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assemblages de

construction métallique

Liaisons au GO

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Cours n°3 – Liaison au GO

Sommaire
A. Les pieds de poteaux
A.1 Les pieds de poteaux articulés
A.2 Les pieds de poteaux encastrés
B. Attaches entre poutraison métallique et paroi béton
B.1 Réservation ou niche
B.2 Platine d’about
B.3 Autre disposition

Liaisons au GO

2

Cours n°3 – Liaison au GO

A. Les pieds de poteaux
-

-

Articulé ou
Encastré ?
Sol inconnu à priori
Sol médiocre et fondations
superficielles
Sol peu résistant et
fondations superficielles
sans chainage
Pieux isolés

-

Nature du sol
?

-

Assise sur ossature ou
infrastructure légère en
béton armé

Assise
existante ?

Nécessité de démontage
ultérieur

Autre ?

Liaisons au GO

Sol résistant
incompressible et
fondations superficielles
Pieux ou puits groupés
Assise sur ossature ou
infrastructure massive en
béton armé

3

Cours n°3 – Liaison au GO

A. Les pieds de poteaux
Articulé ou
Encastré ?
-

Les conséquences économiques peuvent être
importantes
- L’ossature métallique est
Fondations et travaux de
GO minimisés

-

avantagée par les
encastrements en pieds
Les fondations et travaux de GO
nécessitent d’être plus
importants

Il s’agit en fait d’établir un bilan global intégrant les incidences sur
tous les corps d’état et toutes les parties d’ouvrage du choix de
liaison. Pour cette raison, en pratique, la décision est souvent
prise au niveau de la maitrise d’œuvre qui seule dispose de
l’ensemble des informations nécessaires.
Liaisons au GO

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3 A. Les pieds de poteaux A.6 Disposition habituelle – Représentation schématique Vérification de l’articulation Bêche Tiges d’ancrage Platine d’extrémité Poussée au vide Liaisons au GO 5 .5 A.1 Pieds de poteaux articulés A.1.A.1 A.1.1.1.2 A.4 A.1.1.

Pieds de poteaux articulés A. 6 . par adhérence.1. Deux sont disposées  suivant l’axe de grande inertie du poteau pour transmettre.1. et les tiges d’ancrage trouvent La bêche Béton Liaisons au GO place lors du montage.  Poteau en I Calage métal + bourrage mortier de scellement  En sous face de cette platine est soudée une bêche constituée d’une chute de profil laminé et destiné à transmettre l’effort tranchant par butée sur le tiges béton d’ancrage .A. les efforts de soulèvement au béton. Disposition habituelle – Représentation schématique Une très grande majorité d’ossatures métalliques courantes sont articulées en pied. dans le souci d’éviter des interactions fortes entre les lots GO et CM.1. ce choix étant en général arrêté à priori. La liaison avec les fondations s’effectue alors suivant les dispositions les plus  Une platine d’about est soudée en simples pied du poteau et répartit la charge de compression sur le béton . dans une réservation ménagée au coulage de la fondation et équipée d’une clé d’ancrage permettant un maintien provisoire.

2.1. Pieds de poteaux articulés A.1. Vérification de l’articulation Disposition réelle Modélisation arba Profil I ou H poteau Articulati on Platine Fondation béton Tiges d’ancrage Liaisons au GO 7 .A.

5 mm Liaisons au GO 8 .01 rad 1.01 rad Soulèvement au niveau des d’ancrage : L x Htiges p / 2 = 0.2.1. Vérification de l’articulation Disposition réelle Modélisation Rotation du portique sous ELS :: 1/150 .5 mm Point de rotation rad En pied de poteau : 0.En charge tête de poteau G = 1/150 rad L = 1.01 x 300 / 2 = 1.01 rad - Hp = 300 mm L = 0.A.5 G = 0.1. Pieds de poteaux articulés A.

01 x 300 / 2 = 1.5 mm Limite pour une pseudoarticulation Liaisons au GO 9 .01 rad 1.A.En charge tête de poteau G = 1/150 rad L = 1.1.01 rad - Hp = 300 mm L = 0.01 rad Soulèvement au niveau des d’ancrage : L x Htiges p / 2 = 0.5 G = 0.1.5 mm Point de rotation rad En pied de poteau : 0. Vérification de l’articulation Disposition réelle Modélisation Rotation du portique sous ELS :: 1/150 . Pieds de poteaux articulés A.2.

m L ≤1. Vérification de l’articulation M’’≤1500 N.2.m Limites pour une pseudoarticulation :  Soit Hp ≤ 300 mm N  Soit HC 300 mm ≤ Hp ≤ 600 mm L x Hp ≤ 3 mm Hp ≤ 600 mm N x Hc x L ≤ 1500 N.5 mm → [Lescouarc’h – Les pieds de poteaux articulés en acier] Liaisons au GO 10 . Pieds de poteaux articulés A.1.1.A.

platine de 300 mm 600 mm HEA 800 HEA 800 Hp = 300 mm Hp = 300 mm Platine Réduction symétrique Platine Réduction dissymétrique Liaisons au GO 11 . Vérification de l’articulation Si on ne respecte pas les limites de hauteur de profil : H p > Réduction du poteau en pied .2.1. Pieds de poteaux articulés A.1.A.

Vérification de l’articulation → Attention aux poussées au vide au droit des brisures (raidisseur ?) (La vérification de la poussée au vide sera abordée dans la partie A.1.2.A.1.1. Pieds de poteaux articulés A.6) HEA 800 Effort N’ Semelle sup Effort global N Ajout d’un mouchoir ? Ajout d’un raidisseur ? Poussée au vide HEA 800 Effort -N’’ Semelle inf Réduction symétrique Réduction dissymétrique Liaisons au GO 12 .

1.1. Vérification de l’articulation → Attention au moment parasite développé dans le poteau et induit par l’excentrement de la réaction d’appui par rapport à l’axe neutre du poteau M=Nx N HEA 800  R=-N Réduction dissymétrique Liaisons au GO 13 .A.2. Pieds de poteaux articulés A.

Pieds de poteaux articulés A. l’angle de diffusion peut être pris égal Liaisons au GO 14 à 60°.2. effort N . un épanouissement Grain d’appui supplémentaire de la pression Plaque d’assise 60° exercée par le poteau est scellée (pour souvent nécessaire. Vérification de l’articulation Si on ne respecte aucune des limites (Hp≤600 mm . d’épaisseur adaptée à la diffusion recherchée . On prévoit répartition 60°) alors une plaque d’assise Compression sur le béton scellée. de ce fait.1. permettra la rotation.m) :On adopte des dispositions plus « sophistiquées » permettant la rotation Chanfrein (pour une meilleure rotation – plastification locale)  Sous la platine peut être soudée une plaque supplémentaire. appelée grain. on est contraint de donner à cette 2ème plaque une assez forte épaisseur Platine  Côté béton.A.  Pour éviter les contacts intempestifs avec le béton sur le pourtour du poteau lors de cette rotation. N x Hc x L≤1500 N. de dimensions plus réduites et qui.1.

ces contraintes se concentrent désormais uniquement sur l’âme qui doit donc le plus souvent être renforcée en épaisseur effort N Ame renforcée 60° Compression sur le béton Liaisons au GO 15 .m) :On adopte des dispositions plus « sophistiquées » permettant la rotation  Ame renforcée Côté poteau.2.1. Pieds de poteaux articulés A.A.1. Vérification de l’articulation Si on ne respecte aucune des limites (Hp≤600 mm . N x Hc x L≤1500 N.

2. Vérification de l’articulation Si on ne respecte aucune des limites (Hp≤600 mm .1.m) :On adopte des dispositions plus « sophistiquées » permettant la rotation  effort N Une autre solution peut également consister à disposer des raidisseurs verticaux encadrant l’impact du grain sur l’âme du poteau. Renforcement par raidisseur Zone cisaillée Concentration d’effort N Liaisons au GO 16 . N x Hc x L≤1500 N. Pieds de poteaux articulés A.A.1.

1. La platine initiale n’a plus de raison d’être. le simple raidissement local de l’âme n’est pas suffisant et il faut faire converger les semelles directement sur le grain.2.A. Pieds de poteaux articulés A. N x Hc x L≤1500 N. Un raidisseur horizontal équilibre la poussée au vide au droit du changement de direction. Vérification de l’articulation Si on ne respecte aucune des limites (Hp≤600 mm .m) :On adopte des dispositions plus « sophistiquées » permettant la rotation   effort N  Pour les efforts de compression très importants. 60° Compression sur le béton Liaisons au GO 17 .1.

2. Vérification de l’articulation Structures importantes avec de fortes rotations d’appui : usinage du grain pour assurer une articulation parfaite effort N Vérification de la pression de Hertz : (contact cylindre-plan)   0.1. Pieds de poteaux articulés A.59 R NE  3f y 2LR Grain d’appui cylindrique Avec : E module d’Young L longueur du contact R rayon du cylindre Platine de forte épaisseur Liaisons au GO 18 .A.1.

3 métal-béton –  = 0.3 x NC : V peut être transmis par frottement Attention : • N et V concomitants • N = compression toujours NC compression V < 0.A.1.4 Cales métal Mini :  = 0. Reprise de l’effort tranchant : les bêches Si V < 0. Pieds de poteaux articulés A.3 Béton Bourrage de mortier sans retrait ou de béton Liaisons au GO 19 .3 NC Coefficients de frottement : métal-métal –  = 0.3.1.

A.3 NC Bêche : cornière Béton Bêche : profil I ou H Béton Liaisons au GO 20 .3. Reprise de l’effort tranchant : les bêches Si V > 0.1.1. Pieds de poteaux articulés A.3 x NC : V ne peut pas être transmis entièrement par frottement Si N = traction :de aucun frottement Nécessité mettre une bêche NC ou NT V faible V > 0.

Reprise de l’effort tranchant : les bêches Diagramme de distribution des efforts – Fonctionnement  Diagramme de pression triangulaire sur le béton avec max = V/(bq Lq)  La résultante V agit à une distance Lq/3 de la surface du béton.A. Pieds de poteaux articulés A.1.Lq/3 HC / 2 V  T C Lq Vrésultant Béton hq Section de la bêche Le moment est équilibré par une traction T sur les tiges d’ancrage et une compression C du béton par la platine (concentrée sous Lq / 3 la semelle du poteau) bq Liaisons au GO 21 .1. ce qui induit un moment de flexion V.3.

A.5 hq bq Liaisons au GO 22 . Reprise de l’effort tranchant : les bêches Vérification de la pression sur le béton 1  Bourrage de mortier  Cales V 3 cm Lq / 3 1 Lq Vrésultant Béton hq Section de la bêche  La contrainte maxi sur le béton est max = V/(bq Lq) < bc ce qui conduit à la condition suivante : Lq ≥ V / (bqbc) Majoration de 3 cm pour tenir compte de la zone de bourrage sous la platine : Lq ≥ V / (bqbc) + 3 cm Conditions supplémentaires pour garantir un comportement en bloc rigide : 6 cm ≤ Lq ≤ 1. Pieds de poteaux articulés A.5 hq En Résumé : Min (6cm .1. V/(bq bc)+3cm) ≤ Lq ≤ 1.3.1.

Reprise de l’effort tranchant : les bêches Vérification de la flexion locale des semelles de la bêche 2 Section de la bêche en H tfq   bq 2  hq Les semelles sont soumises à la pression locale du béton Mais la flexion locale est partiellement empêchée par le béton qui les entoure On se contente de limiter l’élancement des semelles En Résumé :  Pour les bêches en profils I ou H: bq / tfq ≤ 20  da 2 Béton Pour les bêches en L : da / ta ≤ 10 ta Liaisons au GO 23 .A. Pieds de poteaux articulés A.1.1.3.

A.3.1. Reprise de l’effort tranchant : les bêches Vérification de la section de la bêche 3  M = VLq / 3  semelle Ce qui se traduit par les conditions suivantes : V ≤ twq (hq – 2tfq)  e/√3  âme Hc 4 V T Lq 3 M Béton Section de la bêche La section extrême de la bêche. Pieds de poteaux articulés A. transmet les efforts suivants : V  âme N = 2VLq / 3Hc  semelle  V ≤ 3 bqtfqhqHc e / (Lqhq+LqHc)  semelle Même raisonnement pour la vérification des 4 cordons de soudure bêche-platine bq hq Liaisons au GO 24 .1. soudée à la platine.

1.3.4 awc tp Vue A-A platine En résumé :  d twc  ec ≥ VLq/3 x (1/Hc + 1/hq) bêche Liaisons au GO 25 .A.1. Pieds de poteaux articulés A. Reprise de l’effort tranchant : les bêches Vérification de l’âme du poteau 5 A  L’âme du poteau doit pouvoir reprendre la force concentrée F apportée par la semelle la + sollicitée de la bêche : F = VLq/3 x (1/Hc + 1/hq)  Cet effort se diffuse dans l’âme du poteau sur une largeur d : d = tfq + 2tp + 5kc d 5 F A Long d’âme du poteau renforcée par la soudure Béton âme kc = 1.

5 daN/mm²    bc ≥ 11.1.3. Reprise de l’effort tranchant : les bêches Pour aller plus vite ….1. → Les standards donnés par Yvon Lescouarc’h dans ses Recommandations pour les pieds de poteaux articulés Sectio n Lq (mm) Vmax (daN) IPE 80 100 3590 IPE 100 110 4930 IPE 120 120 6410 IPE 140 130 8050 IPE 160 140 9850 80 5430 HEA 100 Hypothèses :  eq ≥ 23. Pieds de poteaux articulés A.A.33 MPa cordon soudure : awq = afq = 3 mm …/… Liaisons au GO 26 .

ils sont HORS REFERENTIEL – pas d’utilisation en pied de portique → Leur utilisation en pied de montant / potelet de bardage ne pose en revanche pas de problème.3. ces éléments ne peuvent pas être considérés comme des composants de construction métallique . Reprise de l’effort tranchant : les bêches Le cas des chevilles mécaniques ou chimiques … → A priori.1.A. Pieds de poteaux articulés A.1. Liaisons au GO 27 . → Toutefois. certaines entreprises font pression pour utiliser ces chevilles en pied de portique.

A. elle. carrés soudés constituant une sorte de logement de Plaque d’assise faible profondeur dont le grain ne pourra scellée (pour s’échapper.1.  Les tiges d’ancrage peuvent traverser le grain avec un jeu faible et assurer par cisaillement le transfert de l’effort tranchant à la plaque d’assise qui. Reprise de l’effort tranchant : les bêches Dans le cas des grains…  Grain d’appui Boite à grain (carrés soudés à la plaque d’assise sur la périphérie du grain) L’existence d’un grain pose des problèmes particuliers pour la transmission au béton de l’effort tranchant du poteau en l’absence d’un effort normal suffisant pour assurer le frottement.  Soit il faut prévoir un dispositif particulier apte à empêcher le glissement du grain sur la plaque d’assise : il s’agit de la « boite à grain ».1. répartition 60°) Liaisons au GO 28 . Pieds de poteaux articulés A. peut être équipée d’un bêche.3.

Pieds de poteaux articulés A. Les tiges d’ancrage Efforts appliqués aux tiges Disposition n°2 Disposition n°1 NC ou NT Platine préscellée NC ou NT V V Béton Chaque tige doit pouvoir transmettre au béton un effort Nj et à la plaque d’assise un effort V j : 2 tiges Béton Chaque tige doit pouvoir transmettre au béton un effort Nj : Nj = N T / 2 Nj = NT / 2 et Vj = V / 2 si poteau tendu ou Nj = 0 et Vj = (V .1.1.A.3NC) / 2 si poteau comprimé Liaisons au GO 29 .0.4.

4. Pas de transmission d’effort tranchant par pression diamétrale de la tige sur le béton Liaisons au GO 30 . Pieds de poteaux articulés A.A. Les tiges d’ancrage Efforts appliqués aux tiges Autre Disposition  Une telle disposition consiste à ce que chaque tige transmette au béton un effort N j et un effort Vj avec : Vj = V / 2 si poteau tendu NC ou NT  V 2 tiges NON Béton ou Vj = (V .1.0.3NC) / 2 si poteau comprimé Une telle disposition est inacceptable : on ne doit pas compter sur la transmission d’un effort par pression diamétrale de la tige sur le béton.1.

Les tiges d’ancrage Différents types de tiges droite courbe avec plaque d’ancrage Ø Liaisons au GO 31 .1.A.1. Pieds de poteaux articulés A.4.

4.25 NJ / AS ≤  red  √(NJ² + 2. Pieds de poteaux articulés A.A.1. Les tiges d’ancrage Vérification de la section de la tige → [norme NF P 22-430] On vérifie que : Avec :  1.36 VJ²) / AS ≤  red AS section résistante de la partie filetée red contrainte caractéristique du boulon Liaisons au GO 32 .1.

Pieds de poteaux articulés A.A.4.1. Les tiges d’ancrage Adhérence des tiges lisses droites → [Règles CM66] ou [Lescouarc’h] Règles CM66 : N Effort admissible d’adhérence : L Ø Avec : L 7gc   N  0.1.1 1   1000      1   d1   2 gc = dosage en ciment du béton ( 250 ≤ g c ≤ 400) en kg/m3 N = effort de traction en daN d1 = plus petite distance de la tige de scellement à une paroi ou à une autre tige de scellement d1 (dimensions en mm) Liaisons au GO 33 .

A. Pieds de poteaux articulés A.6  0.06 fc 28  Avec : L Ø s = 1 pour les barres lisses s = 1.5 pour les barres à haute adhérence ft28 et fc28 (MPa) résistance caractéristique à la traction et à la compression du béton agé de 28 jours Effort admissible d’adhérence : N      s  L Remarque : cette formulation ne tient pas compte des effets de bord (tiges ou fondation béton) Liaisons au GO 34 .1. Les tiges d’ancrage Adhérence des tiges lisses droites → [Règles CM66] ou [Lescouarc’h] Lescouarc’h : N contrainte d’adhérence : s  0.6   2s  ft 28  0.4.6   2s   0.1.

5L 2  Prise en compte de la partie courbe r d1 Lescouarc’h : Effort admissible d’adhérence : Liaisons au GO N       s   L1  6.4r  3. Pieds de poteaux articulés A. Les tiges d’ancrage Adhérence des tiges lisses recourbées → [Règles CM66] ou [Lescouarc’h] Règles CM66 : N Effort admissible d’adhérence :  1  Ø  L1 L2  7gc   N  0.4.1.4r  3.1 1   1000      d1  2   L1  6.1.A.5L 2  35 .

1. Pieds de poteaux articulés A. 1  1   1000     1   Ø L r L 7gc   N  0.A.4. Les tiges d’ancrage Résistance des plaques d’ancrage circulaires → [Règles CM66] ou [Lescouarc’h] Règles CM66 : N Effort admissible d’adhérence : L 7gc   N  0.1. 1  1   1000     1   t d1   d1  2   d1  2 2gc 2  r r  1  100  L si L ≤ d1 2gc 2  r  r  1   100  d1  si d1 < L   Lescouarc’h : Effort admissible d’adhérence : r ²   r  N  3  bc     r ²    1    sL 4 v  0.33  bc   E   Épaisseur de la plaque : t  8  r   Liaisons au GO 36 .

A. Les tiges d’ancrage Pour aller plus vite ….4. Pieds de poteaux articulés A. → Les standards donnés par Yvon Lescouarc’h dans ses Recommandations pour les pieds de poteaux articulés Liaisons au GO 37 .1.1.

A. on peut considérer une répartition uniforme de la réaction du béton sur la platine Les dimensions en plan de la platine sont obtenues compte tenu : .5.1.de l’encombrement de la section du poteau : hp x bp > hc x bc . Pieds de poteaux articulés A.de la pression maximale admissible par le béton : NC / (hp x bp) ≤ bc bc Liaisons au GO 38 . La platine d’extrémité Son rôle : assurer une répartition suffisante sur le béton → [Lescouarc’h] NC compression   Béton hp hc bp En 1ère approximation.1.

5.8 1 bp  p’ = 1.1. on adopte une répartition qui tienne compte de la majoration de pression due à la rotation du poteau N  max   bp  b c . Pieds de poteaux articulés A.hp) hp La platine risque de se plier suivant les lignes tangentes au contour de la section du poteau : ligne 1-1 et ligne 2-2  Ce qui donne la condition suivante : t p  0 .1.22(hp  hc ) b p hp  e Épaisseur de la platine bc 2 1 2 Liaisons au GO 39 .1. La platine d’extrémité Son rôle : assurer une répartition suffisante sur le béton → [Lescouarc’h]  Point de rotation L p = N/(bp.A.5p hc Pour la détermination de l’épaisseur de platine.

1.5. La platine d’extrémité Son rôle : assurer une répartition suffisante sur le béton → [EN 1993-1-8 + EN 1992-1-1] NC compression  60°   Béton  En réalité. Mais le béton peut par ailleurs admettre sans difficulté des pressions locales plus élevées que sa résistance de calcul en compression simple (de l’ordre de 2 à 2. La contrainte sur le béton est de ce fait plus importante.A.2. la pression ne s’exerce que sur une zone localisée.8 et 6.1.2. homothétique de l’impact de la section du poteau.5 Liaisons au GO 40 .5 fois bc) Voir EC3-1-8 (partie Assemblages) paragraphes 6. Pieds de poteaux articulés A.

1.1. La platine d’extrémité Dans le cas d’efforts de compression très élevées : les raidisseurs N (rare) compression C   L  Béton 1 es Dans le cas d’efforts de compression très élevés. l’épaisseur de platine requise peut devenir très importante La mise en place de raidisseurs peut permettre de réduire cette épaisseur à des valeurs plus « constructives » en remplaçant la section de la platine dans les zones en console à une section composée plus rigide en flexion. Pieds de poteaux articulés A.5.A. On se prémunit du voilement local du bord libre de ces raidisseurs en limitant leur élancement : L / es ≤ 25 Section 1-1 2 Section 2-2 1 2 Liaisons au GO 41 .

La platine d’extrémité Dans le cas du soulèvement : détermination de l’épaisseur de platine → [Lescouarc’h] et [CM n°2. Pieds de poteaux articulés A.1976 étude Deslesques] NT traction PU Béton a Pu encastré encastré encastré Pu libre encastré a Cette configuration de chargement revient à faire des calculs de plaques soumises à des charges ponctuelles et diversement appuyées sur leur contour encastré appuy é b  libre 2 tiges La platine est soumise à un effort concentré dû aux boulons d’ancrage Pu libre tp  c tf tf < tp tf ≥ tp Liaisons au GO 42 .1.1.A.5.

A.1. où m est le moment limite par unité de longueur de la platine : m =  etp² / 6 = 0.2 etp² on a donc : Pu = (Pu/m)xm = (Pu/m) x 0. Delesques Les abaques 1 et 2 indiquent les valeurs de P u/m en fonction de a/c et b/c.2 etp² et on en déduit l’épaisseur mini de la platine : t p. Pieds de poteaux articulés A.min  5Pu  Pu     e  m Valeur lue sur l’abaque Liaisons au GO 43 .5.1976 étude Deslesques]   Une étude du problème a été traitée par M. La platine d’extrémité Dans le cas du soulèvement : détermination de l’épaisseur de platine → [Lescouarc’h] et [CM n°2.1.

On a alors une concentration de contraintes aux extrémités des semelles → Attention aux cordons de soudure d’ Diffusion dans l’âme Diffusion près des semelles Liaisons au GO 44 .A.  On vérifie que l’effort de traction peut être repris par l’âme sur une largeur participante x = d’  Lorsque la hauteur de section est faible. La platine d’extrémité Dans le cas du soulèvement : vérification de l’âme → [Lescouarc’h] x = d’  Il y a une concentration de contraintes dans l’âme au voisinage des boulons d’ancrage.5.1.1. Pieds de poteaux articulés A. on ne peut plus placer les boulons d’ancrage entre les semelles. car ceux-ci reprennent tout l’effort de traction.

6.1.1.A. Pieds de poteaux articulés A. Poussée au vide au droit des brisures Exemples d’application Arbalétrier Ajout d’un raidisseur ? HEA 800 Effort global N Effort N’ Semelle sup M Poussée au vide Ajout d’un raidisseur ? Jarret Poussée au vide Effort -N’’ Semelle inf Poteau Liaison Jarret-Traverse Pied de poteau Liaisons au GO 45 .

A. Pieds de poteaux articulés A.1.6. Poussée au vide au droit des brisures Traitement du problème Brisure A F1 bissectrice F2 = |F1| P → poussée au A Section A-A vide des semelles A V M N A Liaisons au GO 46 .1.

red L’ensemble des efforts ne sont transmis que par une section réduite de telle façon que les semelles ne sont pratiquement plus sollicitées → plus de poussée au vide des semelles On calcule les propriétés sectorielles Sred et Wel.A.red Vérification des semelles : X = M/Wel. Z + 3² ≤  e² tf Liaisons au GO 47 .red + N/Sred ≤ e Vérification de l’âme : X = M/Wel.red + N/Sred ≤ e Z = P / (twbred)  = V / Aa P M V N et critère de Von Mizès : bred  X² +  Z² . Poussée au vide au droit des brisures Méthode n°1  bred = tw + 2a√2  cordon = a  tw  tf  Section réduite efficace : Sred et Wel. X.1. Pieds de poteaux articulés A.6.1.

1.1.6. X. Pieds de poteaux articulés A. X. Poussée au vide au droit des brisures Méthode n°2  m bred = tw + 2a√2 La poussée au vide des semelles est reprise par la flexion de celles-ci On calcule : P’ = P x (b-bred) / b  tf cordon = a P’/2 M’ = P x (b-bred)² / 4b dans la section m-m  Vérification de la semelle : Z = 12 M’ / [(b-bred) x tf²] tw m X = M / Wel + N / S P et critère de Von Mizès :  X² +  Z² . Z ≤  e  P’/2 (b-bred)/2  Vérification de l’âme : X = M / Wel + N / S Z M V N = P / (twb)  = V / Aa Z et critère de Von Mizès :  X² +  Z² . Z + 3² ≤  e bred tf X Liaisons au GO 48 .A.

N.2 Pieds de poteaux encastrés A. Assemblages encastrés sous M.A.V A.2.4 Articulation ou encastrement ? Poteau noyé dans le béton Poteau fixé sur une platine Poteau fixé par un châssis Liaisons au GO 49 .2.2 A.3 A.2.1 A.2.

et donc plus coûteuse. le constructeur perd sur la fondation une partie ou la totalité du gain de matière et de coût qu’il réalise sur les barres de la structure. En encastrant les pieds de poteaux.2.  De là. tous les composants sont calculés en conséquence : platine.2. … Les dimensions de la fondation doivent être telles que la pression au sol reste admissible. Pieds de poteaux encastrés A. Liaisons au GO 50 .  La fondation est beaucoup plus importante que dans le cas des pieds de poteaux articulés. Articulation ou encastrement ? Avantages / inconvénients  Les pieds encastrés se distinguent des pieds articulés sur 2 points essentiels :  Le système doit pouvoir résister à un moment de flexion . soudures tiges d’ancrage et également la fondation en béton : armatures assurant le frettage de la partie supérieure de la fondation et évitant son éclatement sous l’effet de la traction dans les tiges.A.  Le système doit être très rigide afin de ne pas trop s’écarter des hypothèses de calcul de la structure (restriction totale des degrés de liberté de mouvement : translation et rotation). raidisseurs.1.

2.  structures aux limitations sévères de déplacement (à cause de ponts roulants par ex. fortement chargées. L’encastrement peut sembler plus adapté dans les cas suivants :  sols résistants (sols rocheux.).A. Il n’en sera pas fait mention par la suite.). . Liaisons au GO 51 .  structures très lourdes. Reprise de l’effort tranchant  Les dispositions de reprise de l’effort tranchant dans les pieds de poteaux encastrés sont tout à fait similaires à celles développées précédemment pour les pieds de poteaux articulés. Pieds de poteaux encastrés A.2. Articulation ou encastrement ? Articulation ou encastrement ?   Seule une étude comparative permet de déterminer la solution la plus avantageuse..1.

2. Pieds de poteaux encastrés A.2. Poteau noyé avec réservation peu profonde Coins en bois (calage latéral) ≤ 60 cm Réservation Platine Tôles métalliques (calage altimétrique) Liaisons au GO Béton 52 . suivant que le fond de la réservation soit accessible ou pas.A. Poteau noyé dans le béton Dispositions habituelles  On peut observer 2 variantes au montage.2.

2.2. Pieds de poteaux encastrés A. Poteau noyé dans le béton Dispositions habituelles Poteau noyé avec réservation profonde et platine Cornières Poteau noyé avec réservation profonde et platine Cornières Cales Cales Connecteur s en cornières Connecteur s en plats Platin e Béton Béton Liaisons au GO 53 .A.2.

Pieds de poteaux encastrés A. Liaisons au GO 54 .2.  Conditions de validité : 1. Poteau noyé dans le béton Hypothèses de fonctionnement M  La couche superficielle de béton est considérée inefficace sur 50 mm (risque d’éclatement sous la pression des semelles) → profondeur efficace H* = H – 50 mm.5h ≤ H* ≤ 3h V N 50 mm Longueur mini : pour que l’encastrement puisse être effectif H* H  h Longueur maxi : pour rester dans l’hypothèse d’une répartition linéaire des contraintes verticales (bloc rigide) L’effort normal n’est pas transmis par adhérence entre acier et béton car celle-ci est jugée aléatoire → transmission par frottement (semelles-béton) et/ou par butée (platine d’extrémité ou connecteurs latéraux).2.2.A.

2.A. toute la largeur de semelle n’est pas forcément efficace (en terme de transmission de la compression au béton). M V 50 mm 1 V1 H* 1  1 2 + 1 2 M1 2 2 Toutefois. Pieds de poteaux encastrés A. Liaisons au GO 55 . compte tenu de la flexion locale des semelles et de la fissuration du béton confinée (voir ci-après).2.2. Poteau noyé dans le béton Hypothèses de fonctionnement  Moment de flexion et effort tranchant sont transmis à la fondation par compression des semelles sur le béton.

les semelles tf b  bc  bc  h b Fissuration du béton confiné  Que le moment de flexion et/ou l’effort tranchant B A Béton b* confiné A’  bc B’  u ≥ 0.2.32h) Liaisons au GO 56 .09 fc28 [BAEL] subissent une flexion locale qui est toutefois empêchée par le béton qui les entoure.sinon largeur efficace : b* = 20 tf 20tf)  bc  s’exerce dans un sens ou dans l’autre. une des semelles exerce une compression sur le béton confiné La largeur efficace b* de cette semelle est telle que l’effort maxi de compression qui peut être transmis au béton sur cette largeur b* ne dépasse pas la résistance au cisaillement le long des lignes AB et A’B’. .2.condition : b / tf ≤ 20 b* = min(b .2. 0. 20tf . Pieds de poteaux encastrés A.A. b*AA’ = min(b . Aussi se limite t’on à vérifier l’élancement : . Poteau noyé dans le béton Détermination des largeurs efficaces de semelles Flexion locale des semelles  Compte tenu de la pression sur le béton.

(H*/2 + 50) Efforts qui s’exercent sur une surface efficace qui peut se ramener à un rectangle b0xH* M V 50 mm H* m m 1 1 V1 2 + 2 b0 = b*AA’ + b*BB’ B A b*AA’ M1 A’ 1 1 2 Liaisons au GO m b*BB’ B’  m 2 57 . Poteau noyé dans le béton Détermination de la profondeur minimale d’encastrement du poteau Le pied de poteau est soumis aux efforts M et V. Pieds de poteaux encastrés A.  On transporte ces efforts à mi-profondeur de l’encastrement effectif du poteau (à une distance H*/2 + 50 mm de la surface du béton) – on obtient : V1 = V M1 = M + V.2.A.2.2.

2.2.A. profondeur minimale soit aulatotal : m =  1 +  2 d’encastrement est telle que la contrainte maximale m atteigne la résistance de calcul du béton à la compression bc – d’où : 2V  4 V ²  6b0 . Pieds de poteaux encastrés A.M * M H*  min V 50 mm m m 1 1 2 b0 .bc .bc 2 Avec : M* = M – V x 50 mm H* V1 1 + 1 M1 2 Liaisons au GO 2 58 . Poteau noyé dans le béton Détermination de la profondeur minimale d’encastrement du Les efforts V1 et M1 génèrent les contraintes suivantes sur la section rectangulaire poteau b0xH* :  1 = V1 / (b0.H*²) De là.2.H*)   2 = 6M1 / (b0.

où les contraintes entre semelles et béton sont nulles. (H*-d) Celui-ci ne doit pas dépasser l’effort tranchant admissible dans l’âme du profil. M V  2+ 1 50  2+ 1  La longueur d a pour expression : d = H*( 2+ 1) / 2 2  L’effort tranchant maximum V0 est donné par : V0 = ( 2- 1)/2 .2.2. d H*   2- 1  2- 1 Un voilement de l’âme n’est par ailleurs pas à craindre compte tenu du maintien latéral conféré par le béton qui l’enveloppe. Poteau noyé dans le béton Vérification de l’âme au cisaillement  La valeur maximale V0 de l’effort tranchant dans la partie noyée du poteau peut dépasser la valeur V atteinte au niveau de la surface libre du béton. Le béton sert d’appui « stabilisateur » à l’âme. Liaisons au GO 59 . Pieds de poteaux encastrés A. b0 . le maximum est obtenu dans la section à la profondeur d+50mm.2. Dans la partie noyée.A.

2.2. b0 . Frottement  On considère les sollicitations M. l’effort normal peut être transmis au béton par seul frottement lorsque : N < 0.2. b0 . soit par des connecteurs. (H*-d) / 2  Le coefficient de frottement acier-béton étant de 0.A.4 (FC’+FC’’) Liaisons au GO 60 . Résultante de compression en partie supérieure du tronçon encastré : FC’’ = ( 2+ 1) . d / 2  2+ 1  d  Résultante de compression en partie inférieure : FC’ = ( 2- 1) .4. Pieds de poteaux encastrés A.N et V sous une M V N  2+ 1 50 H*  2- 1  2- 1 même combinaison d’actions. Poteau noyé dans le béton Reprise de l’effort normal  L’effort normal est transmis à la fondation soit par frottement entre semelles et béton. soit par butée d’une platine soudée à l’extrémité du poteau.

A. K = 1. D’où : N / (bp.5). M V N Platine soudée à l’extrémité du poteau  On ramène l’effort la charge de compression N à la surface de platine bp. Poteau noyé dans le béton Reprise de l’effort normal  L’effort normal est transmis à la fondation soit par frottement entre semelles et béton.bc où K désigne le coefficient de pression localisée (à moins d’un calcul avancé. bc bp x h p Liaisons au GO 61 . Pieds de poteaux encastrés A. soit par butée d’une platine soudée à l’extrémité du poteau.hp) ≤ K.   Platin e Cette contrainte est comparée à la contrainte de compression admissible du béton K.hp à l’extrémité du poteau.2.2. soit par des connecteurs.2.

2. rond. cornière. soit par butée d’une platine soudée à l’extrémité du poteau. M V Connecteurs soudés sur les semelles du poteau  On détermine la surface projetée sur le plan N  horizontal de chaque connecteur (plat. Pieds de poteaux encastrés A. Poteau noyé dans le béton Reprise de l’effort normal  L’effort normal est transmis à la fondation soit par frottement entre semelles et béton.A. bc Liaisons au GO 62 .2.2. …). soit par des connecteurs. La contrainte admissible sur le béton est encore donnée par K.

Les tiges situées dans les zones où le béton est comprimé sont négligées. à axe longitudinal dirigé suivant la verticale.2. pour le béton comme pour les tiges. Liaisons au GO 63 .A.  Hypothèses de calcul : M Platine Tiges Béton  Platine bp  hp Traction dans les tiges Ft Axe neutre y0   Compression sur le béton pm La partie de fondation située immédiatement sous la platine se comporte comme une poutre en béton armé.3. La position de l’axe neutre doit être calculée. Les tiges d’ancrages jouent le rôle d’armature.2. Poteau fixé sur une platine Platine non raidie N   L’encastrement est ici constitué par la mise en œuvre de tiges d’ancrage de part et d’autre des semelles. les tiges se mettent en tension et bénéficient d’un bras de levier suffisant par rapport à la zone comprimée. Pieds de poteaux encastrés A. Sous l’effet du moment de flexion transmis par le poteau via la platine. sont proportionnelles à la distance de ce point à l’axe neutre. Hypothèse de Navier-Bernouilli : les déformations en 1 pt de la section.

3. Pieds de poteaux encastrés A.A. Cette situation se produit lorsque l’effort normal est une compression relativement importante par rapport au moment de flexion. M dt N faible Etats de sollicitation à partir duquel les tiges ne sont plus tendues Ft= 0 y0 ≥ dt+hp/2 Diagramme de compression triangulaire y0 ≥ hp Diagramme de compression trapézoïdal N fort Liaisons au GO hp/2 p’m pm pm pm 64 .2.2. Poteau fixé sur une platine Platine non raidie  N Cas particulier : pas de traction dans les tiges.

Poteau fixé sur une platine Platine non raidie   N Cas particulier : pas de compression sur le béton. Pieds de poteaux encastrés A.2. Cette situation se produit lorsque l’effort normal est une traction relativement importante par rapport au moment de flexion. Les sollicitation M et N sont équilibrées par les seules traction dans les tiges.3. Absence de compression sur le béton M F’t F’’t dt Liaisons au GO dt 65 .2.A.

on commence par déterminer la position du cdg G de l’ensemble des m tiges tendues. puis : Nj = Ft/m x [d°t+hp/2-y0] / [dt+hp/2-y0] Liaisons au GO y0 pm dt y0 d°t 66 pm .2. on peut adopter forfaitairement K = 1.5).A.2.3. Vérification des tiges :  Lorsque toutes les tiges tendues sont situées à égale distance de l’axe neutre : G Nj = F t / m Nj : effort unitaire par tige Ft Ft m : nb de tiges  Lorsque toutes les tiges ne sont pas situées à la même distance dt de l’axe neutre. coefficient de pression localisée. Pieds de poteaux encastrés A.bc avec K. Poteau fixé sur une platine Platine non raidie – Démarche de justification   Résistance du béton – on doit vérifier que : pm < K. fonction des dimensions de la surface de béton comprimée et des dimensions du massif de fondation (si inconnues.

Pieds de poteaux encastrés A.3.(p1+pm) y0  Autres débord de platine : il faut également s’assurer Liaisons au GOprésente une résistance suffisante 67dans les que la platine .2. Cas général (diagramme ci-contre) : (hp-hc)/2 ≤ y0 ≤ hp/2+dt  Débord côté tiges supportant la traction (section 11’) Ft 11’ Mm1 = Ft x (dt-hc/2) dt-hc/2 Vm1 = Ft  Débord côté béton supportant la compression maxi (h 22’ p-hc)/2 (section 22’) p1 pm Mm2 = bp/24 (hp-hc)².A. On étudie au droit de chaque section encastrée (ligne de pliure). Poteau fixé sur une platine Platine non raidie – Démarche de justification  N M hc 1 3 2 3’ Résistance de la platine : on considère ici que les débords de platine extérieurs aux semelles sont des poutres consoles encastrées sur la semelle.(p1+2pm) bp 4’ 4 1’ 2’ hp Ft dt Vm2 = bp/4 (hp-hc).2. les efforts générés par la traction des tiges ou par la pression de la platine sur le béton.

les déformations de la platine doivent être très faibles. on applique le traditionnel critère de rigidité visant à éviter l’effet de levier (ou effet pied de biche) → règle du « 375e » : a2 Nj ≤ 375.2.(a2/a1 x s/(s+a2)) a1 L T= F+L Effet pied de biche tp Avec : Nj = effort de traction par tige s = distance entre axes de 2 tiges a2 et a1 = distances de l’axe des boulons à la semelle s Liaisons au GO 68 . F Du côté des tiges tendues.tp.3. Poteau fixé sur une platine Platine non raidie – Démarche de justification  Rigidité de la platine : Pour qu’un véritable encastrement soit obtenu. Pieds de poteaux encastrés A.A.2.

2.2.A. (hp-hc)/2 tp ≥ (hp-hc)/2 x (450. on applique un critère de flèche limite. Pieds de poteaux encastrés A.3.pm/Ea)1/3 Liaisons au GO pm 69 . De là. on limite la flèche à l’extrémité du débord de platine à 1/300ème de la longueur de débord. Poteau fixé sur une platine Platine non raidie – Démarche de justification  Rigidité de la platine : Du côté du béton comprimé. Pour ce faire on considère habituellement que la pression entre platine et béton est constante sur tout le débord et égal à pm.

on adopte des cordons de gorge Nx(Aw/A) a=0. Poteau fixé sur une platine Platine non raidie – Démarche de justification  N Cordons de soudure : M Une solution habituelle consiste à dimensionner V les cordons de soudure de telle sorte qu’ils puissent résister à l’effort maximum qu’est M/hw-Nx(Af/A) capable de leur transmettre l’élément soudé. Pour ce faire. âme ou semelle.2. Pieds de poteaux encastrés A. V M/hw+Nx(Af/A) tf a = 0.7 tf Cordons frontaux Cordons latéraux Liaisons au GO hw 70 .2.A.7tf de part et d’autre de la tôle à souder. afin de reconstituer entièrement sa section.3.

A. on peut souder des raidisseurs dans le prolongement de chaque semelle. Les Raidisseurs boulons ne doivent pas être placés au-delà des lignes joignant les extrémités de ces raidisseurs.  Si les conditions d’encombrement des tiges d’ancrage ne permettent pas de satisfaire à cette condition. Poteau fixé sur une platine Platine non raidie .3. ligne Raidisseurs Béton Liaisons au GO 71 .2.Remarques complémentaire  Les boulons ne doivent pas être placés au-delà des lignes joignant les extrémités des 2 semelles du poteau → risque de concentration de contrainte dans les soudures placées aux extrémités de ces semelles.2. Pieds de poteaux encastrés A.

A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.3. Poteau fixé sur une platine
Platine non raidie - Remarques complémentaires

Lorsqu’il y a 3 tiges d’ancrage du côté extérieur
à la semelle tendue, il est prudent d’envisager
une distribution non uniforme de la traction
entre les tiges.
En effet, la tige centrale est placée dans le
prolongement de l’âme et, à ce titre, est située
dans une zone plus rigide et plus proche des
efforts transmis par le poteau que les 2 autres
tiges, placées près des extrémités des semelles.
On peut considérer appréhender ce phénomène
en effectuant les vérification des tiges en
affectant 40% de l’effort total de traction à la
tige centrale, et 30% à chacune des 2 autres.
0.3Ft

0.4Ft

0.3Ft

Béton
Liaisons au GO

72

A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.3. Poteau fixé sur une platine
Platine raidie

Le système d’encastrement par platine non raidie est très courant mais convient
surtout aux poteau de petites dimensions qui transmettent des moments de
flexion peu élevés.
Dans le cas de moments plus importants, l’épaisseur de platine nécessaire
devient forte pour pouvoir équilibrer à elle seule les flexions engendrées d’un
côté par la pression du béton et de l’autre côté par les tractions dans les tiges
d’ancrage (coût ↑ + difficultés de soudage du poteau).
Pour rester dans une gamme d’épaisseurs de platine raisonnables, on peut
adopter une disposition présentant une platine plus mince mais avec raidisseurs.
Ces raidisseurs permettent de créer des lignes d’appui supplémentaires pour la
platine et participent à la section résistante vis-à-vis des flexions qui viennent
d’être mentionnées.
Plusieurs dispositions de raidissage sont possibles.

Liaisons au GO

73

A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.3. Poteau fixé sur une platine
Platine raidie – Raidisseurs dans le prolongement de l’âme

L
N


M


Raidisseurs

1

Raidisseur simple dans la continuité de
l’âme du poteau : c’est la solution la plus
courante et la plus économique.
Dans ces conditions, la rigidité de la platine
est améliorée.
On se prémunit du voilement local du bord
libre des raidisseurs en limitant leur
élancement :
L / es ≤ 25
La résistance de la platine doit être étudiée
suivant de nouvelles lignes de pliure 55’.
 Les angles des
Section 11’
raidisseurs sont
généralement coupés
afin que les cordons de
soudure puissent
contourner la tranche
de ces raidisseurs.

5

5’

1’
Liaisons au GO

74

A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.3. Poteau fixé sur une platine
Platine raidie – Raidisseurs aux extrémités des semelles
N

M

Raidisseurs

Trou
d’écoulement
1

Les raidisseurs doubles joignent les
extrémités des semelles : solution moins
courante car plus coûteuse - les cordons de
soudure sont plus nombreux et moins
accessibles.
 Autre inconvénient au montage : le serrage
des boulons
 Dansest
ce plus
cas, difficile
il convient de noter la
(encombrement).
possibilité de rétention d’eau dans le
volume compris entre semelles du
poteau et raidisseurs, si le pied de
Section 11’
poteau est extérieur. Celle-ci risque
de générer une corrosion importante.
On s’en prémunit généralement en
effectuant un trou en bas des
raidisseurs pour permettre
l’écoulement de l’eau.

1’
Liaisons au GO

75

Pieds de poteaux encastrés A. Raidisseurs Liaisons au GO 76 .3.2. 8 ou 12 tiges d’ancrage.A. Poteau fixé sur une platine Platine raidie – Raidisseurs dans les 2 directions N M   Raidisseurs dans les 2 directions avec 4. Cette disposition trouve son intérêt dans le cas des poteaux soumis à une flexion biaxiale.2.

A. sur lequel s’appuient les écrous. 77 .4. est souvent nécessaire – il permet par ailleurs d’éviter la présence d’eau stagnante dans le volume Liaisonscompris au GO entre les semelles.2. dans le prolongement du plat supérieur.  Un raidisseur horizontal entre les semelles.2. Poteau fixé par un châssis Exemple de disposition Plat soudé M Raidisseurs Tiges extérieures Raidisseurs  Plat soudé Le châssis est constitué de plats verticaux (raidisseurs) et d’un plat supérieur horizontal. soudé à ces raidisseurs. Pieds de poteaux encastrés A.

Le calage altimétrique de la poutre peut être effectué au moyen de cales métalliques (petites tôles d’épaisseurs diverses) ou par une cornière fixé au préalable par simple chevillage. Réservation ou niche Disposition habituelle   Poutre métal Réservatio n Calage Ce type d’appui constitue un appui simple ou une articulation pour la poutre.  Ce type d’appui est généralement utilisé pour les Paroi béton poutres de petites dimensions (pannes). en métal particulier pour le respect de l’hypothèse d’appui à fourche (théorie du déversement).1. un raidisseur peut toutefois être placé à Liaisons au GO 78 l’extrémité de la poutre. . Coulage béton à posteriori  Le remplissage à posteriori de la réservation par du béton confère le maintien Poutre nécessaire à la poutre. Dans le cas d’efforts verticaux importants. Attaches entre poutraison métallique et paroi béton B. dans quel cas celle-ci supporte la poutre jusqu’au coulage.B.

Réservation ou niche Disposition habituelle chevill es Cornière d’appui à la pose Poutre métal Paroi béton Liaisons au GO 79 . Attaches entre poutraison métallique et paroi béton B.1.B.

Attaches entre poutraison métallique et paroi béton B. Platine d’about Platine pré-scellée + platine d’about boulonnée Liaisons au GO 80 .B.2.

Autre disposition Platine pré-scellée avec taquet + platine d’about Platine pré-scellée + corbeau (ensemble mécano-soudé) Liaisons au GO 81 . Attaches entre poutraison métallique et paroi béton B.2.B.