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 Probabilités
classe de 3ème
collège vivant denon
saint-marcel
I) Présentation
Le calcul de probabilités s'est développé à partir du
16ème siècle.
Les interrogations de ses débuts portaient sur les
jeux de hasard.
Pierre de Fermat (1601-1665) et Blaise Pascal (1623-
1662), mathématiciens célèbres, posèrent les bases
des probabilités.

Blaise Pascal
Pierre de Fermat
Les textes officiels

Le programme de 3ème a pour objectifs :

 de poursuivre la mise en place de paramètres


(de position et de dispersion) d'une série statistique
et d’envisager ainsi la notion de résumé statistique ;

 de mettre en pratique sur des exemples simples la notion de


probabilité.
Pourquoi l’aléatoire au collège ?

« Pour permettre au citoyen d’aborder l’incertitude et le


hasard dans une perspective rationnelle »

 Familiariser plus tôt les élèves avec cette branche des


mathématiques qui diffère fondamentalement des autres.

 Une clé essentielle pour l’analyse et la compréhension des


phénomènes incertains.
objectifs

Un enjeu de citoyenneté :
- être capable de distinguer le 
hasard « calculable » du 
hasard de la contingence fortuite.
- être capable d’avoir un 
esprit critique face à certaines 
affirmations des médias.

 
- Etudier une expérience à deux épreuves.

- Exprimer et appliquer des probabilités.


Connaissances Capacités
 
1.4. Notion de probabilité - Comprendre et utiliser des 
notions élémentaires de 
probabilité.

 - Calculer des probabilités 
dans des contextes 
familiers. 

[ Thèmes de convergence] 
Exemples d’activités,  Commentaires 
commentaires  spécifiques pour le socle
La notion de probabilité est abordée 
à partir de situations familières 
(pièces de monnaie, dés, roues de 
loteries, urnes). Certaines de ces 
situations permettent de rencontrer 
des cas pour lesquels les probabilités 
ne sont pas définies à partir de 
considérations intuitives de symétrie 
ou de comparaison mais sont 
approximativement évaluées par les 
fréquences observées  Dans le cadre du socle, 
expérimentalement (approche  aucune compétence n’est 
fréquentiste des probabilités).
exigible dans le cas des 
La notion de probabilité est utilisée  expériences à deux 
pour traiter des situations de la vie  épreuves. 
courante pouvant être modélisées 
simplement à partir des situations 
précédentes. Les situations étudiées 
concernent les expériences aléatoires 
à une ou à deux épreuves. 
II Définitions Vocabulaire
Expérience aléatoire
Une expérience est dite « aléatoire » si elle vérifie deux
conditions :
- Elle conduit à des résultats possibles que l’on peut nommer.
- On ne peut pas prévoir ces résultats.
Remarque : Le résultat d'une expérience aléatoire
s'appelle aussi une issue.

Exemple :  On lance un dé à 6 faces et on regarde


quel nombre on obtient.
Cette expérience est bien une expérience aléatoire car :
- Les résultats (ou issues) possibles sont 1 ou 2 ou 3 ou 4 ou 5 ou 6.
- Quand on lance le dé, on ne sait pas sur quelle face on va tomber.
Evénement
Un événement dans une expérience aléatoire est
constitué de plusieurs issues (ou résultats).

Exemple : On dispose des cinq cartes suivantes.


On tire une carte au hasard parmi les cinq.

Obtenir une reine est un événement.


Obtenir un cœur est un autre événement.
Probabilité et fréquence
Lorsqu’on répète une expérience aléatoire un grand nombre
de fois, la fréquence de n’importe quel évènement de cette
expérience finit par se stabiliser autour d’un nombre :
la probabilité de cet événement.

Le lien fût établi par le mathématicien


suisse Jacques Bernoulli (1654-1705)
Exemple : On dispose d’une pièce de monnaie.

Si on lance un très grand nombre de fois cette pièce,


et que l’on compte le nombre de fois qu’elle donne pile
et le nombre de fois qu’elle donne face,
la fréquence de ces deux résultats
va se stabiliser autour de ½.

Remarque : La probabilité d’un événement est en quelque


sorte la chance que cet événement se produise.
Avec l’exemple ci-dessus, on a 1 chance sur 2
d’obtenir face…
Calculer une probabilité
Quand les résultats d'une expérience aléatoire ont tous la même
probabilité alors la probabilité d'un événement E est égale au quotient:

P(E) = Nb de résultats favorables à l’événement


Nb de résultats possibles

Exemple : On lance un dé à 6 faces numérotées de 1 à 6.


Quelle est la probabilité d'obtenir un chiffre pair ?

Quand on lance un dé, il y a 6 résultats possibles.

Le résultat favorable à l'événement «  obtenir un chiffre pair »


est « obtenir un 2, un 4, un 6 » donc il y a 3 résultats favorables.

On a alors P (« obtenir un chiffre pair ») = 3/6 ou encore 1/2


III Propriétés
 La probabilité d’un événement est la 
somme des probabilités des issues 
qui réalisent cet événement

- La probabilité d'un événement est toujours comprise


entre 0 et 1.

- La somme des probabilités associées à chaque issue


est égale à 1.
V Evénements contraires
L'événement contraire de l'événement A est celui qui
se réalise quand A n'a pas lieu.

On a alors P(A)+ P( non A ) = 1

Exemple : On lance un dé à 6 faces numérotées de 1 à 6.


L'événement « non 2 » est constitué de 5 issues
« 1 », « 3 », « 4 », « 5 », « 6 ».

On a P(2) = 1/6 Donc P(non 2) = 5/6


VI) expériences à deux épreuves
exemple:On lance deux fois de suite une pièce de
monnaie.
Calculer la probabilité de l’évènement E :
« On obtient au moins une fois PILE. » 
On schématise les différentes issues avec un arbre de probabilités.
1 1 1 1
2
P (P ; P) 2

2

4
(probabilité d’obtenir deux piles)

1 P 1 1 1 (probabilité d’obtenir pile puis face)


2
1 F (P ; F) 2

2

4
2
1 1 1 (probabilité d’obtenir face puis pile)
1
1
P (F ; P) 2

2

4
2
2 F
1
F
2
Sur un même chemin, on multiplie les probabilités.
1 1 1 3
On a P(E ) = 4  4  4 = 4

La probabilité que l’évènement E se réalise est de ¾.


Expérience à deux épreuves : 2ème exemple
On dispose :
- d’une part, d’un dé ayant une face rouge,
deux faces noires et trois faces vertes
- et d’autre part, d’une pièce de monnaie

(les deux, bien équilibrés).


On lance le dé puis la pièce.

1. Ecrire tous les résultats possibles.


2. Déterminer la probabilité d’obtenir Vert puis Pile.
Résumé  

Résultats
(R;P) (R;F) (N;P) (N;F) (V;P) (V;F) Total
possibles
Effectif 1 1 2 2 3 3 12
1 1 2 2 3 3
Probabilité 12 12 12 12 12 12
1
Arbre :

1/2 P
R
1/6 1/2 F
1/2 P
2/6 N
1/2 F
3/6 1/2 P
V
1/2 F
Pour un grand nombre d’expériences,
en moyenne :
 3/6 d’entre elles « donneront » Vert pour le lancer
de dé.
 Parmi les lancers « Vert », la moitié d’entre eux
« ira » sur Pile.
 1/2 de 3/6 des expériences donneront (V;P).
 La probabilité d’obtenir (V;P) est donc
1×3=1
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