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MASTER MGT FINANCE

MK
MASTER MGT FINANCE
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1- LE MARCHE
FINANCIER
 Le marché financier est un marché de valeurs
mobilières.
Il représente la partie moyen et long terme du marché
des capitaux
Une valeur mobilière est un titre financier négociable
émis par une entité juridique (société, une collectivité,
organisme public ou privé …) qui souhaite se procurer
des financements destinés à réaliser des projets
d’investissements.
1- LE MARCHE FINANCIER
Il repose sur deux compartiments dont les
fonctions sont différentes et complémentaires.
Le marché primaire ou du neuf
 C’est le marché sur lequel sont émis des titres neufs.
Les émetteurs peuvent être l’Etat, les collectivités
locales ou les entreprises.
1- LE MARCHE FINANCIER
Le marché secondaire ou de l'occasion (la Bourse)
C’est le marché sur lequel les souscripteurs de
valeurs mobilières peuvent en cas de besoin et au
prix le cas échéant d'une perte de capital vendre
leurs titres et retrouver leurs liquidités.
Le marché secondaire est un marché ou particuliers
et investisseurs institutionnels négocient les valeurs
mobilières déjà émis sur le marché primaire.
La loi de l’offre et la demande dans les transactions
quotidiennes aboutit alors à la formation d’un juste
« prix d’équilibre ».
1- LE MARCHE FINANCIER
Différence entre le marché primaire et le marché secondaire.

March primaire March secondaire


Création des titres oui non

Vendeurs de titres - Entreprises – Investisseurs


Etat- Collectivités locales

Acheteurs de titres Investisseurs Investisseurs

Intérêts du marché Placement de l'épargne  - Placement

Financement des besoins à MLT de l‘épargne


en bourse

.   - liquidité des titres.


2- Les intervenants au marché
financier
.
 Les investisseurs: Se sont des épargnants qui
apportent des capitaux au marché pour avoir en
contrepartie des obligations ou des titres de
propriété, ou bien ils offrent au marché des titres
en contre partie des liquidités.
 Les entreprises: Se sont des sociétés ou des
coopératives de l'Etat, leur but est de trouver ou de
placer des fonds auprès du marché financier.
2- Les intervenants au
marché financier
Les banques et établissements financiers: Ou
ils ont leurs propres intermédiaires en bourse, ou
elles jouent le rôle d'intermédiaires entre les
courtiers et les investisseurs.
- Ils peuvent aussi faire des émissions de titres en
cas de besoin de financement, comme ils peuvent
être des acquéreurs de titres sur le marché
primaire ou secondaire.
L'Etat: il joue un rôle très efficace.
- C'est un bon émetteur qui fait coter de nombreux
emprunts qu'il émet pour financer ses projets.
- Son second rôle est d'établir le statut fiscal du
marché financier
financier:
Se sont les structures et institutions qui gèrent et
organisent la bourse à savoir:
la commission( COSOB ): qui se charge principalement
de la réglementation, de l'organisation, de la
surveillance et du contrôle du marché.
la société de bourse( SGBV): elle est chargée de
l'enregistrement des transactions, des cotations et de
toute la publicité y afférente. Elle est l'autorité
technique durant la séance de bourse.
Le dépositaire central des titres ( Algérie clearing ):
Elle est chargée de la gestion des comptes titres des IOB
Ainsi que les opérations sur titres OST
NB plus d’informations vous consultez le document
WORLD les acteurs du marché financier
les membres du marché
financier
les intermédiaires en bourse ( IOB ):
Les intermédiaires en bourse sont des personnes
physiques ou morales qui sont spécialisés dans le
commerce des valeurs
Pour exercer leur activité, les IOB doivent être
inscrit auprès de la commission.
Ils sont chargés de :
- La négociation des VM et instruments financiers.
- La Gestion de portefeuille Titres.
- Conseils et assistance dans le cadre de
l'introduction en bourse.
3- Les titres négociables
en bourse
Les entreprises et les particuliers qui fournissent des
capitaux aux émetteurs disposent d'une large gamme de
valeurs mobilières dans lesquelles ils peuvent placer leur
épargne; le choix des titres et la composition du
portefeuille sont basés en général sur trois principaux
critères :
La liquidité : Qui représente la facilité avec laquelle on
peut transformer ses titres en espèces en les vendant
sur le marché secondaire au cours du marché.
3- Les titres négociables
en bourse
Le rendement souhaité : Qui désigne la série des flux
monétaires qui peuvent être générés à travers le
placement en valeurs mobilières soit :
- sous forme de revenus annuels : intérêts (obligations) ou
dividendes (actions);
- ou sous forme de gain (ou perte) en capital réalisé suite à
la vente des titres à un prix supérieur (ou inférieur) au
prix d'achat.
Le risque : Qui se traduit par l'amplitude des
fluctuations ou la volatilité des cours au niveau du
marché secondaire qui peuvent entraîner une perte d'une
partie ou de la totalité du placement.
3-1 Les titres négociables
en bourse: LES ACTIONS
 L'action est un titre représentatif d'un apport en
numéraire ou en nature destiné à constituer le capital
d'une société. Elle conféré à son détenteur dit
actionnaire, la propriété d'une partie du capital avec
tous les droits et obligations.
Les actions d’une société sont des titres négociables
c'est-à-dire qu’elles peuvent être cédées sur le
marché, et acquises par d’autres personnes qui n’ont pas
participé à sa création.
LES ACTIONS: titres de
propriété
Une action peut procurer deux types de revenus :
 Le dividende qui est une partie du bénéfice net
distribué aux actionnaires à la fin de l’exercice ;
 La plus value sur cession qui est la différence entre le
prix d’achat et le prix de vente de l’action. Elle n’est
réalisée que lorsqu’on vend l’action à un prix supérieur à
celui de l’achat
LES ACTIONS: titres de
propriété
But de l'émission:
La société de capitaux émet des actions à deux étapes de sa
vie:
 D'abord lors de sa constitution: l'objectif ici est de réunir
le capital prévu en provenance des associés, en attribuant à
ces derniers à concurrence de leurs apports respectifs des
actions.
 Ensuite lors des augmentations de capital que la société
réalisera au fur et à mesure que se posera à elle la
nécessité de développer ses moyens d'actions par des
ressources permanentes ou de restructurer le passif de son
bilan afin d'établir, rétablir ou préserver une structure
financière crédible.
LES ACTIONS: titres de
propriété
Forme et présentation de l'action

1 - La forme matérialisée : Dans le cas ou l’action


est matérialisée, elle est représentée par un papier
qui peut prendre l’une des formes suivantes :
- La forme nominative
- L a forme au porteur

2 - La forme dématérialisée: Dans ce cas l’action est


représentée par un enregistrement sur compte et
non pas par un certificat papier. Le détenteur
évitera donc le risque de perte ou de vol.
A – Les actions ordinaires

Droits et avantages liés aux actions ordinaires


 Le droit à l'information
 Le droit de vote aux assemblées générales
 Le droit à une rémunération
 Le droit de souscription préférentiel
 Le droit d'attribution
 Le droit au boni de liquidation :
B– Les actions à dividende
prioritaire (ADP)
Droits et avantages des ADP
Sont déclarées ADP à l'émission.
Ont un droit de priorité sur les dividendes.
Ont généralement un dividende fixe régulier fixé à
l'avance.
Elles font partie du capital comme l'action
ordinaire.
Elles tiennent à la fois des actions ordinaires et des
titres d'emprunt.
Elles comportent plus de risque que les titres
d'emprunt
C- Les Autres titres à
revenu variable
a) Les Certificats d’investissement
Ce sont des valeurs mobilières qui s'apparentent
aux actions sans droit de vote. Il résulte du
démembrement d'une action ordinaire en deux
parties distinctes: le certificat d'investissement et
le droit de vote.
Le porteur d'un certificat d'investissement ne peut
donc pas participer aux assemblées générales et y
voter, mais bénéficie des droits pécuniaires liés aux
actions (droit aux dividendes, à l'information, à la
souscription en cas d'augmentation du capital, et au
boni de liquidation).
C- Les Autres titres à revenu
variable
En cas de liquidation de la société, ils passent avant les
actions ordinaires (et après les créanciers) puisqu'ils ne
détiennent pas de droit de vote.
Tout comme les certificats d'investissement, les certificats
de droit de vote (obligatoirement nominatifs), sont émis à
l'occasion d'une augmentation de capital ou d'un
fractionnement des actions existantes. Ils représentent les
droits autres que pécuniaires, attachés aux actions et sont
émis en nombre égal à celui des certificats d'investissement.
Le certificat de droit de vote ne peut être cédé
qu'accompagné du certificat d'investissement. Toutefois il
peut être cédé au porteur du certificat d'investissement.
C- Les Autres titres à revenu
variable
b) Les titres participatifs
 Ils sont intermédiaires entre les actions et les obligations,
ce sont donc des titres hybrides. D'un côté, ils tiennent de
l'obligation parce qu'ils distribuent un coupon, de l'autre ils
se rapprochent de l'action car ils ne sont en principe
remboursables qu'en cas de liquidation.
Les titres participatifs ne sont pas porteurs de droit de
vote.
La rémunération du titre participatif comporte une partie
fixe et une partie variable calculée par référence à des
éléments relatifs à l'exploitation (chiffre d'affaires,
résultat net, marge brute d'exploitation ou valeur ajoutée).
3- 2 LES OBLIGATIONS

On désigne par obligation un titre de dette à moyen
ou long terme émis par le gouvernement ou par une
société. L'émetteur s'engage à verser au porteur un
intérêt à un taux annuel stipulé, à des dates
précises et pendant une période de temps
déterminée, et promet de rembourser le montant en
capital à l'expiration de cette période contre
remise du certificat d'obligation.
 Au lieu d'obtenir un prêt d'une seule source,
l'émetteur fractionne l'emprunt de telle sorte que
des obligations de différentes coupures puissent
être vendues à une multitude de prêteurs aux
mêmes conditions. Une obligation est donc une
fraction d'une dette globale.
3-2 LES OBLIGATIONS
Formes des obligations
1 - Matérialisée
Dans le cas l’obligation est représentée par un
papier qui peut être :
Au porteur:
Nominative:.
2 - Dématérialisée
Dans ce cas l’obligation est représentée par un
enregistrement sur compte et non pas par un
certificat papier. Le détenteur évitera donc le
risque de perte ou de vol.
3-2 LES OBLIGATIONS
Caractéristiques des obligations
La valeur nominale :
L'intérêt :
L'échéance :
Le prix d'émission :
Le prix de remboursement :
la différence entre La valeur nominale et Le prix
d'émission
constitue ce qu'on appelle la prime d’émission.
la différence entre La valeur nominale et Le prix de
remboursement constitue ce qu'on appelle la prime
de remboursement.
A- Les obligations à
taux fixe
Elles sont émises par des sociétés ou des
gouvernements qui s'engagent à verser un revenu
constant pendant toute la durée de l'emprunt.
Tout comme l'actionnaire, si l'obligataire décide de
récupérer sa mise avant le remboursement par la
société, il peut revendre son titre en bourse. Il se
peut alors qu'il dégage à ce moment, de la revente,
un profit ou une perte.
L'opération sera essentiellement fonction des taux
d'intérêt en vigueur.
B - Les obligations
convertibles
Se sont les obligations qui donnent à leurs
propriétaires le droit de les échanger contre
d'autres titres du même émetteur.
Si l'obligation donne le droit d'être échangée
contre les titres d'un autre organismes que
l'émetteur, on parle alors d'obligations échangeables.
Les conditions de conversion appelées aussi droit ou
privilèges de conversion sont déterminées à l'avance.
Les obligations convertibles possèdent les
caractéristiques des obligations classiques, mais
offrent en plus la possibilité d'une plus valus du
capital grâce au privilège de conversion.
C- Les obligations à taux
variables
Ce sont des obligations dont le taux de
rémunération varie d'une année à une autre selon un
indice de référence.
Ceci permet d'éviter les fluctuations des prix
boursiers dues aux variations des taux. Un taux
minimal est généralement garanti.
La rémunération des obligations à taux variables
évolue en fonction de l'évolution des taux de
placement appliqués sur le marché. Le contrat
d'émission fixe à chaque fois une référence
spécifique servant de base au calcul du taux de
rémunération.
D- Les obligations à bons de
souscription d’actions
C’est avant tout une obligation ordinaire à taux fixe
à laquelle sont attachés un ou plusieurs bons. Ceux-ci
donnent droit de souscrire des actions nouvelles à
émettre par la société à un ou plusieurs prix et dans
les conditions et délais fixés par le contrat d'émission.
Dés l'introduction de ces titres en bourse, les bons sont
détachés de l'emprunt et font l'objet d'une cotation
séparée.
Une fois les bons détachés, l'obligation continue à vivre
une vie autonome, le détenteur sera donc
confronté aux mêmes risques que l'obligation à taux fixe.
Les bons de
souscriptions:

 C est un titre qui est rattaché à de nouvelles émissions


et qui confère à son porteur
le droit d'acheter des actions à la société émettrice à un
prix et pendant une période déterminées.
Les droits de
souscription
 Ils constituent un avantage accordé aux
actionnaires ordinaires leur permettant d'acheter des
actions additionnelles directement de la société
émettrice, à un prix et pendant une durée déterminés.
Ces droits sont émis à un nombre proportionnel au
nombre d'actions détenues par chaque actionnaire.
C- Les obligation a
coupon zéro
 Il s’agit d’obligations qui ne versent pas d’intérêts
pendant toute leur durée de vie. En échange le prix
d’émission est très inférieur à la valeur de
remboursement, et cette différence constitue la
rémunération capitalisée de l’emprunt. La formule est
intéressante pour ceux qui ne cherchent pas un revenu
régulier.
3-2-1 LES DIFFERENTES METHODES DE
REMBOURSEMENT D’UNE OBLIGATION
Remboursement in fine : Dans ce cas le capital
investi est remboursable en totalité à échéance.
 Remboursement par annuités constantes :
Dans ce cas le capital investi est remboursable en
tranches égales, annuellement.
 Remboursement par tirage au sort : Dans ce cas le
montant emprunté par l’entreprise est remboursable
par tirage au sort. Chaque année l’entreprise fait un
tirage au sort et rembourse une partie du capital
emprunté donc une partie des obligataires.
4 – les procédures d’introduction
en bourse: A- les avantages
Les avantages que peut procurer une introduction en
bourse dépendent des motivations de l’entreprise et de
la nature de l’opération qu’elle souhaite conclure
Motivations de Nature de Les avantages
l’opération l’opération •Transformation
de la relation
Financer des banque/entrepri
projets ( augmentation se
Réduire du capital ) •Baisse du cout
l’endettement du crédit
•Assainissement
de la situation
Liquider la financière
position de •Acquisition
certains (ouverture du d’une meilleure
actionnaires capital) position de
majoritaires négociation
•Augmenter sa
B – les conditions d’admission
à la cote
L’entreprise candidate doit :
• Etre organisée sous forme de société par actions
SPA
• Avoir un capital libéré d’une valeur minimal de cent
millions de dinars
• Avoir réalisé des bénéfice durant trois exercices
• Présenter à la COSOB une demande d’admission
accompagnée d’un dossier comprenant:
 Le statut mis à jour
 Un projet de notice d’information
 Bilans et TCR des 3 exercices précédents
 Rapport d’évaluation des actifs
B – les conditions d’admission à
la cote
S’engager à respecter les conditions de divulgation
d’information
Justifier l’existence d’une structure d’audit
interne
Avoir diffusé dans le public (marché primaire ) au
moins 20% du capital social parmi au moins 300
actionnaires au plus tard le jour de l’introduction
concernant les obligations au moins 100
souscripteurs au plus tard le jours de l’introduction
C- les procédures d’introduction en
bourse
En général trois procédures d’introduction à la cote officielle
admis par la COSOB à la négociation :
• La procédure ordinaire
• L’offre publique de vente (OPV) à prix fixe
• L’offre publique de vente ( OPV) à prix minimal
1- la mise en œuvre de la procédure ordinaire (appel à l’épargne
publique )
Consécutivement à l’obtention du visa de la notice la société
émettrice désigne un établissement financier, généralement
une banque appelée chef de file qui sera chargée du
placement dans le public des titres objet de l’émission. pour
assurer une large diffusion des titres et donc le succès de
cette opération, le chef de file va mettre en place un
syndicat composé d’un consortium de banque
C- les procédures d’introduction en
bourse
Durant la période de souscription les investisseurs ont
la possibilité de souscrire à cette émission dans les
guichets de banques ouverts à cet effet. À la clôture
de la souscription, le chef de file centralise les
résultats de l’opérations pour les transmettre à la
bourse ( SGBV)
L’appréciation de la bourse ( SGBV) va porter sur la
vérification des résultats par rapport aux conditions
de bourse . Si ces conditions sont réunies la bourse
(SCBV) informe le marché sur la date prévue de
première cotation du titres et ce en publiant un avis
d’introduction au bulletin officiel de la cote
C- les procédures d’introduction en
bourse
NB le montage du syndicat peut être soit :
 syndicat de prise ferme( obligation de moyens et
résultats) :le chef de file et les membres s’engagent
irrévocablement à souscrire les titres qui n’auront pas
trouvé acquéreurs à l’issue de la souscription , ainsi
que les moyens nécessaire pour le bon déroulement de
l’opération . c’est le cas de l’emprunt obligataire spa
SONELGAZ juin 2008
 syndicat de placement( obligation de moyens et non de
résultats) : le chef de file et les membres s’engagent à
mettre les moyens et non de résultats ( leurs réseaux
de distributions à la disposition de la société
émettrice uniquement ) c’est le cas de l’emprunt
obligataire spa DAHLI janvier 2009
C- les procédures d’introduction en
bourse
2- l’offre publique de vente (OPV)
Est l’opération par laquelle des introducteurs se
proposent de mettre à la disposition du public une
partie du capital social de l’entreprise à la vente
pendant une période données à un prix d’offre fixe ou
minimal
C’est une procédure qui permet l’ouverture du capital
social d’une entreprise .c’est aussi un mode très utilisé
pour l’introduction en bourse dans le cadre de la
privatisation
NB l’OPV ne concerne que les titres de capital (action )
C- les procédures d’introduction en
bourse
A ) l’OPV à prix fixe :cette procédure consiste à mettre
à la disposition du marché une quantité de titres à un
prix d’offre fixe et définitive . C’est une procédure
simple puisque les introducteurs connaissent à l’avance
le prix d’introduction ce qui leur donne l’avantage de
connaitre à priori le montant qu’ils réaliseront lors de
l’opération d’introduction . Cependant la difficulté
réside en la fixation de ce prix d’offre en l’absence du
marché, l’évaluation économiques de l’entreprise doit
donc être menée d’une manière rigoureuses
NB : c’est le cas des introduction en bourse d’Alger des
deux titres de capital ( action ) EL AURASSI et
SAIDAL
C- les procédures d’introduction en
bourse
B ) l’OPV à prix minimal: lé prix d’offre proposé dans ce
cas est un prix minimal arrêté par la société
introductrice .cette procédure s’apparente beaucoup
plus à une vente aux enchères . Au départ le marché a
connaissance du nombre de titres proposés et du prix
dessous duquel les initiateurs de l’opération ne sont
pas disposés à céder leurs titres . Si le marché réagit
favorablement à cette opération autrement dit si la
demande est supérieure à l’offre le cours
d’introduction aura tendance à se situer au-dessus du
prix d’offre minimal
L’intérêt de la procédure constitue pour les
introducteurs :
C- les procédures d’introduction en
bourse
 un engagement sur un prix minimal calculé au plus
juste mais avec la quasi-certitude de céder les titres
à un cours supérieur et proche d’un cours de marché
Une grande souplesse en permettant d’ajuster au
mieux l’offre et la demande
L’OPV à un prix minimal constitue une procédure
appropriée pour des entreprises jouissant d’une
grande notoriété et ayant une envergure appréciable
et pour lesquelles on peut espérer une forte demande
de titres permettant la cotation d’un premier cours
supérieur au prix d’offre minimum
D- la méthode de cotation
(le fixing)
La méthode de cotation retenue par la SGBV est
celle du fixing ce mode de cotation consiste en
l’application d’un cours unique à l’ensembles des
transactions conclues pour chaque titre lors d’une
séance de négociation en bourse
Le fixing résulte de la confrontation de tous les
ordres d’achats et de vente présentées par les
IOB
D- la méthode de cotation
(le fixing)
Les caractéristiques du fixing :
C’est le cours qui maximise les échanges
C’est le cours qui minimise le déséquilibre ( cumul
achats – cumul ventes )
C’est le cours qui réduit la volatilité ( fixing – cours
de référence )
NB : la cotation d’un fixing n’est pas permise :
Si Le niveau d’ordres annoncé est inférieur à 10
actions
Si Le meilleur cours achat ( max achat ) est inférieur
au cours vente ( min vente )
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A- définition
Le marche monétaire peut être défini
comme le marché des capitaux à court
et à moyen terme par opposition au
marché financier sur le quel s’effectuent
les emprunts et placements a long terme
B - la structure du marche
monétaire
Le marché monétaire comprend:
le marche interbancaire :réservé aux
établissements de crédit et institutions
financières
Le marché des titres de créances
négociables (TCN):ouvert à tous les
agents économiques.
La Structure du marché
monétaire

Le marché monétaire

Le marché des titres et


Le marché créances négociables
interbancaire TCN
B-1 Le marche
interbancaire
Les intervenants : sont exclusivement :
-1 Les établissements de crédit:
Certain établissements de crédit ont des excédents de trésorerie alors
que d’autres ont des déficits , les premiers interviennent sur le marché
interbancaire entant que préteur les seconds entant qu’emprunteurs
Les prêts et emprunts se négocient sur des échéances diverses, mais
les opérations à court terme représentent le secteurs* le plus actif ,
les banques compensent entre elles leurs excédents et déficits par le
biais des pensions livrées à 24h ( les pensions sont des cessions de
titres assorties
Phased’un
1 engagement de rachat) Phase 2

liquidités Reprise des titres


Banque A Banque B Banque Banque
emprunteu prêteuse A B
se Remise des titres liquidités
en pension
B- 1 Le marché
interbancaire
2- la banque centrale et le trésor public:
- les interventions de la banque centrale sont destinées à Contrôler
les taux d’intérêt et assurer la liquidité du marché (définition de la
politique monétaire),en outre la banque centrale joue le rôle de
régulateur du marché interbancaire à travers diverses opérations
:facilité de dépôt à 24h,reprise de liquidités 7jours ou 91 jours et les
réserves obligatoires
- le trésor public intervient essentiellement en étant qu’emprunteur
(pour le financement de l’état pour cela il émet des bons du trésor
variable BTV dont la durée est de 2 ans . Ces bons sont non
négociables, sont exclusivement réservés aux intervenants du marché
interbancaire
3 – les intermédiaires financier :
- leurs fonction étant simplement de mettre en relation préteurs et
emprunteurs et leurs rémunération se limitant a la commission que
leur verse l’emprunteur autrement dit ils ne se portent pas
contrepartie
B-2 : le marché des titres de
créances négociables(TCN):
1- définition
Les titres de créances négociable sont des titres
émis au gré de l’émetteur négociable sur un
marché réglementé, qui représentent chacun un
droit de créances pour une durée déterminée.
2- Les titres de créances
négociables
Billets de trésorerie durée 10 j 1an

Certificats de dépôts durée 10 j 1an


Titres courts
bons des insti et sociétés
financières
Bons du trésor ( 13 et 26
semaines )
TCN

Bons à moyen terme négociables

Titres longs

Bons du trésor à moyen et long


terme
2-1 rémunération des
principaux titres de créances
négociables
• Les intérêts post comptés : les intérêts sont rajoutés au
montant initial lors de l’échéance
• Les intérêts précomptés : les intérêts actualisés sont
souscrits du montant pour déterminer le versement initial (la
somme prêtée et empruntée est donc moins élevé )
Exemple : soit un montant de 10 millions de dinars placés au taux
in fine 360 jours de 4% sur 120 jours
0
120 j

IN pré 131 578.95 IN


post 133 333.33
2-1 rémunération des principaux
titres de créances négociables
• Montant des intérêts post comptés
10 000 000 * 0.04 *120 /360 = 133 333.33
 Montant des intérêts post comptés actualisés =
intérêts précomptés =
X + X * 0.04 * 120 J / 360 = 133 333 .33
donc X 131 578.95
 Montant de la somme prêtée par le créancier en 0
V0 = 10 000 000 – 131 578 .95 = 9 868 421 .05
Le montant rendu par le débiteur à l’échéance 10 000 000
2-2 : les titres à court
terme
A ) billets de trésorerie BT
Emetteurs
Les émetteurs potentiels sont les entreprises hors
établissements de crédit, ayant plus 2 ans d'existence
sous forme de sociétés par actions pouvant faire
appels à l’épargne et entreprises du secteur public
La durée
De 10 jours à 1 an
 les intérêts
Sont calculés à taux fixe et précomptés
2-2 les titres à court
terme
B ) certificats de dépôts CD
Emetteurs
Établissements de crédit habilités à recevoir des
dépôts à vue du public et assujettis à la
constitution de réserves obligatoires
Durée
De 10 jours à 1 an
 intérêts :
Ils sont calculés à taux fixe peuvent être pré- post
comptés
2-2 les titres à court
terme
C ) les bons des institutions financières et des
sociétés financières BISF
C-1 les bons des institutions financières
Emetteurs
Les institutions financières qui ne peuvent recevoir
de fonds du public et auxquels l’Etat a confié une
mission permanente d’intérêt public
Durée
De 10 jours à 1an
2-2 les titres à court
terme
C- 2 les bons de sociétés financières
Emetteurs
Les sociétés financières spécialisées dans certains
types de financement ou services financiers, comme
le crédit bail mobilier et immobilier, le financement
des ventes à crédit, l’affacturage et le for faitage
Durée
De 10 jours à 1 an
2-1 Les titres à court
terme
D ) les bons du trésor ( BTC 13 et BTC 26
semaines )
Emetteur
Quand le trésor a besoin d’un financement à court
terme ,il émet des bons de trésor qui sont
souscrit par les SVT qui sont agrée par le trésor
Durée
La durée des bons de trésor à court terme est 12
et 26 semaines (BTC 13 et 26 semaines)
2-2 Les titres à court
terme
NB/
1- les spécialistes en valeurs du trésor (SVT) jouent le rôle
d’intermédiaires entre le trésor public et les investisseurs en
valeur de trésor.ils sont soumis à un agrément délivré par le
trésor public renouvelable chaque année sous certaines
conditions ( taux de participation sur le marché primaire
supérieur à X% ainsi que sur le marché secondaire).
Le trésor a désigné comme intermédiaires sur le marché
algérien des valeurs du trésor les banques et institutions ci-
après:
BNA , BEA, BADR , CNAC, BDL CIAR, CITI BANK, SAA ,
CNEP….
2- les intérêts à recevoir ( intérêts précomptés ) :c’est-à-dire
payés dés l’émission sur la base d’un taux d’escompte calculé
pour une année de 360 jours par conséquent le prix d’émission
du titre est inférieur à sa valeur nominale
2-3 les titres à moyen et
long terme
A) Les bons à moyen terme négociables
 Emetteurs
Les organismes pouvant émettre des certificats de
dépôts, des Bons des Institutions et des
Sociétés Financières ou des billets de trésorerie
 Durée
Supérieure à 1 an pas de maximum en pratique la
durée est souvent comprise entre 1 et 2 ans
2-3 les titres à moyen et à
long terme
B) Les bons de trésor à moyen et à long terme (BTA et
OAT )
Emetteur
Le trésor public
Durée
Supérieure a 1 an jusqu’à 15 ans
NB ces titres présentent les même caractéristiques que les
bons de trésor à court terme(BTC 13 te 26 semaines) sauf
pour la durée et les intérêts calculés à taux fixe et post
comptés
2-4 marché secondaire
TCN
Les titres étant négociables, il existe un marché
secondaire sur lequel s’effectuent les échanges de
titres antérieurement émis( sur le marché
primaire ), l’efficacité du marché secondaire varie
selon le type de titres:
Lorsque le marché est étroit la liquidité des titres
est faible (et inversement)
2-4 Utilité du marché des
TCN
Les titres et créances négociables constituent des
moyens efficaces pour obtenir des liquidités ou
pour réaliser des placements
MASTER MGT FINANCE
MK
Le risque de taux
d’intérêt
Les situations dans lesquelles l’entreprise se
trouve exposée au risque de taux sont
présentées dans le tableau suivant :
Évolution Situations exposées Risques encourus
possible
du taux

Hausse -Endettement actuel à taux - La charge de la dette


variable s’alourdira le cout de l’emprunt
-Endettement futur sera plus élevé l’entreprise ne
- placement actuel à taux fixe profitera pas de la hausse du
taux
Baisse -Endettement actuel à taux L’entreprise ne profitera pas de
fixe la baisse du taux
-Placement actuel à taux Les produits financiers
variable diminueront les conditions
-Placement futur seront moins favorables
Le risque de taux
d’intérêt
Prendre des dispositions pour éviter les
inconvénients décrite dans le tableau, c’est se
couvrir contre le risque de taux d’intérêt
Il existe diverses techniques de couverture contre
ce risque
A)Les instruments de gré à gré
A-1 le swap de taux d’intérêt
Le swap de taux d’intérêt est l’échange d’un taux
fixe contre un taux variable ou inversement de
manière à annuler le risque de taux auquel on est
exposé
Les instruments de gré à
gré
Caractéristique :
- Lors de la signature le contrat de swap n’entraine aucun
mouvement de fonds
- À la fin de chaque période, il y a règlement du
différentiel d’intérêt
- La durée du swap est en général comprise entre 1 ans et
10 ans
- Exemple : l’entreprise E à contracté un emprunt de
10 000 000 au taux fixe de 12 % cet emprunt est
remboursable in fine dans 5 ans le trésorier anticipe une
baisse des taux et décide de conclure un contrat de swap
avec la banque B de manière à passer d’un endettement à
taux fixe pour un endettement à taux variable
Les instruments de gré à
gré
Le contrat prévoit que à la fin de chaque année la banque
B versera à l’entreprise E des intérêts à taux fixe de
10% tandis que E versera à B des intérêts au taux
variable TAM ( taux annuel monétaire ), en faite, seul le
différentiel d’intérêts fait l’objet d’un règlement
Analyse des situations
AVANT LE SWAP

E est endettée à taux


fixe , elle est exposée au
risque de taux en cas de
E baisse sa charge
VERSE LE TAUX FIXE 12% d’intérêt ne diminuerait
pas
Les instruments de gré à
gré
APRES LE SWAP

L’entrepris
e E se
VERSE LE TAUX FIXE 12 % trouve
endettée
au taux
E Reçoit LE TAUX FIXE 10 % B variable de
TAM + 2%
VERSE LE TAUX VARIABLE TAM le risque de
taux à été
couver
Les instruments de gré à
gré
Le déroulement du contrat : à la fin de chaque année il y
aura entre E et B le règlement du différentiel
d’intérêts lequel sera en fonction de TAM
Supposons que TAM soit de 9% à la fin de la première
année et de 11.5% à la fin de la deuxième année

années 1 2
TAM 9% 11.5 %
Différentiel d’intérêt B verse à E E verse à B
10 000 000 ( 10% -9% ) 10 000 000 (11.5 % -
soit 100 000 10 % )
charge de l’emprunt 11% Charge de l’emprunt
13.50%
gré
A- 2 : le future rate agreement (FRA) ou la garantie de
taux
Le FRA est une opération qui permet de garantir
aujourd'hui le taux d’intérêt d’un emprunt ou d’un
placement futur
Les caractéristiques : *Aucun versement lors de la
signature du contrat
*Le contrat prévoit : la date de départ, la durée, le
montant et le taux garanti
*Les durées courantes sont : 3mois dans 3 mois, 3mois
dans 6 mois et 6mois dans 12 mois
*Un taux de référence ( le taux de marché )
*À la date de départ, il y a règlement du différentiel
d’intérêt
gré
NB / la durée courantes exemple 3mois dans 6mois c’est-à-
dire trois mois désigne la période d’attente depuis la
signature du contrat et six mois la durée totale de
l’emprunt
Exemple : une entreprise qui prévoit une hausse des taux
et cherche à assurer le taux de son prochain crédit spot
de 40 000 000 euros sur six mois . Ce crédit doit être
mis en place dans trois mois au taux de marché
L’entreprise achète un FRA de trois mois dans 6 mois au
taux garantie de de 10.50 %
Trois cas sont possible :
- Si le taux de marché est supérieur au taux garanti la
banque verse à l’entreprise le différentiel d’intérêt
Les instruments de gré à
gré
- Si le taux de marché est inférieur au taux garanti c’est
l’entreprise qui verse à la banque le différentiel
d’intérêt
- Si le taux de marché égal au taux garanti aucun
différentiel de taux donc l’entreprise empruntera au
taux de marché
- Supposons qu’à la date J le taux du marché à 6mois est
de 11% le différentiel d’intérêts =
40 000 000 ( 11%-10.50%) *180 j /36000
Résultat :l’entreprise empruntera la date j à 11%
mais comme elle recevra un différentiel d’intérêt de
0.5 % la Charge de son emprunt sera de 10.50%
B- les opérations sur le
MATIF
B- les opérations sur le MATIF ( le marché à terme
international de France )
B-1 principe :
Le principe du marché à terme est basé sur le décalage
de temps qui consiste entre la conclusion du contrat et
son exécution
Les opérateurs s’engagent à acheter ( ou à vendre ) une
quantité déterminée d’un actif financier dont le prix
est arrêté au moment de la conclusion du contrat, mais
dont la livraison et le paiement sont différés jusqu’à la
date d’échéance
MATIF
B- 2 contrats à terme sur notionnel et MATIF 5 ans (
les opérations ferme )
Ces deux contrats sont destinés à couvrir les risques de
taux à long et moyen terme (Notionnel : 10 ans MATIF 5
ans : 5ans)
Rappel : le cours des obligation diminue quand le taux de
marché augmente et il augmente quand le taux d’intérêt
diminue
Donc conséquence pour se couvrir contre la hausse des
taux il faut vendre des contrats à terme si la hausse se
produit effectivement , le cours des contrats diminuera,
ils seront alors rachetés à un cours inférieur au cours de
vente et le gains ainsi réalisé sur le marché
Compensera la perte subie sur les autres actifs
B- les opérations sur le
MATIF
Exemple : une société détient un portefeuille d’obligations
échéant dans 10 ans valeur nominale 500 000 DA taux de
marché est de 5.5 % le responsable financier prévoit une
augmentation du taux donc une baisse du cours, pour
couvrir cette perte éventuelle que subirait le portefeuille
il vend un contrat sur emprunt notionnel cours 100.05
Au cours des semaines qui suivent la hausse prévue se
produit effectivement et le taux se stabilise autour de 6
%
La valeur du portefeuille est alors estimé à 480 000 DA
d’où une perte de :
500 000 – 480 000 = 20 000
B- les opérations sur le
MATIF
Le cours du notionnel est de 96.35 quand le
responsable financier rachète son contrat d’où un
gain réalisé sur le marché
100.05 – 96.35 /100 * 500 000 = 18 500
Ainsi la perte subie sur le portefeuille et le gain
réalisé sur le marché se compensent sensiblement
Remarque: si la prévision du responsable ne s’était pas
réalisée et que au contraire le taux ait diminué le
portefeuille d’obligations aurait augmenté de valeur,
mais cette augmentation de valeur aurait été
compensée par la perte subie sur le marché
Conclusion : la société est couverte contre la variation
défavorable du taux mais ne peut bénéficier d’une
évolution favorable