INTRODUCTION A LA MICROECONOMIE
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La microéconomie est un outil de travail utilisé dans les différents champs
de l’économie.
La microéconomie étudie le fonctionnement économique des sociétés
à travers le choix économique des agents et leurs interactions: consom-
mateurs, travailleurs, entreprises. Elle étudie les comportements et les déci-
sions économiques des unités économiques (consommateurs, travailleurs,
entreprise, Etat) en utilisant des raisonnements théoriques pour rendre compte
des phénomènes observés.
Comprendre les marchés de concurrence pure et parfaite et savoir analy-
ser les modes détermination des prix sur un marché de concurrence.
L’économie mondiale a connu des changements importants au cours des
30 dernières années (changement et innovations technologiques,changements
organisationnels, ouverture des économies et intensification des échanges)
Modèle : représentation schématique de la vie réelle, représenter les com-
portements des consommateurs et des entreprises pour expliquer leurs in-
teractions sur les marchés. Un modèle est donc une représentation de la vie
réelle. En microéconomie, on tente d’expliquer de manière assez simple les
phénomènes économiques, de comprendre les marchés, stratégies des entre-
prises et les décisions des consommateurs. Avec ces études, on formule des pré-
visions et on teste des scénarios de politique économique. Le but est de trouver
des explications à ce qui se passe et expliquer le fonctionnement des marchés. Et
en fonction, des comportements, de pouvoir tester des politiques économiques
puisque l’état s’immisce aussi dans les marchés.
I. Objet de la théorie et de la connaissance économique
Edmond Malinvaud: « l’économie est la science qui étudie comment les
ressources rares sont employées pour la satisfaction des hommes qui vivent en
société ». L’économie est une des sciences du comportement humain qui étudie
comment les hommes et les femmes décident et s’organisent pour produire,
consommer, distribuer des biens et services destinés à satisfaire leurs besoins.
Elle s’intéresse a différentes opérations : production, consommation et réparti-
tion. Il y a aussi les espaces économiques, les institutions qui intéressent l’écono-
mie: l’état, les marchés, la famille…
La microéconomie est donc une science, une discipline qui dispose de
connaissances plus ou moins unifiées permettant de comprendre, d’expliquer et
d’interpréter le réel à partir de théories (concepts et hypothèses), de méthodes
d’expérimentation.
Les 1ers économistes ne faisaient pas de distinction entre la micro et la
macro (cela s’est défini a/ Keynes) : c’est le développement de ses études qui ont
conduit à former deux domaines différentes définitions de l’économie dans l’his-
toire de la pensée économique :
· Approche des classiques: définir l’économie par son objet. Au XVIII la ri-
chesse est principalement matérielle qui vient principalement des activités
industrielles et agricoles. Economie = science des richesses, Adam Smith.
· Approche de l’économie en temps que la science des échanges marchands
et des prix : un bien n’obtient de la valeur qu’au moment où il s’échange -
> la théorie des néoclassiques = la nature des relations entre agents éco-
nomiques à l’occasion des actes économiques. Ils introduisent la notion
d’utilité. L’économie étudie le comportement d’individus et de groupes
d’individus dans les processus de production, de consommation et
d’échanges de biens et services sur les marchés. fin du XIX.
· Approche de l’économie définie par la nature des problèmes traités : l’éco-
nomie est donc la science des choix efficaces, elle s’opère dans un
contexte où les ressources sont limitées donc il faut prendre des décisions
efficaces par rapport à nos besoins. Définition de Robins , 1947.
II. Démarches et méthodes de l’économie
La micro et la macro n’ont pas la même échelle d’analyse: en macro on ré-
sonne sur des valeurs globales de l’économie: PIB, revenu global, indice des prix,
investissement des entreprises, consommation et épargne, emploi et chômage,
etc. Étude des flux monétaires et matériels entre les grandes catégories d’agents
économiques : ménages, entreprises, institutions financières, administrations pu-
bliques, etc.
La micro: échelle d’analyse des unités économiques, étude des comporte-
ments et des décisions des agents économiques au niveau individuel et à leurs
interactions sur les marchés. Démarche d’individualisme méthodologique. La mi-
cro étudie les comportements des agents économiques au niveau individuel ( en
tant que consommateur, travailleur, entreprise).
Exemple: Lorsque le prix du beurre augmente, les consommateurs
achètent plus d’huile d’olive: micro -> comportement économique. Une récession
pourrait être évitée si la consommation des ménages augmente: macro
–types : consommateurs, travailleurs, entreprises Comment prennent-ils leurs
décisions économiques ? Dans quel cadre ?
- Comment au niveau individuel, les ménages et les entreprises prennent leurs
décisions économiques. Expliquer les décisions d’achat des consommateurs, les
décisions de production des entreprises, les décisions pour un individu de consa-
crer X heures de son temps au travail.
-Comment les interactions entre individus ou groupes d’agents expliquent le
fonctionnement des marchés et les stratégies des entreprises.
-Comment ils ajustent leurs décisions aux variations de prix, de revenu etc. -
Comment ils réagissent aux changements des conditions économiques et aux in-
terventions publiques.
L’économie cherche à expliquer les phénomènes observés. Comme tout
discours scientifique, la microéconomie construit des théories pour donner du
sens aux phénomènes observés. Elle adopte une démarche de modélisation des
phénomènes pour simplifier la réalité.
On peut expliquer les phénomènes observés grâce aux théories économiques :
La théorie économique : des concepts, des hypothèses des relations, des explica-
tions et des phénomènes économiques: raisonnement logique, conclusions.
Le modèle : une représentation simplifiée et schématique du phénomène qu’on
cherche à expliquer où l’on cherche à déterminer les variables qui expliquent une
autre variable. Maquette du comportement du consommateur.
Maquette du comportement du consommateur: variables explicatives (va-
riables exogènes), relation de causalité : des mécanismes; variable expliquée
(variable endogène). Ex : consommation de pêches (variable expliquée): saison,
prix des pêches, revenu, qualité, prix des autres produits (variable explicative).
Y= F(prix) en considérant que les variables sont données (cela fait référence à
toutes choses étant égale par ailleurs).
La confrontation aux faits et aux observations (données empiriques) : le
modèle et la théorie économique retracent ils correctement la réalité ? le modèle
est-il réfuté ? doit-on réviser les hypothèses ?
Approche hypothético déductive: définition du phénomène et hypothèses:
déduction des implications et des résultats, confrontation avec les observations,
confirmation ou réfutation. Ex : dans une situation de monopole, les entreprises
augmentent plus leurs prix que dans une situation de concurrence pure et par-
faite.
III. Concepts essentiels et hypothèses de la microéconomie
La microéconomie s’inscrit dans la théorie néoclassique. L’économie
comme science des choix efficaces est particulièrement adaptée pour définir la
microéconomie et ses développements :
- Comportements d’offre et de demande
- Étude des différentes formes de marché
La microéconomie est une science de décisions rationnelles, avec un mo-
dèle de comportement qui implique des calculs d’intérêt et d’arbitrage.
- Utiliser au mieux son budget pour satisfaire ses besoins de consommation.
- Choisir la technique de production la moins coûteuse pour obtenir un ni-
veau donné de production.
- Choisir de poursuivre ou non des études.
Les agents économiques prennent des décisions en fonction de leurs be-
soins et capacités, on étudie donc leurs choix et leurs arbitrages qui dépendent
des prix (notion de coût d’opportunité): par exemple, les consommateurs ont un
budget limité à consacrer à l’achat de biens et de services. Le prix a un rôle sur
la manière dont les individus vont interagir dans les marchés.
Aussi, selon le type de marché, les interactions sont différentes: concur-
rence, monopole…
Biens et services économiques : est considéré comme économique tout bien ou
service utile à la satisfaction d’un besoin et disponible en quantité limitée.
La rareté : ce qui caractérise la disponibilité des ressources- (produits, matières
premières, revenus, facteurs de production, temps de production…)
En microéconomie, il y a des concepts essentiels comme :
L’utilité qui est un fondement de la valeur des biens et services (chez les
classiques, la valeur provient du travail et du capital -> c’est la valeur objective)
(chez les néoclassiques, c’est l’utilité d’un B ou S qui lui donne sa valeur).
Le raisonnement marginaliste (raisonnement à la marge, ce qui intéresse
le plus souvent, c’est de savoir si on va consommer un peu plus ou un peu moins
dans l’alimentation pour pouvoir se procurer un peu plus ou un peu moins de pro-
duits luxueux). La rationalité individuelle est une hypothèse essentielle.
Deux principes ou hypothèses sur les comportements: le producteur
cherche à faire un maximum de profit ou un consommateur cherche à optimiser
son budget: choisir ce qui est le meilleur : c’est le principe d’optimisation. Il y a
aussi le principe d’équilibre: situation où le actions des différents agents écono-
miques sont compatibles, c’est le processus d’ajustement des prix.
Avec les modèles, on représente de manière simplifiée les comportements.
Analyse positive (étudier ce qui est) et analyse normative (étudier ce qui devrait
être)
CHAPITRE I- LA DEMANDE, L’OFFRE ET L’EQUILIBRE SUR UN MARCHE DE
CONCURRENCE PURE ET PARFAITE
PARTIE 1. LA DEMANDE, L’OFFRE ET L’EQUILIBRE SUR UN MARCHE
CONCURRENTIEL
Étude de l’équilibre sur un marché de concurrence pure et parfaite à partir
du modèle offre/demande: approche d’équilibre partiel. Alfred Marshall, princi-
ples of economics (1890).
1) Agents économiques, situation de marché et concurrence pure et parfaite
a) Les agents économiques, des « agents-types »
Les consommateurs : étude de leurs décisions de consommation et étude de
leur budget. Ils ont des préférences et cherchent à maximiser la satisfaction
(l’utilité) tirée de la consommation de certains biens et services (compte tenu des
contraintes de revenu)
Des consommateurs qui ont des gouts, des préférences et qui veulent maximiser
leur consommation de bien et de services en sachant qu’ils ont un budget limité.
Les producteurs : étude des décisions de production et de mise sur le marché
de cette production. C’est un choix de la technique de production, il y a des déci-
sions quant aux quantités de facteurs de production à acheter et la quantité à
produire selon les conditions du marché. Les producteurs eux veulent maximiser
leurs profits malgré les contraintes qui sont soumises à eux (cout matière pre-
mière, salaires, machines…).
Recette totale (de production) - Cout total (de production).
b) Marché et étendue du marché
Ils sont au centre de l’activité économique dans une économie capitaliste.
Le marché : c’est le lieu de rencontre entre offreurs et demandeurs, désigne le
mécanisme d’échange de biens et services entre offreurs et demandeurs. Le
marché désigne l’ensemble d’acheteurs et de vendeurs qui déterminent par leurs
actions le prix d’un bien et les quantités échangées.
Les frontières d’un marché ou d’une étendue de marché:
· Le bien ou service échangés
· Les acheteurs : des consommateurs qui achètent des biens et des ser-
vices, des entreprises qui achètent du capital, du travail et des matières
premières
· Les vendeurs : les entreprises qui vendent leurs biens et services, des tra-
vailleurs qui offrent les services de leur travail, les propriétaires de res-
sources qui louent des biens fonciers et vendent des matières premières.
· Les transactions effectives ou potentielles c’est-à-dire des actions d’achat
et de vente (acheteurs et vendeurs qui définissent le prix d’un bien et sa
quantité échangée: le prix de marché)
· La taille du marché : local, national, international.
Il faut délimiter de quel marché on parle, les entreprises doivent savoir
pour connaitre leurs concurrents et pouvoir savoir quelles politiques mettre en
place. Les marchés sont de différentes nature: la première chose qui caractérise
c’est le bien ou le service échangé. Il y a aussi le marché du travail et celui des
capitaux et de l’investissement.
L’étendue de marché : qui inclure dans un marché particulier ?
- Il faut définir les acheteurs et les vendeurs du bien ou du service consi-
déré,
- Le type et la gamme de biens produits et vendus (ex : pour le marché du
carburant, il y a le marché du super et le marché du gazole),
- La frontière géographique (ex : marché de l’immobilier),
- Les possibilités d’arbitrage (marché de l’or).
c) Les marchés concurrentiels et non concurrentiels
Marché concurrentiel ou de concurrence parfaite.
- Plusieurs acheteurs et plusieurs vendeurs, chacun ayant un effet négligeable
(aucun poids) sur le prix du produit. Ils sont preneur de prix. Exemple : les mar-
chés de matières premières en général, marché du blé, marché du cuivre.
Marché non concurrentiel ou de concurrence imparfaite.
- Un ou quelques vendeurs qui ont une influence sur le prix du produit (price Ma-
ker)
- Marché de monopole ou d’oligopole.
Exemple : le marché de la téléphonie mobile aux Etats-Unis, Coca Cola et Pepsi
sur le marché du cola au niveau mondial etc.
L’équilibre – prix et quantité échangée - ne se forme pas de la même manière se-
lon le type de marché.
d) Le modèle de concurrence pure et parfaite
Ou les conditions « idéales » d’échanges Les vendeurs et les acheteurs
n’ont pas d’influence individuellement sur le prix : ils sont dits « preneurs de prix
» ou « price – taker ». Les transactions entre acheteurs et vendeurs se font au
prix de marché. Les prix peuvent être très fluctuants.
Modèle de référence :
- pour comparer les autres situations théoriques de marché (monopole, oligopole
etc.).
- définit un idéal : l’analyse microéconomique démontre qu’un marché qui fonc-
tionne selon les principes de la concurrence pure et parfaite produit la meilleure
des situations possibles pour l’ensemble des agents économiques (optimum de
Pareto).
Les cinq conditions ou hypothèses d’un marché de concurrence pure et
parfaite
- L’atomicité du marché.
- La transparence : l’accès égal à l’information sur les prix, sur les biens, sur leur
qualité, sur les technologies de production …
- L’homogénéité du produit et des agents.
- La fluidité : la libre entrée sur le marché (et libre sortie).
- La liberté de circulation des facteurs de production (le capital et le travail).
e) Le modèle offre/demande
Dans une approche d’équilibre partiel (Alfred Marshall)
- étude du fonctionnement d’un marché donné indépendamment de ses in-
teractions possibles avec tous les autres marchés.
- pas d’étude de la réelle interdépendance entre les différents marchés.
Dans une approche d’équilibre général (Léon Walras)
- Etude la coexistence et de l’équilibre de tous les marchés de biens et ser-
vices de consommation et des facteurs de production.
Utilisation du modèle offre/demande (étude des courbes de demande et
d’offre) pour étudier les conditions d’équilibre des marchés concurrentiels. Sur
les marchés, il y a un côté offre (les producteurs ou les entreprises) et un côté
demande (les consommateurs), un prix d’équilibre et une quantité échangée.
-La définition de l’équilibre de marché avec un prix d’équilibre et une quantité
échangée d’équilibre. Les intentions de vente (l’offre) et les intentions d’achat (la
demande) sont compatibles.
-Comment réagissent les courbes d’offre et de demande à l’évolution de gran-
deurs économiques extérieures, comme le prix des matières premières, le coût
du travail etc. ?
-Pourquoi et comment les prix changent, comment l’équilibre du marché se modi-
fie ? La loi de l’offre et de la demande.
-> passer rapidement
2) La demande
a) La demande et les caractéristiques de la courbe de demande
La demande ou les choix du consommateur en situation de concurrence,
lorsqu’il ne peut pas influencer le prix du bien ou du service échangé.
La demande du consommateur indique ses intentions d’achat en fonction
des niveaux possibles du prix du bien. La somme des demandes individuelles dé-
finit la demande totale ou de marché du bien considéré. Cela exprime la relation
entre quantité demandée et les prix possibles.
Raisonnement en équilibre partiel:
D’abord, en considérant que la demande ne dépend que du prix du bien
considéré (et que tous les prix des autres biens et services et d’autres variables
comme le revenu, les goûts des consommateurs etc. sont fixes et donnés). Puis,
en prenant en compte l’effet sur la demande du bien du changement dans
d’autres variables.
La quantité demandée d’un bien (ou d’un service) est la quantité de biens (ou de
services) que les consommateurs sont désireux d’acheter et capables d’acheter.
Elle dépend des goûts des consommateurs (les préférences), du revenu et du
prix du bien (ou du service) et d’autres variables. La courbe de demande repré-
sente la relation entre la quantité de biens (ou de services) qu’un consommateur
est disposé à acheter (QD) pour un certain prix (P), tous les autres facteurs sus-
ceptibles d’avoir une influence sur la quantité demandée étant maintenus
constants (raisonnement toutes choses étant égales par ailleurs).
QD = QD (P)
•La loi de la demande : la quantité demandée d’un bien (ou d’un service) dimi-
nue (augmente) quand le prix de ce bien augmente (diminue), toutes choses
égales par ailleurs. (Biens normaux)
b) Les déplacements de la courbe de demande
La courbe de demande indique comment le prix du bien considéré affecte
les quantités demandées, toutes choses égales par ailleurs Qd = Qd(P). Mais
d’autres variables influencent la demande : le nombre de consommateurs, le re-
venu, les goûts des consommateurs, le prix des autres biens (complémentaires et
substituables), les anticipations. Un changement dans ces variables (des chocs)
déplace la courbe de demande.
Une augmentation du nombre de consommateurs sur un marché va aug-
menter la quantité demandée à chaque prix : la courbe de demande se déplace
vers la droite. Une baisse de consommateurs va baisser la quantité demandée à
chaque prix, la courbe de demande se déplace vers la gauche.
Le revenu des consommateurs : pour les biens normaux, relation positive
entre le revenu et la demande Une augmentation de revenu provoque une aug-
mentation des quantités demandées à chaque prix, et donc un déplacement de
la courbe de demande vers la droite. Inversement, une baisse de revenu pro-
voque une diminution des quantités demandées à chaque prix, et donc un dépla-
cement de la courbe de demande vers la gauche.
En revanche, la demande pour les biens dits inférieurs est négativement reliée au
revenu : Augmentation du revenu -> diminution des quantités demandées -> dé-
placement de la courbe de demande vers la gauche. (Substitution a/ des produits
plus haut de gamme).
- Les variations du prix des autres biens (proches du bien considéré) : les biens
substituables : des biens que le consommateur peut substituer l’un à l’autre
- Deux biens sont substituables si une augmentation du prix d’un bien entraîne
une augmentation de la demande pour l’autre bien (et inversement)
- Exemple : Coca-Cola ou Pepsi. Si le prix du Coca-cola augmente, la demande
pour le Pepsi va augmenter. La courbe de demande pour le Pepsi va se déplacer
vers la droite.
Les variations du prix des autres biens (proches du bien considéré) : les
biens complémentaires : des biens qui sont consommés ensemble.
- Deux biens sont complémentaires si une augmentation du prix d’un bien
entraîne une baisse de la demande pour l’autre bien (et inversement)
- Exemple : les forfaits de ski et la location de matériel de ski alpin. Si le prix des
forfaits de ski augmente, la demande pour les forfaits de ski diminue et la de-
mande pour la location de matériel de ski va diminuer également. La courbe de
demande pour la location de matériel de ski se déplace vers la gauche.
Les préférences des consommateurs : les goûts des consommateurs va-
rient pour différentes raisons. Lorsque le goût des consommateurs en faveur d’un
produit augmente, cela crée un déplacement de la courbe de demande pour ce
produit vers la droite : une augmentation de la demande à tous les prix. Inverse-
ment, si changement du goût des consommateurs en défaveur d’un produit, cela
crée un déplacement de la courbe de demande pour ce produit vers la gauche :
une baisse de la demande à tous les prix.
Exemple : Suite aux émissions de cuisine à la télévision, type Top Chef etc., on a
observé une augmentation de la demande pour les cours de cuisine à domicile ou
en groupe.
Les anticipations du consommateur affectent ses intentions d’achat : exemples :
Les anticipations des consommateurs ont un impact sur leurs achats.
-Si le consommateur anticipe une augmentation de son revenu, celui-ci peut aug-
menter sa demande de loisirs.
-A l’inverse, s’ils anticipent un ralentissement de la croissance et de leurs reve-
nus, les consommateurs peuvent reporter certains achats, notamment de biens
durables, tels l’achat d’une nouvelle voiture. Comportements de conso qui font
que pour les biens durables, les voitures, équipement de la maison (biens qu’on
utilise pendant plusieurs périodes de temps) il y a une diminution de leur achat
en cas baisse des revenus.
Il faut faire la différence entre la courbe de demande et le mouvement le long de
la courbe de demande. Les déplacements de la courbe de demande sont d’autres
variables qui changent, qui ne sont pas le prix et ont un impact sur le change-
ment de la demande soit avec plus ou moins de demande. La courbe de de-
mande on raisonne avec toutes les autres variables sauf le prix de bien qui sont
constantes, données.
La quantité demandée d’un bien QD dépend de son prix P mais aussi d’autres va-
riables, comme le revenu, le prix des autres biens, des préférences, etc.
-> pas fait à partir de ce qui est pas en rose
Application : sur le marché du téléchargement de musique : on met en relation la
quantité et le prix; S’il y a une chute du prix des smartphones, il y a plus de de-
mande sur ce marché là et donc par conséquent il y a une augmentation de la
demande de téléchargement de musique, la courbe se déplace vers la droite.
C’est un choc de demande positif. S’il y a une chute du prix des téléchargements
de musique alors il y a plus de quantités demandées. Si c’est le prix sur le mar-
ché des abonnements Deezer ou Spotify alors les demandeurs se déplacent vers
ce marché et donc il y a une réduction de la demande de téléchargement de mu-
sique donc il y a un déplacement vers la gauche de la courbe de demande.
3) L’offre
L’offre ou les intentions de production et de vente du producteur en situa-
tion de concurrence, lorsqu’il ne peut pas influencer le prix de vente du bien ou
du service échangé, ni les conditions d’achat des facteurs de production. Elle ré-
sulte de la maximisation du profit. On nous donne le prix et l’offreur dit pour un
tel prix c’est ça qui maximise mon profit il construit donc sa courbe d’offre en
fonction du prix (il est price taker) il se place sur la courbe d’offre et voit en fonc-
tion du prix les profits qu’il va pouvoir réaliser. Pour une entreprise, le profit est
la différence de toutes les quantités entre la recette totale moins le cout total. La
recette totale est le prix multiplié par la quantité. Pour les producteurs elle dé-
pend du prix et de la production ainsi que de la technologie de production. Pour
chaque prix la quantité qui maximise le profit.
Profit : P = Recette totale – Coût total = P= Q – CT (Q)
L’offre du producteur indique donc ses intentions de production et de
vente en fonction des niveaux possibles du prix du bien. La somme des offres in-
dividuelles définit l’offre totale ou de marché du bien considéré.
Raisonnement en équilibre partiel. D’abord, en considérant que l’offre ne
dépend que du prix du bien considéré (et donc en supposant que tous les prix
des autres biens et services et des facteurs de production sont fixes et donnés)
Puis, en prenant en compte l’effet sur l’offre du changement d’autres variables.
La quantité offerte d’un bien (ou d’un service) est la quantité de biens (ou
de services) que les vendeurs sont prêts à vendre et capables de vendre. Elle dé-
pend de la profitabilité c’est-à-dire des coûts de production et du prix de vente
du bien. La courbe d’offre représente la relation entre la quantité de biens (ou de
services) qu’un producteur est disposé à vendre (QO) pour un certain prix (P), en
considérant que les autres facteurs susceptibles d’influencer l’offre restent in-
changés.
QO = QO (P)
•La loi de l’offre : la quantité offerte d’un bien (ou d’un service) augmente quand
le prix de ce bien augmente, toutes choses égales par ailleurs. Lorsque le prix du
bien augmente, la profitabilité augmente. Pour les processus de production les
plus typique, la quantité d’un bien va augmenter lorsque son prix augmente; la
courbe d’offre est croissante; plus le prix du bien est élevé plus il est profitable
pour les offreurs de produire plus, d’offrir plus de biens ou services.
L’offre de Starbucks respecte bien la loi de l’offre, elle est croissante avec
le prix. L’offre de marché est aussi croissante avec le prix. C’est la somme de Illy
(autre Café) et Starbucks pour chaque prix de l’expresso.
La courbe d’offre indique comment les changements de prix du bien af-
fectent la quantité offerte, toutes choses égales par ailleurs. Mais d’autres va-
riables influencent l’offre d’un bien :
- Le coût de production : donc le prix des facteurs de production (inputs) (sa-
laires, prix des matières premières, prix des machines et des équipements, etc.).
- La technologie de production.
- Le nombre de vendeurs (qui sont attirés sur le marché et qui y rentrent)
- Les anticipations.
Un changement dans ces variables (chocs) déplace la courbe d’offre. Tout cela a
un effet sur la courbe d’offre et la fait se déplacer vers la gauche puis vers la
droite ; ex : s’il y a une baisse des couts de production alors la profitabilité aug-
mente donc il y a une augmentation de l’offre. Dans notre exemple : on suppose
que le prix du café diminue. Le coût de production de l’expresso diminue. Alors, à
chaque prix, la quantité d’expresso offerte va augmenter.
La technologie de production
La technologie détermine les quantités de facteurs de production néces-
saires pour produire une unité de bien (la combinaison d’inputs, facteurs de Xn
nécessaire). Les innovations technologiques permettent de diminuer les coûts de
production. Même effet qu’une baisse du prix des inputs : une amélioration tech-
nologique déplace la courbe d’offre vers la droite. Exemple : une machine à
expresso à partir du café en grains et qui permet de faire quatre cafés au lieu de
deux.
Le nombre de producteurs (ou de vendeurs) : des entrées et sorties du
marché
Il y a une opportunité de profit et donc les entreprises entrent dans le marché. En
revanche s’ils quittent le marché la cause peut être qu’il y a eu une forte baisse
du prix de vente qui diminue donc les profits (ou alors il y a une augmentation de
couts de production). Une augmentation du nombre de vendeurs augmente la
quantité offerte sur le marché et déplace la courbe d’offre vers la droite. Exemple
: installation du britannique Costa à Paris en décembre 2012. À l’inverse, une
baisse du nombre de producteurs diminue la quantité offerte sur le marché à
chaque prix et déplace la courbe d’offre vers la gauche
Les anticipations (pas vu en cours)
-Les anticipations peuvent déplacer la courbe d’offre vers la gauche (réduction de
l’offre pour tous les prix) ou vers la droite (augmentation de l’offre pour tous les
prix).
Exemple : suite à une sécheresse en Ethiopie, gros producteur de café arabica au
niveau mondial, on anticipe une hausse du prix du café.
-Les producteurs brésiliens réduisent leur offre maintenant, pour vendre leur café
à un prix plus élevé plus tard. -La courbe d’offre se déplace vers la gauche :
l’offre se réduit.
L’offre c’est comme pour la demande, on a la relation entre le prix du bien et la
quantité offerte. Si le prix varie il y a un déplacement de la courbe d’offre qui dé-
pend de la technologie des couts de production… il y a un déplacement sur la
courbe d’offre et un changement des quantités offertes.
Application (fait) :
Sur le marché des composants électroniques. Lorsque le prix du cuivre
augmente, il y a une réduction de l’offre pour tous les prix et un déplacement de
la courbe d’offre vers la gauche. Le prix des puces électroniques chute: s’il y a
une baisse du prix on observe une baisse de la quantité offerte de puces. Si le
prix des ordinateurs augmente : le prix des puces augmente aussi.
4) L’équilibre sur un marché de concurrence pure et parfaite
La rencontre entre l’offre et la demande sur le marché du bien
Sur un marché : A l’équilibre, les intentions d’achat des consommateurs - c’est-à-
dire la demande - et les intentions de vente des producteurs – c’est-à-dire l’offre -
sont compatibles. A l’équilibre du marché, il existe un prix P tel que la demande
et l’offre d’un bien sont égales (la quantité demandée du bien pour ce prix et la
quantité offerte pour ce prix sont égales).
P* tel que : QD (P*) = QO (P*)
On note P* le prix d’équilibre pour ce prix P* on a une quantité d’équilibre Q*
(une quantité échangée du bien)
La définition de l’équilibre et ses caractéristiques :
•A l’équilibre : un prix P* tel que :
QD (P*) = QS (P*)
Un prix pour lequel la quantité demandée est égale à la quantité offerte :
P* est le prix d’équilibre et Q* est la quantité d’équilibre échangée. Le prix
d’équilibre P* est le prix qui rend compatibles les intentions d’achat des consom-
mateurs et les intentions de production et de vente des entreprises. Pour ce prix
d’équilibre, P* : tout consommateur qui veut acheter à ce prix peut le faire et tout
producteur qui veut vendre à ce prix peut le faire. Tous les producteurs pourront
écouler l’offre qu’ils ont élaborée et qui maximise leur profit. Tous les consomma-
teurs peuvent acquérir la quantité demandée, qui maximise leur satisfaction.
La convergence vers la situation d’équilibre :
La situation d’équilibre du marché : il existe un prix P* qui induit une offre totale
du bien et une demande totale du bien égales. Les échanges se font à ce prix.
•Le mécanisme du marché correspond à la tendance qu’ont les prix, sur un mar-
ché de concurrence pure et parfaite et sans intervention publique, à se modifier
jusqu’à ce qu’il y ait équilibre, c’est-à-dire jusqu’à ce que la quantité offerte et la
quantité demandée soient égales.
•Les prix se modifient et incitent à des changements de comportements. Varia-
tion des prix selon les lois de l’offre et de la demande. Les offreurs et les deman-
deurs adaptent leurs intentions d’achat (demande) et leurs intentions d’offre au
prix.
•Si le prix de marché – le prix proposé aux consommateurs et producteurs pré-
sents sur le marché - est supérieur au prix d’équilibre : P > P*: la quantité offerte
est supérieure à la quantité demandée : excès d’offre, il y a un excédant.
Pour ce prix, les intentions de production et de vente des entreprises sont supé-
rieures aux intentions d’achat des consommateurs. Les entreprises ne peuvent
pas écouler l’intégralité de leur production. Face à cet excès d’offre, les vendeurs
vont accepter que le prix baisse.
A un prix plus faible, la quantité demandée est plus élevée. Ceci diminue l’excé-
dent d’offre. La baisse du prix du produit et les variations induites des quantités
offertes et demandées vont se poursuivre jusqu’à résorber l’excédent d’offre.
•Si le prix de marché est supérieur au prix d’é quilibre
-Pour ce prix, un excès d’offre : La quantité offerte est supérieure à la quantité
demandée -> Baisse du prix -> Pour ce prix plus bas, la quantité demandée aug-
mente et la quantité offerte baisse. L’excès d’offre se réduit -> Baisse progres-
sive du prix jusqu’à ce que l’équilibre soit atteint.
•Si le prix de marché est inférieur au prix d’équilibre
– le prix proposé aux consommateurs et producteurs présents sur le marché est
inférieur au prix d’équilibre : P < P* : la quantité demandée est supérieure à la
quantité offerte : excès de demande.
Pour ce prix, les intentions de production et de vente des entreprises sont infé-
rieures aux intentions d’achat des consommateurs. Les consommateurs ne
peuvent pas acheter toutes les quantités désirées. Il y a une pénurie de bien (et
la demande est rationné). Face à cet excès de demande, certains acheteurs vont
accepter que le prix augmente. A un prix plus élevé, la quantité offerte augmente
et la quantité demandée diminue. Ceci diminue l’excédent de demande. La
hausse du prix du produit et les variations induites des quantités offertes et de-
mandées vont se poursuivre jusqu’à résorber l’excédent de demande.
•Le processus de tâtonnement walrassien: il formalise ce processus
Dans le modèle de la concurrence pure et parfaite, les agents (consomma-
teurs ou producteurs) sont « preneurs de prix ». Ils s’adaptent à un prix imposé
et n’ont pas d’influence sur le prix. Existence d’une autorité extérieure au mar-
ché : le commissaire-priseur qui dispose d’informations sur son fonctionnement
et qui va trouver par tâtonnement le prix d’équilibre (Léon Walras). Fiction qui
décrit le mécanisme d’ajustement des prix et d’atteinte de l’équilibre.
Les prix sont des signaux efficaces qui guident les décisions économiques.
Ainsi, ils guident de manière efficace les arbitrages et l’allocation des ressources
limitées.
Si le commissaire-priseur crée un prix qui n’est pas celui d’équilibre, il crie un
prix plus bas, les offreurs et demandeurs disent quelles quantités ils sont prêts à
acheter et produire. Il récupère les informations sur ce que sont capables d’offrir
et acheter les agents du marché. Les interactions entre offre et demande déter-
minent le prix d’équilibre.
Quand le prix de marché n’est pas un prix d’équilibre, il y a des ajustements du
prix pour réduire l’excès d’offre ou l’excès de demande. Ces ajustements du prix
conduisent à des modifications de comportements des demandeurs et/ou offreurs
jusqu’au prix d’équilibre et à l’équilibre du marché. Les participants au marché
sont preneurs de prix et ne tirent pas d’avantage à échanger à un autre prix que
le prix d’équilibre. A l’équilibre, pas de propension au changement des deman-
deurs et des offreurs. Changements d’équilibre si changement dans les condi-
tions du marché. Sur des marchés concurrentiels, les prix s’ajustent librement.
Pas d’intervention publique.
5) Les changements d’équilibre sur un marché de concurrence pure et par -
faite
A partir de notre modèle on essaye de comprendre les variations de prix.
Elles sont liées à des changements d’équilibre elles même provoquées par des
déplacements de l’offre ou de la demande. L’étude des changements d’équilibre
sur un marché donné permet de comprendre les variations de prix et les varia-
tions de quantités échangées.
Qu’est-ce qui explique la hausse du prix du bois ? une hausse de la demande,
une baisse de l’offre? Qu’est-ce qui explique la baisse du prix du lait ? une baisse
de la demande ou une augmentation de l’offre
Pour étudier ces changements d’équilibre il faut déterminer si les effets ont un
effet sur le marché de l’offre ou le marché de la demande. Le court terme est la
période où les agents économiques n’ont pas le temps de s’adapter aux chocs.
•Les prix d’équilibre et quantités d’équilibre sont déterminés par le niveau relatif
de l’offre et de la demande. Changements d’équilibre (prix d’équilibre P* et quan-
tité échangée Q*) si changements dans les conditions du marché.
•Approche de court terme (CT) et approche de long terme (LT)
Pour analyser un changement d’équilibre suite à un évènement, il faut détermi-
ner :
- 1/ si l’évènement affecte l’offre ou la demande (choc d’offre ou choc de de-
mande).
- 2/ dans quelle direction la courbe se déplace (droite ou gauche) : augmentation
ou baisse de l’offre ou de la demande.
- 3/ Le nouvel équilibre : prix et quantités d’équilibre.
Rappels :
•Un changement de l’offre : déplacement de la courbe d’offre O quand il y a un
changement des variables autres que le prix du bien (technologie, coûts de pro-
duction, etc.).
•Un changement dans la quantité offerte : un déplacement le long de la courbe
d’offre lorsque le prix du bien change.
•Un changement de la demande : déplacement de la courbe de demande D
quand il y a un changement des variables autres que le prix du bien (revenus,
goûts ou préférences, nombre de consommateurs, etc.).
•Un changement de la quantité demandée : un déplacement le long de la courbe
de demande lorsque le prix du bien change.
L’équilibre sur le marché des voitures hybrides Les voitures hybrides ont
une batterie électrique et un réservoir d’essence en complément. Quel est l’effet
sur l’équilibre du marché des voitures hybrides des différents évènements sui-
vants ?
-Une augmentation du prix de l’essence -> Augmentation de la demande de voi-
tures hybrides
-Une nouvelle technologie permet de réduire leur coût de production -> Baisse
du cout de Xn ->augmentation de l’offre
-Simultanément, une augmentation du prix de l’essence ET l’adoption d’une nou-
velle technologie qui permet de réduire leur coût de production. Choc d’offre et
de demande positif, le prix va donc dépendre de si le choc d’offre est plus fort
que le choc de demande ou inversement.
•Hausse du prix sur un marché provoquée par :
- Une augmentation de la demande (déplacement de la courbe de demande)
toutes choses étant égales par ailleurs,
- Une baisse de l’offre (déplacement de la courbe d’offre) toutes choses étant
égales par ailleurs. •Baisse du prix sur un marché provoquée par :
- Une baisse de la demande (déplacement de la courbe de demande) toutes
choses étant égales par ailleurs,
-Une augmentation de l’offre (déplacement de la courbe d’offre) toutes choses
étant égales par ailleurs.
•Des effets sur la quantité échangée sur le marché.
Dans certains cas, si l’offre et la demande se déplacent simultanément, les effets
sur le prix et/ou la quantité sont indéterminés.
•Quand l’offre et la demande changent simultanément sur un marché, l’effet sur
le prix et la quantité d’équilibre est déterminé par :
-L’ampleur et la direction relative du changement (des chocs).
-La forme des courbes d’offre et de demande c’est-à-dire leur pente. Pour mesu-
rer les effets chiffrés sur l’équilibre, il faut connaître les fonctions d’offre et de de-
mande. On utilise aussi un outil : le calcul des élasticités (Partie 2_Chapitre1).
6) Marché de concurrence pure et parfaite et optimum de Pareto
A partir du modèle offre / demande, nous avons analysé l’équilibre d’un
marché concurrentiel. Les caractéristiques de l’équilibre sur un marché de
concurrence pure et parfaite :
- Les acheteurs et les vendeurs sont preneurs de prix.
- Tous les échanges se font au même prix (prix d’équilibre / prix unique).
- A ce prix, la quantité mise sur le marché par les offreurs est égale à la quantité
demandée : le marché s’équilibre.
- Aucun acheteur ou vendeur ne peut tirer profit d’une modification de prix.
- Tous les gains tirés de l’échange sont réalisés.
Un critère pour juger de l’efficacité de la situation : l’efficacité au sens
de Pareto. Critère « d’efficacité économique » (où le bien-être social est maxi-
mum) :
Une situation est efficace au sens de Pareto s’il n’est pas possible d’ac-
croître la satisfaction d’un individu sans détériorer celle d’un autre. S’il est pos-
sible de trouver un échange qui augmente la satisfaction de certains individus
sans pénaliser quelqu’un d’autre : c’est une amélioration au sens de Pareto et la
situation initiale est inefficace au sens de Pareto. Une situation efficace au sens
de Pareto : une affectation des ressources qui résulte de la réalisation de tous les
échanges volontaires c’est-à-dire que les tous les gains à l’échange ont été ex-
ploités. La situation atteinte à l’équilibre d’un marché de concurrence pure et
parfaite est une situation efficace au sens de Pareto : la situation d’équilibre est
un équilibre de Pareto.
Pourquoi un marché concurrentiel est-il efficace au sens de Pareto ? Mar-
ché concurrentiel : Mécanisme d’allocation de ressources qui détermine quelle
quantité produire, qui reçoit cette quantité du bien et le prix de ce bien. A l’équi-
libre tous les gains à l’échange ont été exploités. Sur un marché de concurrence
pure et parfaite, les prix et leurs fluctuations sont des signaux efficaces pour
prendre les décisions économiques.
Nécessité qu’il n’y ait pas d’obstacles à leurs ajustements. Le critère de Pareto
est un critère d’efficacité économique. Les interventions publiques conduisent en
général à une perte d’efficacité. Mais l’efficacité n’est pas le seul objectif de la
politique économique. D’autres objectifs : la redistribution, la justice. Dans cer-
tains cas, l’intervention publique peut améliorer l’efficacité économique. C’est le
cas lorsqu’existent des défaillances de marché
7) Rappels mathématiques pour un raisonnement algébrique
Fonctions d’offre et de demande
Courbes de demande expriment :
-les quantités demandées en fonction du prix du bien
-Mais aussi : le prix que les consommateurs sont disposés à payer pour acquérir
une quantité donnée d’un bien (fonctions de demande inverse)
Courbes d’offre expriment :
-Les quantités offertes en fonction du prix du bien
-Mais aussi : le prix qui doit prévaloir pour qu’une quantité donnée soit offerte
(fonctions d’offre inverse)
Deux manières d’écrire une fonction de demande : Exemple de la de-
mande de blé (en tonnes) en fonction du prix de la tonne de blé
La demande sous sa forme directe : QD = f(P) -> f(P) = QD
La fonction f(P) est la quantité de blé demandée (en tonnes) (QD) quand le prix
de la tonne est P. La demande sous sa forme inverse (demande inverse) : P =
g (QD) La fonction g (QD) est le prix P de la tonne que les acheteurs sont dispo-
sés à payer pour une quantité de blé (QD).
Deux manières d’écrire une fonction d’offre : Exemple de l’offre de blé (en
tonnes) en fonction du prix de la tonne de blé L’offre sous sa forme directe :
QO = f(P)
La fonction f(P) est la quantité de blé offerte (en tonnes) (QO) quand le prix de la
tonne est P. L’offre sous sa forme inverse (offre inverse) : P = g (QO)
La fonction g(QO) est le prix P de la tonne que les offreurs sont disposés à accep-
ter pour mettre sur le marché une quantité de blé (QO).
L’approche graphique au raisonnement algébrique
1/ A partir du tableau précédent, déterminez les équations des courbes de de-
mande et d’offre. Quelles sont les pentes de ces deux droites ?
2/ Trouvez le prix et la quantité d’équilibre.
3/ Après avoir écrit l’équation des fonctions de demande inverse et d’offre in-
verse, vous en ferez la représentation graphique. Quelles sont les pentes de ces
deux droites ?
4/ Trouvez le prix et la quantité d’équilibre.
‘
Résumé
Un marché concurrentiel a plusieurs acheteurs et vendeurs, qui n’ont qu’une in-
fluence marginale sur le prix.
Sur un marché concurrentiel, les courbes d’offre et de demande indiquent la
quantité produite par les entreprises et la quantité demandée par les consomma-
teurs pour chaque prix du bien.
On peut utiliser le modèle de l’offre et de la demande pour analyser les marchés
concurrentiels.
Pour des biens dits normaux, la loi de la demande dit que les quantités deman-
dées d’un bien sont une fonction décroissante de son prix → courbe de demande
décroissante
Au-delà du prix, la demande dépend du revenu, des goûts, des anticipations, du
prix des produits substituables et complémentaires, et du nombre d’acheteurs. Si
un de ces facteurs changent, la courbe D se déplace
La loi de l’offre dit que l’offre d’un bien est une fonction croissante de son prix →
courbe d’offre croissante
Les autres déterminants de l’offre incluent les prix des inputs, la technologie, les
anticipations et le nombre de vendeurs. Un changement dans l’un de ces facteurs
engendre un déplacement de la courbe d’offre S
On peut définir l’équilibre de marché à partir des courbes d’offre et de demande :
le prix et la quantité d’équilibre sont définis à l’intersection des deux courbes
→ Au prix d’équilibre, la quantité offerte est égale à la quantité demandée
(les décisions des demandeurs et les décisions des offreurs sont compatibles). Si
le prix de marché est au-dessus du prix d’équilibre, cela crée un excédent d’offre,
ce qui va faire baisser le prix.
Si le prix de marché est au-dessous du prix d’équilibre, cela crée un excédent de
demande ce qui va faire augmenter le prix.
→ Sur des marchés concurrentiels, les prix s’ajustent pour équilibrer l’offre
et la demande.
On peut utiliser les courbes d’offre et de demande pour un bien sur un marché
particulier pour analyser les effets d’un événement particulier sur les variations
de prix et de quantités.
Les prix sont les signaux qui guident les décisions économiques. Ainsi, ils guident
les arbitrages et l’allocation des ressources limitées.
Les marchés sont une manière d’allouer les ressources entre les individus. C’est
une manière efficace lorsqu’ils sont concurrentiels. au sens de Pareto