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Droit des sociétés

 La sté commerciale se présente comme un


moyen technique de rassembler les capitaux.

 Actuellement, la plupart des stés se reposent sur


un contrat.

 Le CT de sté a pour objet d’unir des capitaux et


des hommes associés en vue de réaliser des
bénéfices à distribuer entre eux.
 La sté est également un organisme à part entière,
une entité juridique ayant une personnalité
détachée de celle des associés.

 L’importance des éléments matériels, humains et


organisationnels varie selon la nature de chaque
sté.
 Ainsi, le dt marocain distingue deux catégories de
stés commerciales:
 les stés de personnes.
 Et les stés de capitaux.

• Entre ces deux catégorie s’est insérée une sté


intermédiaire, la sté à responsabilité limitée.
 Dans les stés de personnes prédomine la notion
de contrat qui lie les associés, la personnalité
morale lui est reconnue aussi bien dans l’intérêt
des parties au CT de Sté que pour les tiers
créancières de la Sté.

 Ces stés de personnes en dt marocain sont au


nombre de trois :
 la Sté en nom collectif.
 La Sté en commandite simple.
 Et l’association en participation.
 A l’opposé, les stés de capitaux se distinguent par leur
modernité ; ce sont des stés où la personnalité des
associés à moins d’importances que l’apport qu’ils
effectuent

 Par conséquent, « l’intuitu personae » disparaît derrière


l’apport

 Le dt marocain connaît deux types de stés de capitaux :


 la Sté anonyme « S.A ».
 la sté en commandite par action.
 La SARL réalise une sorte de compromis entre les
stés de capitaux et les stés personnes.

 C’est une sté du petit nombre de personnes qui se


connaissent entre elles et entendent mettre leur
apport en vue de réaliser l’objet social.

 Les associés de la SARL sont responsables dans la


limite de leur apport.
 L’ensemble des 3 catégories de stés bénéficie d’un
régime juridique propre. Chaque type de sté est
régi par une réglementation propre (SA : la loi N°
17-95 ; les autres : la loi N° 5-96).

 Cependant, toutes ces réglementations


particulières se reposent sur une base commune :
le DOC.
 Ainsi, nous étudierons :

 le dt commun aux stés commerciales.


 Les stés de personnes.

 Et le stés capitaux.
le Dt commun aux stés commerciales

 Le DOC dans les art 982 et suivants fixe les


règles générales en matières de contrat de sté ; il
s’agit principalement des caractères
fondamentaux de la sté.

 Pour les aspects particuliers à chaque sté


commerciale, le code de commerce ainsi que
certains textes particuliers précisent le régime
juridique de chaque type de sté.
Chap 1 : les caractères fondamentaux de la sté

 L’art 982 DOC définit la sté comme étant un


contrat par lequel deux ou plus personnes
mettent en commun leurs biens et leur travail ou
tous les deux à la fois en vue de partager les
bénéfices qui pourraient en résulter.

 C’est une définition qui met en relief les


caractères généraux de toute sté, à savoir :

 le caractère volontaire, les associés décident de


mettre en communs certains biens.
 Le caractère intéressé, l’association a pour but la
réalisation de bénéfices.

 Le caractère égalitaire, les associés se voient


reconnaître de manière égalitaire certains droits.

 Un autre caractère mérite d’être étudié et qui n’a


pas été signalé par l’art 982, est celui du caractère
civil ou commercial de la sté.
sect1 : le caractère volontaire de la sté

 Ce caractère permet de différencier la sté des


autres contrats prévus par l’art 960 DOC tels la
communauté ou la quasi-société.

 Dans une sté, les associés effectuent des apports


d’une façon volontaire pour constituer le
patrimoine de la sté.
 Tandis que la communauté ou la quasi-sté sont
constituées lorsqu’une chose ou un droit se
trouve appartenir à plusieurs personnes
conjointement.

 Une autre différence apparaît au niveau de la


gestion, en effet, dans une société les décisions
importantes sont prises par la majorité des
associés alors que dans les quasis sociétés ou
communautés, le consentement unanime de tous
les membres est, en principe, exigé pour décider
et agir.
 Une troisième différence concerne l’extinction :
si dans la communauté ou la quasi-Sté « nul ne
peut être contraint de rester dans
l’indivisibilité », le sort la Sté dépend de la
volonté des associés mais dans un cadre légal
prédéterminé.
Section 2 : le caractère intéressé de la société

 La société étant à but lucratif est assujettie à


l’impôt, alors que l’association ne l’est pas,
puisqu’elle ne recherche pas le profit.

 En règle de dissolution, lorsqu’une association


est dissoute son actif est transmis à une autre
association ou tombe dans le domaine public
alors que pour la société l’adition est partagé
entre les associés.
Section 3 : le caractère égalitaire des associés.

 L’associé doit avoir un droit de regard sur la question


de la société pour pouvoir supporter les pertes
éventuelles et partager les bénéfices, c’est un droit
général à tous les associés

 L’égalité entre les associés est consacrée par le D.O.C ,


elle se manifeste par l’aptitude de tous les associés à
gérer la société, par le droit d’administration sous
réserve de l’accord des autres co-associés, par
l’attribution à parts égaux des bénéfices et toute clause
contraire des statuts est nulle et de nullité absolue.
 Une seule exception à l’égalité des associés est
permise par la loi. L’art 1036 envisage
l’hypothèse où quelques associés ont amené un
apport en industrie.

 Dans ce cas particulier, il peut être stipulé dans


la constitution que l’apporteur en industrie aura
une part du bénéfice supérieure à celle des autres
membres.
Section 4 : le caractère civil ou commercial

 C’est l’activité de la société qui va permettre de


la qualifier : une société sera commerciale si elle
effectue des actes de commerce à titre habituel.

 C’est ainsi que sont exclu de la commercialité,


l’immobilier, l’agriculture, la création artistique et
littéraire …
Chapitre 2 De la constitution et l’extinction du contrat de société
Section 1 : de la constitution des sociétés

 Pour la conclusion du contrat de société, il faut


respecter un certain nombre de règles relatives
au consentement, à l’objet et à la cause, en plus
de certains règles particulières supplémentaires
relatives au nombre de personnes, membre de
ces sociétés, ainsi que leurs droits et leurs
obligations.
 Chaque associé est tenu proportionnellement à sa
mise déboursée pour la constitution

 De même, l’associé doit s’abstenir de toute activité


concurrente.

 L’art 1042 du DOC prévoit la responsabilité


proportionnelle des associés envers les tiers
Section 2 : de l’extinction du contrat social

 L’extinction du contrat social peut intervenir suite


à la dissolution et à la liquidation

 L’art 51 du DOC exige la dissolution d’une


société si la totalité des titres émis par elle se
trouve entre les mains d’un seul associé.
 Également, lorsque la durée de la société arrive à
terme et si les associés ne désirent pas la
proroger, ils doivent décider de la dissolution.

 Enfin, lorsque l’objet social touche à sa fin


(exemple : exploitation d’une carrière), il y a lieu
de dissoudre la société.
 La dissolution est dite judiciaire lorsqu’un
associé ou plusieurs associés demandent au
tribunal de dissoudre leur société.

 La liquidation est la considération dans les faits


des conséquences de la dissolution, elle est
conçue si la société dissoute conserve des biens
à son actif ou à son passif.
 Les arts (1064 à 1091 du DOC) fixent le régime
juridique de la liquidation.

 Le livre V du nouveau code de commerce traite


des établissements en difficulté et fixe les règles
et procédures de préventions, de redressement et
de liquidation ainsi que les organes et personnes
qui sont habilités à concrétiser les différentes
étapes.
Partie 2: sociétés de personnes
 En dt marocain, il y a trois types de stés de
personnes :

 la sté en nom collectif « SNC »


 la sté en commandite simple.

 La sté en participation.
Chap 1 : de la sté en nom collectif
 L’art 3 de la loi n° 5-96 dispose que « la sté en NC est
une sté dont les associés ont tous la qualité de
commerçant et répondent indéfiniment et solidairement
des dettes sociales ».

 Cependant les créanciers de la sté ne peuvent


poursuivre le paiement des dettes sociales contre un
associé, qu’après avoir mis en demeure la sté par acte
extrajudiciaire.
 La sté en nom collectif est désignée par une
dénomination sociale, à laquelle peut ê
incorporé le nom d’un ou plusieurs associés et
qui doit ê suivie ou précédée immédiatement de
la mention « SNC »

 Toute personne qui accepte, en connaissance de


cause, que son nom soit incorporé à la
dénomination sociale est responsable des
engagements de celle-ci, dans les mêmes
conditions applicables aux associés.
 Les statuts doivent, à peine de nullité de la
société, être daté et indiquer un certain nombre
de mentions : Nom, prénom et domicile de
chaque associés ou s’il s’agit d’une personne
morale, ses dénominations, forme et siège.

 la constitution en forme SNC


 l’objet de la société
 siège social
 montant du capital social
 etc
 Tous les associés sont gérants sauf stipulation
contraire des statuts et il interdit au gérant
d’exercer toute activité similaire à celle de la
société, à moins qu’il ne soit autorisé par les
associés.

 Les clauses statutaires limitant les pouvoirs des


gérants sont inopposables aux tiers.
 L’ensemble des associés approuve l’inventaire et
des états de synthèse ou du rapport de gestion
ainsi que les PV des AG, pose des questions
écrites sur la gestion sociale, aux quelles il doit
être répondu par écrit. Les associés peuvent
nommer un commissaire aux comptes.

 NB : les parts sociales sont nominatives, elles ne


peuvent être cédées qu’avec le consentement de
tous les associés.
 La société prend fin par décès de l’un des associés sauf
si les statuts stipulent le contraire. Les statuts peuvent
stipuler, également, que l’héritier doit être agréé par les
associés.

 De même, la société est dissoute lorsqu’un jugement de


liquidation judiciaire, ou une mesure d’incapacité ou
outre est prononcée à l’égard de l’un des associés, à
moins que sa continuation ne soit prévue par les statuts
ou que les autres associés ne la décident à l’unanimité.

 La société est également dissoute, en cas de fusion ou


pour tout autre motif prévu par les statuts.
Chapitre 2 : de la société en commandite simple
 La SCS présente certaines originalités par rapport à la
SNC. Dans la SCS se trouvent réuni deux catégories
d’associés les commandites et les commanditaires.
 Les commandites sont des associés en nom collectif, ils
ont la qualité de commerçants et sont régis par toutes
les règles de la SNC.
 Les commanditaires sont, par contre, des associés tenus
seulement dans, la limite de leurs apports. Ils ne
peuvent donc engager la sté et leur nom ne figure pas
dans la raison sociale :
 Ils sont assimilés à de simples bailleurs de fonds.
 En dehors de cette originalité relative à la nature des
associés, la SCS ressemble à la SNC sans aucune
distinction.
La Société Anonyme
 C’est la sté type de capitaux, elle est commerciale par la
forme, quelque soit son objet, et dans laquelle les
associés appelés actionnaires, possèdent un droit,
représenté par un titre négociable.

 A l’égard des tiers, les actionnaires d’une SA ne sont


tenus que sur leurs apports : ils sont de simple bailleurs
de fonds. Les titres des actions sont négociables, ils
changent de propriétaire sans cesse, d’où le nom donné
à cette forme de Sté (SA).
 Théoriquement, cette Sté fonctionne comme
une démocratie fondée sur la détermination et la
séparation des pouvoirs entre L’A.G des
actionnaires, les dirigeants de la société et les
organes de surveillance et le contrôle.

 Le droit de la SA a fait l’objet d’une loi nouvelle


spéciale : loi N° 17-95 du 30.08.96.
constitution des sociétés anonymes
 conditions de fond
 nombre d’actionnaires L’art (1) de la dite loi
fixe le nombre minimum d’actionnaires à cinq, la
loi ancienne en prévoyait sept, la loi ne fixe pas
le nombre maximum d’actionnaires, toute fois, si
ce nombre dépasse « 100 actionnaires », la
société est considérée comme faisant appel
public à l’épargne
 capital social : La nouvelle loi a porté à
« 300.000 DH » le capital social minimum (art6).
 Le capital social est divisé en actions dont la
valeur nominale est fixée par les statuts.

 Cette valeur ne saurait toutefois être


intégralement souscrite, mais peut n’être libéré
que du quart lors de la constitution.
 Tant que le capital social n’est pas entièrement
libéré, la société ne peut ni réaliser une
augmentation du capital social ni émettre
d’obligations.
 conditions de forme.
 dépôt des fonds: Les sommes remises par les
souscripteurs ou fondateurs doivent, dans un
délai de 8 jours, être déposées dans un compte
bancaire bloqué, ouvert au nom de la société.
 La fausse déclaration est passible de sanctions
pénales
 signature des statuts et la publicité : Elle
constitue une formalité essentielle pour
concrétiser et matérialiser la volonté de chaque
actionnaire de participer à la sté.
les règles de constitution
 Au Maroc, la SA se crée sans autorisation, c’est
un acte privé. Mais si cet acte ne remplit pas les
conditions de validité prévues par la loi, il
encourt l’annulation.
 Les causes de nullité sont :
 le caractère illicite ou illégal de l’objet social.
 L’incapacité de tous les fondateurs.
 Le défaut de consentement….etc.
 L’action en nullité se prescrit en trois ans. Mais
la loi permet de régulariser la sté entachée de
certains vices de constitutions.
Responsabilités en cas d’irrégularités de
constitution
 Responsabilité Civile
 L’action en responsabilité peut ê l’initiative soit des associés soit
des tiers qui ont subi un préjudice. Elle se prescrit par cinq ans

 Responsabilité pénale
Constituent des faits punissables, selon la loi 17-95.

 Le défaut d’une mention obligatoire dans les statuts


 L’omission ou l’accomplissement irrégulier d’une
formalité.
 La majoration frauduleuse des apports en nature.
 L’affirmation de fait matériellement faux.
 L’omission effectuée sciemment dans la déclaration de
conforme
fonctionnement de la SA
 La SA se caractérise par une structure
hiérarchisée.
 Ses organes sont :

 les assemblées générales


 le conseil d’administration

 le commissaire aux comptes.


Les assemblées générales
Il existe, à coté des A.G constitutives, les A.G ordinaires
et les A.G extraordinaires.
 les A.G ordinaires
 Les associés de la SA sont dans une collectivité qui se
réunit annuellement dans une A.G des actionnaires.
 L’acte de sté ou les statuts fixent, en principe, la date de
réunion de L’A.G ordinaire, déterminent le nombre
d’actions possédées ou représentées pour ê admis à
l’assemblée, limitent le nombre de voix maximum pour
chaque actionnaire.
 En cas de silence des statuts, la présence de tous les
actionnaires à L’ A.G est libre.
 Les délibérations sont prises à la majorité des voix,
elles portant sur toutes les questions de gestion
courante de la sté.
 L’A.G constitue le permier pouvoir dans la SA, elle
nomme et pourvoit au remplacement les organes
d’administration et de contrôle
 Elle examine les compte de résultat pour l’exercice
social écoulé ; se prononce sur les projets de résolution
du conseil d’administrateur délégué ; se prononce sur
les émissions d’emprunt, se prononce à la constitution
des réserves et la répartition des bénéfices… etc.
 A.G extraordinaire
 Les actionnaires se réunissent en A.G extraordinaire
pour se prononcer sur les questions graves touchant le
devenir de la sté.
 Les statuts peuvent étendre ou limiter ses
prérogatives.
 elle est compétente pour toutes les modifications
importantes des statuts, les augmentations ou
dimension des capitaux sociaux, le changement de
nationalité de la sté…etc.
 devant le silence de la loi, les statuts fixent le quorum
et majorité de vote pour cette assemblée.
 les organes d’administration
 La loi du 30 Août 1996, laisse aux actionnaires un
choix libre entre deux systèmes d’administration de la
S.A
 la méthode classique qui distingue l’administration
confiée à un conseil et la direction à un président
unique.
 Une méthode nouvelle, inspirée du droit français, qui
instaure une séparation nette entre la direction
assurée par directoire ou un directeur général unique
et une surveillance exercée par le conseil de
surveillance.
conseil d’administration et président :
 Les administrateurs :
 Ils sont les organes chargés de gérer la société, la nouvelle loi
impose un collège de trois à douze actionnaires élus par
leurs pairs.
 Les administrateurs ne sont pas commerçants, ils sont
actionnaires
 L’administrateur peut être une personne physique ou
morale, une société peut administrer une autre.
 L’administrateur est soumis à des incompatibilités. Ainsi
pour les notaires, les militaires et tous les fonctionnaires .
 Les commissaires aux comptes ne peuvent devenir
administrateurs de la sté qu’ils contrôlent qu’après les cinq
ans qui suivent la fin de leur mission.
 composition du conseil
 A l’intérieur des limites légales (3 à12, 15 si
appel public à l’éparque, 30 si fusion de Stes
cotées en bourse etc) le nombre des
administrateurs est fixé par les statuts.
 Assistent aux séances du conseil :
 les administrateurs
 le ou les commissaires aux comptes.
 Un secrétaire de séance changé de la rédaction
du P.V.
 Le ou les directeurs généraux.
 Les attributions du conseil :
les attribution générales :
 définit les objectifs et les orientations de la
politique de Sté.
 Nommer les organes de direction.
 Autoriser des actes jugés graves par la sté.
 Exercer une surveillance sur les affaires
sociales.
 Cependant le conseil ne peut pas empiéter sur
les prérogatives l’A.G ni sur celles du
président.
 les attributions précises :
 désigne un certain nombre d’organes sociaux
(nommer et révoquer le président ou le directeur
général, création de comités …. Etc).
 assure le bon fonctionnement du pouvoir de
contrôle de l’A.G (convocation, l’information,
établir les comptes … etc)
 mise en œuvre des pouvoirs spéciaux que la loi
confère en matière financière.
 le président du conseil d’administration
 Il assure la gestion quotidienne, la direction et la
représentation de la société
 Il est désigné par le conseil d’administration
parmi les administrateurs, le président est donc
obligatoirement un actionnaire
 Le président du conseil exerce des pouvoirs
étendus
 Les statuts ou les décisions du conseil peuvent
limiter les pouvoirs du président sans que ces
limitations soient opposables aux tiers.
les sociétés à directoire et conseil de surveillance

 La corporate gouvernance distingue nettement la


gestion (prise de décision) de la surveillance c-à-d la
détermination des grandes orientations à priori et
l’appréciation des résultats a posteriori.
 Le conseil de surveillance, nommé par les actionnaires,
contrôle la gestion.
 le directoire :
 Il est composé de cinq membres au plus.
 Ce nombre peut être porté à sept par les statuts lorsque les
actions de la société sont inscrites à la cote de la bourse des
valeurs.
 Un seul membre suffit si la société à un capital social
inferieur à un million et demi de DH. On parle alors d’un
directeur général unique.
 Les membres du directoire sont obligatoirement des
personnes physiques, ils n’ont pas besoin d’être actionnaires,
ils peuvent être des salariés de la société.
 Les membres du directoire sont nommés par le conseil de
surveillance, qui confère à l’un d’eux la qualité de président
Le conseil de surveillance
 Il est composé de 3 à 12 membres, ce nombre est
porté à 15 lorsque les actions de la société sont
inscrites à la cote des bourses des valeurs
 Les membres sont, au cours de la vie sociale, élus par
l’A.G
 Les membres du conseil de surveillance sont, comme
les administrateurs, obligatoirement actionnaires
 Une personne morale peut être membre du conseil de
surveillance. Toutefois, le président et le vice président
doivent obligatoirement être des personnes physiques.
 Le conseil de surveillance a pour mission principale
d’exercer le contrôle permanent de la gestion de la
société par le directoire.
 Il apprécie la bonne marche de la société, fixe les grands
objectifs de la politique de la société à priori et contrôle
les résultats à posteriori.
 En plus de ces attributions générales, le conseil de
surveillance exerce des attributions précises :
 nomme les membres du directoire et propose à
l’assemblée leur révocation.
 Convoque l’AG.
 Autorise les conventions intervenues entre la société et
l’un de ses dirigeants….. Etc.