Sciences économique

2 - Mondialisation, finance internationale et
intégration européenne
2.1 Quels sont les fondements du commerce international
et de l'internationalisation de la production ?

Thème 3 – Comment
expliquer la
mondialisation de la
production ?

Les indications du programme
En s'appuyant sur des données concernant le commerce
intra-firme et sur des exemples d'entreprises
multinationales, on abordera la mondialisation de la
production. On analysera les choix de localisation des
entreprises et leurs stratégies d'internationalisation. On
étudiera à cette occasion les principaux déterminants de la
division internationale du travail, en insistant sur le rôle
des coûts et la recherche d'une compétitivité hors prixé
Acquis
hors de première : gains à l'échange.
prix.
Notions : commerce intra-firme, compétitivité
Acquis
de première
: gainsdélocalisation,
à l'échange.
prix
et
hors
prix,
externalisation,
spécialisation.

firmes

multinationales,

I – Qu’est-ce-que la mondialisation de la
production ?

Introduction – L’internationalisation de la
production vs mondialisation de la production
Jacques Adda définit la mondialisation comme
« l’abolition  de  l’espace  mondial  sous  l’emprise 
d’une  généralisation  du  capitalisme,  avec  le 
démantèlement  des  frontières  physiques  et 
réglementaires». Selon l’OCDE, elle recouvre trois
étapes :

L’internationalisation,
c'est-à-dire
le
développement des flux d’exportation ;
• La transnationalisation, qui est l’essor des flux
d’investissement et des implantations à l’étranger ;
• La globalisation, avec la mise en place de
réseaux mondiaux de production et d’information,
notamment les NTIC (nouvelles technologies
d’information et de communication).
Source: S.Brunel,
Qu'est-ce
mondialisation ? , Sciences humaines

que

la

1. Quelles sont les caractéristiquesde
l’internationalisation de la production
de la mondialisation?
2. Montrez que l ’économie française

Introduction – L’internationalisation de la
production, un indicateur de la
mondialisation
Trois tendances caractérisent le commerce mondial
depuis une vingtaine d'années : l'accélération des
échanges, qui augmentent nettement plus vite que la
production mondiale ; la montée en puissance des pays
émergents, de la Chine en particulier, désormais de loin
le premier exportateur mondial ; et des déséquilibres
massifs dans les soldes commerciaux entre pays.
Cette vision purement macroéconomique du commerce
mondial masque cependant le rôle majeur des grandes
firmes globales, dont les processus de production sont
de plus en plus internationalisés. (…) .Celle-ci passe
par l'établissement de filiales à l'étranger - les filiales
étrangères des sociétés transnationales produisent 10 %
du produit intérieur brut (PIB) mondial et réalisent
environ le tiers des exportations mondiales -, mais aussi
de plus en plus par la sous-traitance.
Source : Sandra Moatti, Commerce : les
multinationales au coeur des échanges mondiaux,
Alternatives Economiques Hors-série n° 090 - octobre
2011

Source : Les filiales et sous-traitants des
firmes transnationales (FTN) dans les
exportations
mondiales
de
marchandises en 2010, en milliards de
dollars, Alternatives  Internationales 
Hors-série n° 010 - janvier 2012
Questions:
1.Quelles sont les évolutioons récentes
du commerce mondial?
2.En quoi une vision macroéconomique
est-elle insuffisante ?
3.Quel type d’échange internatioanl se
développe-t-il ?

A – Les agents de la mondialisation : les
FTN
Si l’expression FTN indique simplement que les firmes traversent les frontières
nationales, l’histoire l’associe principalement aux approches marxistes et néo-marxistes
ainsi qu’aux revendications des années 70 émanant des pays en développement en vue
d’instaurer un Nouvel ordre économique mondial et de faire reconnaître les droits
économiques des États face à ces entreprises. L’expression « firme multinationale » est
plus souvent retenue dans la littérature. Les controverses ne sont pas pour autant
terminées puisqu’il est désormais en vogue de parler de « firmes globales »; ces firmes qui ne
traversent pas simplement les frontières, mais dont, selon Porter ou Michalet, l’horizon
stratégique se situe à l’échelle planétaire. Selon Levitt, elle serait le vecteur d’un marché
mondial homogène où l’on vend le même produit de la même manière. Mais toutes les FTN ne
sont pas nécessairement « globales », et celles-ci sont d’ailleurs plutôt rares.
Il existe une convergence générale vers la définition adoptée par l’Organisation de
coopération et de développement économiques (OCDE) selon laquelle une FTN est une
entreprise qui contrôle au moins une entreprise dans un pays étranger. La notion de
contrôle est définie, dans la plupart des pays, comme un investissement direct étranger
Source : Michèle Rioux , Département de science politique ,UQAM
Questions:
1.Firme transnationale/multinationale/globale sont-ils des termes synonymes ? Que signifie leur
différence ? Quelles sont les caractéristiques d’une transnationale d’après l’OCDE ?

A – Les agents de la mondialisation : les
FTN

Source
:
http://cazaulonsaintlouis.eu/www.cazaulonsaintlouis.eu/Hist_%26_G%C3%A9o_4%C3%A8me/Entr%C3%A
9es/2011/11/8_Les_entreprise_transnationales.html
Questions:
1.Par le calcul de votre choix, mesurez l’évolution du nombre de FTN depuis 1960

B – Les moyens

Stratégie
d’internationali-sation des firmes

Questions
1.Quels sont les deux grands moyens d’internationalisation de la production ?

:

1 – Les investissements directs à l’étranger

a - Investissement Direct à l’Etranger Investissement de Portefeuille
Si l’on se réfère à la définition du FMI, il y a investissement direct (ID) lorsqu’une entité
non-résidente prend un intérêt durable dans une entreprise résidente. Cela implique
l’existence d’une relation de long terme entre l’investisseur direct et l’entreprise investie
ainsi qu’un degré significatif d’influence (ou la capacité de l’exercer) de l’investisseur
dans la gestion de l’entreprise investie.
D’un point de vue statistique, conformément aux recommandations du FMI et de
l’OCDE, dès lors qu’une entité non-résidente détient au moins 10 % du capital social
d’une entreprise résidente, on considère qu’il y a ID. Toute participation au capital
d’une entreprise résidente par une entité non résidente inférieure à 10 % sera
comptabilisée, dans la balance des paiements, comme un investissement de portefeuille
(IP). Le seuil des 10 % constitue donc la distinction statistique entre ID et IP.
Source : Sandrine Levasseur , Investissements directs à l’étranger et stratégies des
entreprises multinationales, Département des études de l’OFCE, 2002
1. Pourquoi ne faut-il pas confondre IDE et investissement de portefeuille?
2. Montrez qu’ils répondent à deux logiques complètement différentes

b – Les modalités de l’IDE
A:
Seconde composante de la mondialisation des économies industrielles, les investissements directs étrangers
(IDE) ont connu une véritable envolée depuis les années 1980. Motivés par la recherche de parts de marché,
ces mouvements internationaux de capitaux consistent à créer des filiales à l'étranger, à y investir dans
l'extension des capacités des filiales existantes, à réaliser des fusions-acquisitions ou bien à nouer des
alliances stratégiques ou des accords de joint-venture , c’est-à-dire une société créée par deux entreprises ou
plus et détenue à part égale par ces dernières, qui partagent bénéfices, pertes et risques.
Source
:
El
Mouhoub
Mouhoud,
Mondialisation :
les
cartes
rebattues,
Alternatives Economiques Hors-série n° 093 - mai 2012
B:
Ensuite, parmi les modalités d’implantation à l’étranger, on distingue les investissements greenfield (ou
investissements en « rase campagne ») consistant en la création d’une unité de production des
investissements brownfield consistant en l’acquisition d’une unité de production existante. (…).
Au moment précis de l’opération, seul un investissement greenfield se traduit de facto par un
investissement au sens de la comptabilité nationale. L’investissement brownfield, au moment précis de
l’opération, se traduit juste par un changement dans la répartition des droits de propriété.
Source : Sandrine Levasseur , Investissements directs à l’étranger et stratégies des entreprises
multinationales, Département des études de l’OFCE, 2002
Questions:
1.Quelles sont les trois modalités des IDE ?
2.Distinguez investissement greenfield et investissement brownfield. Pour qui cette distinction est-elle
essentielle ?

c – Les IDE, un phénomène ancien qui
s’accélère
Stock des investissements directs à l'étranger, en % du PIB depuis 1913
1. Donnez le mode de
lecture et de calcul du
chiffre 32.4 en 1913
2. Périodisez l’évolution
entre 1913 et 2002
3. Quelle année faut-il
attendre pour retrouver
le pourcentage atteint
en 1913 pour les PVD.
Que cela traduit-il?

http://www.alternatives-economiques.fr/mondialisation---deux-ou-trois-choses-que-l-on-sait-d-elle_fr_art_4
3_34720.html

c– Les IDE, un phénomène ancien qui
s’accélère
Questions:
1.Périodisez l’évolution
des IDE depuis 2002

2- L’externalisation
Dans le monde de l'entreprise, la mode demeure à l'outsourcing, l'externalisation en français.
Une tendance qui perdure, au contraire de beaucoup de modes managériales. Car le dilemme
qui consiste à choisir, soit de faire soi-même, soit de recourir à un prestataire extérieur, est au
coeur de toute activité économique. Et dans ce choix entre make or buy, faire ou faire faire,
la tendance est incontestablement depuis plusieurs décennies à faire faire de plus en plus.
"Une lame de fond accompagnant la réorganisation des entreprises autour de leur coeur de 
métier", à en croire le Guide pratique de l'externalisation, édité par le Medef en 2001. Des
propos confirmé par Bertrand Quélin, professeur à HEC: "A  l'horizon  2020,  l'outsourcing 
sera pour les entreprises un mode de développement plus important que les alliances."
"D'un certain point de vue, l'externalisation est un processus assez banal, explique Bernard
Emeriau du cabinet d'experts Syndex, qui assiste les comités d'entreprise, puisque  c'est  la 
poursuite de la mise en oeuvre de la division du travail, mais en dehors de l'entreprise.« 
Source : Marc CHEVALLIER, Externalisation : à la recherche du coeur du métier,
Alternatives Economiques n° 210 - janvier 2003
Questions:
1.En quoi consiste l’externalisation ?
2.Quels en sont les avantages attendus ?

Conclusion – Mondialisation de la production
signifie-t-elle toujours délocalisation ?
7 p 33 (document A )
La délocalisation est une notion mal définie. Au sens strict, c'est le déplacement
d'une activité existante d'un pays vers un autre. Mais cette vision statique est
inadaptée: lorsqu'une entreprise crée une activité à l'étranger qui aurait pu être
créée dans le pays, n'est-ce pas également une délocalisation? Lorsqu'un service
est externalisé, c'est-à-dire supprimé dans l'entreprise et remplacé par le recours à
la sous-traitance et que le sous-traitant est étranger, n'est-ce pas une
délocalisation? Dans ce cas, toute création à l'étranger d'activités qui auraient pu
être localisées dans le pays est une délocalisation, mesurée par l'ampleur des
investissements directs à l'étranger (IDE).
Source : Arnaud Parienty, Pourquoi les entreprises délocalisent-elles?
Alternatives Economiques Poche n° 046 - novembre 2010
Questions :
1.Au sens strict, est qu’un IDE est une délocalisation?
2.Est-ce le cas au sens large ?

II – Pourquoi mondialiser la production ?

A - Un contexte favorable
5 p 32
La mondialisation n'est pas un fait nouveau. Mais la liberté d'installation des
entreprises n'a jamais été aussi grande. Cette liberté est due aux progrès liés au
transport des biens et des données, accompagnés d'une libéralisation des échanges.
Les bateaux porte-conteneurs, associés à des terminaux portuaires adaptés et à des
flottes de camions, sillonnent la planète rapidement avec une manutention limitée au
maximum . Le résultat est qu'il n'est guère plus onéreux de transporter des
marchandises en France depuis la Chine que depuis l'Espagne.
La diminution du coût des communications téléphoniques et entre ordinateurs est
également considérable, en particulier dans les pays en développement (…). Dans le
même temps, les barrières tarifaires ou réglementaires aux échanges ont régressé, par
la mise en oeuvre d'accords mondiaux ou par des accords régionaux et bilatéraux.
Source : Arnaud Parienty,Pourquoi les entreprises délocalisent-elles?
Alternatives Economiques Poche n° 046 - novembre 2010
Questions :
1.Pourquoi la liberté d’installation des entreprises n’a –t-elle jamais été aussi grande ?

B – Que recherchent les FTN ?
6 p 32 ( premier paragraphe )

Stratégie
de mondialisalisation des
firmes

1. A quelles conditions une entreprise a-t-elle intérêt à mondialiser sa production ?
2. Quelles sont les trois facteurs déterminant la production à l’étranger ?

Introduction – Définition de la
compétitivité
La compétitivité d’une entreprise est sa capacité à maintenir ou à accroître ses parts de
marché, c’est son aptitude à faire face à la concurrence.
Mais la compétitivité s’entend aussi au niveau d’une branche ou d’un pays.
L’Union européenne définit la compétitivité comme la capacité d’un pays à améliorer
durablement le niveau de vie de ses habitants, et à leur procurer un haut niveau d’emploi et de
cohésion sociale, dans un environnement de qualité. Elle peut s’apprécier par l’aptitude des
territoires à maintenir et à attirer les activités, et par celle des entreprises à faire face à leurs
concurrentes.
Distinction compétitivité prix - compétitivité structurelle
La compétitivité-prix est la capacité à produire des biens et des services à des prix inférieurs à ceux
des concurrents.La compétitivité prix dépend :
• des niveaux relatifs des coûts de production,
• des marges des producteurs,
• des niveaux du taux de change pour les entreprises qui exportent…
La compétitivité hors prix ou structurelle est la capacité à imposer ses produits indépendamment de
leurs prix (qualité, services après-vente, image de la marque, délais de livraisons, capacité de
s'adapter à la demande diversifiée, etc.). Cette compétitivité est plutôt de l'ordre du long terme et elle
demande du temps pour se construire.La compétitivité structurelle dépend :
• de la qualité,
• des innovations,
• de la réputation...
Source :http://www.economie.gouv.fr/facileco/la-competitivite

1 - La recherche d’une compétitivité-prix est
nécessaire ….
Une LPE stricte, et surtout des coins fiscaux élevés sur le travail détournent apparemment
l’IDE vers des sites où les dispositifs du marché du travail sont perçus comme étant
moins coûteux. (…). Les effets négatifs d’une LPE stricte sur l’IDE en provenance de
l’étranger peuvent aussi traduire le fait que cette législation est susceptible d’affecter non
seulement le rendement attendu de l’investissement étranger mais aussi sa variabilité (par
exemple en influençant la capacité des filiales étrangères de réagir aux brusques
variations de l’offre ou de la demande), ce qui accroît le risque auquel sont confrontés les
investisseurs dans le pays d’accueil. Par ailleurs, la répercussion des coûts dans un
contexte d’imposition élevée des revenus du travail peut s’avérer particulièrement
difficile pour les entreprises multinationales, dont les salariés sont plus mobiles d’un
pays à l’autre, surtout au niveau des travailleurs très qualifiés et des cadres dirigeants.
Source:
Incidences
des
politiques
sur
l'investissement
direct
étranger,www.oecd.org/fr/eco/perspectives/2956468.pdf
Questions:
1.Comment la rigidité de la LPE
peut-elle être un frein aux IDE ?

1 - La recherche d’une compétitivité-prix est
nécessaire …
La faible qualité des institutions peut
paradoxalement être un avantage: l'absence
de contrôle de la santé sur les chantiers
navals indiens ou le fait que les autorités
africaines ferment les yeux sur la pollution
engendrée par le recyclage des vieux PC
sont en quelque sorte des avantages
compétitifs de ces pays.
Source : Arnaud Parienty,Pourquoi les
entreprises
délocalisent-elles?
Alternatives  Economiques  Poche n° 046 novembre 2010
Questions :
1.Quels sont les autres facteurs qui assurent
une compétitivité-prix?

2 - …Mais est insuffisante
La recherche du coût du travail le plus bas est censée être le motif
essentiel des délocalisations vers le Sud, alimentant la peur des
salariés des pays développés d'être mis en concurrence avec des
ouvriers d'Asie ou d'Europe orientale bien meilleur marché. Mais,
dans ce cas, pourquoi les entreprises des pays développés ne se
précipitent-elles pas en masse au Malawi, qui n'a reçu que 2 millions
de dollars d'IDE en 2005, c'est-à-dire 40 000 fois moins que la
Chine? Il est pourtant possible d'y embaucher un ouvrier pour 30
centimes de l'heure, soit 40 fois moins qu'en France.
La première raison est que le travail d'exécution n'est qu'un élément
parmi d'autres du coût de production d'un produit. Du fait de la
mécanisation, il ne représente plus aujourd'hui que 5% du coût dans
la fabrication de fils de nylon, sans doute moins de 25% dans
l'automobile. L'avantage conféré par les bas salaires est alors limité.

Source : Arnaud Parienty,Pourquoi les entreprises
délocalisent-elles?Alternatives Economiques Poche n° 046 novembre 2010
1.La recherche de la compétitivité-prix est-elle le facteur essentiel de
la localisation des IDE ?
2.Quels sont les critères essentiels pour les entreprises pour
déterminer la localisation de leur activité? Les moins importants ?

3- La recherche d’une compétitivitéqualité
D'autre part, la qualité de l'environnement est souvent médiocre dans les pays à
bas salaires, qu'il s'agisse des institutions (stabilité politique et économique,
droit des affaires, monnaie), des infrastructures (routes, télécommunications,
électricité) ou des machines et biens intermédiaires. Cette faiblesse entraîne des
surcoûts qui font plus qu'annihiler, dans la plupart des cas, l'avantage de salaire.
Ainsi, malgré les grandes qualités et le bas coût de sa main-d'oeuvre, l'Inde
accueille très peu d'entreprises industrielles étrangères, du fait de ses routes
encombrées, de ses pannes d'électricité récurrentes et de son droit de la
propriété incompréhensible.
Source : Arnaud Parienty,Pourquoi les entreprises délocalisent-elles?
Alternatives Economiques Poche n° 046 - novembre 2010
Questions :
1.En quoi la qualité de l’environnement est-elle essentielle dans la stratégie
d’internationalisation des firmes ?

3- La recherche d’une compétitivité-qualité
Enfin, il faut tenir compte de la qualité de la main-d'oeuvre, car il existe finalement peu d'emplois non
qualifiés. La plupart des entreprises qui délocalisent dans les pays à bas salaires sont obligées d'encadrer les
opérateurs locaux par des cadres expatriés, ce qui leur coûte très cher et ne suffit pas toujours. Ainsi, pour
l'entreprise Luxottica, fabriquer des verres pour lunettes de soleil coûte deux fois moins cher en Italie qu'en
Chine, à cause des pannes, des défauts de fabrication et du gaspillage de matières premières; ce qui renvoie
à la qualité de la main-d'oeuvre. En outre, la réactivité et la capacité à diversifier la production sont
désormais des objectifs importants pour les entreprises. Pour y parvenir, les salariés doivent être
polyvalents et capables de gérer plusieurs processus en même temps, ce qui suppose un niveau de
formation élevé.
Or il est rare de trouver une main-d'oeuvre compétente et bon marché. C'est le cas dans certaines régions
d'Asie orientale, pour le travail industriel simple, ou en Inde, où 200 000 ingénieurs anglophones sortent de
l'école chaque année. Dans ce pays, l'investissement en formation joue un rôle essentiel. Par exemple, les
employés des centres d'appels ou de recouvrement de créances apprennent à parler avec l'accent américain
et suivent des cours sur la culture américaine.
Source : Arnaud Parienty,Pourquoi les entreprises délocalisent-elles?Alternatives  Economiques  Poche n°
046 - novembre 2010
Questions :
1.Pourquoi les entreprises recherchent-elles des salariés qualifiés ?

4 – Se rapprocher des marchés
Une motivation essentielle des délocalisations est de se rapprocher des clients. Certains pays en
développement, les plus grands, ont compris qu'un de leurs atouts maîtres était leur marché
intérieur, pour lesquels ils négocient l'accès des firmes transnationales contre des transferts de
technologies. Par exemple, un pays peut limiter les droits de douane ou offrir des subventions
pour les produits fabriqués sur place, en fixant un seuil minimal de contenu local (ainsi, 60% de
la valeur ajoutée d'une automobile doit être produite en Malaisie pour que les importations
nécessaires pour la fabriquer bénéficient de droits de douane préférentiels). Les marchés publics
sont un autre moyen de négocier la production sur place (équipements ferroviaires contre TGV,
participation à la production contre achat d'Airbus, etc.). Cette attraction des grands marchés
explique la multiplication des accords créant des marchés régionaux en Asie, en Amérique ou en
Afrique. Par ailleurs, il existe en fait peu d'industries mondiales susceptibles de proposer les
mêmes produits d'un bout à l'autre de la planète. Etre proche des clients est nécessaire pour
connaître le marché sur lequel l'entreprise vend: la concurrence et la dynamique des prix, les
habitudes de consommation locales, les réseaux de distribution, les modes d'achat.
Source
:
Arnaud
Parienty,Pourquoi
les
entreprises
délocalisent-elles?
Alternatives Economiques Poche n° 046 - novembre 2010
Questions :
1.Pourquoi les FTN doivent-elles se rapprocher de leurs clients ?

III – Quelle stratégie de mondialisation ?

A - Où internationaliser la production ?

1 – En quoi les choix de localisation
dépendent-ils de l’attractivité des territoires ?

Source : http://www.invest-in-france.org/Medias/Publications/2668/TDB%202014_FR.pdf
Questions:
1.Définir attractivité du territoire
2.Quels sont les facteurs qui déterminent l’attractivité d’un territoire ?

Le territoire français est-il
attractif ?

Source
:
http://www.invest-in-france.org/Medias/Publications/2668/TDB
%202014_FR.pdf
Questions:
1.Le territoire français est-il attractif ?

Le territoire français est-il
attractif ?
Source
:
http://www.investinfrance.org/Medias/
Publications/2668/
TDB
%202014_FR.pdf
Questions:
1.Le
territoire
français
est-il
attractif ?

Quels sont les choix de localisation ?
Questions:
1.D’où viennent les IDE ?
2.Quelle est leur destination?
3.Quels sont alors les caractéristiques
pays attractifs?

des

La chute des IDE en France s’explique-t-elle par la
perte de l’attractivité du territoire ?
Les nouveaux investissements directs étrangers (IDE) en France ont chuté de 77 % en 2013, pour tomber à 5,7 milliards
de dollars, soit 4,1 milliards d'euros, selon les données publiées mardi 28 janvier par la Conférence des Nations unies sur
le commerce et le développement (Cnuced).
Ces chiffres, qui raviront les tenants de la thèse du déclin français, sont d'autant plus inquiétants qu'en moyenne, les IDE,
ces mouvements internationaux de capitaux réalisés en vue de créer, développer ou maintenir une filiale à l'étranger, ont
crû de 11 % sur l'ensemble de la planète, pour s'établir à 1 461 milliards de dollars. « Ils ont enfin retrouvé leur niveau 
d'avant-crise », souligne les experts de la Cnuced.
Sans surprise, les Etats-Unis restent la première destination des IDE (159 milliards de dollars), désormais talonnés de près
par la Chine (127 milliards), tandis que la Russie arrive en troisième position (94 milliards).
Si le rapport souligne que cette tendance est encourageante, il rappelle que le tableau reste néanmoins contrasté, en
particuliers dans les pays développés. En moyenne, les IDE ont en effet augmenté de 12 % dans ces derniers, et même de
61 % au Japon (2,8 milliards de dollars). Mais ils ont en revanche diminué de 28 % en Australie (40 milliards) et 75 %
en Nouvelle-Zélande (500 millions).
L'Union européenne est à première vue bien placée, avec une hausse de 37,7 % sur l'année, confirmant que le Vieux
Continent est enfin sur la voie de la reprise. L'Allemagne, où le produit intérieur brut (PIB) a crû de 0,4 % en 2013, selon
les premières estimations, a ainsi vu les investissements directs quasiment quadrupler sur son territoire par rapport à 2012
(32,3 milliards de dollars). En Espagne, ils ont progressé de 37 % (37,1 milliards), tandis que l'Italie, où ils étaient tombés
à 100 millions de dollars seulement en 2012, peu se féliciter d'avoir enfin vu les capitaux revenir (9,9 milliards).
Mais les pays qui ont le plus profité du retour des investissements ces derniers mois sont l'Irlande, la Belgique, les PaysBas et le Luxembourg. «  Des  pays  à  la  fiscalité  accueillante,  et  offrant  un  environnement  très  favorable  aux 
établissements et organismes financiers tels que les Fonds commun de créances », souligne le rapport.

Source : Marie Charrel et D |enis CosnardLes investissements directs étrangers en France s'effondrent
LE MONDE , 29.01.2014
1.Quels pays sont aujourd’hui les plus attractifs d’après la CNUCED ?Pour quelles raisons?

2 – Et du type de bien produit :
La théorie du cycle de vie du produit
On peut rappeler que selon la vision de Vernon, le cycle de vie d’un produit à l’international a
lieu en quatre étapes :
1) Naissance : le produit nouveau est d’abord conçu et vendu dans un pays développé
(où est situé le siège de la maison-mère de l’entreprise qui a conçu le produit, ex : une
multinationale aux États-Unis) à un prix élevé.
2) Croissance : le prix de vente du produit baisse avec le début de la standardisation,
tandis que le produit est vendu à l’étranger (dans d’autres pays développés dans un
premier temps) à des clients aux revenus élevés.
3) Maturité : avec l’apparition de concurrents étrangers, les firmes des pays développés sont
obligées d’aller produire dans des pays de moins en moins développés.
4) Déclin : la production du bien est arrêtée dans les pays développés, en raison du déclin
de la demande, mais la demande résiduelle est finalement satisfaite par des importations
en provenance des filiales dans les pays moins développés, voire de pays en
développement.
Source : Patrick Cohendet ,Nebojsa Radojevic, Thierry Burger-Helmchen, Management
international des innovations : le cas de l'innovation inverse
Questions:
1.Présentez le cycle de vie du produit
2.Quelles conséquences ce cycle a sur la localisation de la production ?

a - Les 4 phases du cycle de vie du
produit
 LANCEMENT
• diffusion progressive du produit sur le marché
• taux de croissance relativement faible
• pertes (coût élevé du lancement)

 CROISSANCE
• pénétration rapide du marché
• accroissement des bénéfices

 MATURITE
• ralentissement de la croissance des ventes et des bénéfices

 DECLIN
• baisse des ventes
• effondrement du bénéfice

Source des diapos : Chapitre 9

www.ecoint.hec.ulg.ac.b
e/cours/ECOINT.DYNSPEC.ppt

a - Les 4 phases du cycle de vie du produit

Ventes (V)

Profits ()
V(t)
0

t
(t)

b- Le transfert international des activités
Le lancement du produit et la localisation de l ’innovation
• technologie avancée

 Conditions de l ’innovation

• demande potentielle pour le produit

 Problème
niveau de production non optimal
 coût moyen élevé
MAIS souvent monopole de fait
 prix peut être élevé

 Localisation de l ’innovation
• Lieu : revenu élevé et ouvert à l ’innovation

Demande d ’innovation dans les pays à niveau de vie élevé

XZ01,.i

b- Le transfert international des activités
La croissance de la production

Au départ

technologie avancée

Ensuite

demande périphérique
(exportations)

facilitée par :
• diffusion de l ’information
• prospection commerciale
• proximité du niveau de vie


Amélioration de la technologie et économies d ’échelle
Augmentation des profits

b- Le transfert international des activités
La maturité et la standardisation du produit

• prix 

ECONOMIES
D ’ECHELLE

• pénétration de zones à niveau de vie + bas

• écart technologique

• concurrence 
• profits stagnent

Le déclin et l ’abandon du produit
Perte de l ’avantage comparatif du pays innovateur

abandon progressif de la production

MAIS dans les pays périphériques
Rémunération de la
main-d ’œuvre élevée

Possibilité de réorganiser
la production

Nouveaux
marchés

Transfert international de l ’activité
vers d ’autres pays

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2
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b- Le transfert international des activités

X>M

Exportations nettes

Reste du monde

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Autres pays avancés

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Pays innovateurs

C - Les stratégies contemporaines de l’
internationalisation de la production ?

Introduction – Définition de
la DIPP
Les illustrations de la DIPP sont souvent choisies dans le secteur de l’automobile. Un véhicule automobile
comporte, plus de 5 000 pièces. Ces composants sont progressivement réunis en sous-ensembles, puis totalement
rassemblés lors de l’élaboration du produit final dans le cadre d’une opération d’assemblage. Cette décomposition
du produit permet de fabriquer les différentes pièces dans de nombreux pays en fonction de leurs avantages
comparatifs. Les constructeurs peuvent décider de segmenter les opérations de production, de délocaliser
certaines d’entre elles et de faire appel à des sous-traitants de tous pays. Ce phénomène donne lieu d’une part à
un commerce international de pièces détachées ou de produits semi-finis, et d’autre part à des réexportations de
produits finis après montage. Les opérations d’assemblage et de montage nécessitant en général beaucoup de
main d’œuvre peu qualifiée, peuvent être effectuées dans des pays où le facteur travail est abondant et bon
marché. La coordination de ce système est facilitée par la baisse continue des coûts de transport et de
communication. L’ancien secrétaire au Travail de l’Administration Clinton, Robert Reich donne l’exemple de la
Pontiac Le Mans de General Motors . Des 20 000 dollars payés à General Motors, 6 000 environ vont à la Corée du
Sud pour le travail courant et les opérations de montage, 3 500 au Japon pour les composants de pointe (moteurs,
axes de transmission électronique), 1 500 en Allemagne pour le dessein de la carrosserie et les études de
conception, 800 à Taiwan, à Singapour et au Japon pour les petits composants, 500 en grande Bretagne pour le
marketing et la publicité, et environ 100 en Irlande et aux Barbades pour le traitement des données. Le reste, soit
moins de 800 dollars, va aux stratèges de Détroit, à des avocats et des banquiers new-yorkais, à des lobbyistes de
Washington, à des employés d’assurances et à des membres de professions de santé dans tous les États-Unis, et aux
actionnaires de General Motors, dont la plupart vivent aux États-Unis, mais dont un nombre croissant sont des
étrangers. Il va sans dire que le nouveau propriétaire de la Pontiac n’a pas conscience d’avoir tant acheté au-delà
des
mers. 
Robert Reich entendait montrer que partout les champions nationaux deviennent des réseaux mondiaux n’ayant
pas de lien particulier avec une nation particulière. À mesure que les firmes américaines produisent ou achètent
de plus en plus à l’étranger, et que les firmes appartenant à des étrangers produisent ou achètent aux États-Unis,
les deux ensembles de réseaux mondiaux se ressemblent de plus en plus, indépendamment de leur nationalité
officielle. 
Source : Division internationale du processus productif - [L'économie ...
Question :

1– D’une stratégie horizontale

Les investissements croisés (qui n’étaient pas vraiment réglementés) pouvaient se
substituer à des flux commerciaux extrêmement limités par les droits de douane
et les barrières non tarifaires même atténués par les accords du GATT ( General 
Agreement  on  Tariffs  and  Trade ou Accord général sur les tarifs douaniers). Ce
serait encore le cas aujourd’hui pour une grande majorité de firmes américaines,
européennes ou japonaises, selon une enquête de la FIAS). Cette stratégie de
marché comportant des filiales-relais chargées d’une production intégralement
destinée au marché local (au sens large qui peut aller jusqu’au continent) est
nommée « horizontale » par Michalet (1999) ou « multi-domestique » par Porter
(1986).
Source : Céline Rozenbla, Les entreprises multinationales : un processus urbain
dans un environnement international et transnational, 2007
Questions:
1.Comment définiriez-vous la stratégie horizontale des FTN ?

2– A une stratégie verticale
Depuis les années 1980, elle est de plus en plus couplée avec une stratégie de minimisation des
coûts, « verticale » selon Michalet (1999), ou « globale » selon Porter (1986), où des filiales
ateliers ont une production spécialisée et destinée à un montage final près des grands marchés
de consommation (Markusen, 1995 ; Scott, 2001). Cette stratégie favorise les exportations entre
les filiales par circuits internalisés. Le déterminant de l’investissement n’est plus le marché
local comme dans la logique de l’économie multinationale puisque « les espaces de production,
de consommation et de financement sont progressivement dissociés » (…)
À n’importe quelle échelle géographique, les stratégies de globalisation s’appuient sur la
spécialisation des unités qui sont déterminées par des avantages comparatifs de localisation
offerts par les différents territoires. La « glocalisation » selon l’expression fameuse de M.
Morita, ancien président de Sony, consiste précisément à combiner les avantages comparatifs
des pays et la compétitivité globale de l’entreprise par rapport au marché mondial (Michalet,
1999).
Source : Céline Rozenbla, Les entreprises multinationales : un processus urbain dans un
environnement international et transnational, 2007
Questions:
1.Présentez la stratégie aujourd’hui développée par les FTN
2.Comment définiriez-vous la glocalisation?

2– A une stratégie verticale
A:
Les firmes transnationales fragmentent ainsi leur chaîne de production entre une multitude de pays,
arbitrant les avantages comparatifs de chaque territoire selon des critères de coût, de qualité ou de délais.
Les produits d'Apple tels que l'iPhone sont emblématiques de ce recours massif à la sous-traitance. A la
limite, la firme globale n'a plus aucune activité de fabrication, mais elle capte pourtant le plus gros de la
valeur ajoutée. L'internationalisation des chaînes de valeur fausse la lecture des chiffres des échanges
commerciaux. Le même bien traverse en effet plusieurs fois les frontières à plusieurs étapes de sa
fabrication, contribuant à la croissance exponentielle des échanges par rapport à la production.
Source : Sandra Moatti, Commerce : les multinationales au coeur des échanges mondiaux, Alternatives 
Economiques Hors-série n° 090 - octobre 2011
B:
Ainsi tous les marchés - du travail, des capitaux, des biens - peuvent être envisagés à l'échelle de la
planète. L'Ipad, par exemple, a été conçu dans la Silicon Valley aux États-Unis, et assemblé en Chine où
convergent les centaines de composants électroniques, avant d'être vendu aux quatre coins du monde. Un
modèle "fabless" (sans usine) qui oblige le fleuron de Cupertino à faire appel à des dizaines de soustraitants de tous les continents
La rentabilité est au rendez-vous : un tiers du prix de vente d'une tablette revenant directement à Apple.
Source : La route de l'Ipad,Alternatives Internationales Hors-série n° 014 - janvier 2014
7 B p 33
1.Quels sont les intérêts de cette stratégie ?

2– A une stratégie verticale
Quel est le pays d'origine d'un produit ?
L'iPhone illustre la complexité de cette
question. Conçu par Apple en
Californie, il est assemblé en Chine par
une entreprise taïwanaise (Foxconn), à
partir de composants fabriqués dans
différents pays. Les exportations
d'iPhone à partir de la Chine viennent
gonfler l'excédent commercial chinois,
alors que la valeur effectivement ajoutée
dans ce pays est minime. Ce cas extrême
montre que les chiffres traditionnels du
commerce international donnent une
indication
biaisée
des
relations
commerciales bilatérales. Mesuré en
valeur ajoutée, le déficit commercial des
Etats-Unis vis-à-vis de la Chine était
estimé à 165 milliards de dollars en
2008,
contre
285,
selon
la
comptabilisation traditionnelle.

Source : Sandra Moatti, Commerce : les multinationales au
coeur des échanges mondiaux, Alternatives  Economiques 
Hors-série n° 090 - octobre 2011
Questions:
1.Quels problèmes de comptabilisation soulève cette nouvelle
stratégie ?

Conclusion

Source :

https://scienceseconomiquesetsocialesterminale.wordpress.com/2015/01/12/carte-mentale-sur-les-firmes-multinationales-

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