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Paris, le 16-03-07

LA DÉFINITION
DE LA QUALITÉ ENVIRONNEMENTALE DES BÂTIMENTS
CONCERNANT
LEUR CONSTRUCTION ET LEUR ADAPTATION

Sommaire :

1 – La définition formelle .............................................................................................. p. 2


2 – La définition exigentielle ......................................................................................... p. 6
3 – La définition explicite .............................................................................................. p. 31

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D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 1 / 63 16-03-07


1 – La définition formelle de la qualité environnementale
des bâtiments concernant leur construction et leur adapta-
tion
Cette définition sappuie sur les documents suivants :
- « Gilles OLIVE, “Approche de la définition de la qualité environnementale des bâtiments“,
17-03-97 », document produit par Gilles OLIVE pour le compte de lAssociation HQE.
- « Association HQE, “Référentiel n°1 – Définition [formelle] de la QE des bâtiments", 18-11-
97 », document produit sur la base du document précédent.
- « Gilles OLIVE, “Thèse de doctorat – Contribution à la définition de la qualité environne-
mentale des bâtiments, proposition dune méthodologie dévaluation“, 21-12-01 ».

Le plan de ce chapitre est le suivant :


- Méthode délaboration de la définition formelle de la qualité environnementale des bâti-
ments (QEB).
- Elaboration de la définition formelle de la QEB.
- Définition formelle de la QEB.

 
Méthode délaboration de la définition formelle de la QEB
Rappelons que « La qualité dune entité est lensemble des caractéristiques de cette entité qui
lui confèrent laptitude à satisfaire une exigence » (G. OLIVE, daprès la norme NF EN ISO 8402
de 07-95).

La définition formelle de la qualité environnementale des bâtiments (QEB) consiste en la spéci-


fication de la définition générique précédente au cas de la QEB.

Il est donc nécessaire de définir lentité et lexigence concernées.

Pour cela, deux approches sont utilisées.

 Lapproche systémique

Pour définir au mieux lentité et lexigence concernées, on va les considérer comme des systè-
mes.

Lapproche systémique consiste à ne pas réduire lanalyse dun ensemble déléments à celle de
ces éléments, mais à considérer cet ensemble comme un système.

Lanalyse dun système est celle :


- de ses composantes.
- des relations qui existent entre les composantes du système. Par exemple, le système
« QEB » est composé daspects de qualité (« Gestion de lénergie », « Confort hygrother-
mique », etc.) liés par les phénomènes qui les fondent ou par les moyens quon peut mo-
biliser pour obtenir ces aspects de qualité.

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- de la frontière entre ce système et le reste. Par exemple, le système « QEB » est connexe
à des systèmes extérieurs comme les systèmes « Qualité architecturale du bâtiment »,
« Qualité économique du bâtiment », etc. La frontière entre le premier système et les au-
tres est le lieu du constat de labsence ou de lexistence de relations plus ou moins fortes
entre ces systèmes. Il est nécessaire de définir les paramètres qui permettent de gérer au
mieux ces relations, pour faciliter les processus de négociation pour aboutir à des systè-
mes harmonieux.
- de la dynamique du système. Par exemple, la nature du système « QEB » évolue plus ou
moins profondément et rapidement durant les différentes phases de la vie du bâtiment. Il
est indispensable de ne pas faire dimpasse totale sur un quelconque aspect de la dyna-
mique dun système.

 Lapproche « Exigence – Effets concernés – Causes - Entité »

Pour définir au mieux les deux systèmes « exigence environnementale » et « entité », il faut
identifier leurs composantes de manière aussi exhaustive que possible.

Pour cela, on va utiliser lapproche « Exigence – Effets concernés – Causes - Entité », qui
consiste à se poser successivement les questions suivantes :
- Quels sont les effets environnementaux que lon considère devoir être soumis à lexigence
environnementale, vu la nature de lentité ? Il sagit là de la question de lobjet de
linfluence de lentité. La réponse à cette question permet de préciser le système
« exigence environnementale ».
- Quels aspects de lentité provoquent ces effets ? Il sagit de la question du sujet
dinfluence concerné par lexigence environnementale. La réponse à cette question permet
de préciser le système « entité ».

 
Elaboration de la définition formelle de la QEB
 Lexigence environnementale à prendre en compte

La construction dun bâtiment consiste à se protéger des rigueurs de lenvironnement extérieur


et donc à créer un environnement intérieur satisfaisant. Jusquà maintenant, on se souciait de la
qualité de cet environnement intérieur, sans se préoccuper des impacts du bâtiment sur son
environnement extérieur. Mais on ne peut plus ignorer ces impacts environnementaux.

On pourrait alors penser que la nouvelle exigence environnementale pour un bâtiment consiste
à vouloir maîtriser ses impacts sur lenvironnement extérieur, comme on commence à le faire
pour tous les produits des activités humaines.

Mais les bâtiments sont, avec les moyens de transport, les seuls objets quon crée pour y être.
Aussi lapproche environnementale dun bâtiment ne peut dissocier la volonté de maîtriser les
impacts sur lenvironnement extérieur de celle de créer un environnement intérieur satisfaisant.

En revanche, les autres exigences pour la qualité globale dun bâtiment, comme, par exemple,
celles de pérennité des ouvrages, de sécurité dans les ouvrages et de confort dactivité peuvent
être dissociées de lexigence environnementale comme ny étant pas intrinsèquement liées.

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Aussi on dira que lexigence environnementale pour la qualité environnementale des bâtiments
(QEB) correspond très généralement à vouloir :
 la maîtrise des impacts du bâtiment sur lenvironnement extérieur :
- une utilisation réduite des ressources naturelles,
- une pollution réduite de lair, de leau et des sols,
- une production réduite de déchets ultimes (déchets qui ne peuvent quêtre éliminés
par stockage),
- une production réduite de nuisances (bruit, etc.),
- une relation satisfaisante du bâtiment avec son environnement immédiat.
 la création dun environnement intérieur satisfaisant :
- des conditions de confort dans les locaux constitutifs du bâtiment,
- des conditions de santé dans les locaux constitutifs du bâtiment.

En conséquence, lexigence environnementale à considérer pour lobjectif de qualité environ-


nementale des bâtiments (QEB) a donc deux composantes :
- la maîtrise des impacts du bâtiment sur lenvironnement extérieur,
- la création dun environnement intérieur satisfaisant.

Ce qui signifie que la QEB a deux composantes :


- la qualité écologique du bâtiment (maîtrise des impacts du bâtiment sur lenvironnement
extérieur),
- la qualité dambiance des locaux constitutifs du bâtiment (création dun environnement in-
térieur satisfaisant).

 Lentité à prendre en compte

Une opération de construction consiste à construire un ou plusieurs bâtiments et à aménager la


parcelle dimplantation pour traiter les relations du ou de chaque bâtiment avec son environne-
ment immédiat (reste de la parcelle, voisinage de la parcelle et site englobant le voisinage).

En conséquence, lentité qui sera soumise à lexigence environnementale sera le bâtiment et les
dispositions daménagement du reste de la parcelle adoptées dans le cadre de lopération de
construction, pour le traitement de la relation du bâtiment avec son environnement immédiat.

Aussi, lentité « Bâtiment » à considérer pour lobjectif de QEB a six composantes : le bâti, les
équipements, loccupant, les autres occupants, lair intérieur, lenvironnement extérieur, consi-
déré à toutes les échelles (le « reste de la parcelle », le « local », « le régional » et le
« planétaire »). Ces composantes ont la structure relationnelle suivante :

Occupant

Air
Equipements intérieur Bâti

Autres
occupants

Environnement
extérieur

 
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Définition formelle de la QEB
« La qualité environnementale dun bâtiment correspond aux caractéristiques du bâti-
ment (son bâti et ses équipements en produits et services), et du reste de la parcelle de
lopération de construction ou dadaptation du bâtiment qui lui confèrent laptitude à sa-
tisfaire les exigences de maîtrise des impacts sur lenvironnement extérieur et de créa-
tion dun environnement intérieur satisfaisant ».

Dans cette définition, cinq types de caractéristiques techniques seront distinguables :


 caractéristiques de performance,
 caractéristiques de composition,
 caractéristiques de relation,
 caractéristiques de dynamique,
 caractéristiques de tendance :
- orientation technique de la conception ou de la réalisation de la construction ou de
ladaptation ou de la déconstruction des bâtiments,
- orientation technique de la conception ou de la pratique de la gestion des bâtiments.

 

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2 – La définition exigentielle de la qualité environnemen-
tale des bâtiments concernant leur construction et leur
adaptation
Cette définition sappuie sur les documents suivants :
- « Gilles OLIVE, “Le développement doutils daide à la décision de la haute qualité envi-
ronnementale des bâtiments“, 1-04-94 ».
- « Gilles OLIVE, “Approche de la définition de la qualité environnementale des bâtiments“,
17-03-97 », document produit par Gilles OLIVE pour le compte de lAssociation HQE.
- « Association HQE, “Référentiel n°2 – Définition exigentielle de la QE des bâtiments", 18-
11-97 », document produit sur la base du précédent.
- « Gilles OLIVE, “Thèse de doctorat – Contribution à la définition de la qualité environne-
mentale des bâtiments, proposition dune méthodologie dévaluation “, 21-12-01 ».

Le plan de ce chapitre est le suivant :


- Méthode délaboration de la définition exigentielle de la qualité environnementale des bâ-
timents (QEB).
- Elaboration de la définition exigentielle de la qualité écologique des bâtiments.Elaboration
de la définition exigentielle de la qualité dambiance des bâtiments.
- Définition exigentielle de la QEB – La définition des 14 cibles.
- Définition exigentielle de la QEB – La liste des 14 cibles et des 39 cibles élémentaires.

 
Méthode délaboration de la définition exigentielle de la
QEB
Rappelons que « La qualité dune entité est lensemble des caractéristiques de cette entité qui
lui confèrent laptitude à satisfaire une exigence » (G. OLIVE, daprès la norme NF EN ISO 8402
de 07-95).

Rappelons également que le système « entité » ou le « système “Bâtiment“ » à considérer pour


lobjectif de qualité environnementale des bâtiments (QEB) a cinq composantes : le bâti, les
équipements, les occupants, lair intérieur, lenvironnement extérieur, considéré à toutes les
échelles (le « reste de la parcelle », le « local », « le régional » et le « planétaire »). Ces com-
posantes ont la structure relationnelle suivante :

Occupant

Air
Equipements intérieur Bâti

Autres
occupants

Environnement
extérieur

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La définition exigentielle de la QEB consiste en la définition détaillée du « système exigentiel
environnemental » de la QEB.

Pour cela, deux approches sont utilisées :


- lanalyse typologique du système exigentiel de la QEB,
- létude relationnelle des moyens de réalisation des conditions de satisfaction du système
exigentiel de la QEB.

 Lanalyse typologique du système exigentiel de la QEB

Lanalyse typologique consiste à définir les composantes dun système pour quelles :
- constituent un ensemble exhaustif,
- soient aussi homogènes que possibles.

Lanalyse typologique du système exigentiel de la QEB permet de détailler ou dagréger au


mieux les composantes de ce système.

 Létude relationnelle des moyens de réalisation des conditions de satisfaction du


système exigentiel de la QEB

Cette approche, dite approche « Exigences – Moyens – Exigences » consiste, pour un ensem-
ble dexi-gences, a :
- identifier les moyens de réalisation des conditions de satisfaction de chaque exigence et
les contraintes agissant sur ces moyens,
- en déduire la nature des relations existant entre les différentes exigences.

Cette approche est issue de la problématique des contraintes et en reprend les éléments sui-
vants :
 Définition des conditions de satisfaction dune exigence :
Une exigence « Ei » concerne des phénomènes représentés par une fonction phénomé-
nale « Fi », fonction de variables « Xi,j », appelées variables de définition des conditions
de satisfaction de lexigence « Ei ». Cette exigence impose à ces variables un ensemble
de contraintes, appelées contraintes de définition des conditions de satisfaction de
lexigence « Ei ».
 Réalisation des conditions de satisfaction dune exigence :
- Par le biais des phénomènes en cause, ces variables de définition « Xi,j » sont fonc-
tions de variables « Yk,l », appelées variables de réalisation des conditions de satis-
faction de lexigence « Ek » : Xi,j = Xi,j(Yk,l), où « k » est entre autre égal à « i ». Ces
variables de réalisation correspondent aux paramètres de traitement des moyens de
réalisation de lentité, afin dassurer les conditions de satisfaction de lexigence
« Ek ».
- L'ensemble des contraintes de définition « CDi(Xi,j(Yk,l)) » ont des implications sur
les variables « Yk,l » en leur imposant des contraintes « CRi(Yk,l) », appelées
contraintes de réalisation des conditions de satisfaction de lexigence « Ei ».
- Ainsi, les variables de réalisation des conditions de satisfaction de lexigence « Ei »
sont soumises à un ensemble de contraintes de réalisation des conditions de satis-
faction des exigences « Ek », où « k » est entre autre égal à « i ».
- Ces variables de réalisation ou certains regroupements de celles-ci sont les caracté-
ristiques de lentité concernée par les exigences « Ei », ces caractéristiques étant
soumises à une ou plusieurs contraintes de réalisation des conditions de satisfaction
des exigences « Ek », où « k » est entre autre égal à « i ».

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De ce qui vient dêtre dit, on peut en déduire les types suivants de relations entre les éléments
dun ensemble exigentiel :
- Les moyens de réalisation des conditions de satisfaction dune exigence ne concernent
que cette exigence : cette exigence est indépendante et ne peut pas être agrégée à
dautres exigences.
- Plusieurs exigences ont les mêmes moyens de réalisation de leurs conditions de satisfac-
tion. Ces exigences peuvent peut-être être agréées.
- Plusieurs exigences ont en commun un ou plusieurs moyens de réalisation de leur satis-
faction, mais pas tous. Lagrégation de ces exigences nest pas évidente.

Létude relationnelle des moyens de réalisation des conditions de satisfaction du système exi-
gentiel de la QEB permet dagréger certaines composantes de ce système.

 
Lélaboration de la définition exigentielle de la qualité éco-
logique des bâtiments
Lexigence de qualité écologique des bâtiments correspond très généralement à vouloir :
- une utilisation réduite des ressources denvironnement, à savoir les matières premières,
leau et les sols (= EG1 ou Exigence Générale n° 1),
- une pollution réduite de lair, de leau et des sols (= EG2),
- une production réduite de déchets ultimes (= qui ne peuvent être éliminés que par stoc-
kage) (= EG3),
- une réduction des bruits et autres nuisances (= EG4),
- une relation satisfaisante des bâtiments avec leur environnement immédiat (= EG5).

Il faut remarquer que lexigence environnementale :


 sapplique au bâtiment, sur toutes les phases de son cycle de vie :
- phase C : Construction,
- phase U : Utilisation et exploitation (gestion, entretien et maintenance),
- phase A : Adaptation (modification de parties du bâtiment au-delà des nécessités de
la maintenance, cest-à-dire lamélioration et la rénovation),
- phase D : Démolition ou déconstruction.
 et doit prendre en compte la phase F : fabrication des produits utilisés dans les phases C
ou A sur laquelle se greffe les éventuels recyclages de produits, externes au secteur du
bâtiment ou internes (provenant des phases A ou D)

En tenant compte de ces phases et des phénomènes qui les caractérisent, les 5 exigences gé-
nérales (EG) se traduisent par 17 exigences particulières (EP) :
- EG1  EP01 : une réduction maximale de la consommation de « produits de bâtiment »,
constitutifs des bâtiments et de leurs équipements (phases C et A).
- EG2  EP02 : une réduction maximale de la pollution de lair provoquée par lutilisation
dénergie pour fabriquer les produits de bâtiment (phase F).
- EG2  EP03 : une réduction maximale de la pollution de lair provoquée par lutilisation
dénergie pour fabriquer les « produits de chantier », cest-à-dire les produits et matériels
utilisés pour la réalisation des chantiers (phase F).
- EG2  EP04 : une réduction maximale de la pollution de lair provoquée par lutilisation
dénergie pour les processus de chantier (phases C, A et D).

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- EG2  EP05 : une réduction maximale de la pollution de lair provoquée par lutilisation
dénergie durant celle des bâtiments (phase U).
- EG2  EP06 : une réduction maximale de la pollution de lair provoquée par lutilisation de
produits de bâtiment qui sont des sources polluantes (phase U).
- EG2  EP07 : une réduction maximale de la pollution de lair provoquée par lutilisation de
produits de chantier qui sont des sources polluantes (phases C, A et D).
- EG1+EG2  EP08 : une réduction maximale de la consommation deau et des pollutions
de leau et des sols provoquées par les chantiers (phases C, A et D).
- EG1  EP09 : une réduction maximale de la consommation deau dans les bâtiments
(phase U).
- EG2  EP10 : une réduction maximale de la pollution de leau ou des sols par assainis-
sement non collectif des eaux usées (phase U).
- EG3  EP11 : un choix optimal des produits de bâtiment pour faciliter la gestion des “dé-
chets de bâtiment” qui en résultent (phases C et A).
- EG3  EP12 : une gestion optimale des déchets de bâtiment (phases A et D).
- EG3  EP13 : une production minimale et une gestion optimale des « déchets de chan-
tier », cest-à-dire les produits de chantier non réutilisables et les rebuts des produits de
bâtiment (phases C et A).
- EG3  EP14 : une gestion optimale des « déchets dactivités » (phase U).
- EG4  EP15 : une réduction maximale de la production de bruit et autres nuisances pro-
voquées par les chantiers (phases C, A et D).
- EG4  EP16 : une réduction maximale de la production de bruit provoquée par les équi-
pements extérieurs et les usages des bâtiments (phase U).
- EG5  EP17 : une relation optimale des bâtiments avec leur environnement immédiat
(phase U).

Pour satisfaire les exigences particulières précédentes, il faut traiter les moyens de réalisation
de la qualité environnementale des bâtiments (QEB). Ces moyens (M) de réalisation sont re-
groupables en trois familles :
 M1 : les produits de bâtiment, pour :
- réduire leur consommation (EP01),
- réduire la consommation dénergie (et donc la pollution de lair) nécessaire à leur fa-
brication (EP02),
- éviter les sources polluantes de lair (EP06),
- optimiser leur choix afin de faciliter la gestion optimale des déchets de bâtiment
(EP11),
- optimiser la gestion des déchets de bâtiment (EP12).
 M2 : les produits et les processus de chantier, lorganisation des chantiers, pour :
- réduire la consommation dénergie (et donc la pollution de lair) nécessaire à la fabri-
cation des produits de chantier (EP03),
- réduire la consommation dénergie (et donc la pollution de lair) nécessaire pour les
processus de chantier (EP04),
- éviter les sources polluantes de lair (EP07),
- réduire la consommation deau, la pollution de leau et des sols (EP08),
- optimiser la gestion des déchets de bâtiment (EP12),
- réduire la production et optimiser la gestion des déchets de chantier (EP13),
- réduire la production de bruit et autres nuisances (EP15).
 M3 : les bâtiments, leurs équipements et leur usage, pour :
- réduire la consommation dénergie et la pollution de lair induite durant lutilisation
des bâtiments (EP05),
- réduire la consommation deau dans les bâtiments (EP09),

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- réduire la pollution de leau ou des sols par assainissement non collectif des eaux
usées (EP10),
- optimiser la gestion des déchets ménagers (EP14),
- réduire la production de bruit (EP16),
- optimiser la relation des bâtiments avec leur environnement immédiat (EP17).
Ainsi, pour obtenir la QEB, il faut traiter les moyens de réalisation (M1 à M3) de cette qualité
pour satisfaire des exigences (EP01 à EP17), le traitement de ces moyens étant effectifs à cer-
taines phases.

Si on ventile les relations entre « exigences particulières » et « moyens » selon les phases F, C,
U, A et D, on obtient :

EP 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16 17
M1 C,A F C,A A,D
M2 F C,A,D C,A,D C,A,D A,D C,A C,A,D
M3 U U U U U U

Létude de ce tableau permet didentifier des ensembles cohérents de ces exigences appli-
quées à ces moyens, quon appellera « cibles environnementales ».

Il en résulte que, pour la qualité écologique des bâtiments, le système exigentiel à prendre en
considération est composé de sept cibles :
 Famille F1 – Les cibles décoconstruction :
- Cible n°01 « Contexte – Relation maîtrisée du bâtiment avec son environnement im-
médiat ».
- Cible n°02 « Produits – Choix intégré des procédés et produits de construction ».
- Cible n°03 « Chantiers – Maîtrise intégrée des chantiers ».
 Famille F2 – Les cibles décogestion :
- Cible n°04 « Energie – Gestion de lénergie ».
- Cible n°05 « Eau – Gestion de leau ».
- Cible n°06 « Déchets dactivités – Gestion des déchets dactivités ».
- Cible n°07 « Maintenance – Maîtrise intégrée de la maintenance ».

 
Elaboration de la définition exigentielle de la qualité
dambiance des bâtiments
Lambiance dun local est lenvironnement intérieur créé par un local dun bâtiment (dans le sec-
teur résidentiel on parle de « pièce ») et des équipements agissant sur ce local, dans lequel se
trouve un occupant. Cet environnement est composé :
- de lair intérieur du local,
- de lespace intérieur du local,
- de lensemble des surfaces des solides qui délimitent lespace du local.

L'exigence de qualité dambiance dun local se décompose en deux exigences : exigence de


confort dambiance et exigence de santé.

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 Lexigence de confort dambiance dun local

On retient habituellement les exigences élémentaires suivantes :


- confort hygrothermique (CH),
- confort acoustique (CA),
- confort visuel (CV),
- confort olfactif (CO),
- confort psycho-sociologique.

Les quatre premiers aspects de confort sont de même nature : psycho-physiologique.


Lassurance de leurs conditions de satisfaction est indispensable. Leur exigence sera retenue.
Le dernier aspect de confort, qui est dune autre nature, ne sera pas pris en considération, car
sa connaissance et celle de ses conditions de satisfaction sont encore insuffisantes.

Aucune décomposition des quatre exigences retenues ne semble utile.

Les moyens de réalisation des conditions de satisfaction des exigences de confort sont les sui-
vants :
- MBO : traitement des parties opaques du bâti,
- MBV : traitement des parties vitrées du bâti,
- MEO : traitement des ambiances par des équipements traitant l'air (renouvellement d'air,
chauffage aéraulique, refroidissement de lair, traitement de la qualité de lair), dit traite-
ment « ouvert »,
- MEF : traitement des ambiances par des équipements ne traitant pas l'air, dit traitement
« fermé ».

Si on ventile les relations entre les exigences de confort retenues et ces moyens, on obtient :

CH CA CV CO
MBO x x
MBV x x x
MEO x x x
MEF x x

Létude de ce tableau montre quil faut retenir les quatre exigences repérées.

 Lexigence de santé dans un local

Les risques sanitaires dans un bâtiment peuvent avoir quatre causes :


- Le manque dhygiène de loccupant, qui pollue lui-même lenvironnement intérieur ou
laisse une pollution sinstaller au point de provoquer des problèmes de santé à lui-même
et aux autres occupants.
- Le manque de nettoyage des espaces intérieurs et des équipements et produits que ces
espaces contiennent, le manque dentretien du bâti ou le manque de maintenance des
équipements, qui rendent le bâtiment rétenteur de pollutions nuisibles à la santé des oc-
cupants.
- Linconfort des ambiances intérieures créées dans les locaux, qui peut aller, sil est dura-
ble, jusquà provoquer des problèmes de santé pour les occupants.
- Le bâtiment (le bâti et les équipements) est source ou rétenteur de pollutions ou crée des
conditions nuisibles à la santé des occupants, ces pollutions ou conditions concernant
lenvironnement intérieur ou les flux que les équipements véhiculent.

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Par la suite, on supposera que les occupants ont des comportements hygiéniques et que les
activités de nettoyage, dentretien et de maintenance sont normalement assurées dans les bâ-
timents.

Dans ces conditions dhygiène, les causes spécifiques connues de risques sanitaires dans un
bâtiment sont :
- lexistence de situations durables dinconfort dambiance à base psycho-physiologique,
- labsence de qualité sanitaire des espaces,
- labsence de qualité sanitaire de lair,
- labsence de qualité sanitaire de leau utilisée dans les locaux.

Aux problèmes de santé induits par les causes précédentes, il faudrait ajouter celui du
« syndrome des bâtiments malsains », association de plusieurs symptômes objectifs dont la
causalité multifactorielle nest pas complètement élucidée. Ce problème de santé ne sera évi-
demment pas pris en considération.

Dans la mesure où lon met en avant lexigence de confort dambiance, on aura lassurance de
linexistence de situations durables dinconfort dambiance à base psycho-physiologique.

En conséquence, on retiendra les exigences élémentaires de santé suivantes :


- maîtrise des risques sanitaires des espaces des locaux (SEL),
- maîtrise des risques sanitaires de lair des locaux (SAL),
- maîtrise des risques sanitaires de leau (SEA).

Aucune décomposition des trois exigences retenues ne semble utile.

Les moyens de réalisation des conditions de satisfaction des exigences de santé dans les lo-
caux sont les suivants :
- MEC : traitement des équipements sources de champs électromagnétiques.
- MBO : traitement des parties opaques du bâti.
- MEA : traitement des ambiances par des équipements traitant l'air (renouvellement d'air,
chauffage aéraulique, refroidissement de lair, traitement de la qualité de lair), dit traite-
ment « ouvert ».
- MEE : traitement des équipements de distribution deau potable ou de fourniture deaux
non potables.

Si on ventile les relations entre les exigences de confort retenues et ces moyens, on obtient :

SEL SAL SEA


MEC x
MBO x x
MEA x
MEE x

Létude de ce tableau montre quil faut retenir les trois exigences repérées.

Il en résulte que pour la qualité dambiance des bâtiments, le système exigentiel à prendre en
considération est composé de sept cibles :
 Famille F3 – Les cibles de confort :
- Cible n°08 « Ambiance hygrothermique – Confort hygrothermique dans les locaux ».
- Cible n°09 « Ambiance acoustique – Confort acoustique dans les locaux ».
- Cible n°10 « Ambiance visuelle – Confort visuel dans les locaux ».

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- Cible n°11 « Ambiance olfactive – Confort olfactif dans les locaux ».
 Famille F4 – Les cibles de santé :
- Cible n°12 « Espaces des locaux – Maîtrise des risques sanitaires des espaces des
locaux ».
- Cible n°13 « Air dans les locaux – Maîtrise des risques sanitaires de lair des lo-
caux ».
- Cible n°14 « Eau – Maîtrise des risques sanitaires de leau ».

 
Définition exigentielle de la QEB – La définition des 14 ci-
bles
Cible n°01 « Contexte – Relation maîtrisée du bâtiment avec son environ-
nement immédiat »

Lenvironnement immédiat dun bâtiment est composé :


- du terrain de la parcelle dimplantation, dont les caractéristiques (conditions microclimati-
ques, géologie, hydrologie, végétation et faune) dépendent de la localisation de la parcelle
et de lhistoire de lusage de la parcelle,
- du reste de la parcelle dimplantation du bâtiment, souvent inexistant dans les zones ur-
baines denses. Cet espace extérieur peut être en partie occupé par des équipements
(parkings de surface, etc.) et par dautres bâtiments,
- du voisinage de la parcelle,
- du site dans lequel se trouve la parcelle et son voisinage,
- des conditions microclimatiques, dont les caractéristiques dépendent dune part de la loca-
lisation de la parcelle et dautre part du voisinage et du site.

Le terrain de la parcelle et les conditions microclimatiques constituent le contexte géographique


du bâtiment.

Le terrain de la parcelle, le bâtiment et le reste de la parcelle (les équipements et bâtiments


éventuels occupant également la parcelle et les espaces extérieurs résultants) constituent un
système indissociable, quon appellera ultérieurement l« objet de lopération ».

Dans le cas dune opération de construction, lobjet de lopération a une configuration initiale (=
la parcelle), constituée de deux zones : la zone dimplantation où le bâtiment sera fondé, et le
reste de la parcelle.

Le site, le voisinage et les conditions microclimatiques constituent un système indissociable,


quon appellera ultérieurement le « contexte de lopération ».

Le reste de la parcelle constitue un espace intermédiaire entre le bâtiment et le contexte de


lopération.

Ainsi, lenvironnement immédiat dun bâtiment est un système de cinq composantes, elles-
mêmes constituées de composantes élémentaires liées entre elles pour composer des sous-
systèmes indissociables.

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En conséquence, les possibilités damélioration de la relation entre un bâtiment et son environ-
nement immédiat dépendent des possibilités damélioration de lobjet de lopération et de la
prise en compte de lévolution assurément programmée du cadre bâti du voisinage et/ou du
site :
- revalorisation éventuelle du terrain de la parcelle,
- aménagement du reste de la parcelle, au moins des espaces extérieurs,
- positionnement, orientation et conformation du bâtiment, tenant compte de son environ-
nement immédiat ou dune modification du cadre bâti du voisinage et/ou du site si on est
assuré de sa programmation à terme.

Laménagement du reste de la parcelle en tant quespace intermédiaire entre le bâtiment et son


contexte est polarisé par les volontés suivantes :
- volonté de créer des conditions favorables à lobtention, lamélioration ou le maintien de la
qualité environnementale du bâtiment (QEB),
- volonté de créer dune part des conditions de confort dambiance acceptables dans les
espaces extérieurs pour améliorer la transition entre les conditions de confort dambiance
satisfaisantes dans le bâtiment et les conditions microclimatiques à lextérieur de la par-
celle, et dautre part un cadre de vie agréable (gestion des eaux superficielles en particu-
lier),
- volonté de créer des conditions de confort dusage pour les différents modes de déplace-
ment utilisables à lextérieur de la parcelle et respectueux de lenvironnement.

Ainsi, la cible n°01 « Contexte – Relation maîtrisée du bâtiment avec son environnement immé-
diat » se décompose en trois cibles élémentaires :
- Revalorisation éventuelle du terrain de la parcelle,
- Aménagement du reste de la parcelle,
- Positionnement, orientation et conformation (= configuration et composition) du bâtiment.

Cible n°02 « Produits – Choix intégré des procédés et produits de construc-


tion »

La notion de « choix intégré » signifie que le choix des produits, systèmes et procédés de cons-
truction, qui se faisait selon des critères de qualité dusage, destime (en particulier daspect) et
économique, se fait également selon, dune part le critère de protection de lenvironnement ex-
térieur, et dautre part, sils nétaient pas déjà pris en compte, selon les critères de réalisation
dun environnement intérieur confortable et sain.

Ce choix intégré traite de trois problèmes de décision concernant :


- ladaptabilité et la durabilité dun bâtiment,
- le choix des procédés de construction, qui influence celui des produits et systèmes de
construction,
- le choix des produits et systèmes de construction, dans le cadre permis par celui des pro-
cédés de construction.

Ainsi, la cible n°02 « Produits – Choix intégré des procédés et produits de construction » se dé-
compose en trois cibles élémentaires :
- Adaptabilité et durabilité du bâtiment,
- Choix des procédés de construction,
- Choix des produits et des systèmes de construction.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 14 / 63 16-03-07


Cible n°03 « Chantiers – Maîtrise intégrée des chantiers »

La vie dun bâtiment est façonnée par plusieurs chantiers :


- le chantier de sa construction,
- le(s) chantier(s) de son(ses) adaptation(s), pour la modification plus ou moins profonde
(amélioration, rénovation, réhabilitation) de parties du bâtiment au-delà des nécessités de
son entretien et de la maintenance de ses équipements,
- le chantier de sa démolition ou de sa déconstruction (démolition où la gestion des déchets
de bâtiment est assurée).

On distinguera comme sources de pollutions ou de nuisances :


- Les « produits de chantier », cest-à-dire les produits et matériels utilisés pour la réalisa-
tion des chantiers. La fabrication de ces produits consomme des matières premières et de
lénergie et pollue lair, leau et les sols à partir de leur site de fabrication. Ces produits
peuvent polluer lair, leau et le sol au niveau du chantier. Les produits de chantier non ré-
utilisables constituent une première partie des « déchets de chantier ».
- Les « produits de bâtiment », cest-à-dire les produits intégrés au bâtiment pour sa cons-
truction ou son adaptation. Ces produits peuvent polluer lair, leau et le sol au niveau du
chantier. Les rebuts de ces produits constituent une deuxième partie des « déchets de
chantier ».
- Les processus de chantier. Ils consomment de lénergie et de leau. Ils peuvent polluer
lair, leau et le sol au niveau du chantier. Ils peuvent provoquer des nuisances acousti-
ques sur le chantier et son voisinage.
- Le chantier. Il génère de la poussière et de la boue. Son aspect densemble et sa délimita-
tion en particulier peut être inesthétique. La circulation des véhicules quil entraîne peut
provoquer des salissures (boue, etc.) et perturber le trafic routier dans son voisinage.

Pour réduire au mieux les impacts environnementaux des chantiers, il faut donc assurer :
 La gestion des déchets de chantier :
- Réduction de la production de déchets de chantier.
- Gestion différenciée des déchets produits (stockage séparatif, assurance du traite-
ment après enlèvement).
 La réduction du bruit de chantier :
- Réduction des émissions sonores pour les ouvriers et les riverains.
- Réduction des réceptions sonores pour les ouvriers.
 La réduction des pollutions de la parcelle et du voisinage :
- Réduction des émissions polluantes atmosphériques.
- Réduction de la production de déchets liquides polluants.
- Gestion différenciée des déchets liquides polluants produits (récupération, assurance
du traitement après enlèvement).
 La maîtrise des autres nuisances :
- Réduction de la production de poussière et de boue.
- Aménagement de la délimitation du chantier.
- Réduction de la salissure du voisinage et de la perturbation du trafic routier avoisi-
nant.

Ainsi, la cible n°03 « Chantiers – Maîtrise intégrée des chantiers » se décompose en trois cibles
élémentaires :
- Gestion différenciée des déchets de chantier,
- Réduction du bruit de chantier,
- Maîtrise des autres pollutions et nuisances de la parcelle et du voisinage.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 15 / 63 16-03-07


Cible n°04 « Energie – Gestion de lénergie »

Pour les usages « Chauffage », « Refroidissement », « Ventilation », « Production deau chaude


sanitaire (ECS) » et « Eclairage » dans les bâtiments des secteurs résidentiel et tertiaire, leffort
de maîtrise de lénergie est organisé par une réglementation énergétique et thermique des bâ-
timents neufs en cours.

Les objectifs de cet effort de maîtrise de lénergie sont les suivants :


 Réduire la demande énergétique par des techniques dincitation au comportement éco-
nome en énergie (affichage des consommations conventionnelles, etc.) et par lutilisation
de systèmes permettant de réduire la demande à ce qui est juste nécessaire aux différents
usages. Pour la réalisation du confort thermique, il sagit par exemple des systèmes de
programmation « économie », « hors gel » ou des systèmes dintermittence.
 Réduire les besoins énergétiques induits par la demande :
- pour la réalisation du confort thermique dhiver, il sagit de réduire les déperditions de
chaleur par les parois extérieures, récupérer au mieux les chaleurs gratuites
densoleillement, réduire les besoins en chauffage de lair neuf.
- pour la réalisation du confort thermique dété, il sagit de tenter de recourir unique-
ment à un traitement judicieux de lenveloppe du bâtiment (traitement des parois vi-
trées, inertie) et à un système de ventilation adapté (surventilation), et de recourir
éventuellement à un système passif ou actif de refroidissement.
- pour la production dECS, il sagit dutiliser des systèmes de conduite des points de
puisage qui permettent déviter le gaspillage de leau chaude (voir la cible n°05 « Eau
– Gestion de leau »).
 Recourir au mieux, pour satisfaire les besoins énergétiques, aux énergies renouvelables et
quand cela est possible aux énergies locales à fourniture fiable (bois, etc.).
 Assurer la meilleure efficacité énergétique possible des équipements énergétiques, en
particulier ceux consommant des énergies non renouvelables, aux niveaux de
leffectuation et de la conduite, pour réduire leurs consommations.
 Utiliser des systèmes de gestion des équipements énergétiques (délestage, etc.) pour ré-
duire la dépense énergétique.

Par rapport à cette problématique de maîtrise de lénergie, le souci de protection de


lenvironnement :
- conforte lidée déconomie dénergie (lénergie non consommée ne pollue pas),
- soulève les problèmes de maîtrise environnementale de la production, de la fourniture et
de la consommation de toutes les énergies, non renouvelables et renouvelables.

Dans lattente davoir des résultats conséquents de lanalyse environnementale de tous les sys-
tèmes énergétiques pour les différents usages énergétiques, qui permettront de hiérarchiser les
efforts collectifs et individuels de gestion environnementale de lénergie, on devrait dores et dé-
jà :
- renforcer la réduction de la demande et des besoins énergétiques,
- renforcer le recours aux énergies renouvelables et aux énergies locales à fourniture fiable,
lorsquon sait quelles sont environnementalement satisfaisantes,
- renforcer lefficacité des équipements énergétiques utilisés pour les usages « climatisation
(chauffage et refroidissement) », « production dECS », « cuisson » et les usages spécifi-
ques de lélectricité (éclairage, etc.),
- utiliser, lorsquon a recours à des générateurs à combustion, des générateurs propres qui
minimalisent leffet résultant des émissions de gaz à effet de serre.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 16 / 63 16-03-07


Ainsi, la cible n°04 « Energie – Gestion de lénergie » se décompose en deux cibles élémentai-
res :
- Renforcement de la réduction de la demande et des besoins énergétiques,
- Renforcement de lefficacité environnementale des équipements énergétiques.

Cible n°05 « Eau – Gestion de leau »

La gestion de leau, au niveau dun bâtiment et de son environnement immédiat, se fonde sur
trois principes :
- Economiser leau potable, qui devient moins abondante et/ou plus coûteuse, en gérant
leau potable quon utilise et en ayant recours à des eaux non potables lorsque les usages
lautorisent.
- Assurer lassainissement des eaux usées.
- Aider à la gestion des eaux pluviales, en zone urbaine équipée dun réseau unitaire de col-
lecte des eaux usées et des eaux pluviales.

Ainsi, la cible n°05 « Eau – Gestion de leau » se décompose en trois cibles élémentaires :
- Economie de leau potable,
- Assurance de lassainissement des eaux usées,
- Gestion des eaux pluviales.

Cible n°06 « Déchets dactivités – Gestion des déchets dactivités »

Les équipements et les produits dactivités (activités dont un bâtiment est le siège) sont les sui-
vants :
- les équipements et produits nécessaires aux activités (mobilier, matériel et fournitures
pour les activités, matériel et produits dentretien),
- les produits des activités.

Ces produits et équipements engendrent des déchets dactivités, quil faut gérer.

La gestion des déchets dactivités consiste à :


 maîtriser leur production,
 organiser leur évacuation à lintérieur du bâtiment :
- les manutentionner de leurs lieux de production (là où les produits ou les équipe-
ments sont considérés comme déchets à éliminer) à leurs lieux de stockage pour leur
collecte (= dépôt). La manutention des déchets peut nécessiter de les conditionner
et/ou les mettre dans des conteneurs pour leur acheminement jusquà leur dépôt
(cest nécessaire pour les déchets de produits),
- les stocker pour leur collecte,
- éventuellement les pré-traiter sur leur lieu de dépôt avant leur collecte.

Cette gestion doit être orientée par de nouvelles considérations sur lélimination des déchets
dactivités non industriels.

Jusquà la fin des années 80, lélimination des déchets non industriels consistait en leur col-
lecte, puis par importance décroissante de mode de traitement : la mise en décharge,
lincinération et enfin la récupération et le recyclage.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 17 / 63 16-03-07


Mais les nuisances engendrées par les décharges mal conçues et mal gérées (destruction du
paysage, odeur, pollution de lair, de leau et des sols) et surtout leur prolifération, a nécessité
ladoption dune nouvelle stratégie en matière de traitement des déchets :
 Réduire la production de déchets.
 Réduire la mise en décharge aux seuls déchets ultimes, cest-à-dire les déchets qui, dans
un contexte technico-économique donné, ne peuvent être éliminés que par leur stockage.
Ceci suppose un recours renforcé aux traitements des déchets suivants :
- récupération et recyclage,
- recyclage organique par traitement aérobie (compostage) ou par traitement anaéro-
bie (bio-méthanisation),
- valorisation énergétique hors incinération (fabrication de combustibles solides; mé-
thanisation, récupération du biogaz),
- autres traitements spécifiques (physico-chimiques et biochimiques, dont la stabilisa-
tion des déchets ultimes),
- élimination par incinération avec valorisation énergétique.

Loptimisation du traitement des déchets dactivités nécessite de les distinguer pour leur appli-
quer des traitements différenciés optimaux.

La distinction des déchets pour leur traitement différencié provoque actuellement une évolution
du mode de collecte des déchets, composé a priori dun ou plusieurs des modes élémentaires
suivants de collecte :
- collecte sélective par apport volontaire dans des conteneurs mis à la disposition du public
ou dans des déchetteries, ou par enlèvement, collecte qui concerne les déchets encom-
brants et certains déchets valorisables,
- collecte séparative en porte à porte,
- collecte traditionnelle non séparative en porte à porte, puis tri centralisé.

Les conséquences de ce qui précède sur la gestion des déchets dactivités au niveau des bâti-
ments sont les suivantes :
- Il faut tenter de réduire la production des déchets (maintenir au mieux les équipements,
éviter le gaspillage des produits). On supposera que des efforts sont réalisés en ce sens.
- Il faut dune part faciliter les modalités de manutention des déchets, et dautre part permet-
tre leur stockage et leur éventuel prétraitement différencié, adaptés au mode de collectes
actuel et futur probable.

Ainsi, la cible n°06 « Déchets dactivités – Gestion des déchets dactivités » se décompose en
deux cibles élémentaires :
- Facilitation des modalités de manutention des déchets,
- Création de dépôts de déchets dactivités permettant leur éventuel prétraitement diffé-
rencié.

Cible n°07 « Maintenance – Maîtrise intégrée de la maintenance »

La maintenance est lensemble des activités destinées à maintenir ou à rétablir un bien dans un
état ou dans des conditions données de sûreté de fonctionnement, pour accomplir une fonction
requise. Ces activités sont une combinaison dactivités techniques, administratives et de mana-
gement.

On parlera plutôt dentretien du bâti et de maintenance de ses équipements. Les principales


opérations dentretien ou de maintenance sont le contrôle, le dépannage, la réparation et la ré-
novation. Par la suite on parlera indistinctement de maintenance.
D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 18 / 63 16-03-07
Les principales modalités de maintenance sont la maintenance préventive systématique organi-
sée selon un échéancier, la maintenance préventive conditionnelle organisée selon létat du
bien, la maintenance corrective effectuée après défaillance.

Logiquement, la maintenance est supposée avoir pour amont la gestion technique qui a pour
objectif l'amélioration technico-économique de lexploitation du bâtiment et de ses équipements.

Le contrôle de gestion met en oeuvre deux fonctions élémentaires :


- la surveillance comptable d'un fonctionnement (le comptage des consommations de flux,
par exemple),
- la surveillance technique d'un fonctionnement pour le repérage des dysfonctionnements.

On peut retenir les règles suivantes concernant la maintenance dun bâtiment :


 Pour un niveau voulu de qualité environnementale dun bâtiment (QEB), il faut faire un
choix intégré des procédés et produits de construction (voir la cible n°02 « Produits –
Choix intégré des procédés et produits de construction ») :
- tel que les différentes composantes du bâtiment aient une fiabilité et une maintenabi-
lité satisfaisantes,
- qui nécessite une maintenance de ces composantes aussi légère que possible en
termes technico-économiques.
 Le niveau voulu de QEB ne sera pas obtenu de manière durable et se dégradera si la
maintenance du bâtiment ne peut pas être assurée correctement.
 La QEB doit intégrer les caractéristiques environnementales liées à la maintenance. En
effet, les modalités de maintenance induites par la composition et la configuration du bâti
et des équipements sont plus ou moins polluantes et/ou nocives pour la santé des agents
de maintenance et parfois des utilisateurs (voir la cible n°13 « Air dans les locaux – Maî-
trise des risques sanitaires de lair des locaux »).

En conséquence, il faut :
- optimiser les besoins de maintenance,
- assurer les moyens de maintenance,
- maîtriser les effets environnementaux des produits et procédés de maintenance.

Ainsi, la cible n°07 « Maintenance – Maîtrise intégrée de la maintenance » se décompose en


trois cibles élémentaires :
- Optimisation des besoins de maintenance,
- Assurance des moyens de maintenance,
- Maîtrise des effets environnementaux des produits et procédés de maintenance.

Cible n°08 « Ambiance hygrothermique – Confort hygrothermique dans les


locaux »

L'être humain étant homéotherme (= ne pouvant fonctionner quà température interne cons-
tante), il est nécessaire que sa puissance métabolique (= puissance calorifique interne pro-
duite), réduite de la puissance consommée pour son activité physique, soit exactement dissipée
dans lambiance dans laquelle il se trouve. En effet, si lambiance est trop froide ou trop chaude,
cest-à-dire provoque une dissipation calorifique supérieure ou inférieure à celle qui est néces-
saire, la température interne du corps diminuerait ou augmenterait. Cette dissipation se fait par
la peau et les voies respiratoires, sous forme de chaleur sensible (par transfert de chaleur) et de
chaleur latente (par transfert de masse, cest-à-dire par évaporation deau).

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 19 / 63 16-03-07


Le confort hygrothermique est relatif à cette nécessité de dissiper la puissance métabolique par
échanges de chaleur sensible et latente avec lambiance hygrothermique dans laquelle on se
trouve.

Aux interactions déchanges hygrothermiques entre loccupant et lambiance hygrothermique, il


correspond des réactions de loccupant dordre :
- physiologique : réactions thermorégulatrices insensibles (sudation faible) et sensibles (su-
dation forte ou frissonnements).
- psycho-sociologique : sensations thermiques (de froid ou de thermoneutralité ou de
chaud), moyennes ou locales, éphémères ou durables.

En conséquence, loccupant juge lambiance hygrothermique satisfaisante ou insatisfaisante. Il


en résulte une exigence de confort hygrothermique consistant très généralement à ne vouloir
avoir ni froid ni chaud.

Si la dissipation de chaleur métabolique nest pas effective durablement, il en résulte un pro-


blème de santé.

Une première attitude a consisté à repérer dans quelles conditions moyennes dambiance on
évitait ces sensations de chaud ou froid. On parle alors de thermoneutralité sensorielle.

Une deuxième attitude, adoptée dans la norme EN ISO 7730 (12-95) sur les « Ambiances
thermiques modérées. Détermination des indices PMV et PPD et spécification des conditions
de confort thermique » [ISO-95.12], consiste à repérer dans quelles conditions moyennes
dambiance on évite une déclaration dinsatisfaction. On parle alors de confort déclaré.

On sait de plus que :


- cette exigence dépend des conditions climatiques extérieures, pour les gens qui y sont ac-
coutumés,
- les conditions de confort hygrothermique dépendent de certaines caractéristiques de
lutilisateur (sexe, âge, activité et habillement),
- la satisfaction dépend de lhomogénéité thermique de lambiance dans laquelle on se
trouve,
- les sensations thermiques sont marquées par les phénomènes transitoires auxquelles on
est soumis (changements de conditions : entrée dans un bâtiment, passage dune am-
biance intérieure à une autre).

En conséquence, on peut dire que la réalisation des conditions de confort hygrothermique dans
les différents types de locaux, fonction de leur usage et de leur disposition dans le bâtiment,
consiste à assurer :
- les conditions de confort hygrothermique adaptées par types dusage dans les locaux, du-
rant les périodes doccupation,
- un zonage hygrothermique éventuellement (= regroupement des locaux dont les différents
usages nécessitent le même type de conditions de confort hygrothermique).

Ainsi, la cible n°08 « Ambiance hygrothermique – Confort hygrothermique dans les locaux » se
décompose en deux cibles élémentaires :
- Réalisation des conditions de confort hygrothermique adaptées par types dusage dans les
locaux , durant les périodes doccupation,
- Zonage hygrothermique éventuel.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 20 / 63 16-03-07


Cible n°09 « Ambiance acoustique – Confort acoustique dans les locaux »

Le confort acoustique est relatif à lusage de louïe pour sinformer sur son environnement
acoustique. Aux actions de lambiance “acoustique” dun local sur loccupant, il correspond des
réactions de loccupant dordre :
- physiologique : perception de bruits,
- psycho-sociologique : sensations qui dépendent du fait quon veut plus ou moins entendre
des bruits. Une gêne acoustique par rapport à un bruit quon souhaite entendre est provo-
quée par le fait quon lentend mal. Une gêne acoustique par rapport à des bruits quon ne
souhaite pas entendre est provoquée par le fait que le bruit d'ambiance (ensemble de
bruits habituels) est de niveau sonore trop élevé, ou par le fait quun bruit « perturbateur »
émerge du bruit d'ambiance.

Les bruits émis ou transmis dans un local sont perçus directement (champ direct) et indirecte-
ment, et ce avec un certain retard, à la suite de réverbérations sur les parois (champ réverbéré).
Pour bien entendre un bruit, il faut que la durée de réverbération du local (laps de temps durant
lequel le local fait perdurer la réception des bruits) soit faible (moins dune seconde environ).
Pour ne pas être gêné par un bruit résiduel (ensemble de bruits habituels), il faut que son ni-
veau sonore résultant (dû à ses champs direct et indirect) ne soit pas trop élevé. Pour ne pas
être gêné par un bruit particulier (bruit perturbateur), il faut que son niveau sonore résultant
némerge pas trop de celui du bruit résiduel.

En conséquence, loccupant juge lambiance acoustique satisfaisante ou insatisfaisante. Il en


résulte une exigence de confort acoustique consistant très généralement à vouloir dune part
une écoute satisfaisante des bruits intérieurs, et dautre part une absence de gêne par les bruits
aériens (bruits venant dautres locaux), les bruits dimpact et déquipement, les bruits extérieurs.

Si une ambiance sonore est de niveau sonore excessif ou trop gênante de manière durable ou
si elle perturbe de manière durable lactivité vitale du sommeil, il en résulte un problème de san-
té.

Il ny a pas de norme sur les conditions de confort acoustique. Il y a en revanche dune part une
réglementation acoustique dont de nouvelles dispositions sont applicables depuis le 1-01-2000
(deux arrêtés du 30-06-99 [JO-99] et une circulaire du 28-01-00), et dautre part des règles de
lart pour différents types de bâtiments, qui, selon le type de local :
- exigent un certain effort daffaiblissement des bruits gênants,
- suggèrent ou exigent un certain effort de maîtrise des champs réverbérés (= réfléchis par
les parois dun local) de tous les bruits, gênants ou non.

En conséquence, on peut dire que la réalisation des conditions de confort acoustique consiste à
assurer:
- la correction acoustique des locaux (maîtrise des champs réverbérés de tous les bruits), et
la réduction des bruits gênants produits à lintérieur même dun local (par exemple, le bruit
des pas),
- lisolation acoustique des locaux (affaiblissement des bruits aériens transmis dans les lo-
caux),
- laffaiblissement des bruits dimpact et déquipements,
- éventuellement le zonage acoustique (= traitement différencié des ambiances acousti-
ques), pour répondre à la variété des activités des utilisateurs pour lesquelles les locaux
sont adaptés.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 21 / 63 16-03-07


Ainsi, la cible n°09 « Ambiance acoustique – Confort acoustique dans les locaux » se décom-
pose en quatre cibles élémentaires :
- Correction acoustique,
- Isolation acoustique,
- Affaiblissement des bruits de chocs et déquipements,
- Zonage acoustique éventuel.

Cible n°10 « Ambiance visuelle – Confort visuel dans les locaux »

Le confort visuel est relatif à lusage de la vue pour sinformer sur son environnement visuel.
Aux actions de lambiance « visuelle » dun local sur loccupant, il correspond des réactions de
loccupant dordre :
- physiologique : perception de lumières,
- psycho-sociologique : sensations qui dépendent du fait quon veut plus ou moins voir des
objets et des lumières.

En conséquence, loccupant juge lambiance visuelle satisfaisante ou insatisfaisante. Il en ré-


sulte une exigence de confort visuel consistant très généralement à dune part voir certains ob-
jets et certaines lumières (naturelle ou artificielles) sans être ébloui, et dautre part avoir une
ambiance lumineuse satisfaisante quantitativement en termes de luminances (flux lumineux
émis dans une direction donnée par unité de surface apparente dune source lumineuse ou
dune surface réfléchissante), et qualitativement en termes de couleurs.

Si une ambiance visuelle est éblouissante ou nécessite des accommodations de loeil de ma-
nière durable, il en résulte un problème de santé.

Il ny a pas de norme sur les conditions de confort visuel. Il y a en revanche des obligations en
matière déclairage des lieux de travail (deux décrets du 2-08-83 [JO-83]). Pour les logements,
le règlement sanitaire départemental type indique que « léclairage naturel au centre des pièces
principales ou des chambres isolées doit être suffisant pour permettre, par temps clair,
lexercice des activités normales de lhabitation sans le recours de la lumière artificielle ».

Malgré cette faiblesse exigentielle, on peut cependant dire que la réalisation des conditions de
confort visuel consiste à assurer :
- une relation visuelle satisfaisante avec lextérieur (vue),
- un éclairage naturel satisfaisant,
- un éclairage artificiel satisfaisant et en appoint de léclairage naturel.

Ainsi, la cible n°10 « Ambiance visuelle – Confort visuel dans les locaux » se décompose en
trois cibles élémentaires :
- Relation visuelle satisfaisante avec lextérieur,
- Eclairage naturel satisfaisant,
- Eclairage artificiel satisfaisant et en appoint de léclairage naturel.

Cible n°11 « Ambiance olfactive – Confort olfactif dans les locaux »

Le confort olfactif est relatif à lusage de lodorat pour sinformer sur son environnement olfactif.
Aux actions de lambiance « olfactive » dun local sur loccupant, il correspond des réactions de
loccupant dordre :
- physiologique : perception dodeurs (gaz odorants),

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 22 / 63 16-03-07


- psycho-sociologique : sensations qui dépendent du fait quon veut plus ou moins sentir
des odeurs dont lappréciation est fortement marquée par la mémoire.

En conséquence, loccupant juge lambiance olfactive satisfaisante ou insatisfaisante. Il en ré-


sulte une exigence de confort olfactif consistant très généralement à vouloir dune part ne pas
sentir certaines odeurs, et dautre part retrouver certaines odeurs (à caractère hédonique).

Certaines de ces odeurs (jugées agréables ou désagréables) sont des polluants de lair nuisi-
bles à la santé de loccupant (voir la cible n°13 « Air dans les locaux – Maîtrise des risques sa-
nitaires de lair des locaux »).

Les sources dodeurs jugées désagréables, par elles-mêmes ou pour leur concentration exces-
sive, sont:
- les utilisateurs (sources de bio-effluents),
- des produits de construction, parce quils émettent des odeurs désagréables ou quils sont
rétenteurs et ré-émetteurs dodeurs désagréables ou quils retiennent des organismes
sources dodeurs désagréables,
- des équipements aérauliques des bâtiments, dont la maintenance est déficiente,
- des produits de nettoyage, dentretien et de maintenance.

Il ny a pas de norme sur les conditions de confort olfactif. Cependant, on peut dire que la réali-
sation des conditions de confort olfactif consiste à assurer :
- une réduction des sources dodeurs désagréables,
- une ventilation permettant lévacuation des odeurs désagréables.

Ainsi, la cible n°11 « Ambiance olfactive – Confort olfactif dans les locaux » se décompose en
deux cibles élémentaires :
- Réduction des sources dodeurs désagréables,
- Ventilation permettant lévacuation des odeurs désagréables.

Cible n°12 « Espaces des locaux – Maîtrise des risques sanitaires des es-
paces des locaux »

Les problèmes de santé dans un bâtiment, dordres physiologique ou psychologique (sensa-


tions de désagrément), peuvent avoir pour vecteurs concernant le bâti et ses équipements :
- lambiance intérieure de chaque local composé de lair intérieur du local, de lespace inté-
rieur du local (champs électromagnétiques existant dans le local éventuellement problé-
matiques), de lensemble des surfaces des solides qui délimitent lespace du local,
- les équipements de distribution à lintérieur du bâtiment de fluides (air, eau) utilisés par les
utilisateurs.

Aussi, les risques pour la santé peuvent avoir quatre causes :


 Le bâti et ses équipements :
- lorsque ceux-ci, bien que faisant lobjet dun nettoyage, dun entretien ou dune main-
tenance corrects, sont sources ou rétenteurs de pollutions nuisibles à la santé des
occupants. On dit alors que le bâtiment est malsain, bien quil soit dans un état non
dégradé,
- lorsque les équipements électriques créent des champs électromagnétiques de ni-
veaux excessifs (le risque correspondant est à définir),

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 23 / 63 16-03-07


- lorsquil existe sur les faces intérieures des parois des produits qui ne se propagent
pas dans lair intérieur, mais qui, sils sont ingurgités, sont nuisibles à la santé. La
seule cause de risque actuellement repérée est la peinture au plomb qui se décolle et
qui est absorbé par les enfants et qui provoque le saturnisme.
 Le manque de nettoyage, dentretien ou de maintenance du bâti et de ses équipements,
qui les rendent rétenteurs de pollutions nuisibles à la santé des occupants et qui peut pro-
voquer à terme leur dégradation. On dit alors que le bâtiment est insalubre.
 Linconfort de lambiance intérieure des points de vue hygrothermique et/ou acoustique
et/ou visuel et/ou olfactif, qui peuvent aller jusquà provoquer des problèmes de santé.
 Le manque dhygiène de loccupant, qui pollue lui-même lenvironnement intérieur ou
laisse une pollution sinstaller au point de provoquer des désagréments ou pire des pro-
blèmes de santé à lui-même et aux autres occupants. Ce manque dhygiène peut aller
jusquà provoquer une dégradation du bâti et de ses équipements.

Pour traiter ces causes, il faut distinguer celles où le bâti et ses équipements sont directement,
indirectement ou non impliqués :
 Le traitement de la cause « Bâti et équipements malsains » relève :
- dans sa partie « Obtention dune qualité satisfaisante de lair intérieur », de la cible
n°13 « Air dans les locaux – Maîtrise des risques sanitaires de lair des locaux ».
- dans sa partie « Obtention dune qualité satisfaisante de leau distribuée à lintérieur
du bâtiment », de la cible n°14 « Eau – Maîtrise des risques sanitaires de leau ».
Les autres traitements de cette cause relève de cette cible.
 Le traitement de la cause « Manque de nettoyage, dentretien ou de maintenance du bâti-
ment et de ses équipements » relève :
- dans sa partie « Réalisation des conditions facilitant lactivité de nettoyage », de cette
cible,
- dans sa partie « Réalisation des conditions facilitant lactivité dentretien ou de main-
tenance », de la cible n°07 « Maintenance – Maîtrise intégrée de la maintenance ».
Lorsque ces conditions sont réalisées, on supposera que les activités de nettoyage,
dentretien ou de maintenance sont correctement assurées.
 Le traitement de la cause « Inconfort de lambiance intérieure » relève des cibles n°08
« Ambiance hygrothermique – Confort hygrothermique dans les locaux », n°09
« Ambiance acoustique – Confort acoustique dans les locaux », n°10 « Ambiance vi-
suelle – Confort visuel dans les locaux » et n°11 « Ambiance olfactive – Confort olfactif
dans les locaux ».
 Le traitement de la cause « Manque dhygiène de loccupant » relève, dans sa partie
« Réalisation des conditions dhygiène de loccupant et pour ses activités », de cette cible.
Lorsque ces conditions sont réalisées, on supposera que lactivité dhygiène de loccupant
est correctement assurée.

En conséquence, on entend par « qualité sanitaire des espaces » :


 La création de caractéristiques non aériennes des ambiances intérieures (= caractéristi-
ques de lespace intérieur des locaux, caractéristiques superficielles des solides qui déli-
mitent lespace des locaux) satisfaisantes.
 La création des conditions dhygiène :
- pour la restauration, qui concernent l'espace technique « cuisine »,
- pour les soins corporels, qui concernent lespace technique « salle d'eau », et éven-
tuellement lespace dédié à la culture physique,
- dans les toilettes,
- pour le lavage du linge.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 24 / 63 16-03-07


 La facilitation du nettoyage et de lévacuation des déchets dactivités, sachant que la ges-
tion de ceux-ci relève de la cible n°06 « Déchets dactivités – Gestion des déchets
dactivités ».

Ainsi, la cible n°12 « Espaces des locaux – Maîtrise des risques sanitaires des espaces des lo-
caux » se décompose en trois cibles élémentaires :
- Création de caractéristiques non aériennes satisfaisantes des ambiances intérieures,
- Création des conditions dhygiène,
- Facilitation du nettoyage et de lévacuation des déchets dactivités.

Cible n°13 « Air dans les locaux – Maîtrise des risques sanitaires de lair
des locaux »

Par qualité de lair, on retiendra les caractéristiques de composition de lair intérieur lui confé-
rant laptitude de satisfaire les exigences de santé des occupants des locaux, de conforts olfac-
tif et hygrothermique de ces occupants, et de conservation des locaux.

Cette qualité de lair dépend des concentrations de ses composants gazeux, liquides ou solides
en suspension. Certains de ces composants gazeux sont normalement présents dans lair. Il
suffit que leurs concentrations ne soient pas trop différentes de celles quon trouve dans lair dit
« normal » pour atteindre les objectifs précédents. Il en est ainsi pour loxygène (O2), le gaz
carbonique (CO2), lozone (O3), la vapeur deau (H2O). Mais, il y a dautres composants qui sont
anormalement présents : des gaz odorants ressentis comme désagréables, non nocifs ou no-
cifs pour la santé, des gaz non odorants nocifs pour la santé, des liquides et des solides en
suspension nocifs pour la santé. Il faut que leurs concentrations soient inférieures à des seuils
acceptables pour atteindre les objectifs de confort olfactif et de santé. Ces composants anor-
maux seront ultérieurement dénommés polluants.

La qualité de lair est obtenue successivement par la maîtrise des sources polluantes (évitement
ou réduction), puis par le maintien des concentrations des polluants en deçà de seuils accepta-
bles grâce à la ventilation des locaux.

En conséquence, voyons comment se pose la question de la qualité de lair selon les différents
objectifs:
 La qualité de lair pour le confort olfactif : La question est traitée dans la cible n°11
« Ambiance olfactive – Confort olfactif dans les locaux ».
 La qualité de lair pour le confort hygrothermique (voir la cible n°08 « Ambiance hygro-
thermique – Confort hygrothermique dans les locaux ») :
- Il faut éviter le dessèchement (siccité) des muqueuses ou la sensation détouffement
par excès dhumidité. Pour cela, il faut que lhumidité relative de lair soit comprise
entre 20 et 80%.
- En France, il suffit souvent de ventiler les locaux ni trop, ni trop peu. Si une humidifi-
cation ou une déshumidification est nécessaire, il faut recourir à un système de cli-
matisation. Ces systèmes très particuliers ne seront pas traités dans cette cible. Ce-
pendant, il est souhaitable de recourir à des systèmes pas ou peu consommateurs
en énergies non renouvelables (voir la cible n°04 « Energie – Gestion de lénergie »).
 La qualité de lair pour la conservation des locaux :
- Une des causes de la dégradation de lenveloppe dun bâtiment est la condensation
dhumidité sur les faces intérieures des parois donnant sur lextérieur. Cette humidité
peut détruire les revêtements et les couches superficiels des parois opaques, réduire
à néant les caractéristiques disolation des isolants quelles peuvent comporter.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 25 / 63 16-03-07


- Par ailleurs, au-delà de laspect inesthétique des traces de condensation sur les pa-
rois opaques et de la buée sur les parois vitrées, lhumidité peut favoriser le dévelop-
pement de moisissures, sources de polluants de lair intérieur.
- Ainsi, lexigence de conservation se traduit très généralement à vouloir éviter les
condensations fréquentes ou durables sur les faces intérieures des parois extérieu-
res, particulièrement sur les parois opaques.
- Il faut que lhumidité relative de lair soit telle que la température de rosée de lair
(température à laquelle la vapeur deau contenue dans lair humide se condense) soit
toujours inférieure à la plus faible température superficielle des parois des locaux.
- Cette maîtrise de lhumidité relative est obtenue en France par la ventilation, vu les
niveaux disolation pratiqués de lenveloppe des bâtiments.
 La qualité de lair pour la santé :
 Dans une pièce confinée, les occupants, par leur respiration, modifient la composi-
tion de lair en oxygène et gaz carbonique. Par ailleurs les occupants exhalent des
gaz odorants (bio-effluents), souvent désagréables (voir la cible n°11 « Ambiance ol-
factive – Confort olfactif dans les locaux »). Lair finit par devenir impropre à la respi-
ration et irrespirable. Il faut donc remplacer cet air vicié par de lair extérieur « neuf »
respirable (renouvellement dair par ventilation).
 Mais à cette pollution inéluctable, sajoutent des risques de pollutions de lair intérieur
par dautres sources polluantes :
- risques de pollution par loccupation (occupants et animaux; activités des oc-
cupants, dont celle de nettoyage),
- risques de pollution par les produits de construction et le mobilier,
- risques de pollution par les équipements,
- risques de pollution par les activités dentretien et de maintenance, ou
dadaptation des bâtiments (effectuées par des professionnels ou des brico-
leurs),
- risques de pollution par lenvironnement extérieur (air de renouvellement pollué,
radon).
 On gère ces risques par :
 la maîtrise des sources polluantes. Ne relèvent de cette cible que les sources
polluantes suivantes :
- produits de construction (voir la cible n°02 « Produits – Choix intégré des
procédés et produits de construction »),
- équipements de combustion et équipements aérauliques (voir les cibles
n°08 « Ambiance hygrothermique – Confort hygrothermique dans les lo-
caux » et n°04 « Energie – Gestion de lénergie »),
- activités dentretien et de maintenance (voir la cible n°07 « Maintenance –
Maîtrise intégrée de la maintenance ») ou dadaptation des bâtiments,
- environnement extérieur pollué.
 la ventilation, sachant quelle doit fournir à chaque local un air non pollué. Si un
recyclage de lair est nécessaire pour des raisons déconomie dénergie (voir la
cible n°04 « Energie – Gestion de lénergie »), une épuration de lair (filtration,
absorption) est nécessaire.

Ainsi, la cible n°13 « Air dans les locaux – Maîtrise des risques sanitaires de lair des locaux »
se décompose en quatre cibles élémentaires :
- Gestion des risques de pollution par le bâtiment (les produits de construction et les équi-
pements),
- Gestion des risques de pollution par lenvironnement extérieur (radon et air extérieur pol-
lué),

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 26 / 63 16-03-07


- Gestion des risques de pollution par les activités (entretien, maintenance et adaptation des
bâtiments),
- Ventilation pour la qualité de lair.

Cible n°14 « Eau – Maîtrise des risques sanitaires de leau »

On peut distinguer quatre types dusages de leau :


- La consommation humaine pour boire et préparer les aliments, et le lavage de la vaisselle,
qui nécessite une eau potable.
- La maintenance corporel et le lavage du linge, qui nécessite une eau non agressive pour
la peau, non pathogène et à stockage inerte.
- Le nettoyage déquipements et de surfaces (WC et équipements similaires des toilettes,
locaux, espaces extérieurs, etc.), larrosage des espaces verts, qui nécessitent une eau
non agressive pour les surfaces lavées et la végétation, non pathogène et à stockage
inerte.
- Les autres usages, quon appellera « usages spéciaux », pour des processus divers des
secteurs industriel et tertiaire, qui nécessitent des eaux de caractéristiques spécifiques. Ils
ne seront pas envisagés dans cette cible.

Actuellement, en France, on utilise de leau potable pour les trois premiers types dusages. En
effet, cette eau potable relativement abondante et peu coûteuse jusquà maintenant, provenant
dun réseau de distribution collective, a des caractéristiques satisfaisantes pour ces usages,
avec déventuelles variations de sa composition, passagères mais acceptables.

Chaque bâtiment, où le premier usage est prévu, est nécessairement équipé dun réseau inté-
rieur deau potable.

Dans la perspective déconomiser leau potable (voir la cible n°05 « Eau – Gestion de leau »),
une piste à explorer est celle de lutilisation deau non potable pour les usages ne nécessitant
pas la potabilité. Par exemple, on expérimente actuellement la récupération des eaux pluviales
pour les utiliser pour le troisième type dusages.

Pour chaque type deau non potable utilisée :


 il est probable quun traitement spécifique soit nécessaire pour lutiliser,
 il est nécessaire denvisager un réseau spécifique de distribution agencé de manière :
- quaucune personne ne puisse utiliser par inadvertance un de ses points de puisage
pour la consommation humaine,
- quaucun piquage ne puisse être réalisé par inadvertance sur lui pour créer un point
de puisage pour la consommation humaine,
- que si une connexion est réalisée avec un autre réseau intérieur (deau potable en
particulier), elle soit équipée dun dispositif anti-retour pour éviter la modification de la
qualité de leau de celui-ci.

Ainsi, la cible n°14 « Eau – Maîtrise des risques sanitaires de leau » se décompose en trois ci-
bles élémentaires :
- Protection du réseau de distribution collective deau potable,
- Maintien et amélioration éventuelle de la qualité de leau potable dans les bâtiments,
- Maîtrise des risques sanitaires liés aux réseaux deaux non potables dans le bâtiment.

 

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 27 / 63 16-03-07


Définition exigentielle de la QEB – La liste des 14 cibles et
des 39 cibles élémentaires
Lensemble des 14 cibles est organisé en deux domaines et quatre familles.

 Domaine D1 – Les cibles de maîtrise des impacts sur lenvironnement extérieur :


 Famille F1 – Les cibles décoconstruction :
 Cible n°01 « Contexte – Relation maîtrisée du bâtiment avec son
environnement immédiat » :
- Revalorisation éventuelle du terrain de la parcelle,
- Aménagement du reste de la parcelle,
- Positionnement, orientation et conformation (= configuration et composi-
tion) du bâtiment.
 Cible n°02 « Produits – Choix intégré des procédés et produits de construc-
tion » :
- Adaptabilité et durabilité des bâtiments,
- Choix des procédés de construction,
- Choix des produits et des systèmes de construction.
 Cible n°03 « Chantiers – Maîtrise intégrée des chantiers » :
- Gestion différenciée des déchets de chantier,
- Réduction du bruit de chantier,
- Maîtrise des autres pollutions et nuisances de la parcelle et du voisinage.
 Famille F2 – Les cibles décogestion :
 Cible n°04 « Energie – Gestion de lénergie » :
- Renforcement de la réduction de la demande et des besoins énergétiques,
- Renforcement de lefficacité des équipements énergétiques.
 Cible n°05 « Eau – Gestion de leau » :
- Economie de leau potable,
- Assurance de lassainissement des eaux usées,
- Gestion des eaux pluviales.
 Cible n°06 « Déchets dactivités – Gestion des déchets dactivités » :
- Facilitation des modalités de manutention des déchets.
- Création de dépôts de déchets dactivités permettant un éventuel prétrai-
tement différencié.
 Cible n°07 « Maintenance – Maîtrise intégrée de la maintenance » :
- Optimisation des besoins de maintenance,
- Assurance des moyens de maintenance,
- Maîtrise des effets environnementaux des produits et procédés de main-
tenance.

 Domaine D2 – Les cibles de création dun environnement intérieur satisfaisant :


 Famille F3 – Les cibles de confort :
 Cible n°08 « Ambiance hygrothermique – Confort hygrothermique dans les lo-
caux » :
- Réalisation des conditions de confort hygrothermique adaptées par type
dusage dans les locaux, durant les périodes doccupation,
- Zonage hygrothermique éventuel du bâtiment.
 Cible n°09 « Ambiance acoustique – Confort acoustique dans les locaux » :
- Correction acoustique,
- Isolation acoustique,
- Affaiblissement des bruits dimpact et déquipements,

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 28 / 63 16-03-07


- Zonage acoustique éventuel du bâtiment.
 Cible n°10 « Ambiance visuelle – Confort visuel dans les locaux » :
- Relation visuelle satisfaisante avec lextérieur,
- Eclairage naturel satisfaisant,
- Eclairage artificiel satisfaisant et en appoint de léclairage naturel.
 Cible n°11 « Ambiance olfactive – Confort olfactif dans les locaux » :
- Réduction des sources dodeurs désagréables,
- Ventilation permettant lévacuation des odeurs désagréables.
 Famille F4 – Les cibles de santé :
 Cible n°12 « Espaces des locaux – Maîtrise des risques sanitaires des espaces
des locaux » :
- Création de caractéristiques non aériennes satisfaisantes des espaces
des locaux,
- Création des conditions dhygiène,
- Facilitation du nettoyage et de lévacuation des déchets dactivités.
 Cible n°13 « Air dans les locaux – Maîtrise des risques sanitaires de lair des lo-
caux » :
- Gestion des risques de pollution par le bâtiment (les produits de construc-
tion et les équipements),
- Gestion des risques de pollution par lenvironnement extérieur (radon et air
extérieur pollué),
- Gestion des risques de pollution par la maintenance ou lamélioration,
- Gestion des risques de pollution par les activités (entretien, maintenance
et adaptation du bâtiment).
 Cible n°14 « Eau – Maîtrise des risques sanitaires de leau » :
- Protection du réseau de distribution collective deau potable,
- Maintien et amélioration éventuelle de la qualité de leau potable dans le
bâtiment,
- Maîtrise des risques sanitaires liés aux réseaux deaux non potables dans
le bâtiment.

Le système des cibles de la QEB a une structure relationnelle simplifiée, due au fait que les ci-
bles ont en commun certains moyens de réalisation de leurs conditions de satisfaction, qui est
présentée à la suite.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 29 / 63 16-03-07


 

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 30 / 63 16-03-07


3 – La définition explicite de la qualité environnementale
des bâtiments concernant leur construction et leur adapta-
tion
Cette définition sappuie sur les documents suivants :
- « Association HQE, “Référentiel n°2 – Définition exigentielle de la QE des bâtiments", 18-
11-97 ».
- « Association HQE, “Référentiel n°3 – Définition explicite de la QE des bâtiments", 15-11-
01 », document produit sur la base du document précédent.
- « Gilles OLIVE, “Thèse de doctorat – Contribution à la définition de la qualité environne-
mentale des bâtiments, proposition dune méthodologie dévaluation“, 21-12-01 ».

Le plan de ce chapitre est le suivant :


- Méthode délaboration de la définition explicite de la qualité environnementale des bâti-
ments (QEB).
- Elaboration de la définition explicite de la QEB – Identification des caractéristiques.
- Définition explicite de la QEB – Liste des 58 caractéristiques.

 
Méthode délaboration de la définition explicite de la QEB
Rappelons que « La qualité dune entité est lensemble des caractéristiques de cette entité qui
lui confèrent laptitude à satisfaire une exigence » (G. OLIVE, daprès la norme NF EN ISO 8402
de 07-95).

Rappelons également que le système « entité » ou « système physique des sujets dinfluence
(SI) et des objets dinfluence (OI) » à considérer pour lobjectif de qualité environnementale des
bâtiments (QEB) a cinq composantes : le bâti (SI), les équipements (SI), les occupants (SI et
OI), lair intérieur (SI), lenvironnement extérieur (SI et OI), considéré à toutes les échelles (le
« reste de la parcelle », le « local », « le régional » et le « planétaire »). Ces composantes ont la
structure relationnelle suivante :

Occupant

Air
Equipements intérieur Bâti

Autres
occupants

Environnement
extérieur

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 31 / 63 16-03-07


La définition explicite de la QEB consiste en la définition de lensemble des caractéristiques de
la QEB. Cet ensemble sera considéré, si nécessaire, comme un système.

Deux règles de formulation sont à appliquer pour mener à bien la définition de lensemble des
caractéristiques de la QEB :
- Le regroupement de certaines caractéristiques élémentaires dans une caractéristique
ayant une représentation par profils permettra des agrégations progressives de caractéris-
tiques élémentaires homogènes sans perdre de linformation.
- La formulation des caractéristiques élémentaires doit être suffisamment générique pour
permettre une caractérisation pertinente de la qualité environnementale dun bâtiment
spécifique.

Quatre règles didentification sont à appliquer pour mener à bien la définition de lensemble des
caractéristiques de la QEB :
- Approche qualitative de la définition des caractéristiques de la QEB.
- Approche typologique de lensemble des caractéristiques de la QEB.
- Approche « Exigence – Moyen de réalisation ».
- Approche « Variable de définition – Variable de réalisation ».

 Approche qualitative de la définition des caractéristiques de la QEB

Les cibles, composantes du système exigentiel de la QEB, ne sont pas totalement homogènes.
Aussi, les appréciations, selon différents points de vue, des composantes du système exigentiel
de la QEB (le système des cibles) et de celles du système des caractéristiques de la QEB, mo-
biliseront des critères dappréciation et des échelles dappréciation hétérogènes. Ceci empêche-
ra davoir une appréciation aussi globale que possible des deux systèmes.

Pour surmonter cet obstacle, on adoptera une approche complètement qualitative des deux
systèmes.

Cette approche consiste en ladoption dun critère dappréciation qualitatif et unique, celui de
limportance de lobjet dappréciation.

Ainsi lagrégation des résultats des appréciations effectuées pourra être poussée au mieux, en
leur conservant une signification certaine.

Evidemment, si certaines cibles et caractéristiques sont abordables de manière quantitative,


leur appréciation quantitative sera effectuée. Mais, toutes les appréciations quantitatives seront
traduites selon le critère dappréciation « Importance ».

 Approche typologique de lensemble des caractéristiques de la QEB

Lanalyse typologique consiste à définir les composantes dun système pour quelles :
- constituent un ensemble exhaustif,
- soient aussi homogènes que possibles.

Au sujet de la définition formelle de la QEB, il a été indiqué quon pouvait distinguer cinq types
de caractéristiques techniques :
 caractéristiques de performance,
 caractéristiques de composition,
 caractéristiques de relation,
 caractéristiques de dynamique,

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 32 / 63 16-03-07


 caractéristiques de tendance :
- orientation technique de la conception ou de la réalisation de la construction ou de
ladaptation ou de la déconstruction des bâtiments,
- orientation technique de la conception ou de la pratique de la gestion des bâtiments.

Lanalyse typologique de lensemble des caractéristiques de la QEB permet de détailler ou


dagréger au mieux les composantes de cet ensemble.

 Approche « Exigences – Moyens de réalisation »

Pour quun bâtiment ait laptitude à satisfaire lexigence environnementale, il faut traiter certains
moyens de réalisation du bâtiment et du reste de la parcelle de lopération.
Les différents types de traitements des moyens de réalisation du bâtiment et du reste de la par-
celle de lopération :
- le traitement de la parcelle de lopération,
- le traitement du bâtiment (configuration du bâtiment, procédés constructifs, produits et
équipements utilisés pour la construction ou ladaptation),
- le traitement des chantiers (produits, processus, organisation) de construction, dadap-
tation et de démolition / déconstruction.

Les paramètres dun type de traitement dun moyen de réalisation du bâtiment (bâti et équipe-
ments) et du reste de la parcelle de lopération, ou certains regroupements de ces paramètres,
sont les caractéristiques environnementales quon cherche à identifier.

Ainsi la démarche inductive « Exigences  Moyens de réalisation » est une étape de la démar-
che inductive globale « Exigences  Moyens de réalisation  Paramètres de chaque type de
traitement de chaque moyen de réalisation  Caractéristiques environnementales de la QEB ».
Cette étape aide au repérage des caractéristiques environnementales de la QEB.

 Approche « Paramètres de traitement des moyens de réalisation »

En tenant compte du repérage des moyens de réalisation du bâtiment et du reste de la parcelle


de lopération permettant dassurer les conditions de satisfaction de lexigence environnemen-
tale, le repérage des paramètres de traitement de ces moyens de réalisation correspond à la
démarche inductive « Moyens de réalisation  Paramètres de chaque type de traitement de
chaque moyen de réalisation ».

Cette démarche aide au repérage des caractéristiques environnementales de la QEB.

 

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 33 / 63 16-03-07


Elaboration de la définition explicite de la QEB – Identifica-
tion des caractéristiques
Cible n°01 « Contexte – Relation maîtrisée du bâtiment avec son environ-
nement immédiat »

A – Repérage des principaux moyens de réalisation des conditions de satisfaction de la


cible

Revalorisation éventuelle du terrain de la parcelle

Il sagit principalement :
- de dépolluer les sols qui ont été pollués (friches industrielles, etc.),
- dorganiser la circulation des eaux superficielles si nécessaire.

Aménagement du reste de la parcelle

Il sagit daménager le reste de la parcelle pour faciliter la qualité acoustique du bâtiment en


créant des obstacles aux bruits provenant du voisinage et du site (voir la cible n°09 « Ambiance
acoustique – Confort acoustique dans les locaux »).

Il sagit daménager le reste de la parcelle pour sa propre qualité :


 pour le confort dambiance :
- climatique, vis-à-vis du vent, de la pluie et de lensoleillement. Le système végétal
des espaces extérieurs et intermédiaires (halls dentrée, balcons, serres accolées,
etc.) a un rôle certain dans la création dun microclimat satisfaisant. Ce dernier est
également avantageux pour le bâtiment (voir la cible n°08 « Ambiance hygrothermi-
que – Confort hygrothermique dans les locaux »).
- acoustique, vis-à-vis des bruits extérieurs, dus aux transports et aux activités de voi-
sinage et de site, et vis-à-vis des champs réverbérés qui peuvent être créés (voir la
cible n°09 « Ambiance acoustique – Confort acoustique dans les locaux »).
 pour un cadre de vie agréable (gestion des eaux superficielles, en particulier).
 pour le confort dusage pour les différents modes de déplacement utilisables à lextérieur
de la parcelle et respectueux de lenvironnement. Cet aménagement entraîne une cer-
taine imperméabilisation des sols, quil faut réduire au mieux (voir la cible n°05 « Eau –
Gestion de leau »).

Ces aménagements consistent à positionner ce quil est possible de positionner du reste de la


parcelle (les équipements et bâtiments éventuels occupant également la parcelle et les espaces
extérieurs résultants, cest-à-dire les espaces verts et ludiques, et les circulations) et à traiter les
espaces extérieurs (rapport « minéral / végétal », mode de gestion).

Positionnement, orientation et conformation du bâtiment

Il sagit de :
 positionner et orienter le bâtiment,
 choisir la configuration et la composition de lenveloppe du bâtiment. La configuration de
lenveloppe consiste entre autres à créer et positionner des espaces intermédiaires (halls
dentrée, balcons, etc.) et traiter ces espaces (rapport à lextérieur, rapport « minéral / vé-
gétal », mode de gestion),

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 34 / 63 16-03-07


 traiter les équipements extérieurs du bâtiment,
pour :
 maîtriser les effets du voisinage et du site actuel et probable sur le bâtiment :
- Le niveau sonore des bruits extérieurs, dus aux transports et aux activités de voisi-
nage, peut être suffisamment élevé pour nécessiter un traitement acoustique renfor-
cé du bâtiment (voir la cible n°09 « Ambiance acoustique – Confort acoustique dans
les locaux »).
- Lair extérieur peut être pollué par des activités de voisinage plus ou moins lointaines
de manière suffisamment significative pour quon soit amené à purifier lair capté
pour la ventilation du bâtiment (voir la cible n°13 « Air dans les locaux – Maîtrise des
risques sanitaires de lair des locaux »).
- Le voisinage peut créer des ombres portées, réduisant les possibilités déclairage na-
turel (voir la cible n°10 « Ambiance visuelle – Confort visuel dans les locaux ») ou de
récupération de la chaleur densoleillement (voir la cible n°08 « Ambiance hygro-
thermique – Confort hygrothermique dans les locaux »), ou un obstacle visuel (voir la
cible n°10 « Ambiance visuelle – Confort visuel dans les locaux »), qui peuvent être
suffisamment importants pour quon soit amené à adapter le positionnement ou la
configuration du bâtiment.
 maîtriser les effets du bâtiment sur son environnement immédiat actuel ou probable :
- Le bâtiment peut créer des ombres portées ou un obstacle visuel qui peuvent être
suffisamment importants pour quon soit amené à adapter le positionnement ou la
configuration du bâtiment.
- Les équipements extérieurs aux bâtiments (transformateurs, chaufferies, systèmes
de ventilation et de climatisation) sont sources de bruits, dont il faut limiter les ni-
veaux sonores.
- Les projets incorporant des usages bruyants doivent être traités, pour limiter les ni-
veaux sonores des bruits transmis au voisinage.

B – Repérage des principales variables de réalisation des conditions de satisfaction de


la cible

 Paramètres de traitement du bâti :


- Positionnement du bâtiment.
- Orientation du bâtiment.
- Conformation de lenveloppe du bâtiment.
 Paramètres de traitement des équipements :
- Recours à des dispositifs de traitement acoustique des équipements extérieurs.
 Paramètres de traitement du reste de la parcelle :
- Positionnement des composantes du reste de la parcelle.
- Conformation des espaces extérieurs et recours à des dispositifs de gestion de ces
espaces.

C – Définition des principales caractéristiques du bâtiment qui lui confèrent laptitude à


satisfaire la cible

 Revalorisation éventuelle du terrain de la parcelle :


 Assemblage de caractéristiques :
- Dépollution des sols  Echelle « oui / non / sans objet ».
- Organisation de la circulation des eaux superficielles  Echelle « oui / non /
sans objet ».
 Aménagement du reste de la parcelle :
 Positionnement des composantes du reste de la parcelle  Echelle qualitative.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 35 / 63 16-03-07


 Assemblage de caractéristiques par types despaces extérieurs :
- Conformation des espaces extérieurr  Echelle qualitative.
- Recours à des dispositifs de gestion de ces espaces Echelle « oui / non /
sans objet ».
 Positionnement, orientation et conformation du bâtiment :
 Assemblage de caractéristiques :
- Positionnement du bâtiment  Echelle « oui / non / sans objet ».
- Orientation du bâtiment  Echelle qualitative.
- Conformation de lenveloppe du bâtiment  Echelle qualitative.
- Assemblage de caractéristiques par types déquipements extérieurs : Traite-
ment des équipements extérieurs  Echelle « oui / non / sans objet ».

Cible n°02 « Produits – Choix intégré des procédés et des produits cons-
truction »

A – Repérage des principaux moyens de réalisation des conditions de satisfaction de la


cible

Adaptabilité et durabilité dun bâtiment

Un bâtiment peut devenir inadapté à son usage pour deux raisons différentes :
- lévolution de lusage du bâtiment, suffisamment significative pour quon ne puisse plus
lutiliser en létat,
- la dégradation du bâtiment devient excessive pour continuer de lutiliser en létat.

Pour un bâtiment existant, deux options se présentent alors pour surmonter un constat
dinadaptation à lusage :
- ladaptation du bâtiment, à savoir la modification de parties du bâtiment au-delà des né-
cessités de son entretien et de la maintenance de ses équipements. Cette adaptation est
plus ou moins profonde (amélioration, rénovation),
- la déconstruction (= démolition où la gestion spécifiée des déchets de bâtiment est assu-
rée) du bâtiment et son remplacement par un bâtiment neuf.

La déconstruction ne senvisage généralement quen alternative à la rénovation. Comme la ré-


novation ou la déconstruction dun bâtiment ont des impacts plus ou moins importants sur
lenvironnement extérieur, il faut essayer de choisir la démarche curative la moins nuisible pour
lenvironnement, à égalité de qualité dusage, de confort et de santé.

Pour cela, on pourrait utiliser la notion de nuisance globale annuelle dun bâtiment qui serait
lensemble de ses nuisances spécifiques annuelles, une nuisance spécifique annuelle étant dé-
finie comme le rapport « (nuisance spécifique sur tout le cycle de vie du bâtiment) / (durée de
vie du bâtiment) ».

La démarche curative la moins nuisante serait celle dont la nuisance globale annuelle semble la
plus faible. Ainsi, en désignant par « Bât1 » le bâtiment initial devenu inadapté et détruit,
« Bât1r » le bâtiment initial devenu inadapté et rénové, « Bât2 » le bâtiment de remplacement
du bâtiment initial, on comparerait la nuisance globale du bâtiment « Bât1r » à celle cumulée
pour les bâtiments « Bât1 » et « Bât2 ».

Lors de la conception dun bâtiment, on peut :


- envisager quil soit dédié à un usage particulier ou adaptable à plusieurs usages,

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 36 / 63 16-03-07


- le prévoir pour quil ait une durée de vie courte (25 ans environ), moyenne (50 ans envi-
ron) ou longue (plus de 75 ans).

Il est clair que pour un même usage un bâtiment sera dautant plus durable que son entretien et
la maintenance de ses équipements seront faciles et correctement effectués (voir la cible n°07
« Maintenance – Maîtrise intégrée de la maintenance »).

On peut imaginer que les deux options extrêmes de conception dun bâtiment :
- bâtiment à grande durabilité (adaptable et longtemps pérenne),
- bâtiment à faible durabilité avec lassurance dune déconstruction à très faibles nuisances,
peuvent avoir des nuisances globales annuelles quon peut juger identiques.

Ce problème du choix de la durabilité dun bâtiment devrait donc intégrer sa nuisance globale
annuelle, sachant quil faudrait simultanément prendre en considération :
- la flexibilité des espaces intérieurs du bâtiment pour ladaptation à lévolution des usages,
- lévolutivité des parties du bâtiment pour être capable dintégrer les innovations
damélioration des performances.

Choix des procédés de construction

Le choix de la manière dont on réalise la structure dun bâtiment (poteaux et poutres, parois
porteuses), les surfaces résiduelles de son enveloppe et de ses parois internes, a un effet po-
tentiel certain sur le choix des produits de construction.

De plus, lutilisation dun procédé de construction :


- provoque une consommation de matières premières et dénergie plus ou moins forte,
- génère plus ou moins de nuisances sur les chantiers.

Choix des produits et systèmes de construction

Les produits de construction ou produits de bâtiment (constitutifs des bâtiments et de leurs


équipements):
- utilisent plus ou moins de matières premières non renouvelables et/ou dont
lapprovisionnement peut devenir difficile à terme (raréfaction sur les lieux dextraction tra-
ditionnels et difficulté douverture ou daccès à de nouveaux lieux dextraction),
- nécessitent un processus de fabrication plus ou moins consommateur dénergie et pol-
luant pour lair, leau et les sols,
- nécessitent un acheminement sur le chantier plus ou moins polluant pour lenvironnement
extérieur,
- nécessitent pour leur mise en oeuvre lutilisation de produits « complémentaires » plus ou
moins polluants pour lenvironnement extérieur (au sens développé ici pour les produits
« de base » quils complètent),
- engendrent pour leur mise en oeuvre plus ou moins de nuisances sur le chantier,
- sont plus ou moins polluants durant lexploitation du bâtiment, pour lenvironnement exté-
rieur (air, eau et sols),
- participent plus ou moins à créer des conditions décogestion (gestion de lénergie, de
leau et des déchets dactivité), de confort dambiance (hygrothermique, acoustique, visuel
et olfactif) et de santé satisfaisantes,

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 37 / 63 16-03-07


- engendrent des déchets de bâtiment (= déchets dadaptation et de déconstruction) plus ou
moins facilement valorisables (récupération et réutilisation, valorisation « matière » ou re-
cyclage, valorisation énergétique, valorisation agricole) et traitables, pour obtenir en quan-
tité aussi faible que possible des déchets ultimes (= qui ne peuvent être éliminés que par
stockage).

Il faut donc choisir les produits de construction qui assurent une réduction des impacts sur
lenvironnement extérieur et facilitent la création de conditions décogestion, de confort
dambiance et de santé satisfaisantes. Ainsi, on pourra parler :
- de qualité environnementale intrinsèque (liée aux impacts du produit sur lenvironnement
extérieur au bâtiment),
- et de qualité environnementale extrinsèque (liée aux impacts des produits complémentai-
res de mise en oeuvre sur lenvironnement extérieur au bâtiment, et liée aux modifications
induites par le produit sur les caractéristiques décogestion et dambiance du bâtiment).

Evidemment, les produits de construction doivent dabord avoir laptitude à la fonction pour la-
quelle ils sont utilisés.

Pour éviter que le souci environnemental ne biaise les choix, il faut sappuyer :
- pour les produits existants, sur des caractéristiques environnementales satisfaisantes et
fiables,
- pour déventuels produits de substitution, sur des garanties environnementales plus satis-
faisantes et des garanties fonctionnelles au moins équivalentes que celles des produits
remplacés.

B – Repérage des principales variables de réalisation des conditions de satisfaction de


la cible

 Paramètres de traitement du bâti :


- Types de procédés de construction retenus.
- Conformation des différents types de parois.
 Paramètres de traitement des équipements :
- Types déquipements retenus.
- Conformation des différents types déquipements.

C – Définition des principales caractéristiques du bâtiment qui lui confèrent laptitude à


satisfaire la cible

 Adaptabilité et durabilité des bâtiments :


 Assemblage de caractéristiques par zones du bâtiment : Adéquation entre adaptabili-
té et durabilité pour le bâti  Echelle qualitative.
 Assemblage de caractéristiques par zones du bâtiment : Adéquation entre adaptabili-
té et durabilité pour les équipements  Echelle qualitative.
 Adéquation entre adaptabilité et durabilité pour le bâtiment  Echelle qualitative.
 Choix des procédés de construction :
 Liste des procédés de construction retenus.
 Choix des produits et des systèmes de construction :
 Assemblage de caractéristiques pour lensemble des principaux produits utilisés :
- Quantitatif des principales ressources consommées  Echelle quantitative.
- Quantitatif des principales émissions atmosphériques  Echelle quantitative.
- Quantitatif des principaux effluents  Echelle quantitative.
- Quantitatif des principaux déchets produits  Echelle quantitative.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 38 / 63 16-03-07


 Assemblage de caractéristiques pour lensemble des principaux systèmes utilisés :
- Quantitatif des principales ressources consommées  Echelle quantitative.
- Quantitatif des principales émissions atmosphériques  Echelle quantitative.
- Quantitatif des principaux effluents  Echelle quantitative.
- Quantitatif des principaux déchets produits  Echelle quantitative.

Cible n°03 « Chantiers – Maîtrise intégrée des chantiers »

A – Repérage des principaux moyens de réalisation des conditions de satisfaction de la


cible

Il na pas été jugé nécessaire de faire le repérage des principaux moyens de réalisation des
conditions de satisfaction de lexigence de maîtrise intégrée des chantiers.

B – Repérage des principales variables de réalisation des conditions de satisfaction de


la cible

Il na pas été jugé nécessaire de faire le repérage des principales variables de réalisation des
conditions de satisfaction de lexigence de maîtrise intégrée des chantiers.

C – Définition des principales caractéristiques du bâtiment qui lui confèrent laptitude à


satisfaire la cible

 Gestion différenciée des déchets de chantier :


 Assemblage de caractéristiques :
- Recours à des dispositions idoines pour la réduction de la production de dé-
chets de chantier  Echelle qualitative.
- Recours à des dispositions idoines pour la gestion différenciée des déchets pro-
duits (stockage séparatif, assurance du traitement après enlèvement) 
Echelle qualitative.
 Réduction du bruit de chantier :
 Assemblage de caractéristiques :
- Recours à des dispositions idoines pour la réduction des émissions sonores
pour les ouvriers et les riverains  Echelle qualitative.
- Recours à des dispositions idoines pour la réduction des réceptions sonores
pour les ouvriers  Echelle qualitative.
 Maîtrise des autres pollutions et nuisances de la parcelle et du voisinage :
 Assemblage de caractéristiques :
- Recours à des dispositions idoines pour la réduction des émissions polluantes
atmosphériques  Echelle qualitative.
- Recours à des dispositions idoines pour la réduction de la production de dé-
chets liquides polluants  Echelle qualitative.
- Recours à des dispositions idoines pour la gestion différenciée des déchets li-
quides polluants produits (récupération, assurance du traitement après enlève-
ment)  Echelle qualitative.
- Recours à des dispositions idoines pour la réduction de la production de pous-
sière et de boue  Echelle qualitative.
- Recours à des dispositions idoines pour laménagement de la délimitation du
chantier  Echelle qualitative.
- Recours à des dispositions idoines pour la réduction de la salissure du voisi-
nage et de la perturbation du trafic routier avoisinant  Echelle qualitative.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 39 / 63 16-03-07


Cible n°04 « Energie – Gestion de lénergie »

A – Repérage des principaux moyens de réalisation des conditions de satisfaction de la


cible

Il na pas été jugé nécessaire de faire le repérage des principaux moyens de réalisation des
conditions de satisfaction de lexigence de gestion de lénergie.

B – Repérage des principales variables de réalisation des conditions de satisfaction de


la cible

 Paramètres de traitement du bâti :


- Déperditions par lenveloppe du bâtiment (Ubât).
- Perméabilité à lair de lenveloppe.
- Récupération de la chaleur densoleillement transmise par les parois vitrées pendant
la période de chauffage.
- Récupération de la chaleur densoleillement transmise par les parois vitrées pendant
la période de refroidissement.
- Inertie du bâtiment par rapport aux fluctuations de températures dair extérieur ou in-
térieur.
 Paramètres de traitement des équipements :
- Types dénergies utilisés par chaque équipement énergétique.
- Efficacité énergétique de chaque équipement énergétique.

C – Définition des principales caractéristiques du bâtiment qui lui confèrent laptitude à


satisfaire la cible

 Renforcement de la réduction de la demande et des besoins énergétiques :


 Assemblage de caractéristiques par types dusages : Recours à des dispositifs
dincitation au comportement économe en énergie  Echelle « oui / non / sans ob-
jet ».
 Assemblage de caractéristiques par types dusages : Recours à des dispositifs per-
mettant de réduire la demande à ce qui est juste nécessaire à lusage  Echelle
« oui / non / sans objet ».
 Récupération de la chaleur densoleillement transmise par les parois vitrées pendant
la période de chauffage  Echelle quantitative.
 Récupération de la chaleur densoleillement transmise par les parois vitrées pendant
la période de refroidissement  Echelle quantitative.
 Assemblage de caractéristiques par types dusages : Récupération de chaleur gra-
tuite par les équipements  Echelle quantitative.
 Assemblage de caractéristiques par types dusages : Besoins énergétiques 
Echelle quantitative.
 Renforcement de lefficacité environnementale des équipements énergétiques :
 Assemblage de caractéristiques par types dusages : Taux de couverture des be-
soins par type dénergie  Echelles quantitatives.
 Assemblage de caractéristiques par types dusages : Principaux effets environne-
mentaux des consommations dénergie  Echelles quantitatives.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 40 / 63 16-03-07


Cible n°05 « Eau – Gestion de leau »

A – Repérage des principaux moyens de réalisation des conditions de satisfaction de la


cible

Economie deau potable

On peut économiser leau potable de deux manières :


- Lorsquil est nécessaire dutiliser de leau potable, on réduit au mieux la consommation de
cette eau.
- Lorsquil nest pas nécessaire dutiliser de leau potable, on utilise une eau non potable
mais de caractéristiques satisfaisantes pour lusage considéré.

Gestion de leau potable

Lorsque leau potable est nécessaire ou lorsquon na que cette eau à sa disposition, son éco-
nomie peut être obtenue par :
 la sûreté des réseaux intérieurs deau, pour éviter les fuites deau,
 la conduite des points de puisage, pour éviter le gaspillage de leau. Pour cela, on peut uti-
liser :
- des économiseurs deau qui réduisent les débits deau,
- des dispositifs qui limitent ou réduisent la durée des puisages,
- des chasses deau ou des robinets de chasse à double commande qui réduisent les
quantités deau puisées dans les toilettes,
- des robinets-mitigeurs mécaniques ou thermostatiques aux points de puisage deau
chaude qui réduisent les quantités deau puisées en fournissant aussi vite que possi-
ble une eau chaude à la température désirée,
- des machines utilisant leau (machines à laver le linge ou la vaisselle) dont les be-
soins en eau sont réduits.
 le comptage des consommations deau potable, pour inciter à un comportement économe
en eau.

Recours à des eaux non potables


En France, on utilise actuellement de leau potable pour les trois types dusages suivants :
- la consommation humaine pour boire et préparer les aliments, et le lavage de la vais-
selle,
- lentretien corporel et le lavage du linge,
- le nettoyage déquipements et de surfaces (WC et autres équipements des toilettes,
locaux, espaces extérieurs, etc.), larrosage des espaces verts.

Hormis pour le premier usage, lutilisation de leau potable nest pas indispensable (voir la cible
n°14 « Eau – Maîtrise des risques sanitaires de leau »).

Les alternatives envisageables à leau potable qui sont actuellement expérimentées en France
sont les eaux pluviales et des eaux usées non mélangées, quil faut récupérer, traiter et stocker.

Assurance de lassainissement des eaux usées

On distingue deux types deaux usées :


 les eaux usées domestiques :
- les eaux ménagères issues des cuisines et des salles deau,

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 41 / 63 16-03-07


- les eaux vannes issues des toilettes.
 les eaux usées industrielles et commerciales, issues dusages à pollutions spécifiques ou
non (restauration non domestique, blanchisserie, etc.).

Pour les eaux usées domestiques ou non domestiques à pollution non spécifique, sil ny a pas
de réseau dassainissement collectif auquel on peut se raccorder, il faut assurer leur assainis-
sement autonome, pour réduire la pollution du cycle naturel de leau.

Pour les autres eaux usées à pollution spécifique, qui ne peuvent être évacuées telles quelles
dans le réseau dassainissement, il faut assurer :
- soit leur traitement qui leur enlève leur pollution spécifique, puis leur évacuation par le ré-
seau dassainissement,
- soit leur évacuation par une collecte spécialisée, après un pré-traitement éventuel.

Aide à la gestion des eaux pluviales

Une station dépuration fonctionne dautant mieux que le débit deau quelle traite et que les ca-
ractéristiques de celle-ci sont stables. Aussi, si la station est alimentée par un réseau unitaire,
les orages perturbent son fonctionnement. Par ailleurs, leau qui ruisselle se pollue.

En conséquence, il est utile :


- de réduire limperméabilisation du sol de la parcelle sur laquelle se trouve le bâtiment et
daugmenter la végétalisation des espaces extérieurs ou intermédiaires,
- de concevoir un réseau dévacuation des eaux pluviales comportant éventuellement un
stockage-tampon de rétention de ces eaux, le tout en harmonie avec leur mode
dévacuation extérieure.

B – Repérage des principales variables de réalisation des conditions de satisfaction de


la cible

 Paramètres de traitement du bâti :


- Aménagement du bâti pour récupérer et stocker les eaux pluviales.
 Paramètres de traitement des équipements :
- Dispositifs de gestion des équipements de distribution et de fourniture deau froide.
- Dispositifs de gestion des équipements de production, de distribution et de fourniture
deau chaude.
- Equipements, dune part de récupération, de stockage et de traitement deaux pluvia-
les ou usées, et dautre part de distribution et de fourniture deau non potable.
 Paramètres de traitement du reste de la parcelle :
- Dispositifs de traitement des eaux usées : Connexion au réseau collectif dévacuation
des eaux usées, à fin dassainissement, ou installation dun système
dassainissement autonome des eaux usées. Taux dimperméabilisation de la par-
celle.
- Aménagement pour aider à la gestion des eaux pluviales.

C – Définition des principales caractéristiques du bâtiment qui lui confèrent laptitude à


satisfaire la cible

 Economie de leau potable :


 Assemblage de caractéristiques :
- Recours à des dispositifs de gestion des équipements de distribution et de
fourniture deau froide  Echelle qualitative.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 42 / 63 16-03-07


- Recours à des dispositifs de gestion des équipements de production, de distri-
bution et de fourniture deau chaude  Echelle qualitative.
- Recours à des équipements, dune part de récupération, de stockage et de trai-
tement deaux pluviales ou usées, et dautre part de distribution et de fourniture
deau non potable  Echelle qualitative.
 Assurance de lassainissement des eaux usées :
 Recours à des dispositifs de traitement des eaux usées  Echelle qualitative.
 Aide à la gestion des eaux pluviales :
 Aménagement du bâti pour récupérer et stocker les eaux pluviales  Echelle qualita-
tive.

Cible n°06 « Déchets dactivités – Gestion des déchets dactivités »

A – Repérage des principaux moyens de réalisation des conditions de satisfaction de la


cible

Il na pas été jugé nécessaire de faire le repérage des principaux moyens de réalisation des
conditions de satisfaction de lexigence de gestion des déchets dactivité.

B – Repérage des principales variables de réalisation des conditions de satisfaction de


la cible

 Paramètres de traitement du bâti et du reste de la parcelle :


- Moyens de manutention des déchets (moyens de conditionnement et/ou place pour
les conteneurs de stockage initial, moyens dacheminement).
- Dépôts de déchets dactivités permettant leur éventuel prétraitement différencié,
adaptés aux modes de collectes actuel et futur probable.
 Paramètres de traitement des équipements :
- Equipements pour lacheminement et le prétraitement des déchets.

C – Définition des principales caractéristiques du bâtiment qui lui confèrent laptitude à


satisfaire la cible

 Facilitation des modalités de manutention des déchets :


 Recours à des dispositions permettant la manutention des déchets, adaptées aux
modes de collectes actuel et futur probable  Echelle qualitative.
 Création de dépôts de déchets dactivités permettant leur éventuel prétraitement différen-
cié :
 Configuration et équipement des dépôts de déchets permettant leur éventuel prétrai-
tement différencié, adapté au mode de collectes actuel et futur probable  Echelle
« oui / non / sans objet ».

Cible n°07 « Maintenance – Maîtrise intégrée de la maintenance »

A – Repérage des principaux moyens de réalisation des conditions de satisfaction de la


cible

Il na pas été jugé nécessaire de faire le repérage des principaux moyens de réalisation des
conditions de satisfaction de lexigence de gestion de la maintenance.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 43 / 63 16-03-07


B – Repérage des principales variables de réalisation des conditions de satisfaction de
la cible

 Paramètres de traitement du bâti :


- Fiabilité et maintenabilité du bâti.
- Moyens de surveillance des différentes parties du bâti.
- Facilité daccès des différentes parties du bâti.
- QE des produits et procédés de maintenance.
 Paramètres de traitement des équipements :
- Fiabilité et maintenabilité des équipements.
- Moyens de surveillance des différents types déquipements.
- Facilité daccès des équipements.
- QE des produits et procédés de maintenance.

C – Définition des principales caractéristiques du bâtiment qui lui confèrent laptitude à


satisfaire la cible

 Optimisation des besoins de maintenance :


 Assemblage de caractéristiques par parties du bâti :
- Fiabilité  Echelle qualitative.
- Maintenabilité  Echelle qualitative.
 Assemblage de caractéristiques par types déquipements :
- Fiabilité  Echelle qualitative.
- Maintenabilité  Echelle qualitative.
 Assurance des moyens de maintenance :
 Assemblage de caractéristiques par parties du bâti :
- Disponibilité des moyens de surveillance  Echelle « oui / non ».
- Facilité daccès  Echelle qualitative.
 Assemblage de caractéristiques par types déquipements :
- Disponibilité des moyens de surveillance  Echelle « oui / non ».
- Facilité daccès  Echelle qualitative.
 Maîtrise des effets environnementaux des procédés de maintenance :
 Assemblage de caractéristiques par types de parois et par types déquipements :
Maîtrise de la QE des produits et procédés  Echelle qualitative.

Cible n°08 « Ambiance hygrothermique – Confort hygrothermique dans les


locaux »

A – Repérage des principaux moyens de réalisation des conditions de satisfaction de la


cible

 Lisolation des parois de chaque local pour que leurs températures superficielles soient
aussi proches que possible des températures dair intérieures souhaitées, et aussi homo-
gènes que possible.
 La protection solaire (dispositifs fixes ou mobiles) des parois vitrées pour éviter les sur-
chauffes dues aux apports de chaleur densoleillement transmis par ces parois.
 La ventilation de chaque local (= renouvellement dair) pour que lhumidité relative de lair
intérieur soit acceptable, lorsquil nest pas nécessaire de recourir à des systèmes
dhumidification ou de déshumidification. Cette ventilation ne doit pas provoquer une vi-
tesse moyenne dair excessive risquant dentraîner une sensation de courant dair.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 44 / 63 16-03-07


 Le préchauffage de l'air neuf (système double-flux avec récupérateur de chaleur, introduc-
tion de lair neuf par une serre, etc.) est un moyen énergétiquement satisfaisant pour éviter
les courants dair froid.
 La régulation des systèmes de chauffage ou de refroidissement pour que les températures
dair intérieur soient stables.
 La disposition des émetteurs du système de chauffage ou de refroidissement dune part et
la maîtrise de leurs températures démission dautre part, pour que la variation verticale
des températures dair soit suffisamment faible afin de ne pas provoquer de sensation gê-
nante dhétérogénéité dambiance.
 Le recours à des planchers ou des plafonds rayonnants pour le chauffage ou le refroidis-
sement pour obtenir des ambiances aussi homogènes que possible. La température su-
perficielle des planchers chauffants ou rafraîchissants ne doit être ni trop élevée ni trop
faible pour éviter des problèmes de santé.

Ces moyens sont évidemment liés à ceux de la maîtrise de lénergie dans les bâtiments (voir la
cible n°04 « Energie - Gestion de lénergie »).

B – Repérage des principales variables de réalisation des conditions de satisfaction de


la cible

 Paramètres de traitement du bâti :


 Les conductances globales des parois pour :
- participer à la maîtrise de la température opérative,
- maîtriser la température superficielle des planchers,
- éviter une hétérogénéité excessive des températures superficielles des parois
verticales et horizontales.
 Linertie effective des locaux par rapport aux variations de températures dair exté-
rieur ou intérieur.
 Linertie effective des locaux par rapport aux apports de chaleur densoleillement
transmis par les parois vitrées.
 Paramètres de traitement des équipements :
- La température d'air qui servira de consigne à l'équipement de chauffage, pour parti-
ciper à la maîtrise de la température opérative.
- Le débit volumique de renouvellement d'air, en [m3.h-1], qui servira de consigne au
système de ventilation, pour éviter une vitesse moyenne dair excessive, pour maîtri-
ser lhumidité relative de lair.
- Linertie des équipements par rapports aux besoins démission de chaud ou de froid.
- La structure du système « ventilation – chauffage et/ou refroidissement », pour assu-
rer lhomogénéité thermique de chaque local.

C – Définition des principales caractéristiques du bâtiment qui lui confèrent laptitude à


satisfaire la cible

 Réalisation des conditions de confort hygrothermique adaptées par types dusage dans les
locaux, durant les périodes doccupation :
 En période de chauffage et en période de refroidissement :
[Les conditions de confort satisfaisantes de température opérative et de vitesse dair
moyenne étant assurées par les équipements de chauffage ou de refroidissement, il
reste à sassurer de lhomogénéité des ambiances en période de chauffage, et de la
maîtrise de lhumidité relative]

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 45 / 63 16-03-07


 Assemblages de caractéristiques par types de locaux :
 Assemblage de caractéristiques concernant lhomogénéité des ambiances
hygrothermiques :
- Choix des conductances des parois extérieures et du sol (pour maî-
triser lasymétrie de température superficielle des parois verticales,
lasymétrie de température superficielle des parois horizontales, la
température superficielle correcte du sol)  Echelle qualitative.
- Utilisation de systèmes rayonnants (pour lhomogénéité des tempé-
ratures superficielles)  Echelle « oui / non / sans objet ».
- Conformation du système « Ventilation – Chauffage – Refroidisse-
ment » (pour la différence verticale de température dair)  Echelle
qualitative.
 Maîtrise de lhumidité relative (selon la présence de moyens de maîtrise
de lhumidité relative : type de bâti, système de ventilation, système
dhumidification ou de déshumidification)  Echelle « oui / non / sans ob-
jet».
 Maîtrise des ambiances hygrothermiques par les occupants  Echelle
« oui / non ».
 En période de non-chauffage et en période de non refroidissement :
 Assemblages de caractéristiques par types de locaux :
- Inertie du local aux fluctuations de température dair extérieur  Echelle
qualitative.
- Facteur solaire des parois vitrées  Echelle quantitative.
- Inertie du local aux fluctuations de chaleur densoleillement transmise à
travers les vitrages  Echelle qualitative.
- Dispositif de surventilation  Echelle « oui / non / sans objet ».
 Zonage hygrothermique éventuel :
 Aménagement du bâtiment  Echelle « oui / non / sans objet ».

Cible n°09 « Ambiance acoustique – Confort acoustique dans les locaux »

A – Repérage des principaux moyens de réalisation des conditions de satisfaction de la


cible

Correction acoustique

Elle consiste à obtenir un niveau maximal de la durée de réverbération dun local ou des ni-
veaux minimaux des pouvoirs dabsorption des parois du local.

Evidemment, il faut au moins respecter les exigences réglementaires en vigueur et appliquer les
règles de lart en la matière.

Isolation acoustique

Elle consiste à obtenir un niveau minimal disolement acoustique ou un niveau maximal de


pression acoustique relativement aux bruits aériens (dont la source est extérieure au local mais
intérieur au bâtiment), aux bruits extérieurs (dont la source est extérieure au bâtiment), aux
bruits dimpact, et aux bruits déquipements.

Evidemment, il faut au moins respecter les exigences réglementaires en vigueur, sachant


quelles supposent une garantie de résultat, et appliquer les règles de lart en la matière.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 46 / 63 16-03-07


Pour affaiblir un bruit extérieur (initialement aérien), il faut traiter ses trois modes possibles de
transmission :
- transmission directe : la paroi extérieure séparant lémetteur du récepteur assure une
transmission solidienne du bruit extérieur qui devient à nouveau aérien dans le local où se
trouve le récepteur.
- transmission indirecte : les parois latérales rigidement liées à la paroi extérieure exposée
au bruit extérieur assurent une transmission solidienne du bruit extérieur, conjointe à la
précédente, qui devient à nouveau aérien dans le local où se trouve le récepteur.
- transmission par des équipements reliant lextérieur à lintérieur.

Pour affaiblir un bruit aérien, il faut traiter ses deux modes possibles de transmission :
- transmission directe : la paroi intérieure séparative des locaux émetteur et récepteur as-
sure une transmission solidienne du bruit aérien qui devient à nouveau aérien dans le local
récepteur.
- transmission latérale : les parois latérales liées à la paroi intérieure séparative assurent
une transmission solidienne du bruit aérien conjointe à la précédente qui devient à nou-
veau aérien dans le local récepteur.

Affaiblissement des bruits de chocs et déquipements

Pour affaiblir un bruit de choc sur un plancher, il faut traiter ses deux modes successifs de
transmission :
- transmission au plancher de lénergie mécanique du solide venant le choquer,
- transmission solidienne de cette énergie qui crée un bruit aérien dans le local de récep-
tion, cette transmission étant directe par le plancher et indirecte par la structure du bâti-
ment qui lui est liée.

Pour affaiblir un bruit déquipement, il faut traiter :


- sa source (les vibrations mécaniques générées par certains de ses composants mobiles
ou le fluide quil transporte),
- sa transmission par les milieux solides ou fluides constitutifs de léquipement qui génère
un bruit aérien dans le local de réception.

Zonage acoustique éventuel

Le zonage acoustique des bâtiments du secteur tertiaire va de soi.

Pour les logements, il faudrait envisager le zonage acoustique de lespace intérieur, pour tenir
compte de lévolution et des différenciations accrues des comportements en matière dutilisation
des matériels audio-visuels.

B – Repérage des principales variables de réalisation des conditions de satisfaction de


la cible

 Paramètres de traitement du bâti :


- Les facteurs dabsorption des parois, pour éviter une réverbération excessive dans
les locaux.
- Les facteurs de transmission des parois, pour éviter une transmission excessive
dans les locaux des bruits extérieurs, des bruits aériens, des bruits de chocs et des
bruits déquipement.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 47 / 63 16-03-07


 Paramètres de traitement des équipements :
- Les caractéristiques des équipements, pour réduire la production des bruits
déquipement.

C – Définition des principales caractéristiques du bâtiment qui lui confèrent laptitude à


satisfaire la cible

 Correction acoustique :
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux : Durée de réverbération 
Echelle quantitative.
 Isolation acoustique :
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux : Isolement acoustique 
Echelle quantitative.
 Affaiblissement des bruits dimpact et déquipements :
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux : Indice daffaiblissement acous-
tique des planchers  Echelle quantitative.
 Assemblage de caractéristiques par types déquipements : Niveau démission sonore
des équipements  Echelle qualitative.
 Zonage acoustique éventuel :
 Aménagement du bâtiment  Echelle « oui / non / sans objet ».

Cible n°10 « Ambiance visuelle – Confort visuel dans les locaux »

A – Repérage des principaux moyens de réalisation des conditions de satisfaction de la


cible

Relation visuelle satisfaisante avec lextérieur

On souhaite, particulièrement dans lhabitat, dun côté bien voir lextérieur depuis lintérieur
(vues dégagées et agréables), et dun autre côté ne pas être vu depuis lextérieur (protection de
la vie privée).

Pour cela, on positionne et dimensionne les parois vitrées afin de satisfaire cet objectif relative-
ment contradictoire. Lutilisation doccultations mobiles peut permettre doptimiser la relation vi-
suelle avec lextérieur.

Eclairage naturel satisfaisant

Afin de profiter au mieux de la lumière naturelle, la plus satisfaisante pour loeil, il faut dun côté
que les locaux des bâtiments soient clairs. Mais il faut dun autre côté éviter léblouissement. En
conséquence, il faut optimiser les parois vitrées, en termes de confort visuel, en traitant leur po-
sitionnement, dimensionnement et protection solaire.

Afin déconomiser lélectricité (voir la cible n°04 « Energie – Gestion de lénergie »), il faut que
léclairage naturel soit léclairage de base. Mais dans le même temps, il faut que la chaleur
densoleillement transmise par les parois vitrées, qui doit être aussi importante que possible en
période de chauffage (voir la cible n°04 « Energie – Gestion de lénergie »), ne provoque ni in-
confort hygrothermique (voir la cible n°08 « Ambiance hygrothermique – Confort hygrothermi-
que dans les locaux ») ni dépense énergétique excessive pour le refroidissement en période de
refroidissement (voir la cible n°04 « Energie – Gestion de lénergie »).

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 48 / 63 16-03-07


En conséquence, il faut optimiser les parois vitrées en termes de dépenses énergétiques et de
confort hygrothermique, en traitant leur positionnement, dimensionnement et protection solaire.
En définitive, il faut optimiser les parois vitrées, simultanément en termes de confort visuel, de
confort hygrothermique et de dépenses énergétiques, en traitant leur positionnement, dimen-
sionnement et protection solaire.

Eclairage artificiel satisfaisant

Léclairage artificiel doit dune part être satisfaisant en labsence déclairage naturel, et dautre
part nêtre quun appoint à léclairage naturel tant que celui-ci est disponible pour économiser
lélectricité (voir la cible n°04 « Energie – Gestion de lénergie »).

Pour cela :
 les points déclairage artificiel doivent être prévus pour pouvoir éclairer correctement les
différents espaces intérieurs.
 la commande des points déclairage de chaque local (globale, fractionnée, individuelle)
doit permettre de nutiliser léclairage artificiel quen appoint. Pour que cette commande
soit efficace, elle doit être adaptée à lusage des locaux, sachant que les différents types
dinterrupteurs sont :
- les interrupeurs manuels : les interrupteurs classiques (marche/arrêt), les interrup-
teurs-variateurs pour les locaux ouverts sur lextérieur afin de pouvoir utiliser
léclairage artificiel en strict appoint de léclairage naturel.
- les interrupteurs automatiques par détection de présence par exemple.

B – Repérage des principales variables de réalisation des conditions de satisfaction de


la cible

 Paramètres de traitement du bâti :


- La clarté des locaux ayant au moins une paroi extérieure (importance de la partie vi-
trée de la paroi extérieure, profondeur du local), pour permettre un éclairage naturel
aussi important que possible.
- La présence de protections fixes et/ou mobiles sur certaines parois vitrées, pour évi-
ter léblouissement particulièrement par lensoleillement direct.
 Paramètres de traitement des équipements :
- Les caractéristiques de léquipement déclairage artificiel par type de local (conforma-
tion de léquipement pour fournir les besoins déclairement, efficacité lumineuse des
luminaires, qualité de la lumière, modalités de commande), pour maîtriser les éclai-
rements, éviter les éblouissements, économiser lénergie.

C – Définition des principales caractéristiques du bâtiment qui lui confèrent laptitude à


satisfaire la cible

 Relation visuelle satisfaisante avec lextérieur :


 Assemblage de caractéristiques par types de locaux (selon leur usage) : Confort de
vision  Echelle qualitative.
 Eclairage naturel satisfaisant :
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux (selon leur usage) :
- Proportion de locaux éclairés naturellement  Echelle qualitative.
- Assemblage de caractéristiques : Type déclairage naturel  Echelle « oui /
non ».
- Clarté pour les locaux éclairés par des parois extérieures verticales  Echelle
quantitative.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 49 / 63 16-03-07


 Eclairage artificiel satisfaisant et en appoint de léclairage naturel :
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux (selon leur usage) :
- Conformation de léquipement pour fournir les besoins déclairement  Echelle
« oui / non ».
- Efficacité lumineuse des luminaires (K)  Echelle quantitative.
- Qualité de la lumière (IRC)  Echelle quantitative.
- Modalités de commande  Echelle qualitative.

Cible n°11 « Ambiance olfactive – Confort olfactif dans les locaux »

A – Repérage des principaux moyens de réalisation des conditions de satisfaction de la


cible

 Choisir des produits de construction et des équipements qui ne sont pas des sources du-
rables dodeurs désagréables, par eux-mêmes ou par les produits qui sont nécessaires
pour leur nettoyage, entretien et maintenance,
 Sassurer que lair fourni à chaque local (air neuf et air recyclé) ne contient pas dodeurs
jugées désagréables en concentrations excessives,
 Sassurer que le débit dair à fournir à chaque local nest pas sous-évalué et quil est effec-
tivement assuré.

B – Repérage des principales variables de réalisation des conditions de satisfaction de


la cible

 Paramètres de traitement du bâti :


- La composition des revêtements intérieurs des parois des locaux, pour éliminer des
sources dodeurs désagréables et leurs supports.
 Paramètres de traitement des équipements :
- Le débit volumique de renouvellement d'air, pour éviter une concentration excessive
de gaz odorants dans lair du local dans lequel on se trouve.
- Les dispositifs dutilisation de parfums, pour masquer des odeurs désagréables et/ou
en créer dagréables.

C – Définition des principales caractéristiques du bâtiment qui lui confèrent laptitude à


satisfaire la cible

 Réduction des sources dodeurs désagréables :


 Assemblage de caractéristiques par types de locaux (selon leur usage) : Composition
des revêtements intérieurs des parois des locaux, pour éliminer des sources
dodeurs désagréables et/ou leurs supports : Echelle qualitative.
 Ventilation permettant lévacuation des odeurs désagréables :
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux (selon leur usage) :
- Possibilité de modulation du débit volumique de renouvellement dair  Echelle
« oui / non / sans objet ».
- Possibilité de régulation du débit volumique de renouvellement dair  Echelle
« oui / non / sans objet ».
- Dispositifs dutilisation de parfums  Echelle « oui / non / sans objet ».

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 50 / 63 16-03-07


Cible n°12 « Espaces des locaux – Maîtrise des risques sanitaires des espaces des lo-
caux »

A – Repérage des principaux moyens de réalisation des conditions de satisfaction de la


cible

La maîtrise des risques sanitaires des espaces des locaux dans un bâtiment consiste à conce-
voir la configuration et les finitions des espaces intérieurs, leurs équipements ou leur possibilité
déquipement pour répondre aux cibles élémentaires.

B – Repérage des principales variables de réalisation des conditions de satisfaction de


la cible

 Paramètres de traitement du bâti :


- Configuration et finitions des espaces intérieurs.
- Revêtements des faces intérieures des parois délimitant les espaces intérieurs.

 Paramètres de traitement des équipements :


- Installation déquipements ou prévision dinstallation ultérieure déquipements.
- Dispositions pour limiter les champs émis par les équipements électriques.

C – Définition des principales caractéristiques du bâtiment qui lui confèrent laptitude à


satisfaire la cible

 Création de caractéristiques non aériennes satisfaisantes des ambiances intérieures :


 Assemblage de caractéristiques par types de locaux (selon leur usage) : Dispositions
pour limiter les champs émis par les équipements électriques  Echelle « oui / non /
sans objet ».
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux (selon leur usage) : Choix des
revêtements des faces intérieures des parois délimitant les espaces intérieurs 
Echelle qualitative.
 Création des conditions dhygiène :
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux (selon leur usage) :
- Configuration et finitions des espaces intérieurs  Echelle qualitative.
- Choix des revêtements des faces intérieures des parois délimitant les espaces
intérieurs  Echelle qualitative.
- Installation déquipements ou prévision dinstallation ultérieure déquipements
 Echelle qualitative.
 Facilitation du nettoyage et de lévacuation des déchets dactivités :
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux (selon leur usage) :
- Configuration et finitions des espaces intérieurs  Echelle qualitative.
- Choix des revêtements des faces intérieures des parois délimitant les espaces
intérieurs  Echelle qualitative.
- Installation déquipements ou prévision dinstallation ultérieure déquipements
 Echelle qualitative.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 51 / 63 16-03-07


Cible n°13 « Air dans les locaux – Maîtrise des risques sanitaires de lair
des locaux »

A – Repérage des principaux moyens de réalisation des conditions de satisfaction de la


cible

Maîtrise des sources polluantes

Gestion des risques de pollution par les produits de construction

Les principales émissions polluantes des produits de construction sont :


- les particules solides (fibres, etc.),
- les composés organiques volatils ou COV (composés aliphaliques dont le formaldéhyde,
composés aromatiques, composés halogènes, etc.).

De plus, certains produits superficiels des parois peuvent absorber ou retenir des polluants (les
précédents ou des micro-organismes) émis par dautres sources, et quils peuvent désorber ou
dégager ultérieurement.

Il faut donc choisir et mettre en oeuvre les produits de construction de manière quon puisse gé-
rer les risques de pollution précédents lors de la construction, lutilisation ou ladaptation des bâ-
timents.

Gestion des risques de pollution par les équipements

 Gestion des risques de pollution par les équipements de combustion :


 Tous les types déquipements à combustion ont des systèmes de sécurité normali-
sés. Cependant, en France chaque année on comptabilise environ 8000 intoxications
oxy-carbonées, dont 400 morts.
 Il faut donc :
- sassurer que les équipements à combustion (appareil de combustion, conduits
dalimentation en combustible, alimentation en air, conduits de fumée) et leurs
systèmes de sécurité sont convenables,
- sensibiliser les utilisateurs à limportance de la maintenance et lentretien des
équipements à combustion.
 Gestion des risques de pollution par les équipements aérauliques :
- Les équipements aérauliques pour la ventilation, le chauffage, le refroidissement et le
traitement de lair peuvent être le siège du développement de micro-organismes plus
ou moins dangereux pour la santé (légionellose, etc.).
- Il faut donc que lentretien de ces équipements soit aisé (voir la cible n°07
« Maintenance – Maîtrise intégrée de la maintenance ») et que les utilisateurs soient
sensibilisés à limportance de cet entretien.

Gestion des risques de pollution par le radon

Ce gaz radioactif provient essentiellement du sol. LOMS (Organisation mondiale de la santé)


admet pour les constructions neuves un niveau dintervention de 200 becquerel par mètre cube
[Bq/m3] dactivité radon.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 52 / 63 16-03-07


Dans le cas, où limplantation de la maison est prévue dans une zone à risque (granitique), il
faut vérifier le risque et prendre les mesures préventives suivantes :
- étanchéification des parois en contact avec le sol,
- conduit dextraction en attente de lair du sol ou du vide sanitaire ou de la cave,
- recours à un système de ventilation du volume habité par soufflage.

Gestion des risques dair extérieur pollué

Lair extérieur, utilisé pour la ventilation, peut présenter des concentrations non négligeables de
polluants nuisibles à la santé ou malodorants, tels que :
- particules solides,
- oxydes de carbone (COx), de soufre (SOx) et dazote (NOx),
- hydrocarbures (HC),
- ozone (O3),
- composés chlorés et fluorés,
- métaux lourds.

Les moyens de se préserver de cette pollution sont les suivants :


- empêcher les infiltrations dair en utilisant un système de ventilation à double flux mettant
les bâtiments en légère surpression,
- dépolluer lair capté par filtration ou par absorption,
- confiner les locaux durant des pollutions accidentelles de lair extérieur.

Gestion des risques de pollution par lentretien et la maintenance, ou ladaptation

Lactivité dentretien peut utiliser des sources polluantes (produits dentretien) ou lactivité
damélioration des bâtiments peut activer malencontreusement des sources polluantes (produits
de construction polluants initialement confinés), nocives pour les agents dentretien ou de main-
tenance et parfois pour les utilisateurs.

Il faut donc :
- choisir les revêtements des parois ou les parois nues qui ne nécessitent pas des produits
dentretien nocifs. On suppose évidemment quon nutilise pas volontairement des produits
dentretien nocifs.
- gérer les risques de santé pour les activités damélioration des bâtiments ou provoquées
par celles-ci.

Ventilation pour la qualité de lair

Pour obtenir une qualité de lair satisfaisante pour le confort hygrothermique et olfactif, la santé
et la conservation des locaux, il faut que le débit volumique de renouvellement dair soit suffi-
sant. En revanche pour la maîtrise de lénergie, il faut que le débit volumique de renouvellement
dair soit aussi faible que possible pour réduire au mieux les besoins de chauffage de lair neuf.

Toutes ces exigences contradictoires ont poussé à contrôler la ventilation par :


- le renforcement de létanchéité de lenveloppe des bâtiments,
- le développement de systèmes de conduite pour les systèmes de ventilation : systèmes
de modulation, systèmes de régulation sur lhumidité surtout dans le secteur résidentiel
(ventilation hygroréglable), sur le gaz carbonique (CO2) surtout dans le secteur tertiaire,
etc..

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 53 / 63 16-03-07


Bien que les systèmes de ventilation aient fait lobjet de nombreux efforts damélioration, on a
pu repérer de forts taux dinsatisfaction induits par les systèmes de ventilation installés.

Il faut donc choisir un système de ventilation :


- adapté aux usages : débits satisfaisants en permanence, conduite et gestion adaptée à la
diversité des comportements des utilisateurs (modes doccupation, ouverture des fenêtres
et interventions préjudiciables sur le système),
- efficace.

B – Repérage des principales variables de réalisation des conditions de satisfaction de


la cible

 Paramètres de traitement du bâti :


- Composition des parois (de leur partie superficielle en particulier).
- Etanchéité du bâti par rapport au sol.
 Paramètres de traitement des équipements :
- Configuration des équipements évitant dune part la fixation et la diffusion de pol-
luants, et dautre part la prolifération et la diffusion des polluants.
- Dispositifs de dépollution de lair extérieur.

C – Définition des principales caractéristiques du bâtiment qui lui confèrent laptitude à


satisfaire la cible

 Gestion des risques de pollution par le bâtiment (les produits de construction et les équi-
pements) :
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux : Composition satisfaisante des
parois (de leur partie superficielle en particulier)  Echelle qualitative.
 Assemblage de caractéristiques par type déquipements : Configuration des équipe-
ments évitant dune part la fixation et la diffusion de polluants, et dautre part la proli-
fération et la diffusion des polluants, avec lhypothèse dune maintenance correcte 
Echelle qualitative.
 Gestion des risques de pollution par lenvironnement extérieur (radon et air extérieur pol-
lué) :
 Etanchéité du bâti par rapport au sol  Echelle « oui / non / sans objet ».
 Dispositifs de dépollution de lair extérieur  Echelle « oui / non / sans objet ».
 Gestion des risques de pollution par les activités (entretien, maintenance et adaptation des
bâtiments) :
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux (selon leur usage) : Recours à
des modes dentretien, de maintenance et dadaptation aux risques sanitaires maîtri-
sables (en ayant seulement recours soit à la ventilation naturelle lorsquelle est pos-
sible soit à la modulation de la ventilation forcée)  Echelle « oui / non / sans ob-
jet ».
 Ventilation pour la qualité de lair :
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux (selon leur usage) : Dispositif de
modulation ou de régulation du débit de renouvellement dair neuf, avec lhypothèse
dun système de ventilation satisfaisant du point de vue sanitaire en période dusage
normal  Echelle « oui / non / sans objet ».

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 54 / 63 16-03-07


Cible n°14 « Eau – Maîtrise des risques sanitaires de leau »

A – Repérage des principaux moyens de réalisation des conditions de satisfaction de la


cible

Protection du réseau de distribution collective deau potable

Il faut empêcher le retour, dans le réseau de distribution collective deau potable, deaux pol-
luées ou deau non potable, en utilisant des dispositifs anti-retour.

Maintien et amélioration éventuelle de la qualité de leau potable dans les bâtiments

Maintien de la qualité de leau potable dans les bâtiments

Il faut éviter les risques de perturbation de la qualité de leau à lintérieur des bâtiments, cest-à-
dire éviter :
- le mélange avec des polluants externes, en assurant létanchéité des réseaux deau,
- la contamination de leau par des polluants issus des canalisations, en respectant les rè-
gles dutilisation des matériaux constitutifs des canalisations,
- le développement dorganismes vivants pathogènes, en particulier la legionella. Les ris-
ques de légionellose sont dûs à des températures de stockage deau chaude trop faibles.
Par ailleurs, pour des raisons déconomie dénergie, ces températures doivent être aussi
proches que possible des températures de puisage souhaitées (de 35 à 40 [°C] dans les
salles deau, 40 à 55 [°C] dans les cuisines). Il en ressort que les températures de stoc-
kage et de distribution de leau chaude devraient être respectivement supérieures à 60 et
50 [°C]. Lutilisation de robinets-mitigeurs thermostatiques, notamment dans les salles
deau, permet un usage confortable en sécurité,
- le mélange deau non potable avec leau potable, en utilisant des dispositifs anti-retour en-
tre les réseaux correspondants.

Amélioration éventuelle de la qualité de leau potable

Il faut éventuellement modifier la qualité de leau potable utilisée dans le bâtiment, et ce :


- pour la consommation humaine : La qualité de leau potable peut ne pas être satisfaisante
du point de vue de ses caractéristiques organoleptiques (couleur, odeur, saveur). On peut
alors envisager sa clarification, sa désodorisation ou son adoucissement (réduction de sa
dureté),
- dans le réseau deau chaude sanitaire : Il faut éviter lentartrage, le développement
dorganismes vivants et la corrosion,
- dans les réseaux de climatisation (chauffage et refroidissement) : Il faut éviter les dépôts
(tartre, incrustations, boues, etc.), le développement dorganismes vivants, les corrosions
et lérosion.

Maîtrise des risques sanitaires liés aux réseaux deaux non potables dans le bâtiment

On utilisera une eau non potable pour un usage ne nécessitant pas la potabilité, si sa qualité est
suffisamment proche de celle nécessitée par lusage.

Un traitement de leau non potable peut savérer nécessaire pour son utilisation et/ou son stoc-
kage si celui-ci est nécessaire.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 55 / 63 16-03-07


Actuellement, en France, le Conseil Supérieur dHygiène Publique de France a réglé cette ges-
tion des risques en sopposant à linstallation simultanée de réseaux de distribution deau pota-
ble et deau non potable à lintérieur des bâtiments.

Cependant, dans dautres pays et ce souvent à cause de la rareté effective de leau potable, la
gestion des risques liés à lutilisation deaux non potables pour des usages autres que celui de
la consommation humaine est réglée par léducation de la population.

En France, des réalisations expérimentales sont en cours pour étudier la faisabilité de


lutilisation (récupération, traitement éventuel, stockage) :
- deaux usées (eaux ménagères issues des usages pour lhomme, sauf celles issues de
ses aisances ; eaux vannes issues de ses aisances ; eaux grises issues des autres activi-
tés de lhomme),
- des eaux pluviales pour dautres usages que celui de la consommation humaine (alimenta-
tion des toilettes, arrosage des espaces verts, etc.).

Pour une nouvelle gestion des risques liés à lutilisation deaux non potables, il faut créer un ré-
seau spécifique de distribution pour chaque type deau non potable utilisé, et :
- sassurer quaucune personne ne puisse utiliser par inadvertance un de ses points de pui-
sage pour la consommation humaine,
- sassurer quaucun piquage ne puisse être réalisé par inadvertance sur lui pour créer un
point de puisage pour la consommation humaine,
si une connexion est réalisée avec un autre réseau intérieur (pour un réseau deau potable cela
a déjà été évoqué), léquiper dun dispositif anti-retour pour éviter la modification de la qualité de
leau de cet autre réseau.

B – Repérage des principales variables de réalisation des conditions de satisfaction de


la cible

 Paramètres de traitement du bâti :


- Configuration pour le stockage deaux non potables.
 Paramètres de traitement des équipements :
- Dispositifs anti-retours sur le réseau de distribution collective.
- Dispositions et dispositifs pour éviter les risques de perturbation de la qualité de leau
potable, ou pour améliorer cette qualité.
- Dispositifs pour traiter la qualité des eaux non potables utilisées.
- Dispositions et dispositifs pour éviter les risques sanitaires liés à lutilisation deaux
non potables.

C – Définition des principales caractéristiques du bâtiment qui lui confèrent laptitude à


satisfaire la cible

 Protection du réseau de distribution collective deau potable :


 Dispositifs anti-retours sur le réseau de distribution collective : Echelle « oui / non ».
 Maintien et amélioration éventuelle de la qualité de leau potable dans les bâtiments :
 Dispositions et dispositifs pour éviter les risques de perturbation de la qualité de leau
potable  Echelle « oui / non ».
 Dispositions et dispositifs pour améliorer la qualité de leau potable : Echelle « oui /
non / sans objet ».

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 56 / 63 16-03-07


 Gestion sanitaire des réseaux deaux non potables :
 Assemblages de caractéristiques par réseaux deaux non potables :
- Configuration du bâti pour le stockage deaux non potables  Echelle « oui /
non / sans objet ».
- Dispositifs pour traiter la qualité des eaux non potables utilisées  Echelle « oui
/ non ».
- Dispositions et dispositifs pour éviter les risques sanitaires liés à lutilisation
deaux non potables  Echelle qualitative.

 
Définition explicite de la QEB – Liste des 58 caractéristi-
ques
Cible n°01 « Contexte – Relation maîtrisée du bâtiment avec son environnement immé-
diat »
3 exigences élémentaires.
4 caractéristiques.

 Revalorisation éventuelle du terrain de la parcelle :


 Assemblage de caractéristiques :
- Dépollution des sols  Echelle « oui / non / sans objet ».
- Organisation de la circulation des eaux superficielles  Echelle « oui / non /
sans objet ».
 Aménagement du reste de la parcelle :
 Positionnement des composantes du reste de la parcelle  Echelle qualitative.
 Assemblage de caractéristiques par types despaces extérieurs :
- Conformation des espaces extérieurr  Echelle qualitative.
- Recours à des dispositifs de gestion de ces espaces Echelle « oui / non /
sans objet ».
 Positionnement, orientation et conformation du bâtiment :
 Assemblage de caractéristiques :
- Positionnement du bâtiment  Echelle « oui / non / sans objet ».
- Orientation du bâtiment  Echelle qualitative.
- Conformation de lenveloppe du bâtiment  Echelle qualitative.
- Assemblage de caractéristiques par types déquipements extérieurs : Traite-
ment des équipements extérieurs  Echelle « oui / non / sans objet ».

Cible n°02 « Produits – Choix intégré des procédés et produits de construction” »


3 exigences élémentaires.
6 caractéristiques.

 Adaptabilité et durabilité des bâtiments :


 Assemblage de caractéristiques par zones du bâtiment : Adéquation entre adaptabili-
té et durabilité pour le bâti  Echelle qualitative.
 Assemblage de caractéristiques par zones du bâtiment : Adéquation entre adaptabili-
té et durabilité pour les équipements  Echelle qualitative.
 Adéquation entre adaptabilité et durabilité pour le bâtiment  Echelle qualitative.
 Choix des procédés de construction :
 Liste des procédés de construction retenus.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 57 / 63 16-03-07


 Choix des produits et des systèmes de construction :
 Assemblage de caractéristiques pour lensemble des principaux produits utilisés :
- Quantitatif des principales ressources consommées  Echelle quantitative.
- Quantitatif des principales émissions atmosphériques  Echelle quantitative.
- Quantitatif des principaux effluents  Echelle quantitative.
- Quantitatif des principaux déchets produits  Echelle quantitative.
 Assemblage de caractéristiques pour lensemble des principaux systèmes utilisés :
- Quantitatif des principales ressources consommées  Echelle quantitative.
- Quantitatif des principales émissions atmosphériques  Echelle quantitative.
- Quantitatif des principaux effluents  Echelle quantitative.
- Quantitatif des principaux déchets produits  Echelle quantitative.

Cible n°03 « Chantiers – Maîtrise intégrée des chantiers »


3 exigences élémentaires.
3 caractéristiques.

 Gestion différenciée des déchets de chantier :


 Assemblage de caractéristiques :
- Recours à des dispositions idoines pour la réduction de la production de dé-
chets de chantier  Echelle qualitative.
- Recours à des dispositions idoines pour la gestion différenciée des déchets pro-
duits (stockage séparatif, assurance du traitement après enlèvement) 
Echelle qualitative.
 Réduction du bruit de chantier :
 Assemblage de caractéristiques :
- Recours à des dispositions idoines pour la réduction des émissions sonores
pour les ouvriers et les riverains  Echelle qualitative.
- Recours à des dispositions idoines pour la réduction des réceptions sonores
pour les ouvriers  Echelle qualitative.
 Maîtrise des autres pollutions et nuisances de la parcelle et du voisinage :
 Assemblage de caractéristiques :
- Recours à des dispositions idoines pour la réduction des émissions polluantes
atmosphériques  Echelle qualitative.
- Recours à des dispositions idoines pour la réduction de la production de dé-
chets liquides polluants  Echelle qualitative.
- Recours à des dispositions idoines pour la gestion différenciée des déchets li-
quides polluants produits (récupération, assurance du traitement après enlève-
ment)  Echelle qualitative.
- Recours à des dispositions idoines pour la réduction de la production de pous-
sière et de boue  Echelle qualitative.
- Recours à des dispositions idoines pour laménagement de la délimitation du
chantier  Echelle qualitative.
- Recours à des dispositions idoines pour la réduction de la salissure du voisi-
nage et de la perturbation du trafic routier avoisinant  Echelle qualitative.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 58 / 63 16-03-07


Cible n°04 « Energie – Gestion de lénergie »
2 exigences élémentaires.
8 caractéristiques.

 Renforcement de la réduction de la demande et des besoins énergétiques :


 Assemblage de caractéristiques par types dusages : Recours à des dispositifs
dincitation au comportement économe en énergie  Echelle « oui / non / sans ob-
jet ».
 Assemblage de caractéristiques par types dusages : Recours à des dispositifs per-
mettant de réduire la demande à ce qui est juste nécessaire à lusage  Echelle
« oui / non / sans objet ».
 Récupération de la chaleur densoleillement transmise par les parois vitrées pendant
la période de chauffage  Echelle quantitative.
 Récupération de la chaleur densoleillement transmise par les parois vitrées pendant
la période de refroidissement  Echelle quantitative.
 Assemblage de caractéristiques par types dusages : Récupération de chaleur gra-
tuite par les équipements  Echelle quantitative.
 Assemblage de caractéristiques par types dusages : Besoins énergétiques 
Echelle quantitative.
 Renforcement de lefficacité environnementale des équipements énergétiques :
 Assemblage de caractéristiques par types dusages : Taux de couverture des be-
soins par type dénergie  Echelles quantitatives.
 Assemblage de caractéristiques par types dusages : Principaux effets environne-
mentaux des consommations dénergie  Echelles quantitatives.

Cible n°05 « Eau – Gestion de leau »


3 exigences élémentaires
3 caractéristiques

 Economie de leau potable :


 Assemblage de caractéristiques :
- Recours à des dispositifs de gestion des équipements de distribution et de
fourniture deau froide  Echelle qualitative.
- Recours à des dispositifs de gestion des équipements de production, de distri-
bution et de fourniture deau chaude  Echelle qualitative.
- Recours à des équipements, dune part de récupération, de stockage et de trai-
tement deaux pluviales ou usées, et dautre part de distribution et de fourniture
deau non potable  Echelle qualitative.
 Assurance de lassainissement des eaux usées :
 Recours à des dispositifs de traitement des eaux usées  Echelle qualitative.
 Aide à la gestion des eaux pluviales :
 Aménagement du bâti pour récupérer et stocker les eaux pluviales  Echelle qualita-
tive.

Cible n°06 « Déchets dactivités – Gestion des déchets dactivités »


2 exigences élémentaires.
2 caractéristiques.

 Facilitation des modalités de manutention des déchets :


 Recours à des dispositions permettant la manutention des déchets, adaptées aux
modes de collectes actuel et futur probable  Echelle qualitative.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 59 / 63 16-03-07


 Création de dépôts de déchets dactivités permettant leur éventuel prétraitement différen-
cié :
 Configuration et équipement des dépôts de déchets permettant leur éventuel prétrai-
tement différencié, adapté au mode de collectes actuel et futur probable  Echelle
« oui / non / sans objet ».

Cible n°07 « Maintenance – Maîtrise intégrée de la maintenance »


3 exigences élémentaires.
5 caractéristiques.

 Optimisation des besoins de maintenance :


 Assemblage de caractéristiques par parties du bâti :
- Fiabilité  Echelle qualitative.
- Maintenabilité  Echelle qualitative.
 Assemblage de caractéristiques par types déquipements :
- Fiabilité  Echelle qualitative.
- Maintenabilité  Echelle qualitative.
 Assurance des moyens de maintenance :
 Assemblage de caractéristiques par parties du bâti :
- Disponibilité des moyens de surveillance  Echelle « oui / non ».
- Facilité daccès  Echelle qualitative.
 Assemblage de caractéristiques par types déquipements :
- Disponibilité des moyens de surveillance  Echelle « oui / non ».
- Facilité daccès  Echelle qualitative.
 Maîtrise des effets environnementaux des procédés de maintenance :
 Assemblage de caractéristiques par types de parois et par types déquipements :
Maîtrise de la QE des produits et procédés  Echelle qualitative.

Cible n°08 « Ambiance hygrothermique – Confort hygrothermique dans les locaux »


2 exigences élémentaires.
3 caractéristiques.

 Réalisation des conditions de confort hygrothermique adaptées par types dusage dans les
locaux, durant les périodes doccupation :
 En période de chauffage et en période de refroidissement :
[Les conditions de confort satisfaisantes de température opérative et de vitesse dair
moyenne étant assurées par les équipements de chauffage ou de refroidissement, il
reste à sassurer de lhomogénéité des ambiances en période de chauffage, et de la
maîtrise de lhumidité relative]
 Assemblages de caractéristiques par types de locaux :
 Assemblage de caractéristiques concernant lhomogénéité des ambiances
hygrothermiques :
- Choix des conductances des parois extérieures et du sol (pour maî-
triser lasymétrie de température superficielle des parois verticales,
lasymétrie de température superficielle des parois horizontales, la
température superficielle correcte du sol)  Echelle qualitative.
- Utilisation de systèmes rayonnants (pour lhomogénéité des tempé-
ratures superficielles)  Echelle « oui / non / sans objet ».
- Conformation du système « Ventilation – Chauffage – Refroidisse-
ment » (pour la différence verticale de température dair)  Echelle
qualitative.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 60 / 63 16-03-07


 Maîtrise de lhumidité relative (selon la présence de moyens de maîtrise
de lhumidité relative : type de bâti, système de ventilation, système
dhumidification ou de déshumidification)  Echelle « oui / non / sans ob-
jet».
 Maîtrise des ambiances hygrothermiques par les occupants  Echelle
« oui / non ».
 En période de non-chauffage et en période de non refroidissement :
 Assemblages de caractéristiques par types de locaux :
- Inertie du local aux fluctuations de température dair extérieur  Echelle
qualitative.
- Facteur solaire des parois vitrées  Echelle quantitative.
- Inertie du local aux fluctuations de chaleur densoleillement transmise à
travers les vitrages  Echelle qualitative.
- Dispositif de surventilation  Echelle « oui / non / sans objet ».
 Zonage hygrothermique éventuel :
 Aménagement du bâtiment  Echelle « oui / non / sans objet ».

Cible n°09 « Ambiance acoustique – Confort acoustique dans les locaux »


4 exigences élémentaires.
5 caractéristiques.

 Correction acoustique :
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux : Durée de réverbération 
Echelle quantitative.
 Isolation acoustique :
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux : Isolement acoustique 
Echelle quantitative.
 Affaiblissement des bruits dimpact et déquipements :
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux : Indice daffaiblissement acous-
tique des planchers  Echelle quantitative.
 Assemblage de caractéristiques par types déquipements : Niveau démission sonore
des équipements  Echelle qualitative.
 Zonage acoustique éventuel :
 Aménagement du bâtiment  Echelle « oui / non / sans objet ».

Cible n°10 « Ambiance visuelle – Confort visuel dans les locaux »


3 exigences élémentaires.
3 caractéristiques.

 Relation visuelle satisfaisante avec lextérieur :


 Assemblage de caractéristiques par types de locaux (selon leur usage) : Confort de
vision  Echelle qualitative.
 Eclairage naturel satisfaisant :
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux (selon leur usage) :
- Proportion de locaux éclairés naturellement  Echelle qualitative.
- Assemblage de caractéristiques : Type déclairage naturel  Echelle « oui /
non ».
- Clarté pour les locaux éclairés par des parois extérieures verticales  Echelle
quantitative.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 61 / 63 16-03-07


 Eclairage artificiel satisfaisant et en appoint de léclairage naturel :
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux (selon leur usage) :
- Conformation de léquipement pour fournir les besoins déclairement  Echelle
« oui / non ».
- Efficacité lumineuse des luminaires (K)  Echelle quantitative.
- Qualité de la lumière (IRC)  Echelle quantitative.
- Modalités de commande  Echelle qualitative.

Cible n°11 « Ambiance olfactive – Confort olfactif dans les locaux »


2 exigences élémentaires.
2 caractéristiques.

 Réduction des sources dodeurs désagréables :


 Assemblage de caractéristiques par types de locaux (selon leur usage) : Composition
des revêtements intérieurs des parois des locaux, pour éliminer des sources
dodeurs désagréables et/ou leurs supports : Echelle qualitative.
 Ventilation permettant lévacuation des odeurs désagréables :
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux (selon leur usage) :
- Possibilité de modulation du débit volumique de renouvellement dair  Echelle
« oui / non / sans objet ».
- Possibilité de régulation du débit volumique de renouvellement dair  Echelle
« oui / non / sans objet ».
- Dispositifs dutilisation de parfums  Echelle « oui / non / sans objet ».

Cible n°12 « Espaces des locaux – Maîtrise des risques sanitaires des espaces des lo-
caux »
3 exigences élémentaires.
4 caractéristiques.

 Création de caractéristiques non aériennes satisfaisantes des ambiances intérieures :


 Assemblage de caractéristiques par types de locaux (selon leur usage) : Dispositions
pour limiter les champs émis par les équipements électriques  Echelle « oui / non /
sans objet ».
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux (selon leur usage) : Choix des
revêtements des faces intérieures des parois délimitant les espaces intérieurs 
Echelle qualitative.
 Création des conditions dhygiène :
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux (selon leur usage) :
- Configuration et finitions des espaces intérieurs  Echelle qualitative.
- Choix des revêtements des faces intérieures des parois délimitant les espaces
intérieurs  Echelle qualitative.
- Installation déquipements ou prévision dinstallation ultérieure
déquipements  Echelle qualitative.
 Facilitation du nettoyage et de lévacuation des déchets dactivités :
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux (selon leur usage) :
- Configuration et finitions des espaces intérieurs  Echelle qualitative.
- Choix des revêtements des faces intérieures des parois délimitant les espaces
intérieurs : Echelle qualitative.
- Installation déquipements ou prévision dinstallation ultérieure
déquipements  Echelle qualitative.

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 62 / 63 16-03-07


Cible n°13 « Air dans les locaux – Maîtrise des risques sanitaires de lair des locaux »
4 exigences élémentaires.
6 caractéristiques.

 Gestion des risques de pollution par le bâtiment (les produits de construction et les équi-
pements) :
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux : Composition satisfaisante des
parois (de leur partie superficielle en particulier)  Echelle qualitative.
 Assemblage de caractéristiques par type déquipements : Configuration des équipe-
ments évitant dune part la fixation et la diffusion de polluants, et dautre part la proli-
fération et la diffusion des polluants, avec lhypothèse dune maintenance correcte 
Echelle qualitative.
 Gestion des risques de pollution par lenvironnement extérieur (radon et air extérieur pol-
lué) :
 Etanchéité du bâti par rapport au sol  Echelle « oui / non / sans objet ».
 Dispositifs de dépollution de lair extérieur  Echelle « oui / non / sans objet ».
 Gestion des risques de pollution par les activités (entretien, maintenance et adaptation des
bâtiments) :
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux (selon leur usage) : Recours à
des modes dentretien, de maintenance et dadaptation aux risques sanitaires maîtri-
sables (en ayant seulement recours soit à la ventilation naturelle lorsquelle est pos-
sible soit à la modulation de la ventilation forcée)  Echelle « oui / non / sans ob-
jet ».
 Ventilation pour la qualité de lair :
 Assemblage de caractéristiques par types de locaux (selon leur usage) : Dispositif de
modulation ou de régulation du débit de renouvellement dair neuf, avec lhypothèse
dun système de ventilation satisfaisant du point de vue sanitaire en période dusage
normal  Echelle « oui / non / sans objet ».

Cible n°14 « Eau – Maîtrise des risques sanitaires de leau »


3 exigences élémentaires.
4 caractéristiques.

 Protection du réseau de distribution collective deau potable :


 Dispositifs anti-retours sur le réseau de distribution collective : Echelle « oui / non ».
 Maintien et amélioration éventuelle de la qualité de leau potable dans les bâtiments :
 Dispositions et dispositifs pour éviter les risques de perturbation de la qualité de leau
potable  Echelle « oui / non ».
 Dispositions et dispositifs pour améliorer la qualité de leau potable : Echelle « oui /
non / sans objet ».
 Gestion sanitaire des réseaux deaux non potables :
 Assemblages de caractéristiques par réseaux deaux non potables :
- Configuration du bâti pour le stockage deaux non potables  Echelle « oui /
non / sans objet ».
- Dispositifs pour traiter la qualité des eaux non potables utilisées  Echelle « oui
/ non ».
- Dispositions et dispositifs pour éviter les risques sanitaires liés à lutilisation
deaux non potables  Echelle qualitative.

 

D2C : Définition QEB (D1+D2+D3) 63 / 63 16-03-07