Profitez de ce podcast, et bien plus encore

Les podcasts sont disponibles sans abonnement, de manière 100 % gratuite. Nous offrons également des livres, livres audio et plus encore, pour seulement $11.99/mois.

05 - Fictions politiques (2) : nouvelles de la tyrannie

05 - Fictions politiques (2) : nouvelles de la tyrannie

DeHistoire des pouvoirs en Europe occidentale, XIIIe-XVIe siècle - Patrick Boucheron


05 - Fictions politiques (2) : nouvelles de la tyrannie

DeHistoire des pouvoirs en Europe occidentale, XIIIe-XVIe siècle - Patrick Boucheron

évaluations:
Longueur:
64 minutes
Sortie:
6 févr. 2018
Format:
Épisode du podcast

Description

Patrice BoucheronCollège de FranceAnnée 2017-2018Histoire des pouvoirs en Europe occidentale, XIIIe-XVIe siècleFictions politiques (2) : nouvelles de la tyrannie« Malheureusement, les hommes généreux pour lesquels ces choses avaient été écrites en de meilleurs temps avaient désormais abandonné les arts libéraux aux plébéiens » (lettre du pseudo-Ilario à Uguccione della Faggiola)L'expérience seigneuriale : régularités structurelles, grammaire politique, contextes locauxÀ Pise : une histoire discontinue et graduelleLe Zibaldone Laurenziano et la « leggenda dantesca del Boccacio », (Giuseppe Billanovitch)Boccace et le Trattatello in laude di Dante : aimer dans la Comédie « la richesse du texte en artifices, la multitude des histoires, la sublimité des sens cachés sous le voile poétique »La légende de la triple dédicace (l'Enfer à Uguccione della Faggiola, le Purgatoire à Moroello Malaspina, le Paradis à Frédéric II) : les raisons politiques d'une fiction littéraireLe bivium : Albertino Mussato et Dante en 1311 et en 1316Cangrande della Scala d'après Giovanni Villani : questi fu il maggior tiranno e 'll più possente e ricco che fosse in Lombardia da Azzolino da Romano infino allora (X, 138), valente tiranno e signore da bene […] e amico del nostro Comune (X, 95)Coup de force poétique, transgression politique et privilegium : « En effet, ceux qui puisent leurs forces dans l'intellect et dans la raison et qui ont reçu le don divin de la liberté ne sont assujettis à aucun usage ; et il ne faut pas s'en étonner, car ils ne sont pas inspirés par les lois, mais ce sont eux qui inspirent les lois » (Dante, Épître à Cangrande dalla Scala)« Tandis que je lisais ces phrases, j'ai cru entendre la voix de Boccaccio qui murmurait à mon oreille : "Ser Ciappelletto, c'est moi" » (Carlo Ginzburg, « L'épître à Cangrande et ses deux auteurs », Po&sie, 2008)Vie et mœurs de François Pétrarque, florentin : histoires d'admiration et de rivalité (1343-1353)Pétrarque à Milan, Auri sacra fames (Enéide, III, 57)Lettre de Pétrarque à Boccace (Familiares, XXI, 15 : mai 1359)« Ils mentent donc ceux qui disent que je cherche à diminuer sa renommée »Un moment de vérité : « Et qui enfin peut envier celui qui n'envie pas Virgile, à moins que lui envie les applaudissements et les rauques clameurs des foulons, des gargotiers et des saltimbanques (fullonum et cauponum et lanistarum) et de tous ces gens dont la louange constitue en réalité une offense, au point que je me félicite, avec Virgile lui-même et Homère, de m'en trouver privé : je sais bien ce que vaut auprès des personnes cultivées l'éloge des incultes »Pétrarque, La Vie solitaire et l'art du placement (Étienne Anheim)De la haine du peuple à la haine des intellectuels : « Ce sont eux qui promènent par toute la ville, comme un vieux bibelot à vendre, leur sottise cultivée »Les lettres à la postérité (Familiares, XXIV) comme fiction politique : « Mais quel délire t'a poussé contre Antoine ? L'amour de la République, je crois, que tu reconnaissais s'être déjà écroulée de fond en comble » (Pétrarque à Cicéron)Négocier avec ses précurseurs lointains, préfigurer la politique à venir : la curialisation de l'exercice du gouvernement au QuattrocentoL'impossible portrait de groupe des auteurs de la novellistica toscane et la déstabilisation de la fonction auteur : de Gentile Sermini au pseudo-Sermini (Monica Marchi)Franco Sacchetti pendant la « Guerre des Huit Saints » (1375-1378) : Florence defensor libertatisIo scrittor : écrire, recueillir et composer le TrecentonovelleFranco Sacchetti, l'engagement civique et les frustrations d'une carrière politique : la canaille littéraire des « Rousseau du ruisseau » ?À l'inverse, Giovanni Sercambi et le buon governo de la seigneurieVendre la mèche : engagement sartrien, déclassement social et aspiration à une aristocratie fictive (Ronan de Calan, La littérature pure. Histoire d'un déclassement, 2017).
Sortie:
6 févr. 2018
Format:
Épisode du podcast

Titres dans cette série (40)

Voir plus
Patrick Boucheron est né en 1965, à Paris. Après des études secondaires au lycée Marcelin Berthelot (Saint-Maur-des-Fossés) puis au lycée Henri IV (Paris), il entre à l'École normale supérieure de Saint-Cloud en 1985 et obtient l'agrégation d'histoire en 1988. C'est sous la direction de Pierre Toubert qu'il soutient en 1994 à l'université de Paris 1 sa thèse de doctorat d'histoire médiévale, publiée quatre ans plus tard sous le titre Le pouvoir de bâtir. Urbanisme et politique édilitaire à Milan (XIVe-XVe siècles), Rome, École française de Rome, 1998 (Collection de l'EFR, 239).Maître de conférences en histoire médiévale à l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud de 1994 à 1999, puis à l'université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne à partir de 1999, il fut membre junior de l'Institut universitaire de France de 2004 à 2009. En 2009, il soutient à l'université de Paris 1 une habilitation à diriger des recherches intitulée La trace et l'aura et est élu professeur d'histoire du Moyen Âge dans cette même université en 2012. Il est, depuis 2015, président du conseil scientifique de l'École française de Rome. Il a été élu la même année professeur au Collège de France sur la chaire « Histoire des pouvoirs en Europe occidentale, XIIIe-XVIe siècle ».