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 Réalisé par :

*OUASSARNI ABDERRAHIM
 Proposé et encadré par le professeur :
*SEBBANI
I. Introduction 

II. Phénomènes d’altération des monuments historique 


1. Nature d’altération des monuments historique 
1.1. Action de la nature 
1.2. Action de l’Homme 
1.3. Action du Temps

III. Altération de la pierre 


1. Critères de rupture des roches 
2. Le cercle de Mohr et le critère de Mohr-coulomb en
particulier 
3. Quelques propriétés de la pierre en œuvre 
3.1. La rétention d’eau
3. 2. Le transfert d’eau
3. 3.La perméabilité à l’eau
3. 4.L’évaporation
3. 5.La vitesse de propagation du son

IV. Conclusion 

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 Un monument, désigne une œuvre érigée avec l’intention
précise de maintenir à jamais présents dans la
conscience des générations futures des événements ou
des faits humains particuliers.
 Depuis des siècles l’homme transforme la roche en pierre
afin d’élaborer tout type d’édifice. lorsque la roche est
extraite pour devenir pierre, le matériau subit un
bouleversement important : l’état métastable dans
lequel il se trouvait est rompu. La pierre est ainsi
soumise à un milieu dont l’amplitude de ses variations
peut le rendre très agressif.
 Et c’est là que peut intervenir les lois de la mécanique et
en particulier la mécanique des roches.

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1. Nature d’altération des monuments
historique :

 Habituellement, les dégradations des monuments


sont classées selon la nature des processus qui
les produisent.

 C‘est pour cela que nous avons choisi de


présenter les causes principales d’altération des
monuments suivant trois volets correspondant
aux actions de : la nature, l’Homme et le Temps.

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 1.1. Action de la nature :
1.1.1. Les radiations solaires :

 Elles sont plus ou moins absorbées par les


matériaux, leur fournissant ainsi une énergie
qui peut participer à leur détérioration. Les
radiations les Plus énergétiques sont les
ultraviolets.
 Sur les roches ou les pierres. L’influence de
ces radiations contribuent à augmenter leur
température, ce qui a d’autres effets.

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1.1.2. Les variations de température :
 Les variations de température proviennent
essentiellement de la chaleur fournie ou perdue.
 D’un point de vue mécanique, elles induisent des
contraintes dites « thermiques ».
 En l’absence d’eau par exemple, la contrainte qui se
développe dans un matériau s’écrit de façon simplifiée :

σ=E λ ∆T
*∆T : l’écart de température
*λ : le coefficient de dilatation thermique du matériau
 Ces phénomènes dépendent
*E : module d’élasticitéégalement de l’hétérogénéité
du matériau qui peut conduire à des déformations interne
ou externe.
 De plus si l’eau est présente dans une pierre chauffée,
facteurs d’altération peuvent apparaître :
 une évaporation de l’eau présente dans les couches superficielles de
la pierre qui peut être à l’origine d’exfoliations.
 une dilatation des molécules d’eau dans les pores de la pierre qui peut
produire des pressions assez fortes.

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1.1.3. L’humidité de l’air et l’eau souterraine :
 Les matériaux poreux de construction tels que les
pierres en œuvre captent l’humidité suivant les
conditions environnementales. Ainsi, les flux d’eau à
travers la pierre sont responsables des altérations des
monuments.
 L’eau peut avoir plusieurs conséquences, la dilatation-
contraction
Figure1 des
: exemple d’effets que molécules d’eau qui induisent, des
l’humidité a sur un mur.
contraintes élevées sont à l’origine du cristallisation
des sels qu’elle transporte du sol jusqu’à la surface
externe des pierres par remontée capillaire. D’autre
part, une fois cristallisés, ces sels peuvent se dilater ou
se contracter sous l’influence de variations de
température et participer ainsi un peu plus à
l’altération des pierres.

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1.1.4. La pluie :
 représente un facteur d’altération mécanique directe
par la violence avec laquelle les gouttes percutent la
surface des édifices ou quand, piégée sous la forme de
torrents dévalant les montagnes, elle constitue une
force destructrice difficile à contenir.
 Mais la pluie, transporte aussi des gaz dissous
provenant de la pollution atmosphérique, et peut
entraîner une altération chimique. Ces pluies, plus
Figure2 : exemple d’effet de pluie sur un mur.
connues sous le nom de pluies acides, représentent
une cause majeure de l’altération des monuments ou
de sites historiques en milieu urbain ou industriel.

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1.1.5. Le vent :
 Le vent est aussi une cause de dommages
importants. Ses effets sur les monuments sont
nombreux : forces de pression et d’aspiration,
vibrations de structure par phénomène de
résonance, transport de particules solides heurtant
les façades, rapide évaporation de l’eau contenue
dans les couches externes des pierres, etc.

1.1.6. La foudre :
 La foudre est une cause naturelle de dommages
importants. Elle provoque une décharge électrique
qui produit une énergie pouvant atteindre plusieurs
milliers de méga watts (Fielden. 1980), si bien que
l’humidité présente dans les matériaux est
échauffée de manière explosive.

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1.1.7. Les désastres naturels :
 Parmi les facteurs naturels d’altération, il y en a qui
provoquent une destruction rapide et souvent
complète des monuments historiques.
 Pendant un tremblement de terre, un monument bâti
est brusquement soumis â une accélération erratique
transmise par le sol dont la valeur et la direction
changent plusieurs fois par seconde. Ces efforts
engendrent alors des tractions auxquelles les
maçonneries ne peuvent résister. De plus, les
composantes verticales de l’accélération réduisent ou
annulent, par instants, l’action
Pendant les vibrations, demur
chaque la pesanteur, donc
porteur a tendance
l’effort de compression à vibrer
qui assurait la cohésion de la
indépendamment. Les phases
maçonnerie.
d’écartement annulent les forces de
compression qui maintenaient
ensemble les éléments de la voûte,
d’ou, l’apparition de fissures
longitudinales, de la déformation de la
voûte
Figure3 puis
: Effets d’unde son écroulement.
séisme sur un mur de
maçonnerie
Figure4 : Effets d’un séisme sur les arches et les voûtes
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1.1.8. La biodégradation :
 La biodégradation comprend les dommages
provoqués par les organismes microscopiques mais
aussi ceux engendrés par les animaux et la
croissance des plantes.
 De nombreux organismes vivants peuvent facilement
coloniser les monuments historiques et aussi être
responsables, en plus de leur caractère inesthétique,
de dégradations plus ou moins importantes. Les
agents d’altération biologiques sont principalement
les mousses, les champignons, les algues mais aussi
certaines bactéries.

Figure 5 : développement d’algues vertes


et rouges sur un mur exposé à un
écoulement d’eau.

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1.2. Action de l’Homme :

 l’homme est responsable d’une altération souvent


très rapide de son environnement et de son
patrimoine architectural.

 Cette action est immédiatement repérable. que ce


soit sous la forme de destructions volontaires à la
suite de conflits armés, d’actes de vandalisme, sur
les traces du tourisme grandissant ou sous la
forme d’altérations indirectes comme les célèbres
croûtes noires qui couvrent maintenant nombreux
de nos monuments.

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1.2.1. Action destructrice directe :
 Les plus importantes de ces destructions directes dues à
l’homme proviennent avant tout des guerres.
 Par indifférence, associée des besoins primaires à court
terme, les hommes ont utilisé des monuments comme leur
propre résidence.
 Le gaz carbonique dégagé par la respiration peut se
dissoudre en présence de gouttelettes d’eau. Ces gouttes,
riches en acide carbonique, deviennent agressives et
attaquent le calcaire, ou généralement le carbonate de
calcium des roches carbonatées. L’explication chimique en
est la suivante : le CO2, dissous dans l’eau (H2O), produit
(H2CO3). Cet acide réagit alors avec le de la roche (CaCO3)
pour donner le Ca(HCO3)2 soluble, qui est éliminé ensuite
par un ruissellement d’eau par exemple. La roche s’en
trouve alors altérée.

 CO2 + H2O ↔ H2CO3


 CaCO3 + H2CO3 ↔2HCO 3 - + Ca2+

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1.2.2. Action destructrice indirecte :
 Les mutations d’activité humaine qui ont conduit à la
modernisation sont responsables d’un grand nombre
d’altération faites aux monuments.
 L’écoulement d’eau dans des sols gonflants ou dans les
ouvrages historiques à la suite de fuites dans les
systèmes d’évacuation d’eau ou par simple négligence
est parfois responsable de dégâts importants.
 Le développement d’une agriculture basée sur
l’utilisation intensive d’engrais a eu parfois pour effet
de modifier la répartition et la qualité physico-chimique
des eaux souterraines entraînant des altérations sur
certains monuments historiques.
 D’autre part, l’industrialisation croissante est à
l’origine des pollutions atmosphériques qui touchent
nos monuments et qui conduisent notamment à
l’apparition des fameuses croûtes noires.
Figur6 : Schéma d’altération chimique causé par
le dioxyde de soufre des régions polluées.

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 Le schéma suivant esquisse les liens
d’interaction entre les différents facteurs
d’altération :

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1.3. Action du temps ou des lois
universelles de la mécanique :
 Cette action se manifeste sur le monument lui même
ainsi que sur son environnement.
 Donc, si on parle de notion de résistance, il faut savoir
que les matériaux employés dans la construction des
monuments historique ont une constitution
moléculaire que les forces extérieures auxquelles ils
sont soumis tendent à altérer.

Figure7 : Processus simplifiés de l’altération des cavités.


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 Le comportement d’un matériau est fonction de sa structure,
de son élasticité. Selon leur action, les forces peuvent
provoquer des efforts de :
 Compression : on dit qu’un matériau est soumis à un effort de
compression lorsqu’il subit l’action de deux forces opposées qui
cherchent à l’écraser.
 Traction : Le calcul des pièces soumises à une traction se fait selon
le même principe que ceux énoncés pour la compression.
 Flexion : Si on charge une poutre en porte-à-faux à son extrémité
libre, elle fléchit. Les fibres supérieures de la poutre sont alors
soumises à un effort de traction, les fibres intérieures par contre
sont soumises à un effort de compression, celles du milieu ne
subissent aucune déformation.
 Cisaillement : On dit qu’un matériau est soumis à un effort de
cisaillement lorsqu’il subit l’action de deux forces très
rapprochées, mais de direction opposée.
 Flambage : Lorsqu’un élément de construction soumis à un effort
de compression dans le sens de son axe longitudinal devient trop
élancé, il risque de « flamber ».

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De plus, sous l’action de ces forces,
une couche de sol ou un talus peut se
mettre en mouvement, ce qui conduit à
l’altération du monument.
 Une répartition en trois catégories
semble pouvoir être représentative des
problèmes dont les mouvements des
terrains est à l’origine :

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1.3.1 Les mouvements lents et continus :
 Les affaissements : Evolution de cavités
souterraines dont l'effondrement est amorti par le
Comportement souple des terrains superficiels.
 Les tassements : Diminution de volume de
certains sols, sous l'effet des charges appliquées
et de l'abaissement du niveau des nappes
aquifères par surexploitation.

Figure8: cas Tassement.


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 Les phénomènes de gonflement-retrait : Ils sont liés
aux changements d'humidité des sols très argileux,
qui sont capables de fixer l'eau disponible, mais
aussi de la perdre en se rétractant en cas de
sécheresse. Ce phénomène, peut provoquer des
dégâts importants sur les monuments ou sur les
constructions en général.
 Les glissements de terrain : Déplacements par
gravité d'un versant instable, de vitesse lente, ils
peuvent cependant s'accélérer en phase
paroxysmale pour aller même jusqu'à la rupture.

Figure9 : cas d’un glissement de terrain.

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1.3.2. Les mouvements rapides et discontinus :
 Les effondrements : Déplacements verticaux instantanés de
la surface du sol par rupture brutale de cavités souterraines
préexistantes, avec ouverture d'excavations grossièrement
cylindriques (fontis), parfois sur plusieurs niveaux .

Figure10 : cas effondrement de terrain.

 Les écroulements et chutes de blocs : Ils résultent de l'évolution de


falaises allant, selon les volumes de matériaux mis enjeu, de la
simple chute de pierres (inférieur à 0,1 m3), à l'écroulement
catastrophique (supérieur à 10 millions de m3) avec, dans ce dernier
cas, une extension importante des matériaux éboulés et une vitesse
de propagation supérieure à 100 km/h.
 Les coulées boueuses et torrentielles : Phénomènes caractérisés par
un transport de matériaux sous forme plus ou moins fluide.

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1.3.3. L’érosion littorale
 Les zones littorales sont soumises à
un recul quasi généralisé :
glissements ou effondrements dans le
cas de côtes à falaises, érosion dans
le cas de côtes basses sableuses.

 Le plus souvent lente et progressive


(inférieure à 0,5 m/an), cette érosion
peut être spectaculaire, brutale et
très dommageable.

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 Depuis la plus haute antiquité, les civilisations qui
se sont succédées ont laissé, grâce à la pierre, la
trace de leur art de bâtir. Cependant, nombre des
témoignages qui ont échappés à la destruction
totale se sont néanmoins dégradés au fil du temps.

 Nous allons nous intéresser ici plus


particulièrement à la rupture des pierres au sein de
ces monuments historiques, et on va commencer
par les propriétés des roches avant d’entamer
celles des pierres.

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1. Critères de rupture des
roches :
 Le critère de rupture permet de comparer en général
un état de contrainte à la résistance intrinsèque du
matériau soumis à cet état de contrainte.
 La résistance intrinsèque du matériau peut
s’exprimé par la résistance au pic(point B).

Figure11 : Courbe de contrainte-déformation lors d’un essai de compression simple.


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 Ces valeurs, peuvent rendre possible d’établir des relations
empiriques reliant les valeurs que prennent la contrainte axiale
σaxial et la contrainte de confinement σconf au moment ou les limites
sont atteintes : ces relations prennent la forme suivante :

σaxial = f(σconf )
 Exprimé en fonction de la contrainte de cisaillement τ et de la
contrainte normale σn sur une surface particulière d’un
échantillon, un tel critère s’exprime comme suit :

τ = f (σn)
 Le critère de Mohr-Coulomb est le plus utilisé en pratique.il
définit la relation qui unit la contrainte tangentielle à la
contrainte normale pour un plan particulier du matériau
considéré au moment de la rupture et prend la forme suivante :

τ = c+ σn tan Ф
Où : - c : la cohésion du matériau
- Ф l’angle de frottement du matériau.

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 De même, le critère de Hoek et Brown (1980), basé
sur des aspects théoriques et expérimentaux du
comportement des roches permet de déterminer les
conditions pour atteindre la rupture dans le cas des
roches fragiles ou cassantes. Il est représenter sous
la forme suivante :

σaxial = σconf + (m σc σconf +s σc2)1/2


Avec :
- σc : résistance a la compression simple (valeur de pic)
- m : facteur de propriété de la roche.
Types de roches
- s : indice de fracturationmde la roche. σc (MPa)

Calcaire, marbre, grès, < 10 140


dolomite
Grès, dolorite, quartzite 15 155

Granite, amphibolite, silex, >20 250


gabbro, granite,
quartzodiorite
s=1 pour des roches intactes ; s=0 pour une roche très facturée de maigre qualité

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 2. Le cercle de Mohr et le critère de Mohr-Coulomb
en particulier :
 La construction du cercle de Mohr est un outil simple qui permet de représenter
l’état de contrainte en un point d’un matériau, puis de comparer aisément cet
état de contrainte avec le critère de rupture de Mohr- coulomb.
 La construction de cercle de Mohr est possible à condition de connaitre:

 σx , σy, τxy , contraintes normales et de cisaillement exercées sur les facettes « fictives »


perpendiculaires entre elles et passant par le point étudié.
 Connaissant les trois données du type σx ,σy ,τxy , le cercle de Mohr ce construit de
la façon illustrée par la figure suivante :

Figure12 : construction du cercle de Mohr.

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 Sur cette figure, les contraintes principales, sont
perpendiculaires entre elles. σ1 est la contrainte majeure
et σ2 est la contrainte mineure.
 Il découle de la construction précédente les formules
suivantes :
σ +σ2 σ1 −σ2 σ −σ2
σ= 1 − cos 2θ τ = 1 sin 2θ
2 2 2

○ Où σ et τ sont les contraintes normales et de cisaillements qui s’exercent sur une


facette faisant un angle θ avec la direction de σ1.
 Finalement, il nous reste à comparer l’état de contraintes
obtenu, avec la courbe intrinsèque (Mohr-Coulomb) du
matériau dont on étudie le comportement. Cette
comparaison peut se faire graphiquement comme le
montre la figure
Si le grand cercle,suivante :
déterminé par
les valeurs de σ1 et σ2, rencontre
la courbe intrinsèque du
matériau, il peut se produire une
rupture du matériau selon un
plan faisant un angle θ avec la
direction de σ1  : cet état
correspond au dépassement de
Figure13 : comparaison du cercle de Mohr
la limite d’élasticité
avec le critère de rupture. du
matériau. 28
 3. Quelques propriétés de la pierre
en œuvre :
3.1. La rétention d’eau :
 Les matériaux poreux comme les pierres ont tendance à plus ou moins
bien capter l’eau selon l’humidité ambiante. On détermine la quantité
d’eau présente dans le matériau par simple pesée et on définit ainsi
la teneur en eau massique w de l’échantillon par le rapport :

meau mhumide − msec


 = degré= de saturation Sr qui exprime à quel état
On définit aussiw le
m m
hydrique se trouve lasec pierre. Il secreprésente aussi la proportion du
volume de l’eau Veau par rapport au volume des vides Vv. :

○ Avec :
 θ est la teneur en eau volumique
 Ntot est la porosité totale. w θ
Sr = =
wsat N tot

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 La teneur en eau maximale à la saturation wsat
peut donc être calculée en considérant que le
volume d’eau est égal au volume des vides :

ρ eau
wsa t = N to t
ρa
 Pour caractériser l’aptitude d’un matériau poreux
à capter et à fixer l’eau il suffit de réaliser
l’isotherme d’adsorption/désorption d’eau appelée
courbe de rétention d’eau. Pour ce faire, plusieurs
techniques complémentaires sont utilisées afin
d’observer les différents états de saturation des
matériaux, de l’état sec à l’état totalement saturé.

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3. 2. Le transfert d’eau :
 L’imbibition : Les propriétés d’imbibition par
capillarité d’une pierre sont directement liées à la
taille et à la forme des pores, ainsi qu’à la
connectivité du réseau poreux. Ce phénomène est
classiquement décrit par l’équation de Washburn :
rcσ
h= t =B t

∆m
=A t
S

 Et qui définit les coefficients d’imbibition massique


et visuel (A et B). Ces derniers peuvent être reliés à
la porosité capillaire, si la montée de l’eau est bien
régulière, par la relation
A = ρ B :N
eau c

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3. 3.La perméabilité à l’eau :
 La perméabilité définit la capacité d’un matériau poreux à se
laisser traverser par un fluide. La perméabilité d’une roche
dépend principalement de ses propriétés texturales
intrinsèques.
 Le Principes théoriques de La perméabilité a été défini par Darcy
(1846) qui a montré qu’il existe une relation linéaire entre le
débit volumique d’eau Q et le gradient de pression appliqué :

S ∆P
Q =k
 Où : η L
- S est la surface de la section perpendiculaire au flux.
- L :la longueur de l’échantillon traversé.
- η :la viscosité dynamique de l’eau.
- k :la perméabilité spécifique du réseau poreux.

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3. 4.L’évaporation :
 Le séchage d’une pierre permet à celle-ci d’évacuer
par évaporation d’eau afin de s’équilibrer avec le
milieu extérieur. Elle est fonction de paramètres
externes. De plus, dans une pierre, elle est
également fonction de ses propriétés internes qui
déterminent le déplacement de l’eau sous forme
liquide et/ou vapeur dans son réseau poreux.
 On définit le flux d’évaporation par transfert
capillaire qHR comme :

d (δm S )
q HR =
dt
○ Exprimé en g/cm2/h

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3. 5.La vitesse de
propagation du son :
 La mesure de vitesse de propagation des
ondes ultrasonores dans les pierres est un
moyen d’investigation complémentaire des
essais mécaniques.

 La vitesse du son dans une pierre dépend de


ses propriétés élastiques et de sa densité
apparente qui sont générées par le squelette
solide (composition minéralogique, cohésion,
taille des grains) et l’espace poral associé qui
est plus ou moins saturé en fluides.

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 En classant ces phénomènes d’altérations selon
leurs origines, l’accent est mis sur des principes de
base de la restauration qui disent que :
○ On ne s’oppose pas à l’action de la nature, on ne peut que
s’en protéger ou en diminuer les effets.
○ On peut supprimer à terme, l’action de l’homme en prenant
des mesures destinées à régulariser les interventions
humaines sur, ou au voisinage des monuments.
○ On ne peut supprimer l’action du temps ou des lois
universelles comme celles de la mécanique, mais on peut
ralentir ses effets.

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