur pour rester le plus « digestif » possible pour les architectes qui sont censés être les utilisateurs privilégiés de ce type d’outils. c'est-à-dire. 500. l’association Minergie® met à disposition via son site internet un utilitaire programmé sur Excel afin de faciliter aux architectes les calculs supplémentaires nécessaires à l’optimisation vers le standard Minergie®. la moindre modification de la qualité thermique d’un composant de l’enveloppe. 1998 1998 L’association Minergie® organise également des séminaires de formation annuels à Berne ou à Bienne appelés « Séminaires d’automne » qui permettent aux divers acteurs de se former et d’offrir une vitrine aux fabricants. par exemple. L’ensemble de ces logiciels est commercialisé entre Fr. L’accent. financés parfois par des fonds publics. A titre d’exemple. Durant l’année 2005. Néanmoins dès la fin des années 90 il ressort clairement B59 PREBAT . 1998 « Assainissement selon le standard dans les bâtiments MINERGIE». L’accent est également mis sur un affichage du type « online » des résultats.. des écoles et des universités. Par ailleurs. De multiples développeurs. En complément.(300-700. le site internet http://www. est immédiatement perceptible par la valeur de la demande d’énergie de chauffage affichée. • Le rôle des logiciels de calcul du bilan énergétique selon la SIA 380/1 En parallèle de l’évolution des normes SIA et à leur application par les cantons. entreprises et planificateurs spécialisés. des ingénieurs.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .

par exemple. • Le rôle de la Confédération et des cantons En parallèle. la conservation de la valeur immobilière et le respect de critères écologiques. Elle favorise ainsi une grande précision sur l’ensemble de l’ouvrage et garantit la qualité constructive de l’ouvrage. • Quelques données chiffrées En juillet 1998. ¾ se prête aisément à la préfabrication. En 2002. En outre. 6 Parallèlement des fiches conseils encore très didactiques destinées aux travaux d’amélioration de l’isolation thermique de l’enveloppe des bâtiments existants (par exemple. ¾ présente un bon bilan énergétique sur l’ensemble du cycle de vie de l’ouvrage (notamment au stade de la déconstruction et du recyclage). ce qui permet d’augmenter (resp. une documentation technique intégrant des dessins de pose et des détails constructifs exemplaires et un ouvrage sur la conception de bâtiments à basse consommation d’énergie. Le développement de nouveaux matériaux dérivés du bois et de systèmes constructifs innovants. Cette même année un premier bâtiment allemand obtient la certification MINERGIE®. elle : ¾ permet de fabriquer des parois extérieures hautement isolées tout en gardant de faibles épaisseurs. la Confédération a publié une série de fiches techniques très didactiques destinées spécifiquement aux architectes. Le premier hôtel MINERGIE® est construit à Saas-Fee et une maison MINERGIE-P® à Kriens. La construction bois répond favorablement aux quatre principaux arguments invoqués dans le standard Minergie® : un confort élevé. de ne pas réduire) la surface de plancher utile. • Le rôle des fabricants de matériaux Certains fabricants de matériaux de construction intègrent la problématique environnementale dans leur stratégie marketing en mettant à disposition des architectes. « Isolation des planchers froids ». domine la construction traditionnelle en maçonnerie. le label MINERGIE® atteint une part de marché de 24% dans le canton de Zürich et plus de 1 million de m² de surface sont certifiés MINERGIE®. Il s’agit de 114 réalisations de maisons et immeubles d’habitation réalisés dans le canton de Zürich entre 1994-1998. donnent des règles de pouce et renseignent. Cette tendance s’accentue encore aujourd’hui. élargit la créativité des projets tout en affichant par la matière elle-même une attitude « Ecologique » et « Développement durable ». ¾ conduit les maîtres d’ouvrage qui optent pour Minergie® à poser souvent des exigences architecturales strictes. ¾ offre des conditions idéales pour un climat sain et une humidité de l’air équilibrée.que parmi les réalisations Minergie®. 6 Par exemple. « remplacement des fenêtres ».Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . la construction en bois. des standards MINERGIE® sont développés pour toutes les catégories de bâtiments et les premiers modules MINERGIE® pour les fenêtres sont proposés. 1996. Office fédéral de l’énergie. une faible consommation d’énergie. le directeur du département des constructions du canton de Zürich. En 2001. fiche technique «Prise en compte des ponts thermiques pour le justificatif de l’isolation ». B60 PREBAT . procède aux premières certifications officielles de réalisations MINERGIE®. « isolation des murs extérieurs ». « Isolation des combles non habitables ») ont été conçues. intégrale ou partielle (façades de remplissages en ossature bois seulement). sur l’évolution constante des coefficients u des différentes composants de l’enveloppe y compris des ponts thermiques. Ces fiches résument graphiquement les concepts.

(20) B61 PREBAT .Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Mi 2007 : 6900 bâtiments environ sont certifiés MINERGIE® et 130 certifiés MINERGIE-P®. (20) Labels MINERGIE jusqu'au31 décembre 2005 Bâtiments Bâtiments Bâtiments Bâtiments Année d'habitation d'habitation administratifs administratifs Total neufs rénovés neufs rénovés [m2 SRE] [m2 SRE] [m2 SRE] [m2 SRE] [nbr] 1998 58'500 4'600 16'000 8'800 87900 1999 36'500 14'400 16'600 4'600 72100 2000 140'500 35'100 96'700 34'600 306900 2001 194'000 23'000 236'900 57'200 511100 2002 341'000 49'300 336'900 57'200 784400 2003 371'400 53'100 149'200 113'600 687300 2004 507'600 49'400 379'200 45'700 981900 2005 649'000 48'800 94'700 91'300 883800 Total 2298500 277700 1326200 413000 4315400 Source : Geschaeftbericht Minergie 2005 .2003 : 2500 constructions certifiées MINERGIE®. Labels MINERGIE jusqu'au31 décembre 2005 Bâtiments Bâtiments Bâtiments Bâtiments Année d'habitation d'habitation administratifs administratifs Total neufs rénovés neufs rénovés [nbr] [nbr] [nbr] [nbr] [nbr] 1998 191 8 4 2 205 1999 123 11 5 2 141 2000 337 30 25 6 398 2001 480 43 36 11 570 2002 663 52 65 13 793 2003 716 70 53 17 856 2004 785 84 93 22 984 2005 1104 76 74 21 1275 Total 4399 374 355 94 5222 Source : Geschaeftbericht Minergie 2005 .

3 ACTEURS DU RESEAU MINERGIE® B62 PREBAT . Nombre de bâtiments certifiés MINERGIE par année (détail) Bâtiments d'habitation neufs Bâtiments d'habitation rénovés Bâtiments administratifs neufs Bâtiments administratifs rénovés 1200 1100 1000 900 800 700 Nombre 600 500 400 300 200 100 0 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 Source : Geschaeftbericht Minergie 2005 .Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . (20) 3.

Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . (20) B63 PREBAT . Assemblée générale des membres Comité directeur Contrôle Experts Groupe de travail sur la stratégie Finances Gérance Présidence : responsable exécutif Responsable agence construction Groupe accompagnement Opérations Agence construction Agence Suisse romande Certification Minergie-P® Jury Minergie Agence Tessin Certification Minergie-Eco® Sites de certification Modules Composants Source : Geschaeftbericht Minergie 2005.

33 information 52 236 2.76 Labellisation Minergie-P 73 140 2.00 SuisseEnergie 45 717 1.52 Source : Geschaeftbericht Minergie 2005.45 200 959 9.97 64 801 3.68 61 418 2.05 Minergie-P® 10 000 0.00 impots 1 880 0.61 0 0.08 162 079 7.97 contrat SuisseEnergie 1 357 620 55.17 plaquettes 28 810 1.6 446 237 20.39 vente de documents 74 454 3. entrées % dépenses (-).22 2 144 483 99.17 formation 185 0.71 labélisation 222 762 9.41 sponsors 435 328 17.41 344 632 15.89 209 637 9.01 modules 45 421 1. entrées % Produits cotisations 472 507 19.99 activité à l'étranger 21 234 0.9 -91 743 -4.14 application 267 906 10.00 developpement statégique 162 997 6.94 60 153 2.41 0 0.85 Brevets 97 257 3.Association Minergie / revenus 2004 et 2005 (Francs suisses) : exercice : 01/01/05 31/12/05 exercice : 01/01/04 31/12/04 dépenses (-). (20) Association Minergie / dépenses 2004 et 2005 (Francs suisses) : exercice : 01/01/05 31/12/05 exercice : 01/01/04 31/12/04 dépenses % dépenses % Dépenses accueil contacts 219 353 8.03 137 626 6.00 développement 125 181 5. (20) B64 PREBAT .08 total 2 496 692 101.99 226 002 10.86 3 066 0.26 total 2 466 538 100 2 154 857 100 Source : Geschaeftbericht Minergie 2005.79 pertes -96 133 3.12 traductions 7 636 0.84 46 665 2.99 communication 404 716 16.31 20 599 0.02 Juridique 4 160 0.12 45 743 2.06 formation 80 266 3.13 0 0.61 16 461 0.40 agence Suisse romane 271 102 10.04 1 000 000 46.91 1 000 0.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .25 0 0.65 598 830 27.17 21 943 1.49 agence Tessin 15 160 0.73 site web 115 479 4.02 63 906 2.52 eco bau 22 322 0.86 410 812 19.08 1 705 0.61 159 418 7.85 40 890 1.02 42 788 1.00 jury 27 925 1.90 courrier brochures 159 055 6.79 sponsoring 25 207 1.01 0 0.96 congrès 212 334 8.17 3 701 0.

Société Suisse pour la Géothermie (SSG) Des fabricants de matériaux B65 PREBAT . • Les parrains (sponsors) Plusieurs partenaires parrainent l’association Minergie® en lui versant une contribution (Fr.en 2005).Groupement promotionnel suisse pour la pompe à chaleur (GSP) . Outre la Confédération. activement ou indirectement.Biomasse Suisse .BiomassEnergie . les cantons.Centre d'information pour l'utilisation de l'électricité (Infel) .E.Société suisse pour l'énergie solaire (SSES) . • Les Membres Minergie® Les membres de Minergie® portent l’association du même nom et soutiennent ainsi un standard de construction d’avenir solide.) .Agence de l'énergie pour l'économie (AEnEC) .Communes labélisées « Cités de l’énergie » Divers associations professionnelles et groupes de promotion des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique .Association suisse des professionnels du solaire .A.Agence suisse pour l'efficacité énergétique (S. un réseau de partenaires à promouvoir la démarche Minergie® : Des collectivités publiques . Minergie® compte de nombreux membres individuels.Office fédéral de l'énergie et ses programmes : SuisseEnergie et Fondements de l'économie énergétique (FEE) . l’économie et les écoles.Agence des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique (AEE) . 430'000 environ .Swissolar .Energie-bois-Suisse .SOLAR . En contrepartie Minergie® offre une plateforme de communication attrayante.Services cantonaux de l'énergie et services d'information en matière de l'énergie . • Les partenaires professionnels Les partenaires professionnels Minergie® appuient les maîtres d’ouvrage et les investisseurs lors de la réalisation de projets Minergie®.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .Agence-énergie-appareils électriques (eae) .Suisse Eole .Fondation Agence Solaire Suisse . On dénombre environ 40 partenaires parraineurs de Minergie® en 2005/2006 : • Le réseau de partenaires Minergie® incite.F.

B66 PREBAT . constructeurs. en Suisse. du management de la construction.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . ingénieurs. etc. Architos forme.ISOFLOC… Des bureaux planificateurs (architectes.FLUMROC . • Les maîtres d’ouvrage « Minergie® » Par ordre d’importance nous trouvons les maîtres d’ouvrage suivants : o En Immeubles d’habitation ƒ Les collectivités publiques. de la physique du bâtiment et des systèmes constructifs.) Exemple : Le bureau de planificateurs ARCHITOS (http://www. ƒ Les coopératives d’habitation sans but lucratif et ƒ Les caisses de pension / groupes de gestion de fonds de retraites. un groupe de planificateurs s’est associé à des spécialistes et à des architectes pour fonder l’association Architos qui regroupe actuellement 22 architectes et 10 spécialistes issus des domaines de la statique.ch/) Au début des années 2000. de l’installation technique.ARCHITOS. du droit de la construction. Elle se développe également en Allemagne.ISOVER . o En maisons individuelles ƒ Les particuliers sensibles aux problématiques environnementales. . une plate-forme pour la construction en bois optimisée du point de vue énergétique.

6 4. par exemple. 8 Wirkungsanalyse kantonaler Förderprogramme in Rahmen von Art 15 EnG.8 2. définit beaucoup plus clairement le partage des tâches entre cantons et Confédération. im Auftrag des Bundesamtes für Energie. FINANCEMENT • Aides fédérales o Mécanismes de soutien fédéral à la maîtrise des consommations énergétiques Dans le cadre du programme de la Confédération Energie2000. l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) proposait et soutenait de nombreux programmes notamment dans le domaine du bâtiment – tout en souhaitant une participation active des cantons à leurs mise en œuvre.4 INCITATION DU DECISIONNAIRE ET DES ACTEURS.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .S. Cette collaboration ne s’est pas faite sans heurts. Un canton qui ne fait la promotion que d’une seule mesure jugée très efficace touchera proportionnellement beaucoup plus qu’un canton ayant un politique énergétique plus diversifiée et qui soutient notamment le solaire. d’une part. presque la moitié est attribuée au bois de chauffage (2000GWh) et donc les mesures de soutien au bois ont obtenues 10.0 5. sachant que.8 1. surtout. en 2003 8 . De cette répartition par mesure. 7 Zusammenarbeit zwischen Bund und Kantone in der Energiepolitik. Ainsi. Les cantons reprochaient. d’autre part. de rénovation Minergie® etc. Contributions globales de la Confédération vers les cantons (en millions de Francs Suisse par an) Année Minergie Minergie Minergie Efficacité énergétique bâtiments neufs rénovations total total 2002 2. Juli 2004. de s’immiscer dans leur domaine de compétence et. Universität Zürich. La différence de rythme de diffusion des programmes entre les régions germanophones - généralement mieux informées et plus à même de saisir rapidement des nouvelles opportunités - et la Suisse romande sont d’autres points faibles relevés par les différentes évaluations de Energie2000. Bern.8 40 2004 3. certains cantons ne disposaient pas des ressources nécessaires et. de panneaux solaires. Le mécanisme d’attribution de ces contributions est assez complexe. Prof. découle une répartition par canton. en vigueur jusqu’en 2000. Infras. Les cantons mettent librement en place leur politique d’aide financière. Urs Klöti. Le montant total (40 millions de francs en 2003) est réparti entre les cantons et entres les différentes mesures. Pour compliquer le tout. en fonction de leur efficacité. tandis que les contributions aux subventions Minergie® s’élèvent à 5.9 39 P.9 35 2003 3.1 millions de francs de contributions de la Confédération. Le programme SuisseEnergie.1 3.3 1. pour un ensemble de mesures bien définies (subvention de chaudières à bois. à l’OFEN. Pour évaluer le montant total des aides financières destinées à l’efficacité énergétique des bâtiments en Suisse. l’évaluation faite en l’an t se base sur les données de l’année t-1 et donne droit à des contributions en t+1. pour un impact énergétique total estimé à 4500GWh. Il s’agit d’une sorte de mandat de prestations. de proposer des solutions toutes faites sans tenir compte de spécificités régionales dont. on peut probablement appliquer un facteur de l’ordre de 2 (contributions de la Confédération = contributions des cantons). la répartition des tâches entre Confédération et cantons n’était pas très claire. im Auftrag des Bundesamtes für Energie. qui a pris le relais d’Energie2000 en janvier 2001. le soutien au label Minergie® déjà en place dans certains cantons.3. Bern.8 millions. Confédération et cantons confondus. März 1998. SYNERGIE. 7 En effet.) ils pourront bénéficier a posteriori de contributions financières du programmes SuisseEnergie. c'est-à-dire du nombre de kWh économisés (ou produit de manière renouvelable) par franc de subvention. de construction Minergie®. B67 PREBAT .

Le centime climatique ne concerne que les carburants. la construction de bâtiments neufs intégrant le standard Minergie ne donne plus des plus-values importantes. Le centime climatique consiste en une redevance de 1. Cela semble même devenir le standard. Un de ces programmes est le « Programme Bâtiments » qui se concentre essentiellement sur la rénovation énergétique des enveloppes de bâtiments existants et. • Aides cantonales 70% des cantons subventionnent d’une manière ou d’une autre des constructions Minergie® y compris le nouveau standard de très haute performance énergétique Minergie-P®. Les installations de production de chaleur faisant recours au bois (80%) et à d’autres énergies renouvelables (60%). la fondation finance des programmes aussi bien en Suisse qu’à l’étranger. et souvent les services cantonaux de l’énergie procèdent à un examen préalable des demandes. des bâtiments neufs. La contribution fédérale dépend certes. En l’occurrence. mais aussi de l’efficacité des autres cantons. B68 PREBAT . Le fait que plusieurs cantons suspendent actuellement leurs dispositifs promotionnels en raison d’un épuisement des budgets alloués et/ou d’une révision du mode de leur implication. le canton de Zürich ne subventionne plus le standard Minergie® pour bâtiments neufs. Cette redevance génère annuellement environ 100 millions de francs suisses qui sont gérés par une fondation dont le but est de combler le déficit par rapport à l'objectif de réduction de CO2. sauf si les mesures dites volontaires se sont avérées assez efficaces pour que la Suisse respecte ses engagements du protocole de Kyoto. A cette fin. Le décalage temporel conduit aussi à des difficultés de planification budgétaire. ratifié en 2003. Il suffit qu’un ou deux cantons réorientent leurs subventions pour tout attribuer au bois et automatiquement les autres cantons seront perdants.Cette façon de procéder est voulue par SuisseEnergie pour donner la plus grande efficacité (kWh/Frs) possible à ses contributions. elle est aujourd’hui très largement utilisé voir insuffisante. L’introduction d’une taxe sur le CO2 sur les combustibles est toujours en débat devant le Parlement. mais seulement Minergie-Rénovation et Minergie-P®. Celle-ci prévoit l’introduction d’une taxe sur le CO2. Cette tendance risque de se généraliser car en suisse alémanique. si au début des années 2000 le service cantonal de l’énergie du canton de Genève (ScanE) avait encore jugé opportun de développer des nouveaux outils de communication incitant les divers acteurs à profiter des mesures promotionnelles en place car l’enveloppe budgétaire annuelle à disposition pour des soutiens financiers n’était systématiquement utilisée que partiellement. Ce programme se veut un complément aux activités des cantons. de leur propre efficacité. A noter. dans une moindre mesure. thermiques (90%) ou photovoltaïques (70%) sont également subventionnées par la plupart des cantons. la Confédération a instauré le centime climatique sur les carburants en tant que mesure volontaire au sens de la loi sur le CO2. D’autre part.5 centimes par litre sur toutes les importations d'essence et de diesel. les installations solaires. les cantons sont actuellement un peu victime du succès de leurs dispositifs de soutien financier. Les aides sont attribuées par m² d’enveloppe thermiquement assaini (rénovations) ou intégrant un standard thermique supérieur (bâtiments neufs). Elle pose toutefois un certain nombre de problèmes aux cantons. notamment auprès des maîtres d’ouvrage. est certainement en partie lié au mode de péréquation budgétaire existant actuellement entre la Confédération et les cantons.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . o Le centime climatique En 2005.

. Par exemple dans B69 PREBAT .Etat des lieux des aides financières cantonales relatives à la performance énergétique des bâtiments (2006) Assainissement MINERGIE Production de chaleur Solaire énergétique Energies renouvelables Production de chaleur Pompes à chaleur Solaire thermique Bâtiments neufs Chaudières bois Photovoltaïque Rénovations MINERGIE-P Enveloppe 1 ARGOVIE Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui 2 APPENZELL EXT. . . . Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui 3 APPENZELL INT.la subvention au m2 de plancher Minergie® construit.dispense d’installer le gaz dans les cuisines (immeubles d’habitation). indépendants des modalités d’aides fédérales.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .dérogation sur l’installation d’un décompte individuel des frais de chauffage et de l’eau chaude sanitaire (immeubles d’habitation). .dérogation à l’obligation de fournir la preuve du besoin pour la climatisation.crédit d’impôt. . existent au niveau cantonal et constituent un soutien direct à Minergie® : .la prise en charge des frais de labellisation (à verser à l’association Minergie®). L’attribution de droits à bâtir supplémentaires motive depuis peu les promoteurs immobiliers « ordinaires » et les conduit à envisager la réalisation de bâtiments Minergie®.l’attribution de droits à bâtir supplémentaires. Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui 5 BÂLE-VILLE Oui Oui Oui Oui Oui Oui 6 BERNE Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui 7 FRIBOURG Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui 8 GENÈVE Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui 9 GLARIS Oui Oui Oui Oui Oui Oui 10 GRISONS Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui 11 JURA Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui 12 NEUCHÂTEL Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui 13 NIDWALD Oui Oui Oui Oui Oui Oui 14 SCHAFFHOUSE Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui 15 SOLEURE Oui Oui Oui Oui Oui 16 TESSIN Oui 17 THURGOVIE Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui 18 URI Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui 19 VALAIS Oui Oui Oui Oui Oui 20 ZURICH Oui Oui Oui Oui Oui Oui 21 LIECHTENSTEIN Oui Oui Oui Oui TOTAL (nombre) 14 16 16 8 12 13 17 7 19 15 TOTAL (%) 67% 76% 76% 38% 57% 62% 81% 33% 90% 71% Cantons dont la législation en la matière est actuellement en révision et/ou dont les budgets sont épuisés (2006) 1 LUCERNE 2 OBWALD 3 SAINT-GALL 4 VAUD 5 ZOUG Source : Office fédéral de l'énergie OFEN Mesures promotionnelles (10) Plusieurs dispositifs de soutien. Oui Oui Oui Oui 4 BÂLE-CAMP.

une réalisation intégrant le standard Minergie® donne droit à 10% de plancher construit supplémentaire. • Aides privés Certaines banques proposent des hypothèques (prêts) à taux d’intérêt plus bas pour des réalisations Minergie®.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .le canton de Genève.pdf B70 PREBAT . (11) Hypotheques_a_taux_reduit.

Les modules sont des sous constructions du bâtiment du point de vue énergétique. D'autres sont en préparation comme les fenêtres. soit trop lentement.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . C’est donc spécifiquement à ce niveau que subsistent généralement des problèmes : Comme l'enquête l'a montré. l'éclairage. La plus grande différence est constatée pour les installations de ventilation contrôlée qui exigent une coordination renforcée entre les différents planificateurs (architectes. On peut toutefois dire que le standard MINERGIE® ne cause ni dans la planification ni dans la mise en œuvre ou dans l'utilisation des logements de nouveaux problèmes. Un autre ouvrage (le « Schweizer Energiefachbuch » . C’est un nouveau métier qui s’est créé et requiert de nouvelles compétences. Par exemple à la fin des années 80. ingénieurs. Soucieuses de réaliser des bâtiments durables. des installations techniques mais également des nouveaux modes de financement Il permet ainsi aux professionnels du bâtiment de se tenir à jour dans ce domaine en constante évolution.3. le LIGNUM (Union suisse en faveur du bois) ont publié toute une série d’ouvrages visant à réactiver l’utilisation du bois dans la construction en mettant en avant ses qualités environnementales en tant que matériau de construction renouvelable et peu gourmand en énergie grise. Une étude d’évaluation du label Minergie® réalisée en 2004 [3] pointait cette limite : « les bâtiments MINERGIE® intègrent certes une enveloppe thermiquement plus performante (épaisseur d’isolation plus importante) et sont équipés d’installations de production de chaleur faisant recours dans une plus large mesure à des énergies renouvelables que des bâtiments conventionnels. fabricants. la SIA.Manuel-Energie-Suisse) parait chaque année depuis 1983 et propose un état des lieux énergétique du marché de la construction. Par conséquent. L’installation de ces systèmes modifie les modes de coordination entre les différents corps de métier.6 CERTIFICATION DES PRODUITS ET DES ACTEURS Le label MINERGIE® est couplé à des modules Minergie®. ils ne sont toutefois guère plus exigeants que des bâtiments conventionnels. la Confédération. il n’existe pas d’acteur qui agit de manière transversale. LES POINTS DELICATS DUS AUX CHOIX TECHNIQUES MINERGIE® a conduit au développement de système de ventilation à double flux. les innovations dans le domaine des matériaux de construction. B71 PREBAT . » 3. le chauffage au bois. concernant le travail de planification et de mise en œuvre. l’échange d’information entre les acteurs se fait soit de manière insuffisante.5 DIFFICULTES DE MISE EN ŒUVRE. presque toutes les propositions (mesures d'optimisation évoquées dans cette étude) visent donc l'information mutuelle et la formation des acteurs. Ce savoir-faire est renforcé par le souci constant des organisations professionnelles d’informer leurs adhérents des évolutions technologiques. Ce sont plutôt des points de conflit déjà connus qui sont accentués par des exigences de qualité en partie plus élevées. en ce qui concerne les connaissances techniques. elles utilisent des techniques de construction et accordent le plus grand soin à la mise en œuvre afin de garantir la longévité du bâti. Les différents acteurs ont également peu de confiance mutuelle. des modes de mise en œuvre. Aujourd'hui 56 modules sont certifiés. dans les mesures d'optimisation l'accent doit être mis sur la communication entre l’ensemble des participants et sur l'amélioration des connaissances techniques .7 SAVOIR FAIRE DES ENTREPRISES Les entreprises suisses se caractérisent par un savoir-faire reconnu et leur précision. entreprises et maîtres de l’ouvrage). 3. Cependant. Il passe en revue des réalisations exemplaires en la matière. Dans ce domaine.

) sans B72 PREBAT . De l’étude.0 40. etc.7 66. Cette évolution concerne une vingtaine de site sur l’ensemble de l’échantillon de l’étude.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . il ressort également que. • Calculs justificatifs du bilan selon SIA 380/1 : L’étude d’évaluation du label Minergie® menée en 2004 [3] indiquait en conclusion : « Des articles qui ont traité Minergie® d'un œil critique ont été publiés de temps en temps dans la presse.4 63.en individuel. Les relevés effectués dans près de 500 maisons individuelles et logements collectifs (tableau ci- dessous) montrent que : . . ETAPE 4 : EVALUATION 4.1 EVALUATION DES NIVEAUX DE PERFORMANCES ATTEINTS PAR RAPPORT AU NIVEAU DE PERFORMANCE VISE • Performance énergétique Une étude d’évaluation du label Minergie® a été lancée à l’initiative des services de l’énergie des cantons [3]. un manque de contrôle. capteurs solaires thermiques. Les reproches principaux concernent essentiellement les différences entre l’indice énergétique Minergie® calculé et les consommations d'énergie effectives mesurées. l’indice énergétique moyen est inférieur aux exigences du label. Echantillon Type de Consommation Consommation Exigences (*) logement moyenne [kWh/m²] médiane [kWh/m²] Minergie® [kWh/m²] 440 Individuel neuf 40. les indices énergétiques calculés pour la certification Minergie® sont bien inférieurs aux limites du label et qu’en fait les indices mesurés restent inférieurs pour les maisons individuelles alors qu’ils deviennent un peu supérieurs pour le collectif.9 90 42 Collectif neuf 48. la possibilité d'atteindre les objectifs quasi exclusivement au moyen d’installations techniques spécifiques (par exemple : pompe à chaleur.3 45. à des relevés de consommation d’énergie et à des enquêtes auprès des occupants. en moyenne.6 90 (*) : En 2002 la procédure de calcul Minergie® s’est adaptée à l’évolution de la SIA380/1.en collectif ce même indice dépasse un peu les exigences.4. notamment pour ce qui concerne les valeurs limites. Elle a conduit à la vérification des documents de certification. valeurs moyennes et médianes comparées aux exigences du label Il est difficile d’expliquer le dépassement propre au collectif : selon les auteurs de l’étude il est possible qu’en maison individuelle la motivation des occupants soit plus forte qu’en collectif où chacun des occupants ne se sentirait pas directement responsable des consommations coillectives. tant neuf que rénové.8 45 12 Collectif rénové 69.3 45 12 Individuel rénové 64.

soigner particulièrement la qualité thermique de l’enveloppe et des problèmes de physique du
bâtiment. Le grand nombre d’erreurs dans les justificatifs Minergie®, constatées par les
certificateurs (la plupart du temps ce sont les services cantonaux de l’énergie), a en outre éveillé
le soupçon que des bâtiments MINERGIE® pourraient présenter des défaillances de performances
considérables dans la pratique.

Ces reproches n'ont pas pu être confirmés par les résultats de la présente étude. Les contrôles
des justificatifs effectués par les bureaux certificateurs se sont avérés efficaces en amont, et lors
des contrôles de mise en œuvre, aucune différence significative, entrainant des conséquences
négatives sur la consommation d'énergie par rapport aux valeurs annoncées dans le justificatif, n'a
été constatée. L’analyse des données déclarées dans les justificatifs a démontré que les concepts
énergétiques (des bâtiments) étaient, dans la très grande majorité des cas, valables et équilibrés.
Le contrôle de l'indice énergétique de plus de 500 constructions Minergie a également confirmé
que les faibles consommations d'énergie calculées sont atteintes en pratique.

Cette étude propose une analyse assez exhaustive comprenant les données mesurées et
calculées de 58 bâtiments :

Affectation Nombre de bâtiments

Habitat individuel 41

Habitat collectif 11

La figure suivante montre la nature et la fréquence des erreurs constatées par les certificateurs :

B73 PREBAT - Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB

• La coordination entre les différents acteurs

Le même rapport mentionnait en fait surtout des difficultés de communication entre les acteurs (cf.
infra 3.5 : « Difficultés de mise en euvre »). Comme l’indiquent les graphiques ci-dessous, ce
décalage semble pour beaucoup résulter des connaissances techniques hétérogènes que
possèdent les acteurs (maître d’ouvrage, architectes et ingénieurs).

4.2 SURCOUTS, GAINS

B74 PREBAT - Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB

Selon Bürgi [81] qui s’appuie sur 50 constructions analysées par les agences MINERGIE en 2001,
les coûts annuels (coût du capital et charges d’exploitation) sont plus bas pour les bâtiments
MINERGIE® que pour des réalisations standard qui suivent les prescriptions relatives à l’isolation
thermique. Les atouts sont plus forts dans le neuf qu’en rénovations. Mais les bâtiments
MINERGIE® s’avèrent surtout très performants sur le plan de l’usage.

Monsieur John LATEO, Directeur de la division immobilière de la CIA (Caisse de prévoyance du
personnel enseignant de l’instruction publique et des fonctionnaires de l’administration du canton
de Genève) qui a mené un projet relatif à 120 logements à basse consommation qui répondaient
au label MINERGIE®, confirme la baisse de la consommation d’énergie dans le temps. Les 120
logements construits selon le standard MINERGIE® consomment en moyenne deux fois moins
qu’un bâtiment classique qui suit la réglementation thermique en vigueur (cf.annexe).
Pour arriver à ce résultat, cela suppose néanmoins de mettre en place un système de gestion des
bâtiments et de supervision de l’entreprise de maintenance.

Consciente que les bâtiments MINERGIE® réclamaient des réglages plus fins, la CIA a demandé
au bureau d’études qui avait assuré la conception de l’opération d’encadrer pendant trois ans
l’entreprise de chauffage qui s’occupe désormais de la maintenance des installations. L’objectif
était d’éviter que l’entreprise de chauffage prenne l’initiative d’augmenter la température du
chauffage pour répondre aux demandes intempestives et souvent injustifiées des locataires. Au
terme de ces trois ans, la CIA considère que l’entreprise de chauffage pourra intervenir seule. En
cas d’écart par rapport aux trois premières années, elle devra de toute façon se justifier.

Par ailleurs la CIA a accepté de payer davantage son prestataire puisque les installations étaient
plus complexes. Enfin, la CIA a entrepris une action de formation et d’information de ses
locataires.
4.3 PERCEPTION DE L'UTILISATEUR FINAL

Bürgi [81] indique que c’est essentiellement en termes d’usage que le label MINERGIE® apporte
une valeur ajoutée :

• « Confort et conditions agréables à l'intérieur grâce à la bonne isolation thermique,

• Contrôle de l'humidité et risques moindres de dégradation du bâtiment grâce à la ventilation
contrôlée,

• Meilleure protection contre le bruit et les intrusions grâce aux fenêtres fermées,

• Protection contre les pollens et la poussière grâce aux filtres de la ventilation contrôlée,

• Relative indépendance par rapport à l'évolution des prix de l'énergie grâce à une utilisation
rationnelle de l'énergie,

• Maintien de la valeur, car les objets MINERGIE® correspondent déjà aujourd'hui aux
standards de construction de demain. »

Ces éléments sont confirmés par l’étude [3] qui porte aussi sur l’appréciation des utilisateurs de
maisons labélisées :

B75 PREBAT - Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB

B76 PREBAT - Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB

4.4 NOMBRE DE REALISATIONS DANS LE PAYS D’ORIGINE ET DANS D’AUTRES PAYS Les réalisations en Suisse sont en évolution constante comme le montrent les tableaux ci- dessous. Le label ne fait pas encore l’objet de réalisation en dehors de la Suisse.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Labels MINERGIE jusqu'au31 décembre 2005 Bâtiments Bâtiments Bâtiments Bâtiments Année d'habitation d'habitation administratifs administratifs Total neufs rénovés neufs rénovés [nbr] [nbr] [nbr] [nbr] [nbr] 1998 191 8 4 2 205 1999 123 11 5 2 141 2000 337 30 25 6 398 2001 480 43 36 11 570 2002 663 52 65 13 793 2003 716 70 53 17 856 2004 785 84 93 22 984 2005 1104 76 74 21 1275 Total 4399 374 355 94 5222 Labels MINERGIE jusqu'au31 décembre 2005 Bâtiments Bâtiments Bâtiments Bâtiments Année d'habitation d'habitation administratifs administratifs Total neufs rénovés neufs rénovés [m2 SRE] [m2 SRE] [m2 SRE] [m2 SRE] [nbr] 1998 58'500 4'600 16'000 8'800 87900 1999 36'500 14'400 16'600 4'600 72100 2000 140'500 35'100 96'700 34'600 306900 2001 194'000 23'000 236'900 57'200 511100 2002 341'000 49'300 336'900 57'200 784400 2003 371'400 53'100 149'200 113'600 687300 2004 507'600 49'400 379'200 45'700 981900 2005 649'000 48'800 94'700 91'300 883800 Total 2298500 277700 1326200 413000 4315400 B77 PREBAT .

SIA… • Le programme s’insère dans un ensemble de dispositifs (« Cités de l’énergie ». il ne fait plus l’objet d’aucun soutien. Sur la base des expériences et compétences de ses membres. publication de guides concrets sur la manière de construire. la SIA définit des normes dans les différents domaines. les ingénieurs et architectes sont réunis au sein de la société des ingénieurs et architectes (SIA). Aujourd’hui dans certains cantons le référentiel Minergie® étant devenu la norme. la catastrophe de Tchernobyl en 1986 a provoqué un changement de l’opinion public sur l’énergie nucléaire. Par la suite. o Minergie®P (qui constitue l’importation du label « Passive Haus »). industriels. o Minergie® P éco* qui intègre des aspects environnementaux beaucoup plus vastes (par exemple. l’impact des matériaux sur la santé dans l’habitat. • Le programme certifie des composants. o utilisant le savoir faire local. • Le programme bénéficie d’une forte lisibilité : Minergie® est le label haute performance énergétique suisse. B78 PREBAT . Il comprend trois niveaux de performances : o Minergie®. des équipements pouvant entrer dans la conception des maisons. « Eco- Drive »…) dont la promotion est assurée par SuisseEnergie et donne une cohérence à la politique énergétique et climatique de la Suisse. principalement de la construction. • Les architectes et les ingénieurs sont proches : En Suisse. • Le programme ne prend pas en compte que les aspects financiers et techniques. etc…). depuis la deuxième moitié du XIXème siècle.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . • Le programme s’est attaché un ensemble cohérent de partenaires qui sont autant de relais et de diffuseurs : Confédération. Cantons. ETAPE 5 : REFLEXION CRITIQUE 5. • Il a bénéficié d’importants soutiens publics en phase de démarrage. Une action vigoureuse de marketing et de communication a été entreprise pour favoriser la diffusion du label : création d’un site internet. organisations de conférences régulières.1 FORCES • La population suisse a progressivement intégré la problématique environnementale : la première prise de conscience du problème énergétique date de la crise de 1973/74. o définissant des exigences réalistes compte tenu de l’état de la technique du moment . • Les initiateurs ont fait preuve de réalisme en : o s’appuyant sur des normes existantes (la norme SIA 380/1) pour le calcul de la demande de chauffage et sur la filière bois .5.

• Les cobénéfices sont notables puisque le label offre notamment : o Une protection du bâti par une enveloppe soignée.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . B79 PREBAT . o Un confort supérieur [3].

Cette baisse alliée à une augmentation du coût des énergies. indique que sans subvention. Le manque de connaissances techniques communes nuit à la confiance mutuelle. 5. pourrait conduire à rendre ces programmes plus attractifs. Si cela changeait. C’est le cas pour la mise en place des systèmes de ventilation à double flux. notamment à cause de la pénurie actuelle sur le marché immobilier. la coordination entre acteurs n’est pas parfaite. B80 PREBAT . Mais ces points de conflit ne sont pas nouveaux. l’équilibre économique de certaines opérations peut être revu et favoriser un arbitrage en faveur d’une solution moins coûteuse au stade de la conception et de la construction (cf. • Une forte et très hypothétique baisse du coût de l’énergie et / ou des études montrant que les performances enregistrées sur les bâtiments ne sont pas aussi importantes que celles qui sont annoncées. • Peu d’informations ont été diffusées sur la façon d’assurer le confort en été dans les bâtiments labélisés Minergie®. Une analyse sur 58 bâtiments [3] a notamment montré que l’échange d’informations entre les acteurs reste insuffisante et s’effectue trop lentement. • Dans un marché immobilier serein. • La diffusion plus large de la technique et des produits pourrait conduire à une baisse des coûts. • La fin des subventions : L’entretien avec le directeur de la division immobilière de la CIA (Caisse de prévoyance du personnel enseignant de l’instruction publique et des fonctionnaires de l’administration du canton de Genève.5. le label Minergie® constitue un atout pour la location ou la revente. • Le label concerne avant tout les bâtiments neufs alors que les gains à réaliser en matière de consommations d’énergie concernent en priorité le parc existant.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . 5. Ils sont juste accentués par des exigences de qualité supérieures.2 FAIBLESSES • Malgré l’habitude des architectes et des ingénieurs de travailler ensemble. L’attrait serait d’autant plus grand que cela réduirait les risques dus à des tensions sur la disponibilité des énergies.annexe). il constituerait un argument supplémentaire pour la promotion et la diffusion de Minergie®.3 OPPORTUNITES • Les labels qui vont au-delà de la réglementation deviennent des références. • Peu d’études d’impact ont été mené à ce jour.4 MENACES • A ce jour le label Minergie® ne constitue pas de façon claire un atout pour la location ou la revente [3].

• Développer un référentiel de performance énergétique pour les constructions neuves et les rénovations nettement supérieur aux exigences réglementaires en vigueur. l’association française EFFINERGIE a entre autres pour ambition de : • Promouvoir de façon dynamique les constructions à basse énergie (dans le neuf et la rénovation) en démontrant la faisabilité technico-économique de la basse énergie et les bénéfices associés. Les bases du label basse consommation EFFINERGIE pour les bâtiments neufs ont déjà été établies à partir des exigences de la RT2005 (performance énergétique. dans un souci de cohérence avec la RT2005.9 à 1. confort d’été). Le label EFFINERGIE. le secteur bancaire et les collectivités locales dans un programme d’actions tendant vers un label de bâtiments confortables et respectueux de la qualité de vie. les exigences d’EFFINERGIE apparaissent légèrement supérieures. il apparaît opportun de repérer les facteurs qui ont favorisé ou bloqué la diffusion du label basse consommation suisse et d’examiner si ces facteurs sont présents ou reproductibles dans le contexte français.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . l’ONG PRIORITERRE est devenue en janvier 2007 le certificateur officiel et exclusif du label MINERGIE®. • De mettre en place un comité de suivi. de surveillance et d’observation pour faciliter la mise en place et l’évolution du label très basse consommation.6. En outre. ETAPE 6 : CONDITIONS DE LA TRANSPOSITION 6. • Fédérer les professionnels de la construction. Pour le résidentiel existant. Les usages pris en compte sont ceux de la RT2005 et le niveau d’exigence est exprimé en énergie primaire : • 50 kWh/m² par an en résidentiel à moduler selon les zones climatiques d’un facteur 0. • 50% de la RT2005 en non résidentiel. s’appuie sur des méthodes de calcul différentes de MINERGIE® et il ne prend pas les mêmes surfaces de référence et les mêmes périmètres d’usages de l’énergie. Malgré ces différences. Sans préjuger du résultat de ces deux démarches parallèles et concurrentes et malgré les différences entre EFFINERGIE et MINERGIE®.3. le label prévoit une consommation maximale de 80 kWh/m² par an modulable selon les régions. Pour concurrencer ce label. les règles de conversion énergie primaire/énergie finale pour l’électricité ne sont pas les mêmes.1 QUEL LABEL BASSE CONSOMMATION ? Créée fin 2005. B81 PREBAT .

Cela ne demande aucun saut technologique dans un premier temps. • La labellisation des composants et systèmes : Le label MINERGIE® est couplé à des modules Minergie®. l’association a su toucher tous les acteurs de la construction. A priori. Un des objectifs de l’association EFFINERGIE est justement de développer des guides d’application qui permettent aux différents acteurs de réussir leurs projets. B82 PREBAT . Le durcissement de la réglementation thermique française prévu à intervalles de cinq ans contribuera au développement des maisons à très faible consommation d’énergie et à la diffusion du label.2 LES FACTEURS QUI ONT CONTRIBUE A LA DIFFUSION DU LABEL Le succès de la diffusion du label MINERGIE® en Suisse est le fruit d’un ensemble d’actions et de facteurs qui ne pourront pas toujours être reproduits à l’identique : • Une organisation politique décentralisée : L’organisation politique propre à la Suisse a conduit à des initiatives locales. Néanmoins.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Le fait de trouver quatre Régions parmi les dix membres fondateurs d’EFFINERGIE. le chauffage au bois. l’ensemble de ces éléments qui ont contribué au succès de MINERGIE® pourraient être reproduits et participer au succès d’un label équivalent en France. • Un soutien financier actif : Au-delà de la Confédération. ingénieurs. Par ailleurs. le succès d’un label basse consommation repose sur la disparition de certains obstacles. les occupants de maisons basse consommation ont été informés des spécificités de leur maison. maîtres d’ouvrage…) allaient adhérer à cette démarche. Le label Minergie® P a été proposé dans une seconde phase avec des exigences accrues. par des contenus d’information adaptés à chaque catégorie de métier. • Une approche marketing : L’association MINERGIE® organise un ensemble d’actions destinées à promouvoir la démarche : documentation didactique. D'autres sont en préparation comme les fenêtres. Aujourd'hui 56 modules sont certifiés MINERGIE®. séminaires de formation.6. • Un label qui devance la réglementation : L’exemple de MINERGIE® montre qu’un label peut rapidement devenir le niveau d’exigence standard. Enfin. Les modules sont des parties du bâtiment du point de vue énergétique. • Des guides à destination des professionnels ont été conçus afin de favoriser la diffusion des bonnes pratiques et s’assurer que le plus grand nombre de professionnels du bâtiment (architectes. Il conviendrait également de développer les procédures de labellisation de produits pour accompagner les transferts de technologie et les innovations. assure des revenus à l’association Minergie® et participe à la promotion de la démarche. création de réseaux de partenaires… Ces partenaires parraineurs. En contrepartie Minergie® offre une plateforme de communication attrayante. l'éclairage. constitue un élément favorable à une diffusion en France. les cantons ont subventionné les premières opérations de manière à compenser les surcoûts de construction. • Une démarche progressive : Les exigences développées dans MINERGIE® correspondent aux meilleurs techniques. Tout est parti du canton de Zurich mais les autres cantons ont repri cette initiative et contribué à son succès en y apportant un soutien financier mais surtout en mettant en place un plan d’actions stratégiques destiné à la promotion du label (par exemple ce fut le cas du canton de Valais qui a prévu une série de 31 actions tant destinées à l’offre qu’à la demande pour promouvoir le label). De plus les banques proposent des prêts à taux d’intérêt plus faibles pour des réalisations MINERGIE®. notamment les architectes.

Cette coordination n’est pas problématique en Suisse où les architectes et les ingénieurs sont regroupés depuis très longtemps dans la même association. o L’isolation de l’enveloppe : En Suisse. • Certains facteurs qui ont contribué au succès du label suisse ne se retrouveront pas en France : o L’aspect « investissement à long terme » et « maintien à long terme de la valeur d’un bâtiment » est fondamental dans le financement de l’immobilier en Suisse. la société des ingénieurs et architectes (SIA). B83 PREBAT . o la coordination entre conception et réalisation. Une telle approche semble incompatible avec des standards de haute qualité énergétique tels que Minergie®. Seule une performance enregistrée et réelle assurera la publicité du label. la plupart des publications techniques et architecturales de référence ont critiqué l’isolation thermique des façades par l’intérieur à cause des ponts thermiques que cela créée. la tendance est plutôt d’avoir des financements sur des durées de 20 à 30 ans. En France. Ceci permet des durées d’emprunts très importantes de l’ordre de 50-100 ans. • Minergie® label unique de la haute performance énergétique : Minergie® est considéré comme un label précurseur qui fait référence et apporte une valeur commerciale aux bâtiments. En France l’isolation technique par l’intérieur reste encore très dominante et l’isolation par l’extérieur relève plus de l’exception. Ils sont donc moins demandeurs de réalisations très performantes. pour la qualité de la mise en œuvre. En ce sens elle doit être vue comme un signal positif à lancer aux futurs maîtres d’ouvrage qui hésitent à se lancer dans ce type de construction. Le suivi peut également expliquer les dépassements de consommation qui pourraient se produire et constituer une aide à la correction. association qui définit des normes servant de référence aux lois fédérales ou cantonales. Il convient donc de s’assurer que les surcoûts de construction se traduiront effectivement par une baisse des consommations d’énergie en mettant en place un système de suivi de la gestion des bâtiments. Une telle population de pionniers existe sans doute en France mais dans des proportions sans doute moins forte.En France.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .3 LES OBSTACLES • Une clientèle exigeante et réceptive : La population suisse semble dotée d’une conscience environnementale très affirmée. Ces habitudes de travail communes ne sont pas aussi systématiques en France. Il existe donc probablement une clientèle plus réceptive et prête à payer davantage pour obtenir des bâtiments offrant un confort supérieur. Cette valorisation potentielle en cas de revente favorise la promotion du label. Même si les choses risquent d’évoluer avec la hausse du coût de l’énergie. les français affichent un souci moins marqué pour la problématique de l’environnement. la multiplication des labels risque d’introduire une certaine forme de confusion dans l’esprit de nombreux acteurs.6. entre architectes et techniciens/ingénieurs constitue un autre élément clé. • La mise en place d’un suivi de la gestion et de l’exploitation du bâtiment : Rien ne garantit que les économies théoriques annoncées dans la phase de conception ne se traduisent par une baisse des consommations d’énergie au stade de l’exploitation du bâtiment.

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Ces logements se répartissaient sur trois blocs de bâtiments de six étages (avec rez-de-chaussée) pour un total de neuf entrées. Le choix fut donc de construire un bâtiment plus performant à la source et de faire appel au sens civique de l’usager. l’opération bénéficia d’une dérogation relative à l’installation d’un système de décompte individuel pour les frais de chauffage. Ensemble d’Immeubles : rue Sonnex 19. 2. En tant que caisse de prévoyance. rue Alberto Giacometti 8. Innovation » du CSTB. 14. chercheur au laboratoire « Services. l’opération basse consommation autorisait le maître d’ouvrage à déroger à la réglementation et à ne pas alimenter en gaz les cuisines équipées de ses logements. En tant qu’investisseur. Ce surcoût est lié principalement aux panneaux solaires. Construits en 2004 (Etape B1). Directeur de la division immobilière de la CIA (Caisse de prévoyance du personnel enseignant de l’instruction publique et des fonctionnaires de l’administration du canton de Genève) et Monsieur Frédéric BOUGRAIN. 10. ce décompte peut être superflu dans la mesure où il engendre des surcoûts à l’installation mais aussi aux stades de la gestion et du suivi. Le Pommier. 12. Sur le plan des résultats mesurés. l’opération fut subventionnée au niveau cantonal (désormais ces aides n’existent plus). 23.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . C’est ainsi qu’elle a porté un projet relatif à 120 logements à basse consommation qui répondaient au label MINERGIE (voir image ci-dessous). Ces coûts risquaient alors de représenter une part importante de la facture énergétique des logements et auraient pu être mal perçus par les locataires. 10 et rue Gardiol 8. 3. (© CIA) Le fait de respecter les prescriptions propres au label MINERGIE a engendré un renchérissement de l’opération d’environ 2 à 3% par rapport à des investissements plus traditionnels. il s’avère que les bâtiments construits selon le standard MINERGIE consomment deux fois moins qu’un bâtiment classique qui suit la réglementation thermique en vigueur. B87 PREBAT . 21. la CIA investit 30% de ses fonds dans l’immobilier locatif. à la ventilation double flux et aux réglages plus sophistiqués. Cependant au moins trois postes venaient contrebalancer ce « surinvestissement » : 1. à l’isolation thermique renforcée. ANNEXE Compte-rendu de l’entretien du 9 mai entre Monsieur John LATEO. au Grand-Saconnex. gestionnaire de bâtiment la CIA s’est intéressée au début des années 2000 aux bâtiments à basse consommation. La réglementation du canton de Genève estime effectivement que dans des bâtiments à basse consommation. Process.

Tout nouvel investissement requiert d’intégrer cette nouvelle B88 PREBAT .Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . la CIA a augmenté ses loyers en proportion du surcoût initial. Le seul problème qui persistait. Six mois après l’entrée des locataires. la CIA considère que l’entreprise de chauffage pourra intervenir seule. elle n’envisage pas de systématiser ce type d’opération. cette première opération a bénéficié d’une subvention qui représentait environ 0. la CIA voulait un bâtiment durable et était consciente qu’il convenait de mettre en œuvre une gestion optimale pour que les consommations réelles se situent au niveau des calculs théoriques du label. L’objectif était d’éviter que l’entreprise de chauffage prenne l’initiative d’augmenter la température du chauffage pour répondre aux demandes intempestives et souvent injustifiées des locataires. la CIA a entrepris une action de formation et d’information de ses locataires. En cas d’écart par rapport aux trois premières années. • Après les six premiers mois d’emménagement. Pour récupérer son investissement initial.5% du coût de construction. il était inconcevable d’augmenter la température de 2°C dans l’ensemble du bâtiment. Il se plaignait de la faible température pour ses clients. • Un contrat de maintenance fut établi pour chaque chaufferie. • Le CUEPE de l’Université de Genève fut aussi chargé du suivi de cette opération pilote pendant trois ans. les loyers sont soumis à un contrôle (la législation prend cependant en compte le surcoût de construction et autorise des loyers supérieurs de façon à encourager la baisse des consommations d’énergie). Cela aurait engendré une hausse des consommations de 14%. même si ces logements se situent sur un marché libre.Un tel résultat est cependant le fruit de la stratégie de gestion de la CIA : • En tant que maître d’ouvrage gestionnaire devant rendre des comptes à son Conseil de fondation. L’objectif de la CIA était de leur fournir des explications sur la brochure MINERGIE. la CIA a demandé au bureau d’études qui avait assuré la conception de l’opération d’encadrer pendant trois ans l’entreprise de chauffage qui s’occupe désormais de la maintenance des installations. Il apparaît donc à chaque fois nécessaire de maintenir le dialogue avec les locataires de façon à trouver la solution qui se révèle optimale sur le plan collectif. les locataires furent réunis. Ceci permettait surtout de répondre aux problèmes réels des locataires. Ces subventions n’existent plus aujourd’hui. La CIA lui a alors demandé d’utiliser un chauffage d’appoint dans les pièces où cela s’avérait nécessaire. le contrat était d’un montant plus élevé que pour des bâtiments traditionnels. conçu par le service cantonal de l’énergie et publié en français et en anglais Ce guide didactique fournit des informations élémentaires et répond à des questions très pratiques (Quelles sont les températures normales dans un logement MINERGIE ? Qu’est-ce que le double flux ?). • Consciente que ces bâtiments réclamaient des réglages plus fins. de communiquer les premiers résultats des consommations des bâtiments et de répondre aux questions en suspens (suite aux premiers ajustements. Les installations étant plus complexes. a été résolu par le dialogue. plusieurs critiques tombèrent durant la période des six premiers mois). Les enseignements : Les locataires sont aujourd’hui satisfaits du confort apporté par leur logement. Les plaintes et critiques ont disparu. A l’occasion de cette distribution. Bien que la CIA soit très satisfaite du résultat de cette opération et qu’elle mènera prochainement un second investissement de nature identique. Par ailleurs. Par exemple. Au terme de ces trois ans. En dépit de ce surcoût les locataires consacrent moins de ressources à leur budget logement qui comprend le loyer et les provisions sur charges relatives aux consommations d’énergie et au chauffage. La caisse a préféré attendre cette période de six mois afin que les locataires apprennent à vivre quelques temps dans leur logement et que les premiers réglages propres à de nouveaux bâtiments soient effectués. En effet. la CIA a distribué le guide MINERGIE. Ceci ne posait pas de problèmes dans la mesure où la région de Genève connaît une pénurie de logements et où le marché est tendu. Cela concernait un ostéopathe qui exerce sa profession dans un local (situé dans les arcades du bâtiment). elle devra de toute façon se justifier.

La CIA qui possède un parc de 7100 logements n’envisage pas pour le moment d’appliquer le label MINERGIE dédié aux bâtiments existants. Des interventions ciblées sur les installations techniques. cela paraît souvent inopportun de la réintégrer par la suite en modifiant d’une manière lourde l’enveloppe de l’immeuble.contrainte de financement et d’opérer un arbitrage en tenant compte de l’intérêt général des membres du fonds de prévoyance. B89 PREBAT . semblent a priori plus adaptés. voire certains éléments et un dialogue destiné à modifier le comportement des usagers des bâtiments. Si la problématique énergétique n’a pas été intégrée dès la conception.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . son architecture et son fonctionnement sur le plan technique. Elle considère au-delà du coût de ses opérations que cela peut conduire à dénaturer un bâtiment.

fr). Norford (Massachusetts Institute of Technology-USA) B90 PREBAT . Ahmad Husaunndee avec la participation de Frédéric Bougrain (frederic.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .visier@cstb. « ZERO ENERGY HOMES » ET « LEADERSHIP IN ENERGY AND ENVIRONMENTAL DESIGN » (LEED) Auteurs : Jean Chrisophe Visier (jean-christophe.bougrain@cstb.fr) Expert : Leslie K. Comparaison internationale Bâtiment et énergie B4 – ETATS-UNIS : LES PROGRAMMES « BUILDING AMERICA».

Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .1 LES PROGRAMMES “BUILDING AMERICA” ET “ZERO ENERGY HOMES” B91 PREBAT . B4.

1. Les solutions techniques utilisées dépendent de la région et du climat. une dépendance énergétique relativement faible (29 % d’énergie primaire est importée). Des panneaux sandwichs préfabriqués sont utilisés de manière non négligeable. instaure des aides fiscales pour les actions de maîtrise de l’énergie et de sources alternatives d’énergie . Cette feuille de route comprend donc deux objectifs complémentaires : B92 PREBAT . met en place ou renforce les normes d’efficacité énergétique pour de nombreux équipements utilisés dans les bâtiments résidentiels ou non résidentiels . Résidentiel : 256 kWh/m² d’énergie primaire ce qui est du même ordre que les bâtiments français. Les systèmes de climatisation sont très fréquents mais les systèmes de ventilation spécifique ne sont pas systématiques.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . On peut différencier aux Etats-Unis 6 grands types de climat.1 CONTEXTE. . ANTERIORITES LE CONTEXTE Le contexte américain se caractérise par : .B. Pour les maisons individuelles la construction bois est très fortement utilisée. Le climat « mixed Humid » qui couvre une partie de l’est américain est le plus proche du climat Français. Le ministère de l’Energie (DOE – Department of Energy) a définit une feuille de route qui définit les performances à atteindre par rapport aux bâtiments du milieu des années 1990. .4. Tertiaire : 561 kWh/m² d’énergie primaire ce qui est supérieur aux bâtiments français. Refrigerating and Air-Conditioning Engineers . -70 % en 2020 avec en 2020 une production locale satisfaisant les besoins. impose aux états la mise en oeuvre de réglementations sur les bâtiments non résidentiels basés sur une norme d’efficacité énergétique définie par l’association des ingénieurs de génie climatique (American Society of Heating. -50 % en 2015. -40 % en 2010. ANTERIORITES Au plan national américain une loi de 2005 : .ASHRAE) Des aides de certains états peuvent couvrir jusqu’à 50 % du coût des systèmes photovoltaïques sous des formes diverses. Les consommations des bâtiments sont les suivantes : . de fortes consommations énergétiques. Les constructions sont généralement réalisées sur site et l’isolation est mise en place à l’intérieur des ossatures bois.

de producteurs d’équipement. Le développement des technologies qui réduisent les consommations d’énergie et de matière. Cependant. et les constructeurs de maison individuelles forment les acteurs clés des programmes. produire de façon décentralisée. L’intégration de systèmes de production décentralisés afin d’arriver en 2020 à des bâtiments zéro énergie et . . environ 95 % du budget est employé pour des projets portant sur le neuf. Les consultants spécialistes des questions énergétiques. Une des hypothèses du programme « Construire l’Amérique » est que des économies d’énergie importantes peuvent être obtenues à coût nul et marginal via une optimisation globale des systèmes. améliorer l’efficacité énergétique . de collectivités locales. de fournisseurs de matériaux. d’ingénieurs. .4. dans la pratique.1. : B93 PREBAT . L’amélioration de la productivité des entreprises et . L’idée est de promouvoir un travail collectif et des approches systèmes (system engineering approches). . Ce budget couvre les activités de conception. Le budget fédéral dédié au programme « Construire l’Amérique » s’élevait à 16M$ pour 2005. L’atteinte des objectifs de baisse des consommations d’énergie conduit à promouvoir : . La plupart des consortiums sont impliqués dans les deux programmes.2 DESCRIPTION DU PROGRAMME DÉFINITION Depuis 1996 le département de l’énergie soutient les programmes « Construire l’Amérique » (Building America) et « Maisons zéro Energie » (Zero-ENERGY HOMES)qui portent sur les maisons individuelles neuves ou réhabilitées. Des travaux portant sur les solutions pour l’existant ont été menés mais n’ont pas à l’heure actuelle fait l’objet d’une diffusion. Le soutien aux entreprises pour réduire les temps de construction et les déchets. B. L’exemple type est la réduction des coûts des systèmes de chauffage climatisation rendue possible par un surinvestissement dans l’enveloppe. LES ACTEURS Les programmes sont portés par plusieurs consortiums placés sous l’autorité d’un leader qui coordonne des équipes pluridisciplinaires composées d’architectes. de sociétés de crédit immobilier. d’entreprises de construction. Ces programmes sont une des actions visant à mettre en œuvre la feuille de route Ils poursuivent à la fois des objectifs de baisse des consommations d’énergie et d’amélioration des performances économiques des entreprises impliquées dans le programme.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . de tests et aussi la publication des guides. Le programme vise notamment à modifier les habitudes individualistes des acteurs. de formation. La production de bâtiment consommant 30 à 90 % d’énergie en moins pour le neuf et 20 à 30 % de moins pour l’existant. L’atteinte du second objectif repose sur : . Le développement de nouvelles opportunités de marché pour les industriels et les distributeurs.

le confort. Néanmoins. de l’éclairage. Il est également possible d’acheter en ligne les guides de mise en œuvre qui ont été conçus pour les différentes zones climatiques. les entreprises ont les capacités pour mettre en œuvre les nouvelles techniques avec le support de l’équipe projet Construire l’Amérique et l’aide indirecte des guides. Les constructeurs n’ont pas négligé les aspects commerciaux. LIEN AVEC LES TEXTES REGLEMENTAIRES ET NORMATIFS Un système d’évaluation de la performance énergétique des maisons est en place depuis 2002. dès que la direction générale est convaincue de l’intérêt d’adopter une approche globale de la conception des maisons. Ce dernier point est déterminant dans la mesure où les modes de construction liés aux programmes diffèrent des pratiques courantes. La première version de ce système prenait en compte le chauffage. des pompes à chaleurs. Ce sont davantage les perspectives d’amélioration de la qualité du bâti et de réduction des risques de litiges et de malfaçons (en particulier des problèmes de condensation et de moisissures) qui les stimulent. le programme fournit des exemples concrets de plans de financement prenant en compte les différentes aides disponibles. En outre. Côtés sur les marchés financiers. Ce ne sont pas les perspectives liées à une baisse des consommations énergétiques des bâtiments construits qui les motivent. Ceci explique aussi pourquoi un des points clés du programme est la réalisation de guides de construction utilisables par les entreprises de construction (gros œuvre et second œuvre).Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . des portes et fenêtres… B94 PREBAT . Il traite notamment pour le bâtiment des performances des climatiseurs. ont été diffusés. Les constructeurs de maisons ont une place centrale puisqu’ils portent les produits finaux. Les producteurs d’équipement et les fournisseurs de matériaux jouent un rôle moins central. L’objectif de ce réseau est d’éduquer le public sur les avantages des maisons économes en énergie. la durabilité et la qualité du bâti pour la santé. Des études de cas exposant les atouts du programme pour les acheteurs sont exposés. ils réussissent par ce biais à satisfaire des actionnaires sensibles à la baisse du nombre de litiges et de recours en justice. En 2006 le système a été modifié pour intégrer l’ensemble de la consommation d’énergie de la maison. ils sont étroitement associés à la rédaction de guides et à l’optimisation des solutions retenues par les consortiums pour les différentes zones climatiques.Les consultants ont formé plusieurs partenariats en associant les entreprises de construction et les fournisseurs et en assurant une assistance technique. Il est géré par le Residential Energy Services Network (RESNET). ENERGY STAR est un label sur la performance énergétique qui s’applique en premier lieu à des produits industriels. présentent sur leur site internet les finalités du programme « Construire l’Amérique ». la possibilité d’acheter autre chose avec l’argent économisé. Par ailleurs. Ce système d’évaluation de la performance est utilisé pour la distribution des prêts aidés et pour l’obtention d’un certificat de performances énergétique via le label ENERGY STAR. des chaudières. Ces guides ont été établis progressivement à partir des études menées par les différents consortium. la climatisation et l’eau chaude sanitaire. des matériaux de couverture. Chaque consortium a son approche par rapport à ces guides (descriptions succinctes des performances des composants à mettre en œuvre ou descriptions détaillées de maisons dont les usages sont conformes aux attentes (60 pages décrivent les plans et vont jusqu’aux détails constructifs). Des documents de promotion destinés aux acheteurs insistant sur la réduction des factures énergétiques. LE MARKETING DU PROGRAMME Les consultants qui pilotent la plupart des consortiums. des ventilateurs.

Les intercalaires sont éloignées les unes des autres pour réduire les ponts thermiques.ENERGY STAR propose aussi un label pour les bâtiments eux mêmes. On recherche des réseaux courts entraînant moins de pertes et plus facile à rendre étanches. Il est utilisé par les constructeurs pour prouver à leurs clients la performance énergétique des maisons qu’ils vendent. Le reste provenant des usages spécifiques de l’électricité. Réseau de distribution : Les réseaux de distribution d’air chaud ou froid sont passés en volumes conditionnés (par exemple en isolant les combles) pour récupérer les pertes. Pour les bâtiments du programme Maisons Zero Energie recours systématique au solaire photovoltaïque et à un système solaire thermique pour la production d’eau chaude sanitaire. Ventilation : L’augmentation de l’étanchéité à l’air conduit à mettre en place un système de ventilation mécanique. TECHNOLOGIES APPLIQUEES Les consommations typiques d’une maison américaine se répartissent principalement entre le chauffage (30 %). Le label peut être obtenu soit via le calcul de la performance énergétique soit par l’application de packages de solutions standard. Fenêtres : Les fenêtres métalliques avec vitrage standard sont remplacées par des fenêtres PVC avec vitrage peu émissif (double vitrage). Les tableaux ci-dessous présentent d’autres exemples de solutions. Les détails des jonctions sont soignés pour éviter les problèmes d’infiltration d’air. Une membrane d’étanchéité à l’air est mise en place sur la face extérieure.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Le niveau actuel du label correspond à une réduction de consommation de 30 % par rapport à une maison type de 1993. B95 PREBAT . Eclairage : Utilisation de lampes fluo compactes. Génération de chaleur et de froid : Utilisation de chaudières sans stockage et à haute efficacité. l’éclairage (12 %) et la climatisation (11 %). Les technologies typiquement utilisées pour le programme sont les suivantes : Ossature bois : L’épaisseur des ossatures est augmentée pour permettre la mise en place d’une plus grande épaisseur d’isolant.

Climat froid Solution 1 Solution 2 Solution 3 Fondations Vide sanitaire non ventilé isolation extérieure R =1.56 en gaz ou 0.3 dans R = 3. 3. facteur de transmission solaire de 9.93 Ventilation Système mécanique simple flux extraction ou double flux Eau chaude sanitaire Efficacité de 0.1 Froid Cop = 2. surface vitrée inférieure à 21 % de la surface au sol.1 Annuel de 2.9 en extérieur extérieur Fenêtres Ouvertures nord minimisées.7 dans les combles et 5.5 en l’ossature et 0.45 Toit R=6.4 dans l’ossature R= 4.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .1 Annuel de 2.8 .3 dans les plafonds Renouvellement d’air 0. 2 .88 en électrique B96 PREBAT . conductivité de 0.9 dans l’ossature et 0.35 Chauffage Générateur d’air chaud Générateur d’air chaud Générateur d’air chaud rendement annuel 90 % rendement 90 % ou rendement 80 % ou ou PAC sur air avec PAC sur air avec cop PAC sur air avec cop cop Annuel de 2.8 Murs R= 2.2.35.

3 dans les plafonds Renouvellement d’air 0.3 entre ossatures Fenêtres Ouvertures nord minimisées.35 .9 COP = 3.88 en électrique B97 PREBAT .Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Terre plein isolation périphérique horizontale R=1.7 dans les combles et 5.5 Ventilation Système mécanique simple flux en surpression ou double flux Eau chaude sanitaire Efficacité de 0.56 en gaz ou 0. conductivité cadre de 0.8. isolation extérieure R=1. extérieure R=1. facteur de transmission solaire de 0.45 Toit R=6. surface vitrée inférieure à 21 % de la surface au sol. Climat mixte humide (le plus proche du climat français) Zone Ouest Zone Est Zone Est Sur vide sanitaire ou Sur terre plein sous-sol Fondations Vide sanitaire non Vide sanitaire non Pas d’isolation ventilé.1 Annuel de 2.5 COP = 3.8 sur 60 cm Murs R=2.1 Froid Cop = 2.1 Annuel de 2. isolation ventilé.8.35 Chauffage Générateur d’air chaud Générateur d’air chaud Générateur d’air chaud rendement annuel 90 % rendement 80 % ou rendement 90 % ou ou PAC sur air avec PAC sur air avec cop PAC sur air avec cop cop Annuel de 2.

8 en extérieur des blocs béton béton Fenêtres Simples vitrages.le développement de nouvelles technologies.4.34. B98 PREBAT . facteur solaire 0. facteur = 0.88 Distribution air conditionné Isolation R = 1. U cadre aluminium. Climatiseur puissance réduite COP = 2.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . cadres Double vitrage sélectif. .des travaux de simulation présentant les coûts et bénéfices des différentes solutions de conception retenues. Ucadre =1.2 avec ventilateur de soufflage à vitesse variable et vérification sur site des débits Système photovoltaïque 4kW relié au réseau B. Maisons zéro énergie en Floride Maison de référence Maison zéro énergie toiture Shingle gris brun avec débord de Ardoises blanches avec débord 45 cm de 91 cm Isolation des combles R=5.3 Isolation des murs R=0.1 passage en Réseau en volume climatisé combles Réfrigérateur standard Basse consommation Eau chaude sanitaire Electrique standard Capteur solaire thermique avec appoint propane Sèche linge Electrique standard propane Eclairage Eclairage incandescent standard Eclairage fluo compact Système de climatisation Climatiseur standard 14 kW.1.1.38 solaire 0. de constructeurs et d’industriels. Cop 4. Ces guides qui présentent un recueil des meilleures pratiques en cours ont été réalisés via : .3 MISE EN OEUVRE ELABORATION ET MISE EN ŒUVRE DES PROGRAMMES Pour favoriser la mise en œuvre du programme « Construire l’Amérique » qui requérait une approche système.9 7kW. des guides opérationnels ont été conçus par les équipes constitués principalement de consultants.7 en intérieur des blocs R= 1.

les fenêtres. la principale rupture du programme est moins technique qu’organisationnel. Il s’agit là d’un travail de recherche essentiellement technique n’incluant pas d’optimisation économique. Il s’agit notamment de faire travailler en commun des acteurs plus habitués à opérer sans se coordonner. ont porté plainte devant la justice.Cette approche a requis une interaction permanente entre les membres des consortiums établis. a conduit à l’enrichissement progressif des premières approches. Ce processus de recherche action portant sur l’assemblage et la réalisation des maisons. les systèmes d’isolation. Ces ensembles incluent des solutions techniques typiques des maisons basse énergie auxquelles on rajoute un système de production d’eau chaude solaire efficace. • Les informations contenues dans les guides de constructions spécifiques à chaque zone climatique sont affichées sur le chantier. il a fallu renforcer le dialogue entre entreprises du chantier. • Maisons de production à énergie zéro. • Des entreprises contrôles le travail effectué en mesurant l’étanchéité de l’enveloppe extérieure et des conduits. un système photovoltaïque optimisé et un système de gestion permettant l’interruption des systèmes électriques non utilisés. DIFFICULTES DE MISE EN ŒUVRE. Pour cela plusieurs dispositifs de contrôles ont été élaborés : • Les tâches à accomplir sont définies dans un contrat établi entre le constructeur et les entreprises du second œuvre.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . certains acheteurs qui considéraient que les objectifs de performance n’étaient pas atteints. Le programme « Maisons Zéro Energie » repose davantage sur la réalisation d’opérations pilotes. • Développement d’un outil d’optimisation : Le principe de l’outil consiste à mettre en œuvre toutes les solutions d’efficacité énergétique dont le coût marginal est inférieur à celui du photovoltaïque (PV) et à dimensionner ensuite le système PV pour produire l’énergie nécessaire restante. B99 PREBAT . Cette garantie a constitué un puissant vecteur d’achats (certains industriels impliqués ont même offert une garantie à vie pour leurs produits). Les solutions adaptées à chaque zone climatique ont été testées sur la base des premières maisons réalisées en intégrant les objectifs de réduction des coûts et une réflexion sur les modes de financement. Cependant. le réseau de distribution. Trois types de travaux ont été menés : • Maisons de recherche à énergie zéro. En effet. Un petit nombre de maisons de démonstration ont été construites afin de tester quelques solutions alternatives potentiellement intéressantes. L’objectif est de tendre vers la construction de maisons à une grande échelle. Cela couvre l’ossature. La réussite du programme « Construire l’Amérique » étant conditionnée par la coordination des acteurs. Les entreprises de second œuvre responsables de ce lot sont ainsi assurées de bénéficier d’un retour d’expérience. • Des objectifs de performance à atteindre : ceci concerne les consommations énergétiques relatives au chauffage et à l’eau chaude sanitaire et la baisse du nombre de recours pour malfaçons. Les équipes « maisons zéro énergie » ont travaillé avec des constructeurs de maisons individuelles pour développer des ensembles de solutions qui suivent les recommandations de l’Association Nationale des Constructeurs de Maisons (National Association of Home Builders). de chauffage et de ventilation. Ce logiciel est utilisé par les chercheurs pour estimer l’impact potentiel sur le marché des maisons zéro énergie.

htm B100 PREBAT . L’approche consiste généralement à surinvestir sur l’enveloppe pour réduire les coûts des systèmes de chauffage et de climatisation. L’approche consiste à transférer les coûts d’un poste à l’autre en améliorant l’efficacité énergétique. Ces inspections ont été généralement faites par une entreprise extérieure. quelques difficultés liées à l’appropriation des techniques de construction et des équipements par des constructeurs qui n’en avaient pas l’habitude. Des inspections programmées de l’enveloppe et des réseaux de distribution ont été instaurées à des moments clés pour vérifier la mise en œuvre. Les systèmes PV sont en effet chers. se sont faites sentir. L’absence d’architectes sur les sites ne permettait pas d’avoir accès aux explications nécessaires.buildingscience.com/buildingamerica/overview. Les équipes qui se sont impliquées dans le programme avaient généralement les compétences techniques pour mettre en œuvre les solutions envisagées mais avaient besoin d’un support pour le faire. Résumé des coûts (en fonction des zones climatiques Coûts typiques pour un Economie typique annuelle pour Type de climat constructeur un acheteur Froid +$350 $300 – $500 Chaud et sec -$100 $200 . Dans les projets pilotes du programme « Maisons Zéro Energie ».$350 Chaud et humide +$300 $200 .Les problèmes de mise en œuvre et de coordination liés à la nouvelle approche défendue par le programme « Construire l’Amérique » ont été progressivement résolus. Réduire les consommations d’énergie jusqu’au point où elles peuvent être assurées par des systèmes actifs implique donc des niveaux d’investissement très nettement supérieurs. Dans l’état actuel de la technique et au prix actuel de l’énergie.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Les guides de construction ont répondu à ces insuffisances en intégrant les changements de mode de faire.$300 Source : http://www. Des entreprises ayant réalisé des bâtiments zéro énergie ont d’ailleurs indiqué qu’elles ne reproduiraient pas la démarche. Seul un constructeur a associé ce programme à une approche innovante de construction rapide. Ces difficultés ne sont toutefois pas jugées comme bloquantes. LES COUTS DE CONSTRUCTION Les maisons « Construire l’Amérique » sont conçues pour arriver à des surcoûts faibles ou marginaux. le programme n’est pas rentable puisque les temps de retour sur investissement sont beacoup trop longs.$300 Mixte -$200 $200 . il apparaît que le programme « Construire l’Amérique » s’est intéressé à l’amélioration des performances et peu à l’amélioration du process constructif. L’objectif de profitabilité poursuivi par les constructeurs a constitué une barrière beaucoup plus forte pour le développement des maisons zéro énergie. Par ailleurs.

Des recherches se poursuivent pour améliorer l’efficacité du système.800 115.1. Plus de 2000 maisons de intégrant de ce type sont en cours de réalisation. Cette part du budget est variable selon les années (18.4.000 87.400 Coût total par m2 750 1. B. des contrats de performance énergétique ou des soutiens des distributeurs d’énergie. Par ailleurs. ceci inclut la publication des guides de conception et des guides pratiques. Certains acteurs ont du mal à penser qu’ils rembourseront plus en réalisant des économies d’énergie. L’intérêt suscité par ces prêts est jusqu’à présent mitigé.900 Foncier et infrastructures 14. de formation et de test. Enfin le coût de la certification exigée par les prêteurs constitue un autre frein.4 EVALUATION DU PROGRAMME NOMBRE DE MAISONS Le programme Construire l’Amérique a conduit à la construction de plus de 31 000 maisons.Pour les maisons zéro énergie le surcoût est très important comme l’indiquent les exemples suivants (les coûts sont en US$): Maison de Maison zero Maison zero Maison zero référence énergie 1 énergie 2 énergie 3 Maison 59.500 14.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .170 1. le processus administratif d’obtention de ces prêts manque parfois de fluidité et les prêts classiques proposés sur le marché du crédit offrent des conditions presque aussi avantageuses. des emprunts.400 16. Les leaders des projets évaluent à 30 à 45 % les réductions d’énergie sur ces maisons.000 16.8 M$ annuels demandés pour 2007 alors que le budget 2005 s’élevait à 16M$).800 114.500 14. Cependant. Beaucoup d’acheteurs souhaiteraient bénéficier de taux d’intérêts réduits. Cette approche conduit à faire courir la totalité du risque associé aux économies d’énergie à l’acheteur. Les propriétaires peuvent généralement financer les investissements d’efficacité énergétique via leurs fonds propres.500 122.900 84. la logique des prêts pour l’efficacité énergétique n’est pas d’abaisser les taux d’intérêt mais de permettre aux acheteurs d’accéder à des emprunts plus conséquents.250 LES MODES DE FINANCEMENT Les fonds fédéraux ont permis de couvrir les actions de conception.500 14.000 Coût total 73. Selon les estimations une baisse des taux d’intérêt constituerait un stimulant à la diffusion de ce type de construction. L’idée est que la réduction des factures énergétiques permettra de rembourser un crédit plus important. ils compenseraient le surinvestissement initial. B101 PREBAT .180 1. Environ 500 des maisons construites en 2002-2003 intègrent une production localisée d’électricité en vue d’aller vers des maisons à énergie nulle. LES PRETS POUR L’EFFICACITE ENERGETIQUE Des prêts pour l’efficacité énergétique sont proposés par plusieurs organisation publiques et privées.500 Système PV 0 22. Cumulés à une baisse future des factures énergétiques. Le programme « Maisons zéro Energie » ne permet pas encore d’arriver généralement à une consommation nulle d’électricité.300 78.

le coût du PV ne permet pas. Il amène progressivement à faire travailler en commun des corps de métier qui n’avaient pas l’habitude de se coordonner. Référence Zéro Référence Zéro energie Zéro Energie Zéro Floride énergie Tennessee Tennessee 1 Tennessee 2 Energie Floride Tucson Consommation annuelle nette 114 11 173 84 101 22 d’électricité kWh/m2 Economie/ référence .Suivant les maisons les temps de retour hors subvention de la partie photovoltaïque vont de 50 à 100 ans. D’autre part dans les maisons à zéro énergie.5 REFLEXIONS CRITIQUES FORCES DU PROGRAMME Le programme conduit à développer une approche intégrée de la conception de la maison individuelle.1. Ceci confirme très nettement le fait que pour aller vers des maisons à zéro énergie il faut absolument commencer par réduire drastiquement les besoins de la maison avant d’envisager l’installation de PV. les constructeurs de maisons sont incités à soutenir une approche qui semble réduire le nombre de sinistres et est appréciée à ce titre par leurs actionnaires. de tests et aussi la publication des guides d’assistance aux équipes du chantier). 21 . Ceci conduit à des temps de retour très rapides (de 0 à 6 ans) par rapport à des maisons standards. de formation. au prix de l’énergie actuelle. Cependant. A l’inverse. 20 23 45 produite. Par ailleurs. B.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . un temps de retour rapide pour les maisons zéro énergie. L’installation a lieu si le coût marginal de l’installation est inférieur au coût du PV. 90 % . la rentabilité du programme dépend étroitement des subventions liées à l’installation de systèmes photovoltaïques .4. Cette rupture organisationnelle a été rendue possible par un soutien fédéral (le budget fédéral de 16M$ pour 2005. En outre. 114 32 173 104 124 67 kWh Economie par rapport à 72 % 40 % 28 % la référence hors PV On constate sur chacune des maisons que la plus grosse économie est faite sur les actions hors PV.Le tableau suivant donne les exemples de consommations et d’économies réalisées pour quatre maisons « zéro énergie ». couvre les activités de conception. les constructeurs installent un grand nombre de dispositifs d’économie d’énergie en raison du coût du PV. B102 PREBAT . EVALUATION ECONOMIQUE Les maisons du programme « Construire l’Amérique » engendrent des surcoûts de construction très faibles voire nuls. kWh/m2 Consommation d’électricité hors PV. le rapport sur la brique « photovoltaïque » montre clairement que le développement de cette technologie doit être apprécié dans une perspective de long terme visant à réduire son coût de production. 52 % 42 % Electricité Photovoltaïque . Ces systèmes ne sont donc pas envisageables aujourd’hui sans subvention.

Le programme vise principalement les bâtiments neufs L’approche systémique mise en œuvre pour les bâtiments neufs n’a pas encore été appliquée aux bâtiments existants. Pourtant les enjeux se situent à ce niveau. Même si de tels cas restent très marginaux au regard du nombre de maisons construites chaque année aux U. OPPORTUNITES La hausse durable du prix de l’énergie constituerait le meilleur soutien à ce type de programme. Des progrès technologiques notables peuvent encore être réalisés en matière de systèmes photovoltaïques. Les modes de financement utilisés s’avèrent peu adaptés aux caractéristiques des projets. de logiciels permettant une analyse en coût global… La recherche. Ce changement organisationnel du mode de construire ne peut se diffuser que progressivement.A. Le renforcement de la réglementation des états fédéraux aux USA conduira progressivement à rendre systématique l’adoption des mesures qui ont prouvé leur efficacité énergétique.. En effet. B103 PREBAT . Leur gestion administrative est lourde et ils n’apportent quasiment aucun avantage par rapport à des prêts classiques. FAIBLESSES L’industrie a encore une approche très fragmentée. Par conséquent. le développement et la démonstration sur les maisons zéro énergie se poursuivent. Les coûts de revente des maisons sont plus élevés que celles des maisons standards.S. réalisation de plusieurs milliers de maisons plus performantes sur le plan énergétique. Certains habitants fiers de leur maison zéro énergie s’impliquent dans le nettoyage régulier des capteurs pour conserver les performances du bâti. amélioration de la qualité de l’air intérieur par la mise en place de systèmes de ventilation). L’ensemble de ces facteurs améliorera à terme la rentabilité économique de ce type de programme. Cette fragmentation se traduit aussi par une faible diffusion de l’information de la part des constructeurs.Ce travail conjoint entre acteurs améliore la qualité du produit final (baisse du nombre de malfaçons. Il conviendrait notamment lorsque des projets de réhabilitation/rénovation sont mis en œuvre de réussir à faire travailler ceux qui interviennent sur l’enveloppe du bâtiment et ceux qui installent les systèmes de chauffage. de cogénération. on peut espérer à terme une évolution du comportement des acteurs allant vers une conscience environnementale plus affirmée. les acheteurs assument la totalité des risques financiers associés aux projets de construction. Pour les bâtiments neufs l’approche passant par de gros constructeurs de maisons individuelles semble peu adaptée Les maisons zéro énergie ne sont pas rentables au prix actuel de l’énergie et au regard du stade de développement des systèmes PV. la plupart des maisons aux USA restent construites en dehors du cadre défini par le programme « Construire l’Amérique.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Les coûts de transactions sont élevés en particulier en matière de labellisation et de connexion au réseau des systèmes PV Les maisons zéro énergie requièrent de gérer de manière très fine les différents appareils électriques.

les coûts de transaction. C’est sur le plan organisationnel que les transpositions possibles vers la France semblent les plus intéressantes TRANSPOSITION TECHNIQUE La transposition en France est la moins facile du fait des différences de climat et des différences constructives. La segmentation du marché rend difficile la généralisation de solutions qui ont montré leur rentabilité dans le cadre du programme « construire l’amérique ». B. les systèmes de climatisation. les systèmes à air. Eléments techniques : l’utilisation de solutions d’isolation à ossature. un programme à deux niveaux : maisons à basse consommation et maisons zéro énergie. Il semble parfaitement réalisable dans le climat français d’arriver à un confort d’été important sans climatisation. Néanmoins il nous semble que les éléments suivants pourraient être envisagés : Utilisation des systèmes à ossature bois. On peut cependant se poser la question dans le cas où on utiliserait des systèmes photovoltaïques et des systèmes de chauffage réversibles de la possibilité d’assurer dans certains cas une climatisation dans les périodes caniculaires. Les solutions employées dans le programme Construire l’Amérique semblent permettre de résoudre les problèmes de perméabilité. Ces systèmes permettent des augmentations importantes d’épaisseur d’isolant et une réduction des ponts thermiques. La démarche Américaine en terme de minimisation des longueurs de réseaux et de passage en volumes chauffés ou climatisé peut probablement être utilisée. Eléments organisationnels : l’interaction entre le programme et une feuille de route politique.4. Hors subventions les coûts actuels du PV le rendent peu attractif. clés des programmes Américains : . La mise en œuvre sans précaution de certaines des mesures d’économies d’énergie peut conduire à réduire la qualité de l’air intérieur ou entraîner des pourrissements des systèmes constructifs bois.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . B104 PREBAT .6 CONDITIONS DE LA TRANSPOSITION EN FRANCE L’analyse de la transposition en France peut être menée en partant des éléments techniques et organisationnels. Systèmes à air Les systèmes à air pourrait se développer en France dans les bâtiments très basse consommation. une prise en compte de tous les usages de l’énergie . une approche systémique basée sur la collaboration entre acteurs. Les 5 plus grands ne construisent que 10 % des maisons. On compte ainsi 500 000 constructeurs de maisons individuelles aux Etats-Unis.1. Cela risquerait alors de nuire à l’image de ce type d’approches.MENACES Les subventions au PV par les distributeurs d’énergie risquent de diminuer au fur et à mesure du développement de ce type de technologie. Systèmes de climatisation.

Cela limite d’autant l’intérêt des acteurs pour ces nouveaux modes organisationnels de construction.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Les premiers ont formé plusieurs partenariats en associant les entreprises de construction et les fournisseurs et en assurant une assistance technique. Les carnets de commandes sont remplis pour les années à venir. Le mode de management des consortiums est un des points les plus originaux du programme et les plus intéressants à transposer. Ils sont essentiellement motivés par les perspectives d’amélioration de la qualité du bâti et de réduction des risques de litiges et de malfaçons (en particulier des problèmes de condensation et de moisissures). Le programme est structuré autour d’un petit nombre de consortiums pérennes qui travaillent ensemble au cours des différents projets et qui animent des réseaux. Il fait émerger des solutions qui ne sont pas largement diffusables sur le marché sans systèmes d’aide. TRANSPOSITION ORGANISATIONELLE Programme et feuille de route politique Les objectifs des deux programmes sont très liés à une feuille de route politique qui fixe des objectifs chiffrés en matière de réduction des besoins des bâtiments et en matière de production locale. B105 PREBAT . Il vise à développer les solutions qui permettent de généraliser la construction de bâtiments basse consommation. Les consultants spécialistes des questions énergétiques.Prise en compte de tous les usages de l’énergie Aller vers des maisons zéro énergie nécessite une prise en compte de l’ensemble des postes de consommations électriques. On ne part donc pas des briques technologiques mais du bâtiment à atteindre. Cette coopération est en outre facilitée par le soutien fédéral qui a contribué à l’élaboration et à la diffusion de guides de construction adaptés à chaque zone climatique et aux choix techniques opérés. Deux objectifs différents sont poursuivis : • Le programme Construire l’Amérique permet d’atteindre rapidement une baisse des consommations d’énergie sur un nombre conséquent de maisons. La mise en place d’une organisation similaire n’est transposable en France que si les constructeurs y trouvent un avantage financier et un argument commercial leur permettant d’augmenter leurs ventes. Ce dernier point est déterminant dans la mesure où les modes de construction liés aux programmes diffèrent des pratiques courantes. On constate que l’on arrive à des évolutions sensibles des pratiques en mettant en avant non pas les industriels mais les constructeurs. Une analyse plus détaillée des approches américaines sur ces points pourrait être utile. Les constructeurs de maisons occupent aussi une place centrale puisqu’ils portent les produits finaux. • Le programme Maisons Zéro Energie vise de son côté le long terme. Ceci ne favorise pas l’adoption de nouvelles pratiques. le secteur de la construction en France est toujours en forte croissance. Cependant à ce jours la sinistralité lié aux problèmes de moisissures et de pourrissement des systèmes constructifs est moins importante en France qu’aux Etats-Unis. et les constructeurs de maison individuelles forment les acteurs clés des programmes. L’approche systémique basée sur la collaboration entre acteurs et le centrage sur le constructeur mériterait d’être examinée de plus prêt pour envisager un essai de transposition au cas français. jugées a priori comme perturbantes. Par ailleurs. Une attention particulière doit notamment être apportée à tous les appareils électro ménagers et à toutes les charges électriques.

On peut penser que si nos collègues Américains réputés pour leur pragmatisme en ce domaine ont des difficultés il sera utile d’être très vigilants en France. Cependant. des procédures d’aides financières et des procédures de certification doivent nous conduire à nous préoccuper dans les programmes français des solutions permettant de rendre les procédures aussi simples que possibles. La baisse des primes d’assurance qui s’ensuivrait logiquement. Le problème de la fluidité et des coûts de transaction L’analyse faite par nos partenaires du manque de fluidité des systèmes à la fois du côté des procédures de raccordement au réseau. on réussit à baisser le nombre de malfaçons. En ce qui concerne les maisons zéro énergie on a une approche du même type mais qui se heurte aux problèmes financiers du financement du photovoltaïque. il conviendrait de montrer qu’en adoptant un autre mode d’organisation.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . il conviendrait d’avoir un soutien gouvernemental beaucoup plus massif et surtout continu pour que cette technologie se diffuse à moindre coût. B106 PREBAT .Pour motiver des acteurs qui à ce jour n’ont pas de raisons objectives de l’être. On peut éventuellement penser que les nouvelles aides financières au PV mise en place en France pourraient lever en grande partie ce blocage financier. pourrait alors constituer un vecteur de motivation suffisant.

B4.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .2 PROGRAMME LEED : LEADERSHIP IN ENERGY AND ENVIRONMENTAL DESIGN B107 PREBAT .

ANTERIORITES. impose aux états la mise en œuvre de réglementations sur les bâtiments non résidentiels basés sur une norme d’efficacité énergétique définie par l’association des ingénieurs de génie climatique (American Society of Heating. Résidentiel : 256 kWh/m2 d’énergie primaire ce qui est du même ordre que les bâtiments français . Les systèmes de climatisation sont très fréquents mais les systèmes de ventilation spécifique ne sont pas systématiques. Les constructions sont généralement réalisées sur site et l’isolation est mise en place à l’intérieur des ossatures bois. Ce plan se décline en quatre catégories : .1 CONTEXTE. Des panneaux sandwichs préfabriqués sont utilisés de manière non négligeable. DYNAMIQUES D’ACTEURS LE CONTEXTE Le contexte américain se caractérise par : .Department of Energy) a élaboré un plan jusqu’à 2007 dans le secteur des bâtiments non résidentiel à usage des bureaux et des commerces essentiellement. le développement de trois à cinq ensembles de solutions permettant 30 à 50 % de réduction sur l’énergie net consommée dans les petits immeubles tertiaires neufs par rapport aux normes de l’ASHRAE (90. L‘étape pour 2007 consistera à atteindre 30 % de réduction pour les petits immeubles tertiaires neufs. de fortes consommations énergétiques . Le DOE cherchera des partenaires parmi les constructeurs et apportera un soutien à la réalisation d’un certain nombre de ces bâtiments.1 de 2004).ASHRAE) Le ministère de l’Energie (DOE .2. ANTERIORITES Au plan national américain une loi de 2005 : . instaure des aides fiscales pour les actions de maîtrise de l’énergie et de sources alternatives d’énergie.B. Tertiaire : 561 kWh/m2 d’énergie primaire ce qui est supérieur aux bâtiments français. Refrigerating and Air-Conditioning Engineers . Les solutions techniques utilisées dépendent de la région et du climat. met en place ou renforce les normes d’efficacité énergétique pour de nombreux équipements utilisés dans les bâtiments résidentiels ou non résidentiels.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . B108 PREBAT .4. . Pour les maisons individuelles la construction bois est très fortement utilisée. Le climat « mixed Humid » qui couvre une partie de l’est américain est le plus proche du climat Français. On peut différencier aux Etats-Unis 6 grands types de climat. . une dépendance énergétique relativement faible (29 % d’énergie primaire est importée) Les consommations des bâtiments sont les suivantes : .

3/ L’énergie et l’atmosphère. climatisation. EnergyPlus. Le label présente un ensemble de critères de performance qui s’articulent autour de cinq catégories : 1/ L’aménagement écologique des sites.2 DESCRIPTION DU PROGRAMME DEFINITION Le label LEED (Leadership in Energy and Environment Design) est le principal label indépendant aux États Unis. Il se décline maintenant pour les bâtiments existants (maintenance et exploitation. • Des constructeurs. la mise en place de normes sur les équipements. 4/ Les matériaux et les ressources. Le système de notation est élaboré par consensus au niveau national. Le Label est géré par l’USGBC (US Green Building Council). la performance environnementale et le rendement économique des bâtiments. les moyens de lever les barrières technologiques et institutionnelles. On compte parmi ces derniers : • Des cabinets d’architectes. 2/ La gestion efficace de l’eau. en particulier.4. Ces deux dernières actions sont encore au stade de développement. Cet action renforce les exigences relatives à la certification EnergyStar. la validation de technologies et l’introduction sur le marché. Ceci concerne principalement des constructions neuves. 5/ La qualité des environnements intérieurs. B. la promotion des technologies émergentes : ceci par exemple la gestion dynamique des baies vitrées incluant le vitrage sélectif ou le « solid state lighting ». À ce jour 356 bâtiments ont obtenus le label LEED. les maisons individuelles et le développement de quartier. afin d’optimiser la conception de bâtiments basses consommations . • Des bureaux d’ingénierie. régulation et contrôle…). Il s’agit aussi de soutenir le développement d’outils de simulation dynamique.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . réhabilitation de l’enveloppe). • Des industriels (vitrage.2. B109 PREBAT . . . éclairage. • Des producteurs/distributeurs d’énergie. LES ACTEURS Le label est porté par les 6000 adhérents de l’USGBC. LEED a été élaboré en 1998 pour les bâtiments tertiaires neufs par l’USGBC. réhabilitation de l’intérieur. Cette activité analyse les plans de financement. une organisation non gouvernementale à but non lucratif visant à transformer le secteur de la construction en l’amenant a mieux intégrer le bien être des occupants.

des municipalités. la formation à la certification LEED (séminaires. Pour certains. Ils signalent ainsi à leurs clients et à leurs employés qu’ils se soucient des questions environnementales. Les Etats fédéraux et de nombreuses agences gouvernementales soutiennent également ces initiatives en favorisant la construction de bâtiments certifiés pour leur propre usage. C’est notamment le cas des propriétaires qui en améliorant la qualité de l’environnement intérieur des bâtiments. • Des universités et centres de recherche. la norme 52 sur la performance des filtres des systèmes à air. 42 % concernaient des bâtiments gouvernementaux. La certification LEED est aussi soutenue par de nombreux organismes professionnels (ASHRAE. . . Au 19 octobre 2005 parmi les 2069 projets qui demandaient à bénéficier du label. 20 % des organisations à but non lucratif et 28 % des sociétés commerciales. la norme 55 pour le confort thermique . la norme 62 pour la ventilation et la qualité d'air B110 PREBAT . Par exemple. des conférences internationales « GreenBuild » (la participation est passée de 4200 personnes en 2002 à 9700 en 2005). le site internet de l’USGBC qui présente des cas d’opérations exemplaires. Ces adhérents appartenant à divers secteurs. espèrent en retour bénéficier d’une fidélité et d’une productivité supérieure. LA PROMOTION DU PROGRAMME La promotion de la certification se fait à travers : . Néanmoins l’appartenance à l’USGBC fédère les actions. fait référence à : .A. une association telle que l’ASHRAE. 358 projets en cours. . le processus d'accréditation des professionnels. Etat dont la réglementation sur la consommation énergétique des bâtiments est une des plus contraignantes aux U. cours par internet). LIEN AVEC LES TEXTES REGLEMENTAIRES ET NORMATIFS Le système de notation (points) de LEED est développé pour la partie énergétique en lien étroit avec les normes de l'ASHRAE pour le génie climatique. le label constitue un moyen de différenciation vis-à-vis de la concurrence.2. la promotion du label s’effectue de manière très diffuse. SNACMA.S. les membres de l'USGBC et ses représentants au niveau des états fédéraux. Les adhérents de l’USGBC sont motivés par la protection de l’environnement.. • Des états fédéraux. • Des organismes financiers et d’assurance. • Des collectivités locales. . L’ASHRAE a développé notamment des guides pour la promotion de bâtiments commerciaux à faible consommation d’énergie et a établi un partenariat avec l’USGBC pour développer la certification.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . étaient localisés en Californie. . joue un rôle moteur dans l’évolution et la promotion de la certification.) qui participent à l’évolution des exigences réglementaires.. ASTM. Par exemple LEED NC 2.

dans la partie "environnement intérieure". Ce label s'appuie également sur l'arrêté concernant la politique énergétique nationale (EPACT – National Energy Policy Act) de 2005.1 pour la consommation énergétique en incluant la consommation de l'éclairage extérieur du bâtiment Le label LEED fait aussi références aux normes développées par l'organisme de test et des matériaux (ASTM – American Society of Testing and materials) pour la caractérisation de produits. la mise en place d'une procédure d'assurance qualité dès la phase conception (le process de "commissioning"). 9 % pour le refroidissement. la norme 90. B111 PREBAT . . aux installations respectant. aux bâtiments respectant les recommandations du guide de conception de petits immeubles de bureaux de l'ASHRAE.Association des installateurs de conduits aérauliques et de conditionnement d'air) pour les conduits d'air des bâtiments occupés. une bonne mise en œuvre. a constaté que dans une majorité des cas. . . 12 % pour le chauffage. 8 % pour les équipements de bureaux. des points supplémentaires sont accordés : . un effort particulier est réalisé sur le poste éclairage. Le personnel de l'USGBC en charge du suivi des opérations. TECHNOLOGIES APPLIQUÉES La certification LEED est basée sur des techniques connues et utilisées par la profession. Par ailleurs en vue de la certification. La liaison entre la certification LEED et les normes de type EnergyStar ou EPACT (Energy Policy ACT) conduit à faire évoluer les exigences donnant lieu à la certification. . Cette certification évalue les améliorations de manière globale. Ces normes incitent d'une part les industriels à mettre des produits plus performants sur le marché et d'autre part les constructeurs/concepteurs/bureaux d'études à choisir des produits plus performants afin d'atteindre les exigences du LEED. . les recommandations du SMACNA (Sheet Metal and Air Conditioning National Contractors Association .Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Aucune liste complète des améliorations n’est exigée. Le résultat obtenu sur les bâtiments certifiés LEED est en grande partie due à : . Cet arrêté permet au DOE d'établir des normes sur l'efficacité énergétique des produits et des équipements. . 21 % pour l'éclairage. Ce choix est lié à la répartition des consommations énergétiques dans un bâtiment tertiaire : .

Une sixième catégorie. la qualité des environnements intérieurs. « innovation et processus de conception » récompense une performance ou une innovation environnementale exceptionnelle qui surpasse nettement les exigences propres à chaque caractéristique. La certification LEED est accordée aux projets qui atteignent les critères de performance relatifs à cinq catégories : l’aménagement écologique des sites. MODE DE FONCTIONNEMENT DU PROGRAMME La certification LEED est gérée par l'USGBC.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Catégorie Caractéristique Points Site Durable 14 au maximum Prévention de la pollution liée à Obligatoire l'activité sur le site Sélection du site 1 Densité de développement 1 Dépollution et redéveloppement de 1 site Système alternatif de transport 4 Développement de site 2 Conception pour la gestion de l'eau 2 des intempéries Effets d'îlots de chaleur 2 Pollution de l'éclairage 1 Gestion de l'eau 5 au maximum Aménagement efficace pour l’eau 2 Technologies pour le traitement des 1 eaux usées Réduction de la consommation 2 d'eau Energie et Climat extérieur 17 au maximum Procédure de « commissioning » Obligatoire Performance énergétique minimale Obligatoire Gestion des fluides frigorigènes Obligatoire Performance énergétique améliorée 1 .10 Energie renouvelable sur site 1-3 Procédure de « commissioning » 1 améliorée Gestion des fluides frigorigènes 1 améliorée Energie verte 1 B112 PREBAT . Les projets se voient accorder un ou plusieurs points en vue de leur certification s’ils respectent ou dépassent les exigences techniques propres à chacune des cinq catégories (plusieurs caractéristiques composent ces catégories). les matériaux et les ressources. la gestion efficace de l’eau. l’énergie et l’atmosphère.

Matériaux et ressources 13 au maximum Stockage et collecte de déchets Obligatoire recyclable Réutilisation de Bâtiment 3 Gestion des déchets de construction 2 Réutilisation de matériaux 2 Utilisation de matériaux recyclés 2 Matériaux en provenance de la 2 région Matériaux renouvelables 1 Bois certifié 1 Qualité de l'ambiance intérieure 15 au maximum Qualité d'air intérieur suivant les Obligatoire normes Contrôle de la fumée du tabac Obligatoire Suivi de la qualité de l'air extérieur 1 délivré Ventilation améliorée 1 Gestion de la qualité de l'air en 2 phase de construction Matériaux à faible taux d'émission 4 Contrôle de sources chimiques et 1 de polluants intérieurs Possibilité de régulation de système 2 thermique et d'éclairage Confort thermique 2 Lumière naturelle et "vue externe" 2 Innovation et processus de 5 au maximum conception Innovation en conception 4 Présence de personnel accrédité 1 LEED Les points s’accumulent en une note finale correspondant à l’un des quatre niveaux de certification possible : certifié.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . or ou platine : Nombre de points Niveau de Certificat 26-32 Standard 33-38 Argent 39-51 Or 52-69 Platine B113 PREBAT . argent.

la certification LEED étant très souvent portée par la maîtrise d'ouvrage.82 Platine 6. B. B114 PREBAT . le surcoût serait de l'ordre de $43/m². LES MODES DE FINANCEMENT L’obtention de la certification LEED ne donne lieu à aucun plan spécifique de financement. LES COUTS DE CONSTRUCTION Les bâtiments qui sont certifiés LEED enregistrent un surcoût de construction.11 Or 1. pour des coûts de construction compris entre $1600 et $2700/m².L'USGBC est garant du suivi des opérations en vue de l'obtention de la certification LEED à travers l'accréditation de professionnels.2.84 Par exemple dans la région californienne.66 Argent 2. Elle s'appuie au contraire sur l’existant. Une étude portant sur 33 projets a montré un surcoût de 2 % en moyenne par rapport à un bâtiment respectant uniquement les normes de construction de bâtiment "environnementale".4.3 MISE EN OEUVRE DIFFICULTES DE MISE EN ŒUVRE La certification LEED n’exige pas de recourir à des technologies innovantes.50 Moyenne général 1. la mise en œuvre liée à la certification ne pose pas de difficulté. Cette procédure permet de réduire les problèmes de mise en oeuvre sur le site. De ce fait.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Niveau du certificat Valeur moyenne du surcoût (%) Standard 0. Par ailleurs. il existe une forte volonté d'appliquer une procédure de Commissioning (assurance qualité) améliorée.

Le nombre de demandes de certification s'élève à 3000 avec un tiers de demandes au cours de l'année 2005.4 EVALUATION DU PROGRAMME NOMBRE DE BATIMENTS L’USGBC a certifié 356 bâtiments depuis 1998. les surcoûts d'un bâtiment certifié sont d’environ 2 %.B. qui a mené une étude sur une soixante de cas.0 07/2005 0 CI 1.0 06/2005 0 CS 1. Le programme LEED pour les bâtiments existants à commencé en 2004. sont multiples : B115 PREBAT . Cependant. il apparaît que les bénéfices économiques liés à cette procédure.0 03/2000 68 57 50 6 181 NC 2.0 pilot 09/2003 1 1 Total 139 3 109 91 14 356 EVALUATION ENERGETIQUE Selon un groupe de chercheurs.4.1 11/2002 52 36 18 5 111 NC 2.0 pilot 11/2004 10 9 10 1 30 CI 2.0 pilots 10/2004 5 5 12 1 23 EB 2. LEED Date Standard Bronze Argent Or Platine Total NC 1.2. Standard Argent Or Moyenne Réduction de consommation énergétique par 18 30 37 28 rapport aux réglementations Présence d'énergie renouvelable sur site 0 0 4 2 Énergie verte 10 0 7 6 Total 28 30 48 36 EVALUATION ÉCONOMIQUE Comme l’indiquait précédemment le tableau relatif aux coûts de construction. les bâtiments enregistreraient une réduction moyenne de 28 % de la consommation énergétique (par rapport à un bâtiment respectant les réglementations et les normes en vigueur).0 pilots 08/1998 4 3 1 1 1 10 NC 2.2 10/2005 0 EB 1.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .

90 Standard et argent) Productivité et santé (LEED or et 595. Les gains de productivité sont évalués à 1 % pour les bâtiments ayant le LEED-Standard ou LEED-argent et à 1. Les gains actualisés. Ceci représente des économies totales sur la facture énergétique de $62.70 Eau 5.70/m² (en valeur actualisée sur 20 ans).Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .30/m².32/m² par an soit une valeur actualisée sur 20 ans de $91.00/m² (au taux d’actualisation de 5 %).40 platine) B116 PREBAT . • Le label LEED occasionne des économies liées une baisse de la demande d’énergie et à une baisse de la consommation énergétique en heure de pointe. le gain lié à la réduction des émissions par les centrales de production est évalué à $12. • La procédure de « commissioning » devrait permettre de réduire les frais d'exploitation et de maintenance de 5 %. Catégorie Valeur actualisée des bénéfices sur 20 ans en $/m² Energie 62.30/m².10 Productivité et santé (LEED 396.50 Déchets de construction (sur une 0.73/m² par an soit une valeur actualisés sur 20 ans de $59.30 Emissions 12.50/m² en valeur actualisée sur 20 ans.30 année seulement) Commissioning 91. • La réduction des déchets de construction a un impact quasi-nul sur le plan financier.90/m² et 595. • Sur la base des cours pratiqués sur le marché des émissions de gaz à effet de serre. La réduction de 28 % de la facture énergétique constatée en Californie pour les bâtiments de bureaux représente une économie de $4. Cela représente respectivement $396. • Les gains économiques les plus importants sont engendrés par l'amélioration de la productivité des usagers des bâtiments et l'impact des bâtiments "verts" sur la santé. liés à une baisse de la consommation énergétique en heure de pointe s’élèvent à $3. En Californie. • Les bénéfices sur la consommation d'eau s’évaluent à $5. Cela s’explique par un coût des employés dix fois supérieur au coût du foncier en valeur actualisé sur 20 ans.5 % pour les bâtiments ayant obtenu le LEED-or ou LEED-platine. cela correspond à une économie estimée à $7.10/m².40/m² de gains en valeur actualisée sur 20 ans.

Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Bien que le programme soit peu diffusé.5 REFLEXIONS CRITIQUES FORCES Le programme est piloté par le secteur privé sur une base volontaire. les propriétaires plébiscitent la certification LEED parce qu'elle véhicule une image de respect de l'environnement et d'un lieu de travail sain. gains potentiels sur l’exploitation et la maintenance liés à la procédure de commissionning. Le label LEED ne se place pas dans une perspective de long terme. La certification soutien les initiatives pour l'optimisation dès la conception. il bénéficie d’une bonne image de marque. Par exemple. Ceci implique le développement de la simulation et de logiciels d'optimisation qui permettront aux concepteurs d'analyser le cycle de vie des technologies innovantes. Le programme permet une approche intégrée de la conception à la réception et favorise l'utilisation de la procédure de « commissioning ».B. Cette certification les sensibilise progressivement à investir dans la construction durable. FAIBLESSES Absence d'une méthodologie formelle d'optimisation du bâtiment dans son ensemble similaire à celle développée lors du programme « Construire l’Amérique ». Il apparaît enfin que le label n’est pas encore très diffusé et ne touche qu’une part infime des bâtiments du parc immobilier des Etats-Unis. OPPORTUNITÉS La hausse du prix de l’électricité accentuerait la diffusion de ce type de certification.2. Les gains économiques engendrés par la certification apparaissent multiples : réduction des consommations d’énergie et d’eau. sont menées pour des bâtiments tertiaires. Mais cela est comparable à ce que les bâtiments fédéraux devront atteindre en 2006. Le système de points accordés lorsque les projets respectent ou dépassent les exigences techniques propres à chacune des cinq catégories se doit d’évoluer constamment dans le sens de la réglementation afin de pousser aux économies d'énergie. Il n'est donc pas perçu comme une nouvelle réglementation. Des performances supérieures pourraient être requises. La certification LEED qui a été développée aux USA s’est diffusée au Canada qui a acheté un accord de licence.4. Par ailleurs. La certification favorise l'utilisation du comptage d'énergie et la gestion de l'énergie dans les bâtiments commerciaux. Les bâtiments certifiées enregistrent une réduction d’environ 28 % des consommations énergétiques. amélioration de la qualité environnementale intérieure occasionnant une meilleure productivité et une santé supérieure des usagers du bâtiment. Les architectes/ingénieurs conçoivent l'enveloppe et les systèmes techniques de manière à atteindre les exigences minimales de la certification. B117 PREBAT . des opérations exemplaires sur le plan énergétique qui ne sont pas sous le label LEED mais bénéficient d’une très large couverture médiatique. Cela permet aux exploitants de mieux gérer les fluctuations des coûts de l'énergie et des services. Le programme manque d’ambition.

Même si certains de ces programmes sont encore à l’état 1 Cependant cette solution a été choisie au Canada qui n’avait justement pas encore développé un système de certification comparable) B118 PREBAT . en fournissant l'expertise et le financement afin de soutenir la réhabilitation des bâtiments. réhabilitation de l’enveloppe. cela nuirait à l’image de la certification. La démarche HQE commence à être reconnue d’un grand nombre d’acteurs et l’introduction d’une approche similaire risquerait plus de perturber le jeu d’acteurs qui apprennent progressivement comment la mettre en œuvre. échangeurs pour des systèmes de ventilation. argent. Dans les bâtiments commerciaux existants.S’il était prouvé à long temre que la certification occasionne la réduction des coûts d'exploitation et de maintenance. la sur ventilation nocturne) dans leur analyse pour une optimisation des choix techniques.66 % pour les opérations « standard »).2. cela constituerait un moyen de promotion du programme. Si les assureurs prennent conscience des atouts de la certification notamment en termes de baisse des risques lors de la construction des bâtiments mais aussi après au niveau de l’exploitation. La certification doit évoluer pour contenir des liens entre les exigences sur l'énergie et la qualité d'air. alors cela favorisera la diffusion du programme. Le gain potentiel en termes d’image peut alors mieux compenser le surcoût original (6. • Les performances enregistrées aux USA semblent aussi liées à l’application de la procédure de « commissionning ». Certaines approches pour réduire la consommation énergétique du bâtiment peuvent entraîner une dégradation de la qualité de l'ambiance intérieure et du bâti.50 % pour les opérations certifiées « platine » alors qu’il n’est en moyenne que de 0. s’est progressivement déclinée à un ensemble d’opérations (maintenance et exploitation. • La certification LEED qui était initialement dédiée aux bâtiments tertiaires neufs. En revanche. or et platine). Si ce type de contre-exemple se développait.4. Ceci permet d’introduire des nuances entre des opérations très performantes sur le plan environnemental et d’autres qui le sont moins.6 CONDITIONS DE LA TRANSPOSITION EN FRANCE La certification de LEED a un équivalent français : la démarche HQE. là où la HQE française est uniforme. Sur ce plan. et proposent des baisses des primes d’assurance. développement du quartier). B. pourrait être plus rapidement adoptée en France. les sociétés de services d'énergie jouent un rôle important.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . il conviendrait d’examiner comment cette approche qui semble contribuer à la qualité des projets de construction aux USA. MENACES Il y a une hésitation générale des concepteurs pour inclure les technologies peu répandues (ventilation contrôlée à la demande. certains concepts qui ont fait leur preuve dans le programme LEED mais sont absents (quelque fois partiellement) de la HQE française mériteraient d’être analysés de plus prêt dans le cadre d’une éventuelle transposition : • Le label LEED distingue différents niveaux de certification (Standard. Une transposition à l’identique par le biais de la vente d’une licence à un organisme accrédité semble donc totalement inenvisageable 1 . Le maître d’ouvrage qui se lance dans une opération exemplaire s’en trouve récompensé puisque son projet se différencie de ceux qui ont cherché à bénéficier d’une certification « à minima ».

Ceci donne a priori des opérations de meilleure qualité comme l’atteste l’engagement d’un assureur en faveur d’une baisse de 10 % de la prime d’assurance relative aux bâtiments tertiaires certifiés HQE.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Aux USA des décisions similaires ont été prises par les assureurs pour des bâtiments économes en énergie. ils mériteraient d’être suivis. • La démarche HQE a déjà modifié le rapport des acteurs sur le chantier en les amenant à mieux se coordonner. Ce rôle moteur que peuvent jouer les assureurs mériterait d’être examiné de plus près. Les opérations HQE ne semblent pas avoir fait l’objet d’analyses similaires. B119 PREBAT . La baisse de la prime d’assurance constitue en effet un gain immédiat et facilement perceptible pour tout client. notamment dans le cadre de l’extension actuelle des démarches HQE. embryonnaire. De telles études seraient pourtant source d’apprentissage pour de futures opérations et pour l’évolution de la démarche. • L’expérience LEED a donné lieu à plusieurs rapports qui se sont penchés sur l’impact économique tant en terme de coûts directs de construction qu’indirects au niveau de la santé et de la productivité des usagers des bâtiments.

Comparaison internationale Bâtiment et énergie B5 – JAPON : LE PROGRAMME MAISONS A BASSE CONSOMMATION Auteurs : Rodolphe Morlot (rodolphe.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .morlot@cstb.fr) avec la participation de Philippe Dard B120 PREBAT .

consommateurs. désignées sous le nom de « Net-Zero Energy Solar Homes » (ZESH). fabricants d’équipements) pour introduire et développer les nouvelles énergies. Sur le plan législatif. le nucléaire représente plus du tiers de la production d'électricité. aperçu des technologies existantes et naissantes. Pour autant.2. avec simplement un ralentissement pendant les crises pétrolières des années 1970. et suite à la première crise pétrolière de 1973.5. Cela inclut l’éolien. dans des conditions climatiques françaises. identique à la moyenne des 15 pays de l’Union Européenne avant 2004 et deux fois plus faible que celle des Etats-Unis 2 .1 INTRODUCTION Les maisons qui utilisent les technologies solaires photovoltaïques et thermiques pour produire autant d'énergie que leur besoin annuel. notamment par sa pauvreté en ressources énergétiques.B. le photovoltaïque. Le volet énergétique de ce plan d’action classe le développement et la commercialisation des énergies renouvelables comme l’une des priorités. La sécurité d’approvisionnement a toujours été au centre de la politique énergétique du Japon.2 CONTEXTE. ont favorisé le développement des maisons à très faible consommation d'énergie [1- 4]. sont de part le monde.5. l'intérêt des maisons ZESH auprès des utilisateurs a augmenté. 516 Mtep en 2002. Plus récemment. Le gouvernement japonais à adopter en 1997 un large plan de restructuration économique. obsédé par sa propre vulnérabilité en ce domaine.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . du Commerce et de l’Industrie . L’étude se focalisera sur la pratique en la matière du Japon. qui a soutenu un programme de R&D combiné à des subventions pour l’installation de systèmes.1 CONTEXTE NATIONAL ET LOCAL Japon : La consommation en énergie au Japon a augmenté de façon continue depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. et par les réponses apportées à cette situation. et de développer des stratégies de simulation et d'optimisation afin d'apprendre ce qu’il est nécessaire de mettre en application pour concevoir avec succès. cette loi sur les nouvelles énergies définit la responsabilité de chaque secteur (gouvernement. B121 PREBAT . La consommation d’énergie finale atteint aujourd’hui un peu plus 350 Mtep. des maisons solaires à basse consommation d’énergie. 2 Source : statistiques de l’Agence Internationale de l’Energie. L’objectif de ce document est d'examiner le travail effectué par d'autres pays dans ce domaine.0 tep/habitant. fournisseurs.5. a été reconnu par le gouvernement japonais. ANTERIORITES. Et le Japon ressemble à bien des égards à la France. En France des programmes de R&D supportés par les Pôles de Compétitivités des Régions ont récemment placé comme prioritaire le sujet sur l'optimisation de maisons à faible consommation d'énergie. entériné par l’adoption du programme énergétique publié le 12 juillet 2001 (Ministère de l’Economie. la biomasse. Ainsi. On ne saurait en effet occulter la réalité du développement du nucléaire japonais. alors que les pays commencent à mettre en application des mesures pragmatiques pour la construction de maisons « vertes » afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et répondre au réchauffement climatique global.METI). La crise financière des années 1990 (chute des cours boursiers et des prix fonciers) a entraîné une baisse des investissements privés puis publics dans l’industrie et la construction. une quantité importante de projets isolés de démonstration et initiatives internationales. l’incinération de déchets et l’hydroélectrique de petite taille (jusqu’à 1 MW). Au cours des 25 dernières années. La consommation d’énergie primaire 1 est d’environ 4. le potentiel des énergies renouvelables et plus particulièrement du solaire photovoltaïque. qui ont atteint techniquement un niveau d’utilisation pratique mais qui ne sont pas encore largement utilisées pour des raisons économiques. DYNAMIQUE D’ACTEURS B. 1 Consommation d’énergie primaire : consommation d’énergie finale + pertes de distribution + consommation des producteurs et des transformateurs d’énergie. B.

Il y a là un immense potentiel d'économie d'énergie encore inexploité. En 1980 le gouvernement adopte une loi concernant « la promotion du développement et de l’introduction des énergies alternatives ».2 TWh. pour la mise en œuvre des développements techniques concernant les énergies de substitution (la feuille de route à l’horizon 2030 vise à assurer 50% des besoins du secteur résidentiel par le photovoltaïque).35% de la fourniture nationale d’électricité à partir des nouvelles énergies en 2010. . soit 12. les déficits dans les autres secteurs importants sont patents : les systèmes de chauffage modernes avec capteurs solaires ou au bois sont totalement sous-développés. la création du NEDO (New Energy Development Organization). Cette réglementation visant à intensifier la diffusion des ENR. avec ses hivers doux et ensoleillés. le Japon s’engage à réduire d’ici 2010 ses émissions polluantes de 6% par rapport aux niveaux observés en 1990. Dans le climat de Tokyo. pourrait se passer de chauffage et d'installation de climatisation. Dans le cadre de cet accord international. les progrès planétaires de la filière photovoltaïque. la politique énergétique a essentiellement compris par «renouvelable» la promotion du photovoltaïque. . Une isolation thermique vraiment efficiente. contre 0. Ce n’est pourtant qu’en 2002 que le Japon a ratifié le protocole de Kyoto. Les maisons vendues au Japon comme «zéro énergie» présentent généralement des valeurs supérieures à 100 kWh/m². et induire au passage. ombragée par des plantes en été. une maison dotée d'une bonne isolation. Seuls quelques architectes et entreprises de construction sont capables de construire une maison bien isolée. Prise de conscience collective et actions Deux lois gouvernementales on permis d’asseoir la stratégie nationale du développement des énergies renouvelables au Japon. Le METI a fixé comme objectif pour 2010 que les nouvelles énergies.33 TWh en 2003. Aujourd'hui. est plutôt l'exception que la règle. d’approvisionner le Japon en énergies de substitution des énergies fossiles.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . L’objectif est de produire 1. prises de façon globale. car pendant longtemps. a conduit schématiquement à l’adoption des points suivants : .5% pour la production d'électricité. Il n'y a guère non plus de valeurs-limites à respecter. 1er Principe : Les consommateurs et les fournisseurs d’énergie ont pour DEVOIR de collaborer avec le gouvernement en vue de promouvoir les ENR (engagement de l’ensemble du pays est fondamentalement nécessaire) B122 PREBAT . Les nouvelles énergies représentent environ 1% de la totalité des sources d'énergie primaire au Japon. En 1996 le gouvernement adopte une loi concernant « les mesures spéciales pour la promotion de l’utilisation des nouvelles énergies ». la création de la NEF (New Energy Foundation) pour la diffusion des ENR. Cette loi a pour objectifs : . mais seulement 0. Même dans les régions aux hivers froids. et sa diffusion par son aspect « intégration au bâtiment ». représentent 3% de l'énergie primaire. garantissant aux habitants le confort le plus élevé et la meilleure rentabilité. les bâtiments relativement bien isolés avec des besoins en énergie de chauffage inférieurs à 120 kWh/m² sont plus difficiles à trouver que les maisons mal isolées dotées d'installations photovoltaïques. notamment par l’attribution de subventions.L’utilisation d'énergies renouvelables (excepté le photovoltaïque) n'en est encore qu'à ses balbutiements dans le résidentiel.

5. en précisant par des recommandations pragmatiques le rôle que doivent assumer d’une part les consommateurs et les fournisseurs d’énergie. ce soit le Ministère du gouvernement fédéral canadien qui ait développé un programme de maison « Super E » pour offrir au marché japonais des maisons confortables. soit environ une nouvelle maison sur sept. s'inscrit dans la catégorie des habitations préfabriquées. . Le gouvernement agit soit directement via le MITI (Ministry of International Trade and Industry. les fabricants produisent plutôt des résidences préfabriquées « personnalisables » (aménagements intérieurs et extérieurs tout autant que l'organisation spatiale). En 2004. partie intégrante du programme de R&D « New Sunshine Project ». . On constate que 13. entièrement articulé sur des systèmes de conception informatisés (R&D). le Ministère de la Construction et celui du Commerce International et de l'Industrie ont créé l'Association japonaise des fournisseurs et fabricants de constructions préfabriquées (Japan Prefabricated Construction Suppliers and Manufacturer Association). Leurs maisons préfabriquées ne sont plus ces habitations uniformes produites en série que le public a associé aux habitations de « qualité inférieure » dans les années 70 et 80. a développé le premier. le concept de maison « efficiente » : . B. soit indirectement via le NEDO ou la NEF. 1 160 083 maisons ont été construites au Japon. en 1976. ayant une haute efficacité énergétique. à travers le déploiement des systèmes photovoltaïques et le programme d'incitation « Residential Photovoltaic System Dissémination Program » (et son prédécesseur « Residential Photovoltaic System Monitoring Program ») [3]. Certains grands constructeurs japonais en ont profité pour mettre au point leur propre procédé de production.7 %. il semblerait qu’à la même époque. Depuis que ce programme a été lancé. De ce nombre. C’est en 1998 que le constructeur de maisons individuelles Misawa Home Co. avec un toit photovoltaïque de 12 kWc (premier concept de maison à faible consommation d’énergie. par exemple sous forme de prêts garants. de production à la chaîne et contrôle des stocks (Robotique).2 ANTERIORITES ET ORIGINE DE L’INNOVATION Les constructeurs de maisons individuelles japonais ont bénéficié à trois reprises de programmes d'aides gouvernementales avant de proposer sur le marché. Cette réglementation invite les professionnels et les particuliers à opter de manière active pour les ENR. 159 224 maisons étaient préfabriquées [1]. L'industrie des habitations préfabriquées a profité de l'aide gouvernementale. devenu le METI en 2001). axé sur la qualité. . la production d’électricité solaire compensant la consommation). 30 compagnies japonaises auraient fait des alliances avec 10 sociétés B123 PREBAT . dotées de systèmes photovoltaïques. et soit à l’origine du développement du concept au Japon [22].Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . le concept « Hybrid Z » de maison à haute qualité environnementale. Après une recherche bibliographique avancée. en 1993 enfin. en 1963. 2nd Principe : le pays prévoit de prendre des mesures d’aides destinées à apporter un soutien financier aux entités qui UTILISENT dans leur activité ou profession des ENR. dans le but d'améliorer l'image des maisons préfabriquées auprès de la population.2. Aujourd'hui. d’autre part le gouvernement et les collectivités locales. Les mesures pour la promotion des nouvelles énergies sont alors différentes pour chaque région et chaque ENR. le gouvernement a lancé à l'échelle nationale le concours « House 55 » pour encourager les constructeurs à améliorer la qualité de leurs maisons préfabriquées et prouver au public que ces maisons n'étaient pas forcément de faible qualité et qu'elles pouvaient répondre aux besoins des consommateurs au chapitre de la qualité [2].

a rédigé et publié le 20 Avril 2005. et d’une pompe à chaleur air/eau « économique ». ses livraisons de maisons solaires étant passées de 32 % à 46 % de ses ventes totales. B. ramenant des coûts de service annuels à zéro (le réseau indique qu'il est possible de réduire les coûts de service d’environ 5. sans pour autant chercher à réduire le prix de vente.3 DYNAMIQUE DES ACTEURS Les acteurs qui accompagnent le développement de maisons à faible niveau énergétique sont : Les institutions gouvernementales . B124 PREBAT . les fabricants japonais mettent l'accent sur les éléments distinctifs de leurs habitations usinées « efficientes » et en intègrent maintenant toute une gamme aux installations standard (dont les toitures photovoltaïques).5. installe dorénavant le système d'électricité solaire comme un élément standard. ANRE (Agency for Natural Resources and Energy): Agence chargée de la politique énergétique au sein du Ministère de l’Economie. du Commerce et de l’Industrie (METI).76 kW. Sekisui Chemical Co. .000 yens sur 30 ans). une charte décrivant une maison normalisée capable de réaliser des coûts de service nuls. Ce réseau national d'environ 600 constructeurs de maisons individuelles et compagnies de construction au Japon. offrant ainsi à l’industrie canadienne de la construction l’opportunité de s’ouvrir sur un marché d’exportation au Japon (le programme de la maison « Super E » aurait même été récemment étendu au Royaume Uni !). est équipé d'un système de génération photovoltaïque de 5.canadiennes. NEDO (New Energy and Industrial Technology Development Organization): Organisme principal du Ministère de l’Economie. la maison fortement isolée et totalement électrifié. . NEF (New Energy Foundation) : Chargé du programme de subvention. le réseau des constructeurs JAHB’Net lance le concept de « Zero Utility Cost Housing » [23]. et non plus facultatif.920. Autrement dit. leur production de maisons préfabriquées privilégiant la qualité est fondée sur une stratégie de commercialisation « axée sur l'efficience » [5]. Par ailleurs.2. en combinant un système photovoltaïque de production de l'électricité avec tous les appareils électriques. du Commerce et de l’Industrie pour orienter et subventionner la recherche sur les technologies des nouvelles énergies et de l’environnement.l'un des plus gros fabricants japonais d'habitations solaires . Le revenu de l'électricité solaire produite en surplus des consommations surpasse les coûts de l'électricité de réseau utilisés.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . . Entre 2002 et 2003. en réponse à la demande à l'égard d'habitations durables et de grande qualité [4]. De nombreux Japonais souhaitent en effet faire quelque chose contre le réchauffement climatique et sont également sensibles aux nouveautés techniques. Appelée HYUGAzero. Sekisui Chemical Co.rapporte que la production d'habitations à faible consommation d'énergie contribue à la croissance des ventes et des commandes. comme équipement standard de la maison. En règle générale.

Stanley Electric Co.. car même si certains suivent une politique prudente. Kajima.. Misawa Homes Co. à en juger des annonces d’industrialisation à grande échelle. Tokyo Institute of Technology. constructeur de maisons individuelles. . CO2. National House Industrial Co.. . Kawasaki Steel Corp. ils sont tous conciliant avec la NEDO. . . Takenaka. Daido Metal Co. Ebara Corp. Il n’en reste pas moins que la politique volontariste du gouvernement leur offre la possibilité de passer rapidement d’une attitude proche d’une veille active. Shimizu. …. JAHB’Net (Japan Area Home Builders' Network): réseau national d'environ 600 constructeurs de maisons individuelles et compagnies de construction au Japon (siége à la maison d'Aqura).Les industriels de la Construction . Clean Venture 21 Corporation. . . Obayashi. Sanyo Homes Co. constructeur de maisons individuelles.. constructeur de maisons individuelles. .. constructeur de maisons individuelles. Kyoei.. Ltd. .. Il n’y a à proprement parler pas d’acteurs résistants à l’innovation : il semble en effet que tous les acteurs jouent le jeu. Toppan Printing Co. Ltd. Leur volonté d’aboutir à une production industrielle n’est pas toujours très affirmée. Daiwa House Industry Co. .. Yano-jyuken. . .. . pas toujours suivies des effets escomptés. Building Research Institute. constructeur de maisons modulaires. Nagoya Institute of Technology. . . . constructeur proposant des solutions techniques pour réduire les niveaux de pollutions dans l’habitat (bruit.…). Nippon Shokubai Co. dans la mesure où cela ne leur coûte rien. Chisso Corporation. Ltd.. . Les laboratoires de Recherche dans le domaine de la construction .Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . B125 PREBAT . . Nippon Sheet Glass Co. Ltd. Asahi Glass Co. Daido Steel Co Ltd.. . Les associations de la filière construction . Toyota Motor Co. Sekisui Chemical Co. à une stratégie offensive si l’opportunité commerciale se présente.

amélioration des performances énergétiques des appareils électriques (éclairage. Les constructeurs ont par ailleurs tendance à rivaliser entre eux en améliorant la qualité de leurs produits plutôt qu'en réduisant le prix de vente. En règle générale.3 CONTENU DE L’INNOVATION B. les constructeurs adoptent une nouvelle approche à la conception. maison d’un étage à structure métallique et comportant en série. la maison « Hybrid Z » de haute qualité environnementale de MISAWA Homes. bois. ou la maison équipée « tout électrique » avec une bonne isolation et une production locale de l’électricité par des modules photovoltaïques. cuisson.5. utilisation des nouvelles énergies (solaire photovoltaïque et thermique. Le recours à des techniques de construction industrialisée pour réduire la quantité de déchets de construction. Mieux sensibilisés au Développement Durable. . . comme : . apte à s'adapter aux tendances socio-économiques issues des changements démographiques qui s'opèrent au sein de la société. la maison « Parfait Ex » de SEKISUI Chemical. vitrage.…). Dans ce « surcoût » ils y intègrent notamment toutes les évolutions technologiques liées aux exigences du développement durable (produits à valeur B126 PREBAT . Ces résultats révèlent que les habitations usinées coûtaient environ 8 % de plus à produire que les habitations traditionnelles. à 190 033 yens (1 840 $US) par mètre carré [7]. .1 DESCRIPTION DE LA TECHNOLOGIE Les constructeurs japonais sont de plus en plus réputés pour leur approche singulière à la conception et à la production d'habitations usinées « innovatrices ». peut répondre à ce besoin sociétal au chapitre des maisons écologiques. L’arrivée sur le marché dès 1994 de produits photovoltaïques adaptés à l’intégration au cadre bâti. utilisation des ressources locales (eau de pluie. le coût de construction d'une maison traditionnelle était estimé à 175 404 yens (1 698 $US) par mètre carré [6] et celui d'une maison préfabriquée. géothermie.B. Cette nouvelle « conception » est la maison à faible consommation d’énergie. a été le signal fort et déclenchant du développement de maison à faible consommation. souvent dotées de systèmes photovoltaïques.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . qui propose une maison préfabriquée avec 3kWc installé en intégration (tuiles). D'après les résultats d'une enquête sur les habitations réalisée en 1997 par la société d'État japonaise de prêts au logement (Government Housing Loan Corporation). disposé en surimposition sur un toit plan. et à des technologies de production d'énergies propres et renouvelables pour réduire les émissions de CO2. Pour satisfaire cette demande.…). D’autres concepts existent. amélioration de l’efficacité énergétique de la maison (isolation thermique mur-toiture.…). des installation photovoltaïque d’une capacité de 2 à 5 kW. avec 12kWc photovoltaïque intégré sur les 2 pans de toits (tuiles). ou « l’Eco Sunny House » de DAIWA HOUSE Industry.…). préconisé en 1987 par la Commission mondiale sur l'environnement et le développement. les consommateurs cherchent aujourd'hui une maison « personnalisable » à prix abordable. les constructeurs intègrent ces principes à la production d'habitations respectueuses de l’environnement : . grâce à une patte de fixation adaptée à ce type de toiture japonaise. .3.5. Leurs habitations sont produites selon une formule de commercialisation axée sur l'efficience qui leur permet de satisfaire aux besoins et aux désirs des individus tout autant que de la société. .

ajoutée), à l’image de l’industrie automobile, qui offre dorénavant la plupart des équipements de
naguère en « série ».

B.5.3.2 HORIZON TEMPOREL

Les fabricants d'installations photovoltaïques, les compagnies d'électricité et les grands groupes du
bâtiment effectuent un marketing intensif et font beaucoup de publicité à la télévision. Ensemble, ils
ont sorti un «hit» sur le marché : la maison 100% électrifiée, avec option photovoltaïque. Le concept
se définit ainsi : finis le gaz et le mazout, nous offrons un système domestique avec photovoltaïque,
pompe à chaleur, cuisinière électrique, climatisation, aération mécanique. Plus une enveloppe du
bâtiment légèrement améliorée (avec env. 5 à 8 cm d'isolation thermique) – tout en un!
L’association JAHB’Net a également réussi à abaisser ses coûts de construction en mutualisant l’achat
des matériaux, en concentrant ses campagnes de promotion sur de courtes périodes (publicité
également commune), et en éliminant le système de sous-traitant.
L’heure est donc à la réduction des prix des maisons usinées et préfabriquées, répondant à un niveau
de confort de qualité supérieure, avec des systèmes plus performants et de meilleurs rendements.
Dans le domaine des systèmes énergétiques, le METI a annoncé son intention de soutenir la recherche
pour améliorer la durée de vie des piles à combustibles PEFC (5,5 milliards de yens attribués en 2005
par l’intermédiaire de la NEDO). Un consortium de 7 entreprises (comprenant Osaka Gas, Tokyo Gas
et Matsushita Electric) conduira des recherches sur le mécanisme de détérioration des membranes,
l’objectif étant d’atteindre 2,1 millions de kW générés par des piles à combustibles, à la fois dans les
entreprises et les maisons individuelles en 2010, 10 millions en 2020.
Le constructeur de maison particulière Misawa Homes a conclu en 2005 un accord avec Tokyo Gas
pour installer des piles de type PEMFC qui utilisent le gaz de ville comme source d’hydrogène, lors de
la construction d’habitation autour de la capitale.
Sanyo Electric va également fournir des piles PEMFC fonctionnant au gaz de ville pour 26 maisons
individuelles dans un quartier d’Osaka en mars 2005 et 17 en hiver 2005 dans la ville de Mushanino
[19].
La piste de la mini-cogénération (750W) suivie pour le futur, est donc sérieuse, référence faite au
développement stratégique de la filière du photovoltaïque et de l’engagement du gouvernement à
« supporter » la technologie.

B.5.3.3 CHAMPS D’APPLICATION

Il est étonnant que la durée de vie d'une habitation japonaise soit considérée plus courte que dans
d'autres pays avancés [10]. En 1993, on comptait 45 940 000 habitations, dont seulement 2 150 000
dataient d'avant la guerre. La durée de vie légale des habitations à ossature de bois est de trente ans au
Japon; toutefois, les statistiques révèlent que 10 % d'entre elles disparaissent dans les 18 années qui
suivent leur construction et que près de la moitié des maisons à ossature bois sont détruites dans les 33
années suivant leur construction. Conscients du court cycle de vie de leurs maisons plus anciennes, les
constructeurs japonais s'efforcent d'expliquer au public que les nouvelles maisons usinées sont saines
aux plans structural, environnemental et économique, autrement dit, durables.
Habitations durables

B127 PREBAT - Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB

Les constructeurs japonais d'habitations adaptent les stratégies qui permettent d'économiser les
ressources, et s'efforcent de construire des habitations qui pourront abriter plusieurs générations les
unes après les autres pendant une centaine d'années, basées sur les critères suivants :
- durabilité structurale,
- durabilité de la conception,
- flexibilité nécessaire pour s'adapter aux changements de mode de vie de leurs propriétaires.
Les constructeurs japonais offrent des produits de qualité supérieure intégrant un degré de confort plus
élevé qui fait de la maison non seulement un simple abri, mais aussi un milieu de vie, où la
température ambiante, la qualité de l'air et l'insonorisation sont bien contrôlées et régulées. L'étanchéité
à l'air permet de réduire efficacement les coûts de climatisation et de chauffage, puisqu'elle améliore le
degré d'isolation. De fait, la plupart des constructeurs prennent de plus en plus conscience des gains à
tirer de l'efficacité énergétique.
Misawa Homes Co., explique par exemple, qu’en raison de leurs grandes caractéristiques d'isolation,
les maisons préfabriquées sont plus économiques et enregistrent des fuites d'air de 67 % inférieures à
celles des maisons traditionnelles [11]. En conséquence, les coûts annuels de chauffage et de
climatisation sont réduits de 32 %.
Pour être sain, un milieu de vie a aussi besoin de ventilation. Une ventilation inadéquate crée de
l'humidité, de la condensation et une accumulation de substances gazeuses toxiques (comme les
composés organiques volatils) qui dégradent la qualité de l'air à l'intérieur et peuvent causer des
maladies.
Toyota Motor Co. est l'un des pionniers de la ventilation artificielle résidentielle et a conçu un
ventilateur d'aération et d'épuration [12]. Ce ventilateur est constitué de filtres catalytiques ultraviolets
qui décomposent les substances toxiques gazeuses telles que les oxydes d'azote et le formaldéhyde.
National House Industrial Co. a pour sa part mis au point un conditionneur d'air qui détecte les niveaux
de CO2 dans l'habitation et purifie l'air automatiquement [13],
Le bruit est une autre nuisance qui peut réduire le niveau de confort d'un foyer. Nombre de
constructeurs d'habitations s'efforcent de réduire l'intensité du bruit provenant de l'extérieur, tout autant
que de l'intérieur, en appliquant des procédés d'insonorisation qui atténuent le bruit propagé par voie
aérienne et le bruit d'impact.
Par exemple, National House Industrial Co. conçoit des murs extérieurs à ossature d'acier et des
planchers capables de réduire le niveau sonore de 43 % et de 64 % respectivement, grâce à l'intégration
d'éléments acoustiques en caoutchouc qui atténuent le bruit d'impact lourd et léger [13].
Systèmes photovoltaïques de toiture
Aujourd'hui de plus en plus de systèmes photovoltaïques sont installés au Japon à des fins
résidentielles, ce qui réduit l'incidence de la production énergétique résidentielle sur l'environnement.
Les systèmes photovoltaïques de 3 kW ou moins étaient courants par le passé, mais les systèmes de
grande puissance (5 kW) font maintenant leur apparition sur le marché [14]. En plus d'améliorer la
durabilité des produits et les éléments de confort de leurs habitations, les constructeurs japonais ont
commencé à installer des systèmes de production d'énergie solaire électrique renouvelable et à
produire des maisons solaires photovoltaïques dès 1994.
Aujourd'hui, les plus gros constructeurs créent un nouveau marché pour les systèmes photovoltaïques
résidentiels en offrant des habitations entièrement électriques dotées de systèmes photovoltaïques, pour
la production d’habitations à « Zero Utility Cost Housing ».

B128 PREBAT - Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB

La société Kyocera propose également un « Super Solar System » qui combine solaire photovoltaïque
et solaire thermique pour la récupération d’eau chaude pour le fonctionnement d’une pompe à chaleur.
Grâce à la seule énergie solaire, les systèmes permettraient de couvrir 65% des besoins en énergie d’un
foyer (durée d’amortissement calculée à 10 ans).
Dans l'optique d'améliorer la qualité de l'habitation usinée, la stratégie de commercialisation « axée sur
l'efficience » encourage les constructeurs japonais à installer un certain nombre d'éléments standard,
lesquels pourraient être facultatifs dans des maisons de construction traditionnelle à meilleur marché,
tout en maintenant un prix de vente plus élevé. En plus d'appliquer le concept de la production à valeur
ajoutée à leurs habitations photovoltaïques de haut rendement qui tiennent compte du besoin sociétal
de durabilité de l'habitation, les fabricants adoptent également une approche unique à la conception qui
satisfait aux exigences diverses des consommateurs [1].

B.5.3.4 IMPACTS

Au Japon, la demande importante pour des habitations et le coût élevé du terrain, de la main d’œuvre
et des matériaux, a conduit à une pénurie de logements abordables. Au même moment, les coûts élevés
de l’énergie ont créé une demande accrue pour des maisons offrant une bonne efficacité énergétique, et
une production d’énergie locale, comme l’électricité solaire (photovoltaïque).
Consommation d’énergie et émission de gaz à effet de serre
La grande majorité des installations photovoltaïques sont aujourd’hui des systèmes de 3 ou 4 kW
installés chez des particuliers et reliés au réseau. On considère qu’un système photovoltaïque possède
un facteur de charge de 12%. Un système de 3,5 kW peut donc fournir 10 kWh par jour, 3,7 MWh par
an, ce qui correspond aux besoins domestiques liés à un niveau de confort moderne incluant télévision,
hifi et électroménager. En 2005, il s’est vendu plus de 58000 installations de type résidentiel, soit près
de 215 GWh produit par l’électricité solaire.
Contenu environnemental
Pas d’information au niveau des déchets que génère ce nouveau type de construction. La seule
référence faite est que certain concept (« Sunny Eco-House » en particulier) récupère et utilise l’eau de
pluie.

Concept « Hybrid Z » Concept « Sunny Eco-House »
de Misawa Home Co. de Daiwa House Industry Co.
228m² habitable 167m² habitable

B129 PREBAT - Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB

Source:
IEA – SCH Task 28 / ECBCS Annex 38:
Sustainable Solar Housing

L’objectif de la maison « Hybride Z » est de ne pas dépendre de sources énergétiques extérieures,
comme par exemple le gaz ou le mazout. Cela signifie que l’énergie nécessaire est fournie par les
énergies renouvelables, comme le générateur d’énergie solaire photovoltaïque. Sa puissance ne doit
pas suffire à la seule solution pour rendre la maison à faible consommation, il faut également chercher
à réduire les consommations. L'amélioration des performances de l'isolation thermique et de la
conception de la maison doit réduire les besoins, et l’utilisation de produits à rendement élevé doit
limiter les consommations (climatisation, équipements électriques pour la cuisine,…). Il est nécessaire,
cependant, que cette technologie reste à un prix raisonnable pour atteindre une large diffusion.
L’objectif de la maison « Sunny Eco-House » est la protection de l’environnement. C’est une maison
préfabriquée (structure poteau-poutre en acier), de conception bioclimatique, qui permet la valorisation
du solaire passif et actif (solaire thermique - 54% de couverture des besoins - et photovoltaïque - 53%

B130 PREBAT - Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB

cela prend seulement huit heures pour qu’elle soit entièrement installée sur le site. profite des prix relativement bas de l’électricité du réseau relatifs aux périodes creuses des demandes (priorité au chauffage de l’Eau Chaude Sanitaire la nuit) pour réduire les coûts de fonctionnement d’environ un sixième des coûts générés par une chaudière au gaz. FISCALE.5. puis sont intégrés dans la toiture dans l’usine de Misawa Homes Co.4. 100% des besoins (6350 kWh/an) dans la version 6.5. les modules photovoltaïques sont fabriqués et assemblés chez MSK Corporation. B. en combinant un système photovoltaïque de production de l'électricité et une pompe à chaleur air/eau « économique » avec un équipement « tout électrique ».4 MISE EN ŒUVRE B. 1992 et 1999.5.1 MISE EN ŒUVRE SUR CHANTIER Pas de précisions sur cet aspect.75kWc). maison normalisée capable de réaliser des coûts de service nuls. Les exigences retenues en 1999 pour le coefficient de déperditions sont de 30 à 40 % plus strictes qu’en 1992.des besoins électriques dans la version 3kWc. La « Sunny Eco-House » possède également un dispositif de récupération des eaux de pluie. Cela profite à la vente d’un maximum de surplus de la production d’électricité solaire réalisée.… MODALITES DE FINANCEMENT Réglementation Le Japon a connu trois étapes principales dans l’évolution de la réglementation thermique du bâtiment (secteur résidentiel) : 1980. Alors qu’il faut trois jours à Misawa pour construire en usine la maison modulaire. D’EXPLOTATION ET DE MAINTENANCE Le concept de « Zero Utility Cost Housing (HYUGAzero) ». Ce concept satisfait « les normes de prochaine génération » dans chaque zone du Japon. B.5. en réduisant la puissance d'énergie appelée au cours de la journée.3 INCITATIONS REGLEMENTAIRE.4. Ce dispositif peut réduire l'utilisation de l'eau propre jusqu’à 200 litres par jour.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .4. qui étaient d’environ 30 à 40 % plus strictes B131 PREBAT . Il semblerait que les constructeurs de maisons individuelles assurent la mise en œuvre sur chantier.2 MODALITES DE GESTION. qui sont décontaminées avant d’être réutilisée pour les WC. l’arrosage du jardin ou le lavage des voitures. B. Pour le concept « Hybrid Z ».

il est difficile d’appliquer la sévérité de la réglementation thermique. L’évolution du secteur non résidentiel dévie légèrement de ces étapes selon la typologie du bâtiment. Le Japon s’est donc fixé les normes suivantes (critères d'évaluation) pour le bâtiment résidentiel et non résidentiel [18] : B132 PREBAT .K. Selon qu’il s’agisse de la construction d’une maison individuelle neuve (seulement 1 % de la totalité des maisons neuves construites en 1998 satisfont à la réglementation thermique 1992) ou d’un bâtiment tertiaire neuf (89% des bâtiments construits en 1998 satisfont aux exigences de la réglementation 1992). la valeur en 1998 pour le résidentiel était de 4. mais l'application de la norme est confiée aux « constructeurs ». C’est au maître d’ouvrage à prendre conscience de la performance et du coût de sa construction. par l’intermédiaire du constructeur.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .que les valeurs de 1980. Ces réglementations successives s’appliquent aux bâtiments neufs (résidentiel et tertiaire). mais pas aux bâtiments existants.68 W/m². La réglementation n'est donc pas « l'absolu ». la valeur moyenne du coefficient de déperdition a tendance à s’approcher de la valeur standard préconisée en vertu de l’« Energy Conservation Law ». Ces exigences ne sont pas imposées. La valeur moyenne du coefficient de déperdition diminue graduellement d'année en année . Dans ces conditions.

91 4.40 3. Different standards according to single family (S).6 Specifications for II 4.19 2. First year is when the regulation was published in the official Journal. The surface to volume ratio A/V measures the compactness of the building. (M). (M). multi-family residential (M) and non-residential buildings (NR) 5.14 2.58 3.4 *K) IV 5. (S). the second year is. Factors for the Year of notification Regions energy-saving standard 1980 1992 1999 Degree days 1) Heating 500-2500 500-2500 500-2500 Cooling Type 3/4 Types 3) Type 2 Type 2 Type 2 (S) Heating/Cooling Heat Heat demand + transmission transmission Building equipment (NR) Mandatory/Voluntary M M M Heat loss Heat loss Annual heating + Typical standard coefficient coefficient cooling load I 390 II 390 Specifications for annual III 460 heating and cooling load IV 460 [MJ/(m2 * year)] V 350 VI 290 I 3. (NR) size 4) (NR) (NR) A/V dependence 5) no no no Building certificate Distinction energy carriers no no no Additional costs 6) 1. 4. Mean long-term 2.30 2. (M).95 2. motels.7 Standard varying according (S).Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . (S). il est proposé des formations aux techniques de construction de bâtiments répondant à la plus récente des réglementations thermiques et les nouvelles normes d’économie d’énergie dans les bâtiments non résidentiels. B133 PREBAT .26 1. Single family houses have higher ratios than multi-family houses 6.7 (for single-family houses) V 7. Compared to previous step of building code Remarque : pour les constructeurs.12 3. multi-storey residential units (Type 2).74 1.67 1. aged care facilities and boarding houses (type 3). residential occupancies for long term or transit living for a number of unrelated persons such as hotels. houses (Type 1).7 VI 6. when it became active 3.9 heat loss coefficient (W/m2 III 5. and residential unit attached to a commercial building (type 4).

html Les systèmes techniques du Concept « Hybrid Z » (surface habitable 228m²) sont : . ce qui accroît d'autant plus l'attrait économique de nos produits » [15]. La Government Housing Loan Corporation (GHLC) . En collaboration avec Sumitomo Taist and Banking Co. et plus faible est le taux hypothécaire.5 millions de yens pour adapter les logements à la norme d’économie d’énergie. Roadmap PV 2030).5.accorde également un financement pouvant aller jusqu'à 2.5 EVALUATION DES RESULTATS DANS LE PAYS CONCERNE B.co. celui-ci pouvant s'abaisser jusqu'à 2. introduit en 2004 sur le marché une nouvelle maison. B. Source :http://www. Sekisui Chemical Co. Les campagnes de mesures existantes sont uniquement le suivi des consommations électriques.Financement Sekisui Chemical Co.jp/misawa/kankyou_e/gizyutu/kaihatu/shoene.8 % et ainsi se comparer favorablement aux prêts bancaires à taux fixe à long terme.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .0) permettant d’économiser sur les consommations de la climatisation . l'électricité en surplus est automatiquement vendue aux compagnies d’électricité.organisme spécialisé dans le crédit à l’habitat et. dans le but de valider la démarche de maison à faible consommation d’énergie (Zero Energy Solar Home). .5. a mis au point un nouveau prêt hypothécaire qui aide les consommateurs à acheter une maison dotée d'un système photovoltaïque de grande puissance..concept « Zero Utility Cost Housing ». 6.misawa. B134 PREBAT .un système de pompe à chaleur air-air (COP > 3.1kW pan de toiture Ouest).5.un générateur photovoltaïque intégré en toiture de 11. la « Parfait Ex » . L'entreprise explique que « plus grande est la capacité du système photovoltaïque de produire de l'énergie. à la titrisation des crédits à l’habitat consentis par des banques privées .d’équipements électriques très performants. Quand l'électricité produite par le système photovoltaïque est supérieure à l'énergie consommée dans la maison.1 LES PERFORMANCES Campagnes de mesures : Elles sont en cours d’implémentation dans les nouveaux programmes (cf. depuis octobre 2003.3kW (répartis 5. qui sont comparées à la production d’électricité solaire intégrée en toiture (photovoltaïque).2 kW pan de toiture Est.

Sekisui Chemical Co. Plus précisément. la plupart des constructeurs japonais établissent leurs propres normes de qualité de façon à accroître la résistance structurale. la ville d’Osaka sera la première autorité locale au Japon à réclamer que les bâtiments atteignent un certain niveau sur l’échelle du CASBEE s’ils veulent profiter de la prime de surface utile et d’autres avantages offerts aux constructions à grande échelle dans le cadre du système de conception global [24]. des maisons dont l'ossature des murs extérieurs qui sont conçues pour résister à une force horizontale maximale de 1 600 gallons [9].7 tonnes). couvrant ainsi 93% de la consommation. la ville d’Osaka a mis en place le Système pour l’évaluation de l’efficacité environnementale des constructions (CASBEE). Les sociétés qui prévoient la construction de bâtiments à grande échelle seront encouragées à effectuer une évaluation environnementale globale basée sur le CASBEE. Ils se fixent des normes plus rigoureuses que ne l'exige le Code du Bâtiment et maintiennent une qualité uniforme en exerçant un contrôle rigoureux de leurs produits [8]. De même. etc. a récemment mis sur le marché sous l'appellation « GRAND TO YOU ». La labellisation du concept (CASBEE) Afin de promouvoir la construction de bâtiments respectant l’environnement. Un résumé des résultats sera mis en ligne sur la page Web de la ville d’Osaka pour permettre aux habitants de consulter ces informations lorsqu’ils envisagent d’acheter ou de louer un appartement ou une maison d’habitation par exemple.. leur norme de qualité est déterminée en fonction du Grand tremblement de terre du Kanto (142 807 morts en 1923). classer leur projet et soumettre les résultats à la ville. Misawa Homes Co.). etc. Le CASBEE présente une série de facteurs pour évaluer la qualité environnementale et les performances d’un bâtiment (température des pièces et aération.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .) et les efforts entrepris pour réduire l’impact du bâtiment sur l’environnement (utilisation de l’énergie naturelle et de l’eau de pluie. La résistance structurale est en effet une préoccupation d'importance majeure pour l'industrie de l'habitation japonaise. quantité des espaces verts à l’intérieur du terrain. qui a détruit les maisons avec une force horizontale d'environ 9 tonnes.La consommation d'énergie annuelle de cette maison se répartit comme suit (données réelles) : chauffage 1600 kWh climatisation 1200 kWh eau chaude sanitaire 2100 kWh éclairage et appareils 4000 kWh total 8900 kWh/an La génération d’électricité photovoltaïque est de 8300 kWh/an. Sur le plan de la résistance structurale. Pour illustrer. C’est le cas pour les maisons haute qualité environnementale à faible consommation d’énergie. aussi bien que de celle de leur usine. Caractérisations en laboratoire Les constructeurs japonais obtiennent souvent les accréditations ISO 9000 et 14000 qui attestent de l'assurance qualité de leurs habitations. De plus. la durabilité et le confort. produit des maisons modulaires capables de résister à une force horizontale de 1 000 gallons (28. B135 PREBAT .

voire de systèmes de chauffage portatifs au kérosène.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . les économies d’énergie des maisons ZESH sont souvent plus faibles que ce à quoi l’on s’attendrait selon nos standards d’habitation. Le taux de subvention s’élève au tiers (1/3) du coût total de l'installation. ce qui en retour a pour effet de rehausser la qualité du produit et de démarquer leurs maisons usinées des maisons traditionnelles. Cela revient à dire qu’une maison à faible consommation d’énergie pour laquelle toutes les pièces sont chauffées ou climatisées. Cette réflexion est à méditer face au potentiel d’économie d’énergie encore possible dans les maisons à faible consommation d’énergie. En conclusion. Les fenêtres sont un élément clé du succès. B136 PREBAT .5. B. récupérateur d’énergie.Coût d’une maison avec le terrain s’élève à environ 50. Ces avantages sont notables quelque soit le climat considéré parmi la grande variété de climats rencontrés au Japon.5. Les maisons à faible consommation d’énergie sont équipées d’un système central qui assure chauffage et climatisation. Les fenêtres à haute efficacité permettent de réduire les pertes thermiques en hiver et les gains solaires en été. remplie à l’argon. limitant de façon drastique les problèmes de condensation et l’apparition de moisissures. est de 7 millions de yens. L’usage en matière de construction traditionnelle au Japon est plutôt d’utiliser des fenêtres avec un simple vitrage et un cadre en aluminium. Le bénéfice net réalisé sur la production d’énergie solaire est de l’ordre de 70 000 yens/an.5 millions de yens (350 000€) Cette maison a été subventionnée par la NEF (New Energy Foundation) dans le cadre du programme de subvention pour la diffusion de systèmes photovoltaïques résidentiels. car elles génèrent des économies d’énergie et apportent un confort appréciable. les stratégies de commercialisation ont des effets considérables sur les processus de développement des produits. et l’économie lié au fonctionnement se situe autour des 300000 yens/an. Ces systèmes changent radicalement la façon de « vivre » à l’intérieur de la maison. ne consomme à peine moins qu’une maison traditionnelle où seules les pièces occupées sont chauffées ou climatisés.K). puisque les japonais ont l’habitude de chauffer ou climatiser uniquement les pièces utilisées à un moment donné. avec un film à faible émissivité et un cadre en PVC (Ug=1. Concept « Hybrid Z » Quartier de Misawa Homes à Aïchi . Il y a également moins d’infiltration d’air autour du cadre. nécessaire à cause de l’étanchéité de la maison. En général. ainsi que d’un système central de ventilation mécanique. Le chauffage et la climatisation étant employés modérément dans les maisons japonaises. Le concept des maisons à faible consommation d’énergie a permis d’importer la technique du double vitrage. à l’aide de climatiseurs de fenêtre ou de pompes à chaleur mobiles.2 LES COUTS REELS Les constructeurs japonais d'habitations utilisent généralement les épargnes tirées de la diminution des coûts de production occasionnée par la production de masse pour doter les maisons d'un plus grand nombre de composantes standard de grande qualité.Confort thermique Les informations communiquées à ce jour sont les valeurs des coefficients de déperditions des éléments de l’enveloppe (parois. le coût additionnel du concept « Hybrid Z » comparé à une maison standard de référence.…). fenêtres.5W/m².

Ces résultats révèlent que les acheteurs sont portés à considérer la qualité de l'habitation. B. l’usage au quotidien fastidieux des équipements de climatisation (qu’il faut en général le déplacer de pièce en pièce) et d'eau. Le sondage de 2003 réalisé par l’association japonaise des fournisseurs et fabricants de constructions préfabriquées [1] a révélé que la « grande qualité » attribuée aux habitations préfabriquées était le facteur déterminant de l'intérêt des acheteurs potentiels.5. le manque d’insonorisation et d’isolation thermique. Ce mécontentement est en partie reflété par l'âge moyen des logements démolis dans la première moitié des années 90 : autour 26 ans (ceci reflète également l’absence de transaction immobilière . les explications que leur avaient données. à propos de leurs produits et services. sont de 25. comme l'ont indiqué 15% des répondants. Le troisième facteur serait. C’est seulement suite au dramatique tremblement de terre de Kobe en 1995. pour forcer l’augmentation de qualité et la longévité des logements. les raisons en étaient la vétusté.3 LE VECU DES UTILISATEURS – AVIS DES ACTEURS ET DU PUBLIC En 1998. dont le prix de vente est en moyenne de 8 % supérieur à celui des habitations traditionnelles. En 1996. une étude conduite par le ministère japonais de la construction a révélé que 48% des ménages n’étaient pas satisfaits de l’état de leur logement . Pourtant le Code du Bâtiment avait été mis à jour en 1983. ce qui donne à penser que la durabilité de l'habitation est un facteur important de la décision d'achat. En fait.5. d’espace intérieur. les vendeurs d'habitations usinées. Concept « Sunny Eco-House » Les coûts affichés par Daiwa House Industry Co. 23 % des propriétaires sondés ont dit préférer les habitations usinées en raison de la qualité supérieure du produit sur les plans de la durabilité.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . selon 9 % des propriétaires ayant répondus. ce qui témoigne en quelque sorte de l'incidence de la « marque » sur les ventes. qu’une prise de conscience a réellement opéré et donné de véritables motifs pour l'industrie d’améliorer la qualité de la nouvelle construction. la Government Loan Housing Corporation a mis en application un programme pour fournir des taux d'intérêt préférentiels sur des prêts pour le logement de haute qualité. et que le prix de vente pèse moins dans la balance. Le second facteur en importance était la « fiabilité » d'une entreprise de renom.3 millions de yens pour 150m² habitables soit 167 700 yens/m² (le prix du terrain n’est pas pris en compte). de l'isolation et de l'étanchéité à l'air.7 fois moins qu’en France [7] . laquelle peut se répercuter à la fois sur la valeur d'agrément et sur le coût du cycle de vie.et le rapport à l'entretien quasi inexistant de l’habitat au Japon). B137 PREBAT . comme la première priorité.

La personnalisation des produits fabriqués en série nécessite évidemment une communication forte avec l'utilisateur. la modification. les constructeurs japonais offre un service « d'aide à l'aménagement » en encourageant les futurs propriétaires à prendre part à la personnalisation de leur demeure dans un centre d'information sur l'habitation [5] (produits. Les fabricants japonais ont déjà réussi à personnaliser leurs habitations usinées [16].Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . B.4 VITESSE DE DIFFUSION DANS LE PAYS Le marché – Commercialisation 76 % des maisons individuelles construites chaque année au Japon sont des maisons à structure bois. technologie. tandis que les éléments d'intérieur et d'extérieur permettent d'agencer les éléments décoratifs et fonctionnels qui interviennent dans la personnalisation.Autrement dit. Le renouvellement du parc immobilier est d’autre part relativement rapide : l’âge moyen des maisons individuelles se porte à une trentaine d’années. extérieur et intérieur. et de diffuser le concept. ou personnalisation de masse. Efficacité des incitations. Les maisons préfabriquées (13. Les Japonais n'achètent qu'une ou deux maisons dans leur vie en raison de l'investissement considérable que cela représente.5. A l'étape de la conception. Les éléments standard d'habitation peuvent être classés en trois catégories : structure. l'analyse et l’optimisation du couple produit/coût [17]). où la production de masse des divers éléments contribue à réduire les coûts de conception et de production (maîtrise des temps de fabrication). et l’assemblage sur le site très rapide. actions de diffusion Les fabricants d'installations photovoltaïques. la qualité contrôlée. le marché de l’immobilier « ancien » est dans ce secteur du résidentiel très réduit.5. les consommateurs d'aujourd'hui sont disposés à se procurer un produit novateur de prix raisonnable s'ils sont convaincus de la supériorité de sa qualité [1]. La préparation en usine est ainsi simplifiée (analogie au jeu de construction Lego). incluant la faible consommation d’énergie et le recours aux énergies renouvelables. grâce au concept novateur du sur-mesure en série. avec une production locale d’électricité et de chaleur. C’est devenue une référence en matière de qualité. conception assistée par ordinateur pour la création. Les paramètres pour la diffusion de l’habitat à haute qualité environnementale. Ils sont par conséquent prudents et sélectifs car la maison doit satisfaire à leurs besoins personnels et tenir compte des changements démographiques de la société contemporaine. B138 PREBAT . sont ainsi réunis. gamme. Les éléments de structure entrent dans la construction du modèle qui déterminera le nombre de pièces et les dimensions de chacune. sont l’opportunité de créer des maisons à faible consommation d’énergie. et où la production en usine garantit un approvisionnement régulier de produits de qualité. les compagnies d'électricité et les grands groupes du bâtiment effectuent un marketing intensif et font beaucoup de publicité à la télévision.7% de part de marché en 2004). La conception japonaise des maisons « personnalisables » intègre les avantages de l'industrialisation des habitations.

le coût des habitats ZESH est 8 % plus élevé qu’un habitat traditionnel. via l’intégration de toiture photovoltaïque.1 POINTS FORTS. maître du degré de la personnalisation de son logement. C’est donc au constructeur de faire valoir le surcoût des maisons à faible consommation d’énergie. et la nécessité de réduire les coûts de la construction. W : Weakness : Faiblesses Le concept : . Il semble que seul le marché de la construction usinée ou préfabriquée puisse répondre à cette attente.Enfin. mais l’environnement a pris le relais et les objectifs de Kyoto. en fonction de ses moyens. . en consommant moins et en utilisant les énergies renouvelables.B. facilitant ainsi l’intégration de panneaux solaires.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .cette réussite est liée à une forte implication des constructeurs de maisons individuelles. soit construites avec des éléments standard.une maturité exemplaire des japonais et leurs souhaits de faire « quelque chose » contre le réchauffement climatique. en particulier dans le secteur résidentiel. le concept peut à long voire moyen terme. font toujours partie de l’argumentaire en faveur de ce développement. d’où un gros effort de la part du constructeur à développer des services « d’aide à l’aménagement ». le client restant au final.6. faire évoluer l’habitude comportementale des japonais. sont désormais en première place. la réduction du coût de production. une maison ZESH pour les économies d’énergie et le confort additionnel qu’elle procure. . via des subventions à la R&D et aux industriels à travers des programmes de démonstration ou de dissémination à grande échelle des systèmes photovoltaïques intégrés. La sécurité des approvisionnements et la diminution de la facture énergétique. comme Sekisui. qui ont su développer une offre commerciale sérieuse. . . font que les japonais sont prêts à payer. reportant sur le fabricant l’entière responsabilité de vendre. Ils sont également sensibles aux nouveautés techniques. POINTS FAIBLES DE L’INNOVATION (METHODE SWOT ) S : Strength – Forces Ce concept : .5. Une grande partie des maisons au Japon sont soit préfabriquées. la qualité du produit et ainsi. La négociation en amont du contrat est très importante. .répond au défi de réduire les émissions de gaz à effet de serre.6 REFLEXION CRITIQUE DU CSTB ET DE SES PARTENAIRES SUR LES QUATRES DIMENSIONS ETUDIEES B. même un peu plus chère comparée à une maison traditionnelle (de l’ordre de 8%).peut être « victime » du manque de sévérité du Code du Bâtiment.5. Misawa Homes et Daiwa House. une construction répondant aux normes fixées. .trouve un succès grandissant grâce à une volonté sans réserve du gouvernement qui a développé et assuré la création d'un marché initial pour la filière du photovoltaïque. qui a priori semble exemplaire dans le domaine des consommations d’énergie B139 PREBAT . pour convaincre les futurs propriétaires d’opter pour les ZESH. difficiles à tenir face à une croissance importante de la consommation. sans obligation apparente.un « marketing intensif » de la part des industriels sur le concept de maison à faible consommation d’énergie. la conception de « Zero Energy Solar House ».

Il n'y a guère non plus de valeurs- limites à respecter. et l’opportunité donnée à tout en chacun de pouvoir agir pour l’environnement. Ainsi. et les outils pour les faire appliquer. est plutôt l'exception que la règle. Le gouvernement lance un projet de soutien au développement de cette filière et les programmes de démonstration commence à voir le jour.Le concept ZESH a profité également de l’antériorité d’expériences japonaises sur les maisons usinées et préfabriquées. chauffage. Le concept ZESH donne au japonais l’opportunité de mettre à jour les normes du Code du Bâtiment. (utilisation de l’énergie – climatisation. ne pas correspondre à la réalité : à savoir une construction qui pour les raisons économiques précitées (moyens financiers du client. d’exporter son expérience et son savoir faire pour la définition et la réalisation de maisons ZESH.en lieu et place de leur activité dans la maison). Seuls quelques architectes et entreprises de construction sont aujourd’hui capables de construire une maison ZESH. les déficits dans les autres secteurs importants sont patents : les systèmes de chauffage modernes avec capteurs solaires ou au bois sont totalement sous-développés.peut. à travers l’image de la communication intensive qui en est faite.Le développement de la filière photovoltaïque au Japon soutenue fortement par le gouvernement. . B140 PREBAT . notamment pour la filière de la construction bois. et auquel ont adhéré tous les acteurs des secteurs de l’Industrie à celui de la Construction (cf.… . C’est l’occasion aujourd’hui d’intégrer les systèmes performants sur le plan énergétique et environnemental : une des voies identifiées est la cogénération par pile à combustible de petite puissance. . la politique énergétique a essentiellement compris par «renouvelable» la promotion du photovoltaïque. Briques technologiques : Photovoltaïque intégré au cadre bâti). pour conquérir des parts de marché.L’isolation thermique vraiment « efficiente ». privilégie le critère de production décentralisée (installation photovoltaïque « surdimensionnée » notamment). les bâtiments relativement bien isolés avec des besoins en énergie de chauffage inférieurs à 120 kWh/m² sont plus difficiles à trouver que les maisons mal isolées dotées d'installations photovoltaïques. T : Threats – Menaces Le concept : .L’opportunité est finalement pour la France. garantissant aux habitants le confort le plus élevé et une meilleure rentabilité. . et le cheminement de cette filière spécifique de la Construction dans la quête de la qualité. Le risque est. O : Opportunities – Opportunités . . aux critères de performance de l’enveloppe et de la maîtrise de l’énergie.Pendant longtemps. comme a su le faire le Canada en 1998. de vendre comme «zéro énergie» une maison qui présentent généralement des valeurs de besoins supérieures à 100 kWh/m². Aujourd'hui.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Le « mariage » de la maison usinée avec le photovoltaïque a été un révélateur pour la société japonaise. est à l’origine du lancement du concept de maison à faible consommation énergétique (Zero Energy Solar House). valeurs limites « réglementaires » non imposées). dans la phase de négociation et « d’aide à l’aménagement ».

… Il est à ce stade important d’attirer l’attention sur la nécessité de distinguer le concept de maisons à « basse consommation » et le concept de maisons « zéro énergie ». Le contexte particulier de l’intégration du photovoltaïque au bâtiment.74 7 4.1 0.6 2. .8 22 2000 storage Description of Selection of IEA SHC Task 28 Demonstration Projects Les niveaux d’isolation thermique sont faibles au Japon comparés aux pratiques des labels Minergie-P ou Passivhaus.6.1 2. B141 PREBAT .3 pump for AC Electric-floor Budstikka heat in w/r.4 17 air pre- House heat/cool. Rain water Passivhaus Austria 9.2 yes House water collection Air-to-air heat Hybrid-Z Japan 2.79 10.78 2. Technique : le développement du marché de constructions usinées ou préfabriquées.8 9. a tendance à orienter le marché de la construction japonaise vers des offres de maisons « zero énergie ». B. capables de produire localement la quantité d’énergie consommée. B. sans pour autant avoir mis en œuvre les solutions techniques adéquates pour minimiser les déperditions de l’enveloppe.. Rain and grey Japan 2. Les performances des vitrages sont dans la moyenne de ce qui est aujourd’hui exigé dans la réglementation thermique en France.0 4. Organisationnel : une approche basée sur la collaboration entre acteurs.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Ces éléments sont d’ordre : .3 2. ce qui n’est pas clairement affiché au Japon.85 18 fireplace for very cold days Ground Switzerl Minergie-P 8.5.25 10 0. de commercialisation (campagnes « marketing » télévisées).7 CONDITIONS DE LA TRANSPOSITION EN FRANCE L’analyse de la transposition en France peut être menée en partant d’une série d’éléments clés du concept Zero Energy Solar House développé au Japon.1 9.5 320 ventilation and preheat Ground vent.1 0.3 0.5. une mutualisation des savoir-faire pour réduire les coûts de production.1 11. Il faut donc être prudent quant à la notion de concept ZESH..2 5.55 11. Norway 6. l’intégration de toitures solaires photovoltaïques « standard ». fortement subventionnée par le gouvernement jusqu’en 2006 afin de créer le marché initial au développement de la filière.33 3. les systèmes de climatisation. for Plus Energy Austria 9.2 POINTS SINGULIERS AU CONTEXTE DU PAYS Comparaison des caractéristiques techniques entre différents concepts de maisons à faible consommation en énergie : Storag Wall Roof Window PV Solar Project Country e Other comments RSI RSI U-Value kWc m² liter Sunny Eco. les systèmes à air. l’utilisation d’équipements électriques de haute performance énergétique.

à travers les différentes étapes de préparation en usine. cette filière est propice au déploiement d’un programme de démonstration subventionné.1 TRANSPOSITION TECHNIQUE Sur le plan technique. d’assemblage in situ et de certification en exploitation. portée par l’association JAHB’Net (réseau national d'environ 600 constructeurs de maisons individuelles et compagnies de construction au Japon). sans encore évidemment. On montre en l’occurrence par la démonstration que l’on peut aujourd’hui réaliser techniquement des bâtiments à « énergie positive ».7. production. est sur cet aspect riche d’enseignements. pour aider les filières d’énergies renouvelables à concevoir et produire un panel de composants ou systèmes qui fait défaut au secteur du bâtiment. Briques Technologiques correspondantes). Pour les autres points (systèmes électriques performants.5. Malgré ce constat. systèmes de climatisation ou de ventilation). Il permet également plus facilement l’approche « basse consommation ». 2 TRANSPOSITION ORGANISATIONELLE Les constructeurs de maisons individuelles ont au Japon un rôle central. L’expérience japonaise sur la naissance du concept de « Zero Utility Cost Housing ». la construction d’un bâtiment « zéro énergie » ne justifierait-elle pas de l’installation d’une climatisation pour répondre à des demandes tout à fait exceptionnelles (périodes de canicule) ? Les pratiques comportementales sont par contre plus à même d’être soulignées. de nouvelles pratiques : se rapprocher finalement des filières d’énergies nouvelles. il semble parfaitement réalisable dans le climat français d’arriver à un confort d’été important. Il semble aujourd’hui nécessaire de recréer en France cette situation. dans la mesure où ils développent des produits de toiture ou de façade avec les industriels de la filière photovoltaïque. L’utilisation des maisons préfabriquées semble le vecteur porteur du concept ZESH au Japon. il semble intéressant pour la France de s’inspirer des modèles d’intégration du photovoltaïque pour pouvoir reproduire l’offre d’une gamme de produits réellement adaptés aux bâtiments (cf. sans la climatisation. mais proposent également les concepts de maisons à faible consommation d’énergie ou ZESH. Cela ouvre un large champ exploratoire sur la définition d’une « gestion technique et dynamique globale des bâtiments ». Sur la question de la climatisation notamment. Sachant le cheminement parcouru par les constructeurs japonais pour arriver à proposer des maisons préfabriquées de qualité (15% de part de marché sur le résidentiel neuf aujourd’hui).7. il semble que la Réglementation Thermique 2005 exige déjà l’essentiel des recommandations japonaises. des mesures propres à créer un marché de qualité (R&D. dans l’objectif de répondre à la norme d’économie d’énergie fixée (mais non imposée) par le Code du Bâtiment. formation…). à savoir de chauffer ou climatiser uniquement les pièces dans lesquelles il y a une activité.5. qui offre les mêmes outils et les mêmes garanties de qualité.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . il nous faut en France considérer avec attention la filière de la construction bois. B. cette motivation. et le contrôle-commande de systèmes de cogénération ou de composants d’enveloppes multifonctionnels « communicants ». la rentabilité économique. Cette association de professionnels a rédigé une charte décrivant une maison normalisée capable de réaliser des coûts de B142 PREBAT . A l’instar des pratiques au Japon. pour valider la réalité du concept et du produit (systèmes à ossature bois). B. Il faut donc convaincre les professionnels de la construction à s’intéresser à de nouveaux matériaux. Il faut les accompagner à mettre en place ensemble.

service annuels nuls (le revenu de l'électricité solaire produite en surplus des consommations surpasse les coûts de l'électricité de réseau utilisés). l'électrification et donc cette nouvelle génération de maison « efficiente » en énergie. et travaille à la réduction des coûts du produit final en mutualisant l’achat des matériaux. environnementales et culturelles communes qu’elle véhicule. ce qui assure un taux de réussite du réseau à mettre en place. comme celle de la construction bois. Le travail de cette association va au-delà du concept. Il semble là encore que la transposition à la France soit l’organisation d’un réseau sur une technique de construction émergente. B143 PREBAT . qui intellectuellement se « marient » bien avec les filières des énergies renouvelables.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Enfin ces valeurs semblent correspondre à une demande aujourd’hui forte de la société. Facilité par des accords d'association. Ces valeurs sont importantes pour l’appréhension des étapes de travail à conduire. n'importe quel membre du réseau JAHB’Net peut offrir le générateur photovoltaïque. en concentrant ses campagnes de promotion sur de courtes périodes (publicité également commune). quasi certain. La filière de la construction bois semble la plus pertinente de par les valeurs politiques. et en éliminant le système de sous-traitant. et éviter les divergences d’intérêts.

février 1995.. Toyota Home Technology. 11.ne.co. Noguchi. BE Japon 350 .osaka.de/solarmagazin/artikelseptember2001-e. J. Etude de cas – Projet de chauffage solaire passif : maison préfabriquée / Kagoshima Japon. 17. correspondence électronique personnelle tokyo@jyukou. Sato. J. Harvard Business School Press. Habitations solaires photovoltaïques – Stratégie japonaise de commercialisation axée sur l’efficience. Misawa Homes Co. p. Kato.. Ltd. 67-71. Open Home International.. 6. Suzuki.japanfs.solarserver. M.org 24. 20. 22. Ltd. 12. Government Housing Loan Corporation. 325-336.. Tokyo. 21-29. Friedman. 1986. Noguchi. p. 27.worldenergy.city. janvier 2005. 29. Asahigraph. Kinmirai Jyutaku no Gijvutsu ga Wakaru Hon. Residential construction http://www. A. Sekisui Chemical Co. C.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Japan. PHP Kenkyujyo. Energy Design Resources. Ltd. 23. IEA – SHC Task 28 / ECBCS Annex 38. Utsu. janvier 2005 http://www. 3.jp/en/market/trend/market/docs/200 4 1 l_mtv.jp/english/divide/10104204/4204_04/ar2004e. 2000. Technical Guide. Ltd. Technology Ceramics.. 1999. Nogucht. 1993.a low energy house with PV system in Kanagawa. n°2 (2002). Daitoshi Chokka no Katsudansou.go. http://www. The Solarserver Forum for Solar Energy.2 (2005). 13. Mass Customization: The New Frontier in Business Compétition. B.. Boston. Japan External Trade Organization. vol.go. Sustainable Solar Housing : a zero energy house . Japan Lights the Way to More Efficient Solar Power. Sekisui Chemical Co.jp 7.pdf 8. A Mass Custom Design Approach to Upgrading Traditional Housing Development in Mexico. Market. Pine II. 18. Orlando USA.. National House Tndustrial Co. 10. ISES 2005. 1995. Tokyo. 1999. 14. Sekisui Chemical Co. Solar World Congress. The Photovoltaic Market in Japan: Unquestiuned Leadership of World Market. M. Kyoikusya. Ltd.jetro. S. 5. T.G. O. Misawa Homes Co. T. Vol. T.. 4 pages. Toyota Motor Co.. IEA – SHC Task 28 / ECBCS Annex 38.html 16. Annual Report 2004 http://www.ANNEXE : REFERENCES 1.Ambassade de France à Tokyo. National House Industrial Co. No. http://www. Ristau. Japan's Manufactured Housing Capacity: A Review of the Industry and Assessment of Future Impact an the U. 1996. 2pages. Tokyo.. Wakayama. Hemândez. Centre de la technologie de l’énergie de CANMET_Varennes (CTEC – Ottawa).org/wec-geis/publications/reports/eepi/a1_newbuildings/japandata. Tanabe.. The latest Fuel Cell News in Japan . p. Matsumura. Osaka. KankyoKobo : Sunny Eco-House. Toyota Motor Co. Journal of Habitat International. 8 pages 2.S. K. JETRO http://www. Tokyo. Retscreen International. H. 9. S. Georgel. http://www. PNUE.c-direct.asp 19. 21.. Jyutaku Sangyokai. M.jp/services/practices/pdf/mgi/Rcj.html 4. 4 pages. Sekisiti Chemical Co. 15.mckinsey. Ltd. Saint Luis.pdf. 1995. 6-12 Aout 2005. Unit Technology for Comfortable Human Life of Future. Ltd.jp/french/mayors_message/conference/2004_05_26. 2006.html B144 PREBAT . O.. Manufacturer-User Communication in Industrialized Housing in Japan. Sackctte.. Tokyo.

politecnica de Cataluna) B145 PREBAT .Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .roudil@cstb.ESPAGNE LA POLITIQUE ENERGETIQUE DE BARCELONE – L’ORDONNANCE SOLAIRE Auteurs : Ahmad Husaunndee et Nadine Roudil (nadine.fr). Comparaison internationale Bâtiment et énergie B6. avec la participation de François Bourmaud et Rémi Daccord Expert : Xavier Casanovas (Univ.

..................................................................................................................................................................................................................................2.........................................161 5....................172 BIBLIOGRAPHIE ......................... CONDITIONS DE LA TRANSPOSITION EN FRANCE.........................................................................................................Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB ................... INTRODUCTION ................156 4.........................................................................162 5...........................3......................................... ANTERIORITES ...................................................................... MISE EN ŒUVRE ........................................................................................................................1................4.............................. LE CONTEXTE ENERGETIQUE..... SWOT ......................................................................149 2................................................................................................................................2................ EXEMPTIONS .......... IMPACT DE L’ORDONNANCE SUR LES REALISATIONS ..........................151 3....................SOMMAIRE 1...... ANTERIORITES ET DYNAMIQUE D’ACTEURS...160 4.....175 La Pergola................................................................ SYSTEMES CONSTRUCTIFS ..........................................169 6.................................................... Centrale solaire photovoltaïque sur le port de Barcelone B146 PREBAT ......... MAINTENANCE .161 4........... EXIGENCES TECHNIQUES ... REFLEXION CRITIQUE ......................................................1..... POINTS SINGULIERS DU CONTEXTE BARCELONAIS.......................................................................................................................................................................154 3.....................1..............................................................................2............................147 2..........................................171 7......................147 2........ CONTEXTE.............................3.171 7...................................4................................................................ LES EFFETS DE L’ORDONNANCE SOLAIRE ...............................................162 5......154 3........ EXIGENCES MINIMALES .....2....................................................................................................................................................................................................................154 3.................................................................... EVALUATION ...........................1............................................................................................................................... PROMOTION DE L’ORDONNANCE .......................................................................................................................................................159 4.........169 6..............................163 6.....................1 FACTEURS CLES DE SUCCES ...............................3..........................................5.................................................................... DESCRIPTION DE L’OST .................................156 4...................................................2......... DIFFICULTES DE MISE EN ŒUVRE ...............................4......................................................... MESURES POUR ASSURER LA QUALITE DES INSTALLATIONS.............147 2...............2 MOYENS DEJA DISPONIBLES EN FRANCE ET CEUX A DEVELOPPER POUR UNE BONNE TRANSPOSITION A TOUS LES NIVEAUX ET A GRANDE ECHELLE : ......... NATURE DES AIDES DE FINANCEMENT ............................................ PRESENTATION DES PRINCIPAUX ACTEURS .......... ACTEURS MOTEURS DE LA REALISATION .................148 2.........................................................................................................................................154 3............ BATIMENTS CIBLES .154 3.....................................171 7..............................157 4...............6.................................... LES COUTS D’INSTALLATION .........................................156 4...............5......................................1....................

3 3.2 4. 2. 50% Part du nucléaire dans la 12% 25% 49% 89% consommation énergétique primaire Part des EnR dans la consommation 5% (dont 4% 6% 3. . La participation à hauteur de 20% au PIB espagnol pour 16% de la population .1. Le non-respect manifeste des engagements du protocol de Kyoto La contexte catalan se caractérise par : . implémentée à Barcelone en 1999. possèdent des compétences législatives et opérationnelles pour gérer leur territoire. Une consommation de 3. les communautés autonomes et les collectivités locales. Barcelone a également mis sur pied en 2002 un plan d’amélioration énergétique de Barcelone (PMEB) qui fixe pour 2012 divers objectifs ambitieux en matière d’énergie renouvelable. on peut noter une consommation élevée d’électricité (41% de la consommation en énergie finale) due à un parc tertiaire important et qui est chauffé majoritairement à l’électricité.6% énergétique Ensoleillement annuel (kWh/m²/jr) 4.2% 9. Trois niveaux administratifs : le gouvernement espagnol. LE CONTEXTE ENERGETIQUE L’Etat Espagnol possède une organisation territoriale décentralisée qui influe fortement sur la gestion énergétique du pays.6 4.1% +0.2% énergétique primaire d’hydraulique) Part du gaz dans la consommation 15% 22% 23% 14. ANTERIORITES ET DYNAMIQUE D’ACTEURS 2.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . le contexte barcelonais est très proche du contexte catalan. Il est question dans cette synthèse du processus qui a conduit à cette OST ainsi qu’à sa révision en 2006.6 B147 PREBAT . Cette nouvelle contrainte trouve son origine dans l’Ordonnance Solaire Thermique (OST). 4. INTRODUCTION Il est désormais obligatoire d’installer des panneaux solaires thermiques et photovoltaïques lors d’une construction ou d’une réhabilitation sur le territoire espagnol. Tableau de comparaison : Espagne Catalogne Barcelone France Espagne Catalogne Barcelone France Tep/habitant 3.1. Une extrème dépendance énergétique extérieure de 80% .2 3. l’utilisation prépondérante de nucléaire pour la production d’électricité et une part anecdotique d’énergie renouvelable dans le bouquet énergétique Enfin. Néanmoins. Le contexte espagnol se caractérise par : . Une densité démographique beaucoup élevée que dans le reste de l’Espagne .9 .24 pour la moyenne espagnole) .Une utilisation importante du gaz naturel pour le chauffage et l’électricité. CONTEXTE.9 Tep/habitant (3. Un fort taux de croissance annuel de la demande énergétique de 4% .6% consommation énergétique final Dépendance énergétique extérieure 80% .2 Taux de croissante de la +4% >+2% +2.

Le double vitrage est d’installation courante. pour certains bâtiments. Il reprend l’OST de Barcelone . la référence normative espagnole est le CTE qui établit un coefficient thermique de transmission maximum selon la paroi et selon la zone géographique. B148 PREBAT . Le CTE contient 4 exigences énergétiques principales associées à des mesures concrètes.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . par l’installation de capteurs solaires photovoltaïques.2. soit une densité de 16 000 habitants /km² .Article HE1 : la limitation de la consommation énergétique par des critères architecturaux (exposition. La consommation énergétique pour le chauffage et l’ECS se situe entre 31 et 37 kWh/m²/an en moyenne. conformément à l’Ordonnance Solaire Thermique de Barcelone et à l’ébauche de l’Ordonnance Solaire Photovoltaïque de Barcelone. 2. Les constructions tertiaires neuves utilisent le chauffage électrique couplé à des accumulateurs de chaleur et bénéficient généralement d’un tarif nocturne préférentiel pour l’électricité : on accumule la chaleur pendant la nuit pour s’en servir le jour. les systèmes de chauffage collectifs étant presque exclusivement implémentés dans les bâtiments tertiaires et fonctionnent à l’électricité. Et aujourd’hui. dimensionnés selon les besoins réels d’éclairage avec un système de régulation permettant d’optimiser l’apport en lumière naturelle.1. SYSTEMES CONSTRUCTIFS 2. 50 kWh/m²/an pour les logements anciens. valables dans les bâtiments neufs ou réhabilités : . Les prévisions pour 2010 sont une augmentation de 5% du parc existant.Article HE5 : une contribution solaire photovoltaïque minimale. .Article HE3 : la limitation de la consommation énergétique de l’éclairage par des systèmes performants : ouvertures adéquates. 14kWh/m²/an pour le neuf.3.Article HE2 : des installations thermiques de haut rendement. 2. ECS et chauffage Les systèmes sont majoritairement individuels pour le résidentiel (chaudière à gaz naturel et radiateurs). par l’installation de capteurs solaires thermiques basse température. résistance thermique des parois…). cette paroi n’est pas assez performante pour le nouveau CTE : ce système devrait donc être abandonné.2.2.2. . taille des ouvertures…) et structuraux (inertie. La ville compte 88 000 constructions dont 75 000 de logements.2.Article HE4 : une couverture solaire thermique minimale des besoins énergétiques en ECS. 2.6 millions d’habitants sur 100 km². Isolation La première directive réglementaire concernant l’isolation thermique date de 1975. Le Code Technique de la Construction (CTE) Depuis septembre 2006. le CTE (Código Técnico de la Edificación) fixe les exigences minimales de qualité pour les bâtiments et leurs installations. Il reprend le RITE (Règlement des Installations Thermiques dans les Bâtiments) qui devrait être mis à jour dans les années à venir.Paris : 20 450 hab/km²).Barcelone est une ville dense et compacte (1. Néanmoins. luminaires peu consommateurs d’énergie. Le CTE rassemble en un seul document toutes les normes de construction espagnoles précédentes et il en augmente les exigences énergétiques conformément à la directive européenne 2002/91/CE. Un coefficient maximum de transmission thermique pour les matériaux a été établit en 1979. . Le système constructif le plus répandu à Barcelone est la double paroi de brique prenant en sandwich un isolant.

Climatisation – Confort d’été 98% de la consommation énergétique pour la climatisation concerne les bâtiments tertiaires . le secteur résidentiel compte pour 2%.5. 2. bien qu’interdit par la municipalité. Consommations en Résidentiel Bureaux kWh/m²/an Existant Neuf Existant Neuf Chauffage et ECS 62 38 34 15 Climatisation 9 18 16 80 Tableau récapitulatif des consommations des bâtiments La culture du bioclimatisme qui se perd et le bruit de la ville conduisent les habitants à faire installer des climatiseurs. L’apparition d’unités extérieures de climatiseurs sur les façades des bâtiments. soit égal à la moyenne catalane (en France il est s’échelonne de 3. ni la municipalité n’ont réussi à sensibiliser les habitants ni à offrir des alternatives raisonnables.4 kWh/m2 à Marseille) Barcelone a également subit des épisodes de canicule durant les étés passés. Les appareils d’air conditionné dans le résidentiel ne sont pas standardisés mais le nombre de systèmes installés est croissant.0 °C. En 2001. . Notons aussi que cette consommation est plus élevée que la consommation moyenne pour le chauffage seul dans le neuf (14 kWh/m²/an). 2.2. La consommation énergétique moyenne pour la climatisation est comprise entre 6 et 10.5 kWh/m²/an dans le secteur résidentiel existant.4.2. 15% des foyers étaient équipés d’appareils de climatisation : ce sont des petits splits. est un défi majeur pour la ville. PRESENTATION DES PRINCIPAUX ACTEURS B149 PREBAT . été après été. ni les fournisseurs d’électricité.3. 2. avec une température annuelle moyenne de 17. multisplit ou systèmes portatiles destinés à climatiser une ou deux pièces.4kWh/m² à Lille jusqu’à 4.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . et est de 18 kWh/m²/an dans le neuf résidentiel soit le double. L’ensoleillement annuel est de 4.2kWh/m². Climat Le climat de Barcelone est méditerranéen sec. Et.

elle réalise des projets exemplaires. pour satisfaire au Plan d’Amélioration Energétique de Barcelone. BEE (Barcelone Economie Energie) BEE est une plateforme civique formée par des groupes écologistes. En 1999. dans le PMEB (Plan d’Amélioration énergétique de Barcelone). BarnaMil C’est une campagne. Barnagel. FERCA (Fédération Catalane des Associations des Electriciens. ICAEN (Institut Catalan de l’Energie).APERCA (Association des Professionnels des Energies Renouvelables de Catalogne) Groupement d’entreprises spécialisées dans les énergies renouvelables. créé en 1996. du financement de projets technologiques ainsi que des formations. du tourisme et du commerce espagnol Cet institut. dédié au financement de l’éficacité énergétique et des énergies renovelables. dans le protocol de Kyoto ainsi que dans la charte de Aalborg. Climaticiens et assimilés) FERCA compte 8000 membres en Catalogne et 5000 à Barcelone. B150 PREBAT . l’ICAEN. s’est vu confié la réalisation des objectifs fixés dans les plans d’action espagnols : Plan des Energies Renouvelables 2005-2010 et Plan d’économie et de performance énergétique 2005-2007. l’Université autonome de Barcelone et la municipalité de Barcelone. Aujourd’hui BEE a toujours ce rôle d’interlocuteur social entre la ville et l’administration.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Cependant. Cet institut finance de l’appui technique. Elle est donc chargée du suivi des engagements de la ville dans l’Agenda 21. sous la tutelle du Département du travail et de l’industrie Catalan. Barnamil s’est constituée en association afin de prmouvoir l’utilisation de l’énergie solaire dans l’existant car l’OST l’imposait déjà dans les constructions neuves. IDAE (Institut pour la Diversification et l’Economie de l’Energie). En 2002. des actions de sensibilisation et de formation au niveau de la Catalogne. sous la tutelle du Ministère de l’industrie. Ses objectifs sont d’impluser des actions afin de mieux gérer les ressources énergétiques locales et de promouvoir une demande d’énergie durable et de qualité. Elle s’est récemment orientée vers les technologies solaires afin de permettre à ces membres de s’intégrer dans le marché solaire. Sa première action en 1993 fut une motion présentée à la municipalité comprenant 28 propositions d’économie d’énergie. L’IDAE réalise de plus des actions de communication. Plombiers. c’est un consorcium qui regroupe l’IDAE. elle change de statut et devient la « Agencia de Energía de Barcelona » L’agence locale de l’énergie de Barcelone Crée en 2002. De plus. Elle était financée par l’Europe dans le cadre du programme SAVE. Son objectif était d’installer 1000 m² de capteurs solaires thermiques dans des maisons individuelles existantes pour l’année 2000. à la suite de quoi la municipalité élabora son premier programme environnemental. l’APERCA a pour objectif la diffusion et la promotion de ces technologies ainsi que l’accompagnement et l’information pour les utiliser. l’Université poytechnique de Catalogne. « Barcelona Grup d’Energía local » C’est une association constituée en 1999 avec l’objectif de doter Barcelone d’une agence locale de l’énergie. d’importantes actions de communication et de l’accompagnement technique. des associations de quartier et des syndicats. Barnamil est très limitée par ses ressources financières bien qu’elle vient de lancer un nouveau slogan « dites oui à Kyoto » afin d’élargir son champ de sensibilisation. de l’accompagnement technique. Elle forme ses membres et essaie de dynamiser le secteur. lancée par BEE. de la recherche. visant à la promotion de l’énergie socaire qui a débuté en 1997.

L’Observatoire de l’Energie de Barcelone. Cette gouvernance a été rendue possible grace à une lliance avec les verts (Iniciativa-Verds) et avec la gauche républicaine (Esquerra Republicana de Catalunya). leader de Verds-Alternativa Verda. le maire de Barcelone a toujours appartenu au parti socialiste de catalogne. spécifiquement entre 1995 et 1999 où Pep Puig. éclairage et bâtiments publics…). formation. il fixe les objectifs d’efficacité énergétique. L’économie d’énergie résultant du PMEB est estimée à 4% de la consommation énergétiue de la Barcelone. suit le degré d’execution des projets définis dans le PMEB. la déclaration d’Amsterdam en 1993. le Plan d’action de Lisbonne en 1996 et en 1997 la campagne BarnaMil et l’engagement dans la réalisation de projets photovoltaïques sur les bâtiments de l’adminstration de la municipalité. En 1998. Le programme écologique de Iniciativa-Verds a joué un rôle important tout au long de ces années. l’OST de 1999 est mise à jour et devient plus exigeante. Prévu jusqu’à 2010. 40% des projets sont achevés ou en cours.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Il établit un plan d’action en 58 projets dans des champs divers : projets normatifs. entre 2002 et 2012. ANTERIORITES Barcelone s’est engagée dans différentes initiatives dès 1992 : le sommet de la terre à Rio en 1992. information et sensibilisation mais aussi création de l’Agence de l’Energie de Barcelone en tant qu’instrument de suivi du PMEB lui-même. Celui-ci sera finalisé en 2002. promotion des EnR. amélioration de l’éfficacité énegétique et économies d’énergie (transport. Aujourd’hui 350 entités ont signés cet engagement. chargé de la rédaction du plan d’action de l’Agenda 21. le Plan d’Amélioration Energétique de Barcelone (PMEB) voit le jour : il a une portée plus large que le solaire.4. 2. mis en place par l’Agence de l’Energie. fut nommé à la tête du conseil Ville Durable. Une conséquence de ce plan est la signature de l’Engagement civil pour la durabilité qui engage les signataires à réaliser. la charte d’Aalborg sur les villes durables en 1994 qui engage la ville dans un agenda 21. 10 objectifs dans son champ d’action propre. C’est le cadre générique qui englobe toutes les actions en matière de politique énergétique et d’impact environnemental à Barcelone. En 2002. la ville crée le conseil municipal de l’environnement et de la durabilité. d’énergies renouvelables et d’émissions de gaz à effet de serre. est d’ailleurs ratifiée l’Ordonnace Solaire Thermique. Depuis l’établissement de la démocratie en Espagne. Enfin en 2006. Ces différents engagements s’inscrivent dans un contexte régional et national plus large ainsi que l’illustre la chronologie ci-dessous : B151 PREBAT . En 1999.

Ils affichent une ambition d’économie d’énergie et d’implémentation d’EnR à large échelle de par les objectifs fixés et les moyens dégagés : Dates Action Objectifs Résultats Niveau 97 – 00 Campagne BarnaMil 1000 m² de solaire thermique Echec BCN installés pour 2000 99 – 06 OST 99 Cf §3 Cf §5 BCN 00 – 05 Plan de financement des 12 % d’EnR en 2010. soit +1.5% B152 PREBAT .5% d’EnR. soit + 6 -En 05. 7. Dans le tableau qui suit sont récapitulés les objectifs de ces différents plans et leurs résultats.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .

-Développement inégal des Espagne 2000-2010 EnR. ornemental et de -100 GWh/an d’électricité signalisation performant. Réseau de chaleur et de froid 04 – 12 Stratégie d’économie et -15000 kTep économisées/an Mise en place du Plan d’action ESP de performance -25000 M€ d’investissement 2005-2007 énergétique 2004-2012 05 – 07 Plan d’action 2005-2007 -Minima pour le neuf Modification du CTE ESP d’économie et de -Etiquette énergie Programme de subvention performance énergétique -3300 M€ d’investissement -1505 kTep économisées sur les 2 ans Les plans plus récents n’ont pas encore donné de résultats.8% de la consommation en carburant couverte par des biocarburants 06 – 15 Plan de l’Energie de Catalogne -Economie de 10. Production électrique photovoltaïque. Code technique de la Reprend les exigeances de la directive ESP construction 2006 européenne 202/91/CE et de la loi espagnole 38/1999 : -Limitation de la demande énergétique des nouveaux bâtiments -Rendement minimal des installations thermiques. On peut s’attendre à des retours d’expérience aux alentours de 2010. éolien et biocarburants -Remplacé en 2005 par un nouveau plan : le PER 00 – 05 Plan de l’Energie de Non respect des objectifs.6% en énergie final. dont 2.ESP énergies renouvelables en %. a été CAT Catalogne à l’horizon remplacé par un nouveau plan 2010 en 2005 02 – 12 PMEB -58 Projets pour 2012 40 % des projets réalisés ou en BCN -14 MW photovoltaïque cours de réalisation : Eclairage -100000 m² solaire thermique public. Ils sont repris dans le tableau ci-dessous : Dates Action Objectifs Niveau 05 – 10 PER. -Contributions solaires thermique et photovoltaïque minimales. On remarque néanmoins l’implication de tous les niveaux : espagnol. Futur OSP. Plan d’Energie Renouvelable -12% d’EnR en 2010 ESP dont 30% pour la production électrique et 5. Développement important de : biogaz. catalan et barcelonais.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . produite à partir de biogaz Développement du Transport public.21% CAT 2006-2015 en électricité -9. Ordonnance Solaire Déjà reprise en partie dans le CTE mais plus BCN Photovoltaïque exigeante B153 PREBAT .5% d’EnR en 2015 dont 1250000 m² de solaire thermique et 100 MW de photovoltaïque -10000 M€ d’investissment 06 OST 06 Cf §3 BCN 06 Decret d’Ecoperformance des Solaire thermiqe obligatoire pour les bâtiments CAT bâtiments de Catalogne consommant plus de 50 L/jr à 60°C 06 CTE.

par cogénération ou par des sources d’énergie issu de déchets ou gratuite.3. La réduction du pourcentage de 60% est également autorisée pour les bâtiments qui ne disposent pas en toiture d’une surface minimale de 5m²/logement type (F4). Aujourd’hui. le chauffage des piscines découvertes est interdit avec un système autre que solaire. Elle établit une couverture solaire minimale des besoins en ECS dans certains bâtiments.4. De plus. 3. Elle a été révisée en 2006 pour élargir sa portée. BATIMENTS CIBLES L’OST de 99 concernait tous les bâtiments neufs.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . ni cuisines ni salles d’eau collectives. la contribution minimale passe à 30% pour le chauffage de l’eau des piscines couvertes climatisées et à 20% pour le préchauffage de l’eau jusqu’à 60°C destinée à un usage industriel. 3. Couverture solaire minimale L’OST de 99 exige de couvrir 60 % de la demande en ECS. d’enseignement et des lieux culturels qui ne possèdent ni cantine. des lieux de culte. seulement. cette exigence s’étend à tous les bâtiments à hauteur de leur consommation énergétique pour le chauffage de l’ECS.4. exigé la mise en place de capteurs solaires thermiques pour des consommations supérieures à 81 kWh/jr.2. pour le chauffage de l’ECS.1. DESCRIPTION DE L’OST L’Ordonnance Solaire Thermique (OST) de Barcelone a été voté au mois de Juillet 1999 et est entré en vigueur au mois d’août 2000. 3. d’un stockage solaire. Une réduction du pourcentage de 60% est également accordée dans les cas où une partie de la consommation est couverte par d’autres sources d’énergies renouvelables.3. EXIGENCES MINIMALES 3. 3. La modification de 2006 élargit les types d’usage concernés à tous les bâtiments où l’on consomme de l’eau chaude sanitaire. en moyenne. Dans ce cas. EXIGENCES TECHNIQUES 3. on devra utiliser la surface maximale disponible à chaque fois qu’il est possible d’atteindre 25% de la consommation. d’un échangeur entre le circuit fermé du collecteur et l’eau de consommation.1. les bâtiments dans lesquels il est techniquement impossible d’atteindre une couverture solaire de 60% sont exemptés. La demande en ECS est calculée selon des tables de consommations types en fonction de la destinations du bâtiment et d’un indicateur caractéristique de sa taille (par exemple : le nombre de lits pour un hôpital) La modification de 2006 adapte cette exigence aux minima requis par le Code Technique de la Construction : elle conserve le minimum des 60% et exige une contribution plus grande dans les cas de consommation d’ECS plus importante que 10 000 L/jour ou quand le système d’appoint est électrique. Mais elle établit comme système à choisir une installation formée de capteurs solaires en circuit fermé. en chauffage de l’eau des piscines couvertes climatisées ou des procédés industriels par de l’énergie solaire thermique. Matériel L’OST de 99 stipule que l’installation doit se réaliser à chaque fois avec la meilleure technologie disponible. Par ailleurs. d’un appoint avec d’autres énergies et d’un système de distribution et de B154 PREBAT .2. il était.1. Dans ce cas. en réhabilitation ou qui changeaient de destination à l’exception des bureaux. EXEMPTIONS Selon l’OST de 99. l’installation solaire sera dimensionnée pour couvrir le reste de la consommation jusqu’à 100%. Enfin.

La modification de 2006 assouplit ces exigences en se concentrant sur la couverture solaire minimale de l’ECS. inclinaison et ensoleillement L’OST de 99 laisse peu de marge sur l’orientation et l’inclinaison des capteurs solaires afin d’utiliser la ressource solaire au maximum. Dans le cadre de la modification de 2006. Ces conditions limitaient de manière importante la possibilité d’intégrer correctement les installations sur le bâti. sans stockage. quitte à augmenter la surface de capteurs. elle permet l’installation de capteurs solaires sur les toitures terrasses. elle permet l’utilisation d’un collecteur en circuit ouvert sans échangeur. les conduites doivent être enterrées ou placées de sorte qu’elles minimisent l’impact visuel.4.4. Elle exige que des espaces soient réservés dans les parties communes des bâtiments pour l’ensemble des canalisations et pour le dispositif d’appoint afin que l’accès soit facilité pour les opérations de maintenance et de réparation. Sont expressément interdits la descente des canalisations en façade principale ou par des cours intérieures. si bien que la modification de 2006 reprend ces mêmes critères et permet désormais au maître d’œuvre de mettre en oeuvre ses propres choix quand ils sont pleinement intégrés à la composition architecturale et qu’ils n’affectent pas le paysage urbain.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . à chaque fois que le bassin de la piscine peut remplir ces fonctions. Quand des bâtiments isolés sont raccordés. Dans cette même perspective. 3. On se limite à dire qu’on utilisera les technologies disponibles sur le marché les plus adaptées à chaque cas et qu’on adoptera les technologies les plus efficaces quand on ne parvient pas à la contribution solaire minimale exigée sur la surface disponible. Intégration dans le bâti L’Ordonnance de 1999 responsabilise les concepteurs afin que les capteurs solaires soient occultés par les acrotères et que les mesures nécessaires pour leur intégration soient prises. 3. sur les toitures inclinées et sur les façades toujours en harmonie avec la composition de la façade et le reste du bâtiment. B155 PREBAT . on ne définit plus de système à choisir. Orientation.consommation.2. Dans les piscines.3.

on constate aujourd’hui qu’une partie importante des installations présentent des dysfonctionnements dus à des erreurs de conception ou d’installation. Le refus des promoteurs immobiliers d’intégrer les panneaux solaires dans les constructions. Le manque d’intégration architecturale à la conception avec par conséquent. sur la demande pressante d’occupants mécontents. 4. Causes techniques Après 7 ans d’expérience. Techniquement. . 3. Il est exigé de plus un contrat de maintenance d’une durée minimum de 2 ans avec une entreprise habilitée. La méconnaissance de la technologie solaire par les ingénieurs et les architectes. Systèmes de chauffage individuels Cela s’explique notamment par la forte tradition. adoptée dans les années 50. Manque d’un organisme adapté responsable de la coordination et du suivi des installations.5. un impact visuel final mal accepté. Elle exige également la réalisation des opérations de maintenance nécessaires pour le fonctionnement correct et l’efficacité du système. Seules les installations de moins de 7. . elle suit les mêmes critères que la précédente. . exigeant de plus l’installation d’un compteur de température de l’eau chaude solaire pour information de chaque utilisateur afin de vérifier le bon-fonctionnement de l’installation.1. MAINTENANCE L’Ordonnance de 1999 exige que toutes les installations possèdent un thermomètre. .1 m² sont exemptes de cette obligation : la responsabilité de la maintenance est laissée au propriétaire. DIFFICULTES DE MISE EN ŒUVRE Les premières difficultés à la mise en application de l’ordonnance solaire sont les suivantes : .1. La volonté de faire en sorte que les installations fonctionnent correctement et qu’elles soient l’objet d’une maintenance appropriée est manifeste. on recense des cas où des logements collectifs neuf construits avec des systèmes de chauffage et d’ECS centralisés ont du très vite être remplacés par des systèmes de chauffage individuels. Par le passé. Les promoteurs et les utilisateurs sont très réfractaires à changer ce mode constructif alors que les systèmes de capteurs solaires et d’accumulateurs requièrent un système de chauffage et de distribution de l’ECS centralisé. il est établi que la maintenance doit comporter un plan de contrôle et un plan de maintenance préventive. B156 PREBAT .1. La modification de 2006 donne une grande importance à cette partie dédiant un chapitre spécifique à la maintenance. De plus. d’installations de systèmes de chauffage individuels (dans chaque logement) pour le chauffage et la production d’ECS.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Des méthodes de calculs usuelles non adaptées aux installations solaires. MISE EN ŒUVRE 4. Un contrôle de qualité et de prestation des installations certifiée par une entité d’inspection et de contrôle est exigé. . 4. un système de contrôle de débit et de pression pour pouvoir attester du fonctionnement correct du système. L’installation des systèmes par des installateurs non qualifiés.

à constater des décalages importants entre ce qui a été prévu dans le dossier d’autorisation et ce qui est effectivement réalisé. 3 normes sur l’intégration d’installations solaires interviennent dans la réglementation : le Code Technique de la Construction (CTE) défini par l’Etat.1. 4. répondre simultanément aux exigences de ces 3 normes est une difficulté supplémentaire pour les concepteurs. B157 PREBAT . l’intégration des systèmes au bâti a été difficile car les systèmes n’étaient pas intégrés à la conception mais plutôt ajoutés lors de la mise en œuvre. Intégration au bâti Au début de l’Ordonnance Solaire. Certification du matériel L’OST de Barcelone exige la certification des capteurs solaires par un organisme habilité. Ce déséquilibre conduit alors fréquemment.1. Cela a posé des problèmes à l’installation puisque l’OST exige d’occulter les capteurs solaires avec des parapets ou des balustrades et de faire cheminer les canalisations dans des espaces reservés. mettant hors course les capteurs moins chers et de moins bonne qualité.1. Dans l’existant.2. elle exige des informations très précises sur la mise en œuvre qui méritent de connaître les caractéristiques précises du bâti.2.3. On constate que les exigences de certaines normes se retrouvent en contradiction les unes avec les autres .Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Cette exigence a conduit à une augmentation importante de la qualité des capteurs installés. 4. MESURES POUR ASSURER LA QUALITE DES INSTALLATIONS 4.2. Or. lors de la phase de réalisation. Aujourd’hui. Le double rôle des panneaux photovoltaïques du parking de la piscine: chauffer l’eau de la piscine et abriter les voitures du soleil 4. les compétences acquises par les concepteurs et la flexibilité de la nouvelle ordonnance permettent une intégration architecturale facile des installations dans le neuf. lorsqu’on ne dispose que d’informations basiques sur le projet. le décret d’éco-efficacité défini par la communauté autonome de Catalogne et l’OST de la ville de Barcelone. Normes administratives et techniques L’autorisation de licence est délivrée par la Municipalité de Barcelone très en amont du projet de construction. décalages qu’il est très difficile de réparer. les installations sont soumises au code normatif de l’urbanisme qui établit des critères de respect du paysage architectural et répertorie les bâtiments protégés.

Formation des installateurs Il n’existe aucune exigence sur la formation des installateurs et la qualité de pose des installations : aujourd’hui.Néanmoins. Au début de l’OST. Utilisation et des installations – maintenance Comportement des utilisateurs Beaucoup d’occupants de logements collectifs ignorent les caractéristiques des installations. Des discussions ont eu lieu sur une exigence possible de formation et de certification des installateurs mais elle n’est plus à l’ordre du jour. sans compter qu’aucune profession n’est véritablement compétente pour ce service. 4. ce sont les entreprises membres d’APERCA. « tout plombier » est théoriquement autorisé à effectuer l’installation.4. la majorité des capteurs solaires homologués sont importés. Concernant l’Ordonnance.2. Aujourd’hui. Devant l’augmentation du volume de demandes. qui prirent en charge les installations.2.2. de qualité et sont habilités pour l’homologation. voire ignorent complètement leur existence. Cela rend les procédures longues et complexes. seulement 3 laboratoires offrent à ce jour un service rapide. 4. Décret d’éco- efficacité de Catalogne et OST). Ces homologations consistent à vérifier des caractéristiques techniques prédéfinies des équipements et non des critères minimaux d’efficacité. les membres de la FERCA effectuent la majorité des installations. Ils sous-traitent le dimensionnement de l’installation à un ingénieur ou à un bureau d’ingénierie dans le cas de grands projets. 4.2. De fait. la FERCA a mis en place des cours de formation pour ses membres ce qui a permis d’augmenter considérablement le nombre d’installateurs. elle constitue des petites affaires en direct avec les clients. L’inspection ne vérifie pas le bon fonctionnement ni le rendement de l’installation. 4. la Municipalité de Barcelone exige que le promoteur rende un certificat de qualité d’installation (émis par une entité d’inspection et de contrôle habilité par la Municipalité) à la fin de la construction. ce certificat permet donc à la Municipalité de contrôler que les réalisations correspondent à ce qui était prévu dans la licence. Dans cette majorité d’occupants désinformés.5. Dans la phase d’exécution. Aucune profession n’assure la maintenance des installations : elle est peu attractive et peu rentable. ce sont les architectes (profession habituellement en charge de la globalité du projet de construction) qui assument la responsabilité de l’intégration des systèmes solaires dans les constructions. Aujourd’hui.2. le système existant protectionniste de l’industrie solaire espagnole s’avère obsolète et inefficace et prévoit d’être modifié dans un futur proche.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Par ailleurs. L’inspection est réalisé par le service d’Urbanisme de la Ville de Barcelone et a pour but de vérifier le respect des différentes normes (CTE. En effet. les services qu’elles leur procurent. avec parfois plus de 12 mois d’attente. on distingue 3 grands types d’utilisateurs : B158 PREBAT .3. Inspection des installations L’OST ne fixe aucune procédure d’inspection des installations du fait que le coût d’une telle inspection serait élevé. n’importe quel plombier peut légalement effectuer une installation alors que le bon fonctionnement du système requiert des compétences minimales en chauffage. Professions impliquées dans la mise en œuvre Dans la phase de conception. car les plus compétentes dans le domaine.

Financement de Catalogne L’ICAEN gère les fonds pour les investissements d’économie. 4. Dans le cas du photovoltaïque. C’est pourquoi dans les faits. il semble que les subventions seront restreintes à la promotion d’intégration d’installations solaires dans les bâtiments existants. (1 million d’euros en 2006). Les démarches administratives sont très lourdes.3. Au final. ceux qui ignorent tout de l’énergie solaire et qui s’en désintéressent complètement . d’efficacité énergétique et d’approvisionnement des ressources énergétiques renouvelables. . Dans le cas d’installations solaires thermiques. Les programmes d’aide incluent des prêts à faible taux en collaboration avec l’Institut de Crédit Officiel (ICO) et des subventions pures.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Ce premier contrat fourni par le promoteur à la livraison du bâtiment neuf. Néanmoins. ceux qui ont une sensibilité environnementale. Les aides de financements existent aux 3 niveaux politiques : Etat fédéral. et qui attendent des performances bien plus élevées que le système peut fournir (Chauffage de l’intégralité de l’ECS toute l’année). 4. 4. NATURE DES AIDES DE FINANCEMENT Dans le cas du solaire thermique. c’est la Catalogne. et lorsque le budget est épuisé (1 000 000 € en 2006). les subventions sont plafonnées à 37% du coût d’installation de référence. du Tourisme et du Commerce. via l’ICAEN.3.1. la version 2006 de l’OST prévoit un contrat de 2 ans avec création d’un manuel de maintenance. Financements privés Certaines banques proposent des offres de prêts à faible taux (définis par l’ICO). Avec la récente approbation du Decret d’éco-efficacité de Catalogne et du Code Techniques de la Construction. la majorité des projets bénéficient seulement des subventions de l’ICAEN . car ils ont compris qu’elle leur permet de réaliser des économies de chauffage et rentabiliser les frais d’installation. l’utilisation et la maintenance de l’installation sont bien effectuées. Contrat de maintenance Les utilisateurs sont sensés effectuer la maintenance. C’est pourquoi. les subventions sont limitées aux installations non assujetties à l’OST. Financements d’Etat L’organisme d’Etat en charge des subventions pour l’énergie solaire a toujours été le Ministère de l’Industrie. Dans les installations centralisées de type maisons individuelles. les subventions ne sont plus attribuées. Communauté de Catalogne et Municipalité de Barcelone. qui sont habituellement dans une démarche de rentabiliser les investissements. qui connaissent très bien le fonctionnement d’une installation solaire thermique. Ce coût a été fixé : B159 PREBAT .2. ceux qui essaient de profiter au maximum de l’installation en connectant aussi leur système de chauffage (en maison individuelle). Le problème réside dans le fait qu’aucune inspection n’est réalisée. . L’inspection sera exigée par le service d’Urbanisme de la Municipalité et vraisemblablement sous-traité. C’est l’IDAE qui gère les fonds attribués pour le Plan de Financement des Energies Renouvelables (PFER) et pour la Stratégie d’Economie d’Energie et d’Efficacité Energétique en Espagne 2004-2012. certains prêts établissent un remboursement sur la revente de l’électricité. qui est chargé de la gestion des fonds : elle reçoit les fonds de l’Etat et les gère avec ceux de Catalogne.3. hôtels ou bâtiments tertiaires. les installations sont subventionnées à hauteur de 30-40% du coût total de l’installation.

L’OST de Barcelone a donc fortement poussé les promoteurs à devoir intégrer les installations dans les nouvelles constructions. La subvention est plafonnée 100 000 euros. pour des systèmes de puissance inférieure à 14kW (20m²) .5 c€ pour les installations rendues obligatoires dans le cadre du CTE). jusqu’à 22% du coût de référence de l’installation. soit 12 €/Wp pour les installations isolées avec accumulation et de 9 €/Wp sans accumulation. à 1015 €/kW ou 710 €/m²pour les systèmes de plus de 14 kW. Le budget est destiné à subventionner des opérations. « La pergola ». à 1160 €/kW ou 812 €/m² de capteurs pour les équipements pré-fabriqués et pour les installations par éléments.3. Solaire photovoltaïque La Catalogne subventionne les installations photovoltaïques. à 1450 €/kW ou 1015 €/m² pour les installations spéciales avec application de réfrigération ou applications avec température d’usage supérieure à 60°C et rendement supérieur à 40%. près du port du Forum entièrement recouverte de panneaux photovoltaïques 4. Financement de la Ville La Municipalité de Barcelone octroie des subventions via l’Institut du Paysage Urbain et de la Qualité de Vie. jusqu’à 25% du coût total de l’installation. Pour le photovoltaïque raccordé au réseau. B160 PREBAT . . 4. la subvention prend la forme d’un tarif de rachat par kW vendu (en 2005 : 44c€/kWh pour les installations « volontaires » de puissance supérieure à 100 kW.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .3. Dans le cas du solaire thermique.4. les subventions sont attribuées pour le financement des panneaux solaires de bâtiments privés occupés principalement par des logements. ACTEURS MOTEURS DE LA REALISATION La personne qui décide de l’incorporation d’une installation solaire thermique dans un bâtiment est le promoteur. installations et initiatives répondant au Programme d’Economie d’Energie et d’Energies Renouvelables. et 7. .

L’objectif est de former quelques 500 professionnels pour la réalisation de projets et d’inspections. l’Agence de l’Energie de Barcelone rédige 2 documents qui permettront d’étendre les compétences d’installation à un spectre plus large de professionnels.5.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . La présence sociale et technique de l’ordonnance solaire a été permanente dès son approbation et la stratégie de communication de la municipalité a maintenu les citoyens informés des progrès effectifs que cette ordonnance a produit sur les économies énergétiques.In fine. le suivi et la promotion des opérations qu’elle a assurées. promoteurs et installateurs. ce qui représente entre 1 et 1. sont devenus plus complexes. ingénieurs. compte tenu des volumes de la demande actuelle et des niveaux de qualité exigés.6. les coûts sont compris entre 1000 et 2000 € / m² de panneau solaire.5% du budget totat des équipements du bâtiment (Installation + Main d’œuvre). architectes. 4. ainsi que des ateliers pour la réalisation d’activités concrètes de promotion et de diffusion de l’ordonnance n’ont pas manqués. B161 PREBAT . la production nationale est restée peu compétitive. jusqu’aux guides de la ville pour diffuser les concepts et les potentialités de cette initiative ou les documents et les guides techniques destinés aux professionnels du secteur : architectes. des caractéristiques des installations et de la qualité des équipements. à travers des exigences toujours plus fortes pour l’utilisation de panneaux homologués. la majorité des panneaux sont importés principalement d’Allemagne et d’Autriche. parfois de Grèce ou d’Israël. mais aussi par l’aide au financement. Les façons de communiquer ont été diverses : depuis les articles de presse avec l’évolution chiffrée de la capacité totale en capteurs solaires installés et de leurs bénéfices environnementaux. Leur publication sera associée à des séances de présentation et de formation envers les responsables techniques municipaux et des entités de contrôle. Dans la pratique. A l’heure actuelle. Il s’agit d’un guide d’aide à la rédaction de projets et d’un guide pour l’inspection et l’évaluation des installations. la croissance de la demande en panneaux solaires thermiques et l’offre réduite existante sur le marché des installateurs compétents à provoqué une hausse du prix des installations. D’autre part. d’où une nécessité d’investir dans du matériel nouveau (pour les études de dimensionnement). avec des prix en Catalogne sensiblement supérieurs à la moyenne du pays. L’OST n’a eu aucune influence sur les prix du marché des capteurs solaires puisque le marché est mondial . c’est donc la Municipalité de Barcelone qui est l’acteur moteur dans la réalisation de l’OST. 4. Les revues techniques et les cours de formation destinés à ces mêmes professionnels et aux agents impliqués dans l’installation. ingénieurs et installateurs. PROMOTION DE L’ORDONNANCE La mise en place de l’Ordonnance a conduit à une information et des débats permanents entre les différents acteurs. en devant plus grands. l’OST a contribué à une augmentation des coûts d’installation (et de la qualité des installations par la même occasion). LES COUTS D’INSTALLATION Les coûts dépendent de la taille. De faible qualité. On attribue cette hausse essentiellement au fait que les projets d’installation. Par ailleurs. d’une part par le texte réglementaire de l’OST dont elle est l’auteur.

soit en terme de réduction d’émissions de CO2. Evolution de la surface de capteurs solaires thermiques autorisée source : Agence de l’Energie de Barcelone Le nombre de permis de construire accordés entre 2000 et 2006 constitue une surface totale autorisée de 36 506 m² de capteurs.1. … . EVALUATION 5.Hoteles : hôtels . tout en reflétant la croissance des dernières années du secteur touristique de la ville de Barcelone. LES EFFETS DE L’ORDONNANCE SOLAIRE Compte tenu du caractère obligatoire établi dans l’Ordonnance. La majorité des installations concerne l’habitat et. 5 135 tonnes/an évitées et une économie financière de 1 618 000 €/an. Le graphique ci-dessous révèle comment se répartit cette surface de capteurs solaires thermiques entre les différentes destinations de bâtiments. Cette surface représentera une économie énergétique de 29 205 MWh/an. Surface de capteurs autorisée selon la destination des bâtiments Source : Agence de l’Energie de Barcelone Traduction : .Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . ses effets furent immédiats à partir de son entrée en vigueur en 2000 et son évolution a été soutenue et constante compte tenu de la forte activité du secteur de la construction tout au long de ces dernières années.Viviendas y residencial : secteur résidentiel et secteur du tertiaire correspondant au logement communautaire : maison de retraite. illustre le dynamisme des hôtels qui représentent un poids significatif.Equipamientos deportivos : Equipements sportifs B162 PREBAT . Le graphique ci- dessous illustre cette évolution année après année.5.

- Equipamientos sanitarios : Equipements de santé
- Otros : autres

Ces chiffres correspondent aux demandes de permis de construire déposées à la mairie de
Barcelone et par conséquent non pas les installations effectivement réalisées. Au moment
de la demande de permis de construire, il est facile de réaliser un suivi précis et fiable, alors qu’il
est plus difficile d’effectuer un suivi des installations achevées. Le processus d’implémentation
s’effectue à une cadence relativement lente et la demande de permis de construire n’est que le
premier pas pour la réalisation des installations prévues. En considérant 2 ans et demi écoulés
entre la demande de permis de construire et l’occupation des immeubles, au mois de juin 2006, on
peut considérer que toutes les installations qui ont fait l’objet d’une demande de permis de
construire jusqu’à la fin 2003 fonctionnent déjà à temps plein, ce qui suppose une sufarce réelle
actuelle de 18 817 m² de capteurs solaires thermiques. Cette surface représente une économie
d’énergie estimé à 15 053 MWh/an, qui en terme d’émissions de CO2 correspond à une quantité
de 2 646 tonnes évitées et une économie financière de 834 000 €/an.

Barcelone, qui possédait en 2000 une surface installée pour 1000 habitants de 1,1 m2, possède
en juin 2006 un ratio de 24,4 m² de capteurs en cours d’installation / 1000 habitants et une surface
totale installée estimée à 12,4 m²/ 1000 habitants. Pour comparaison, voici les données de 2003 :
5 m²/1000 habitants pour la Catalogne, 11 m²/1000 habitants pour l’Espagne et 38 m²/1000
habitants pour l’Europe. Il convient de noter qu’un espace urbain et de forte densité comme la ville
de Barcelone ne peut être facilement comparé avec des étendues de territoires plus génériques.

5.2. IMPACT DE L’ORDONNANCE SUR LES REALISATIONS

Le manque d’expérience antérieure et d’opérations similaires nationales ou internationales à cette
Ordonnance, fait que certains objectifs fixés par celle-ci n’étaient pas raisonnablement
atteignables. Ces aspects ont été corrigés avec la révision de l’Ordonnance 2006 sur la base de
l’expérience obtenue au long des 5 dernières années d’application.

5.2.1. La gestion de l’Ordonnance

Initialement, les démarches administratives, essentiellement la vérification et l’approbation des
projets d’installation solaire et le respect de l’OST, étaient prises en charge par les services
techniques du Département d’Urbanisme de la Mairie dans le cadre de ses fonctions habituelles.
La nouveauté et le manque de moyens humains compétents sur les aspects techniques que
comporte l’Ordonnance a posé des difficultés. Les délais allaient de 20 jours à 6 mois. Très
rapidement, la décision a été prise de confier la responsabilité de vérification de ces aspects au

B163 PREBAT - Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB

Département des Services Urbains et de l’Environnement qui disposait de professionnels formés à
cette tâche.

Finalement, avec la création de l’Agence de l’Energie de Barcelone en 2002, il fut considéré que le
choix le plus raisonnable serait de confier la responsabilité de la gestion technique de
l’Ordonnance à cette agence. Cette décision relevait d’un objectif plus ambitieux. Il permettait en
fait à la Municipalité de centraliser toutes les tâches relatives à l’Ordonnance, c’est-à-dire le
conseil aux professionnels, l’approbation, la publication et le suivi des installations.

Tous les acteurs impliqués ont eu les mêmes problèmes de gestion initiaux depuis les promoteurs
jusqu’aux installateurs en passant par les techniciens chargés de la rédaction des projets. La
méconnaissance de la technologie solaire par de nombreux architectes et ingénieurs, l’utilisation
de méthodes de calcul ou technologies inadaptées, le manque de documentation technique dans
les projets, le manque d’intégration des installations solaires dans la conception des projets avec
l’impact visuel inhérent ou la mise en œuvre par des installateurs non spécialisés impliquèrent
d’importantes difficultés initiales pour l’implémentation de l’Ordonnance.

Le suivi de l’Ordonnance réalisé par l’Agence de l’Energie de Barcelone a permis d’extraire les
points forts et les points faibles de toute l’expérience de ces dernières années, qui ont été des
éléments clés pour la modification de 2006. En tant que points forts, nous pouvons noter :

- la volonté politique d’impulser l’énergie solaire thermique dans la ville de Barcelone

- l’amélioration de la formation technique des professionnels de l’administration
locale

- l’optimisation des processus administratifs de vérification et d’approbation des
permis de construire

- le consensus entre tous les acteurs impliqués dans l’application de l’Ordonnance et la
création de la « Mesa para la energía solar » (Table pour l’énergie solaire)

- l’implication de l’Agence de l’Energie de Barcelone en tant que responsable du suivi
et de la réalisation de l’Ordonnance

En tant que points faibles, nous pouvons noter :

- le manque d’expérience de l’administration dans la gestion de la production d’énergie
au niveau local

- le manque de procédure administrative ou au contraire la complexité de celle-ci avec
des délais administratifs excessivement longs

- le manque d’une structure adaptée aux besoins des différents interlocuteurs définis par
l’Ordonnance

- le manque d’expérience des professionnels (ingénieurs, architecteurs, installateurs,…)

- des descriptifs de projets et une documentation insuffisante ou incorrecte

- Le manque de contrôle des installations réalisées et de leur bonne maintenance

- la mauvaise intégration architecturale des installations au bâti

La modification de 2006 a souhaité améliorer la gestion des permis de construire, qui est
apparue être la clé de voûte de l’OST. Désormais, les permis sont délivrés sous réserve de
la présentation d’un certificat final et des spécifications techniques de l’installation émis par

B164 PREBAT - Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB

l’installateur. Ces documents comprennent le projet final, le manuel de maintenance, la copie du
contrat de maintenance sur 2 ans avec le plan d’inspection et de maintenance, la copie du
certificat de conformité au règlement des installations thermiques espagnol, la copie du manuel
d’utilisation et la copie de la garantie de l’installation. De plus, pour obtenir le permis de
première occupation du bâtiment, le promoteur doit également fournir l’aval d’une entité
d’inspection et de contrôle, autorié par la municipalité, qui vérifie sur plans et de visu la
conformité de la réalisation. Les irrégularités sont désormais repérées et conduites devant le
tribunal.

5.2.2. Opérations réalisées

L’Agence de l’Energie a analysé quelques unes des installations réalisées dans le but de disposer
d’une bonne connaissance du développement et de l’implémentation de l’Ordonnance, entre 2004
et 2005. L’échantillon d’analyse fut de 10 opérations en 2004 et 30 en 2005. Les informations
récoltées permettent d’extraire des données significatives :

- pour les copropriétés, la majorité des installations sont de petite dimension (83% dans les
bâtiments de moins de 20 logements et 32% dans les bâtiments de 6 logements). Cela montre que
nous nous trouvons dans une gamme de dimension qui implique des coûts unitaires plus élevés
que ceux des grandes installations.

Répartition des réalisations selon la taille de l’édifice (en nombre de logements)
Source : Agence de l’Energie de Barcelone

- La majorité des installations dispose de 0,31 à 0,40 m²/habitant (47%) bien que la moyenne
générale des bâtiments étudiés est supérieure, c’est-à-dire de 0,46m²/habitant. Soulignons que
l’étude des données des permis de construire donnait 0,37m²/habitant, soit moins que ce qui a été
finalement implémenté.

Surface installée par utilisateur (en m²)
Source : Agence de l’Energie de Barcelone

B165 PREBAT - Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB

Les installations fonctionnent correctement sans défauts ni anomalies importantes. Il faut souligner
néanmoins qu’un pourcentage élevé d’installations présente des pannes temporaires causées
principalement par des phénomènes de surchauffe, de baisse de pression du circuit primaire et
manque de maintenance. Or, avec l’absence d’appareils de mesure sur l’eau chaude solaire
uniquement, il était impossible pour les usagers de savoir si leur système fonctionnait
correctement et ces pannes, pourtant légères, n’étaient pas réparées. Du point de vue de
l’usager, il était difficile d’évaluer la performance du système car l’eau chaude continue de sortir du
robinet même lorsque l’installation solaire ne fonctionne pas.

Le manque de maintenance couplé au non-respect des normes techniques de référence est
le problème le plus fréquent surtout dans les copropriétés. Dans ce type de bâtiment, quand
l’installation appartient à la copropriété, la maintenance requise n’est pas effectuée.
Heureusement, cela ne se présente pas dans le cas d’installations centralisées d’hôtels, de
bâtiments industriels,…où le maître d’ouvrage apprend à le gérer et dispose d’un contrat de
maintenance avec une entreprise spécialisée.

Aucune inspection régulière de la part des pouvoirs publics n’est réalisée sur le bon
fonctionnement et le rendement des installations car cela couterait trop cher. La seule
inspection réalisée à ce jour consiste à vérifier la bonne réalisation de l’installation selon les
critères définis dans le dossier d’attribution de la licence.

Dans le cas de non-respect des normes techniques, le manque d’isolation thermique des
conduites est fréquent.

Dû au manque d’éléments de mesure pour obtenir le rendement énergétique des installations, des
simulations de comportement énergétique ont été réalisées. Les résultats montrent que le
pourcentage de couverture de la consommation d’ECS est souvent inférieur à celle établie à
l’Ordonnance. Les causes sont les pertes de distribution, des lacunes dans la conception
des systèmes, spécifiquement dans le cas de copropriétés, ou l’utilisation d’éléments
inadaptés.

5.2.3. Les exemptions prévues dans l’Ordonnance

Une grande préoccupation des services municipaux était que les bâtiments qui bénéficieraient
d’une exemption seraient nombreux. D’où la crainte que l’effet de l’Ordonnance ne devienne
anecdotique. La réalité a démenti ces craintes car seulement 13,5% des projets d’immeubles
qui ont sollicité un permis de construire pendant la période de vigueur de l’Ordonnance ont
demandé une exemption d’installation de capteurs solaires thermiques, principalement à cause
de la petite dimension des immeubles à construire (cas d’exemption qui a disparu avec la
nouvelle révision de l’Ordonnance) ou à cause du manque de surface pour couvrir la demande
prévue (dans ce cas, il est exigé de tirer au maximum avantage des apports solaires, autrement
dit l’exemption n’est que partielle)

B166 PREBAT - Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB

Viviendas y residencial : secteur résidentiel et et secteur du tertiaire correspondant au logement communautaire : maison de retraite. Raison de l’exemption Source : Agence de l’Energie de Barcelone Traduction : .Otros : autres 5. ce sont principalement des hôtels.3. Dans le premier cas. Destination des bâtiments exemptés Source : Agence de l’Energie de Barcelone Traduction : . Perception de la part des protagonistes 5.Hoteles : hôtels .Demanda <292 Mj : Demande d’ECS < 292 Mj . … .Uso otras fuentes renovables : Utilisation d’autres sources renouvelables . Le degré de satisfaction des usagers est très différent s’il s’agit d’une installation centralisée ou individuelle.1.Equipamientos sanitarios : équipement de santé .Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .Equipamientos deportivos : équipements sportifs . on remarque une satisfaction importante des usagers alors que dans le second cas il n’y a pas un grand enthousiasme avec un degré de B167 PREBAT .3. Perception de la part des les utilisateurs L’étude réalisée par l’Agence de l’Energie de Barcelone entre 2004 et 2005 sur quelques opérations a permis de connaître la perception des utilisateurs aux effets de l’Ordonnance.Sin consumo de ACS : Sans consommation d’ECS En ce qui concerne les bâtiments exemptés par impossibilité de couvrir au moins 25 % de la consommation énergétique d’ECS. ce qui est vraiment dommageable car ces bâtiments présentent une consommation énergétique élevée et donc il conviendrait d’améliorer considérablement leur durabilité énergétique.< 5m²/habitante : < 5 m²/habitant .

ils ont vu qu’il existait différents solutions pour intégrer les panneaux solaires (panneaux horizontaux. les représentants des municipalités ont été invités à présenter leur initiative. nouvelle pour eux et qui allait avoir un impact visuel direct sur l’architecture. Dans la pratique. leurs caractéristiques et besoins. capteurs sous vide.2.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . De son côté. Cependant. 5. Profitant de la volonté de mettre à jour l’Ordonnance de 1999. 5.…) qui rendaient quasi nul l’impact architectural des panneaux. Des bases ont été jetées dans le CTE. la Municipalité de Barcelone ne s’est pas arrêtée à la promotion des énergies renouvelables ni à l’établissement d’une stratégie municipale. Les promoteurs étaient initialement opposés à l’OST. Début 2002. le travail de sensibilisation de la municipalité et les rapports des experts de l’association de promoteurs ont conduit à l’acceptation et à un vision positive de l’OST lors de son entrée en vigueur : le coût des constructions n’augmentait pas de manière significative et l’argument de vente écologique compensait complétement l’investissement : il augmentait même les bénéfices des promoteurs puisque ces derniers se rémunèrent au pourcentage du coût total de construction. Pendant cette année. 5. La mise en place de l’Ordonnance a conduit à un processus d’information et de débats permanents entre les différents acteurs impliqués dans lesquels chaque membre a apporté son expérience et ses connaissances. Le texte a aujourd’hui obtenu un consensus à la « Mesa Solar » et devrait prochainement être soumis à la mairie. Ils négocièrent un moratoire d’un an avant son application. de 7 W/m² quelque soit le type de bâtiment tertiaire neuf. les professionnels et la société civile sont représentés dans la Table. Les administrations. De ce fait. peu après l’approbation de l’ordonnance. et leur expérience à travers différents forums techniques et politiques. elle a ratifié le Plan d’Amélioration Energétique de Barcelone (PMEB) qui établit le suivi de l’Ordonnance solaire afin de connaître son degré d’acceptation sociale et de quantifier la qualité et le fonctionnement des installations en service. Perception de la part des architectes Au début.3. elles ne permettent pas d’atteindre les objectifs fixés dans le PMEB. et organisant déjà en 2003 les premières réunions afin de collecter les opinions et les propositions pour améliorer l’Ordonnance. Impact du programme à l’échelle nationale L’Ordonnance Solaire de Barcelone a été pionnière en 1999 dans son engagement pour l’énergie solaire devenant la première ville européenne qui approuva une norme destinée à financer l’utilisation de l’énergie solaire au niveau urbain. Perception de la part de l’administration et des promoteurs L’engagement politique de la part de la Municipalité de Barcelone. Tous les cas analysés montrent une méconnaissance des installations solaires dont disposent les bâtiments. L’Agence de l’Energie de Barcelone a donc proposé des mesures plus exigentes. B168 PREBAT .satisfaction moyen et un bon nombre d’usagers clairement insatisfaits.3. la « Mesa para la Energie Solar » (Table pour l’Energie Solaire) a été créée en janvier 2005 avec la signature d’un accord civique de collaboration.3. Cette atmosphère de collaboration s’est maintenue toutes ces années.4. Une future Ordonnance solaire photovoltaïque est actuellement élaborée afin de prolonger le développement du solaire. les architectes étaient plutôt réticents à l’ordonnance car ils appréhendaient les difficultés pour intégrer cette technologie. et par extension de la part d’autres municipalités qui ont approuvé l’Ordonnance solaire est clairement affiché alors qu’elles approuvent une Ordonnance pionnière au niveau international et dont on ne connaît pas les effets sociaux qui peuvent en résulter.

6.2. c’est le gouvernement espagnol qui a approuvé cette obligation à l’échelle nationale avec la récente entrée en vigueur du CTE. Un contrat de maintenance est désormais exigé sur les deux premières années de fonctionnement. spécialement en copropriété. Faiblesses qui ont stimulé la mise à jour de l’OST en 2006 : • La mauvaise intégration architecturale des installations au bâti était partiellement dûe aux limitations de l’OST qui ont été levées en 2006. Elle a notamment permis l’optimisation des processus administratifs d’approbation des permis de construire en disposant de personnel qualifié sur les technologies solaires. • L’implication de l’Agence de l’Energie de Barcelone a permis de centraliser toute la gestion de l’OST. touchant plus de la moitié de la population espagnole.1. et en suivant l’exemple modèle catalan. Ils sont désomais exigés. qui implique l’obligation d’intégrer ces installations dans tous les bâtiments espagnols. De plus. Plus récemment. L’idée est qu’après s’être habitués au système et à B169 PREBAT . A terme. REFLEXION CRITIQUE 6. Les exigences de ce document sont des critères minimaux mais chaque communauté autonome ou municipalité peuvent élaborer des mesures plus drastiques. SWOT 6. • Le manque de maintenance.1. Forces • L’obligation légale d’installer du solaire thermique a réellement fait décoller le nombre de mètres carrés installés. • L’absence d’appareils de mesure sur l’eau chaude solaire uniquement rendait impossible pour les usagers de savoir si leur système fonctionnait correctement et les pannes légères n’étaient alors pas réparées. La modification de 2006 a encore réduit la possibilité d’être exempté.Pour sa part. a publié une ordonnance solaire type qui s’est diffusé à toutes les municipalités espagnoles comme moyen de promouvoir l’usage de l’énergie solaire. plus de 20 municipalités disposaient d’une ordonnance solaire et mi 2005 on en comptait plus de 60 en Espagne. Début 2004. l’IDAE du ministère de l’industrie espagnol.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . en juin 2001. La communauté autonome des Canaries s’est également engagée dans l’utilisation obligatoire de l’énergie solaire sur tout son territoire en 2001 et la Catalogne l’a entérinée lors du décret d’éco- efficacité de février 2006. les services techniques de l’agence de l’énergie de Barcelone ont également offert leur expérience dans l’application de l’ordonnance solaire pour contribuer à la révision du Règlement des Installations Thermiques dans les Bâtiments. 6. Il y a donc une perception sociale et politique unanimement acceptée étendue aujourd’hui à tout le territoire espagnol toujours à partir des succès et des échecs de l’expérience Barcelonaise comme on peut d’ailleurs le constater dans la similarité de rédaction de toute la législation commentée dans ce rapport. • Le peu d’exemptions à l’OST lui a permis d’avoir un véritable impact. ces compétences devraient être incluses dans les services des acteurs classiques au même titre que les systèmes de chauffage « classiques ».1. • L’évaluation montre une satisfaction importante des usagers dans le cas d’une installation solaire centralisée. illustre l’abandon progressif de certaines installations.1.

1. 6. Les causes sont les pertes de distribution. Menaces présentes aux débuts de l’OST • Le manque d’expérience et de formation technique de l’administration sur les technologies solaires a conduit à des délais administratifs longs. les promoteurs étaient réticents à l’ordonnance. architectes. sans quoi l’ordonnance n’aurait finalement jamais été acceptée. dues à l’inéxpériences des concepteurs.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . • Le manque d’une structure adaptée aux besoins des différents interlocuteurs définis par l’Ordonnance : ce rôle a été rempli par l’Agence de l’Energie de Barcelone à partir de 2002. spécifiquement dans le cas de copropriétés. Cela offre alors l’opportunité d’envisager une extension de l’ordonnance aux bâtiments existants avec une meilleure acceptabilité de la part des usagers. imputables à l’inexpérience et au manque de contrôle des installateurs. il n’y a pas un grand enthousiasme avec un degré de satisfaction moyen et un bon nombre d’usagers clairement insatisfaits. Le succès du programme sur les bâtiments neufs/réhabilités a permis de lever toutes les craintes et les préjugés sur les systèmes solaires pour l’ensemble des acteurs.4. installateurs. • Le consensus entre tous les acteurs impliqués dans l’application de l’Ordonnance et la création de la « Mesa para la energía solar » (Table pour l’énergie solaire) a permis de faire avancer la mise en place de l’OST sans obstacles majeurs. ou l’utilisation d’éléments inadaptés. des lacunes dans la conception des systèmes. de non-respect de normes techniques et de mauvaise intégration des paneaux solaires au bâti.3. La bonne décision a été d’accorder un moratoire d’un an sans fléchir sur la date effective de mise en application. • Le pourcentage de couverture de la consommation d’ECS simulé est souvent inférieur à celui établi par l’Ordonnance. • L’OST a permis de donner de la crédibilité à la technologie de solaire thermique en tant que système alternatif de production d’ECS. les habitants le fassent réparer instinctivement s’il venait à tomber en panne après 2 ans. Opportunités • La volonté politique d’impulser l’énergie solaire thermique dans la ville de Barcelone a permis l’approbation de l’OST et des mesures suivantes. • L’extension à tout le territoire espagnol de l’OST à partir des succès et des échecs de l’expérience Barcelonaise illustre la réussite de la politique barcelonaise. B170 PREBAT . • Dans le cas d’installations solaires individuelles. • Le non-respect fréquent des normes techniques de référence conduit entre autres au manque d’isolation thermique des conduites.1. Le solaire fait désormais partie de la formation des achitectes. 6. • Des descriptifs de projets et une documentation insuffisante ou incorrecte sur les demandes de permis de construire. De même. • Le manque d’expérience des professionnels (ingénieurs. Une visite de contrôle est désormais exigée. des factures basses pendant 2 ans. ralentissaient les formalités administratives.…) a conduits à des problèmes de conception. • A l'origine. le manque de procédure administrative ou au contraire la complexité de celle-ci avec des délais administratifs excessivement longs.

il convient : . la Catalogne et la Ville de Barcelone sont donc habilitées à établir leurs propres lois. Ce système donne par nature une autonomie dans la création d’un texte réglémentaire comme l’Ordonnance Solaire Thermique.dispenser des cours sur les systèmes solaires dans les écoles d’architecture.de s’assurer de l’existence de bureaux d’études compétents pour l’inspection des systèmes solaires lors du chantier. POINTS SINGULIERS DU CONTEXTE BARCELONAIS Système décentralisé L’Espagne est un Etat fédéral. 7. Cela participe à la dynamique de l’OST : retour d’expériences plus rapide. En outre. nombre réduit d’acteurs.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . et/ou dispenser les formations adéquates. dynamique locale… Il est possible d’expérimenter à l’échelle de la ville.2. afin que le système solaire fasse partie intégrante de la vision des architectes lors de la conception d’un projet. ƒ Arriver à considérer le système solaire thermique comme une installation courante du bâtiment. C’est pourquoi l’impact visuel des panneaux solaires est très faible et n’a donc pas été un frein à l’application de l’Ordonnance. évaluer les projets et organiser l’inspection des installations. Dès lors. B171 PREBAT . faible inertie. CONDITIONS DE LA TRANSPOSITION EN FRANCE 7. la climatisation…C’est pourquoi en parallèle de la rédaction d’un texte réglementaire. un projet de construction doit d’abord être déposé au Collège d’Architecture de la Ville. le projet peut alors demander un permis de construire à la Municipalité. il est possible d’y ajouter des panneaux solaires. …) avant l’autorisation d’occupation du bâtiment : c’est donc à la Municalité qu’il revient de veiller au respect des normes du CTE. cette proximité des citoyens avec leurs entités dirigeantes politiques rend plus court le chemin entre la réglementation et son application sur le terrain. qui va capitaliser les retours d’expérience.1 FACTEURS CLES DE SUCCES L’expérience de l’OST de Barcelone nous apprend que les facteurs clés de succès d’un tel programme pour la France sont : ƒ L’établissement d’un minimum d’ECS solaire avec une exigence de contribution plus grande dans le cas d’une large consommation d’ECS. là où il est possible de construire un bâtiment neuf. Responsabilité de la Municipalité En Espagne. Architecture La majorité des édifices de la ville de Barcelone sont à toiture-terrasse. Dans le cas de Barcelone ce fut d’abord la municipalité. ƒ Penser dès le départ comment et qui va gérer la mise en application du programme : autrement dit identifier ou créer l’organisme responsable du programme : celui qui va être l’interlocuteur vis-à-vis des acteurs. C’est aussi la Municipalité qui effectue l’inspection finale (vérification du respect des normes pour les installations – chauffage. Dans les faits. 6. climatisation. ainsi que le pouvoir et les moyens pour le faire appliquer. le réseau de distribution d’eau. de manière générale. . au même titre que le système de chauffage. ƒ L’installation d’un compteur de température d’eau chaude solaire pour vérifier facilement le bon fonctionnement de l’installation. puis l’agence de l’énergie. Après approbation par le Collège.

35%) associé au CodeVair (2. Therm. installateurs. / an). adoptée le 13 juillet 2005. 7. d’autre part de faire prendre conscience aux occupants des services rendus par l’installation. 7. Apex BP Solar. Les entreprises d'installation sont invitées à souscrire à une charte spécifique. Viessmann. …) et plus particulièrement des filières solaires (Giordano Industries.35%).2 Certification des installateurs Pour garantir la qualité des installations. Aujourd’hui. Elle affiche des objectifs ambitieux pour 2010 ( 200 000 chauffe-eau solaires et 50 000 toits PV-Sol. Les résultats pour l’année 2005 sont les suivants : .2. . Eau Chaude Sanitaire Solaire Collective : environ 16 000 m² De la même manière. le "plan soleil" a dépassé dès 2005 ses objectifs fixés. La première initiative a été celle de la Banque Populaire d’Alsace avec le PreVair (3. soit près de 79 000 m². dont 960 CESI avec tubes sous vide représentant 4000 m². élaborée en 1999 par l'ADEME en concertation avec les professions concernées.30 c€/kWh (0. Pour le solaire photovoltaïque. promet un avenir ensoleillé en France avec le nouveau plan Face Sud.1 Aides financières L’État a pris l’initiative d’un crédit d’impôt à 50% pour le financement des équipements individuels et les collectivités territoriales accordent des primes à l’installation. Cette charte comporte 10 B172 PREBAT . Elle fédère plus de 9 000 installateurs professionnels qui installent des matériels certifiés. EDF. ƒ Enfin. 7. soit près de 26 000 m².2.Chauffe-eau solaires : un total de 16 500 pièces vendues. Dalkia. le tarif de rachat de l’électricité produite est de 0.Systèmes Solaires Combinés : un total de 2 100 pièces. dont 96 SSC avec tubes sous vide représentant 840 m². . dite Charte Qualisol. L’attribution des aides est soumise a des conditions de qualité : capteurs solaires répondant à la certification CSTBat ou à la certification Solar Keymark et systèmes photovoltaïques répondant aux normes : EN61215 ou NF EN 61646. architectes. …). la loi sur l’énergie. Il avait comme objectifs l'amélioration des matériels. D’autres banques prévoient de lancer pour 2007 des prêts destinés à financer des projets d’écohabitats comme le Crédit Coopératif. Clipsol. Tecsol. Lancé en 2000 avec des objectifs ambitieux. la formation des installateurs et la diminution du coût des équipements installés ainsi que la mise en place d'un réseau d'installateurs certifiés (Qualisol).2 MOYENS DEJA DISPONIBLES EN FRANCE ET CEUX A DEVELOPPER POUR UNE BONNE TRANSPOSITION A TOUS LES NIVEAUX ET A GRANDE ECHELLE : La France a déjà mis en place plusieurs systèmes pour la promotion du solaire thermique et photovoltaïque tel le plan soleil « Helios 2006 » initié par l’ADEME et piloté en collaboration avec l'association professionnelle Énerplan (association qui regroupe des professionnels des énergies renouvelables (industriels et ensembliers. la marque QUALISOL a été créée. GDF.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . bureaux d'études.55 c€/kWh lorsque le système est intégré au bâti). quelques banques affichent des offres de prêt type « habitat écologique ». disposant d’une démarche qualité solaire. une ordonnance solaire en France peut être tout d’abord appliquée à l’échelle d’une région. ƒ Un premier contrat de maintenance pour les 2 premières années d’occupation du bâtiment est fondamental pour assurer le « démarrage » de l’installation : un tel contrat permet d’une part de palier aux dysfonctionnements de l’installation habituellement non signalés par les occupants .

engagements de bonne pratique et de qualité du service rendu aux clients. Des contrôles du
respect de la charte sont opérés sur les installations en service. Ces vérifications conditionnent le
renouvellement de l'adhésion Qualisol de l'entreprise. Depuis le début 2006, la propriété et la
gestion de la charte a été transférée par l'ADEME aux organisations professionnelles
(constructeurs, installateurs) réunies dans une structure spécialisée, Qualit'enR.

Le point dur reste à s’assurer que Qualit’enR a bien les moyens financiers, humains et
opérationnels pour effectuer les inspections.

7.2.3 Cadre réglementaire / normatif français

Une des nouveautés de la RT 2005 a été d’introduire les EnR dans les systèmes de référence.
Concrètement pour le solaire thermique, Les exigences de référence pour les systèmes d’ECS
demandent une réduction de 20% des besoins en maison individuelle et de 10% pour les
logements collectifs chauffés à l’électricité (émetteurs effet Joule direct). Cela se traduit par une
part de production d’ECS assuré par 2m² pour les maisons et 1 m² de capteurs en collectif
électrique.

Par ailleurs, l’article 60 dans le chapitre V sur l’eau chaude sanitaire établit que les ballons de
stockage des chauffe-eau solaires préfabriqués doivent avoir un coefficient de pertes thermiques
UA exprimé en W/K inférieur à 0,16.V1/2, où V est le volume de stockage nominal du chauffe-eau
exprimé en litres.

7.2.4 Disponibilité des technologies

En 2005, 150 000 m² de capteurs solaires ont été installés en France (100 000 m² en Espagne,
200 000 m² en Grèce, 1 million en Allemagne soit 2 millions dans toute l’Europe. Toutes les
technologies de capteurs solaires thermiques et photovoltaïques sont disponibles en France.

7.2.5 Contraintes architecturales

Là où il est possible de construire en neuf, il est a priori possible d’intégrer des panneaux solaires
au projet. Du moins, il peut être politiquement justifiable de l’exiger.

Par contre, la plupart des villes françaises ont une tradition architecturale de toits inclinés. Dans
ces cas, l’impact visuel de panneaux solaires est évident. Dans les cas de rénovation de ces types
de bâtiments, un projet sera soumis à l’avis des architectes de France, que ce soit en zone rurale
ou urbaine. De plus, le territoire français comprend de nombreuses zones classées. La diffusion de
panneaux solaires sur l’existant reste donc un véritable défi. La démarche engagée par la France
favorisant les actions volontaires avec des aides financières semble le meilleur moyen qui ait été
trouvé aujourd’hui.

7.2.6 Comportement des occupants en France

La connaissance du système et la vérification aisée de son bon fonctionnement sont cruciaux afin
de permettre l’appropriation par le propriaitaire. Les actions de sensibilisation et la révision de
l’OST à Barcelone vont dans ce sens.

Un sujet soumis à controverse est le comportement des utilisateurs qui soit seraient du type « je
suis propre donc je consomme », soit seraient sensibilisés et économiseraient. A Barcelone, 3
types d’utilisateurs ont émergé : les écologistes, les économes et les je-m’en-foutistes. L’obligation
d’avoir un compteur sur l’eau chaude solaire produite prévue dans l’OST de 2006 permet
notamment le développement de la catégorie des économes car il permet le calcul des économies
financières réalisées. Couplé à des actions de communication, les économes ont toutes les clés en
main pour utiliser et faire entretenir correctement leur installation solaire. Ce type de comportement
est à promouvoir car il peut concerner la majeure partie de la population notamment avec
l’augmentation du prix des énergies.

B173 PREBAT - Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB

7.2.7 Promotion de maisons individuelles

A l’image du programme ZESH au Japon, on peut envisager un développement du solaire
thermique à travers une offre de maisons individuelle pré-fabriquées. Un tel développement en
France semble dépendre de l’organisation d’un réseau sur une technique de construction
émergente, comme celle de la construction bois. La filière de la construction bois semble la plus
pertinente de par les valeurs politiques, environnementales et culturelles communes qu’elle
véhicule, qui intellectuellement se « marient » bien avec les filières des énergies renouvelables.
Ces valeurs semblent correspondre à une demande aujourd’hui forte de la société, ce qui assure
un taux de réussite du réseau à mettre en place quasi certain.

Il faut donc convaincre les professionnels de la construction de s’intéresser à de nouveaux
matériaux, de nouvelles pratiques : se rapprocher finalement des filières d’énergies nouvelles. Il
faut les accompagner à mettre en place ensemble, des mesures propres à créer un marché de
qualité (R&D, production, formation…).

7.2.8 Comment faire pour les bâtiments existants ?

Comme le montre l’OST de Barcelone, un texte réglementaire ciblé dédié aux bâtiments neufs est
une première étape pour donner confiance aux acteurs et tester le programme sur des projets où
l’intégration est facilitée en amont lors de la phase de conception. Dans une seconde phase,
l’extension d’un tel texte peut se faire aux bâtiments existants. La réussite dans le neuf est a priori
une bonne façon d’encourager les acteurs à surmonter les difficultés d’intégration qui apparaissent
dans l’existant, difficultés qui pourraient fortement être rédhibitoires sinon.

B174 PREBAT - Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB

BIBLIOGRAPHIE
Barcelona

BOP Nº 181 de 30/7/1999 y correcciones publicadas en el BOP Nº 265 de 5/11/1999. Anexo sobre
captación solar térmica de la Ordenanza General de Medio Ambiente Urbano del Ayuntamiento de
Barcelona

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Comparaison internationale Bâtiment et énergie B7 .colombard-prout@cstb.fr) avec la participation de Marc Colombard-Prout (marc.DANEMARK LE QUARTIER DE VESTERBRO (Copenhague) Auteur : Daniela Belziti (daniela.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .fr) Experts : Karina Juul Larsen.belziti@cstb. Cenergia Energy Consultants (Danemark) B177 PREBAT . Ole Balslev-Olesen.

DESCRIPTION DES PROJETS 187 4.4 IMPACT DES PROJETS A L’ECHELLE NATIONALE 198 6. 5.4 ACTEURS MOTEURS 193 5.3 ORIGINE DU PROJET 183 3. CONDITIONS DE TRANSPOSITION EN FRANCE 200 7.2 ENERGIE ET SECTEUR DU BATIMENT 182 2. EVALUATION 194 5.1 IMPACT DES PROJETS SUR LES PERFORMANCES DES BATIMENTS 194 5.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .2 MESURES POUR ASSURER LA QUALITE DES INSTALLATIONS 192 4.2 BIBLIOGRAPHIE PAR CHAPITRES 204 B178 PREBAT . ANALYSE CRITIQUE 198 7. ANTERIORITES.3 MAINTIEN DES PERFORMANCES 197 5.1 FACTEURS DE SUCCES 200 7. INTRODUCTION 180 2.1 BIBLIOGRAPHIE GENERALE 204 8.1 DIFFICULTES DE MISE EN ŒUVRE 192 4.SOMMAIRE 1. CONTEXTE. DYNAMIQUE D’ACTEURS 181 2.2 LA PERCEPTION DES UTILISATEURS 197 5.3 MOYENS DISPONIBLES EN FRANCE ET CEUX A DEVELOPPER POUR UNE BONNE TRANSPOSITION 200 ANNEXE 1 202 ANNEXE 2 203 8.3 COUTS ET FINANCEMENTS 193 4. MISE EN ŒUVRE 192 4.2 ERREURS A NE PAS RERODUIRE 200 7. BIBLIOGRAPHIE 204 8.1 POLITIQUE ENERGETIQUE DU DANEMARK 181 2.

CSTB 189 PHOTO 3-6 : PROJET DP6.BELZITI.06] 181 GRAPHIQUE 2-3 : PORDUCTION DU CHAUFFAGE POUR LES 2.BELZITI. SOURCE [CENERGIA.06] 196 GRAPHIQUE 5-4 : EMISSIONS DE CO2 PAR PERSONNE POUR CHAUFFAGE(VED VARME-PRODUKTION)ET ELECTRICITE (VED EL-PRODUKTION).06] 188 PHOTO 3-3 : MAISON COMMUNE AU CŒUR DE L’ILOT HEDEBYGADE APRES LE PROJET.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . SOURCE [CENERGIA. SOURCE : D. SOURCE : SBS BYFORNYELSE 186 SCHEMAS 3-2 : FONCTIONNEMENT DE L’HELIOSTAT. SOURCE : SBS BYFONYELSE 188 PHOTOS 3-10 : HELIOSTAT DU PROJET PRISME.06] 181 GRAPHIQUE 2-2 : DISTRIBUTION D’ENERGIE PAR SECTEUR D’ACTIVITE AU DANEMARK (2004) – SOURCE: [CENERGIA.BELZITI. 06] 196 TABLEAU 6-1: ANALYSE SWOT DES PROJETS 199 TABLEAU 8-1 : SOLUTIONS ET SOUS-PROJETS A HEDEBYGADE. CSTB 191 PHOTO 3-12 :CELLULES PHOTOVOLTAÏQUES APPLIQUEES SUR LA CAGE ASCENSEUR.06] 187 PHOTOS 3-1 : HEDEBYGADE AVANT LE PROJET. SOURCE : D.06] 195 GRAPHIQUE 5-3 : CONSOMMATION ELECTRIQUES POUR L’USAGE COLLECTIF (FÆLLES ELFORBRUG) ET INDIVIDUEL (PRIVAT ELFORBRUG).BELZITI. SOURCE [CENERGIA. CSTB 192 LISTE DES TABLEAUX TABLEAU 5-1: PERFORMANCES DU PROJET HEDEBYGADE ET PERFORMANCES D’AUTRES PROJETS. CSTB 180 PHOTOS 3-2 : ILOT HEDEBYGADE APRES LE PROJET.06] 190 PHOTO 3-7 : PROJET DP6 : PANNEAUX PHOTOVOLTAÏQUE SUR BALCONS.06] 195 GRAPHIQUE 5-2 : CONSOMMATIONS ENEERGETIQUES ANNUELLES PAR HABITANT POUR CHAUFFAGE ET ECS A HEDEBYGADE (2003) (RUMVARME = CHAUFFAGE VARMT VAND =ECS). SOURCE : SBS BYFORNYELSE 189 SCHEMA 9-1 : COUTS DES SOUS-PROJETS REALISES DANS L’ILOT HEDEBYGADE (DEVISE : EUROS). SOURCE : D. SOURCE D.BELZITI. CSTB 180 PHOTOS 1-2 : ILOT HESTESTALDS-KARREEN. SOURCE [CENERGIA. 06] 203 B179 PREBAT . CSTB190 PHOTO 3-8 : PROJET DP6. SOURCE [CENERGIA. SOURCE : D. SOURCE : D.5 MILLIONS DE MENAGES DANOIS (DH = DISTRICT HEATING –RESEAU DE CHALEUR URBAIN) – SOURCE: [CENERGIA. CSTB 191 PHOTO 3-9: VERANDAS.BELZITI. SOURCE : [CENERGIA.06] 204 LISTE DES IMAGES IMAGE 2-1 : QUARTIER VESTERBRO ET VILLE DE COPENHAGUE (SOURCE : VILLE DE COPENHAGUE)184 IMAGE 3-1: PLAN DE L’ILOT HEDEBYGADE APRES LE PROJET. SOURCE : [CENERGIA. SOURCE : [CENERGIA.BELZITI. SOURCE [CENERGIA. CSTB 191 PHOTO 3-4 : ILOT HESTESTALDS-KARREEN AVANT LE PROJET. SOURCE [CENERGIA. SOURCE : SBS BYFORNYELSE 188 LISTE DES PHOTOS PHOTOS 1-1 : ILOT HEDEBYGADE.BELZITI. SOURCE [CENERGIA.06] 191 PHOTO 3-5 : ILOT HESTESTALDS-KARREEN APRES LE PROJET. SOURCE : D.06] 189 PHOTO 3-11: HELIOSTAT DU PROJET PRISME. SOURCE : D.06] 196 GRAPHIQUE 5-5 : CONSOMMATIONS ENERGETIQUES A HESTESTALDS-KARREEN 197 LISTE DES SCHEMAS SCHEMA 2-1 : L’ORGANISATION DES ACTEURS DANS LE PROJET DE L’ILOT HEDEBYGADE. SOURCE [CENERGIA.06] 192 PHOTO 3-13 : COURT INTERNE ET MUR POUR LA VISUALISATION DES FLUX DE RESSOURCES. SOURCE [CENERGIA.06] 182 GRAPHIQUE 5-1 : CONSOMMATIONS ENEERGETIQUES ANNUELLES POUR 100 M² POUR CHAUFFAGE ET ECS A HEDEBYGADE (2003) (RUMVARME = CHAUFFAGE VARMT VAND =ECS).LISTE DES GRAPHIQUES GRAPHIQUE 2-1 : EVOLUTION DES BESOINS EN ENERGIE DANS LE SECTEUR RESIDENTIEL– SOURCE: [CENERGIA.

En effet. datant du début du siècle dernier et par des problèmes sociaux. dégradé et insalubre. INTRODUCTION Parmi les pays fortement mobilisés en faveur de la protection de l’environnement et du développement durable. Source : Photos 1-2 : îlot Hestestalds-Karreen. CSTB B180 PREBAT . Il s’agit des projets menés dans les îlots Hedebygade et Hestestalds-Karreen. comme cela a été le cas dans le quartier Vesterbro à Copenhague. Source : D. et la prise en compte de l’usager. des consommations énergétiques aussi performantes que dans le neuf.Belziti. au dépit des contraintes dont il hérite. 2 projets en particulier ont poussé les aspects environnementaux afin de constituer des projets de démonstration et servir d’enseignement pour des réalisations futures.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Dans les années 90 des projets de renouvellement urbain à caractère environnementales on vu le jour dans le quartier Vesterbro. Les résultats obtenus dans les 2 îlots très fréquemment étudiés démontrent la possibilité d’obtenir pour du bâti ancien. C’est sur ces deux projets qui porte l’étude présentée dans ce rapport. Photos 1-1 : îlot Hedebygade. CSTB D.Belziti. le Danemark figure en tête de liste. notamment aux performances énergétiques. caractérisé par un habitat dense. Ces projets ont associé les aspects techniques liés. le gouvernement et les institutions locales ont non seulement opté pour l’adoption de lois et mesures poussées mais également pour la mise en place d’expérimentations et l’intégration de procédés écologiques innovants au sein de nombreux projets urbains.1.

Depuis déjà une vingtaine d’années. L’Autorité est chargée de l’élaboration des lignes directrices en faveur de l’optimisation de la production et distribution de l’énergie qui prennent en compte les engagements internationaux. DYNAMIQUE D’ACTEURS 2. Celui-ci oblige les propriétaires de logements et bâtiments désireux de vendre leur bien immobilier à faire mener une étude énergétique par un expert afin d’obtenir une labellisation énergétique. L’étude précise les consommations d’énergie. La directive européenne sur la Performance Energétique des B181 PREBAT . la ventilation mais aussi la production de chaleur et les consommations électriques). une politique de plus en plus stricte en matière de consommation. La réglementation thermique pour la période 1995- 2006 (RT95) a permis une réduction du besoin de chauffage de 25% dans les bâtiments neufs par rapport à la réglementation précédente (1982-1995).1 POLITIQUE ENERGETIQUE DU DANEMARK La politique énergétique est définie au Danemark par l’Autorité Danoise pour l’Energie (Danish Energy Authority). année du début du renforcement des exigences concernant les performances énergétiques des bâtiments.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . la durée de vie des équipements.06] [CENERGIA. etc. Le Plan National danois « Energie 2000 » prévoit de réduire les consommations d’énergie de 15 %. Le plan prévoit notamment le maintien du niveau de consommations actuelles (transports exclus) au fil des années jusqu’à 2025. Le gouvernement danois a présenté son dernier plan en faveur des économies d’énergie en décembre 2004. La réglementation successive (RT 06) a renforcé ces exigences et définit la valeur limite à 92kWh/m² (incluant la transmission.06] Les bâtiments neufs au Danemark ont généralement aujourd’hui un niveau élevé d’isolation mais 75% des bâtiments existants ont été construits avant 1979. crée à la suite des problèmes d’approvisionnement des années 70. Les initiatives visent à accroître l’attractivité économique des mesures pour les économies d’énergie et endurcissent des exigences dans les réglementations pour les bâtiments neufs et existants. la sécurité d’approvisionnement et la rentabilité. La RT 95 a aussi introduit pour la première fois des exigences en matière de consommations énergétiques : la valeur limite pour les consommations est fixée à 75 kWh/m² (incluant les pertes de transmission et ventilation). Les problématiques liées à l’énergie ont tout particulièrement été prises en considération. d’eau et les émissions de CO2 spécifiques au bâtiment en les comparant avec d’autres constructions du même type. Elle mentionne également les mesures possibles qui permettraient de réaliser des économies d’énergie. L’Autorité joue aussi récemment un rôle de gestion des subventions en faveur des économies d’énergie. Au fil des années le Danemark a mis en œuvre. les investissements nécessaires. dans le cadre notamment du Plan National d’Action pour les Economies d’Energie (Energie 21) de 1996. de l’introduction de quotas de CO2 . de fiouls fossiles de plus de 40 % et les émissions de CO2 de 60 % (par rapport aux valeurs enregistrées en 1998) d’ici 2030. via les successives réglementations thermiques. ANTERIORITES. 300 250 Residential Transport 29% 27% 200 [PJ] 150 100 50 service 16% Production 28% 0 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 Graphique 2-1 : Evolution des besoins en Graphique 2-2 : distribution d’énergie par secteur énergie dans le secteur résidentiel– Source: d’activité au Danemark (2004) – Source: [CENERGIA. la protection de l’environnement et la préservation des ressources naturelles font l’objet de politiques gouvernementales.2. CONTEXTE.

5 millions de ménages danois (DH = district heating –réseau de chaleur urbain) – Source: [CENERGIA. classe 1 pour des bâtiments ayant une consommation totale d’énergie < 50% du cadre énergétique. heat. Elle stipule que les consommations d’un bâtiment résidentiel ne doivent pas dépasser un « cadre énergétique » calculé sur la base de la formule suivante: 70 + 2200/A [kWh/m²/an] (A = surface chauffée) 2 classes de bâtiments à faible consommations sont définies au Danemark par rapport à l’atteinte de niveaux de consommation inférieures à ceux prévus par le calcul du « cadre énergétique » : . 54% 15% DH without electricity generation. énergies renouvelables. en termes de production d’énergie.4% Oil. .…) au niveau de l’Etat (financements accordés par l’Autorité Danoise pour l’Energie. par une alimentation de 7 foyers sur 10 par le réseau de chaleur urbain (chaleur est produite dans des usines de chauffage ou dans des usines de cogénération) ou par le gaz naturel.06] B182 PREBAT . 6% 0. Energinet. 4% Graphique 2-3 : Production du chauffage pour les 2.dk…) ou d’associations (Dansk Energi – NET.Bâtiments (EPBD) a été l’occasion de rendre plus stricte les réglementations concernant les bâtiments existants et neufs : . heat. . La réglementation thermique danoise prévoit aussi des exigences pour la réhabilitation lourde des bâtiments.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . avant la livraison des bâtiments a lieu un audit sur les consommations par un conseiller agréé (adéquation entre calculs théoriques et réalité).2 ENERGIE ET SECTEUR DU BATIMENT Le secteur du bâtiment au Danemark est caractérisé: . panneaux solaires. association des compagnies de distribution de l’électricité…). Solid fuel. Il existe au Danemark plusieurs sources de financements en faveur d’action de recherche et développement en matière d’énergie (production. pour les bâtiments publics les économies d’énergie doivent avoir un temps de retour inférieur à 5 ans. La RT 06 a pour but de faciliter la mise en œuvre de l’EPBD : les exigences ont été renforcées de 25-30% par rapport à la RT95. 18% Co-generated Natural gas. Ces deux niveaux deviendront les niveaux minimum d’exigences en 2010 et 2015. utilisation de l’électricité. 3% Electricity Heat pump. 2. classe 2 pour des bâtiments ayant une consommation totale d’énergie < 75% du cadre énergétique.

On peut aussi mentionner. B183 PREBAT . matériaux. par une pratique courante depuis 10 -20 ans de suivi des consommations d’énergie (pour le chauffage. des valeurs inférieures de 25% à celles requises par la RT06. Les locataires ont un droit de veto sur les actions susceptibles de générer une augmentation de loyer comme l’installation d’une nouvelle cuisine ou d’une salle de bain. . en termes de consommation d’énergie pour les bâtiments neufs. des aides économiques conséquents pour la réalisation des opérations de renouvellement urbain. et par une généralisation de l’utilisation du double vitrage. Les municipalités impliquées doivent respecter des « doctrines » dont. la VMC avec récupération de chaleur et les automatismes vont devenir pratique courante dans les bâtiments neufs. Cette loi. en termes de travail sur l’enveloppe. Elles sont soumises à des audits annuels extérieurs. électricité. à propos du loyer.1 LA POLITIQUE ENVIRONNEMENTALE DE LA MUNICIPALITE DE COPENHAGUE ET LA POLITIQUE DE RENOUVELLEMENT URBAIN DANOISE La ville de Copenhague est caractérisée par une forte politique environnementale qui se traduit dans : . Le renouvellement urbain danois s’appuie sur des agences pour le renouvellement urbain crées dans les années 50 à but non lucratif chargées de la programmation et de la réalisation des projets. et donc aussi à Copenhague. en vigueur lors de la programmation et réalisation des projets dans le quartier Vesterbro qui font l’objet de ce rapport. le droit de veto attribué aux locataires a été supprimé. etc. . par une pratique courante depuis 10 -20 ans de mise en ouvre d’une isolation des parois externes de 100 mm et du toit de 200-300 mm. . la municipalité a élaboré en 1998 des recommandations concernant les thèmes eau. Cette loi introduit : . des actions à caractère exemplaire sur les bâtiments qui abritent les services municipaux ainsi que sur les bâtiments dont elle est propriétaire ou dont elle finance la réhabilitation. soit les membres d’associations de logements coopératifs. inscrite dans des lois comme la Byfornyelseslov. 2. une gestion décentralisée des projets : les collectivités locales sont chargées de définir les programmes de renouvellement. « loi pour le renouvellement urbain ». qu’il existe au Danemark des aides pour les locataires lors de projets de renouvellement urbain ou de réhabilitation (Byfornyelsesboligsikring).3. Les augmentations des loyers peuvent être échelonnées sur 5 ans. de 1982. la mise en place d’un Agenda21 et le reporting de leur impact environnemental. par exemple. . gaz. Les habitants concernés sont. l’utilisation de l’énergie solaire. a été successivement modifiée (2003) : . La 3ème édition de ces recommandations a été publiée en 2006 et préconise. La politique de renouvellement urbain au Danemark. dans des actions de collaboration avec d’autres municipalités autour d’objectifs environnementaux. soit les propriétaires des logements. Pour les projets concernant ces derniers. .3 ORIGINE DU PROJET 2.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Suite à l’entrée en vigueur de la RT06. est basée à la fois sur la prise en compte de l’environnement et à la fois sur une forte démocratie participative. voire sur 10 ans pour les familles aux revenus les plus faibles. Elle participe notamment au projet Dogme2000 qui rassemble 6 municipalités danoises et Malmö dans le but de réaliser des efforts importants pour l’environnement. l’électricité et l’eau chaude) dans les immeubles résidentiels. le reste du loyer étant pris en charge à raison de 50% par l’Etat et de 50% par le gouvernement local. chauffage. une implication formalisée des habitants : des moments précis pour la concertation sont intégrés dans le processus de programmation et conception. en termes de suivi.

l’amélioration du système de transport public et de la « situation écologique » du quartier. « Fond national pour le bâtiment » pouvant couvrir jusqu’à 50% des dépenses soutenues. le développement d’activités et de nouveaux loisirs. « Plan d’actions » a décidé de donner une priorité au renouvellement urbain de ce quartier. A cette époque là. l’initiative des projets ne relève plus de la municipalité mais de la volonté des propriétaires des logements ou des habitants des quartiers (encouragement des initiatives locales). « Plan de quartier ». la municipalité de Copenhague dans son Handlingsplan. Kvarterplan. le plus grand projet de ce type au Danemark. 2. Tout le quartier a une densité élevée (immeubles R+5 ou R+6) et la majeure partie des logements a été construite dans la période 1870-1910. Image 2-2: le quartier Vesterbro et les projets de réhabilitation (source : Vesterbro Byfornyelscentre -2003) En Image 2-1 : le quartier Vesterbro et la ville jaune : les rénovations des cœurs d’îlot approuvées . Cette loi a été accompagnée par la Kvartersløft «Amélioration du Quartier ». Depuis 1983 18000 logements ont été rénovés à Copenhague. C’est à cette époque (années 90) que des projets de renouvellement de grande ampleur ont vu le jour.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Des comités de pilotage de quartier chargés de la définition du programme. En 1991. Une nouvelle source de financement pour les propriétaires des bâtiments à but non lucratif est le Landsbyggefond. en violet : Copenhague) rénovations en cours de programmation. les propriétaires étant la Ville et des particuliers. la majeure partie des logements était des appartements loués. Dans les années 90 des enquêtes menées sur les besoins de modernisation de l’habitat existant par le Ministère du Logement et des Bâtiments danois. 22 îlots ont fait B184 PREBAT . les subventions de l’état ont été baissées. 40% du budget national pour les projets de renouvellement a été utilisé dans le quartier Vesterbro. . le Ministère a élaboré « l’Acte de Renouvellement Urbain et d’amélioration des logements » dans le but de créer des meilleures conditions sociales pour les personnes habitant des bâtiments dégradés. en vert : de Copenhague (source : ville de les rénovations des cœurs d’îlot terminées . 41 % des besoins d’interventions s’avéraient être localisés à Copenhague.2 LE RENOUVELLEMENT URBAIN A VESTERBRO Le Vesterbro est un quartier qui a rencontré des problèmes soit à cause de l’état dégradé et insalubre des bâtiments. soit par rapport au contexte social : le taux de chômage dans ce quartier était deux fois plus élevé que la moyenne nationale et le revenu moyen était le plus faible de Copenhague. qui inclut une série de mesures sociales (aide pour trouver un emploi…). souffraient d’un manque d’installations modernes. type salle de bain. Le programme de renouvellement urbain dans le quartier Vesterbro visait à résoudre les problèmes du bâti dégradé et à attirer des populations de classes moyennes. avaient montré que 10% du parc de logements au Danemark. ont été mis en place.3. L’accent est mis sur la gouvernance et sur la nécessité de faire participer la population locale aux projets. A l’issue de cette étude. toilettes ou équipements de chauffage adéquats. .

les 2 projets ont fait l’objet de plusieurs actions de dissémination (visites guidées.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . les 2 projets ont été mis en œuvre dans le cadre de la Byfornyelseslov. Un conseil formé de représentants de l’agence de renouvellement SBS Byfornyelse et d’habitants porte le projet et y introduit plusieurs aspects écologiques. articles. Le premier constitue un lieu d’information. notamment. « loi pour le renouvellement urbain ». de 1982.3. lors de la mise en œuvre du programme de renouvellement du Ministère de la Ville et du Logements. Le renouvellement urbain à caractère environnementale s’est basé. «Centre pour le renouvellement urbain » et le Contact commitee.2.1 Origine et acteurs du projet de l’îlot Hedebygade Le projet de l’îlot Hedebygade a été initié en 1994 conjointement par le gouvernement et par ses habitants. d’appui au soutien des démarches des habitants concernés par des projets de renouvellement et un lieu de sensibilisation aux aspects environnementaux. En soutien de la prise en compte des besoins et attentes des locataires. sont crées à Vesterbro à l’initiative de la municipalité de Copenhague. . programmes télé locaux et nationaux. catalogue de renouvellement urbain.…) au niveau local. en ce qui concerne les aspects énergétiques. le Vesterbro Byfornyelsescenter. des locataires et du gouvernement. description des 2 projets dans le Byfornyelseskatalog. L’agence SBS Byfornyelse présente un dossier de demande de subventions et le Ministère du Logement décide de soutenir financièrement le projet. Le Comité de contact est chargé notamment de la définition des enjeux à traiter dans les appartements appartenant à la municipalité. Le deuxième rassemble des représentants de la municipalité. 2. L’intégration des aspects environnementaux dans les différents projets de renouvellement a varié en fonction des subventions reçues. respectivement. Le programme entier devait être finalisé en 2006. sur les exigences de la réglementation thermique en vigueur (95) pour les bâtiments neufs. les 2 projets sont initiés dans les années 90. la coordination des projets est assurée par 2 agences de renouvellement urbain (SBS Byfornyelse et Urban Renewal Copenhagen. expositions. à savoir ceux concernant les îlots Hedebygade et Hestestalds-Karreen.…) mais aussi le droit de veto sur les choix joint à celui de pouvoir présenter des « contre-propositions ». Ils ont pu donc bénéficier de subventions conséquentes ayant permis et motivé l’intégration poussée d’aspects environnementaux. national mais aussi international grâce. « Comité de contact ». des agences de renouvellement. du Vesterbro Byfornyelsescenter et des autres parties prenantes. Les deux projets présentent des similitudes dans leur montage et réalisation : . étant donné leur caractère démonstratif. A l’époque de l’initiation des projets aucune méthode ou ligne directrice pour les bâtiments à qualité environnementale était disponible.l’objet des rénovations dont l’objectif était de concevoir des projets à travers une forte implication des habitants.maintenant Kuben Byfornyelse Danmark A/S) s’appuyant sur des expériences antécédentes de projets environnementaux (SBS- Byfornyelse avait travaillé sur la réhabilitation écologique de bâtiments à Ålborg) et étant en capacité de monter les dossiers de demande de subventions auprès du Ministère. . rencontres individuelles et collectives. . L’application de cette loi appuyant la démocratie participative a mis les habitants des îlots au cœur des projets en leur garantissant une information continue sur les projets (publications de newsletters. Le présent rapport s’intéresse aux 2 projets les plus importants en termes de prise en compte de l’environnement. Les aspects environnementaux ont été introduits dans les projets à l’initiative de la municipalité. La majorité des projets ont été réalisés entre 1992 et 1999. Un appel à projets est donc lancé auprès B185 PREBAT . à la participation de la ville de Copenhague au projet européen RESTART. A cette époque le gouvernement avait lancé son programme de subventions en faveur des réhabilitations. La qualité environnementale a été introduite et mise en œuvre sur la base des connaissances (antérieures acquises sur d’autres projets nationaux ou via la participation à projets de recherche et démonstration européens) des acteurs impliqués dans les projets. en 1990 et en 1997. workshops.

des propriétaires) Groupe de sous-projet 1 Groupe de sous. qui s’est déroulé de 1998 à 2003. « Balance visuelle des ressources » devait poursuivre les objectifs suivants : B186 PREBAT . etc.2 Origine et acteurs du projet de l’îlot Hestestalds-Karreen Le projet de l’îlot Hestestalds-Karreen a été initié en 1992 avec la création d’un conseil de locataires. par exemple. s’ajoutant à ceux de la ville et de l’Union Européenne. En 1994 l’agence Urban Renewal Copenhagen contacte le conseil pour réaliser le programme de l’opération incluant des aspects écologiques. locataires. la municipalité de Copenhague. nommé Visual resources balance. la hausse du loyer. 2. la présence d’un consultant choisi par les locataires. représente à ce jour le projet de réhabilitation environnementale de majeure extension et importance au Danemark. L’organisation des acteurs autour du projet est réprésentée dans le schéma ci-après : Comité de pilotage (Ministère de la Ville et du Logement. Suite à ce refus. 12 seront retenus par les habitants. Des 16 sous-projets envisagés. municipalité de Copenhague. Le projet de l’îlot. L’opération coûtera 380 millions de couronnes suédoises (environ 51 millions d’euros) dont 39 millions (5 millions d’euros) financés par la ville et le Ministère. des financements sont livrés pour la création d’un groupe de 4 consultants choisis par les locataires pour élaborer un deuxième projet. . le coût de l’opération. Source : SBS Byfornyelse Le projet de l’îlot Hedebygade. . le choix du consultant. Les formes de propriété et d’occupation étaient très variées : des logements appartenant à des privés. présenté en 1995. contribuer à l’élaboration de solutions écologiques compétitives en termes de qualité et coût.d’architectes et de consultants. les propriétaires et les locataires de l’îlot signent un accord de coopération pour la réalisation des 12 sous-projets choisis. Celui-ci. contribuer à l’échange d’expériences au niveau international (une partie des financements des projets de rénovation étaient dédiés à l’évaluation et le reporting en vue de la communication sur le projet). Groupe de sous- (Propriétaires. des logements occupés par leurs propriétaires ainsi que des logements appartenant à des copropriétés. représentants des locataires.3. Le projet de l’îlot devait poursuivre les objectifs suivants : . contribuer au développement par la suite d’autres projets écologiques au Danemark. projet 2 projet N consultants. municipalité de Copenhague) Secrétariat SBS Byfornyelse Groupe de coordination (Représentants de la ville et du ministère. Le conseil accepte en posant des conditions concernant. 2 demandes de subventions ont été présentées au Ministère de la Ville et du Logement. experts.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . La première est refusée car pas appuyée par le conseil des locataires. SBS Byfornyelse est chargée d’assurer la coordination générale. SBS) Schéma 2-1 : l’organisation des acteurs dans le projet de l’îlot Hedebygade. obtiendra les financements du Ministère. En 1995 le Ministère.2. à la ville ou à l’agence de renouvellement urbain ou à des bailleurs sociaux en location.

dont les caractéristiques rejoignent celles de la majorité des appartements dans Vesterbro.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Le projet de démonstration écologique a ciblé les espaces communs au cœur de l’îlot. de nouveaux systèmes de chauffage reliés au réseau de chaleur urbain et systèmes de VMC avec récupération de chaleur. inciter les habitants à changer leur comportement dans la consommation d’eau et d’énergie pour chauffage et l’électricité par un dispositif de visualisation des tuyaux dont la pertinence reste à démontrer. Photos 3-2 : îlot Hedebygade après le projet. DESCRIPTION DES PROJETS Les objectifs recherchés dans les projets de renouvellement urbain à Vesterbro étaient principalement la réduction des consommations pour le chauffage. Evaluer la consommation des ressources et la production de déchets. de simples vitrages non étanches. 3. 7 bâtiments et 115 appartements (d’une surface entre 50 et 90 m²). étaient des 2 pièces surpeuplées pour la location dont 95% ne disposaient pas de salle de bain. parois internes. . l’ECS et pour l’éclairage artificiel. . installations sanitaires. Les appartements.06] B187 PREBAT . l’amélioration des conditions de l’habitat via notamment la création de salles de bain. Seuls les murs extérieurs ont été gardés : les bâtiments ont été dotés de nouvelles toitures. Source [CENERGIA. Le projet de renouvellement visait : . . économiser la ressource matériaux. Les bâtiments situés dans le quartier Vesterbro étaient des immeubles datant d’il y a plus que 100 ans privés du moindre dispositif d’économie d’énergie (isolation inexistante et simple vitrage) (90% du parc de logements) et dotés de systèmes de chauffage individuels. . la réduction des consommations dues à la climatisation ne constituent pas un enjeu dans les projets. Etant données les conditions climatiques au Danemark. L’îlot Hedebygade était constitué de 18 immeubles résidentiels et abritant des petites entreprises. la réduction du nombre d’appartements (de 150 à 115) et du nombre d’habitants (de 600 à 430). l’amélioration du confort intérieur et des performances énergétiques : les bâtiments n’étaient pas isolés. dotés d’un système de chauffage non performant.

A chaque étage. l’utilisation de l’éclairage naturel. d’autres miroirs captent la lumière et la diffusent vers les cuisines et les salles d’eau. de la récupération des eaux pluviales. Source : SBS projet. de la biodiversité et de la gestion des déchets sont proposées. l’isolation (par l’extérieur et par l’intérieur) de l’enveloppe des bâtiments (toiture et façades donnant sur le court interne pour des raisons de respect de l’architecture ancienne) et utilisation de doubles vitrages peu émissifs. installées aux étages supérieurs et des parois repeintes avec des peintures réfléchissantes contribuent ainsi au confort visuel des logements. B188 PREBAT . s’oriente selon les rayons du soleil et réfléchit la lumière via un miroir. fixé au-dessus d’un puits de lumière. Source : après le projet. L’ensemble des solutions de qualité environnementale sont développées dans 12 sous-projets: . . l’exploitation de l’inertie des bâtiments en utilisant les apports solaires gratuits. La diffusion de la lumière naturelle à l’entrée des logements est aussi améliorée grâce à des cloisons translucides entre celles-ci et la cage d’escalier. . .06] SBS Byfonyelse Byfornyelse Les solutions mises en place dans l’îlot Hedebygade font appel essentiellement à : . Photo 3-3 : Maison commune au cœur de Image 3-1: Plan de l’ilot Hedebygade Photos 3-1 : Hedebygade avant le l’îlot Hedebygade après le projet. DP1-Prisme : un héliostat. D’autres solutions en faveur de la qualité de l’air intérieur. Source [CENERGIA. . l’utilisation de l’énergie solaire pour la production d’ECS et d’électricité.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Des verrières. la VMC avec récupération de chaleur.

des dispositifs en faveur du tri des déchets ménagers biodégradables. DP2-Flora.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . 06] Schémas 3-2 : fonctionnement de l’héliostat.Belziti. CSTB . Source : SBS Byfornyelse Photo 3-11: héliostat du projet PRISME. Source : D. Source [CENERGIA. Ce projet propose l’utilisation de plantes pour filtrer l’air. DP4 :-Cuisines vertes. Ce projet propose des cuisines assemblées à partir de composants préfabriqués en matériaux ayant une longue durée de vie. des celliers rafraîchis avec de l’air provenant des sous-sols….Photos 3-10 : héliostat du projet PRISME. de la VMC avec récupération de chaleur. B189 PREBAT . des vitrages peu émissifs et des oriels…. .

. Les logements sont équipés de compteurs individuels pour le suivi des consommations d’électricité et d’eau. . . Chaque projet teste plusieurs solutions comme le montre le schéma en annexe 1. Ce projet propose l’utilisation de l’énergie solaire (panneaux solaires et photovoltaïques).06] dans les balcons. de VMC utilisant l’énergie produite par les cellules photovoltaïques…. Des façades flexibles construites à partir de modules capables d’optimiser l’utilisation de l’énergie solaire et de minimiser les déperditions de chaleur ont été mises en œuvre. une isolation renforcée…. DP5-Paroi solaire. L’énergie solaire (active et passive) est exploitée également grâce aux vérandas. Les cellules photovoltaïques sont placées. Ce projet propose une isolation renforcée du toit. L’espace entre les cellules et la paroi de la cage d’escalier est ventilé afin d’assurer le rafraîchissement des cellules et pouvoir utiliser le surplus de chaleur. DP6-Façades flexibles. . Photo 3-7 : projet DP6 : panneaux photovoltaïque Photo 3-6 : projet DP6. Source : [CENERGIA.Belziti. de la production solaire d’ECS. Ce projet propose des salles de bains préfabriquées. DP10-Court interne et maison commune. Ce projet propose l’utilisation de l’énergie solaire dans des solutions de façade.3 W/m²K). un système de distribution à faibles pertes de chaleurs. par exemple. . des cellules photovoltaïques (39m²). soit dans les balcons et. sur la façade de la cage d’escalier d’un bâtiment. parfois ils intègrent des cellules photovoltaïques pour la production d’électricité.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . DP9. CSTB B190 PREBAT . . DP7-Rénovation écologique intégrée.Tri des déchets. DP12-Suivi. Source : D. DP8-Solaire dans les rénovations urbaines. un système de distribution à basse température dont le positionnement réduit les pertes de chaleur. . . DP11-Maison et projet. des panneaux solaires (35m²). Ces modules exploitent l’énergie solaire active ou passive. des vitrages performants (U=1. Les panneaux vitrés modulables sont placés soit sur les façades.

D’autres actions en faveur de la récupération des eaux pluviales pour utilisation dans les toilettes et pour l’irrigation et en faveur de la sensibilisation : des murs construits dans le court interne de l’îlot matérialisent la localisation de la tuyauterie (représentation des flux de ressources).Belziti. une crèche. Source : D. Source : D. Le projet comprend l’aménagement du cœur de l’îlot rendu possible grâce à la démolition de 6 bâtiments. CSTB L’îlot Hestestalds-Karreen est constitué de 20 immeubles construits entre 1870-1900 dont des immeubles d’habitation (majorité sans salle de bain). raccordement au réseau de chaleur urbain .Belziti. Photo 3-4 : îlot Hestestalds-Karreen avant le projet. Source Source [CENERGIA. B191 PREBAT .Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . la réduction du nombre d’appartements (de 303 à 269) en faveur d’appartement plus spacieux était un des objectifs du projet. une église. et des actions dans les bâtiments.Photo 3-8 : projet DP6. des petites entreprises et des commerces.Belziti. Photo 3-5 : îlot Hestestalds-Karreen après le projet. CSTB Les solutions mises en place dans l’îlot Hestestalds-Karreen sont : .06] D. CSTB Photo 3-9: vérandas. Comme dans le cas de Hedebygade. utilisation de l’énergie solaire pour la production d’électricité grâce à des cellules photovoltaïques (pour usage dans les parties communes et privées).

Belziti. B192 PREBAT . Source : D.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . 4. les habitants sont intervenus dans l’élaboration des actions mais n’ont pas participé au choix des solutions techniques à mettre en œuvre. la formation des installateurs ou l’inspection des installations La construction et les installations ont respecté les exigences réglementaires. A Hestestalds-Karreen : . MISE EN ŒUVRE 4. . un certificat de test doit être produit pour les systèmes de chauffage solaires installés et l’installateur doit avoir obtenu un certificat d’habilitation à l’installation de systèmes solaires. il a fallu l’organiser en plusieurs petits projets. Les difficultés rencontrés relèvent plus du management du projet que des aspects techniques. CSTB Dans les 2 projets. Toutes les actions prévues ont pu être réalisées grâce notamment au soutien financier du Programme de rénovation. Source [CENERGIA. des retards et des dépenses imprévues (dépollution du sol) ont aussi retardé le planning de réalisation des actions. Photo 3-12 : cellules photovoltaïques appliqués Photo 3-13 : court interne et mur pour la sur la cage ascenseur. dont l’échéancier s’est révélé plus difficile à contrôler et à respecter.1 DIFFICULTES DE MISE EN ŒUVRE Les solutions environnementales mises en œuvre dans les 2 projets n’ont pas entraîné des problèmes de rejets de la part des habitants d’une part pour leur manque de connaissances. Au Danemark.06] visualisation des flux de ressources. en raison de la complexité du projet. Hedebygade et Hestestalds-Karreen. 4. d’autre part car leurs attentes de bénéficier de techniques modernes étaient élevées.2 MESURES POUR ASSURER LA QUALITE DES INSTALLATIONS Aucune exigence spécifique n’a été introduite à l’occasion des 2 projets concernant la certification du matériel.

En ce qui concerne la conception. l’Etat a financé 4 millions d’euros.La qualité des installations a été garantie par les cahiers des charges définis par les consultants. . . mais aussi par les consultants ayant reversé dans les 2 projets les connaissances acquises dans des contextes de recherche européens (comme Cenergia Energy Consultants et Esbensen Consulting Engineers) et internationaux (comme Carl Bro byg. etc. . Le surinvestissement pour les aspects écologie urbaine et technologie représente 11. Comme on peut le voir il s’agit de montages financiers exceptionnels. COWI rådgivende ingeniører A/S).) avec un financement d’environ 33. coût de construction. Les critères de sélection n’ont pas été définis sur la base d’une volonté de privilégier des acteurs B193 PREBAT . à la R&D et à la mise en œuvre. Les financements concernant ce projet ont été répartis ainsi (source : [HQE²R]) : .2 millions d’euros. A l’origine du projet le coût de l’audit technique des bâtiments était inconnu. la municipalité.3 COUTS ET FINANCEMENTS Le coût de l’opération de renouvellement urbain écologique de l’îlot Hedebygade s’élève à 45. la municipalité a financé 607 000 euros. à la dissémination et évaluation des solutions techniques de démonstration. non pérenes et reproductibles.25% du montant total du projet pour les aspects expérimentation et démonstration.4 ACTEURS MOTEURS Les acteurs moteurs de l’initiation des projets ont été la municipalité et les agences de renouvellement urbain et un groupe d’habitants dans le cas de Hestestalds-Karreen.5 millions d’euros dont 5. soit un financement d’environ 5. un rôle fondamentale a été joué par les agences de renouvellement urbain qui ont impulsé la conception environnementale. L’Etat a pris en charge 100% des coûts pour les projets écologiques comme l’installation de panneaux solaires. tous les matériaux et produits devront respecter des labels verts. Les détails des coûts par sous-projets sont fournis en annexe 2. .Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . 4. Depuis le coût moyen d’un audit technique de bâtiment s’inscrit dans une fourchette de 27 000 à 40 000 euros en raison d’un changement legislatif de 1998 ce qui facilite l’établissement des budgets des projets et sécurise l’obtention des subventions (By-og Biliministeriet 2001). Les économies annuelles sont évaluées à 109 905 euros/an avec un coût annuel de maintenance de 6 700 euros/an Les financements concernant ce projet ont été répartis ainsi : .2 millions sont à imputer à la conception. Par contre. depuis 5-10 ans les produits certifiés et labélisés sont de plus en plus courants et dans les projets environnementaux de prochaine génération.8% du montant total du projet. 4. les coûts du projet lui même (architectes. Il est de 34 euros par m2 avec un temps de retour sur investissement estimé à 9.9 années. Les détails des coûts sont fournis en annexe 2. L’Union Européenne 250 000 euros. notamment le relogement des personnes.65 millions d’euros. le tri des déchets. Le coût de l’opération de l’îlot Hestestaldskarreen s’élève à 51 millions d’euros dont 5 millions sont à imputer aux aspects environnementaux et 1 million pour les aspects technologiques. les propriétaires et l’Etat ont pris en charge tous les coûts du renouvellement urbain. Les financements de l’Etat et de l’Union Européenne ont été mobilisés dans les 2 cas en raison du caractère démonstratif et innovant des solutions. Pour Hedebygade. etc. Les consultants et architectes impliqués dans les 2 projets ont été choisis via un appel d’offre sur la base de leurs compétences. 3 des 12 projets ont obtenu des financements complémentaires de l’Union Européenne. ingénieurs. le coût du surinvestissement écologique et technique est de 10.

. 5. ou au travers d’un dialogue compétitif. . égal à 100Kwh/m². L’évaluation de l’efficacité des dispositifs mis en place a été réalisé par le By-og-Byg. . le sous-projet DP5 atteint le niveau de consommations les plus élevées. 5.locaux par rapport aux acteurs régionaux ou nationaux. des résultants très satisfaisants : les consommations énergétiques mesurées respectent les exigences exprimées dans la RT95 pour des bâtiments neufs ayant les mêmes caractéristiques. Une implication plus en amont des entreprises. . En ce qui concerne l’îlot Hedebygade le suivi a été réalisé sur une période d’un peu plus qu’un an et a concerné 8 des 12 sous-projets. les sous-projets intégrant des panneaux photovoltaïques n’exploitent pas ces dispositifs au maximum de leur efficacité à cause d’une orientation non optimale imposée par les contraintes architecturales des bâtiments. égaux respectivement à 80 Kwh/m² et 78 Kwh/m² (chauffage et ECS). à savoir le DP6 et DP8 atteignent les valeurs de consommations les plus bas. « Centre de Recherche du Bâtiment » et par le Dansk Center for Byokologi. Les consommations sont exprimées au Danemark en MWh/100m². EVALUATION 5.1 IMPACT DES PROJETS SUR LES PERFORMANCES DES BATIMENTS L’évaluation des performances énergétiques des bâtiments de l’îlot Hedebygade et Hestestalds- Karreen montrent. Nous les présentons en Kwh/m² dans les commentaires suivants. Conscients de cet aspect. Cette valeur est inférieure à celle des bâtiments de la commune de Copenhague et est proche de l’objectif fixé par l’Autorité pour le Contrôle Environnementale de Copenhague et par l’Autorité Danoise pour l’Energie. « Centre Danois pour l’Ecologie ». Les entreprises impliquées dans les 2 projets n’avaient pas d’expérience dans des projets environnementaux et n’ont pas été associés lors de la conception dans l’élaboration du volet « non ordinaire ». les 2 sous-projets proposant des façades flexibles. dans la définition des solutions techniques et constructives aurait permis d’améliorer le taux de succès des solutions écologiques mise en place. les concepteurs ont toutefois intégré ces dispositifs a pour souligner le caractère de démonstration et de sensibilisation des projets. en général.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . un projet de renouvellement standard et la maison commune au cœur de l’îlot. Les compétences et le prix ont été les critères décisifs de choix des partenaires. B194 PREBAT . Les performances mesurées varient selon les sous-projets pris en compte. Les consommations dues au chauffage sont mesurées au point d’arrivée du réseau de chaleur urbain à chaque bâtiment rénové. La consommation pour le chauffage seul est de 50 Kwh/m² exigence exprimée par la RT95 pour un bâtiment neuf. dans les tableaux. à savoir 135 Kwh/m². la moyenne des consommations des bâtiments pour chauffage et production d’ECS est de 110 Kwh/m².

ce qui est un critère additionnel d’appréciation intéressant. Graphique 5-1 : Consommations énergétiques annuelles pour 100 m² pour chauffage et ECS à Hedebygade (2003) (Rumvarme = chauffage Varmt vand =ECS). la consommation du sous-projet DP8 est la plus élevée en raison de la présence d’une pièce commune utilisée comme laverie par les habitants du bâtiment et de l’utilisation d’électricité non produite pas des cellules photovoltaïques.06] . B195 PREBAT . la moyenne des consommations électriques pour des usages collectifs et individuels est d’environs 1500KWh par personne. Source [CENERGIA.06] Graphique 5-2 : Consommations énergétiques annuelles par habitant pour chauffage et ECS à Hedebygade (2003) (Rumvarme = chauffage Varmt vand =ECS).Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . . Source [CENERGIA.

06] .Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Graphique 5-3 : Consommation électriques pour l’usage collectif (fælles elforbrug) et individuel (privat elforbrug). Source [CENERGIA. Source [CENERGIA.06] Le tableau ci-après compare les chiffres clés du projet de l’îlot Hedebygade avec d’autres projets : Heat Electricity Water [kWh/m2] [kWh/person] [Litre per person] Ecological demonstration and experimental projects Lowest 78 1073 89 highest 137 2232 153 average 110 1515 120 Urban renewable project DP11 105 89 DP14 120 2039 120 Average Copenhagen 125 1501 126 Average multistorage houses in Denmark 117 Target for urban renewable project 100 2000 110 Tableau 5-1: performances du projet Hedebygade et performances d’autres projets. Graphique 5-4 : émissions de CO2 par personne pour chauffage (Ved varme-produktion) et électricité (Ved el- produktion). Source [CENERGIA. la moyenne des émissions de CO2 par personne dues au chauffage et électricité est < 10% de celle du parc de bâtiments de Copenhague. 06] B196 PREBAT .

Les résultats montrent une satisfaction générale. l’utilisation des apports solaires passifs. He at cons um ptoin pe r 100 m 2 20 15 MWh 10 5 0 É 3 0 15 B 5 R 2 12 14 16 us us s us 3- . Le seul bémol est représenter par l’axe-énergie placé dans les courts que les habitants considèrent comme consommateur d’espace et critiquent son manque de fonction. . Les temps long de mise en œuvre du projet ont été d’obstacle à la réalisation d’une étude de satisfaction auprès des habitants de l’îlot Hestestalds-Karreen. L’agence de renouvellement urbain et le conseil de l’îlot auraient voulu impliquer les habitants directement dans le suivi. Ils sont d’avis favorable quant aux panneaux solaires.v D 10 8 ad 10 8 G AL væ væ væ sg ld dg ej ej dg 46 ej ki + ej sv ST ld te as as as sv 47 sv Es te 4- sv ki rk Is rk G G G TE rk Is Es . Les performances mesurées varient selon les bâtiments pris en compte : . le projet a soulevé de l’intérêt auprès des habitants et une prise de conscience sur les aspects environnementaux même si les solutions mises en place n’ont pas complètement répondu à leurs attentes. La période de suivi s’étend sur 3-4 ans et continuera jusqu’à courant 2007. les consommations annuelles pour le chauffage et ECS varient entre 50 et 179 Kwh/m². . des étudiants en majorité.g e . les vitrages peu émissifs. « Centre de Recherche du Bâtiment ».3 MAINTIEN DES PERFORMANCES La maintenance des bâtiments des 2 îlots a été confiée à des entreprises spécialisées qui ont mis en place un protocole de surveillance des performances des bâtiments afin de pouvoir enclencher B197 PREBAT . 5. l’évaluation de l’efficacité des dispositifs mis en place a été réalisé par le By-og-Byg. les difficultés à se « faire entendre ». space heating Domestic hot w ater Graphique 5-5 : consommations énergétiques à Hestestalds-Karreen 5.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . ils sont méfiants par rapport au photovoltaïque. la maison commune construite au cœur de l’îlot est très appréciée même si les habitants ne lui reconnaissent pas un rôle de renforcement de la vie sociale. étant donnée que sa finalité est restreinte à la sensibilisation autour des préoccupations d’économies de ressources. malgré les diverses initiatives d’implication.En ce qui concerne l’îlot Hestestald-Karreen. et plus dans le détail que : .2 -5 A- AR hu 3- ej gh rh 48 rh ej ej ej . .2 LA PERCEPTION DES UTILISATEURS Un questionnaire et des interviews ont été réalisées auprès des habitants de l’îlot Hedebygade afin d’évaluer leur satisfaction par rapport au projet et à l’expérience vécue du processus de rénovation. . La moyenne pour l’îlot s’élève à 67 KWh/m².g as te as H G br G Is G G V. Par contre. Ceci n’a pas été possible car les habitants. les habitants considèrent avoir été informés sur le projet mais la majorité met en avant. les habitants n’ont pas d’avis homogène sur l’échangeur de chaleur et l’espace crée au cœur de l’îlot.v 42 1 ag SK ad Fo Fo sk sv sv sv Ba rk e e B ad sg e ad rk rk rk +E . De façon informelle a été relevée une satisfaction générale. n’ont pas souhaité être impliqué sur un projet de monitoring sur une longue durée.4 rk væ e væ væ ad væ ES dg as as . les consommations énergétiques respectent les exigences de l’actuelle réglementation thermique.

. qui a fait l’objet de rapports d’évaluation.des éventuelles actions d’amélioration ou rénovation. . la création par la municipalité de Copenhague d’un fond pour l’écologie urbaine qui subventionne des projets visant au développement de l’écologie urbaine au total à l’hauteur d’environs 200 000 euros. Ce fond a été fermé en 2007. Weaknesses-faiblesses. est bien connu au niveau national et international. En ce qui concerne spécifiquement le projet de l’îlot Hedebygade. est présenté selon la matrice SWOT de l’anglais : . où sont définis les éléments internes au projet néfastes pour atteindre l’objectif. de l’électricité et de l’eau et intègre un plan énergétique pour l’amélioration des systèmes. Le label prévoit le suivi du chauffage. Opportunities-opportunités. Quant au projet de l’îlot Hestestalds-Karreen. le rapport d’évaluation est prévu courant 2007. notamment des 2 projets Hedebygade et Hestestalds-Karreen. . où sont définis les éléments externes au projet néfastes pour atteindre l’objectif L’objectif considéré a été la réalisation des 2 projets et de futurs projets à hautes performances énergétiques. Le tableau ci-après rassemble les résultats de l’analyse. causent des problèmes de maintenance du point de vue technique et financier. Strengths-forces. Le renouvellement du quartier Vesterbro a impulsé par exemple : . § 3). où sont définis les éléments internes au projet utiles pour atteindre l’objectif.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .4 IMPACT DES PROJETS A L’ECHELLE NATIONALE Le projet de l’îlot Hedebygade. Le système obligatoire de labellisation des bâtiments danois est le garant du bon fonctionnement des systèmes solaires. B198 PREBAT . certains dispositifs mis en place comme l’héliostat (cf. où sont définis les éléments externes au projet utiles pour atteindre l’objectif. ANALYSE CRITIQUE L’analyse critique du renouvellement urbain du quartier Vesterbro. 6. 5. la mise en place d’une base de données des projets urbains à caractère environnementale. Threats-menaces. . en raison de leur caractère innovant.

renforcement des exigences pour les consommations dans les RT.reporting et dissémination sur les résultats en tant que partie intégrante des projets avec connaissances en environnement des entreprises des financements spécifiques .difficulté à estimer le budget nécessaire pour chaque sous-projet (non réalisation projet de diagnostic des bâtiments préalables aux projets) .Interruption des mesures de subvention conséquentes lancées dans les années municipalité et après place laissée aux initiatives privées conçues localement plusieurs 90 programmes de financement de R&D dans domaine de l’énergie .un protocole de surveillance des performances des bâtiments mis en place par les photovoltaïques) entreprises chargées de la maintenance .Non pérennité de financements soutenant les organismes d’information.politiques en faveur du renouvellement urbain à l’échelle de la ville et du pays (ex : Loi de 1982 – modifiée successivement) centrées sur la démocratie participative.exigences de certification pour l’installation des systèmes solaires .coûts élevés des dispositifs qui rendent les projets difficilement reproductibles en (demande de subventions).Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .mise en place de plusieurs outils de diffusion des expériences (bases de données.contenu des politiques énergétiques et environnementales à l’échelle de la ville et du pays (recommandations de la ville de Copenhague.non implication des entreprises dans la conception des projets et manque de . cellules photovoltaïques) et sur des solutions innovantes (ex : DP1 – .l’implication des agences de renouvellement urbain dans la gestion économique .la combinaison de dispositifs techniques basées sur des solutions éprouvées (ex : des économies d’énergie panneaux solaires. et aide aux habitants comme Vesterbro Byfornyelsescenter publications…) Externe Aspects techniques : .pratique courante de suivi individuel des consommations des bâtiments (sensibilisation de la population et production données sur le parc) B199 PREBAT .contrainte architecturale du respect des façades anciennes donnant sur les rues (attributs du projet) Prisme) apportant des haute performances énergétiques (respect des exigences de la RT externes entraînant des restrictions dans le déploiement des dispositifs pour des bâtiments neufs) malgré le bâti ancien performants et réduisant l’efficacité (ex : orientation non optimale des cellules .complexité des projets entraînant leur morcellement en plusieurs sous-projets dont la coordination a été plus difficile (projet Hestestalds-Karreen) OPPORTUNITES Politiques : (attributs de l'environnement) . ayant mis en place des MENACES organismes pour favoriser l’acceptation des projets par les habitants (ex : Vesterbro Aspects socio-économiques : Byfornyelsescenter) . Tableau 6-1: Analyse SWOT des projets Utile pour atteindre l'objectif Néfaste pour atteindre l'objectif FAIBLESSES FORCES Aspects techniques : Aspects techniques : . dans le cas de Hestestalds-Karreen.absence de préoccupations liées à ACV des matériaux Aspects socio-économiques : Aspects socio-économiques : . conception des aspects environnementaux et coordinations des absence des financements conséquents mobilisés (surcoûts d’investissement de différents sous-projets.…) . UE) innovants comme Prisme Management : .volonté de diffusion progressive d’une culture écologique initiée d’abord par la .alimentation 7 foyers sur 10 par le réseau de chaleur urbain ou le gaz naturel et pratique courante d’utilisation d’isolation par l’extérieur et de vitrages peu émissifs .vétusté des bâtiments existants (>100ans) et absence de dispositifs en faveur . écoute .Implication d’acteurs avec un important know-how et des bons contacts et réseaux à Management : l’international .danger de démarches pédagogiques excessives qui visent à changer les . sur l’introduction de mesures de subventions conséquentes .maintenance difficile économiquement et techniquement des dispositifs .l’implication des habitants dans les phases amont permettant une meilleure acceptation comportements (rejet par la population de l’axe-énergie) Interne du projet et.Participation et rotation des habitants des immeubles . l’ordre de +10%) . Etat.l’évaluation montrant la satisfaction des usagers . la co-définition des lignes directrice du .utilisation de plusieurs sources de financements (municipalité.

réflexion sur la maintenance de dispositifs trop innovants (ex : Prisme) : plan de maintenance avec coûts associés à élaborer lors de la conception.1 FACTEURS DE SUCCES L’expérience de renouvellement urbain du quartier Vesterbro nous apprend que les facteurs clés du succès de tels projets sont : .Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . o mise en place de procédures intégrées au processus de programmation et conception du projet (ex : comités d’immeubles. Cette action a pu être financée par les subventions spéciales obtenues. …). . dans les projets courants. procédures d’installation. .1 LE MANAGEMENT DES PROJETS ET LE CONTEXTE REGLEMENTAIRE La transposition de tels projets en France suppose. participation pour appropriation. 7. souvent le coût de relogement fait que les logements sont livrés progressivement. conception intégrée d’architecture et dispositifs techniques (ex : intégration des cellules photovoltaïques dans les façades). Les 2 projets danois ont pu bénéficier du support de bureaux d’information et sensibilisation et d’accompagnement des habitants dans leur participation mis en place dans le quartier.2 LA DISPONIBILITE DES TECHNOLOGIES B200 PREBAT . Il existe aussi en France des structures d’information de proximité. Le suivi de l’usage des dispositifs par les habitants. Des outils de participation doivent être développés au préalable. suivi et maintenance des dispositifs (ex : systèmes solaires). . devra être aussi intégré dans le suivi du projet. La mise en place de compteurs individuels dans le 2 projets est à reproduire pour sensibiliser les occupants aux économies de ressources. sensibilisation. Des antennes locales. réunions.7. Le pouvoir confié aux usagers lors du renouvellement urbain n’est pas transposable directement en France. capables d’accompagner les habitants dans la programmation et conception des actions en faveur de l’environnement. Les habitants ont été relogés pendant les travaux. sont aussi à envisager en France. d’abord. Ce concept est ancré dans la société danoise et inscrit dans les lois et a donné lieu à un management particulier des projets qui positionne naturellement au centre du processus les usagers. . Des bureaux d’information sont parfois mis en place lors d’OPAH. non-implication des entreprises dans la conception. inscription des projets dans la stratégie environnementale de la collectivité et du pays. . débats. CONDITIONS DE TRANSPOSITION EN FRANCE 7. acceptation : o mise en place de dispositifs d’accompagnement (ex : Vesterbrobyfornyelsecentre). Cette problématique sera donc à prendre en compte lors de la transposition en France. 7. pas pris en compte dans projets Vesterbro. Or. 7. la prise en compte des différences culturelles avec le Danemark quant à la démocratie participative dans les projets.3 MOYENS DISPONIBLES EN FRANCE ET CEUX A DEVELOPPER POUR UNE BONNE TRANSPOSITION 7. Les deux projets n’ont pas traité la problématique des nuisances causées par le chantier sur un site occupé.2 ERREURS A NE PAS RERODUIRE . plus généralement.3. les espaces Info-Energie (mis en place par l’ADEME et les collectivités locales) sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables qui conseillent sur le choix des équipements et sur les aides financières disponibles. financements permettant de couvrir les coûts d’investissement et. association d’acteurs ayant un certain savoir-faire.3.

le cas des 2 projets montre la difficulté de pouvoir disposer des inclinaisons optimales pour les cellules photovoltaïques dans le bâti ancien.3 L’EFFICACITE ENERGETIQUE DANS LE RENOUVELLEMENT URBAIN ET AIDES FINANCIERES Les 2 projets à Vesterbro étaient intégrés dans la stratégie et dans le plan d’actions de la ville de Copenhague pour améliorer l’efficacité énergétique du bâti. Le renouvellement du quartier Vesterbro peut fournir un exemple de rénovation mariant contraintes architecturales et exigences énergétiques. Les régions sont aussi à l’initiative en France de programmes en faveur des économies d’énergie. D’ultérieures investigations pourraient être menées auprès des acteurs du projet Hedebygade pour obtenir des informations sur le retour sur investissement de ce dispositifs et pour approfondir les modalités de maintenance. un parc important de bâti ancien. à savoir la région Ile-de-France et Rhône-Alpes. 1 Voir annexe 1. Par contre. par l’ADEME (ex : programme HELIOS 2006). On ne trouve pas dans l’exemple danois des technologies pour le traitement du confort d’été. équipements utilisant des énergies renouvelables). Bâtiments à consommation d'énergie maîtrisée en France E. dans le cas de bâti ancien disposé autour d’une cour interne (bâtiments de type haussmaniens).3.4 LA CERTIFICATION DES INSTALLEURS Les installateurs de systèmes solaires au Danemark doivent être certifiés. Or. appareils de régulation de chauffage. Les villes françaises peuvent aussi lancer des programmes en faveur des performances énergétiques dans les immeubles privés. les réseaux de chaleur sont concentrés en France dans les zones à forte densité.Loyson (CSTB).Toutes les technologies de capteurs solaires thermiques et photovoltaïques sont disponibles en France. 7. Plusieurs sources d’aides aux particuliers sont disponibles en France pour la réhabilitation des bâtiments. 49 p. « Comparaison internationale bâtiment et énergie » B201 PREBAT . Il s’agit d’aides fournies notamment par l’Etat sous forme de crédit d’impôts (pour l’achat d’équipements de chauffage. Des financements plus conséquents sont à rechercher dans les programmes européens comme CONCERTO. par les régions (ex : programme ISOLTO de la région Nord-Pas-de-Calais pour faire réaliser des travaux d’isolation des logements anciens). Il s’agit de subvention de l’Etat permettant d’étalonner la hausse du loyer entraînée par les travaux de renouvellement urbain durable sur plusieurs années. Les solutions d’intégration en façade ne sont pas toujours satisfaisantes. Les 2 projets ont pu bénéficier de la présence à Copenhague d’un réseau de chaleur urbain auquel les îlots ont pu se raccorder. ayant comme objectif la promotion de l'efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables au niveau local. matériaux d'isolation. Le principe de fonctionnement de l’héliostat semble intéressant et innovant pour favoriser l’utilisation de l’éclairage naturel.3. 7. On trouve aussi en France. Un exemple de dispositif à disposition des collectivités locales est l'Opération Programmée d'Amélioration Thermique et énergétique des Bâtiments (OPATB). Il faut rappeler que les réseaux de chaleur en France ne sont pas aussi répondus qu’au Danemark. du rapport de la première phase du projet ».Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Les 2 projets ont mis en avant. le territoire français est concerné par ces problématiques. comme dans le cas de Vesterbro. De plus. Chaque projet Concerto associe plusieurs villes européennes. Toutefois un dispositif intéressant prévu par la loi est mis en œuvre à Vesterbro ne semble pas exister en France. par l’ANAH mais aussi par les banques proposant des prêts à taux réduit1 (ex : "prêt énergies renouvelables" du Crédit Agricole). la possibilité de concentrer les actions « lourdes » (ex : introduction de panneaux et cellules photovoltaïques) sur les façades intérieures et de travailler sur les vitrages et l’isolation sur les façades extérieures. Le financement de programmes comme celui du quartier Vesterbro devraient dont pouvoir trouver des financements en France. pays européen où le chauffage urbain est le mieux implanté avec 23 900 km de réseaux (contre 3950 km de la France – source : association suédoise du chauffage urbain).

au niveau national et régional.En France. Les professionnels sont impliqués dans la gestion du dispositif Qualisol depuis 2006 avec le transfère de a propriété et la gestion de l’appellation Qualisol de l’ADEME à la structure associative "Qualit’EnR" incluant la CAPEB . Il serait pertinent que l’on s’en inspire dans les projets de rénovation urbaine en France en se donnant également des objectifs de temps de retour sur investissement de 5 à 10 ans. l’Enerplan – Association professionnelle de l’énergie solaire.3. pour garantir la qualité des installations. Des initiatives de cette sorte sont en cours en France à l’initiative de collectivités locales et certains aménageurs. l'UNCP/FFB .Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment.Union Climatique de France. le SER . Mais l’intégration systématique des critères de développement durable et d’efficacité énergétique ne semble pas répandue et mise en œuvre au niveau national et de l’ensemble des régions.Syndicat des Energies Renouvelables. parfois innovantes. 7. Même s’il y a un réel frémissement.7 DES CAHIERS DES CHARGES POUR DES OBJECTIFS D’EFFICACITE ENERGETIQUE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE URBAIN Il faudrait systématiser l’élaboration. l'UCF/FFB .3. Il serait intéressant d’envisager un dispositif pour faciliter l’obtention de dérogations de la Direction des Affaires Sanitaires et Sociales pour permettre la récupération des eaux pluviales en vue de leur réutilisation pour alimenter les chasses d’eau des toilettes. Elle fédère à ce jour un réseau national de plus de 9000 installateurs.3.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . voire plus. de cahiers des charges portant sur les aspects énergétiques et développement durable pour l’élaboration et l’évaluation des projets de renouvellement urbain. 7. pour les solutions mises en place. la marque QUALISOL a été créée par l'ADEME en 1999 dans le cadre du Plan Soleil. 7.6 LA MISE EN PLACE DE FINANCEMENTS Dans ces projets 10% du montant est consacré aux investissements pour les aspects écologie urbaine et technologies nouvelles.Union Nationale de Couverture Plomberie.5 LA REUTILISATION DES EAUX PLUVIALES Dans les 2 projets des dispositifs de récupération des eaux pluviales ont été mis en place. cela relève encore d’initiatives spécifiques. Seule la contagion des exemples peut faire avancer la réflexion et l’action B202 PREBAT .

heat and electricty + + + + + + + + + + + + Tableau 8-1 : solutions et sous-projets à Hedebygade.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .ANNEXE 1 DP10b Common green area Presorting of waste Solar in urban area Integrated ecology Flexible facades DP10a Common house Green kitchen Gabel project Monitoring Solar wall Prism Flora DP11 DP12 DP1 DP2 DP4 DP5 DP6 DP7 DP8 DP9 Advanced ecological solutions Solar wall with PV-modules + + Solar wall with installations + Solar wall with preheating + + + Single pipe heat distribution + Central placed radiators + + Heliostat + Photovoltaic + + + + Solar air collectors + PV driven fans + Vertical hotbed for green plantation + Green plantation for air filtering + + Standard urban renewable inside external wall insulation + outside external wall isulation + + + Roof insulation + + + + + + + + + low energy window + + + + + + Solar heating system + Passive solar + Humidity controlled ventilation + Mechanical ventilation with heat recovery + + + + + + Chiller + + + Prefabricated bath room + Environmental frindly material + Waste shaft + Collection of rain water + + Building energy management system + Electricity savings + + Water savings + + Monitoring of water. 06] B203 PREBAT . Source : [CENERGIA.

734 1.933 Dissemination via EU project 146.863 3. Source : [CENERGIA.415 58 65.862 DP12 Monitoring 392. Source : [CENERGIA.905 Euro/y Maintenance 6.936 57 DP10a Common house 985.846 24.503 336 DP6 Flexible facades 264.866 DP11 Gabel project 96.015 Management 366.ANNEXE 2 Construction costs Urban ecology project Project noProject name Costs Costs per sqm Costs Costs per sqm DP1 Prism 284.9 years Estimated saving 109.543 108 121.177 Additionals 986.Karreen.173.570 73 DP8 Solar in urban area 160.583 DP10b Common green area 26.946 74 DP5 Solar wall 382.048.383 305 DP7 Integrated ecology 78.06] Overall investment: 51 million Euros Funding distributed Urban ecology aspects: 5 million Euros Ministry of City and 4 million Euro Housing: Investments in 1 million Euro EU: 250.700 Euro/y Tableau 9-1 : coûts pour projet dans l’îlot Hestestalds.174 170 DP4 Green Kitchen 101.424 51 78.000 Euro technology: Extra-cost: 34 Euro/m2 Municipality of 607.440 Urban Ecology project 1.437 Total project costs 5.376 124 107.349 66.144 108.440 1.000 Euro Copenhagen: Estimated pay-back time: 9.181 Evaluation.285 108 119.174 Sum 3.076 295.173.154 Conference 33.791 252 DP2 Flora 186.607 80 85.783 63 76.948 67 91.06] B204 PREBAT .437 Construction costs 3.054 Schéma 9-1 : coûts des sous-projets réalisés dans l’îlot Hedebygade (devise : euros).048.208.177 5.557 Sum 986.107 165 DP9 Presorting of waste 88.468 Dissemination 172. printing 159.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB .204 1.661 39.

dk (site de Energinet.ens.1 CHAPITRE 2 http://www.miljoe.html http://papiersphotos.D. 2003. Hennequin A. 62 p.2. CSTB.sol1000.dk (financements panneaux solaires) http://www.cardiff.arch.Comparaison internationale Bâtiment et Energie / Décembre 2007 / ADEME-PUCA-CSTB . Etude de sept exemples à travers l’Europe.dk/miljotjek (Environnement et développement durable de la ville de Copenhague) http://www. mémoire DESS Urbanisme et Aménagement. 06] Juul Larsen K.O (Cenergia Energy Consultants).2 BIBLIOGRAPHIE PAR CHAPITRES 8.8. Institut Français d’Urbanisme. November 2006.blog.dk (site de la Danish Energy Authority) http://www.energinet.fr/papiersphotos/2006/05/vlo. La Calade..dk/forskpro/index. [HQE²R] Belziti. 61 p.dk/graphics/Publikationer/Laws/actsav. Charlot-Valdieu C.dk (site du projet Dogme 2000) http://www. 2005.dk (Landsbyggefond) 8.kk. une échelle pertinente pour appliquer et évaluer le développement durable.dk (site SBS) http://www.com/demoprojects/denmark_copenhagen (Descriptif de l'îlot de Hedebygade à Vesterbro) http://www.dk http://www.dk (base de données sur l’écologie urbaine) 8..2.2. Outrequin P.cf0uk/petus/ http://www.dk (site Dansk Energi – NET – financements) http://www. Annexe 2 du Cahier HQE2R n°1. ARENE Ile-de-France -IMBE. Balslev-Olesen.forsk.lemonde.naec. BIBLIOGRAPHIE 8..dk/179 http://www. 245p..sbsby.htm (financements) http://www. 146 p.3 CHAPITRE 7 B205 PREBAT .resetters.uk/archi/programmes/cost8/index.2 CHAPITRE 5 http://www.ds.dk/la21 (Agenda 21 local de Copenhague) http://www. 2006. Guide d’expériences européennes.ens.dk/ (National Agency for Enterprise and Construction) http://www. Best practices on energy savings in new and refurbished buildings.org (site projet européen RESTART– Renewable Energy Strategies for European Towns) http://www.ac.html www.elfor.energie-cites.kk. Le quartier. http://u001.1 BIBLIOGRAPHIE GENERALE [CENERGIA. Deux exemples de renouvellement durable de quartiers en Europe..dk – financements) http://www. Rettmeyer M.lbf.danskbyokologi.europeangreencities.dogme2000.html (loi danoise sur les économies d’eau et d’énergie dans les bâtiments) 8.kvarterløft. Quartiers durables.org http://www.

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