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ICGFM

Améliorer le rendement sectoriel grâce à


l’utilisation de nouvelles données
complémentaires en matière de rendement
Jerome Dendura

Washington, 3 décembre 2009


Cadre d’évaluation du rendement (CER) – Stratégie
nationale

• Indicateurs sectoriels des CER - nombre limité d'indicateurs


de produits et de résultats - difficulté à évaluer la « santé »
globale d'un secteur.

• Le CER attire l'attention sur certaines parties d'un secteur -


difficile de comprendre dans quelle mesure des avancées
ont été réalisées dans un secteur tout entier, par exemple
l'éducation -- primaire  secondaire  enseignement
technique.

• Les indicateurs de CER n'apportent aucune preuve de la


qualité des données - la triangulation est donc difficile.

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Cadre d’évaluation du rendement (CER) –
Stratégie nationale

 Les indicateurs CER n'accordent souvent qu'une attention limitée aux


réformes réglementaires et en matière de politiques ainsi qu'aux
changements administratifs, et aucune attention aux dispositions
institutionnelles (efforts de mise en œuvre)

 Facteurs motivants pervers – les fonctionnaires d’État se concentrent


uniquement sur l’atteinte des objectifs des CER en négligeant d'autres
indicateurs vitaux hors CER.

  les décisions fondées sur des données sectorielles en matière de CER


sont-elles sérieusement compromises ? (dialogues et orientations
stratégiques, ou poursuite de l'aide budgétaire).

  les investissements sectoriels compromis gaspillent-ils de précieuses


ressources de développement ?  dans la pire des éventualités,
renforcement des réseaux de corruption, et mécontentement du public.

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CER sectoriels
 Souvent fondés sur une stratégie gouvernementale, qui a souvent un cadre de
résultats sectoriels faible ou trop ambitieux.

 Les CER sectoriels dépendent des SIG sectoriels  variation dans la qualité, la
précision et le caractère opportun des données – ne permettent pas d'avoir une
image du secteur tout entier.

 TCI -- le secteur public n’est souvent pas en mesure d'utiliser efficacement les
logiciels personnalisés ainsi que l'infrastructure TCI connexe – on insiste trop sur
les aspects technologiques, au détriment des facteurs humains et des réalités
organisationnelles.

 À cause du volume et de la nature irrégulière des données sectorielles, il est difficile


d'avoir une image globale de ce que l'on parvient à réaliser dans le secteur.

 Pas d'autres sources de données pour la triangulation.

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CER sectoriels

• Où trouver une vue d’ensemble ? –


• Examens annuels conjoints – temps, ressources,
prise en charge, thèmes couverts ?
• Plans stratégiques sectoriels – à jour, réalité de la
collecte de données pour l'analyse des options ?

 Difficile de prendre des décisions en connaissance de


cause en utilisant les données sectorielles, mais il
n'existe souvent aucune autre source complémentaire de
données

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D’autres données fiables – est-ce possible ?

• Comment peut-on encourager les gouvernements à collecter,


comprendre et partager des données de qualité offrant une image
précise et complémentaire d'un secteur et de ses réalités en
matière de prestation de services?

• Soutien aux systèmes statistiques nationaux et sectoriels

o Le changement nécessite du temps et des ressources


considérables  Des périodes pendant lesquelles les données
sont d'une qualité si médiocre qu'elles ne peuvent pas être
utilisées de manière fiable pour la prise de décision

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Données complémentaires pour soutenir une prise
de décision en connaissance de cause
 Le PEFA (dépenses publiques et responsabilité financière) fournit une méthodologie normalisée
pour évaluer la « santé » du système de GFP d'un pays = analyse exhaustive de la « capacité
de réalisation » du système de GFP - fondée sur les faits plutôt que sur une perception.

  ensemble complémentaire de données sur la capacité du système de GFP d'un pays à fournir
des résultats clés.

 Permet de déterminer d'importantes données sur des thèmes liés à la gouvernance, et ce, sur le
plan horizontal

 Internationalement approuvé et largement appliqué

 Entrepris sur une période de temps réaliste (de 3 à 4 ans)

 Encourage le dialogue entre les partenaires au développement et le gouvernement sur les


avancées et les réformes prioritaires en matière de GFP

 Preuves de réussite – sur le plan international et national

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Données complémentaires pour soutenir une prise
de décision en connaissance de cause

• Si le PEFA peut fonctionner pour le secteur de la


GFP, pourquoi ne pourrait-on pas prendre une
approche similaire pour les secteurs de la santé
et de l’éducation ?

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Données complémentaires pour soutenir une prise
de décision en connaissance de cause

• Évaluation du rendement sectoriel pour les différents secteurs (la santé


et/ou l’éducation sont des priorités) afin de créer des données de
qualité sur le rendement des secteurs dans le but de soutenir la prise
de décision du gouvernement et des partenaires au développement.

• Complémentaire au PEFA : analyse sectorielle verticale “en profondeur”

• Complementaire aux outils existants d’évaluation de la gestion du


rendement = examen conjoint annuel du rendement sectoriel (JASPR)

• Entrepris tous les deux ou trois ans

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Examen conjoint annuel du rendement sectoriel
(JASPR)

 De vastes expériences en matière de meilleures pratiques dans le


domaine des JASPR au cours des dernières années, mais ces
expériences n'ont pas été recueillies ou largement disséminées à des
fins d'application dans les pays en développement.

 On pourrait économiser beaucoup de temps et d'argent grâce à une


approche structurée fondée sur les meilleures pratiques par rapport aux
examens sectoriels annuels, ce qui permettrait une utilisation plus
efficace et fonctionnelle des données pour la prise de décision.

 Par exemple, les visites sur le terrain pendant les examens conjoints
déforment gravement les réalités, puisqu'elles ne rapportent que des
informations anecdotiques -- les décisions sont alors souvent prises en
fonction de données faussées.

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Examen conjoint annuel du rendement sectoriel
(JASPR)

• Mise au point de lignes directrices pratiques en matière de JASPR à


utiliser par les membres de l'OCDE, les partenaires
gouvernementaux et autres parties prenantes afin d'exploiter au
maximum le temps, les ressources et les résultats.

• Cette approche permettrait également d'avoir une plus grande


certitude à la fois pour le gouvernement et les partenaires au
développement par rapport à ce que l'on attendait pendant l'examen
en matière de rôles, de produits et de décisions.

• Les lignes directrices du JASPR seraient un outil fort pratique : on y


retrouverait des éléments tels que des propositions de calendrier de
programmes, ou encore l'ébauche d'un aide-mémoire.

• L'utilisation des lignes directrices du JASPR serait facultative.

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Évaluation du rendement sectoriel (ERS)

• On reconnaît de plus en plus souvent, au niveau international, qu'il


est peu réaliste et injuste de mesurer les résultats de manière
annuelle.

• Toujours au plan international, on reconnaît également de plus en


plus souvent que les examens conjoints annuels n'offrent pas le
niveau de profondeur suffisant pour pleinement comprendre le
rendement d'un secteur tout entier.

• Cependant, il n’existe à l'heure actuelle aucun mécanisme


largement adopté permettant d'entreprendre un examen sectoriel
plus exhaustif dans un délai plus réaliste, comme par exemple tous
les trois ans.

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Évaluation du rendement sectoriel (ERS)

• Ce que l'on propose, c'est la mise au point de lignes directrices


pratiques en matière d'ERS à utiliser par les gouvernements,
les bailleurs de fonds et autres acteurs pour entreprendre tous
les trois ans une évaluation exhaustive du rendement du
secteur

• Cette approche permettrait de pleinement comprendre les


politiques, les orientations stratégiques, les réalisations et les
résultats

• Elle compléterait les informations du PEFA et permettrait


d'utiliser le PEFA pour une analyse sectorielle, en recourant
parallèlement aux données sectorielles pertinentes

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Des données fiables, fondées sur le consensus, et
complémentaires pour appuyer la prise de décision ?

• Veuillez lire la proposition de cadre, et discutez-en avec


vos collègues (15 min) :

• Pensez-vous que ce cadre permettrait de réagir aux


problèmes actuels ?

• Que supprimeriez-vous / Qu'ajouteriez-vous ?

• À quelle fréquence effectueriez-vous ces évaluations ?

• Veillez nommer l'un d'entre vous pour faire rapport lors de


la séance plénière (15 min)

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Fin : merci beaucoup pour votre participation !

• Des questions ?

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