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[ 28 JUIN 2012 – N° 22 ]

La newsletter pour décideurs

Approvisionnement électrique

WWW.FEB.BE
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Enfin le temps des décisions… définitives !

WWW.FEB.BE Enfin le temps des décisions… définitives ! S’il y a bien un dossier en Belgique

S’il y a bien un dossier en Belgique qui joue au Yo-yo, c’est celui relatif à la prolongation… ou non de la durée d’exploitation des trois premiers réacteurs nucléaires du pays. Cette incertitude, ainsi que d’autres (dont le man- que de vision politique), a fortement pesé sur le climat d’investissement dans notre pays et met notre sécurité d’approvisionnement électrique à mal.

Le rapport de la DG Energie sur les capacités de production, commandité par le cabinet du Secrétaire d'État à l'Environnement, à l'Éner- gie et à la Mobilité, Melchior Wathelet, le confirme : nous manquons de moyens de pro- duction à certains moments critiques. Et il y a urgence à y remédier. D'autant plus que le défi est double : à cette sous-production – qui traduit un manque de production par rapport à la demande – s'ajoute une surproduction – qui traduit, quant à elle, une trop forte production d’électricité (nucléaire, éolienne, photovol- taïque, …) par rapport à la demande. Quatre pistes – qui ne s'excluent pas l'une l'autre –

peuvent aider à résoudre ce double défi. Ces pistes sont à envisager simultanément et doi- vent être investiguées. Il s’agit :

• de l’importation en provenance des pays voisins (ou l’exportation vers ces pays). Il faut cependant que ces pays soient en mesure d’exporter (ou d'importer). Le seront-ils s’ils se trouvent également en situation de sous-production (ou surproduc- tion) en même temps que nous ? À cela s'ajoute la question de la suffisance et de la disponibilité des interconnexions aux fron- tières ;

• de la possibilité qu’ont les consommateurs de diminuer leur consommation. Ainsi, il leur serait proposé, contre rémunération, de réduire leur consommation aux moments critiques de sous-production. La réglemen- tation actuelle empêche la valorisation de cette piste prometteuse ;

• de la possibilité / de l'obligation de faire participer les sources renouvelables à l’équilibre du réseau en diminuant leur pro- duction sous certaines conditions ;

• du maintien des moyens de production actuellement en activité et de l’attrait de nouveaux investissements. Pour ce faire, il s’agit soit de laisser fonctionner le marché avec des prix non régulés, pouvant être très élevés, soit de rémunérer directement (indé- pendamment de la production électrique)

les moyens de production en vue de s’assu- rer de leur existence en suffisance.

Ce n'est que dans le cadre d’une vision claire et cohérente du système énergétique de demain que la sécurité d’appro- visionnement sera assurée.

Notre système électrique est à un tournant de son évolution. La libéralisation du marché et l’intégration de plus en plus d’énergies renou- velables variables (éoliennes et panneaux pho- tovoltaïques) nous amènent à devoir adapter le mode de fonctionnement du marché. Et ce n'est que dans le cadre d’une vision claire et cohérente du système énergétique de demain et via les quatre pistes précitées – ainsi que les choix politiques qui seront faits à leur égard – que la sécurité d’approvisionne- ment sera assurée. Ces choix, rappelons-le, doivent non seulement prendre en compte la sécurité d’approvisionnement, mais aussi la compétitivité des entreprises et l’environne- ment. La balle est à présent dans le camp du gouvernement.

RUDI THOMAES, ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ

À ÉPINGLER

RUDI THOMAES, ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ À ÉPINGLER > PENSIONS > Le bonus de pension n’est pas la

> PENSIONS > Le bonus de pension n’est pas la bonne méthode pour encourager le prolongement de la vie active

DÉVELOPPEMENT DURABLE > Rio+20 confirme l’importance du développement durable

BENELUX > Des résultats concrets S.V.P. !

HEBDOMADAIRE — BUREAU DE DÉPÔT : SINT-NIKLAAS — P409959

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE

23,6%
23,6%

Handicap de la Belgique au niveau des coûts salariaux

Avec un coût horaire s’élevant à 39,3 EUR, la Belgique est bien devant la France (34,2 EUR), les Pays-Bas (31,1 EUR) et l’Allemagne (30,1 EUR). L'évolution plus élevée des coûts horaires augmente son handicap au niveau des coûts

salariaux, qui s’élève à 23,6% en 2011.

[ INFOR FEB 22 — 28 JUIN 2012 ]

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DÉVELOPPEMENT DURABLE

Rio+20 confirme l’importance du développement durable

Peu de nouveautés dans les accords conclus entre les chefs d’État lors de la Conférence des Nations unies sur le développement durable. Le Sommet de Rio de Janeiro la semaine dernière, mieux connu sous le nom de Rio+20, a surtout servi à confirmer les prin- cipes approuvés il y a vingt ans. La déclaration

politique souligne l’importance de l’économie verte et encourage chaque État membre à s’en- gager sur la ‘voie verte’ sans retard. Il lance également l’idée d’élaborer des objectifs de développement durable, fondés sur les ‘mille- nium development goals’. Leur mise en œuvre après la conférence de Rio s’inscrira dans un processus intergouvernemental transparent, ouvert à toutes les parties prenantes. Le texte de Rio+20 confirme les engagements anté- rieurs des États membres visant à supprimer progressivement les subsides inefficaces en faveur des combustibles fossiles et à dévelop- per un programme décennal en matière de consommation et de production durables. L’accord contient également des éléments concernant la gestion durable de l’eau, des océans, de l’alimentation, des montagnes, de l’énergie, etc. Il fait aussi référence à l’initia- tive ‘Sustainable Energy 4 All’ lancée par Ban Ki-moon en septembre 2011. À la demande des pays en développement, un chapitre est consacré au financement. Ce texte invite à un processus intergouvernemental d’analyse des moyens nécessaires pour le développement durable. Les 190 États membres réunis autour de la table des Nations unies n’ont pu se

réunis autour de la table des Nations unies n’ont pu se ACTION FEB > Markus Beyrer
réunis autour de la table des Nations unies n’ont pu se ACTION FEB > Markus Beyrer

ACTION FEB

> Markus Beyrer à la tête de BUSINESSEUROPE

Rudi Thomaes a participé au Conseil des pré- sidents de BUSINESSEUROPE, qui s’est tenu le 15 juin à Copenhague. Il a pris part à l'échange de vues avec la Première ministre danoise Helle Thorning-Schmidt sur les mesures en faveur de la croissance en Europe. Il a également approuvé la nomination de Markus Beyrer au poste de Directeur général de BUSINESSEUROPE dès le 1 er janvier pro- chain, en remplacement de Philippe de Buck. Markus Beyrer, 46 ans, fut notamment

de Philippe de Buck. Markus Beyrer, 46 ans, fut notamment Markus Beyrer, nouveau Directeur général de

Markus Beyrer, nouveau Directeur général de BUSINESSEUROPE dès le 1 er janvier 2013.

Directeur général de la fédération autrichien- ne des employeurs. Le Président de BUSI- NESSEUROPE J. Thumann a tenu à remercier Rudi Thomaes pour sa contribution active aux travaux de BUSINESSEUROPE durant son mandat à la FEB et pour son engagement per- sonnel dans l’organisation de l'European Business Summit (EBS).

Olivier Joris – oj@vbo-feb.be

> Sauvegarder la zone euro

La FEB a sensibilisé le Premier ministre Elio Di Rupo aux messages prioritaires des entreprises pour le Conseil européen des 28 et 29 juin 2012. Elle a souligné que tout doit être entre- pris afin de sauvegarder l’euro et la cohérence de la zone euro pour, ainsi, contribuer à la confiance des marchés financiers, des entre- prises et des citoyens. Par ailleurs, les efforts de solidarité envers les pays en difficulté doi- vent être assortis, d’une part, d’un engage- ment ferme des autorités concernées à

mettre d’accord que sur leur plus grand com- mun diviseur. Logique, puisque le niveau de développement et l’intégration de l’économie verte diffèrent fortement entre les pays du Nord et du Sud. La Commission européenne estime que les résultats sont conformes aux attentes, mais moins ambitieux que souhaité et néces- saire. Pour la FEB, il est surtout important de ne pas en rester à la réflexion, mais de passer à l’action ! Chaque acteur doit prendre ses res- ponsabilités pour réaliser une société durable. Au terme du sommet Rio+20, la FEB conti- nuera donc à sensibiliser ses membres et à les encourager à prendre en considération les trois piliers du développement durable de manière efficace, mais pragmatique, dans toutes leurs activités.

Birgit Fremault – bf@vbo-feb.be

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BENELUX

Des résultats concrets S.V.P. !

La Belgique occupe actuellement la présiden- ce tournante de l’Union Benelux, dont le Traité modifié – actualisant les contours de cette col- laboration entre la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas – est entré en vigueur en 2010. Le Secrétariat général du Benelux a lancé une consultation relative à son programme de tra- vail 2013-2016. Dans le cadre de l’approfon-

respecter scrupuleusement leurs obligations et, d’autre part, d’une politique de ‘tolérance zéro’ à l’égard de tout type de fraude. La FEB a également soutenu la poursuite des pro- grammes d’assainissements des finances publiques, indispensables pour combler dura- blement les déficits du passé ; le retour à un équilibre budgétaire structurel en Europe ne fera que renforcer son potentiel de croissance, et non l’inverse. Enfin, elle a plaidé pour l’adoption en l’état des sept recommandations adressées fin mai à la Belgique par la Commission et leur mise en œuvre intégrale. Par ailleurs, Rudi Thomaes, administrateur délégué de la FEB, a fait partie de la déléga- tion de BUSINESSEUROPE qui a abordé ces thèmes ce mardi avec le président de la Commission, José Manuel Barroso, le prési- dent du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et le Commissaire aux Affaires éco- nomiques et monétaires Olli Rehn.

Olivier Joris – oj@vbo-feb.be

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[ INFOR FEB 22 — 28 JUIN 2012 ]

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PENSIONS

Le bonus de pension n’est pas la bonne méthode pour encourager le prolongement de la vie active

Le Pacte des générations, de 2005, institue un bonus de pension dans les régimes des travailleurs salariés et indépendants. Si le travailleur poursuit sa carrière au-delà de 62 ans ou après une carrière de 44 ans, un bonus est accordé. Le bonus se calcule par jour effectivement pres- té et peut dans l’hypothèse maximale se chiffrer à 225 EUR par mois. Le bonus doit être évalué avant d’être prolongé ; la date d’expiration étant le 1 er décembre 2013. Le rapport d’évaluation du Comité d’étu- de sur le vieillissement (CEV) prévu dans les dispositions légales vient d’être publié. Les conclusions sont claires : ‘l’impact du bonus de pen- sion sur la continuation de l’activité est faible, voire très faible ou même nul’. Pourquoi ? Parce que la majorité des citoyens ne le connais- sent pas et parce que des coutumes et pratiques courantes de départ à la pension diminuent l’effet potentiel de ce bonus sur la continuation

l’effet potentiel de ce bonus sur la continuation de l’activité. Pour le CEV, d’autres incitants

de l’activité. Pour le CEV, d’autres incitants financiers peuvent avoir un rôle bien plus important : le fait de prendre une prépension car le reve- nu tiré de la prépension (avec le complément payé par l’entreprise) peut être supérieur à celui d’une pension. Un deuxième incitant examiné par le CEV est celui du bénéfice d’une pension complémentaire; si celle-ci peut être liquidée à 60 ans et est plus élevée que le bonus de pension, celui-ci ne jouera pas son rôle d’incitant. Une mesure comme celle pri- se récemment par le gouvernement, et qui consiste à augmenter la condition de carrière pour partir en retraite anticipée, a beaucoup plus d’impact. Le CEV suggère donc que de nouvelles mesures poursuivant le même objectif de prolongement de l’activité professionnelle soient prises.

Le mécanisme du bonus de pension coûte cher et son efficaci- té pour prolonger la vie active n’est pas démontrée. Dans cette perspective, la FEB pense qu’il faut réfléchir à d’autres mesures, y compris dans le

régime des fonctionnaires où, là aussi, le complément pour âge va peser très lourd dans les pensions du secteur public, puisqu’il est accordé dès 60 ans et que, d’ici 2016, la retraite anti- cipée débutera à 62 ans.

d’ici 2016, la retraite anti- cipée débutera à 62 ans. Le mécanisme du bonus de pension

Le mécanisme du bonus de pension coûte cher et son efficacité pour prolon- ger la vie active n’est pas démontrée.

Bernadette Adnet – ba@vbo-feb.be

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dissement de leurs collaborations thématiques, les trois organisations d’employeurs du Benelux – la FEB, la FEDIL et le VNO-NCW – ont pris part à cette consultation. Privilégiant le pragmatisme dans leur réaction conjointe, les trois fédérations ont plaidé pour davantage de concertation entre les autorités des pays Benelux sur les dossiers européens d’actualité. Ceci, afin de défendre plus fréquemment des positions communes lors des réunions du Conseil et du Conseil euro- péen. Par ailleurs, elles ont recommandé au Benelux de focaliser ses travaux sur des dos- siers concrets, significatifs pour les trois pays ou à caractère transfrontalier, plutôt que de dédoubler les débats en cours au niveau euro- péen. Elles ont également demandé que les autorités nationales du Benelux accentuent leurs collaborations en matière de transposition des directives européennes, afin de contribuer à l’instauration d’un réel ‘level-playing field’, et qu’elles assurent une meilleure promotion en Europe de leurs bonnes pratiques en matière de collaboration administrative transfrontaliè- re. Enfin, elles ont plaidé pour que l’on amé-

re. Enfin, elles ont plaidé pour que l’on amé- liore les connexions ferroviaires entre les trois

liore les connexions ferroviaires entre les trois pays Benelux.

Olivier Joris – oj@vbo-feb.be

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CONFÉRENCE INTERNATIO- NALE DU TRAVAIL

Top ou flop ?

La 101 e Conférence internationale du travail, le 'parlement' annuel de l'Organisation inter- nationale du travail, s'est clôturée le 15 juin dernier avec quelques points forts, mais aussi un sérieux bémol. Parmi les points forts, citons l'adoption d'une recommandation autonome et d'une résolution sur un socle de protection sociale, un concept d’accès universel de base aux soins de santé et à un minimum de sécu- rité de revenu, dans une perspective de pro- gression. Le débat général sur l'emploi des jeunes a débouché sur une résolution et la visi- te d'Aung San Suu Kyi a été une véritable réus- site. Cette militante pour la liberté est aussi une ambassadrice engagée en vue d'attirer les investissements au Myanmar, maintenant que

les sanctions de l'OIT à l'encontre de ce pays ont été levées pour un an. En revanche, la dis- cussion au sein de la Commission des normes s'est avérée nettement moins positive. Pour la première fois depuis 1926, aucun 'cas' d'in- fraction aux normes n'a été traité. Une deman- de formulée par les employeurs de clarifier le statut des interprétations des experts sur le droit de grève dans le cadre de la Convention 87 (liberté syndicale) a été rejetée. Dès lors, aucun consensus n'a finalement pu être atteint au sujet des cas à traiter. Le groupe patronal n'a jamais eu l'in- tention de remettre en question le système de contrôle de l'OIT. Une concertation informelle préalable au prochain Conseil d'administration devra à présent apporter une solution, afin que le travail de la Commission des normes puisse reprendre. Le principal point à retenir de la Conférence est le concept de socle de protec- tion sociale, qui offrira à des millions de per- sonnes des perspectives de vie et de travail décents.

Kris De Meester – kdm@vbo-feb.be

offrira à des millions de per- sonnes des perspectives de vie et de travail décents. Kris

[ INFOR FEB 22 — 28 JUIN 2012 ]

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AGENDA

Le cloud computing pour les entreprises : quels sont les atouts et comment en maîtriser les risques ?

DATE :

12 SEPTEMBRE 2012

Les promesses d’économies et de gains d’efficacité du cloud computing sont tentan- tes.

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LIEU :

FEB, Brussels

INFO : Service Events

T 02 515 08 91

events@vbo-feb.be

LIEU :

FEB, Brussels

INFO : Service Events

T 02 515 08 36

events@vbo-feb.be

SERVICES D’INTÉRÊT ÉCONOMIQUE GÉNÉRALINFO : Service Events T 02 515 08 36 events@vbo-feb.be 17.09.2012 VBO FORUM FEB BRUSSELS SQUARE

17.09.2012 VBO FORUM FEB BRUSSELS SQUARE be. international www.beinternational.be
17.09.2012
VBO FORUM FEB
BRUSSELS SQUARE
be. international
www.beinternational.be

sur cette base qu'elle mènera une série d’ac- tions envers les diverses autorités concernées

Anne-Laurence Cock – alc@vbo-feb.be

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concernées Anne-Laurence Cock – alc@vbo-feb.be > (*) Pour plus d’information, voir www.feb.be >

(*) Pour plus d’information, voir www.feb.be > Dossiers > Europe

SOCIÉTÉS COMMERCIALES

Quoi de neuf sous le ciel européen ?

Ces derniers mois, l’Union européenne a pris un certain nombre d’initiatives importantes pour le fonctionnement des sociétés com- merciales. En octobre 2012, la Commission devrait publier un plan d’action (sous la for- me d’une communication) sur la gouvernance d’entreprise et le droit des sociétés. Ce plan couvrira la période 2013-2015. Il sera le fruit des résultats de deux consultations publiques de la Commission sur ces deux sujets. Le volet ‘gouvernance d’entreprise’ devrait aborder la question de la rémunération des dirigeants, l’implication des actionnaires dans la gouver- nance d’entreprise ou encore le suivi et l’ap- plication des codes de gouvernance

d’entreprise. Le volet ‘droit des sociétés’, quant à lui, devrait s’articuler, entre autres, autour de la question de la mobilité trans- frontalière des sociétés : comment pourrait-on faciliter le transfert transfrontalier du siège d'une entreprise ? De nouvelles dispositions devraient être prises en matière de capital. Dans ce cadre, une des questions clés a trait aux exigences de capital minimal et au main- tien du capital des sociétés. La modification de la directive sur les obliga- tions de transparence et d’information des sociétés cotées est un élément important de la politique européenne. L’objectif est de garantir un niveau élevé de confiance des investisseurs. Dans cette optique, les sociétés cotées doivent publier des informations pério- diques sur leurs résultats en cours d’exercice et des informations actualisées sur la déten- tion de pourcentages importants de droits de vote. La nouvelle directive est attendue pour la fin de l’année. On épinglera également la proposition de réglementation sur les abus de marché. La proposition a pour but de tenir compte des évolutions des marchés financiers et d’assu- rer l’intégrité du marché et la protection des investisseurs. L’objectif est, entre autres, de renforcer les pouvoirs d’investigation et de sanction des autorités de régulation et de réduire la charge administrative pour les PME cotées, qui devraient être dispensées en prin- cipe d’établir les listes d’initiés potentiels. Le texte fait l’objet de discussions au Parlement européen et au Conseil.

Christine Darville – cda@vbo-feb.be

Vers une saine concur- rence entre opérateurs publics et privés ?

La thématique des services d’intérêt écono- mique général (SIEG) est complexe, multiple et évolutive, tant leur interprétation ainsi que l’organisation et le financement de leur pres- tation varient fortement d’un État à un autre. De plus, il s’agit d’un thème sensible, car lié à la définition des tâches des pouvoirs publics et du rôle dévolu au secteur privé. Enfin, les entreprises sont confrontées sur certains seg- ments d’activité à une concurrence accrue de la part d’opérateurs publics, voire à une concurrence faussée, sur le plan fiscal notam- ment. À la lumière de l’évaluation de la récen- te modernisation de l’encadrement européen des SIEG, la FEB a actualisé avec ses membres sa grille d’analyse et a défini une série de pistes d’actions futures (*).

La priorité de la FEB est d’assurer un maximum de concurrence saine et non faus- sée entre opérateurs publics et privés actifs sur le même marché. Trois axes sont suscep- tibles d’y contribuer : 1) le critère de marché dans l’application des règles de concurrence, 2) l’importance de la transparence à divers niveaux (définition, attribution et règles d’exé- cution des missions, modalités de finance- ment, traitement réservé aux gains d’efficience, tenue de comptes séparés) et 3) l’égalité de traitement sur le plan tant de la concurrence que de la fiscalité (cf. application de la TVA, de l’ISOC et des précomptes). C'estet a défini une série de pistes d’actions futures (*). FEB – Fédération des Entreprises de

FEB – Fédération des Entreprises de Belgique ASBL

rue Ravenstein 4 – 1000 Bruxelles – tél. 02 515 08 11 – fax 02 515 09 15

RÉDACTION : Anne Michiels – tél. 02 515 09 44 – am@vbo-feb.be

Thérèse Franckx – tél. 02 515 09 50 – tf@vbo-feb.be

ÉDITEUR RESPONSABLE : Charles Gheur – rue Ravenstein 4 – 1000 Bruxelles

PUBLICATION MANAGER: Stefan Maes – tél. 02 515 08 43 – sm@vbo-feb.be

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CHANGEMENTS DADRESSE : FEB – Service mailing – tél. 02 515 09 06 – fax 02 515 09 55 – mailing@vbo-feb.be

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L’Infor est imprimé sur du papier issu de la gestion durable des forêts. La gestion durable des forêts tient compte de l'écosystè- me forestier, respecte les aspects sociaux (droits des populations indigènes et des travailleurs forestiers*) et est responsable d'un point de vue économique.