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Thème 2: Les relations entre

croissance et progrès technique

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La fiche 2
correspondant
au thème
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L’exemple de la parabole de Robinson

Daniel Defoë dans son roman


paru en 1719 raconte l’ histoire d’un marin
naufragé sur une île déserte au milieu de
l'océan. Il parvient à survivre et à imposer
sa volonté à une nature hostile, et rencontre
celui qui deviendra son compagnon,
Vendredi .
Source : Toutes les
diapos sur la parabole
ont été réalisées par
T.Larribe usr le site du
Cyber manuel de
Bordeaux ici
Exemple tiré l’ouvrage de Dominique Guellec, Pierre Ralle,
Les nouvelles théories de la croissance, La Découverte, « Repères », 5e éd., 2003
Introduction : Une conception pessimiste de la croissance et
du progrès technique dans les analyses traditionnelles de
la croissance
I –L’arbitrage Consommation, investissement, et
épargne

 Robinson venait d'arriver sur I'île déserte. De son naufrage il


n'avait sauvé qu'un sac de blé. Robinson le considéra : voilà de
quoi vivre, mais pendant combien de temps?
 Il regarda I'île. Elle était composée d'une bonne terre dont la
quantité était telle qu'un homme seul ne pourrait jamais la cultiver
tout entière. Ce constat soulagea Robinson. Toute sa vie il avait
vécu de son travail. Sur cette terre, ce serait comme ailleurs. Cette
année il sèmerait. L'an prochain, la récolte lui permettrait de vivre
et de semer de nouveau.
 Il avait cependant un souci : quelle quantité de blé devait-il
semer ? Et combien pouvait-il en garder pour sa consommation ?

1. Quels sont les facteurs de production que


Robinson a à sa disposition?
2. Quel arbitrage économique Robinson
doit-il effectuer ?
Consommation, investissement, et épargne

Consommation : Quelle quantité de blé faut-il conserver pour se


nourrir ?
 Assure le bien-être à court terme

Arbitrage

Investissement (accumulation de capital) : Quelle quantité de blé faut-il


consacrer à la semence ?
 Assure le bien-être à long terme

1. Pourquoi la dimension temporelle est-elle essentielle pour comprendre la


répartition des richesses entre consommation, épargne et investissement ?
Consommation, investissement, et épargne

Usage de court Richesse initiale :


Terme = dépense 1 sac de blé

Usage de long
Consommation terme = accumulation

Semer
=
Investissement Richesse future
=
2 sacs de blé

Source: C.Rodrigues,
http://www.lycee-militaire-aix.fr/ses/tes/
II- Les rendements décroissants: vers une
économie stationnaire

 Robinson décida de planter une certaine proportion de son stock de


blé. Les premières années celui-ci augmenta rapidement. En
maintenant constante la proportion du stock qu'il plantait, Robinson
consommait, plantait et récoltait toujours plus.
 Il se rendit cependant compte que son stock de blé s'accroissait de
moins en moins vite. C'est que plus la quantité de grain semé était
élevée, plus le rendement de chaque grain était faible. Un jour il
s'aperçut qu'il n'avait plus d'intérêt à accroître la quantité de grain
semé : la quantité supplémentaire de blé qu'il semait devenant
supérieure à la quantité qu'elle permettait de récolter. Il arrêta donc
son expansion. La quantité de grain semé se stabilisa ainsi que les
quantités produites et consommées.

1. Comment évolue la production de blé les premières années?


2. Comment évolue-t-elle à moyen terme?
3. Comment expliquer cette évolution ?
La distinction rendements d’échelle -
rendements factoriels

Rendements d’échelle
constants Par exemple :
2K et 2Z => 2Y

Rendements d’échelle Rendements d’échelle Par exemple :


décroissants 2K et 2Z => 1,5Y

Rendements d’échelle
croissants Par exemple :
2K et 2Z => 2,5Y
Document : 2 p 42
Questions :
Source: C.Rodrigues,
1. Définissez la notion de rendements d’échelle
http://www.lycee-militaire-aix.fr/ses/tes
La distinction rendements d’échelle -
rendements factoriels

Rendements factoriels Par exemple :


constants 2K => 2Y

Rendements factoriels Par exemple :


Rendements factoriels 2K => 1,5Y
Z est constant décroissants

Par exemple :
Rendements factoriels 2K => 2,5Y
croissants

Source:
Questions :
C.Rodrigues,
1. Définissez rendements factoriels http://www.lycee-mili

2. En quoi ne sont-il pas synonymes des rendements d’échelle?


L’analyse ricardienne des rendements
décroissants

Production (la quantité produite augmente)

Distinction

Productivité (le rendement est de plus en plus


faible)
 La quantité de blé produite augmente, mais de moins en moins vite. Au stade ultime, la
quantité semée devient plus importante que le blé qu’elle permet de récolter.
 La situation dans laquelle se trouve Robinson provient du fait que le rendement
marginal du processus qui transforme les facteurs de production (travail et blé) en produit
(le blé) est décroissant : c’est la loi des rendements décroissants déjà expliquée par
l’économiste classique Ricardo. Ainsi, si la productivité marginale est décroissante, la
croissance économique doit donc naturellement s'arrêter un jour.

David Ricardo

Terre fertile
Terre à Zone à Zone à
exploiter cultiver en cultiver en Terre non fertile
dernier premier Sens d’exploitation
des terres
L’analyse néo-classique des rendements
décroissants
Partie 1 – L’introduction du progrès
technique dans l’analyse économique
I- L’introduction du progrès technique
exogène
 Un matin Robinson rencontra le perroquet. Ce qu'il
avait d'abord considéré comme un simple compagnon
de jeu s'avéra d'une aide précieuse. Ce perroquet avait
manifestement été en contact avec les plus grands
savants et les cultivateurs les plus experts. Chaque jour
il transmettait à Robinson un peu du savoir appris
auprès d'eux. Et Robinson pouvait ainsi améliorer
l'efficacité de son travail. La production se mit alors à
croître et rien ne semblait pouvoir l'arrêter.

1. Que symbolise le perroquet ?


2. A quoi est liée l’augmentation de
la production de blé ?
La croissance exogène

 Le perroquet symbolise le progrès technique.


 La production de blé retrouve une croissance
ininterrompue grâce aux connaissances que le perroquet
apporte (amélioration de la productivité de son travail).
Le modèle de Solow étudie la situation dans laquelle se
trouve Robinson. En présence d'un facteur qui améliore
régulièrement l'efficacité du processus de production (le
progrès technique), il est possible d'avoir une croissance
illimitée. Cette croissance peut être qualifiée
d'exogène.
 le progrès technique est défini en dehors du modèle (le
savoir du perroquet a été acquis en dehors de l'île, et
Robinson en bénéficie gratuitement).
La relation entre croissance exogène et progrès
technique

1. Comment évolue la production jusqu’au


PIB point A?
2. Comment expliquer la rupture ?

Progrès technique 2

Progrès technique 1

Source: C.Rodrigues, Temps


http://www.lycee-militaire-aix.fr/ses/tes/
II -Le modèle fondateur de R. Solow : le
progrès technique exogène
Biographie de Robert Solow (né en 1924)

 Robert Solow est né en 1924 à Brooklyn,


district de New York, aux États-Unis. Il a
obtenu un doctorat de l'université Harvard, à
Cambridge, Massachusetts, en 1951. En 1950,
il commence à enseigner au Massachusetts
Institute of Technology, voisin de Harvard. Il
y poursuivra toute sa carrière, collaborant
étroitement avec son collègue du MIT, Paul
A.Samuelson, prix Nobel 1970. Il fait partie,
en 1961 et 1962, du Comité des conseillers
économiques du président Kennedy. Robert
Solow a obtenu le prix Nobel en 1987 pour
«ses contributions à la théorie de la
croissance économique».
 Bibliographie principale :
 A contribution to the theory of economic
growth. (1956).
Source: J.P.Simonnet, ici
En 1957 Robert Solow estime que 90% de la croissance aux USA pendant la
période 1909-1949 ne serait pas imputable au travail et au capital !
Solow-Dennison-Malinvaud
Robert Solow
1924 -

P. Denison relativisa ce constat en


1976 en essayant de prendre en
compte la qualité du travail et du
capital, pour conclure cependant
à une contribution importante du
“facteur résiduel”
En France, en 1972, Jean-Jacques
Carré, Paul Dubois et Edmond
Malinvaud concluent à une
contribution allant de 0,85% à
3,1% de croissance selon les
périodes, et plus de 2% pour
1951-1973

E. Malinvaud
1923 -
comment expliquer la nature du progrès technique
exogène dans la tradition néo-classique ?

Dans la tradition néo-classique , l’entrepreneur choisit entre les techniques existantes


celle qui minimise les coûts . Il y a donc séparation entre le problème économique et la
création de ces techniques , problème réservé à l’ingénieur , ce qui conduit logiquement
à traiter le progrès technique comme un facteur exogène .
Source : P.Combemale et A.Parienty , La productivité , Circa , Nathan*
Pourquoi les économistes ont-ils été amenés a considérer le progrès technique comme
exogène ? Deux types de raisons sont invoqués.
Le premier s'appuie sur la pertinence empirique d'une telle hypothèse. Le progrès
technique consiste en une plus grande maîtrise des lois de la nature. Dans tous les
cas, celles-ci commandent, et l'homme ne peut leur imposer son rythme. La
technologie est du ressort des ingénieurs, pas des économistes.
Le second type de raison est l'incompatibilité supposée des rendements d'échelle
croissants (qui entraînerait l'incorporation du progrès technique) et de l'équilibre
concurrentiel.
Source : D Guellec et P Ralle, les nouvelles théories de la croissance, la découverte.

Questions :
1. Comment l’innovation a-t-elle été traitée par les économistes pendant longtemps ?
2. Comment pouvez-vous expliquer cette conception ?
Conclusion : Intérêts et limites de l’analyse de
Solow

Le modèle de Solow permet de concilier la théorie


néoclassique des marchés (rendements décroissants) avec la
croissance économique du XXème siècle.
En introduisant le progrès technique, Solow explique le
passage d’une croissance extensive à une croissance
intensive.
Toutefois, le modèle adopte l’hypothèse d’un progrès
technique exogène, hypothèse qui a été remise en cause par les
analyses scientifiques ultérieures.
La question qui se pose alors est : si le progrès technique
détermine la croissance économique, quels sont les
déterminants du progrès technique ?
Partie 2 - L’endogénéisation du progrès technique :
un cercle vertueux croissance - progrès technique
Introduction - L’accumulation du savoir

Un jour le perroquet disparut. Au bout de


quelques années, la production se stabilisa
de nouveau. Robinson comprit alors qu'en
étudiant ses expériences passées et en
procédant à de nouvelles expérimentations,
il pourrait à nouveau améliorer l'efficacité
de son travail. Mais une telle étude prendrait
du temps qu'il ne pourrait pas utiliser à
produire du blé. Cela lui donna un second
souci : quelle part de son temps allait-il
consacrer à accroître son savoir-faire? Et
combien pouvait-il en consacrer à produire ?

1. En quoi le progrès technique est-il


devenu différent ?
2. Quel est alors le nouvel arbitrage
réalisé par Robinson?
L’endogénéisation du progrès technique

Exogène (progrès technique lié au savoir du perroquet) : il est


indépendant du processus de production

Distinction

Endogène (progrès technique lié à la recherche de Robinson)

Le progrès technique résulte d'un nouvel arbitrage entre temps de production et


temps de recherche (de la même façon qu’il a fallu choisir entre consommation et
investissement).
Cette seconde question est posée directement par les nouvelles théories de la
croissance. Ce qui ne veut pas dire qu'elle était ignorée auparavant. Le choix
d'accroître son capital humain en se formant a, de longue date, été considéré
comme un arbitrage à réaliser entre travailler (donc produire pour pouvoir
consommer aujourd'hui) et se former (donc accroître son efficacité pour produire et
pouvoir consommer plus demain).
Cependant, la théorie traditionnelle de la croissance ne prenait pas en compte le
coût du progrès technique. Elle considérait l'accumulation du capital immatériel
comme exogène et en ignorait les motivations économiques. L'originalité des
nouvelles théories est de considérer que le choix d'accumuler du capital immatériel
est endogène (Robinson doit faire lui-même un effort pour acquérir de nouveaux
savoirs).
Le rôle des brevets : la théorie des droits de
propriété : D North
Un exemple : la prise en compte des droits de la proprieté : D North
La croissance est un phénomène récent qui date du XVII° siècle. Nous avons pris l'habitude de faire de la "révolution industrielle" le point
de départ de la société industrielle moderne. C'est une erreur. L'apparition de la "croissance économique" est en effet un phénomène
antérieur à la révolution industrielle proprement dite. Celle-ci n'est qu'une des manifestations de la croissance, un signe, elle n'en est pas la
cause. Pour être plus précis, c'est aux Pays-Bas et en Angleterre, au XVII° siècle, c'est-à-dire à l'époque de Louis XIV, que le phénomène
moderne de la "croissance" apparaît.
Pourquoi donc les Pays-Bas et l'Angleterre ? Pourquoi pas la France ou l'Espagne ? "Parce que, répond Douglass North, les anciennes
provinces espagnoles et l'Angleterre étaient à l'époque les deux nations européennes les plus en avance dans la définition d'un système
d'institutions et de droits de propriété permettant d'exploiter de façon efficace les motivations individuelles pour assurer l'orientation des
capitaux et des énergies vers les activités socialement les plus utiles. " »
Il ne suffît pas qu'un marché existe, que de nouvelles possibilités de débouchés et d'économies d'échelle apparaissent, ou encore qu'une
invention vienne révolutionner la technologie, pour que ces éléments se transforment immédiatement en un surplus de croissance. Encore
faut-il qu'un nombre suffisant d'agents économiques soient suffisamment motivés pour saisir les opportunités nouvelles qui s'offrent ainsi à
eux. De quoi dépend alors leur motivation ? de l'importance des "gains" que la saisie de ces opportunités leur procurera par rapport à la
situation qui était la leur avant de les exploiter. Et de quoi dépendent ces "gains" ? de deux choses : des "coûts" que les agents économiques
encourent dans leur processus de réalisation des opportunités ouvertes ; mais aussi du système de droits de propriété qui détermine de
quelle façon s'effectue, au sein du corps social, le partage des gains de productivité dégagés par l'initiative des "innovateurs". (...) Partant de
là, il est facile de voir quels sont les liens qui relient la structure des droits de propriété à la croissance. Une société sera d'autant plus
innovatrice et portée à la croissance que son système de droits de propriété définira de façon précise les droits d'exclusivité de chacun,
qu'elle en assurera la protection effective, et que, par là, en réduisant le degré d'incertitude qui pèse sur les possibilités de "gains"
supplémentaires offerts par l'innovation, elle contribuera à maximiser la rentabilité personnelle des activités de l'innovateur (faisant que,
toutes choses égales par ailleurs, plus d'individus qu'auparavant sont désormais prêts à prendre des risques pour acquérir ces gains, le "coût
d'accès" à ces gains diminuant)... »
Source : H.Lepage , Demain , le capitalisme,LGF
Questions :
1.Quel est le constat que l’auteur opère au début du texte en comparant la France , les Pays-Bas , l’Espagne , l’Angleterre ?
2.Comment l’explique-t-il ?
I - L’analyse schumpetérienne de
l’innovation
Introduction

« Ces différentes formes d'innovation ont au moins deux points communs : d'une part leur cause,
d'autre part leur effet.
• Elles sont motivées, au moins en économie de marché, par la recherche du profit. L'innovation est
une activité économique et non le seul fait du hasard ou de quelques génies désintéressés.
• Et elle aboutit à bouleverser les conditions de la concurrence : c'est la « destruction créatrice ». Les
entreprises qui ont innové avec succès connaissent l'expansion, tandis que celles qui n'ont pas innové
ou l'ont fait sans succès disparaissent. La dynamique économique vue par Schumpeter est donc très
tourmentée, à l'opposé des modèles néoclassiques d'équilibre, de croissance et de concurrence
internationale. »
D. Guellec. « Recherche Et Innovation Technologique », Ecoflash, N° 80. Juin 1993, CNDP.

Questions :
1.Montrez que l’analyse de Schumpeter se distingue fondamentalement de la conception néo-
classique :
 Quels sont les acteurs de l’innovation ? Quelle est leur motivation essentielle ?
 Quel rôle y occupe l’innovation ?
 La croissance est-elle continue ?
A – Les insuffisances du modèle de CPP selon
Schumpeter

Puis Vendredi apparut. Comme l'île était grande, les deux


hommes se la partagèrent, chacun cultivant sur sa partie la
quantité de blé nécessaire à sa consommation et à son
investissement, chacun partageant son temps entre production
du blé et étude.
Robinson surveillait attentivement les modifications que
Vendredi apportait à sa façon d'organiser la production : en les
appliquant à son tour, il pouvait accroître la productivité de son
travail. Quand Vendredi consacrait une grande partie de son
temps à étudier, les progrès de Robinson étaient considérables...
A vrai dire, celui-ci aurait souhaité que Vendredi consacre une
part plus importante de son temps à étudier et une part plus
faible à produire. Vendredi était d'un naturel égoïste. Quand il
comprit que son compagnon profitait ainsi de ses travaux 1. Que symbolise l’apparition de
d'étude, il décida de construire une palissade pour se protéger de Vendredi ?
l'espionnage. Ainsi, au bout de quelque temps, les méthodes de
production des deux hommes devinrent différentes. Le blé de 2. Vendredi se contente t’il de
Robinson fournissait de hauts rendements, mais était d'une reproduire les méthodes de
qualité médiocre, utile pour les usages courants. Celui de Robinson ?
Vendredi était meilleur et pouvait servir dans les occasions
exceptionnelles, mais ses rendements étaient faibles. Les deux 3. Pourquoi Vendredi construit-il une
hommes se mirent à échanger. Vendredi se rendit compte que palissade ? Que symbolise t’elle?
les quantités de son blé que Robinson souhaitait se procurer
étaient d'autant plus importantes que le prix fixé était bas. Ce 4. Quel est l’effet de la palissade sur
dont il tint compte pour fixer le prix de son blé.. la production ?
Source: C.Rodrigues,
Le schéma http://www.lycee-militaire-aix.fr/ses/tes/

80 % Robinson : 20 % 80 % Vendredi : 20 %
Richesse = Temps Richesse = Temps

Produire Chercher (RD)


Chercher (RD) Produire
Innovations
mineures Innovations
(engrais + nouvelles plantes) majeures
(OGM ??)

Hausse de la
Hausse de la Qualité médiocre Hausse de la Hausse de la
Productivité à faible prix Qualité élevée Productivité forte
Hausse Hausse
Production élevée de de Croissance
Croissance extensive La La intensive
demand demand
e e
Hauss Echange Hauss
Croissance Croissance e de
e de Sur
l’offre économique économique l’offre
Le Marché
B - Innovation et concurrence imparfaite dans
l’analyse de Schumpeter

L’apparition de Vendredi symbolise la concurrence.


Vendredi construit une palissade pour protéger son innovation, pour ne pas être copié
par Robinson : cette palissade symbolise le brevet d'invention (qui est une protection
juridique).
Les deux hommes n’ont pas les mêmes méthodes, et la production de blé se diversifie
(blé à haut rendement mais de basse qualité de Robinson, blé de qualité supérieure mais
à faible rendement de Vendredi) et du coup les deux hommes se mettent à échanger.
Remarque : lorsque Robinson espionne Vendredi et profite de ses découvertes, il y a un
effet externe positif (on dit encore une externalité) : Robinson préfèrerait que Vendredi
travaille moins et étudie plus car il bénéficierait alors des effets des investissements
intellectuels supplémentaires de son compagnon. Mais le comportement spontané de
Vendredi n'aboutit pas à cela : il ne prend pas en compte les conséquences de ses actes
sur Robinson. Dans un tel cas d'existence d'une externalité, une forme de coopération
entre agents est justifiée, puisque les comportements individuels spontanés ne sont pas
optimaux.
Si Vendredi arrive à protéger ses découvertes (en construisant une palissade ou en les
brevetant), il n'y a plus d'externalité. Mais, dans ce cas, les nouveaux biens vont se
différencier des biens disponibles. De ce fait, la concurrence va devenir imparfaite, ce
qui, là encore, va conduire des comportements spontanés des agents à ne pas être
socialement efficaces (chacun se trouve en situation de monopole et n'est donc soumis
qu'à une faible pression concurrentielle).
C - Le processus de « destruction
créatrice »

gnifient les données marquées


èche?
est l’évolution du nombre de
copes vendus entre 2000 et 2005 ?
estion pour les ventes de DVD
nt peut-on expliquer ces évolutions ?
du document 4 p 330 , présentez le
la destruction créatrice

Source: R.Chartoire, La revanche des SES, Powerpoint sur le PT


D – Grappes d’innovations et cycles Kondratiev

Mais une fois qu'un entrepreneur a ouvert la voie par une innovation réussie, de
nombreux autres, attirés par le profit, s'engouffrent dans la voie ainsi ouverte et
vont chercher à l'imiter (Schumpeter parle « d'essaims »). En outre, une
innovation en suscite généralement d'autres dans des domaines proches
(phénomène de « grappes » ). On assiste alors à une vague d'investissements,
qui correspond à la phase montante d'un cycle économique.
J. Boncoeur et H. Thouement. Histoire des idées économiques, tome 2,
Nathan, coll. « Circa », 1994.

Questions :
1. Définissez le terme grappe d’innovations
2. Quelles en sont les causes ?
Stratégie de l’entreprise

Les différentes stratégies face à l’innovation

L’innovateur

Le suiveur
La première à commercialiser
une nouvelle innovation issue
L’imitateur de sa propre recherche-
développement de façon à la Profite des erreurs du leader et
mettre sur le marché avec un du potentiel mauvais départ de
Stratégie imitative. profit élevé ou, à céder des
Pas de risques technologiques. ce dernier. En général, ce type
licences de fabrication, par d'entreprise n'a pas des liens
Ces entreprises se procurent exemple dans un pays éloigné
de nouvelles technologies, aussi privilégiés avec le monde
où elle n'a pas de circuit de la recherche à caractère
dans le cadre d'un accord de commercial.
propriété industrielle ou par fondamental.
contrefaçon.
Le cycle de vie de l’ innovation

Document 1 p 44
Question :
1.Définissez la notion
de rente
2.A quelle phase du
graphique correspond
la rente décrite dans
le document
3.Comment évolue
t’elle , pourquoi?
L’analyse du cycle de Kondratiev

Document 1 p 53 du
livre
l’origine de chaque cycle
y a, selon Schumpeter,
apparition d’une grappe
innovations majeures

C’est un cycle de
Kondratieff

Source: R.Chartoire, La revanche des Un cycle est marqué par une


SES, Powerpoint sur le PT phase A
et une phase B
II- les théories de la croissance
endogène
Introduction
Qu'est-ce qui différencie la technologie des autres facteurs, notamment le capital physique, qui fasse d'elle le
moteur de la croissance ?
• C'est, selon les théories de la croissance endogène, l'existence d'économies d'échelle (ou rendements d'échelle
croissants) dans la production et l'utilisation des connaissances.
• La loi des rendements décroissants ne s'applique pas à la connaissance. Une même connaissance peut être
utilisée par un nombre quelconque d'agents simultanément, contrairement à un élément de capital physique (une
machine). Un agriculteur ne peut utiliser simultanément un nombre indéfini de chevaux,alors qu'il peut tirer tout
le parti d'un tracteur plus moderne, incorporant tout le savoir existant dans ce domaine technologique.
• De plus, chaque nouvelle connaissance ouvre la voie à des découvertes ultérieures (« nous sommes des nains
juchés sur les épaules de géants », selon les mots de Bernard de Chartres au XIIe siècle : c'est le décryptage du
génome humain qui permet, par des efforts subséquents de recherche, de comprendre les racines de certaines
maladies).
• Un processus persistant, auto-entretenu, d'accumulation de la connaissance est donc possible, qui entraîne à son
tour l'accumulation des autres facteurs et donc la croissance.
Source : D. Guellec, NM la découverte 2003, p. 47

Questions :
1. Quelle est la rupture introduite par les théoriciens de la croissance endogène ?
2. Comment la justifient-ils ?
3. Montrez l’existence d’un cercle vertueux ;
Les 4 axes dans les modèles de la croissance
endogène

1- 1er modèle de Romer : rendements d’échelle


croissants

2- Rôle des investissements dans les


infrastructures (Barro)

3- Rôle des investissements dans l’éducation


(Lucas)

4 - 2ème modèle de Romer : conditions


d’émergence de l’innovation
Source: http://prepaecocarnot.wordpress.com/category/economie-e2/
1- Le 1er modèle de Romer (1986)

Existence de rendements d’échelle croissants liés


à l’utilisation du capital et à l’accumulation de
connaissances

Application du principe du « learning by doing » -


Arrow (1962) : produire permet de développer un
savoir-faire qui permet dans un deuxième temps
d’être plus efficace

Accumulation du capital (liée à l’épargne) permet d’accroître


l’efficacité globale de l’économie : en produisant plus on produit
mieux
Source: http://prepaecocarnot.wordpress.com/category/economie-e2
1- Le 1er modèle de Romer (1986)

Jeu spontané des décisions des acteurs conduit cependant à un taux


d’épargne inférieur à ce qui serait optimal

Ménages ne prennent pas en compte les externalités positives dans


leur décision d’épargne

L’ État peut alors prendre des mesures destinées à favoriser l’épargne


pour soutenir la croissance

Source:
http://prepaecocarnot.wordpress.com/category/economie-e2
2- Le rôle des investissements dans les
infrastructures

Les équipements collectifs ont un impact direct sur l’activité


économique

Mais ils sont aussi porteurs


d’externalités positives

Les investissements publics dans les


infrastructures vont alors se révéler favorables
à la croissance (analyse de Barro)

Source:
http://prepaecocarnot.wordpress.com/category/economie-e2
3- Le rôle des investissements dans
l’éducation

Les motivations de l’éducation s’analysent en


terme d’accumulation de capital humain

Le capital humain accumulé s’agrège au


niveau de l’ensemble de l’économie :
augmentation du stock total est donc favorable
à la croissance d’ensemble de l’économie,

L’action publique destinée à favoriser


l’éducation aura alors des impacts positifs sur
la croissance (Lucas)
Source:
http://prepaecocarnot.wordpress.com/category/economie-e2
4 – Le 2ème modèle de Romer et les conditions
d’émergence de l’innovation

La connaissance est un bien public, caractérisé d'un point de vue économique par deux traits.
1.En premier lieu, une même connaissance peut être utilisée un nombre quelconque de fois, par un nombre quelconque
d'agents, et cela simultanément et sans se détériorer. Si l'on ne peut manger la même pomme deux fois, on peut en
revanche mettre en œuvre la même invention autant de fois que l'on veut sans l'altérer. De plus, la circulation de la
connaissance se fait à un coût direct (coût de la transmission) faible par rapport à sa valeur. La conséquence directe de
cette propriété, en termes économiques, est que le coût marginal de l'utilisation d'une connaissance existante est nul. Une
fois qu'une invention a été réalisée, le coût de sa reproduction est essentiellement nul (le coût d'impression d'un
exemplaire d'un livre donné est plus faible que le coût d'écriture de ce livre). Cela constitue une forte incitation à
l'imitation. En effet l'imitateur, contrairement à l'inventeur initial, n'encourt que le coût de production directe du bien, et
non le coût de l'invention.
2. En second lieu, l'inventeur ne peut généralement pas exclure entièrement les autres de l'usage de son invention. Les
moyens de protection existants (brevet, secret, barrières à l'entrée basées sur le contrôle d'actifs complémentaires tels les
circuits de distribution) sont au mieux imparfaits (comme l'illustre la saga du MP3 sur Internet). Ainsi,l'invention peut
être utilisée par les concurrents comme base pour d'autres découvertes dont l'inventeur initial n'aura pas le contrôle.
En conséquence, l'inventeur ne peut, en général, s'assurer le monopole de l'usage d'une connaissance, et donc s'approprier
toute sa valeur. Une partie de celle-ci va aux concurrents, une autre partie va aux consommateurs. Les études
économétriques estiment en général le rendement privé de l'investissement en recherche à 15-20% et son rendement
social au double environ.
Puisque le rendement privé est plus faible que le rendement social, l'investissement en activités innovantes effectué dans
une économie de marché sera inférieur à son montant socialement désirable. Les firmes sous-investissent en recherche,
délivrant un progrès technique moindre que celui qui serait atteint si l'intérêt de la société présidait aux investissements
en la matière.
C'est l'objet de la politique publique, notamment sa composante scientifique et technologique, que de remédier à ce
problème par une intervention appropriée de l'État. Questions :
Source D Guellec , op. cité 1. Après avoir rappelé la définition d’un bien public, expliquez en quoi la connaissance est
un bien public.
2. Quelles conséquences en tire D Guellec ?
3. Que préconise t-il alors ?
4 – Le 2ème modèle de Romer et les conditions
d’émergence de l’innovation

Innovation est donc le résultat d’une activité explicite de recherche


mise en œuvre par les entreprises

Mais les innovations ont une caractéristique de « biens publics »

Production d’innovations suppose donc une intervention de l’Etat

Source: http://prepaecocarnot.wordpress.com/category/economie-e2
Nécessité de trouver un équilibre entre deux écueils :

Protection insuffisante ne permet pas de stimuler


l’innovateur (absence de profit de monopole) et risque de
limiter la production d’innovations

Protection excessive risque d’entraîner une rente pour le


producteur et de freiner la croissance d’ensemble de
l’économie

Articulation complexe entre logique marchande et


intervention publique pour favoriser l’innovation
Source: http://prepaecocarnot.wordpress.com/category/economie-e2
C'est sans doute dans la recherche fondamentale que le rendement privé serait le plus faible (l'appropriation privée des résultats fondamentaux
est très limitée, et leurs applications économiques directes sont souvent marginales : la découverte d'une nouvelle planète ne présente pas
d'intérêt économique à un horizon proche),alors que le rendement social peut être élevé (les connaissances de base se diffusent dans des
applications lointaines mais nombreuses, en aval). Il y a un décalage de quarante ans entre la théorie de la relativité restreinte d'Einstein et les
premières centrales nucléaires. D'où l'importance particulière des politiques scientifiques,sans lesquelles la recherche fondamentale serait sans
doute très faible, avec des conséquences dommageables sur le progrès technique dans le long terme. L'Etat finance donc des institutions
publiques de recherche, tel le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) en France.
L'État peut aussi créer des règles institutionnelles qui assurent un niveau plus élevé au rendement privé de la recherche. Il en est ainsi du brevet,
titre de propriété accordé à l'inventeur à titre temporaire (au maximum vingt ans) et qui lui assure le monopole d'exploitation de son invention
sur la période. Le propriétaire peut soit produire lui-même l'invention protégée, et extraire ainsi une rente du marché, soit accorder des licences,
c'est-à-dire vendre à d'autres producteurs le droit d'utiliser sa découverte. Si le brevet est un outil important pour susciter l'innovation, il a par
contre le défaut d'accorder un monopole à une entreprise privée,qui peut en faire un usage pas toujours compatible avec des critères sociaux plus
larges que le profit (voir les problèmes rencontrés par les pays en développement pour accéder à certains médicaments brevetés).
L'État peut financer directement ou indirectement l'effort de recherche des entreprises : subventions (aides directes), [...] crédits d'impôt
recherche (aides indirectes) [...].
L'État est aussi un consommateur de technologie, en matière de défense,de santé, d'environnement ou pour satisfaire d'autres besoins sociaux.
[...] Une technologie mise au point pour un avion militaire,et donc payée par l'État, peut pour partie être utilisée dans un avion civil. Ainsi, les
politiques d'achat public sont un moyen d'intervention sur le marché. [...]
Les politiques publiques affectant la croissance sont bien sûr plus larges que les seules mesures prises dans les domaines scientifique et
technique. Les politiques d'éducation notamment, qui conditionnent la qualification de la main-d'œuvre, donc sa capacité à produire et utiliser
les technologies nouvelles, mais aussi les investissements publics en infrastructures (transports par exemple) jouent un rôle clé en fournissant
aux entreprises les facteurs qu'elles ne sont pas en mesure de produire elles-mêmes. Source : D. Guellec, NM 2003,

1. Montrez que les formes d’intervention de l’Etat pour contribuer la recherche et donc à l’innovation sont très diverses
2. L’Etat et le marché sont-ils concurrents ou complémentaires?
Conclusion : les points communs à ces
différentes analyses :

Une remise en cause des hypothèses néo-classiques de


productivité marginale décroissante et de rendements
constants

Le jeu spontané de la rationalité des acteurs ne conduit


pas à une solution optimale compte tenu des externalités
positives

Les théories de la croissance endogène légitiment ainsi


une intervention publique pour accélérer le rythme de
croissance

Source: http://prepaecocarnot.wordpress.com/category/economie-e2
Débat sur les théories de la croissance
endogène

Points positifs :
Permet de rendre compte de la stabilité de la
croissance dans le temps
Permet de rendre compte du creusement des écarts
entre les pays riches et certains pvd

Interrogations :
Validation empirique des théories de la croissance
endogène reste fragile et peu convaincante pour le
moment
Source:
http://prepaecocarnot.wordpress.com/category/economie-e2