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La fonte des glaces peut-elle (vraiment) libérer des virus ?: Les dernières épidémies les plus meurtrières, liées aux virus Ebola ou du covid-19, sont venues d'Afrique et de Chine. Mais d'autres épidémies pourraient naître dans des régions beaucoup plus froides.

La fonte des glaces peut-elle (vraiment) libérer des virus ?

DeChoses à Savoir SCIENCES


La fonte des glaces peut-elle (vraiment) libérer des virus ?

DeChoses à Savoir SCIENCES

évaluations:
Longueur:
2 minutes
Sortie:
8 nov. 2022
Format:
Épisode de podcast

Description

Les dernières épidémies les plus meurtrières, liées aux virus Ebola ou du covid-19, sont venues d'Afrique et de Chine. Mais d'autres épidémies pourraient naître dans des régions beaucoup plus froides.

En effet, le réchauffement climatique ne pourrait-il pas libérer des virus et des bactéries emprisonnés dans les glaciers ou dans le permafrost, ce sol qui, dans les latitudes les plus froides, est gelé en permanence ?

C'est pour mesurer ce risque de "débordement viral", comme l'appellent les spécialistes, que des chercheurs canadiens ont prélevé des échantillons au fond du lac Hazen et dans le lit de rivières qui s'y jettent.

Il s'agit d'un lace situé à l'extrême Nord du Canada, au-delà du cercle arctique.

Cette étude ne concerne pas les virus prisonniers du sol gelé depuis des milliers d'années et qui, sous l'effet du réchauffement du climat, pourraient se réveiller. La chose est possible, puisque des scientifiques français ont réussi à ranimer un virus capturé par le permafrost sibérien et vieux de 30.000 ans.

Les recherches menées dans le lac Hazen et ses affluents ne portent que sur des virus emprisonnées dans des glaciers plus récents. Elles montrent que leur migration peut s'amplifier avec le ruissellement des eaux glaciaires lié au réchauffement.

Mais, d'après les chercheurs, les virus vont se fixer sur un nouvel hôte local. Ainsi, il est probable qu'ils quittent un champignon pour venir en infecter un autre. Une transmission de ce type de virus à plus grande échelle semble peu probable à ce stade.

Elle serait d'ailleurs rendue difficile par l'absence, dans ces zones très froides, d'hôtes "relais", comme les moustiques, qui transmettent le virus à d'autres organismes.

Pour autant, les scientifiques n'excluent pas une autre hypothèse. En effet, si le réchauffement climatique devait se poursuivre, il est possible que les espèces en mesure de transmettre les virus migrent vers des zones plus septentrionales.

Dans ce cas, elles pourraient atteindre des régions comme celles du lac Hazen, où elles entreraient en contact avec de nouveaux virus. Un scénario dont on espère qu'il ne se réalisera pas.
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Sortie:
8 nov. 2022
Format:
Épisode de podcast

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