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CT 57
(ANNÉE SCOLAIRE 2001/2002)
Charpente Métallique
JM CHATEL
2
Charpente métallique

1 - Le matériau acier
2 - Les instabilités élastiques
3 - L ’ossature d ’un bâtiment métallique
4 - Le contreventement
5 - Les assemblages
6 - Les règles neige et vent
7 - Les ponts roulants
8 - L ’incendie et la construction métallique
3
1 - LE MATÉRIAU ACIER

1.0 - Définition
Composition de l ’acier ?
Résulte de la transformation
de matières tirées du sol
Principalement :
Accessoirement :
- manganèse
- chrome
- nickel, etc ...
- minerai de fer
- carbone
+
4
1 - LE MATÉRIAU ACIER

1.1 - Historique (1/2)
Le fer est un matériau connu depuis très longtemps (1700 avant JC)
Jusqu ’en 1750, le matériau
utilisé comprend un pourcentage
de carbone très important
Fonte (matériau fragile)
A partir de 1750 le
matériau est affiné
Fer doux (matériau plus souple)
1856 - Procédé BESSEMER Acier (souple et résistant)
1864 - Procédé MARTIN
1876 - Procédé THOMAS
Industrialisation (prix plus
abordables)
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1 - LE MATÉRIAU ACIER

1.1 - Historique (2/2)
1779 - Premier pont métallique en Angleterre (31 m de portée , fonte coulée)
1851 - CRYSTAL PALACE à LONDRES (70 000 m², 33m de haut)
1855 - Halles BALTARD à PARIS
1881 - Découverte de la soudure à l ’arc
1889 - Construction de la tour EIFFEL (300 m)
1892 - Effondrement d ’un pont métallique par flambement
1931 - Empire State Building (380 m)
Etc...
1884 - Viaduc de GARABIT
6
1 - LE MATÉRIAU ACIER

1.2 - Élaboration de l ’acier (1/2)
7
1 - LE MATÉRIAU ACIER

1.2 - Élaboration de l ’acier (2/2)
8
1 - LE MATÉRIAU ACIER

1.3 - Classification de l ’acier
MATERIAUX % DE CARBONE UTILISATION
- aciers doux
- aciers mi-durs
- aciers durs
- aciers extra-durs
0,05% < C < 0,3%
0,30% < C < 0,6%
0,60% < C < 0,75%
0,75% < C < 1,2%
charpente, boulons
rails, pièces forgées
outils
outils, poinçons
- fontes 1,7% < C < 6,3%
pièces coulées,
culasses moteurs,
bâtis machines.
9
1 - LE MATÉRIAU ACIER

1.4 - Les caractéristiques de l ’acier (1/4)
Masse volumique : 7850 kg/m
3
(béton armé 2500 kG/m
3
)
Dilatation thermique :
Allongement relatif c = o . A T avec o = 12.10
-6
/°C
Dispositions constructives pour
contrer ce phénomène (ou calculs)
Exemples : Joints, trous oblongs, etc …
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1 - LE MATÉRIAU ACIER

1.4 - Les caractéristiques de l ’acier (2/4)
Limite d ’élasticité :
c en
o
\
OO

o en
MPA
O
A B
C
D
o
e

Norme nationale Eurocode 3 Limite d’élasticité
(MPa)
Limite de rupture
(MPa)
A 33 S 185 185 310
E 24 S 235 235 360
E 28 S 275 275 430
E 36 S355 355 510
Nuances
11
1 - LE MATÉRIAU ACIER

1.4 - Les caractéristiques de l ’acier (3/4)
L ’essai de résilience
Permet de caractériser l ’aspect
plus ou moins fragile du matériau
(sous l ’effet d ’un choc)
h1
h2
E = mg(h1-h2)
Plus h
2
est faible
plus l ’éprouvette a absorbée d ’énergie
plus le matériau est ductile
12
1 - LE MATÉRIAU ACIER

1.4 - Les caractéristiques de l ’acier (4/4)
C
B A
O
C
o
c
O
A
B
o
L ’énergie absorbée est
proportionnelle à l ’aire OABC
u°C
FRAGILE
DUCTILE
E
L ’énergie absorbée varie en
fonction de la température
13
1 - LE MATÉRIAU ACIER

1.5 - Avantages et inconvénients de l ’acier
ACIER BÉTON
o
e(compression) de calcul

240 MPa 15 Ma
o
e(traction) de calcul

240 MPa 0 MPa
Comparatif en poids :
N
N
h
Pour reprendre cet effort N, il faut mettre en
œuvre en poids une quantité de béton 4,8
fois plus lourde qu ’en acier.
14
1 - LE MATÉRIAU ACIER

1.5 - Avantages et inconvénients de l ’acier
ACIER BÉTON
Fluage
Rare Important (flèches différées)
Adaptation plastique
Importante Très faible
Tenue au feu Mauvaise sans
protections complémentaires
Bonne
15
1 - LE MATÉRIAU ACIER

1.6 - Adaptation plastique de l ’acier (1/3)
Diagramme des contraintes en
se limitant au domaine
élastique
M
u

b
h
Tant que M
u
< M
e
(moment élastique)
les fibres travaillent toutes dans le
domaine élastique de l ’acier
M
e
=
o
e
. b . h²
6
16
1 - LE MATÉRIAU ACIER

1.6 - Adaptation plastique de l ’acier (2/3)
M
u

b
h
Toutes les fibres plastifiées
+ M
u

o
e

o
e
o
e

+ M
u
’’
Apparition d ’une rotule plastique
Pour qu ’il y ait équilibre de la section,
le moment ultime total M
u
doit être
inférieure au moment plastique M
P

M
P
= W
pl
. o
e

W
pl
: module d ’inertie plastique de
la section par rapport à l ’axe ….
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1 - LE MATÉRIAU ACIER

1.6 - Adaptation plastique de l ’acier (3/3)
Exemple de dimensionnement :
L = 8,00 m L = 8,00 m
p
u
= 50 kN/m
En admettant que dans ce cas, le comportement plastique du
matériau soit accepté par la réglementation, proposer un profilé
permettant de supporter cette charge.
Question :
18
1 - LE MATÉRIAU ACIER

1.7 - Les produits sidérurgiques
Les poutrelles normales européennes IPN
Les poutrelles I européennes IPE
Les poutrelles H européennes à larges ailes ou à très
larges ailes
HE HL
(HEA, HEB, HEC, HEM, HEA-A, HL)
Les poutrelles-poteaux à larges ailes HD
Les poutrelles-pieux à larges ailes HP
Les fers U normaux européens UPN
Les fers U à ailes parallèles UAP
Les cornières, les plats, les plaques, tôles et plaques en
relief, ...
19
1 - LE MATÉRIAU ACIER

1.8 - Réglementation et règles de calcul
Charges permanentes NF P 06 004
Charges d'exploitation NF P 06 001
Charges neige règles NV 65 et N 84
Charge vent règles NV 65
Charges ponts roulants recommandation CTICM
Actions des séismes règles parasismiques PS 92 (NFP 06013)
recommandations AFPS 90 (3 tomes )
Les actions sur les constructions :
Les règles de calcul :
Règles nationales Règles européennes
Règles CM 66 calcul en élasticité (critère de
contrainte)
Additif 80 calcul en plasticité
Eurocode 3 applicable à partir de 1996
20
2 - LES INSTABILITÉS ÉLASTIQUES

2.1 - Le flambement (1/4)
F
ETAT NON DEFORME
Dans un premier temps nous n ’avons pas pris en compte les
déplacements de la structure dans le calcul des sollicitations (M,N et V)
F
N
ETAT NON DEFORME
F
v
1

ETAT DEFORME AVEC
F SEUL
Le déplacement v
1
n ’a pas
d ’influence sur la valeur maximum du
moment fléchissant
F
N
v
2

ETAT DEFORME AVEC
F ET N
Le déplacement v
2
a une influence
certaine sur la valeur maximum du
moment fléchissant
!
Augmentation du risque
de flambement
21
2 - LES INSTABILITÉS ÉLASTIQUES

2.1 - Le flambement (2/4)
Vérification au flambement Limitation de l ’effort N < N
k

avec N
k
=


H² . E . A

maxi

H² . E . I
mini

(L
f

=
22
2 - LES INSTABILITÉS ÉLASTIQUES

2.1 - Le flambement (3/4)
Lf > Lo
Diminution de la longueur de flambement :
Lo
Vent
A important
Vent
Lf << Lo
A faible
23
2 - LES INSTABILITÉS ÉLASTIQUES

2.1 - Le flambement (4/4)
Systèmes articulés :
Compression
Montant limitant la longueur sur laquelle
peu flamber la membrure supérieure
24
2 - LES INSTABILITÉS ÉLASTIQUES

2.2 - Le déversement d ’une poutre (1/3)
Ce phénomène s ’observe sur des éléments fléchis par
rapport à leur axe de plus grande inertie
Considérons une poutre sur deux appuis soumis à un
chargement ponctuel à mi-travée :
COMPRIMEE
TENDUE
FIBRE TENDUE
FIBRE COMPRIMEE
L ’aile supérieure comprimée
risque de flamber
Déversement du
profilé
25
2 - LES INSTABILITÉS ÉLASTIQUES

2.2 - Le déversement d ’une poutre (2/3)
Cas particulier : Déversement d ’une console
26
2 - LES INSTABILITÉS ÉLASTIQUES

2.2 - Le déversement d ’une poutre (3/3)
Dispositions constructives :
Semelles noyées
dans la dalle béton
Semelles liées aux éléments
qu ’elles supportent
Mise en place d ’entretoise
dans le cas où la semelle
inférieure est comprimée
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2 - LES INSTABILITÉS ÉLASTIQUES

2.3 - Le voilement des plaques (1/2)
Le voilement est une instabilité élastique pouvant affecté les plaques
(âme des profilés en I par exemple)
Voilement de l ’âme sous
l ’action de la charge localisée
Voilement sous l ’effet d ’un effort
tranchant trop important (au droit
d ’un appui par exemple)
28
2 - LES INSTABILITÉS ÉLASTIQUES

2.3 - Le voilement des plaques (2/2)
Dispositions constructives :
P P
Mise en place de raidisseurs
29
3 - L ’OSSATURE D ’UN BÂTIMENT MÉTALLIQUE

3.1 - Définitions
Bâtiment =
Ossature
+
enveloppe (ensemble bardage/couverture)
Ossature = Ensemble de toutes les barres d ’une construction (poteaux,
traverses, poutres,…) assemblées entre elles pour former le squelette.
Enveloppe = Ensemble bardage + couverture
30
3 - L ’OSSATURE D ’UN BÂTIMENT MÉTALLIQUE

3.2 - Terminologie
PIGNON
LONG PAN
PALEE DE
STABILITE
POTEAU
POTELET
POUTRE AU VENT
PORTIQUE.
FAITIERE
LIERNE
BRETELLE
PANNE
SABLIERE
LISSE
SUSPENTE
31
3 - L ’OSSATURE D ’UN BÂTIMENT MÉTALLIQUE

3.2 - Terminologie
PORTIQUE
PANNE
LIERNE
BRETELLE
VUE DE DESSUS
32
3 - L ’OSSATURE D ’UN BÂTIMENT MÉTALLIQUE

3.2 - Terminologie
CLE
JARRET
JAMBE DE
FORCE
POUTRES A INERTIE
VARIABLE
33
4 - LE CONTREVENTEMENT

4.1 - Définition
Charpente métallique Squelette composé d ’éléments très élancés
et très légers
Risque de déplacements importants
sous chargement horizontal (vent)
Mise en place d ’un système de
contreventement obligatoire pour
descendre au sol les charges horizontales
34
4 - LE CONTREVENTEMENT

4.2 - Stabilité statique d ’une structure plane (1/2)
F
R
La barre de contreventement permet de
« redescendre » l ’effort horizontal au sol
La palée de stabilité (croix de Saint-André) assure
la stabilité quelque soit le sens d ’action du vent
35
4 - LE CONTREVENTEMENT

4.2 - Stabilité statique d ’une structure plane (2/2)
Autres dispositions constructives :
Remplissage en
maçonnerie
Inconvénient majeur
Occupation de l ’espace
Jambes
de force
Rigidification des nœuds : création
de portique de stabilité
36
4 - LE CONTREVENTEMENT

4.3 - Procédé de contreventement (1/4)
PLANCHER VU
DE DESSUS
Palée de stabilité
verticale
Stabilité longitudinale :
Les efforts de vent longitudinaux transitent :
Bardage de
pignon
Montant de
bardage
Poutre au
vent
Palée de
stabilité
Sol
37
4 - LE CONTREVENTEMENT

4.3 - Procédé de contreventement (2/4)
Stabilité transversale :
Portique de stabilité
(cas général)
Remarque :
Les systèmes mis en place pour reprendre les efforts de vent servent
également à reprendre les efforts de freinage de pont roulant.
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4 - LE CONTREVENTEMENT

4.3 - Procédé de contreventement (3/4)
Une file de poteaux Au minimum un contreventement longitudinal
4 nefs
Vent
longitudinal
Vent
transversal
Chaque portique doit être stable
Poutre au vent
39
4 - LE CONTREVENTEMENT

4.3 - Procédé de contreventement (4/4)
Effet du vent sur les fondations : Efforts de soulèvement
Vent
longitudinal
Actions
sur le sol
appuis des
poutres au vent
· pannes sablières comprimées
Risque de soulèvement
du poteau
Mise en œuvre d ’un
massif de béton (puit)
40
5 - LES ASSEMBLAGES

Exemples types
Encastrement :
V V
M
M
N
N
F
CONTINUITE DE POUTRE PAR COUVRE-
JOINT D’AME ET DE SEMELLE
ENCASTREMENT DE LA CONSOLE
SUPPORT DE CHEMIN DE
ROULEMENT SUR LE POTEAU
41
5 - LES ASSEMBLAGES

Exemples types
Encastrement :
ENCASTREMENT DE POUTRE SUR POTEAU
AVEC PLATINE D’EXTREMITE
CONTINUITE DE POUTRE PAR
PLATINE D’EXTREMITE
42
5 - LES ASSEMBLAGES

Exemples types
Rotule:
43
5 - LES ASSEMBLAGES

Exemples types
Rotule:
44
5 - LES ASSEMBLAGES

Exemples types
Rotule:
LIAISON POTEAU-POUTRE PAR EQUERRE
45
5 - LES ASSEMBLAGES

Exemples types
Rotule:
LIAISON POUTRE-POUTRE PAR
ECLISSE OU COUVRE-JOINT D’AME
LIAISON DE BARRES
DE POUTRE TREILLIS
46

6 - LES ACTIONS CLIMATIQUES

6.1 - Les actions du vent
Définies par les règles NV65 (référence DTU P 06-002) édition avril 2000
La pression de vent à prendre en compte pour chaque paroi du bâtiment
est fonction :
- de la région,
- du site exposé ou non (coefficient K
S
),
- de la hauteur de la construction,
- des dimensions des éléments calculés,
47

6 - LES ACTIONS CLIMATIQUES

6.1 - Les actions du vent
Pression dynamique de base
Pression dynamique
d ’extrême en [daN/m²]

Région 1 87,5
Région 2 105
Région 3 131
Région 4 157,5
Carte des vents
Région 5 210
+
48

6 - LES ACTIONS CLIMATIQUES

6.1 - Les actions du vent
Coefficient de site : K
s

Région 1 Région 2 Région 3 Région4 Région 5
site protégé 0,8 0,8 0,8 0,8 0,8
site normal 1 1 1 1 1
site exposé 1,35 1,3 1,25 1,2 1,2
49

6 - LES ACTIONS CLIMATIQUES

6.2 - Les actions de la neige
Définies par les règles N84 modifiées 1996.
La charge de neige à prendre en compte dans un calcul de structure est
fonction :
- de la région,
- de l ’altitude,
- de la forme de la toiture,
- de la concomitance ou non avec le vent.
50

6 - LES ACTIONS CLIMATIQUES

6.2 - Les actions de la neige
Donnée de base : Charge de neige au sol
REGION 1A 1B 2A 2B 3 4
S normale(daN/m²) 35 35 45 45 55 80
S extrême(daN/m²) 60 60 75 75 90 130
S accidentelle(daN/m²) 80 80 108 108 144
altitude S0
200/500 S0min+(0,15.H-30)/100
500/1000 S0min+(0,3.H-105)/100
1000/2000 S0min+(0,45.H-255)/100
Carte de
Neige…REACTUALISEE 95
51

6 - LES ACTIONS CLIMATIQUES

6.2 - Les actions de la neige
Coefficients de majoration à prendre
en compte à certains endroits où il
existe des risques d ’accumulation
Forme de la toiture :
52

6 - LES ACTIONS CLIMATIQUES

6.2 - Les actions de la neige
Concomitance avec le vent
Redistribution des charges
1 - Vent nul
2 - Vent moyen
3 - Vent fort
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7 - LES PONTS ROULANTS

7.1 - Généralités
Chariot Chariot
en butée
Pont roulant
Levage de charges lourdes
Conçu par un industriel (ex : Potain)
Les charges et forces de
freinage sont données par le
fabricant
Constitution
Galets
support
Crochet
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7 - LES PONTS ROULANTS

7.2 - Classification des ponts roulants (1/3)
Fréquence d ’utilisation :
niveau Fréquence d’utilisation
Nombre de
cycles de
levage
A
Utilisation occasionnelle
non régulière suivie de
longues périodes de repos
6,3.10
4
B
Utilisation régulière en
service intermittent
2.10
5
C
Utilisation régulière en
service intensif
6,3.10
5
D
Utilisation régulière en
service intensif assuré à plus
d’un poste
2.10
6
55

7 - LES PONTS ROULANTS

7.2 - Classification des ponts roulants (2/3)
Intensité de l’utilisation :
Niveau Etat de charge
0
très léger
Ponts roulants soulevant exceptionnellement
la charge maximale et couramment des
charges très faibles
1
léger
Ponts roulants ne soulevant que rarement la
charge maximale et couramment des charges
de l’ordre de 1/3 de celle-ci
2
moyen
Ponts roulants soulevant assez fréquemment
la charge maximale et couramment des
charges comprises entre 1/3 et 2/3 de celle-ci
3
lourd
Ponts roulants régulièrement chargés au
voisinage de la charge maximale
56

7 - LES PONTS ROULANTS

7.2 - Classification des ponts roulants (3/3)
Classe des ponts roulants :
FREQUENCE D’UTILISATION
A B C D
ETAT 0 1 2 3 4
DE 1 2 3 4 5
CHARGE 2 3 4 5 6
3 4 5 6 6
(Combinaison des fréquences d ’utilisation
et des niveaux d ’état de charge )
57

7 - LES PONTS ROULANTS

7.3 - Chemin de roulement (1/3)
CHEMIN DE ROULEMENT poutres supportant le pont roulant
Chariot
en butée
Rail de
roulement
Poutre de
roulement
Les actions horizontales de freinage
sont dans le même sens
58

7 - LES PONTS ROULANTS

7.3 - Chemin de roulement (2/3)
Chariot
en butée
Rail de
roulement
Poutre de
roulement
Les actions horizontales de freinage
sont dans le sens inverse
59

7 - LES PONTS ROULANTS

7.3 - Chemin de roulement (3/3)
Dimensionnement :
Classe du
pont
Flèche verticale Flèche horizontale
1-2 L/500 L/500
3-4 L/750 L/750
5-6 L/1000 L/1000
PONTS LEGERS N<20 Tonnes
Structure du bâtiment
porteuse du pont roulant
PONTS MOYENS N<80 Tonnes
Potelés porteur du pont roulant
et contreventés entre eux
ou par la structure du bâtiment

PONTS LOURDS
Portique sur mesure
Type de support :
60

8 - L ’ACIER ET L ’INCENDIE

8.1 - Exigences réglementaires
Se référer à la réglementation propre à chaque type de construction
Exemple : ERP
Catégories Hauteur Structure Plancher Charpente Gaines Cloisonnement
traditionnel non
réservé au
sommeil
1 2 3 4 Rdc SF 30mn CF 30mn SF 30mn CF de traversée
30mn
PF 30mn
2 3 4 8m SF 30mn CF 30mn SF 30mn CF de traversée
30mn
PF 30mn
1 8m SF 1H CF 1H SF 30mn CF de traversée
30mn
PF 30mn
2 3 4 8 à 28m SF 1H CF 1H SF 30mn CF de traversée
30mn
PF 30mn
1 8 à 28m SF 1H30mn CF 1H30mn SF 30mn CF de traversée
30mn
PF 30mn
61

8 - L ’ACIER ET L ’INCENDIE

8.2 - Développement d ’un incendie
Évolution des températures en fonction de la charge combustible :
Courbe incendie
normalisée
62

8 - L ’ACIER ET L ’INCENDIE

8.3 - Comportement de l ’acier (1/3)
c en
o
\
OO

o en
MPA
O
A B
C
D
o
e

Comportement à « froid » :
63

8 - L ’ACIER ET L ’INCENDIE

8.3 - Comportement de l ’acier (2/3)
Comportement à « chaud» : Variation des caractéristiques mécaniques
64
Température critique :
Tige métallique de 1 mm²
24 kg à 0°C
12 kg à 500 °C
8 - L ’ACIER ET L ’INCENDIE

8.3 - Comportement de l ’acier (3/3)
65
Poutre isostatique
Poutre hyperstatique
Ruine rapide
Ruine plus lente
Création de rotule
8 - L ’ACIER ET L ’INCENDIE

8.4 - Influence du degré d ’hyperstaticité (1/2)

66
67
Variation de la température critique u
C
:
8 - L ’ACIER ET L ’INCENDIE

8.4 - Influence du degré d ’hyperstaticité (2/2)
68
A surface égale, la section de gauche (possédant un facteur de
massiveté plus grand) ¬ se comportera mieux vis à vis du feu
Facteur de massivité =
Surface / Périmètre
8 - L ’ACIER ET L ’INCENDIE

8.5 - Échauffement de l ’acier (facteur de massivité) (1/3)
69
8 - L ’ACIER ET L ’INCENDIE

8.5 - Échauffement de l ’acier (facteur de massivité) (2/3)
Exemples :
70
8 - L ’ACIER ET L ’INCENDIE

8.5 - Échauffement de l ’acier (facteur de massivité) (3/3)
Exemples (montée en température) :
71

8 - L ’ACIER ET L ’INCENDIE

8.6 - Mode de protection (1/2)
Possibilités
d ’action :
Augmentation de la température critique
par surdimensionnement des éléments
ou élévation du degré d ’hyperstaticité
de la structure
Diminution de la vitesse d ’échauffement
par des systèmes de protection ou
d ’irrigation des profilés
72

8 - L ’ACIER ET L ’INCENDIE

8.6 - Mode de protection (2/2)
Possibilités de
protection :
1 - Matériaux projetés ou peintures intumescentes
3 - Profilés noyés dans le béton (construction
mixte acier-béton)
2 - Protection par plaques en plâtre (encoffrement)
4 - Irrigation
des profilés
73

JOYEUX NOËL ET
BONNE ANNÉE 2002
74
Pont sur la SEVERN
à COALBROOKDALE (GB)
75
CRYSTAL PALACE à LONDRES
architecte Joseph PAXTON
Vue générale extérieure
76
CRYSTAL PALACE à LONDRES
architecte Joseph PAXTON
Vue intérieure
77
Halles du marché de BERLIN
architecte Friedrich HITZIG
78
Viaduc de GARABIT
79
80
Ponts sur le Vecchio (Corse)