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Université DJILLALI LIABES

CHU Sidi Bel Abbes

Présenté par:
 GHERMI Mohamed

 HADDAOUI Imène

 HAMDANI Imène

HANOUNE Nabila
Généralités
Le diabète sucré se définit par son symptôme
essentiel l’hyperglycémie chronique résultant de la
sécrétion diminuée d’insuline et/ou de la diminution
de son efficacité (Résistance).

Dans l’immense majorité des cas, sa cause reste


inconnue.

Conséquences de prédisposition génétiques et de


facteurs liés à l’environnement.
Généralités
Généralités
Critères diagnostiques du diabète
Généralités
Étiologies du Diabète type II (DNID)
- Génétique INSULINORESISTANCE Hyperinsulinémie
- Acquis

Compensation de l’insulinorésistance
Tolérance normale au glucose

Acquis:
Génétique - Lipotoxicité
- Glucotoxicité
Déficience des cellules β

Diabète de type 2
- Insulinorésistance
- Hyperproduction hépatique de glucose
- Diminution de l’insulinosécrétion
Pharmacologie des sulfamides
 Les sulfamides hypoglycémiants = sulfonylurées
 Découverts en 1942, premier utilisé : carbutamide
en 1955.
Pharmacocinétique

 Absorption : rapide; biodisponibilité=90%; à prendre 15 min


avant les repas

 Liaison aux protéines plasmatiques: FORTE (interactions


médicamenteuses)

 Métabolisme hépatique important (interactions


médicamenteuses)

 Elimination : rénale (sauf glibenclamide et glimépiride)


Propriétés pharmacologiques
Elles agissent toutes en stimulant la
sécrétion d’insuline par les cellules B
pancréatiques.

NB:
Elles sont inefficace si le pancréas a perdu
les 9/10 de sa fonction( en particulier en
cas de diabète type I)
Pharmacodynamie

Liaison du sulfamide à un récepteur


membranaire de la cellule bêta.
Fermeture de canaux K+ ATP-dépendants.
Dépolarisation.
Ouverture des canaux Ca++ voltage-
dépendants.
Entrée massive de Ca++ dans la cellule.
Sécrétion d'insuline.
Pharmacodynamie

Cellule principale
ATP
K+

K+

Insuline
ATP Sulfamide
Ca2+ Ca2+
Indications

 -Diabète non acidocétosique , non ID de


l’adulte lorsque le régime prescrit n’est pas
suffisant pour rétablir a lui seul l’équilibre
glycémique

 - en cas d’insulino-résistance
Effet indésirables
Effets très rares: (3 à 4 %)
 Réactions allérgiques notament cutanées 0,1 %.

 Troubles gastro-duodénaux 1 à 3 %.

 Cytolyse hépatique

 Les complications hématologiques 0,1 %

Effets plus courants:


 La prise de poids, secondaire à la stimulation de l’insulino-
sécrétion. Elle est en général modeste, de 2 à 3 kg.

 Risque d’hypoglycémie.
Effets indésirables : HYPOGLYCEMIE (1)

 L’hypoglycémie est l’effet secondaire le plus grave associé


à l’utilisation des sulfamides hypoglycémiants.

 Il s’observe avec tous les sulfamides hypoglycémiants


sans exception.

 Il est plus important avec :

 Sulfamides de 1ère génération à durée d’action longue


GLUCIDORAL® + 50h.

 Sulfamide
Sul hypoglycémiant le plus puissant DAONIL® dont
la demi-vie plasmatique relativement courte (5 h) masque en
réalité une durée d’action prolongée (+ 24h).
24h)
Effets indésirables : HYPOGLYCEMIE (2)
 Le risque d’hypoglycémie est nettement majoré chez :
 Les personnes âgées
 Les malades dénutris
 Les insuffisants rénaux.

 L’incidence annuelle est de 2 cas pour 10000 patients:


 Dans 75% des cas chez les patients de plus de 65 ans.
 Elles sont à l’origine, pour 5 à 10 % d’entre elles, d’un décès et pour
5 à 10 % de séquelles cérébrales.

 Les hypoglycémies mineures, « de fin d’après-midi »,


constituent l’effet secondaire le plus fréquent.:
 De courte durée et traitées par un re-sucrage.
 Elles sont plus fréquentes chez le sujet âgé.
 Du fait des re-sucrages, elles favorisent la prise de poids.
Interactions médicamenteuses
Potentialisation et risque de survenue d’hypoglycémie

Mécanisme CAT
Miconazole Inhibition enzymatique ==> ↗ [ ]p - Contre-indication
(gel buccal –
V .gnl )
Phényl Déplacement de leurs liaisons aux protéines - Utiliser de préférence un autre
butazone plasmatiques et/ou diminution de leur anti-inflammatoire moins interactif.
DXP élimination.

Effet antabuse notamment par le - Éviter les boissons alcoolisées.


Alcool glibenclamide et le glipizide.

Tous les β-bloquants peuvent masquer certains - Auto-surveillance.


β- Bloquants
symptômes de l’hypoglycémie : palpitations et
(sauf esmolol) la tachycardie.
Augmentation du temps de demi-vie du - Modification des posologies
Fluconazole sulfamide. - Auto-surveillance

Amélioration de la tolérance au glucose qui - Renforcer l’auto-surveillance.


IEC aurait pour conséquence une réduction des
besoins en insuline.
Interactions médicamenteuses
Antagonistes et diminution de l’efficacité.

Effet de l’association CAT


- Eviter l’association
Danazol
Effet diabétogène - Adaptation des doses
DANATROL® - Auto-surveillance
A fortes posologies (> 100 mg par
Chlorpromazine jour), élévation de la glycémie - Adaptation des doses
LARGACTIL® (diminution de la libération -Auto-surveillance
d’insuline)

Elévation de la glycémie avec


Glucocorticoïdes parfois cétose (diminution de la - Adaptation des doses
(Ttes les voies) tolérance aux glucides par les - Auto-surveillance
corticoïdes).
- Auto- surveillance
β2- mimétiques
Hyperglycémie - Passer éventuellement à
Salbutamol -Terbutaline l’insuline.
Contre indications

 Allergie aux autres sulfamides (BACTRIM®)

 Insuffisance rénale (si clairance < 50 ml/min, le seul sulfamide autorisé


est le GLIBENESE® (Glipizide) en raison de sa demi-vie courte.

 Si clairance < 30 ml/min, contre-indication de tous les sulfamides


hypoglycémiants

 Sujets de plus de 65 ans (produits à très longue durée d’action).

 Insuffisance hépato-cellulaire + éthylisme chronique

 L’association à certains antifongiques azolés (miconazole).

 Grossesse et allaitement.
Précautions d’emploi

 Augmentaion progressive des doses

 Recommander la pratique de l’auto-surveillance glycémique.

 Recommander au malade de ne pas prendre de sulfamide


hypoglycémiant s’il doit sauter un repas ou s’il a une activité physique
inhabituellement intense.

 Ne pas hésiter à diminuer la posologie des sulfamides


hypoglycémiants dans les périodes d’activité quotidienne importante.

 Il n’est pas utile d’associer deux sulfamides hypoglycémiants :

• Pas de gain concernant l’effet hypoglycémiant


• Augmentation des risques d’effets secondaires liés à l’inhibition des canaux
potassiques cardio-vasculaires.
• Association aux biguanides et aux inhibiteurs des alpha-glucosidases.
Conseils au patient
Le pharmacien a un rôle à jouer dans
l’amélioration de la qualité de vie du
diabétique par son implication dans le
suivi du traitement et l’hygiène de vie.
Conseils au patient

Surveillance du diabète

1-surveillance biologique : Inciter le diabétique à


évaluer régulièrement sa glycémie, sa glycosurie
(voire la cétonurie).

2-surveillance clinique:
 le pharmacien insistera sur la périodicité de la
consultation
 les conseils, essentiellement sur les soins des pieds
et les moyens de prévenir et de gérer les accidents
hypoglycémiques.
Conseils au patient

Informer sur la thérapeutique et son


administration

Règles de bonne utilisation :

1-le nombre de prises et moments de ces prises

2-les modalités d’utilisation du matériel (cartouche, auto-piqueur, les


bandelettes etc.).

3-les différents effets indésirables et les médicaments susceptibles


d’interagir, notamment en cas d’automédication (prévention des
effets indésirables).
Conseils au patient
Régime et exercice
Un rôle clé dans la prise en charge du diabète de type II

 Une perte de poids même


modérée améliore le
contrôle métabolique.
IR
Insulino
résistant Régime et
exercice  L’activité physique régulière
améliore :
- la sensibilité à l’insuline.
- le niveau glycémique.
- la pression artérielle.
- le profil lipidique.
Conclusion
Une information correcte et une
bonne éducation du diabétique et
de son entourage sont essentielles
pour le succès du traitement.

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