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Introduction

à l’économie monétaire & financière

Ahmed Ouazzani
Adresse électronique: ouazzanifr@gmail.com
Permanence: Tous les lundis après-midi (sur rendez-vous ), il faut, au préalable, envoyer un
courriel expliquant le motif ou les points que vous voulez traiter.
Faculté Polydisciplinaire à Larache
Année académique 2016-2017
Rappel
Le schéma du processus de
Banque centrale
refinancement des banques
commerciales

Offre de la monnaie
(taux directeur )

Banques en besoin Demande de Marché monétaire


de liquidités monnaie (Taux d’intérêt)

Offre de la monnaie

Banques en excès de liquidités


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Les agrégats de placement
 Les actifs financiers, sont ce qu'on appelle aussi des "titres", ce
peut être des titres de propriété ou des titres de créances.
 Les titres de propriété: sont des titres de propriété
d'entreprises, plus communément appelés des actions.
 Les titres de créance :correspondent au crédit.
 Les actifs financiers sont des réserves de valeur et ne
peuvent pas servir comme moyen de paiement, et ne
peuvent donc en aucun cas être considérés comme de la
monnaie.

3
Les agrégats de placement
 Un agrégat de placement c’est un agrégat qui mesure l’épargne.

 Attention : il est différent d’un agrégat monétaire.

 Ce sont par exemple, les actions.

 De ces agrégats on calcule le taux de liquidité qui permet d'évaluer la

propension des gens à conserver des actifs liquides et la vitesse de circulation


de la monnaie.

 Les agrégats présentant des placements financiers moins liquides, de long

terme et à « degré risque » plus ou moins élevé, sont les agrégats PL1, PL2 et
PL3.
4
Les agrégats de placement
 Les agrégats de placement des liquidités PL:

 Ces agrégats sont également au nombre de 3.

 Ils représente l’épargne du public résident auprès les

Institutions financière non bancaires .

 Il est constitué d’actifs financiers qui reflètent un pouvoir

d’achat, convertible en monnaie.

 Ces agrégats sont présentés selon le degré de risque de perte

du capital.
5
Les agrégats de placement
 Au-delà de M3, on entrait dans l’épargne financière, classée en trois sous-

ensembles cohérents et non emboîtés.

 Ceci conduit à exclure des agrégats de la masse monétaire , les actions et les

obligations (dont la conversion en moyen de paiement fait courir un risque de


moins-value), les formes de placement exigeant une durée minimale de
détention (c’est le cas des plans d’épargne logement, mais aussi des contrats
collectifs d’assurance-vie pour lesquels une immobilisation minimale de 4 ans
et 8 ans est nécessaire).

 Il s’agissait ici de ressources longues correspondant à un

financement non monétaire de l’économie.


6
Les agrégats de placement
 A - L’agrégat PL1:

 PL1 concerne les actifs financiers facilement transformables en monnaie sans

risque de perte capital,

 Il est composé de bons du trésor négociable à 6 mois, les titres de créances

privés négociable détenu par le public à l’exception des certificats de dépôt,

 Il s’agit de :

 Les billets de trésorerie émis par les entreprises non financières;

 Les bons de sociétés de financement émis par ces sociétés;

 Les bons de trésor négociable.

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Les agrégats de placement
 B - L’agrégat PL2:

 C’est l’ensemble des titres émis par les OPCVM au profit du public
susceptible d’être transformé en monnaie grand risques de perte d’argent, il
s’agit de titre OPCVM investi dans les obligations.
 L’agrégat PL2 est composé des titres émis par les OPCVM obligataires (court,
moyen et long terme)
 C- L’agrégat PL3 :

 est constitué par des titres émis par les OPCVM au profit du public mais leur
transformation en monnaie suppose en grand risque de perte de capitale, il
s’agit de titres OPCVM, investis en actions et valeurs diverses (#Obligations)..
 8L’agrégat PL3 inclut les titres émis par les OPCVM actions et diversifiés.
Les agrégats de placement
 Au-delà de M3, on entrait dans l’épargne financière, classée en trois sous-

ensembles cohérents et non emboîtés.

 Il s’agissait ici de ressources longues correspondant à un financement non

monétaire de l’économie.

 Ceci conduit à exclure des agrégats de la masse monétaire , les actions et les

obligations (dont la conversion en moyen de paiement fait courir un risque de


moins-value), les formes de placement exigeant une durée minimale de
détention (c’est le cas des plans d’épargne logement, mais aussi des contrats
collectifs d’assurance-vie pour lesquels une immobilisation minimale de 4 ans
et 8 ans est nécessaire).
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AGREGATS DE PLACEMENTS LIQUIDES (août-10 Encours
en MDH)
PL 1 183 725
Bons du Trésor négociables 175 934
Autres sociétés financières 174 663
Sociétés non financières 1 271
Bons de sociétés de financement 4 479
Autres sociétés financières 4 459
Sociétés non financières 0
Particuliers et MRE 20
Billets de trésorerie 2 630
Autres sociétés financières 2 630
Sociétés non financières 0
Titres émis par les OPCVM contractuels 683
Autres sociétés financières 211
Sociétés non financières 143
Particuliers et MRE 329
PL 2 98 907
Titres émis par les OPCVM obligations 98 907
Autres sociétés financières 69 159
Sociétés non financières 19 408
Particuliers et MRE 10 339
PL 3 31 266

Titres émis par les OPCVM actions et les OPCVM diversifiés 31 266
Autres sociétés financières 26 188
Sociétés non financières 1 139
10
Particuliers et MRE 3 939
PL 313 899
La liquidité de l’économie et la vitesse de circulation de
la monnaie

 L’importance de la monnaie ne résulte pas seulement dans le volume de son


stock mais aussi dans l’activité de son stock et efficacité dans l’économie,
autrement dit la circulation de la monnaie,
 d’où l’importance de mesurer la vitesse de circulation de la monnaie et de
chercher à expliquer la variation de cette vitesse dans le temps.
 la vitesse de circulation de la monnaie signifie le nombre de paiement de
transaction qu’une unité de monnaie assure durant un e période donné (12
mois en générale).

11
La liquidité de l’économie et la vitesse de circulation de
la monnaie

 Une unité monétaire peut être utilisées plusieurs fois.


 Sa variation peut refléter un changement des comportements des agents
économiques ( en période d'inflation par exemple elle aura tendance a
augmenter.
 Un même stock de monnaie peut tourner plusieurs fois et du coup financer
plusieurs transactions, c’est ce qu’on appelle la vitesse de circulation de la
monnaie.
 Plusieurs facteurs influent sur la vitesse de circulation de la monnaie : la
vitesse a tendance à augmenter en période d'expansion, tandis que la vitesse
de circulation de M1 croît avec le taux d'intérêt.
 La vitesse de circulation de la monnaie qui se calcule en faisant le rapport
PIB/ Agrégats monétaire mesure l'intensité d'utilisation de la masse
monétaire.
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La liquidité de l’économie et la vitesse de circulation de la
 Circulation de la monnaie :
monnaie
 V=PIB /M2 Ou PIB/M3
 L’efficacité de la monnaie augmente avec le nombre de paiement qu’elle permette. Exemple pour le
Maroc:
En M de Dh 1999 2001
PIB 343.131 382.897

M2 200.597 249.686
V(/M2) 1,7 1,5

 La vitesse de circulation de la monnaie varie selon plusieurs critères tel que le taux d’intérêt, les
habitudes alimentaires, les anticipation des agents économiques relative à la hausse des prix.
 elle constitue un indicateur de la fréquence avec laquelle une unité monétaire change de détenteur au
cours d’une période donnée.
 Exemple : si V (M3) égale 1,5 cela signifie qu’il a fallu utiliser 1,5 fois la masse monétaire en circulation
pour financer le montant global des transactions

13
La liquidité de l’économie et la vitesse de circulation
de la monnaie
 La liquidité de l’économie :

 La liquidité d’un actif est la quantité de ce dernier à être transformé en


monnaie à plus ou moins termes et sans perte sensible du capital.
 La liquidité de l’économie comprend l’ensemble des actifs monétaires
et financiers, elle est donc composée de la masse monétaire M3 et
l’ensemble des placement liquides.
 L = M3 + ∑PL

 Cette liquidité se calcule à l’aide d’un ratio, qui permet de comparé le


volume de liquidité totale de l’économie au PIB.
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La liquidité de l’économie et la vitesse de circulation de la monnaie
 Taux de Liquidité =L/PIB
 Le taux de liquidité nous renseigne sur l’importance de la liquidité (donnée

financière) par rapport au PIB en tant que donnée physique.


En M de Dh 1999 2001

PIB 343.131 382.897

L 309.337 369.233

L/PIB 0,9 0,96

 C’est pour éviter à l’économie le risque d’inflation qu’on cherche à mesurer et comparer les

variations monétaires et celle de l’activité économiques,

 Le taux de liquidité nous renseigne aussi sur la manière dont les agents économiques gèrent
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leur actifs économiques et financiers.
La liquidité de l’économie et la vitesse de circulation de
la monnaie

 L’importance de la monnaie ne résulte pas seulement dans le volume de son

stock mais aussi dans l’activité de son stock et efficacité dans l’économie,
autrement dit la circulation de la monnaie,

 D’où l’importance de mesurer la vitesse de circulation de la monnaie et de

chercher à expliquer la variation de cette vitesse dans le temps.

 La vitesse de circulation de la monnaie signifie le nombre de paiement de

transaction qu’une unité de monnaie assure durant un e période donné (12


mois en générale).
16
La demande de la monnaie
 Les sciences économiques distinguent deux sphères:

 Sphère monétaire: création et destruction de la monnaie

 Sphère réelle: production des biens et services, de l’emploi et de la

consommation

 Un des grands débats économiques est de savoir le lien entre les

phénomènes monétaires et ceux de la sphère réelle (l’activité


économique).

 Plusieurs théories s’opposent pour expliquer les raisons de la

demande de la monnaie.
17
La demande de la monnaie
 De nombreuses questions sont posées par les économistes, dont voici quelqu'une?
 Pourquoi détenir la monnaie, un bien intrinsèquement sans valeur?
 Si la monnaie est un bien, est –ce un bien différent?
 Pourquoi les agents détiennent –ils ce bien émis par la puissance publique?
 Quelle est la nature de la monnaie et quelles en sont ses propriétés?
 Peut –on dire que la contrainte monétaire détermine les possibilités de l’échange?
 La monnaie sert –elle uniquement à déterminer le niveau des prix?
 La diversité des fonctions exerce-t-elle une influence sur la mesure de la quantité de monnaie?
 La monnaie exerce-t-elle une influence sur l’échange et la production?, etc.
 Ce chapitre a pour objectif de répondre à quelqu’une en se limitant aux théories qui ont amplement
façonné ce cadre à savoir :
 L’analyse classique
 L’école de Cambridge
 L’analyse keynésienne
 L’analyse des monétaristes
18
La demande de la monnaie
 I- L’analyse classique
 Les classiques développent trois idées relatives à la monnaie :
1. La monnaie n’est qu’un moyen de transactions ;
2. La monnaie n’influence pas l’économie réelle ;
3. La monnaie influence les prix.

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La demande de la monnaie « Classiques »

 La monnaie n’est qu’un moyen de transactions:


 Walras, « le besoin que l’on a de la monnaie n’est autre chose que
le besoin de marchandises qu’on achètera avec cette monnaie ».
 La valeur de la monnaie c’est celle des biens qu’elle permet
d’acheter,
 La quantité de la monnaie en circulation n’a aucune influence sur
l’économie réelle,
 Elle influe uniquement sur le niveau des prix, mais pas le niveau de
la production,
 Cette approche est qualifiée de dichotomique (séparation entre la
sphère réelle et celle monétaire)
20
La demande de la monnaie « Classiques »

 La demande et l'offre de monnaie déterminent le taux


d'intérêt
 Economiquement, il existe un lien entre la quantité de monnaie et le
taux d'intérêt.
 La demande de monnaie est inversement proportionnelle au taux
d’intérêt.
 Plus le taux est élevé, moins on veut emprunter (car plus les frais que
l'on doit payer à cet effet sont élevés).
 L'offre de monnaie est directement proportionnelle au taux.
 Plus le taux est élevé, plus on veut proposer d'argent (car plus
l'indemnité que l'on reçoit à cette occasion est élevée).
 L'intérêt qui équilibre la demande et l'offre de monnaie traduit la
situation d'équilibre et donc aussi le taux sur le marché.
21
La demande de la monnaie « Classiques »

 La demande et l'offre de monnaie déterminent le taux


d'intérêt
 L'intérêt qui équilibre la demande et l'offre de monnaie traduit la
situation d'équilibre et donc aussi le taux sur le marché.

22
La demande de la monnaie « Classiques »
 La monnaie n’influence pas l’économie réelle: la monnaie est
neutre.
 La loi de Jean-Baptise Say, qualifiée de loi des débouchés.
 L’impossibilité d’un déséquilibre entre l’offre et la demande globale de
produits, dans le sens où toute production trouve toujours un débouché (un
marché) : « l’offre crée sa propre demande ».
 La monnaie n’est considérée que comme un « voile » dans la mesure où elle
est utilisée tout simplement pour faciliter les transactions.
 « Tout se passerait comme si l'économie n'était qu'une série de troc » « les
produits s’échangent contre des produits ».
 Le rôle de la monnaie en tant que « réserve de valeur» n’est nullement pris
en considération, car, selon J-B. Say, personne n’a intérêt à conserver la
monnaie.
 On vend un produit non pas pour avoir de la monnaie mais pour acheter un
autre produit. 23
La demande de la monnaie « Classiques »
 La monnaie influence les prix

 La question qui se pose dés lors : quels sont les effets de la variation de la masse
monétaire ?
 La théorie quantitative de la monnaie met en relation la quantité de monnaie en
circulation et le niveau des prix.
 La TQM va essayer d’expliquer pourquoi une hausse de la quantité de monnaie ne
peut se traduire, à long terme , que par une hausse proportionnelle des prix
 Cette relation est exprimée par la célèbre équation de I. FISHER : M V = PT

 M : c’est la masse monétaire qui représente la quantité de monnaie en circulation


dans une économie pendant une période donnée.
 Cette quantité ne dépend pas dans cette théorie des besoins de l’économie, mais elle
est modifiée par exemple par des entrées et des sorties de devises.
24
La demande de la monnaie « Classiques »
 La monnaie influence les prix
 V = la vitesse de circulation de la monnaie (la fréquence à laquelle une
pièce ou un billet de banque passe de main en main en une période de
temps déterminée);
 V est constante à court terme (elle dépend en fait de la technologie des
transactions : cartes de crédit, virements, prélèvements…)
 P = le niveau de prix moyen (à savoir l'inflation: un critère de la valeur
réelle de l'argent);
 T = le volume de transaction (à savoir la quantité totale vendue: un
critère de la productivité).
 On peut argumenter que la vitesse de circulation de la monnaie est
constante.
 Pour faire changer V, les habitudes de paiement des individus doivent
changer (ce qui n'est pas possible en peu de temps).
 Il existe donc un lien entre la quantité de monnaie et l'inflation. 25
La demande de la monnaie « Classiques »
 La monnaie influence les prix

 L’analyse de Fisher est essentiellement macroéconomique.

 Elle cherche à déterminer la quantité de monnaie nécessaire à

l’économie pour effectuer un volume donné de transactions (et non la


quantité de monnaie désirée par les agents).

 L’accent est mis sur la nécessité et non la volonté de détenir de la

monnaie.

 Telle est la différence fondamentale entre la TQM de Fisher et

l’équation monétaire de Cambridge.


26
La demande de la monnaie « Cambridge »
 II- La pensée de l’école de Cambridge (MARSHALL, PIGOU, HICKS).

 Si I. Fisher adopte une approche par les transactions, l’école de Cambridge utilise une

approche par les encaisses.

 Reformulé la théorie quantitative de la monnaie en vue de définir pour la première fois une

fonction de demande.

 Cette fonction se présente comme suit : Md = k PY

 * Md : la demande de monnaie.

 * k : l'inverse de la vitesse de circulation de la monnaie (coefficient de l’utilisation de la

monnaie : c’est une propension psychologique, c'est le désir de conserver des encaisses).

 * P : le niveau général des prix.

27*Y : le revenu réel.


La demande de la monnaie « Cambridge »
 Effet d’encaisse réelle,

 Raisonnant en terme d’encaisse réelle, Pigou met en évidence « effet

d’encaisse réelle ».

 Les agents, lors de variation des prix, égalisent la valeur réelle et la valeur

nominale de leurs encaisses par un ajustement de leur consommation.

 En effet, lorsque les prix baissent, la valeur réelle des encaisses monétaires

des ménages augmente.

 Pour rétablir cette valeur à son ancien niveau, les ménages doivent réduire

leur épargne, ce qui augmente la consommation.


28
La demande de la monnaie « Cambridge »
 Effet d’encaisse réelle,

 L’école de Cambridge parle de l’illusion monétaire, il s’agit d’un phénomène où les

agents économiques confondent entre l’accroissement des encaisses monétaires et la hausse


du pouvoir d’achat,

 Durant les périodes de hausse de prix, l’augmentation des encaisses monétaires n’implique

pas l’amélioration du pouvoir d’achat,

 Selon les auteurs de cette école, la demande de la monnaie en termes d’encaisses réels

(Md/P) est une fonction décroissante de V (plus V est importante, moins il est nécessaire de
détenir de la monnaie) et fonction croissante deY.

 PuisqueV est stable à court terme alors Md/p dépend deY

 Keynes s’oppose à cette vision en montrant que la monnaie peut désiré pour elle-même,

29
La demande de la monnaie
 III- L’analyse Keynésienne
 KEYNES prend en compte les deux fonctions « intermédiaire des échanges »

et « réserve de valeur » de la monnaie, il les juxtapose en distinguant 3


motifs de détention de la monnaie:
 Transaction: besoin de transaction

 Précaution : besoin sécurité financière

 Spéculation : besoin de rentabilité (arbitrage portefeuille, taux d’intérêt,


anticipation).

30
La demande de la monnaie
« Keynes »
 Le motif de transaction
 Les encaisses de transactions (liées à la structure du système financier, aux
dépenses courantes, à la fréquence, la régularité des recettes et leur
coordination avec les paiements à effectuer)
 La détention de la monnaie permet d’effectuer des transactions, sans coûts de
transformation ( ce n’est pas le cas pour les autres actifs: titres, immobliers…)
 Cette demande dépond du revenu global,
 Si le revenu augmente, la demande de monnaie s’accroit,
 Cette demande de monnaie dite demande globale de trésorerie exprime la
préférence pour la liquidité,
 En dehors du motif de transaction, les agents peuvent détenir les encaisses
pour faire face à des dépenses imprevues,
31
La demande de la monnaie« Keynes »
 Le motif de précaution:
 La monnaie est également détenue car elle permet de faire face à toute
dépense imprévue, ou une perte de revenu accidentelle.
 Les encaisses de précaution sont réalisées en raison de l’incertitude (décalage
éventuels entre les revenus futurs et les dépenses futurs)
 La demande d’encaisses de précaution dépend également des revenus courants
et de laps de temps entre de la perception de ces revenus (synchronisation
entre recettes et dépenses),
 La demande de monnaie pour les transactions (courantes ou imprévues) est
fonction essentiellement du revenu courant des agents économiques,
 Toutefois, lors de la récession, les demandes d’encaisses de transaction varient
en sens inverse des demandes d’encaisses de précaution (méfiance de l’avenir)
 A court terme, le revenu étant stable, la demande de monnaie de transaction
et de précaution reste stable,
32
La demande de la monnaie« Keynes »
 Le motif de spéculation
 Les agents économiques conservent des encaisses pour pouvoir acheter ou
vendre des obligations en fonction des gains ou pertes en capital anticipés,
selon l’évolution prévue du taux d’intérêt.
 Contrairement à la monnaie, dont la valeur en capital ne varie pas, le cours des
obligations sur le marché secondaire varie en effet avec le niveau des taux
d’intérêt.
 En fonction de l’évolution des taux d’intérêts courants et de celle qu’ils
anticipent, les agents économiques vont donc conserver des obligations plutôt
que de la monnaie ou l’inverse.
 Pour pouvoir effectuer cet arbitrage, ils conservent des encaisses monétaires
au-delà de ce que le seul motif de transaction exigerait.
 Puisque l'encaisse de spéculation dépend du taux d'intérêt la demande de ce
type d’encaisse augmente quand le taux d'intérêt diminue.
 33C'est donc une fonction décroissant du taux d'intérêt.
La demande de la monnaie « Keynes »
 La demande de monnaie de KEYNES se présente comme suit :

 Dm = L1 (R) + L2 (i)

 * (L1) représente la liquidité pour motifs de transaction et de

précaution

 * (L2) représente la liquidité pour motif de spéculation

 Au niveau de l’analyse, KEYNES distingue deux approches :

 Approche mettant la monnaie en relation avec les actifs

financiers,


34 Approche mettant la monnaie en relation avec les biens.
La demande de la monnaie « Keynes »
 La première approche se base sur un choix entre la détention de
monnaie ou la détention des titres.
 Cette relation est réglée par le concept de « préférence pour la liquidité ».
 Dans ce cadre, la monnaie est considérée comme une réserve de valeur, un
bien qui a un rendement nul, un risque nul et ne procure aucune utilité.
 De là, apparaît la possibilité d'une thésaurisation, et cette monnaie réservée
est appelée la monnaie oisive.
 Selon cette approche on demande la monnaie lorsqu’on juge que la
détention de monnaie a un meilleur rendement que la détention de titres,
comme des actions dans des entreprises ou des obligations d'Etat.
 La deuxième approche, pour sa part, s’appuie sur le choix de détenir
de la monnaie ou des biens.
 La liquidité est alors l’instrument qui permet de réaliser les transactions
(achat ou vente des biens).
35
La demande de la monnaie (Keynes )
 Principe et mécanisme d’arbitrage ( monnaie ou placement )

Agir aujourd’hui Attendre demain


 Si placement /obligation quelle valeur (cours)?
 Si placement/banque quel taux d’intérêt?
 Comment décide l’agent économique anticipateur?
 Si anticipe du taux d’intérêt OK pour placement en obligations
 Si anticipe du taux intérêt PAS de placement en obligations

 Quel effet sur le lien la sphère réelle et celle monétaire ?

O/D monnaie «i» Investissement


36
La demande de la monnaie (Keynes )
 La détention de la monnaie ne rapporte rien,

 Les obligations rapportent un taux d'intérêt,

 Détenir de la monnaie a un coût d'opportunité qui est égal à ce que rapporterait l'intérêt de

cette monnaie convertie en obligations.

 Elle apporte en revanche une sécurité qui compense l'incertitude des comportements futurs

des agents.

 Pour satisfaire ce besoin de sécurité, les agents formulent une demande de monnaie pour elle-

même en raison justement de sa liquidité.

 Le taux d'intérêt pour celui qui choisit de thésauriser est un coût d'opportunité à la détention

d'encaisses oisives.

 Un coût d'opportunité est un manque à gagner lié à la détention d'une monnaie liquide qui
37
pourrait être placée et rapporter un gain à son propriétaire.
La demande de la monnaie (Keynes )
 Un facteur supplémentaire s'ajoute pour expliquer la demande de la monnaie:

 Il s’agit du degré de préférence pour la liquidité qui correspond au niveau de confiance.

 Il existe des phénomènes totalement incertains.

 Keynes établit un lien entre le degré de certitude et la préférence pour les liquidités.

 Plus l'incertitude est grande, plus la préférence pour les liquidités sera grande,

 La préférence pour les liquidités est une conséquence de la dépréciation du futur.

 L'encaisse de transaction est constituée de l'ensemble des encaisses destinées aux achats de

biens et services.

 L'encaisse thésaurisée regroupe l'ensemble de la monnaie conservée en tant que telle.

 La première dépend du revenu, la seconde du taux d'intérêt.

38
La demande de la monnaie (Keynes )
 Un facteur supplémentaire s'ajoute pour expliquer la demande de la monnaie:
 Il s’agit du degré de préférence pour la liquidité qui correspond au niveau de
confiance.
 Il existe des phénomènes totalement incertains.
 Keynes établit un lien entre le degré de certitude et la préférence pour les
liquidités.
 Plus l'incertitude est grande, plus la préférence pour les liquidités sera grande,
 La préférence pour les liquidités est une conséquence de la dépréciation du
futur.
 L'encaisse de transaction est constituée de l'ensemble des encaisses destinées
aux achats de biens et services.
 L'encaisse thésaurisée regroupe l'ensemble de la monnaie conservée en tant
que telle.
 La première dépend du revenu, la seconde du taux d'intérêt.
39
La demande de la monnaie« Keynes »
 Récapitulatif:
 KEYNES et la neutralité de la monnaie!

 La monnaie n’est pas neutre, elle est active.

 Le lien entre la sphère réelle et la sphère monétaire « taux d’intérêt ».

 Partant du motif de spéculation, l’approche keynésienne stipule que la monnaie agit sur le
comportement des agents économiques.
 C’est en fonction des taux d’intérêt que les agents économiques peuvent faire leur choix.

 Le taux d’intérêt, en tant que variable monétaire, peut être influencé par l’augmentation de
la masse monétaire (l’augmentation de l’offre de la monnaie).
 Cette variation entraîne une baisse du taux d’intérêt, ce qui encourage les agents
économiques à investir.
 L’augmentation de l’investissement va conduire à l’accroissement de l’activité économique
40
et donc au développement de la production et de l’emploi.
La demande de la monnaie« Keynes »
 Récapitulatif:

41
La demande de la monnaie« Keynes »
 Récapitulatif:

42
La demande de la monnaie « monétaristes »
 L’analyse des monétaristes (école de Chicago)
 La vision keynésienne de la demande de la monnaie distinguant trois motifs de détention,

mettant en valeur le principe de l’anticipation et postulant que seuls les titres rentrent en
concurrence avec la monnaie a été remise en cause par M. FRIEDMAN qui considère que la
monnaie entre en concurrence avec d’autres actifs,

 Les monétaristes s’accordent sur une définition considérant la monnaie comme un actif

comparable à tous les autres actifs qui forment le patrimoine des agents économiques.

 L’analyse de M. FRIEDMAN ne distingue pas, comme c’est le cas pour les keynésiens, une

demande de monnaie de transaction, de spéculation ou de précaution, et qu’elle relève d’un


comportement général de détention de richesse.

43
La demande de la monnaie « monétaristes »
 Les actifs qui composent le patrimoine des agents
selon Friedman sont:
Patrimoine
• Les actifs monétaires (monnaie),
selon Friedman

Patrimoine
• Les actifs financiers (actions, obligations, …)
selon Friedman

Patrimoine
• Les actifs réels (actifs physiques)
selon Friedman

• Les actifs humains (capitale humaine des individus,


Patrimoine
selon Friedman
qui vont procurer des revenus des activités).

44
La demande de la monnaie « monétaristes »

 Les facteurs influencent la demande de monnaie:


 Une fois déterminé les éléments du patrimoine, la demande de
monnaie que Friedman détermine va dépendre de trois groupes de
facteurs :
 Le patrimoine des agents (la richesse des agents)
 Le prix et les rendements de différentes formes d’actifs constituant le
patrimoine
 Les goûts et les préférences des agents.

45
La demande de la monnaie « monétaristes »
La fonction de la demande de la monnaie selon Friedman

 Friedman raisonne à long terme.


 La demande de monnaie est fonction positive de la richesse totale (W), négative du
taux d’intérêt négative du taux d’inflation anticipée, positive de (w) et positive de (u).
 La demande de monnaie est élevée quand le niveau des prix est élevé.
 Selon Friedman: si le taux d’inflation anticipé est élevé, les agents vont chercher à se
débarrasser de leur monnaie car elle perd de la valeur réelle.
 Lorsque le niveau des prix est élevé (P), les agents doivent détenir un stock de
monnaie plus important pour réaliser leurs transactions.
46
 Selon Friedman La fonction de demande de monnaie est stable?!
La demande de la monnaie « monétaristes »
Monnaie et gestion de patrimoine « Friedman »

47
La demande de la monnaie « monétaristes »
 La neutralité de la monnaie et les monétaristes ?
 Certains d’entre eux considèrent que la monnaie est active à court terme
mais neutre à long terme, d’autres en revanche la considèrent comme étant
neutre aussi bien à court terme qu’à long terme.
 A court terme, une augmentation de la masse monétaire entraîne une
augmentation des prix (théorie quantitative de la monnaie), ce qui implique
en conséquence une augmentation des investissements.
 Dans ce cas, l’inflation est un stimulant aux investissements.
 Par contre, à long terme, les salariés découvrent l’inflation, ce qui les incite à
manifester des revendications qui se traduisent par une augmentation des
salaires.
 Cela engendre une augmentation des coûts de production et donc une baisse
des investissements.
 Cette baisse entraîne à son tour une augmentation du chômage.
 La monnaie est neutre à long terme parce que l’effet stimulant des prix sur la
production est annulé par l’augmentation des coûts de production.
48
La demande de la monnaie « monétaristes »
 Pour Friedman, l'inflation est partout et toujours un phénomène
monétaire
 L'inflation traduit une augmentation de la masse monétaire et n'a aucun
lien avec le chômage.
 Elle le ferait baisser si elle conduisait à une baisse du salaire réel.
 Mais, si les salariés se laissent d'abord surprendre, n'attachant
d'importance qu'à leur salaire nominal, ils réalisent vite la situation et
demandent des hausses de salaire afin de rétablir leur salaire réel.
 Selon Friedman, il vaut mieux assurer la stabilité des prix à long
terme en faisant croître la masse monétaire à un taux fixe
correspondant à celui de la production.
 Ces recommandations inspireront directement la politique monétaire de
la Réserve fédérale aux États-Unis, particulièrement dans les années
1980, sous les présidences de Ronald Reagan, et la stabilité des prix
figure dans les tout premiers objectifs de la BCE.
49
Film
la stabilité des prix et la création de la monnaie
 Indiquer les éléments traités dans notre cours d’aujourd’hui.
 Quelle est la relation entre le niveau des prix et la quantité de la
monnaie de circulation?
 Comment faire pour contrôler la hausse des prix?
 Quel est le danger dune hyperinflation sur la monnaie?
 Quelle est l’importance d’un contrôle du taux d’intérêt sur la demande
de la monnaie?
 Comment la déflation peut nuire à l’économie?

50
Exercices d’application
 Vrai ou faux?
1. Pour les classiques, un accroissement des espèces monétaires en circulation
augmente le volume des transactions.
2. La quantité de monnaie en circulation est déterminée, pour l’école de
Cambridge, par le volume des transactions.
3. Un livret d’épargne peut être considéré comme de la monnaie pour Fisher.
4. Pour l’école de Cambridge, le coefficient K pourrait dépendre du taux
d’intérêt.
5. L’existence d’un décalage entre recettes et dépenses explique l’encaisse de
précaution chez Keynes.
6. L’encaisse de spéculation keynésienne L2 est détenue soit sous forme de
monnaie, soit sous forme de titres.
7. L’encaisse de spéculation augmente quand le taux d’intérêt futur anticipé
diminue
8. Pour Friedman, les agents vont toujours préférer placer leur richesse en
actifs rémunérées que détenir de la monnaie.
9. L’encaisse de spéculation existe car les agents ont une aversion pour e
51
risque
Exercices d’application
 Vrai ou faux?
1. Faux , car pour les classiques le volume des transactions est déterminé
sur le seul marché des biens .
2. Faux, La quantité de monnaie en circulation est déterminée, pour
l’école de Cambridge, par les autorités monétaires.
3. Faux, seuls les moyens de paiement sont considérés comme de la
monnaie pour Fisher.
4. Vrai, pour l’école de Cambridge, le coefficient K représente le
comportement des agents en matière de demande de monnaie, on
peut supposer qu’elle dépend de variables structurelles, comme le
degré de bancarisation de l’économie, mais également des variables
comme les taux d’intérêt ou la crainte de l’inflation. Cependant, ceci
n’est qu’implicite dans leur analyse.
52
Exercices d’application
 Vrai ou faux?
5. Faux, chez les keynésiens, l’existence d’un décalage entre recettes et
dépenses explique l’encaisse de transaction, c’est l’incertitude liée au
décalage entre recettes et dépenses qui explique.
6. Faux, L2 est composé toujours d’actifs monétaires , donc il est
toujours positif.
7. Faux, l’encaisse de spéculation baisse quand le taux d’intérêt futur
anticipé diminue.
8. Faux, pour Friedman, puisque la monnaie rend des services qui ne
rendent pas les autres actifs, les agents vont toujours préférer la
détenir.
9. Vrai, l’encaisse de spéculation existe car les agents ont une aversion
pour e risque, ceci expliqué par le rendement des titres est incertain
et qu’il a souvent un risque de perte, donc les agents peuvent, en
fonction de leurs anticipations, préférer détenir de la monnaie.
53 (encaisse de spéculation)
Exercices d’application

 Questions de réflexion:
1. Qu’est ce que détermine, en pratique, la vitesse de
circulation de la monnaie?
2. En quoi l’équation des échanges de Fisher est –elle une
identité?
3. Est –il possible , en pratique de distinguer, les trois types
d’encaisse définies par l’analyse de Keynes?
4. Comment les auteurs de l’école Cambridge interprètent la
demande de la monnaie?

54
Exercices d’application
1. La vitesse de circulation de la monnaie V dépend:
 Des habitudes de paiement des agents;
 De la technologie des moyens de paiement: V peut augmenter
avec le progrès technologique dans l’enregistrement et la
gestion des ordres de paiement. Les moyens de paiement
modernes (comme les cartes bancaires) augmentent ainsi V.
 Du rythme de versement des revenus (plus la période s’écoulant
entre deux versement est grande plus V sera faible).
 Du coût d’opportunité lié à la détention de la monnaie. Si
l’inflation ou le taux d’intérêt augmentent , il est plus couteux
de détenir de la monnaie et sa vitesse de circulation devrait
augmenter.

55
Exercices d’application
2. l’équation des échanges de Fisher est une identité
car elle évalue la même transaction sous deux
angles:
L’angle réel c.-à-d. les biens et services échangés en
valeur (PT)
L’angle monétaire c.-à-d. la monnaie servant de
contrepartie à l’échange (MV).
L’égalité (MV=PT) est donc toujours vérifiée par
construction selon Fisher.
56
Exercices d’application
 3. Non, pour Keynes, ces compartiments peuvent n’être pas
nettement distincts, même dans l’esprit des individus.
 La monnaie conservée par des agents constitue une encaisse
globale, qu’il n’est pas possible ni souhaitable de
compartimenter car les agents ne le font pas eux-mêmes.
 Pour Keynes, une somme peut être conservée
principalement pour une raison et accessoirement pour une
autre.
 Il est donc préférable de considérer la demande d’encaisse
comme une décision unique, même si celle-ci répond à
différents motifs.
57
Exercices d’application

Quels sont les effets économiques de l’augmentation de la masse monétaire?

• L'augmentation du volume de la masse monétaire incite les agents à consommer ou


à investir.
• Lorsque la masse monétaire est importante, cela génère de l'activité économique et
de la croissance mais également de l'inflation (surchauffe de l'économie).
• Au contraire, une baisse de la quantité de monnaie en circulation provoque
une contraction de l'activité économique par le manque de liquidité.
• La Consommation et l’investissement en pâtissent, ce qui peut générer une faible
croissance, des crises et des conflits sociaux.
• C'est pourquoi la quantité de monnaie émise doit être surveillée par les autorités de
contrôle.
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Exercices d’application
• Chez les fondateurs de l’école néoclassique, la monnaie est purement
transactionnelle. Ainsi, Walras n’hésite pas à affirmer que «le besoin que
l’on a de monnaie n’est autre chose que le besoin de marchandises que l’on
achètera avec cette monnaie».
• L’approche transactionnelle de la demande de monnaie est exprimée dans
l’équation de Cambridge, développée par Marshall : Md=kPY
Md : la demande de monnaie
k : l’inverse de la vitesse de circulation de la monnaie (soit 1V)
P : le niveau général des prix
Y : le revenu réel

59
Exercices d’application
Au travers de l’équation, il apparaît que la demande de monnaie dépend de trois
facteurs :
• Elle est une fonction croissante du revenu réel.
• Elle est fonction croissante du niveau général des prix.
• Elle est une fonction décroissante de la vitesse de circulation de la monnaie: plus la
monnaie circule vite plus elle permet de financer un nombre important de
transactions.
Dans la logique néoclassique, la demande de monnaie ne dépend pas de variables
telles que le taux d’intérêt.
Le taux d’intérêt n’influe pas sur l’arbitrage entre détention de monnaie et placements
financiers.
On voit donc qu’il n’existe pas de préférence pour la liquidité et détenir des actifs réels
ou des actifs financiers n’est pas plus risqué que de détenir de la monnaie.
La monnaie demandée correspond donc exclusivement au financement des
60
transactions.
Exercices d’application
Comment les monétaristes interprètent l’augmentation de la masse monétaire?
Pour les monétaristes la monnaie entre en concurrence avec les actifs composant le
patrimoine et produisent un revenu et pas seulement les titres pour le motif de spéculation,
Si les rendements des obligations et des actions baissent , la demande de monnaie
augmentent,
Si on assiste à une baisse de l’inflation, l’agent est incité à détenir plus de monnaie,
La demande de la monnaie en termes réels dépend donc du volume du revenu permanant,
du service rendu par la monnaie qui lui-même dépend du niveau général des prix/ aux
rendements des actifs concurrents,
La demande de la monnaie peut être instable à court terme mais stable à long terme.
Pour les économistes monétariste, une augmentation de la masse monétaire M
provoque une hausse du niveau général des prix mais ne modifie pas la sphère réelle.
Par exemple, une hausse massive des revenus entraîne une hausse générale des prix.

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Exercices d’application
Comment Keynes interprète l’augmentation de la masse monétaire?
Pour les économistes keynésiens, qui acceptent une possible hausse des prix (mais
mineure) l'augmentation de la masse monétaire a surtout pour effet de permettre une
relance en cas de croissance molle voire de récession (baisse de la production nationale).
Les effets de la variation de la masse monétaire
L'excédent de monnaie distribuée permet :
• une augmentation des revenus qui favorise les achats de bien de consommation
(principe du multiplicateur keynésien),
• une incitation à investir pour les entreprises, l'activité économique repartant
(principe de l'accélérateur keynésien).
Les économistes de cette tendance prônent une plus grande facilité de crédit (baisse du
taux d'intérêt) et un accroissement des revenus.

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Exercices d’application

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