Vous êtes sur la page 1sur 27

I.

FORMAGE A HAUTE ÉNERGIE

 Ces techniques à faire absorber par le métal à forme une très forte impulsion
d’énergie libérée (onde de choc) à une très grande vitesse, actuellement il y a cinq
sources d’énergie libérées à des vitesses élevées sont mises en œuvre pour
provoquer l’onde de choc :
 Par la mise à feu d’une charge explosive dans un milieu de transmission à travers
lequel se propage l’onde de choc (formage par explosion).
 Par une décharge électrique dans l’eau (formage électrohydraulique).
 Par un champ magnétique (formage électromagnétique).
II. FORMAGE ÉLECTROHYDRAULIQUE

 Le procédé de mise en forme des métaux par décharges électriques dans un liquide utilise
générateurs d’impulsions, les bobines de champ magnétique sont remplacées par des
électrodes entre lesquelles la décharge s’effectue ; les électrodes sont placées dans une
cuve de formage contenant le liquide transmetteur et la pièce à mettre en forme sur sa
matrice.
 Lors d’une décharge électrique de haute intensité dans un liquide, il se produit un
ensemble de phénomènes physico-chimiques complexes dans l’espace inter électrodes ;
formation de puissantes ondes de choc ; émission de rayonnements et d’ultrasons ;
pulsation d’une bulle de vapeur et phénomènes de cavitation ; apparition de champs
magnétiques impulsionnels. Seules les ondes de choc et la pulsation de la bulle de vapeur
contribuent à la déformation de la pièce.
II. FORMAGE ÉLECTROHYDRAULIQUE

1. Principe
 L’onde de choc est produite par arc électrique. Un arc, dû à un courant de forte intensité
mais de courte durée, jaillit entre deux éclateurs. L’arc donne naissance à une bulle de gaz
ionisé. L’inertie du fluide environnant s’oppose à la dilatation de la bulle ; cette
particularité provoque une augmentation très brutale de pression et de température.
 Le fluide environnant est constitué par de l’eau parce que, dans l’air, l’onde de choc est
accompagnée d’une forte augmentation de température ; dans l’eau cette augmentation
reste faible en raison de l’incompressibilité de ce fluide. La matière à former est placée
sur une matrice dans laquelle le vide est réalisé Fig.1.
II. FORMAGE ÉLECTROHYDRAULIQUE

1. Principe

Fig.1 : Schéma de principe de Formage électrohydraulique Fig.2 : Exécution d’un bossage sur pièce préformée
II. FORMAGE ÉLECTROHYDRAULIQUE

1. Principe
 Les machines des formage électrohydraulique présente des éléments mécaniques et
électroniques :
• Un ensemble, batterie de condensateurs et contacteur, qui accumule l’énergie électrique
nécessaire et assure l’amorçage de la décharge en in laps de temps aussi court que
possible.
• Deux éclateurs entre lesquels l’arc jaillit. [3]
Remarque : pendant le remplissage de l’enceinte avec de l’eau dans laquelle l’arc éclatera,
il faut absolument éviter les poches d’air car, en raison de sa compressibilité, l’air absorbe
une partie de l’énergie développée, ce qui diminue l’efficacité de l’opération. D’autre part, si
l’air est en contact avec la pièce, il peut se produire des brulures du métal, provoquée par
l’augmentation de température de l’air fortement comprimé
II. FORMAGE ÉLECTROHYDRAULIQUE

2. Principe de l’effet électrohydraulique
 formation d’un canal de conductivité entre t 0 et t 1 (quelques microsecondes).
 élargissement de la ligne de courant et formation d’un plasma entre t1 et t2 (une centaine
de microsecondes).
 pulsation de la bulle de vapeur et phénomènes consécutifs à la décharge après t 2
(plusieurs centaines de microsecondes).

Fig.3 : Tension et courant entre les électrodes lors d’une
décharge électrohydraulique
II. FORMAGE ÉLECTROHYDRAULIQUE

2. Principe de l’effet électrohydraulique
2.1 Initiation de la décharge
 Lorsqu’un initiateur émis par l’électrode positive atteint l’électrode négative ou lorsque
deux initiateurs émis par chacune des électrodes entrent en contact, l’espace inter
électrodes est brutalement mis en court-circuit et l’étincelle de décharge apparaît. La
phase d’initiation est alors terminée.
 Selon l’importance de la tension de charge des capacités, la forme des électrodes et la
conductivité du liquide, la durée de l’initiation varie considérablement.
 Afin d’obtenir une décharge plus reproductible et une meilleure stabilité de l’arc
électrique, on provoque souvent l’initiation en court-circuitant a priori les électrodes par
un fin fil conducteur. Celui-ci joue le rôle d’initiateur et fond dès le passage du courant,
permettant ainsi à l’arc électrique de s’établir. La phase d’amorçage se réduit alors au
temps de fusion du fil, quelques microsecondes suivant son diamètre.
II. FORMAGE ÉLECTROHYDRAULIQUE

2. Principe de l’effet électrohydraulique
2.2 Plasma de décharge et ondes de choc
 Après l’apparition du canal de conductivité commence la seconde phase de la décharge
électrique. Les allures des tension et courant entre les électrodes, représentées sur la Fig.3
entre les temps t1 et t 2, correspondent à la décharge quasi totale des capacités. La très
grande quantité d’énergie libérée en un temps relativement court (100 à 300
microsecondes) dans le canal de courant donne naissance à un système gazeux complexe
; le plasma de décharge. Il s’agit d’un plasma dense à haute pression, caractérisé par une
température de 103 à 104 K et une pression de 100 à 1 000 MPa.
 Ce plasma transforme l’énergie électrique délivrée par les capacités en énergie interne du
canal de conductivité (mouvement calorifique, ionisation, dissociation et agitation des
particules), en énergie électromagnétique (rayonnements ultraviolet, infrarouge et visible)
et en énergie mécanique d’ondes de choc.
II. FORMAGE ÉLECTROHYDRAULIQUE

2. Principe de l’effet électrohydraulique
2.2 Plasma de décharge et ondes de choc
 la concentration momentanée d’une très grande quantité d’énergie dans le volume du
canal de courant élève sa température et provoque une forte tendance à la dilatation. Le
milieu environnant oppose une résistance à cette dilatation, créant ainsi une grande
pression instantanée qui donne naissance à un système d’ondes de choc.
II. FORMAGE ÉLECTROHYDRAULIQUE

2. Principe de l’effet électrohydraulique
2.3 Pulsation de la bulle de vapeur
 À la fin du passage du courant délivré par les condensateurs (temps t 2, Fig.3),
l’expansion des produits de la décharge s’accompagne d’un refroidissement brutal et
d’une série de transformations internes mal connues dont le résultat est la formation dans
le liquide d’une cavité remplie de vapeur. L’énergie interne de la cavité et l’énergie
cinétique du liquide entraînent des pulsations radiales de cette bulle de vapeur,
accompagnées par des modifications importantes de la pression à l’intérieur (variations
relatives de 103 à 104).
 La pression initiale dans la bulle est de 2 à 6 MPa et la vitesse de dilatation de sa paroi de
quelques dizaines de mètres par seconde.
II. FORMAGE ÉLECTROHYDRAULIQUE

2. Principe de l’effet électrohydraulique
2.4 Phénomène de cavitation
 La décharge électrique dans le liquide s’accompagne d’un intense phénomène de
cavitation. Cette cavitation, due à une rupture de la continuité du liquide sous l’influence
des efforts d’expansion, se traduit par la formation de nombreuses petites bulles de
vapeur animées de forts mouvements de pulsation.
II. FORMAGE ÉLECTROHYDRAULIQUE

2. Principe de l’effet électrohydraulique
2.5 Rendement onde de pression/énergie électrique
 Le travail de la batterie de condensateurs dans le régime de charge-décharge est
caractérisé par le fait que la durée d’accumulation de l’énergie est beaucoup plus grande
que le temps de décharge. Il en résulte des puissances instantanées de l’ordre du
mégawatt pour une puissance d’alimentation de l’installation de l’ordre du kilowatt. Le
rendement d’une installation de formage électrohydraulique, qui peut se résumer au
rapport de l’énergie libérée entre les électrodes (onde de pression) à l’énergie électrique
emmagasinée dans les condensateurs, dépend des paramètres du circuit, en particulier de
l’espace inter électrodes, de la forme des électrodes et des caractéristiques électriques du
circuit de décharge (tension, capacité).
II. FORMAGE ÉLECTROHYDRAULIQUE

3. Les Phénomènes électriques
 L'énergie accumulée par la batterie de condensateurs E est dépensée par l'énergie de
formage plastique Apl :
• nc = nombre de condensateurs dans la batterie.
• C = capacité électrique du condensateur (F. microfarad), par exemple C=3 F.
• = rendement du générateur de courants impulsifs,  = 15 % pour l'estampage des bruts
plats et 20% pour l'expansion des bruts tubulaires.
• U= tension électrique aux bornes du condensateur (kW) ; en général, U=30 à 50 Kw.
II. FORMAGE ÉLECTROHYDRAULIQUE

3. Les Phénomènes électriques
 La valeur de  dépend non seulement du type d'opération de formage, mais aussi de la
réactance inductive L de l'installation qui influence la pente du courant impulsif et le
rendement  si L l => Î. Le système d'allumage apporte une grande contribution à la
diminution de L. La conception de ce système dépend du savoir-faire des fabricants des
générateurs de courants impulsifs. La variété d'outillage permet de réaliser les opérations
de façonnage (refoulage, formage. Bordage, calibrage) et de séparation (grugeage,
découpage et poinçonnage).
II. FORMAGE ÉLECTROHYDRAULIQUE

3. Les Phénomènes électriques
1 Transformateur-élévateur de courants 7 Serre-flan
2 Pont de diodes 8 Plaque initiale
3 Résistance réglable 9 Ébauche dans un état de
déformation
4 Batterie de condensateurs 1 Matrice
0
5 Système avec électrode centrale 1 Prise de vide
d'allumage 1
6 Électrodes profilées 1 Chambre de protection avec l'eau.
2
A Connection électrique positive B Connection électrique positive

Fig.6 : Schéma de formage électrohydraulique
II. FORMAGE ÉLECTROHYDRAULIQUE

4. Technologie
4.1 Générateur
4.2 Cuve de formage
II. FORMAGE ÉLECTROHYDRAULIQUE

4. Technologie
4.3 Électrodes

Énergie de déformation suivant le type d’électrodes
Électrodes coaxiales
II. FORMAGE ÉLECTROHYDRAULIQUE

5. Pression électrohydraulique

Évolution de la pression avec la tension : Influence de la distance pièce-électrodes et distance inter
électrodes sur la pression
II. FORMAGE ÉLECTROHYDRAULIQUE

6. Énergie de déformation et déformation

Profondeur d’emboutissage atteinte suivant la tension de charge Influence de la distance inter électrodes sur la déformation
III. FORMAGE ÉLECTROMAGNÉTIQUE

 L’application d’un champ magnétique intense et pulsé permet de développer dans des
matériaux conducteurs de l’électricité des pressions suffisantes pour permettre leur mise
en forme. Suivant la configuration des bobines de champ, des opérations de compression,
d’expansion et de placage peuvent être réalisées. Les cadences de production dépendent
de la durée d’accumulation de l’énergie nécessaire à l’opération de mise en forme, c’est-
à-dire de la durée de charge des capacités des générateurs (quelques secondes).
L’opération de mise en forme est effectuée pendant environ 100 μs par application d’une
induction magnétique de plusieurs teslas aux fréquences voisines de 10 000 Hz. Les
pressions magnétiques développées dans l’épaisseur de peau du métal conducteur
atteignent 5 × 107 Pa avec une montée en pression de l’ordre de 2 × 1012 Pa · s–1 .
III. FORMAGE ÉLECTROMAGNÉTIQUE

 L’induction magnétique variable (ou l’onde électromagnétique) sert d’outil ; le métal est
sollicité dans son épaisseur de peau et atteint des vitesses de déplacement de quelques
centaines de mètres par seconde avant de venir épouser la forme des matrices. Le
magnétoformage est spécialement bien adapté aux opérations de sertissage et de mise en
forme des matériaux bons conducteurs de l’électricité (aluminium et ses alliages, cuivre
et ses alliages, aciers doux, métaux précieux, etc.)
III. FORMAGE ÉLECTROMAGNÉTIQUE
III. FORMAGE ÉLECTROMAGNÉTIQUE

1 Bobine avec isolation 7 Concentrateur du champ
électromagnétique
2 Matrice 8 Nervures rectilignes
3 Pièce tubulaire 9 Combustible nucléaire
4 Champ électromagnétique a Rétreinte de pièce tubulaire
5 Bobine avec section rectangulaire en b Expansion (refoulement) de pièce
cuivre tubulaire
6 Isolation c Schéma d'assemblage d'un tube à
nervures rectilignes avec
combustible nucléaire
A Connection électrique positive B Connection électrique négative
III. FORMAGE ÉLECTROMAGNÉTIQUE
3.2 Les type de formage électromagnétique