Profitez de ce podcast, et bien plus encore

Les podcasts sont disponibles sans abonnement, de manière 100 % gratuite. Nous offrons également des livres, livres audio et plus encore, pour seulement $11.99/mois.

VISION #33 - ADRIEN VAUTIER: Chaque vision est singulière, porteuse de sens et de changement. Le but de ce format est de rassembler de nombreux artistes et que chacun nous délivre sa vision et son expérience de la photographie.

Ce podcast a été propulsé par Adobe France. Essayez...

VISION #33 - ADRIEN VAUTIER

DeVision(s)


VISION #33 - ADRIEN VAUTIER

DeVision(s)

évaluations:
Longueur:
63 minutes
Sortie:
4 mai 2022
Format:
Épisode de podcast

Description

Chaque vision est singulière, porteuse de sens et de changement. Le but de ce format est de rassembler de nombreux artistes et que chacun nous délivre sa vision et son expérience de la photographie.

Ce podcast a été propulsé par Adobe France. Essayez gratuitement Lightroom pendant 7 jours : 

http://urlr.me/HbxDw 
 
En 2019, je me rends en Normandie à l’occasion du Prix Bayeux, pour enregistrer un podcast sur la photographie de guerre avec Edouard Elias et Sandra Calligaro. À cette
occasion, je rencontre Adrien Vautier, lui-même photoreporter. Boule à Z, de nombreux tatouages, un débit de parole élevé, toujours bien entouré, la plupart du temps de ses collègues photographes rencontrés sur le terrain. En discutant avec lui, je décèle tout de suite une grande sensibilité. On se retrouve finalement quelques années plus tard pour enregistrer ce podcast et parler de son fascinant parcours. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le photographe d’une trentaine d’années maîtrise l’art du storytelling, et c’est assez rare pour le souligner. Le podcast est long dans sa durée mais s’écoute très facilement. On vous laisse plonger dans ce Vision numéro 33 à votre rythme, bonne écoute. 
  
Adrien Vautier commence la photographie sur le tard, à environ 30 ans. Après une scolarité et une adolescence assez chaotique à Montpellier, il commence le graffiti avec ses amis. Sa « meute », comme il l’appelle. Il s’épanouit assez rapidement en se confrontant à la rue, à ses dangers, à ses interdits, à ses fêtes, parfois à sa violence. C’est ainsi qu’il rencontre aussi quelques années plus tard le monde des ultras, catégorie de supporters de foot. Après quelques autres expériences, il quitte finalement sa ville pour aller à Paris, avec une envie d’évoluer, de revenir à un mode de vie plus sain, moins en décalage avec « la société », selon lui.  
  
Un jour, il tombe par hasard sur un appareil photo, laissé par un client à son travail. Il commence à s’y intéresser, en pratiquant d’abord en amateur. Au départ un outil pratique d’archivage de ses pièces de graff, la photographie devient assez rapidement pour lui un moyen d’expression idéal. Il se forme aux Gobelins et est complètement conquis par un module de photoreportage. C’est décidé, Adrien Vautier veut devenir photoreporter. Il intègre en octobre 2016 l’EMI-CDF, où il termine sa formation professionnelle sous l’enseignement des photographes Guillaume Herbault et Julien Daniel. 
  
Dès sa sortie de l’École, il a la chance de collaborer avec plusieurs médias nationaux. Il travaille principalement dans la presse magazine sur des sujets de société, mais tente aussi de développer des projets plus personnels (travaux documentaires, expositions, festivals, édition de livres et fanzines). Il commence avec des sujets la « bike life », l’esport, les déserts médicaux… Au bout d’un an, il décide de partir en Israël pour couvrir la Nakba, commémoration de l’exode des Palestiniens de 1948. « Un échec cuisant », selon lui. Ce premier voyage aura eu le mérite d’influencer la suite de sa carrière. En effet, il couvrira ensuite plusieurs pays en guerre, en suivant « l’actualité chaude ». 
  
Dans ce podcast, Adrien Vautier évoque ses derniers reportages : le Haut-Karabakh, l’Afghanistan et tout récemment, l’Ukraine. Nous discutons aussi de sujets plus personnels : son rapport au risque, au danger, l’importance du regard dans sa photographie, mais également sa gestion de « l’après ». Il s’ouvre sur son besoin de verbaliser ses émotions, d’interpréter les traumatismes vécus sur le terrain, que cela soit avec son psychanalyste, sa famille ou sa compagne, Rachel. Ces sujets sont rarement évoqués par les photographes mais sont pourtant très importants.   

Nous soutenir 

https://visionspodcast.fr/nous-soutenir/   

Pour aller plus loin 

Julien Daniel - Guillaume Herbaut - Manon Boquen – Rendez-vous photos - Divergence images - Marie-Pierre Subtil - Revue 6 mois - Edouard Elias - Sandra Calligaro - Rafael Yaghobzadeh
Sortie:
4 mai 2022
Format:
Épisode de podcast

Titres dans cette série (40)

Vision(s) est parti d’un grand défi : parler d’un monde visuel dans un format audio. Nous avons trois formats principaux dans lesquels nous confrontons différentes générations et approches afin de pouvoir traiter au mieux de tous les aspects de la photographie. Bonne écoute.