Vous êtes sur la page 1sur 43

STRUCTURE DE L’ATOME

VIIème siècle avant J.C.


Thalès, un philosophe de Milet
postule que toutes les choses sont constituées d'un matériau de base, l'eau.

Leucippe de Milet en 420 avant J.C. , philosophe ionien


hypothèse du "grain" infinitésimal qui est à la base de toute matière

« ATOME » vient du grec « ATOMOS »


« qu'on ne peut pas couper – indivisible – insécable »

Démocrite d'Abdère (vers 460-370 av. J.-C.)


philosophe grec, élève de Leucippe
développe la théorie granulaire
1780
Antoine Laurent LAVOISIER (1743-1794)
développement de la théorie atomique des éléments chimiques
1803
John DALTON
combine les idées de Démocrite et de Lavoisier afin de décrire les réactions chimiques
Il considère que la matière est faite d'atomes
formes sphériques pleines, insécables, pouvant se combiner avec d'autres atomes
Propose le premier modèle atomique, le "Modèle de Dalton".
1811
Amedeo AVOGADRO
existence des molécules en les décrivant comme des groupements d'atomes

Le modèle de Dalton sera suffisant pour décrire bon nombre de phénomènes


chimiques
étudiés au 19ème siècle
pour cette raison il restera utilisé durant de nombreuses années.
Jean PERRIN (1870-1942)
expériences sur les décharges électriques dans les gaz
postule l'existence de particules électriquement chargées, 2000 fois plus légères que
l'atome d'hydrogène et faisant partie de la matière

révolutionne la théorie atomique et les sciences de la matière dans leur globalité.


Il reçut le prix Nobel de Physique en 1926 pour ses travaux sur l‘atome
Le modèle de Thomson (1898)

Joseph John THOMSON (1856-1940)


démontre que les grains de matière identifiés par Jean Perrin, et qu'il appelle
électrons, sont tous identiques, quel que soit le corps qu'il étudie.
1904 MODELE DE THOMSON
(modèle du plum-pudding)
les électrons (charges négatives) et des particules plus massives de charge positive,
se trouvent confinés dans une sphère de rayon environ égal à 0,1nm.
Ses travaux sont aussi associés à la notion d’isotopes et à la spectrométrie de masse.
Il obtient le prix Nobel de Physique en 1906

-
-
- -
-
- -
- - -
- - -
-

« cake fourré aux raisins »


Ernest RUTHERFORD (1871-1937)

En 1911, Ernest Rutherford, un physicien néo-zélandais, entreprend à la demande


de Thomson des travaux visant à vérifier le modèle de ce dernier.

Ses recherches antérieures sur la radioactivité et les émissions radioactives


lui avaient permis de démontrer que les particules du rayonnement alpha (atomes d’hélium)
étaient chargées positivement.
Cette connaissance lui permet de réaliser une expérience originale et d'élaborer
son propre modèle atomique.
Rutherford plaça dans une pièce un bloc de radium dans une enveloppe cubique en plomb avec
une ouverture dans l'une des faces afin de permettre au rayonnement alpha (atomes d’hélium)
de sortir en ligne droite.
Devant le bloc de radium se trouvait une mince feuille d'or.
Sur tous les murs étaient accrochés des écrans fluorescents qui émettaient un scintillement
à l'endroit où ils étaient frappés par une particule alpha.
Cette dernière particularité lui permit de déterminer la trajectoire des particules alpha.
S'attendant à voir les particules rebondir sur la feuille d’or, il est stupéfait de voir que la plupart
des particules alpha traversaient la feuille d'or, comme si elle était faite de "trous".
Cette expérience remettait en cause l'idée que les atomes sont des sphères pleines.

MODELE DE RUTHERFORD
l'atome est constitué principalement de vide
Il est formé au centre, d'un noyau massif, chargé positivement,
autour duquel se déplacent les électrons.
La théorie de la structure lacunaire (encore appelée théorie nucléaire) de la matière est née.

le "noyau" a des dimensions très


faibles par rapport à l'atome
tout entier

le diamètre du noyau mesure


environ 1/100 000 de
celui de l'atome.
Niels Henrik David BOHR (1885 - 1962)

1913 MODELE DE BOHR – modèle planétaire

Les atomes sont faits de noyaux de taille négligeable face à celle de l'atome entier
Les noyaux qui représentent toutefois la quasi-totalité de la masse de l'atome.
Autour de ce noyau se trouve un "cortège" électronique.
Les électrons sont situés sur des orbites fixes et se déplacent autour du noyau
un peu comme les planètes autour du Soleil
Les électrons peuvent "sauter" d'une orbite à une autre par gain ou perte d'un
quantum d'énergie (le photon).
Cette théorie est à la base de la mécanique quantique
MODELE
MODELE
BOHR
RUHERFORD

NOYAU

ORBITES

ELECTRON
Erwin Rudolf Josef Alexander SCHRODINGER (1887 – 1961)

Il est le père fondateur de la mécanique ondulatoire en introduisant l'équation


d'évolution de la fonction d’onde qui porte son nom.
En 1933, il reçoit le prix Nobel de Physique en commun avec Paul Dirac

MODELE de SCHRODINGER
1927, Werner Heisenberg énonce le principe d'incertitude qui porte son nom et qui
indique qu’Il est impossible de connaître à la fois la position et la vitesse d'un
électron
Le modèle de Schrödinger qui découle de ce principe confirme donc la présence et
la composition du noyau tout en rejetant la notion de « trajectoire » des électrons. Il
est seulement possible de déterminer la zone de l'espace où les électrons sont
présents le plus souvent, autrement dit il est possible de déterminer la probabilité de
présence d'un électron dans une zone située autour du noyau (nuage électronique).
Le rayon de l'atome devient le rayon de la zone de probabilité maximale des
électrons autour du noyau.
Ce modèle reste d'actualité et pourtant depuis, on a mis en évidence que de
nouvelles particules existent au sein de la matière, des particules (les quarks) qui
constitueraient les électrons et les protons.
MODELE de SCHRODINGER
LE NEUTRON

En 1930, en Allemagne, W. BOTHE et H. BECKER observent que des atomes légers


soumis à un bombardement par des particules α émettent des rayons très pénétrants
qu’ils supposent être des rayons γ beaucoup plus énergiques que ceux émis par des
noyaux radioactifs ou accompagnant les réactions nucléaires
En 1931, en France, IRENE et FREDERIC JOLIOT-CURIE cherchent à comprendre
la nature de ce rayonnement. Ils découvrent qu’il a la propriété de mettre en
mouvement des noyaux atomiques et en particulier des protons... Ils font l’hypothèse
d’une interaction entre un rayonnement γ de très haute énergie (50 MeV) et des
atomes d’hydrogène

En 1932, en Angleterre, JAMES CHADWICK (1891 – 1974) , reprenant une


hypothèse de Rutherford mesure avec précision l’énergie des noyaux projetés
en utilisant la réaction
α + Be → C + n
Le rayonnement « ultra pénétrant » n’est pas un rayonnement γ d’énergie
très élevée, mais doit être composé de particules de masse 1 et de charge électrique 0
le neutron
Prix Nobel en 1935
IRENE ET FREDERIC
JAMES CHADWICK JOLIOT CURIE
LA COMPOSITION DES ATOMES

NOYAU CENTRAL

assemblage de PROTONS et de NEUTRONS


Les protons et les neutrons constituent les NUCLEONS
(du mot grec “nucleus” signifiant noyau)

NUAGE ELECTRONIQUE

cortège d’électrons qui tournent à des vitesses prodigieuses autour du noyau.


Il est impossible de vraiment se représenter leurs trajectoires
(sauf dans le cas de modèles simples)

Les électrons sont décrits par une probabilité de présence dans le nuage

Il existe beaucoup d’atomes différents mais ils sont tous fabriqués


à partir de protons, de neutrons et d’électrons tous identiques
LES TAILLES D'UN ATOME ET DE SON NOYAU

Le diamètre du nuage électronique sphérique de l’atome est de


l’ordre de 10-10 m.
Cette taille est vraiment minuscule.
Pour atteindre un centimètre, il faudrait aligner 100 millions d’atomes.

Le noyau est encore beaucoup plus petit


Il occupe une sphère d’un diamètre moyen de 10-15 m
soit près de 100 000 fois plus petite que l’atome avec son nuage d’électrons.
CARACTERISTIQUES DES PARTICULES ELEMENTAIRES

ELECTRON PROTON

m(e) = 9,109 382 6(16).10-31 kg m(p) = 1.672 621 71(29).10-27 kg

q(e) = - 1,602 176 53(14).10-19 C q(p) = + 1,602 176 53(14).10-19 C

NEUTRON
m(n) = 1.674 927 28(29).10-27 kg
q(n) = 0
REPRESENTATION D’UN ELEMENT CHIMIQUE

A nombre de masse
nombre de nucléons
nombre de protons + neutrons

A
X nom de l’élément
Z X
Z numéro atomique
nombre d’électrons
nombre de protons
CLASSIFICATION PERIODIQUE DES ELEMENTS

Depuis 1864
première classification
trentaine d'éléments connus
classés par ordre de masse atomique croissante

1869
Dmitri Ivanovich MENDELEIEV
classement par masse atomique ET propriétés chimiques
tableau de 5 colonnes et 19 lignes
tableau initial vertical, aujourd'hui il est horizontal
en prévision d'autres éléments, cases vides

1913
prise en compte des propriétés chimiques des éléments naturels
les éléments doivent être classés selon les nombres de charge (notés Z)
ISOTOPES

A A'
X X
NOMBRES DE MASSES DIFFERENTS

Z NUMEROS ATOMIQUES IDENTIQUES Z


1
1 H 2
1 H 3
1 H
HYDROGENE DEUTERIUM TRITIUM
99.985% 0.015% traces

1 proton 1 proton 1 proton


1 électron 1 neutron 2 neutrons
1 électron 1 électron
16 17 18
8 O(99.76%) 8 O(0.04%) 8O(0.2%)

35 37
17 Cl (75.4%) 17 Cl (24.6%)

12 13 14
6 C (98.89%) 6C (1.11%) 6C (traces)

234 235 236


U (0.0056%)
92 92 U (0.718%) 92 U (99.276%)
ISOBARES
NOMBRES DE MASSES IDENTIQUES
A A
X X
MEME NOMBRE DE NUCLEONS

Z NUMEROS ATOMIQUES DIFFERENTS Z'

40 40 40
18 Ar 19 K 20 Ca
210
81 Tl 210
82 Pb 210
83 Bi 210
84 Po
Lors d'une désintégration bêta, l'élément père est un isobare de l'élément fils.
ISOTONES
NOMBRES DE MASSES DIFFERENTS

A A'
Z X NOMBRE DE NEUTRONS IDENTIQUES
N = A –Z = A’ – Z’ = N’

NUMEROS ATOMIQUES DIFFERENTS


Z' X
36 40
16 S 37
17 Cl 38
18 Ar 39
19 K 20 Ca
13 14
C
6 7 N
54
51
23 V 52
24 Cr 26 Fe
Règles pour les réactions de désintégration

Conservation de la charge
la somme des nombres de charge des nucléides formés est égale à la somme
des nombres de charge des nucléides détruits

Conservation du nombre de nucléons


la somme des nombres de masse des nucléides formés est égale à la somme
des nombres de masse des nucléides détruits

Conservation de l’énergie
L’énergie totale du système, égale à la somme de l’énergie cinétique et de
l’énergie de masse, se conserve

Conservation de la quantité de mouvement


La désintégration du noyau père correspond à l’éclatement d’un solide
DESINTEGRATION ALPHA

Y RAYONNEMENT
NOYAU ELECTROMAGNETIQUE
FILS

A
Z X → Y + He +γ
A −4
Z −2
4
2
ATOME
D’HELIUM

PARTICULE
X
NOYAU
PERE
α
DESINTEGRATION α
deux protons et deux neutrons sont expulsés du noyau père

Le noyau fils correspond à l’élément situé deux cases avant celle de l’élément père

La radioactivité α est obtenue avec les noyaux lourds


A>200

238
92 U → Th + He 234
90
4
2
226
88 Ra → Rn + He 222
86
4
2

210
84 Po→ Pb + He 206
82
4
2
DESINTEGRATION β+ ET β-
désintégration β-

Le noyau radioactif se transforme spontanément en un noyau fils possédant un


proton supplémentaire avec émission d’un électron

A
X→ Y+ e A 0 l’élément fils se place
dans la case qui suit
Z Z +1 −1 celle de l’élément père

Tout se passe comme si un neutron du noyau se transformait spontanément


en proton et neutron

1
0 n→ p + e
1
1
0
−1
Cette réaction correspond à une
perte de masse
210
83 Bi → Po+ e + γ 210
84
0
_1

une désintégration produit en général un noyau excité et c’est le retour à l’état


fondamental qui s’accompagne de l’émission d’un ou plusieurs photons

210
83 Bi→ Po + e 210
84
* 0
−1
210
83 Po → Po + γ
* 210
84

γ émission d’un rayonnement électromagnétique


60
27 Co→ Ni + e + γ
60
28
0
−1

90
38 Sr → Y + e
90
39
0
−1

le noyau d’yttrium 90
est dans son état
fondamental
DESINTEGRATION β+ ET β-
désintégration β+

Le noyau radioactif se transforme spontanément en un noyau fils possédant un


proton de moins avec émission d’un positon (antiparticule de l’électron) et
d’un neutrino

A
Z X → Y + e +ν A
Z −1
* 0
1
l’élément fils se place
dans la case qui précède
celle de l’élément père

Tout se passe comme si un proton du noyau se transformait spontanément


en neutron, électron et neutrino

1
1 p→ n+ e +ν
1
0
0
1
La radioactivité β+ ne s’observe généralement qu’avec des éléments artificiels

13
7 N → C + e +ν 13
6
0
1

19
10 Ne → F + e +ν 19
9
0
1

80
35 Br → Se + e +ν 80
34
0
1
Les noyaux obtenus peuvent être dans un état excité
La désintégration s’accompagne d’une émission de rayonnement γ

A
Z −1 Y → Y +γ* a
Z −1

état excité état fondamental


DESINTEGRATION γ

Les rayonnements γ sont généralement émis après une désintégration α ou β ou


lorsqu’un noyau a été porté à un état excité à la suite par exemple d’une collision
De particules

NOMBRE ATOMIQUE et NOMBRE DE MASSE ne varient pas dans ce type


De désintégration

TOUTES LES DESINTEGRATIONS SONT ACCOMPAGNEES


PAR UNE LIBERATION D’ENERGIE