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ESSENCE : ÇA BAISSE, MAIS POUR COMBIEN DE TEMPS ? – 20/08/22: ESSENCE : ÇA BAISSE, MAIS POUR COMBIEN DE TEMPS ? – 20/08/22
 
Invités
 
NABIL WAKIM
 Journaliste – « Le Monde »
 
Auteur du podcast « Chaleur humaine »
 
SYLVIE MATELLY
 Économiste - Directrice adjointe de l'IRIS
 
Institut de R...

ESSENCE : ÇA BAISSE, MAIS POUR COMBIEN DE TEMPS ? – 20/08/22: ESSENCE : ÇA BAISSE, MAIS POUR COMBIEN DE TEMPS ? – 20/08/22 Invités NABIL WAKIM Journaliste – « Le Monde » Auteur du podcast « Chaleur humaine » SYLVIE MATELLY Économiste - Directrice adjointe de l'IRIS Institut de R...

DeC dans l'air


ESSENCE : ÇA BAISSE, MAIS POUR COMBIEN DE TEMPS ? – 20/08/22: ESSENCE : ÇA BAISSE, MAIS POUR COMBIEN DE TEMPS ? – 20/08/22 Invités NABIL WAKIM Journaliste – « Le Monde » Auteur du podcast « Chaleur humaine » SYLVIE MATELLY Économiste - Directrice adjointe de l'IRIS Institut de R...

DeC dans l'air

évaluations:
Longueur:
68 minutes
Sortie:
20 août 2022
Format:
Épisode du podcast

Description

ESSENCE : ÇA BAISSE, MAIS POUR COMBIEN DE TEMPS ? – 20/08/22
Invités
NABIL WAKIM
Journaliste – « Le Monde »
Auteur du podcast « Chaleur humaine »
SYLVIE MATELLY
Économiste - Directrice adjointe de l'IRIS
Institut de Relations Internationales et Stratégiques
CÉLINE ANTONIN
Économiste - OFCE
Auteure de « Pouvoir de la destruction créatrice »
YVES THRÉARD
Éditorialiste, directeur adjoint de la rédaction - « Le Figaro »
C’est une bonne nouvelle pour les consommateurs. Les prix des carburants continuent de baisser pour la neuvième semaine consécutive, avec un litre de gazole à 1,79 € en moyenne et à 1,73 € pour le super sans plomb 98, selon les données du gouvernement. Ils sont revenus à leur niveau de février, soit avant le déclenchement de la guerre en Ukraine. Ce repli devrait se poursuivre du fait de l’augmentation de la remise gouvernementale, que le Parlement a décidé de porter de 18 à 30 centimes par litre en septembre et en octobre.
Mais ce recul des prix à la pompe est avant tout lié à la baisse de près de 25% des cours du pétrole depuis le début de l’été. En Europe, le baril de Brent se négociait, vendredi 19 août, autour de 96 dollars, alors qu’il avait approché les 130 dollars au début de mars, avec l’annonce des premières sanctions contre la Russie.
Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène. La croissance de l’économie mondiale ralentit, la demande en pétrole évolue donc à la baisse. Dans le même temps, l’offre de pétrole a un peu augmenté, d’environ 1,4 million de barils par jour en juillet, selon l’Agence internationale de l’énergie. Le cartel de l'Opep a légèrement accru ses extractions et des puits de forages qui étaient arrêtés pour maintenance sont de nouveau en service. De son côté, la Russie a retrouvé son niveau d’exportation d’avant la guerre en Ukraine, grâce à des contrats signés avec la Chine et l’Inde. À cela s’ajoute la perspective d’un accord sur le nucléaire iranien. Une éventuelle levée des sanctions occidentales permettrait à l’Iran d’exporter très vite environ 1,3 million de barils supplémentaires par jour. Les marchés, confiant, ont déjà anticipé cet accord et entrainé les prix à la baisse.
 
Si le prix du pétrole baisse, celui du gaz poursuit sa hausse inexorable. En cause : la difficulté de l'Union Européenne à amasser des réserves suffisantes pour pouvoir se passer des exportations russes pendant l'hiver sans créer de pénurie. En Allemagne la situation est très problématique. Alors que la Russie a baissé de 60% ses livraisons de gaz au pays, l’urgence est d’économiser cette énergie encore indispensable pour faire tourner l’industrie et chauffer les habitants. Pour refaire ses stocks de gaz avant l’hiver, Berlin entend donc le remplacer là où il est facilement remplaçable : dans la production d’électricité, où il représentait l’an dernier 15 % du mix outre-Rhin. Dans ce contexte, le très polluant charbon est vu comme un recours. Plus surprenant, le nucléaire, très décrié en Allemagne, pourrait également faire partie de la solution. Le gouvernement d'Olaf Scholz envisage en effet de prolonger au-delà du 31 décembre 2022 ses trois derniers réacteurs nucléaires.
 
En France, le nucléaire est depuis longtemps vu comme une alternative aux hydrocarbures, notamment pour la production d'électricité. Mais que faire des très encombrant déchets. Certains sont très irradiants, donc très dangereux, et aucune solution de retraitement satisfaisante n'a encore été mise au point. A côté du village de Bure, dans la Meuse, dans une des régions les plus désertiques de France, l'Etat a prévu d'enfouir les pires de ces déchets. Mais sur place, la population s'inquiète. Les agriculteurs ont peur de ne plus pouvoir vendre leur production.
 
La baisse des prix du carburant est-elle partie pour durer ?
Comment l'Allemagne va-t-elle passer l'hiver sans gaz russe ?
Quelle solution pour nos déchets nucléaires ?
DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45
FORMAT : 65 minutes
PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé
REDIFFUSIO
Sortie:
20 août 2022
Format:
Épisode du podcast

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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.Retrouvez C dans l’air en replay sur france.tv