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EVALUATION ET FINANCEMENT DES INVESTISSEMENTS
EVALUATION
ET
FINANCEMENT
DES
INVESTISSEMENTS

SOMMAIRE

Introduction

Chapitre I : Cadre de la décision

  • d investissement

Chapitre II : Les outils de la décision

  • d investissement

Chapitre III :Le financement de l investissement

Chapitre I : Cadre de la décision d investissement

Définition et concepts

L ’investissement est un engagement durable de capitaux fait par l ’entreprise afin de créer de la valeur

Un projet d ’investissement est un programme complet et autonome impliquant l ’acquisition d ’immobilisation corporelles, incorporelles ou financières .

Chapitre I : Cadre de la décision d investissement

Classification des investissements

Classement des investissements selon la nature

les investissements industriels et commerciaux les investissements financiers les investissements incorporels les investissements humains

Chapitre I : Cadre de la décision d investissement

Classification des investissements

Identification des investissements selon l ’objet

les investissements productifs

les investissements de remplacement les investissements de modernisation ou de productivité les investissements d ’expansion les investissements obligatoires

les investissements stratégiques de type offensif ou défensif

les investissements obligatoires

Chapitre I : Cadre de la décision d investissement

Intérêt pratique d ’une classification

les investissements obligatoires et les investissements stratégiques seront décidés sur la base du critère coût ou du critère coût- efficacité

les investissements productifs feront l ’objet d ’une étude de rentabilité

Chapitre I : Cadre de la décision d investissement

Stratégie et politique financière de l ’entreprise

La fonction financière : son rôle consiste à définir l ’équilibre entre risque et rentabilité qui permet d ’optimiser la valeur de l ’e/se . Elle doit répondre à 3 questions:

quelle mise de fonds faut-il investir et que doit être son rythme de croissance?

avec quelle structure d ’actif, l ’e/se doit-elle travailler?

quelle structure de financement doit-elle adopter ?

Chapitre I : Cadre de la décision d investissement

La fonction financière: son contenu intègre de nombreuses activités :

les activités comptables et de contrôle les problèmes de trésorerie et financement l ’élaboration des plans à moyen terme

Chapitre I : Cadre de la décision d investissement

La planification des décisions d investissement et des décisions de financement : la politique financière s ’applique dans le cadre d ’une planification à moyen et long terme ,cette planification concerne la structure des actifs ainsi que la structure des ressources

Chapitre I : Cadre de la décision d investissement

La planification des décisions d investissement: elle s ’opère en plusieurs phases :

l ’idée projet, sa viabilité première et son degré de conformité avec la stratégie

l ’étude de faisabilité du projet, de sa rentabilité et du risque associé

la sélection des projets rentables donnant naissance au plan d investissement

Chapitre I : Cadre de la décision d investissement

La planification des décisions de financement : elle intègre le choix de la structure des ressources à mobiliser en fonction de leur coût et de leur disponibilité , elle donne lieu à la construction des plans de financement à moyen terme qui peut être accompagnée par des budgets prévisionnels annuels et des bilans prévisionnels annuels

Chapitre II : Les outils de la décision d ’investissement

Chapitre II : Les outils de la décision d ’investissement • Pour pouvoir se prononcer sur

Pour pouvoir se prononcer sur l’utilité de lancer un programme d’investissement,

il est nécessaire de procéder à une

évaluation de sa rentabilité prévisionnelle

L’évaluation de la rentabilité passe par la comparaison entre les moyens mis en œuvre les cash-flows dégagés par le projet . Elle repose sur l’utilisation de

certaines techniques .

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Les outils du choix des investissements

Les données économiques de la décision d’investissement :

Financièrement, un projet d’investissement est

caractérisé par une dépense initiale, des rentrées de fonds anticipées échelonnées sur toute la durée

de vie de l’investissement, et par une valeur

résiduelle à la fin de la durée de vie du projet.Il

faut tenir compte de la nécessité d ’actualisation

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Les outils du choix des investissements

La dépense d’investissement :

La dépense d’investissement comprend l’ensemble des coûts directs et indirects afférents à la réalisation de l’investissement. Il convient de recenser les éléments de cette dépense de la façon la plus exhaustive possible et

de ne pas se limiter uniquement à ceux qui figurent en

immobilisation au bilan.

Les outils du choix des investissements

La dépense d’investissement : elle comprend

Le prix d’acquisition (hors TVA) des immobilisations corporelles , incorporelles et financières.

Les frais accessoires ( frais accessoires d’achat, de transport, de douane, de manutention, d’actes ...

etc.).

les frais de formation du personnel,de recherche, l’augmentation du BFR induite par l’investissement.

Les outils du choix des investissements

La durée de vie de l’investissement :

La durée de vie est la période durant laquelle le projet génère des flux de trésorerie. Mais en fait, il faut bien distinguer, durée de vie technique, durée de vie économique et durée de vie fiscale.

La première est fonction des conditions probables d’utilisation des immobilisations, la seconde est fonction du contexte économique au sein duquel évolue l’entreprise.

16

Les outils du choix des investissements

La durée de vie fiscale, quant à elle, correspond à la durée de vie pendant laquelle le bien est amorti. “ Elle procède d’une évaluation administrative arbitraire et souvent éloignée de la réalité technique ”.

La rentabilité d’un projet d’investissement doit être

évaluée sur sa durée de vie économique, c’est-à-dire sur l’ensemble de la période pendant laquelle l’investissement est effectivement utilisé par l’e/se et

engendre des cash-flows.

Les outils du choix des investissements

Les cash-flows ou solde des flux de trésorerie induits par le projet :

Notion de cash flow:

L’un des aspects fondamentaux de l’étude d’un projet d’investissement est l’estimation des liquidités nettes ou cash-flows engendrés chaque année par l’exploitation du projet. La notion de cash-flow est une notion de trésorerie. Il ne faut donc pas confondre cash-flow et capacité d’autofinancement .

Les outils du choix des investissements

Alors que le premier résulte de la différence entre les

recettes et les dépenses induites par le projet

d’investissement, la seconde quant-à-elle s’obtient par

différence entre les produits et les charges induits par le

projet.

Cash-flow

........................

=

Recettes induites

par un investissement

- Dépenses induites

par un investissement

Capacité d’autofinancement

= Produits induits par

l’investissement (autres que produits calculés)

-

Charges induites par l’investissement (autres que

charges calculées) .

19

Les outils du choix des investissements

Il est certes difficile, mais essentiel, d’isoler les cash-

flows propres à chaque projet . Ces derniers sont

dégagés de façon continue tout au long d’un exercice.

Mais pour simplifier les calculs, on les considère

généralement, comme étant dégagés en fin d’exercice .

 

I o

C 1

C 2

C n

I o

=

investissement initial .

C 1 =

cash-flow exercice 1 .

C

2

=

cash-flow exercice 2 .

C n =

cash-flow exercice n .

20

Les outils du choix des investissements

Selon qu’il sont calculés avant ou après incidence des impôts sur

les bénéfices, les cash-flows sont dits bruts ou nets ; en général, on calcule les cash-flows nets, puisque le montant global de

l’impôt sur les bénéfices payé par l’entreprise est modifié par l’acceptation ou le refus d’un projet d’investissement .

Notons aussi que les cash-flows nets sont évalués hors charges

financières puisqu’on veut mesurer la rentabilité “ économique de l’investissement indépendamment de la politique financière

adoptée par l’entreprise .

Il convient de souligner enfin, que certains investissements

n’engendrent ni recettes supplémentaires, ni dépenses

supplémentaires mais des économies de dépenses (investissements de productivité) ; ce sont alors ces économies de

dépenses qui constituent leurs cash-flows .

21

Choix des investissements • Estimation des cash-flows : En admettant l ’identité entre CA et recettes

Choix des investissements

Estimation des cash-flows :

En admettant l ’identité entre CA et recettes

d ’une part, et entre dépenses et charges

décaissables d ’autre part , on peut écrire : Cash

flow = CA - Charges décaissables . Or on a

aussi : Résultat net engendré par

l ’investissement = CA- (Charges Décaissables

+ dotations)

On déduit : Cash flow = Résultat net engendré

par l ’investissement + Dotations aux

amortissements

Les outils du choix des investissements

La valeur résiduelle :

A la fin de leur utilisation, certaines immobilisations

conservent une valeur vénale résultant soit de leur

revente, auquel cas il faut tenir compte de l’incidence

fiscale des plus ou moins-values éventuelles, soit d’une

réutilisation partielle qu’il convient d’évaluer par

rapport aux dépenses entraînées par l’acquisition d’un

bien du même type ou rendant des services analogues,

soit de la récupération du BFR .

Les outils du choix des investissements

La nécessité de l ’actualisation

L ’actualisation permet la comparabilité des flux

de trésorerie apparus à des moments différents.

Les calculs de rentabilité doivent prendre en

compte les intérêts que l ’e/se encaissera ou paiera.

C ’est en actualisant à intérêts composés les

dépenses et les recettes que l ’on tient compte des

intérêts

Le taux d ’actualisation est le taux minimal de

rémunération exigé par l ’e/se , il représente le

taux d ’intérêts auquel l ’e/se peut emprunter ou

prêter .

Les outils du choix des investissements Les techniques d’évaluation de la rentabilité des investissements :

Généralement, on distingue deux grandes

catégories de techniques d’évaluation des

investissements :

Les méthodes traditionnelles qui n’utilisent pas la technique de l’actualisation .

Les méthodes qui prennent en considération le facteur temps au moyen de l’actualisation .

Les outils du choix des investissements

Les méthodes traditionnelles :

Ces méthodes comparent simplement des flux de

dépenses à des flux de recettes abstraction

faite au

facteur temps . C’est ce qui rend ces méthodes

incapables de fournir une évaluation correcte de la

rentabilité .

Ces

méthodes présentent cependant

l’avantage de la simplicité et peuvent être conseillées

lorsque

le

choix

aléatoire .

du

taux

d’actualisation

est

trop

Les outils du choix des investissements Parmi les méthodes “ traditionnelles ” les plus fréquentes, on

Les outils du choix des investissements

Parmi les méthodes “ traditionnelles ” les plus

fréquentes, on trouve le taux de rendement

comptable, l’indice de profitabilité ( non

actualisé ) et le délai de récupération du

capital investi non actualisé .

1- Le taux de rendement comptable

Le taux de rendement comptable est obtenu en

rapportant le résultat net capital investi.

comptable moyen au

Taux de rendement comptable = Résultat net comptable moyen

I

27

Les outils du choix des investissements

2- L’indice de profitabilité non

actualisé : Ip

Il s’agit de rapporter l’ensemble des Cash-flows

dégagés par le projet à la dépense d’investissement .

de profitabilité (non actualisé)

n

=

CF t / I o

T=1

Indice

Les outils du choix des investissements 3- Le délai de récupération du capital investi non actualisé

Les outils du choix des investissements

3- Le délai de récupération du capital investi non actualisé ou Pay -back :

Le délai de récupération peut être défini comme la période nécessaire pour que le cumul des cash-

flows générés par un projet soit égal à son coût. En

d’autres termes c’est le délai de récupération du

capital investi à partir des flux de trésorerie dégagés

par l’investissement .

Délai de récupération du capital investi (non actualisé) d est tel que :

n

CF t

= I o

t=1

Les outils du choix des investissements

Il faut préciser enfin que ces techniques n’étant

pas basées sur l’actualisation , ne sauraient en

aucun cas être le critère

unique de

décision .

Elles doivent en conséquence être utilisées

conjointement avec des méthodes plus élaborées qui

prennent en

considération le facteur temps telles

que : la valeur actuelle nette (VAN) ou le taux

interne de rentabilité .

Les outils du choix des investissements Les méthodes d’évaluation fondées sur l’actualisation : Parmi les méthodes

Les outils du choix des investissements

Les méthodes d’évaluation fondées

sur l’actualisation :

Parmi les méthodes d’évaluation des

investissements qui se basent sur l’actualisation , on trouve l’indice de profitabilité actualisé, le délai de

récupération actualisé dont les principes sont les mêmes que dans le point précédent , mais ils s’appliquent cette fois à des cash-flows actualisés . Il y a aussi d’autres critères qui sont plus utilisés :

Ce sont la valeur actuelle nette (VAN) et le taux interne de rentabilité (TIR) .

Les outils du choix des investissements

1- La valeur actuelle nette (VAN) :

Le critère de la VAN consiste à faire la

différence

entre la somme des cash-flows actualisés

procurés par le projet et la dépense d’investissement .

Le projet sera considéré comme rentable s’il

dégage une VAN positive, il

peut alors être retenu. A

l’opposé, le projet sera non rentable si sa VAN est

négative .

 

VAN

=

CF 1

CF

+

CF 2 (1+i) 2
CF 2
(1+i) 2
 

(1+i) 1

 

N

VAN

=

CF t

CF

-

I o

 

t=1

(1+i) t

+

..........

+

CF n

Les outils du choix des investissements 1- La valeur actuelle nette (VAN) : Le critère de

(1+i) n

-

I o

Les outils du choix des investissements

2- Le

taux interne de rentabilité : TIR

 

Le

taux

interne

de

rentabilité

est

le

taux

d’actualisation pour lequel il y a équivalence

entre le capital

investi

et l’ensemble des cash-flows actualisés .

En

d’autres

termes, c’est

le

taux

d’actualisation

qui

annule la VAN

I o =

I o

 

CF 1

+

CF 2

+

+

CF n

(1+r)

(1+r) 1

(1+r)

(1+r) 2

(1+r) n

n

=

CF t

CF
 

t=1 (1+r) t

Les outils du choix des investissements

Pour fonder sa décision de réaliser l’investissement

ou au contraire de le rejeter , l’investisseur doit

comparer le TIR

calculé à un

choisi.

taux de rejet bien

Il acceptera de réaliser l’investissement si le TIR®

est supérieur au taux de rejet, il rejettera ou

refusera le projet si son TIR est inférieur au taux

de rejet retenu .

Les outils du choix des investissements

Analyse

critique

rentabilité :

des

critères

de

-Les hypothèses de réinvestissement des flux de

Cash-flows et du TIR :

Les

2

critères

VAN

et

TIR

admettent

implicitement le

réinvestissement annuel des Cash-flows dégagés jusqu’à la fin de la durée de vie du projet .

par le projet

Ce réinvestissement implicite se fait au taux d’actualisation (i) pour la VAN et au taux (r ) pour le TIR .

Ces hypothèses de réinvestissement implicite au taux (i) pour VAN et au taux (r) pour le TIR peuvent s’avérer non

35

Les outils du choix des investissements

réaliste dans certains cas en particulier lorsque (i) et (r) s’écartent des taux de rémunération pouvant être retirés de la réutilisation effective des CF annuels dégagés par le projet .

Cette réutilisation peut se faire dans des investissements nouveaux, mais aussi dans des remboursements d’emprunt antérieurs ou de consolidation de structure donc de situation financière . Lorsque cet écart est important, en particulier pour le critère de TIR l’évaluateur devra expliciter

l’hypothèse de réinvestissement des CF annuels et adopter un taux de réinvestissement dit explicite noté (c) plus conforme à la réalité de la rémunération des placements effectifs des

CF .

36

Les outils du choix des investissements

-Situations exceptionnelles d’investissement et

leur traitement :

Dans certains cas particuliers les critères de la VAN et du TIR n’aboutissent pas à un classement identique des projets évalués.

Les deux critères ont alors des choix divergeants . Par ailleurs, certains projets d’investissement se caractérisant par des CF Nets négatifs au cours de la durée de vie peuvent

donner naissance à plusieurs TIR. Dans ce cas on ne sera alors plus en situation d’unicité des taux. Ces deux cas de figure constituent des situations exceptionnelles .

Les outils du choix des investissements – Divergence de choix entre les critères de rentabilité :

Les outils du choix des investissements

Divergence de choix entre les critères de

rentabilité :

Situation de convergence:

La VAN est une fonction décroissante du taux

d’actualisation, l’intersection de la courbe de VAN

avec l’axe des abscisses correspond au taux de

rendement interne .

VAN(B)

VAN (A)
VAN (A)

40

VAN(B) VAN (A) 40 10 20 30 TIR (B) TIR (A) Tx 39
VAN(B) VAN (A) 40 10 20 30 TIR (B) TIR (A) Tx 39

10

20

30

VAN(B) VAN (A) 40 10 20 30 TIR (B) TIR (A) Tx 39

TIR (B)

TIR (A)

Tx

Les outils du choix des investissements

Remarque : en principe la comparaison des courbes de VAN

pour des projets en situation de convergence des critères de rentabilité TIR et VAN montre que ces courbes ne connaissent pas d’intersection .

Dans notre exemple le projet A est toujours > au projet B car La VAN (A) > VAN (B) et TIR (A) > TIR (B)

Les outils du choix des investissements

La situation de divergence :

la divergence de choix entre les critères de la VAN et du TIR peut apparaître lorsque :

- La chronologie des cash-flows des projets est sensiblement différente sachant que chacun des deux critères admet le réinvestissement des cash-flows au taux d’actualisation i ( VAN) et r ( TIR), cette divergence se manifeste ainsi :

VAN(B) VAN (A) TIR (B) TIR (A) r 1 r 2
VAN(B)
VAN (A)
TIR (B)
TIR (A)
r 1
r 2

Les outils du choix des investissements

Lorsque le taux d’actualisation (i) est < c VAN (A) > VAN (B). mais le TIR (B) > TIR (A) situation de divergence de choix selon que l’on choisit le critère de la VAN ou du TIR .

i>c VAN (A) < VAN(B) et TIR(A) > TIR(B)

En conclusion dans de telles situations l’analyste sera dans l’incapacité de décision du choix du projet à retenir. Il ne pourra éliminer cette divergence qu’en modifiant les critères de la VAN et du TIR en adoptant une hypothèse de réinvestissement explicite des CF t à un taux d’actualisation © . Il calculera alors un critère de VAN dit Globale ou intégrée et un critère de TIR Intégré ou global.

Choix des investissements

- Eventualité de TIR multiples :

Certains projets se caractérise par l’apparition de

plusieurs TIR et non par un seul cette multiplicité de

TIR exclut la possibilité de décision pour l’ évaluateur .

Pourquoi les TIR multiples ? Les TIR multiples apparaissent lorsque la somme des

cash-flows cumulés dégagés par le projet change de signe

plusieurs fois . Dans ce cas le projet en question aura

alors autant de TIR que de changement de signe :

Exemple :

Si D 0 = -1000

5 4 3 2 1 Années CF cumulés CF annuels 400 -800 1200 300 -500 +
5 4 3 2 1 Années CF cumulés CF annuels 400 -800 1200 300 -500 +
5 4 3 2 1
5
4
3
2
1
Années
Années

CF cumulés

CF annuels

400 -800 1200 300 -500 + 1200 -2000 +900 +800 -500
400
-800
1200
300
-500
+ 1200
-2000
+900
+800
-500
5 4 3 2 1 Années CF cumulés CF annuels 400 -800 1200 300 -500 +
5 4 3 2 1 Années CF cumulés CF annuels 400 -800 1200 300 -500 +
5 4 3 2 1 Années CF cumulés CF annuels 400 -800 1200 300 -500 +

Les outils du choix des investissements

Ce

projet à 3 TIR .

Comment éviter l’apparition de TIR multiples ?

Lorsqu’un projet risque de se caractériser par des TIR multiples l’évaluateur sera dans l’obligation de travailler avec le

TIR global ou intégré qui adopte une hypothèse de

réinvestissement explicite des cash-flows au taux (c) .

Conclusion :

Au total les hypothèses de réinvestissement implicite des CF caractérisant les critères de VAN et du TIR peuvent

donner naissance dans certains cas particuliers à des

situations exceptionnelles qui empêche l’investisseur de

prendre une décision .

46

Les outils du choix des investissements

Les critères à double taux :

La VAN Globale ou intégrée:

n

VAN [ G ; I ] (i,c) = -D 0 + CF( 1+c) n-t

t=1

(1+i) n

avec (i) = taux d’actualisation et (c) =taux de capitalisation

Le TIR Global ou intégré :

n

TIR [ G ; I] est r* tel que : D 0 =

t=1

CF ( 1+c) n-t

(1+r*) n

r* pourra alors être déduit à partir de la table financière n

correspondante en fonction de la fraction :

t=1

CF ( 1+c) n-t

D 0

Les outils du choix des investissements

Remarque 1 :

-Le taux de réinvestissement explicite des cash-flows (c) est un taux choisi par l’évaluateur en fonction des possibilités de placement effectives des CF t et des rémunérations correspondantes.

-r* résulte des calculs et correspond au TIR dit global du projet .

Remarque 2 :

Si

c < au taux interne de

rentabilité r 0

r*

sera compris entre

Si

c

<

r 0

c<

r* < r 0

Si c > r 0

r 0 < r* < c

Si pour un

projet

X :

c

=

14%

r°= 36% et

Si pour un projet Y :

14% <

r* < 36%

r°= 4%

et

c = 14%

4%

<

r* < 14%

48

Chapitre III: le financement de l ’investissement

L’investissement est par définition un engagement de

financement sur moyenne et longue période, il nécessite un financement stable. Ce financement peut

être mis en place en veillant à ce que ce soit un

financement suffisant adéquat au bon moment et au moindre coût .

Différentes sources sont possibles :

Le financement de l ’investissement

Le financement de l ’investissement par fonds propres

1-Les augmentations de capital ou les apports

en capitaux :

Ces apports constituent un engagement financier

permanent pour les actionnaires. Il s’agit pour l’entreprise de ressources mises définitivement à sa disposition .

Les capitaux propres ne se matérialisant pas par un coût

explicite significatif. On parle de taux implicite qui correspond au taux de rémunération qu’il faut servir aux actionnaires pour qu’ils acceptent de laisser leur capital à la disposition de l ’entreprise. Celui-ci peut-être approché par le taux de rendement exigé par les actionnaires .

50

Le financement de l ’investissement

2- Les prêts participatifs:

Ils sont assimilés à des quasi-fonds propres

financièrement et permettent d accroître la

capacité d ’endettement .Juridiquement , ils

conservent les caractéristiques d ’une dette

(exigibilité , mode de rémunération). La

rémunération du prêteur est double : une partie

fixe majorée d ’une prime de risque et une partie

variable fonction du résultat de l ’entreprise .

Le financement de l ’investissement

2-Les titres participatifs :

Ils constituent des valeurs mobilières

intermédiaires entre l ’action et l ’obligation . Ce

sont des bons de souscription d ’action permettant

  • l ’achat d ’actions en quantité et à un prix fixés à

  • l ’avance. Ces bons sont rattachés à des actions ou

à des obligations . On parle alors d ’actions à bons

de souscription d ’actions (ABSA) ou

  • d ’obligations à bons de souscription

  • d ’actions(OBSA)

Leur rémunération comporte une partie fixe et

une partie variable fonction des résultats de l ’e/se.

Le financement de l ’investissement Le financement par capital risque :

C’est un financement risqué , en participation

qui impose la confiance , l ’adhésion au projet et

le suivi .Il induit des relations nouvelles entre

l ’e/se financée et l ’organisme de capital risque ,

dans le cadre d ’un partenariat financier et parfois

de gestion .

Le Financement de l investissement Le financement de l ’investissement par dettes L’endettement : L’entreprise peut

Le Financement de l investissement

Le financement de l ’investissement par dettes

L’endettement :

L’entreprise peut s’endetter et obtenir des ressources

externes par 2 grandes voix possibles ; la première est

le recours direct au marché financier à travers

l’émission d’emprunt obligataire . L’entreprise peut

obtenir des ressources externes en recourant à

l’intermédiation bancaire : les prêts bancaire à

l’investissement sont généralement des prêts à long et

moyen terme .

59

Modes de Financement 1-L ’emprunt bancaire: Tout emprunt bancaire se caractérise par les paramètres suivants :

Modes de Financement

1-L ’emprunt bancaire:

Tout emprunt bancaire se caractérise par les paramètres suivants : le montant, la durée, le taux, le plan d’amortissement et enfin par la procédure des garanties .

L’investisseur doit veiller à obtenir un crédit pour le

financement de son investissement suffisant . Il doit veiller

également à ce que ce financement soit mis à sa disposition au moment opportun et non de manière tardive cela nécessite

que le dossier bancaire soit construit suffisamment à l’avance

par rapport à la réalisation de l’investissement .

Le Financement de l ’investissement

Le taux d’intérêt pratiqué par la banque est un taux

apparent et ne correspond pas au coût réel de l’emprunt . Pour

corriger le taux apparent on calcule un taux actuariel en tenant compte de la déductibilité fiscale des intérêts :

Le coût actuariel k est tel que :

n

emprunt

= Principal + Ch financières(1-T)

t=1

(1+k ) t

Le plan d’amortissement de l’emprunt : chaque emprunt se caractérise par un plan d’amortissement qui définit les annuités de

remboursement: la partie principale et la partie charges financières

Le Financement de l ’investissement

Parmi les profils de remboursement fréquemment utilisés on distingue :

  • - L ’emprunt remboursé par annuité constante : la partie principale est croissante et la partie intérêts est décroissante .

  • - L ’emprunt remboursé par annuité décroissante : ce remboursement se caractérise par une partie constante ( le principal ) et une partie décroissante l’intérêt .

  • - L ’emprunt à remboursement in fine : le capital est remboursé en une seule fois à la fin de la durée de vie de l ’emprunt .

Le Financement de l ’investissement

2-L ’emprunt- obligations :

L’emprunt obligataire se caractérise par une

procédure exigeante tant sur la forme que sur le fond.

Il n ’est accessible q ’aux grandes e/ses.

L’emprunt obligataire est un emprunt de montant élevé divisé en fractions appelées obligations proposées au public par l ’intermédiaire du système bancaire .

L ’obligation est un titre de créance à long terme qui se caractérise par :

  • - la valeur nominale

  • - le prix d ’émission

  • - le pris de remboursement

  • - le taux nominal

  • - les modalités d ’amortissement

63

Le Financement

de l ’investissement

Les autres sources de financement

1- Le leasing ou le crédit-bail

Le leasing est un mode de financement en principe de 100% du bien pris en leasing. Jusqu’au terme du contrat de leasing, le bien est en situation de location l’entreprise ne devient propriétaire que s’il y a une clause de rachat exercée par celle-ci. Il est fréquent que les organismes de leasing exigent des dépôts de garantie de la part de l’investisseur lors de la mise en place de ce type de financement .

Sur

le

plan

fiscal,

les

redevances

de crédit-bail sont déductibles

fiscalement. Mais le bien ne peut faire l ’objet d ’amortissement puisqu’il ne figure pas dans l ’actif du bilan du locataire . Le coût actuariel du leasing noté K l :

Montant du financement par CB

n

=

loyer(1-T) +

t=1

( 1+ K l ) t

VRn

( 1+ K

l

  • 64 ) n

Le Financement de l ’investissement

2-Les

crédits

acheteurs

et

les

crédits

fournisseurs :

Le crédit fournisseur

Le

fournisseur

des

biens

d’équipements

accordeur

du

crédit

à

l’investisseur acheteur fait mobiliser le crédit qu’il a consenti au près de son système bancaire.

Le crédit acheteur

Les crédits acheteurs sont des crédits octroyés à l’investisseur (acheteur) par la banque du fournisseur du bien d’équipements . Ces crédits ont été mis en place dans les pays développés pour inciter l’exportation des biens d’équipements, le mécanisme et relativement complexe. En effet, il faut que la banque de l’acheteur se porte également (caution) ainsi que la souscription d’une

assurance.

65

Le Financement de l ’investissement Les critères de choix de financement Les décisions de financement externe

Le Financement de l ’investissement Les critères de choix de financement

Les décisions de financement externe dépendent du coût des ressources mais aussi de la combinaison optimale des ressources

Le coût :

C ’est le taux qui annule la somme actualisée des

encaissements et des décaissements liés à la source

de financement.

Il est surtout utilisé pour arbitrer entre deux

sources de même nature

Le Financement de l ’investissement

Les décaissements réels :

Ils sont calculés compte tenu des économies

d ’impôt liées à à la source de financement

considérée et doivent faire l ’objet d ’une

actualisation

Le coût moyen pondéré du capital :

Le coût du capital d ’une entreprise est la

moyenne du coût des capitaux propres et du coût

des différentes sources de financement dans le

financement total.

La connaissance de ce coût est essentielle pour la

sélection des investissements de l ’entreprise et

pour le choix d ’une structure de financement

t

67

Le Financement de l ’investissement

Choix d ’une structure de financement pour une réduction du coût du capital

Selon Modigliani et Miller :

En l ’absence d ’impôt: VE =VN

En présence d ’un impôt sur les bénéfices :

VE=VN+ TD

Le Financement de l ’investissement

Le Financement de l ’investissement le Plan de Financement Le plan de financement associé à un

le Plan de Financement

Le plan de financement associé à un programme d’investissement doit veiller à chiffrer d’une part l’ensemble des flux d’emplois

occasionnés par programme sur généralement une durée de 5 ans

et d’autre part à positionner tous les flux de ressources associés à ce programme sur 5 ans également. L’objectif est de veiller à un

équilibre entre les ressources et les emplois . Il importe don c de dégager deux lignes : celle des soldes simples ( Ressources- Emplois), la deuxième pour les soldes cumulés.

Plan de Financement

Plan de Financement 70

le Plan de Financement

Il est exceptionnel qu’un investissement dégage un plan de financement équilibré dés les premiers essais ; en général, des ajustements s’avèrent nécessaires soit par une augmentation des ressources mises à la disposition du projet soit par une diminution des emplois caractérisant ce projet soit enfin par le mixage des deux solutions.

Analyse des ressources durables :

Analyse des ressources durables : Effet de levier : Le recours à l ’endettement a un

Effet de levier :

Le recours à l ’endettement a un impact décisif sur la

rentabilité financière ou rentabilité des fonds propres; lorsque

cet impact se traduit par le renforcement de cette rentabilité,

on dit que l ’effet de levier joue dans un sens favorable, dans

le cas contraire, c ’est à dire quand le coût des dettes est

supérieur au taux de rentabilité économique, l ’effet de levier

joue dans un sens défavorable. Lorsque le taux de rentabilité

économique et celui d ’intérêt sont égaux, l ’effet de levier ne

joue pas.

Analyse des ressources durables (suite):

Analyse des ressources durables (suite): Mise en équation de l ’effet de levier : La formulation

Mise en équation de l ’effet de levier :

La formulation classique de l ’effet de levier fait intervenir la rentabilité économique définie par le

rapport :

Résultat avant charges d intérêts et avant impôt sur le bénéfice

t e =

K + D

Pour établir cette relation, désignons par :

R

Le résultat avant charges d ’intérêts et avant impôt sur les bénéfices,

% Le taux de l ’impôt sur les bénéfices,

  • i Le taux d ’intérêt moyen des dettes financières, Le taux de rentabilité financière : t f = Résultat net K

t

f

t

e

Le taux de rentabilité économique: t e =

R

K+D

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2- Analyse des ressources durables (suite):
2- Analyse des ressources durables (suite):
2- Analyse des ressources durables (suite):

2- Analyse des ressources durables (suite):

2- Analyse des ressources durables (suite):

Nous avons alors :

Résultat avant charges d’intérêts et avant impôt Sur les bénéfices (R)……………………….K t e + D t e

Charges d’intérêts

………………………….Di

Résultats après charges d’intérêts et avant impôt Sur les bénéfices…………………… K t e + D (t e - i)

Resultat net……………

... D’où rentabilité financière

…….(1-)

[K t e + D ( t e - i)]

résultat net

K

t f = (1- ) [(t e +

  • D ( t e -i)]

K

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Mettons en évidence le rôle de dans la détermination de t f

  • D appelé « levier »,

K

supposons : t e = 0,2 ; i = 0,1 ;

=1/3

D

K

t f

0

(donc D=0 : entreprise non endetté)

13,33%

1/2

(donc D =1/2 K)

16,67%

1

(donc D = K)

20%

Conclusion : Si t e >i, l ’effet de levier joue positivement :

plus l ’entreprise est endettée, plus la rentabilité financière est grande.

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Analyse des ressources durables (suite):

Analyse des ressources durables (suite): supposons maintenant : t = 0,07 ; i = 0,1 ;

supposons maintenant : t e = 0,07 ; i = 0,1 ;

= 1/3

D

K

t f

0

4,67 %

1/2

3,67 %

1

2.67 %

Conclusion : Si t e < i, l ’effet de levier joue négativement :

plus l ’entreprise est endettée, plus la rentabilité financière est faible ..

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Définition

On désigne par effet de levier l ’amélioration (ou la dégradation

du taux de rentabilité financière consécutive au recours à

à l ’endettement .

Calcul

On l ’obtient par différence entre le taux de rentabilité rentabilité financière lorsqu’il n ’y a aucun endettement

[t e (1-)] et le taux de rentabilité financière résultant du niveau d’endettement retenu (ou étudié) par l’entreprise

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