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évaluations:
Longueur:
4 minutes
Sortie:
16 nov. 2022
Format:
Épisode de podcast

Description

 C'est sans doute l'événement sportif le plus attendu et le plus suivi de la planète : la Coupe du Monde de Football. D'après le comité d'organisation et la FIFA, il s'agira de la toute première édition vraiment écoresponsable, dont le coup d'envoi sera donné à la fin du mois de novembre. Une communication bien rôdé, mais que les opposant le manquent pas de déconstruire en rappelant l’aberration écologique de cette édition qatari et les milliers de travailleurs étrangers morts sur les chantiers de construction des stades.
Dans le détail, la Qatar use d'un mécanisme lui permettant d'étaler les émissions carbones des chantiers de ces stades -car c'est bien ces chantiers qui ont pollués à outrance depuis plus de quatre ans afin de préparer le pays à cet événement planétaire- ... je disais donc que le Qatar va étaler le bilan carbone de ces chantiers sur... 60 ans ! Sept des huit stades construits pour l'occasion devraient continuer de servir après la Coupe du monde, ce qui fait dire au comité d'organisation que leur construction individuelle aurait produit 200 000 tonnes de CO2 seulement. D'après les calculs de l’ONG Carbon Market Watch, ce chiffre serait plutôt de 1,6 million de tonnes de CO2 par stade. Si l'on fait rapidement le calcul, le Qatar estime la pollution totale de ses chantiers à 1,6 million de tonnes de CO2, quand l'ONG avance quant à elle 13 millions de tonnes, et cela sans prendre en compte l'empreinte carbone difficilement chiffrable de leur climatisation, même si une partie sera alimentée par de l'électricité provenant du photovoltaïque. À noter que le Qatar ne prend pas non plus en compte dans ses calculs, la construction des réseaux routiers, hôtels, centres commerciaux ou encore parcs d'attractions sortis de terre spécialement pour l'occasion.
Autre détail, si l'on peut le qualifier ainsi, qui ne rentre pas en compte dans les calculs du Qatar, c'est celui du transport. D'après l'ONG Greenly, le transport des supporters depuis les pays voisins avec des navettes en avion toutes les 10 minutes devrait générer une pollution de 2,4 millions de tonnes de CO2. En effet, tous ne pourront pas être logé sur place. Ceci dit, ces estimations totales sont bien dessous de la réalité pour Alexis Normand, directeur général de Greenly, qui précise qu'il est impossible de connaître avec précision l'empreinte carbone totale de cette Coupe du monde au Qatar. Dernier point de ce bilan, le poids de la pollution numérique. Selon les chiffres de la FIFA, la dernière Coupe du monde en Russie avait généré près de 35 milliards d'heures de visionnage. En se basant sur la consommation moyenne d'un écran LCD et sur l'intensité carbone moyenne de l'électricité dans le monde, Greenly estime que l'empreinte carbone de la retransmission des matchs se situera entre 1 et 2 millions de tonnes de CO2 !
Mais pour compenser tout cela, le Qatar avance qu'il investira dans des crédits carbone, ces tickets qui permettent de polluer en échange de grosses sommes d'argent. S'il fallait ne retenir qu'un chiffre, imprécis certes et loin de la véritable empreinte carbone en prenant en compte tous les éléments énoncés plus tôt, cette Coupe du Monde au Qatar devrait générer au minimum 17 millions de tonnes de CO2, soit l'équivalent, au minimum des émissions totales sur l'année 2021 d'un pays comme la Croatie d'après les données du Global Carbon Atlas.
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Sortie:
16 nov. 2022
Format:
Épisode de podcast

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