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CHAPITRE II : CONDUITE

D’UNE MISSION D’AUDIT


INTERNE
Rappels de definition
Définition
► Examen a posteriori des livres comptables, états financiers,
relevés des opérations et systèmes financiers
► Examen de l’adéquation des systèmes et procédures
comptables, de la capacité à tenir des comptes et des états
appropriés
Objectifs sous-jacents
.

► donner de la crédibilité et garantir la responsabilité


► Vérifier la conformité avec les clauses des accords prêt
concernant les questions financières
► Déceler les faiblesses des contrôles internes/ systèmes
financiers, et formuler des recommandations à cet égard

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Types d’Audit

Audit d’efficacité L’auditeur exprime son opinion sur l’atteinte des


objectifs

L’auditeur vérifie la conformité avec les règles internes,


Audit de conformité réglementations, procédures et processus mis en place
par la direction

Audit de management
Examen approfondi de la stratégie d’entreprise et des
politiques sectorielles définies pour l’appliquer (leur
pertinence et cohérence )

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Types d’Audit

L’audit interne est une fonction


d ’évaluation indépendante exercée au sein
de l’entreprise pour assister les
Audit interne
responsables et leur permettre d ’avoir une
meilleure maîtrise de leurs activités

un examen auquel procède un professionnel


Audit externe externe, compétent et indépendant en vue
d’exprimer une opinion motivée

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Types d’Audit

L’auditeur est commis d’office par la loi du fait de l’


Audit légal intérêt collectif que revêt l’information comptable de
certaines entreprises pour les investisseurs, le
personnel, les actionnaires, les dirigeants...

Commissariat aux comptes

Audit contractuel L’auditeur est investi d’une mission d’expertise et agit


sous mandat de la direction

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Types d’Audit

Audit des états financiers L’auditeur exprime son opinion sur les états financiers

Obligatoire dans certains cas

Audit opérationnel Examen approfondi des techniques de gestion. Étude


de tous les domaines fonctionnels, recensement des
problèmes d’exécution et recommandations sur les
mesures à prendre pour améliorer l’efficience et
l’efficacité des opérations

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Les différentes phases de la mission d’audit

Une mission d’audit s’organise dans la durée. Les travaux à réaliser


sont répartis sur plusieurs mois, avant et après la date de clôture de
l’exercice de l’entreprise auditée.
Les auditeurs ne travaillent pas au hasard au gré de leur inspiration.
Il respectent une méthodologie qui comprend des étapes de travail
et des techniques à mettre en œuvre lors de chacune d’elles.

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Acceptation de la mission Début de la
mission ou de
l’exercice
Orientation et planification

Intervention
Préparation des Appréciation du intérimaire : En
Inventaire physique cours de l’exercice
travaux finaux contrôle interne

Contrôle direct des comptes


Date de
disponibilités des
comptes
Revue des événements
postérieurs à la clôture

Date de
Emission des rapports l’approbation des
d’audit comptes

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CHAPITRE II : CONDUITE
D’UNE MISSION D’AUDIT
INTERNE
SECTION 1: LA PHASE DE PLANIFICATION

Audit et contrôle interne - 9


M.NGOM
Etape 1 : prise de connaissance

Acceptation de la mission

Prise de connaissance
générale de l’entreprise

Orientation et planification

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 Acceptation de la mission

L’objectif de première étape est de permettre à l’auditeur de se


rendre compte s’il est en mesure d’accomplir la mission qui lui est
proposée.
L’acceptation implique également le respect d’une procédure :
notification à l’OEC, publication dans un journal d’annonces
légales...
L’acceptation de la mission suppose l’établissement d’un
document contractuelle dénommée « lettre de mission » ou pour,
le commissaire aux comptes un « programme de travail et budget
d’honoraires »
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La lettre de mission :

Dans ce contrat chacune des deux parties décrit ses droits et


obligations, le travail qui sera accompli, le coût facturé, la durée de
la mission, les éléments que le client doit mettre à la disposition de
l’auditeur.

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Teneur de la lettre de mission
 Description du projet, du financement et des parties
concernées
 Description et échantillons des états financiers
 Stipulation concernant l’utilisation de normes d’audit
acceptables
 Accès aux livres, états, documents, et disponibilité du personnel
durant l’audit
 Durée du mandat – deux exercices budgétaires ou plus (sous
réserve d’une performance satisfaisante l’année précédente)
 Suivi des problèmes relevés l’année précédente
 Teneur du rapport d’audit et opinions spécifiques à présenter
 Délai de présentation du rapport d’audit
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Teneur de la lettre de mission

 Livrables, résultats et opinions


 Soumission du programme d’audit, du plan de dotation en
personnel et de la proposition d’audit
 Présentation de la lettre de recommandations

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Le programme de travail et budget d’honoraires
La mission du CAC ayant un fondement légal, son exécution ne
peut être restreinte contractuellement.
Néanmoins, il est souhaitable d’obtenir des dirigeants un accord
écrit sur le contenu du programme de travail et du budget
d’honoraires.
Le programme de travail et budget d’honoraires doit comprendre :
 Noms des collaborateurs appeler à intervenir ;
 Description des normes de travail et des normes applicables
à l’entité auditée
 Calendrier des interventions
 Estimation du temps total d’intervention et des honoraires
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 Orientation et planification de la mission

Cette approche a pour objectif d’identifier les risques pouvant avoir


une incidence significative sur les comptes et conditionne ainsi la
programmation initiale des contrôles et la planification ultérieure de la
mission.
L’auditeur doit lors de cette étape :
 Acquérir une connaissance générale de l’entreprise et de son
environnement, avec pour objectif d’identifier les risques propres
à cette entreprise
 Identifier les systèmes et les domaines significatifs, avec pour
objectif de déterminer les éléments sur lesquelles l’auditeur doit
concentrer ses travaux
 Rédiger un plan de mission, avec pour objectif de préciser et de
formaliser la nature, l’étendue et le calendrier des travaux. 16
Connaissance générale de l’entreprise
et de son environnement

Collecte de l’information

Outils et techniques utilisés

Approche méthodologique
adoptée

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Collecte de l’information :
Lors de cette étape, l’auditeur ne cherche pas à fonder son opinion
mais à collecter un maximum d’informations sur l’entreprise et son
environnement afin de détecter les risques sur l’analyse desquels il
orientera sa mission.
Les informations à collecter concernent notamment :
 Informations générales
 Informations relatives au groupe et à la branche
professionnelle
 Autres informations relatives à l’environnement externe
 Informations juridiques
 Informations comptables et financiers
 Informations sur la politique générale de l’entreprise 18
Outils et techniques de collecte de l’information :

Les techniques utilisées relèvent essentiellement des techniques


suivantes :
Visites des installations : la visite des locaux (bureaux, usines...) n’a pas
pour objet d’aller au cœur du processus de production mais
seulement de faire toucher du doigt les réalités qui existent derrière
les chiffres.
Entretiens avec les responsables : ils permettent de donner la possibilité à
l’auditeur de compléter sa prise de connaissance de l’entreprise;
l’auditeur permet de mener des entretiens avec les différentes
personnes qui sont susceptibles de fournir une information
appropriée ( expert comptable, dirigeants, auditeur interne…

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Outils et techniques de collecte de l’information

Revue analytique : il s’agit de l’analyse de l’évolution de l’entreprise sur


les trois derniers exercices des éléments issus des comptes de
l’entreprise par le calcul de ratios, comparaison des résultats avec les
budgets, comparaison avec le secteur d’activité... Cette technique
permet de mettre en relief les aspects qui nécessitent un audit
approfondi et ceux sur lesquels on peut alléger les tests.

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Information générale sur l’entreprise

Il est impossible de concevoir un travail de


révision des comptes d’une entreprise, sans au
préalable avoir une connaissance générale sur
l’entreprise elle-même. Une visite des différentes
parties de l’Entreprise devra être réalisée, au
cours de laquelle, le réviseur mémorise, entre
autres, l’ambiance générale, les va et viens des
personnels, l’agencement des postes de travail,
etc.
Audit et contrôle interne - 21
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Information générale sur l’entreprise

Cette connaissance générale de l’Entreprise devra


s’attarder sur les biens et services produits, leurs
marchés, la branche au sein de laquelle se trouve
l’Entreprise ainsi que les problèmes généraux les
plus saillants, tels que : les difficultés
technologiques, les compétences en place, la
répartition géographique

Audit et contrôle interne - 22


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Information générale sur l’entreprise

Ainsi l’auditeur va observer sur:


 l’organisation
 et Le service et les documents comptables

Audit et contrôle interne - 23


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Information générale sur l’entreprise

Parallèlement à l’objectif de régularité vis-à-vis des


lois et règlements, L’auditeur doit porter un
regard sur :
 L a situation juridique
 La situation fiscale et parafiscale

Audit et contrôle interne - 24


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Information générale sur l’entreprise

 L a situation juridique
L’examen de la situation juridique portera sur :
 Statuts pour noter : L’objet, La dénomination et l’adresse
exacte du siège social de l’entreprise, Le capital de départ
souscrit, Les affaires réservées aux AG, La composition du CA
ou CS et son domaine de compétence, Les compétences
déléguées au Directeur Général ou au Gérant.

Audit et contrôle interne - 25


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Information générale sur l’entreprise

 L a situation juridique
L’examen de la situation juridique portera sur :
• les documents suivants : Registre de présence et des procès-
verbaux du CA, Registre des procès-verbaux AGO, AGE, Feuilles
d’émargement aux Assemblées et pouvoirs de représentation aux assemblées,
Liste des Actionnaires, Registre des mouvements et titres…

Audit et contrôle interne - 26


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Information générale sur l’entreprise

 L a situation fiscale et parafiscale


Pour pouvoir exercer, l’Entreprise est tenue de s’inscrire
auprès de l’administration fiscale et parafiscale.
Auprès de l’administration fiscale elle est obligée d’obtenir
un numéro d’identification fiscale aussi bien auprès des
impôts directs que des taxes sur le chiffre d’affaires.

Audit et contrôle interne - 27


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Information générale sur l’entreprise

 L a situation fiscale et parafiscale


De la même manière, l’Entreprise est tenue de s’inscrire
auprès des organismes sociaux pour pouvoir remplir ses
obligations sociales.

Audit et contrôle interne - 28


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2- Identifier les systèmes et les domaines significatifs :

Pour le CGNC « le seuil de signification est la mesure que peut faire le CAC du
montant à partir duquel une erreur, une inexactitude ou une omission peut
affecter la régularité et la sincérité des comptes annuels ainsi que l’image fidèle
du résultat des opérations, de la situation financière et du patrimoine de
l’entreprise ».

L’évaluation du caractère significatif d’une constatation faite par l’auditeur est


sans doute l’une des tâches les plus délicates de sa mission. C’est avant tout
laissée au jugement d’un professionnel qui se doit d’être indépendant et
compétant.

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2- Identifier les systèmes et les domaines significatifs :

La fixation du seuil de signification permet :

 De mieux orienter et planifier la mission en concentrant les travaux sur des


éléments significatifs et sur les chiffres qui qui dépassent le seuil de
signification ;
 D’éviter les travaux inutiles lors de la recherche d’éléments probants, par
exemple éviter de longues recherches sur un poste mineur car, même s’il recèle
des erreurs, celle-ci seront de toutes façons inférieures au seuil de signification ;
 De justifier les décisions concernant l’opinion émise : fiabilité ne signifie pas
exactitude.

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2- Identifier les systèmes et les domaines significatifs

La fixation du seuil de signification doit être fait par rapport aux


domaines et systèmes de signification :
Les domaines significatifs concernent les comptes qui peuvent receler
des erreurs supérieures au seuil de signification :
 Comptes par lesquels transitent des mouvements importants ;
 Comptes importants par rapport aux critères juridiques et
économiques ;
 Comptes affectés par les jugements et les estimations ;
 Comptes qui font appel à une technique comptable complexe ;
 Comptes qui, par leur nature, sont porteurs de risques.

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2- Identifier les systèmes et les domaines significatifs

Les systèmes significatifs concernent le traitement de l’information


comptable : système de paie, de traitement des achats, système
informatique...

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3 – Plan de mission :
La connaissance générale de l’entreprise et de son environnement et
l’identification des domaines et des systèmes significatifs, font l’objet d’une
analyse dont les résultats doivent être formalisés dans une document dénommé
plan de mission.
Son contenu peut comprendre les éléments suivants :
• Présentation de l’entreprise ;
• Informations comptables ;
• Définition de la mission ;
• Domaines et systèmes significatifs ;
• Orientations du programme de travail ;
• Equipe et budget ;
• Planification de la mission. 33
CHAPITRE II : CONDUITE
D’UNE MISSION D’AUDIT
INTERNE
SECTION 2: LA PHASE D’ EXÉCUTION

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Section 2: La phase d’ exécution

L’activité de l’entreprise se déroule dans le cadre d’un


certain nombre de cycles de gestion répétitifs. Chaque
cycle obéit à un certain nombres de règles qui doivent
faire l’objet, dans le cadre de la révision comptable,
d’un examen approfondi sous deux angles :
Respect des règles du contrôle interne.
Respect des règles comptables définies par le plan
comptable.

Audit et contrôle interne - 35


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Section 2: La phase d’ exécution

Le contenu des comptes comptables reflète bien


évidemment l’organisation des cycles de gestion, l’étude
de chacun des cycles respecte en règle générale le même
plan à savoir :
Les conditions requises pour un bon contrôle interne.
Les techniques d’audit des comptes comptables.
Le schéma suivant décrit la méthode appliquée.

Audit et contrôle interne - 36


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Description du système
1- phase préliminaire

2- test de conformité Suivi de quelques transactions

3- mise en évidence des Forces du système Faiblesses du système


forces et des faiblesses
4- établissement du
programme détaillé de
5- test de permanence Évaluation du contrôle interne révision
7- mise à jour du
programme détaillé de
6- émission de lettre révision
de recommandation

Bonne Mauvaise

Audit et contrôle interne - 37


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1- Description du système :

Avant de pouvoir juger un système de contrôle interne, il


est indispensable que l’auditeur ait compris son
fonctionnement par une description des opérations telles
qu’elles sont effectuées sur le terrain. Pour ce faire,
l’auditeur peut utiliser :
 Les procédures écrites de l’entreprise
 Les entretiens avec le personnel concerné par la
mission d’audit
 Les dossiers des auditeurs précédents

Audit et contrôle interne - 38


M.NGOM
1- Description du système :

L’auditeur peut recourir aux outils suivants :


 Les notes descriptives ou approche narrative
 Les diagrammes de circulation
 La grille de séparation des fonctions
 Le questionnaire de contrôle interne

Audit et contrôle interne - 39


M.NGOM
1-1- Note descriptive ou Approche narrative :

Les notes descriptives ou approche narrative sont rédigées


par l’auditeur afin de fournir :
 Les responsabilités et les tâches
 Les circuits des documents
Cette technique présente les inconvénients majeurs :
 du style personnel de celui qui la rédige, style qui n’est
pas compréhensif par chacun (abréviation, annotations…)
 la mise à jour périodique demande souvent un long suivi
des procédures, pour éviter d’avoir des textes embrouillés.
40
1-2- diagramme de circulation ou la méthodes des
Flow-charts :
Le diagramme de circulation des documents appelé encore
ordinogramme ou flow-chart représente graphiquement une
suite d’opérations dans lesquelles figurent les différents
documents utilisées et les centres de travail ou responsabilité.

L’étude du circuit de traitement des opérations permet de :


 Visualiser rapidement le circuit des documents et la
localisation des point de contrôle
 Relever les insuffisances et les surcharges d’information
de certains services
 S’assurer d’une bonne séparation des tâches
Audit et contrôle interne - 41
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1-2- diagramme de circulation ou la méthodes des
Flow-charts :
La présentation des symboles peut varier selon les auteurs,
mais dans l’ensemble, on retient les symboles suivants :
Document extérieur à l’entreprise à préciser

Document crée par l’entreprise à préciser

Travail effectué sur un document

Classement temporaire

Classement définitif
Audit et contrôle interne - 42
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1-2- diagramme de circulation ou la méthodes des
Flow-charts :

Document sortant de l’entreprise

Document éventuel

Établissement d’une liasse

Tout livre : grand livre, livre


d’inventaire…

Audit et contrôle interne - 43


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Le circuit des achats Services Services Réception Comptabilité
utilisateurs achats fournisseurs
BC créer suite à une DA et
signer par le resp achat

Contrôle des Qté et Qlité


BC-BL et préparation du BR

Détails du BR portés à la cde


notamment Qté encore en
attente

Apposition sur la facture d’un


tampon avec N° séquentiel ;
toute copie est marquée
duplicata

Comparaison mentions de la
facture avec BC et BR

Comptabilisation de la
facture au journal d’achats
après avoir préparé les
imputations comptables

44
1-3- Le questionnaire de contrôle interne :

Le QCI est une liste de questions préétablies permettant à


travers des réponses par « oui » ou « non » de :

 recenser les éléments du dispositif du contrôle interne


 ressortir les points de faiblesses du système représentés
par les réponses « négatives »
 ressortir les points de forces théoriques du système
représentés par les réponses « positives »

Audit et contrôle interne - 45


M.NGOM
La structure du QCI est définie par le schéma suivant :

Objectif du contrôle :

Questions Ref oui non Commentaires Ref


diag PVP

Cocher le colonne
En fonction des concernée
grands objectifs de Pour vérifier que tous les points de
l’audit : exhaustivité contrôle ont fait l’objet d’un
Pour faciliter Programme de Vérification des
réalité les recherches Procédures

En fonction des
différents éléments En particulier s’il y a un
du système qui contrôle alternatif
permettent de
remplir l’objectif Audit et contrôle interne - 46
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1- 4 - La grille de séparation des fonctions :

La grille de séparation des fonctions est un tableau


permettant de vérifier l’existence d’une séparation suffisante
entre les fonctions fondamentalement incompatibles

La structure de la grille est schématisée par la représentation


suivante :
Service 1 Service 2 Service 3 Service 4

Opération 1

Opération 2

Opération 3

Audit et contrôle interne - 47


M.NGOM
Conclusion sur les outils :

Les outils ne sont pas utilisés de façon systématique :

 L’auditeur choisit l’outil le mieux approprié à l’objectif


recherché

 Il prélève dans « sa boite à outil » celui qui permet de


réaliser au mieux le travail d’audit.

Audit et contrôle interne - 48


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Les tests en contrôle interne :

La mise en œuvre des outils de contrôle interne ne suffit pas, il faut


des tests pour une meilleurs appréciation du contrôle interne :

1- Les tests de conformité ou d’existence :


Ces tests sont effectués afin de s’assurer de la bonne compréhension
du système. L’auditeur doit vérifier la réalité du déroulement des
opérations depuis le début jusqu’à la fin.
Par exemple, pour le circuits d’exploitation « ventes-clients-stocks »,
prendre quelques bons de commande et les suivre jusqu’à leur
classement, leur saisie, ou leur envoie à un tiers extérieur à l’entreprise.
Toutes les personnes qui interviennent dans le circuit sont identifiées.

Audit et contrôle interne - 49


M.NGOM
2- Les pistes d’audit ou chemin d’audit :

A l’origine, outil de contrôle comptable, cette technique est utilisée


aujourd’hui de façon plus générale pour reconstituer une opération en
partant du traitement final d’un document pour remonter à sa source,
en passant par tous les stades intermédiaires.
La piste d’audit est un test de permanence mais réalisé en sens inverse
du déroulement du circuit.

Audit et contrôle interne - 50


M.NGOM
3 – L’observation physique :

L’observation physique est un outil d’audit permettant de s’assurer de


la réalité d’un élément ou d’un fait par la constatation matérielle de son
existence. On peut observer :
Un élément physique du patrimoine, un processus, des documents, des
éléments immatériels.

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M.NGOM
4 - Les tests de permanence :

Ces tests permettent de s’assurer que les points forts, mis en évidences
lors de l’examen des procédures, sont efficacement et continuellement
appliqués.

Audit et contrôle interne - 52


M.NGOM
LE CONTRÔLE DES COMPTES

Le contrôle des comptes consiste à comparer les chiffres des


comptes annuels avec divers justificatifs qui vont servir de preuves
: actes notariés, factures d’achats ou de ventes, bon de
commandes et de livraison, relevés bancaires, fiches de paie...
Le contrôle des comptes revient toujours à justifier un chiffre par
une pièce comptable ou par tout autre élément probant.

Audit et contrôle interne - 53


M.NGOM
La collecte d’éléments probants qui vont permettre au CAC de
fonder son opinion sur la régularité, la sincérité et l’image fidèle des
comptes annuels comprend les huit techniques suivantes :
 L’inspection physique et l’observation ;
 La confirmation directe ;
 L’examen des documents reçus par l’entreprise ;
 L’examen des documents crées par l’entreprise ;
 Les contrôles arithmétiques ;
 Les analyses, estimations, rapprochements et recoupements
effectués entre information ;
 L’examen analytiques ;
 Les informations verbales obtenues des dirigeants et salariés.
Audit et contrôle interne - 54
M.NGOM
Approches de la révision des comptes :
1- approche traditionnelle :
Elle consiste à réviser les comptes dans l’ordre de la balance.
Bien que cette méthode est exhaustive, elle n’est cependant pas
pratique, dans la mesure où le contrôle de certains comptes de
situation engendre le contrôle d’autres comptes de gestion.

Audit et contrôle interne - 55


M.NGOM
Approches de la révision des comptes :
1- approche traditionnelle :
Exemple : examen d’un compte d’emprunt :
 La justification du solde du compte en conformité avec le
tableau d’amortissement (bilan)
 La ventilation de ce solde selon son exigibilité (ETIC)
 La justification des intérêts pris en charge au cours de
l’exercice (CPC)
 Les engagements donnés en garantie au profit du prêteur
(ETIC)

Audit et contrôle interne - 56


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1- approche par cycle :
Elle consiste à réviser les comptes par cycle :
 Cycle de trésorerie/financement ;
Cycle des immobilisations/ investissement
Cycle des approvisionnement / FRS-achat
Cycle des ventes
Cycle des stocks
Cycle des frais de personnels

Cette méthode est plus logique pour le contrôleur : elle permet


d’optimiser le temps d’intervention et que l’essentiel a été fait.
Audit et contrôle interne - 57
M.NGOM
CHAPITRE II : CONDUITE
D’UNE MISSION D’AUDIT
INTERNE
SECTION 3: LA FINALISATION

Audit et contrôle interne - 58


M.NGOM
Rapport d’Audit – Teneur
Le rapport doit être présenté selon un plan normalisé:
 Le paragraphe 1: retrace le travail d’audit accompli. Définit les
responsabilités respectives de l’auditeur et de l’audité

 Le paragraphe 2: décrit de façon détaillée la portée du travail


d’audit, fournit une description générale de la nature du travail, donne des
exemples des procédures appliquées, signale toute limitation de l’audit
imputable à la nature du travail. Ce paragraphe précise aussi que l’audit a
été exécuté conformément aux GAAS de référence

 Le paragraphe 3: expose l’opinion de l’auditeur sur les états


financiers, par exemple, s’ils ne comportent pas d’inexactitudes ou de
problèmes importants (par exemple erreurs importantes ou graves), donnent
une image exacte et fidèle des résultats opérationnels, de la situation
financière et de la trésorerie de l’audité, et s’ils sont conformes aux principes
comptables de référence indiqués
59
Rapport d’Audit – Teneur

S’il le juge nécessaire, l’auditeur peut aussi ajouter des


informations supplémentaires au rapport sans modifier
l’opinion générale du rapport

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Rapports d’audit – Opinion

On distingue 4 différents types


d’opinion:
1. Opinion sans réserve*
2. Opinion avec réserve**
3. Opinion défavorable***
4. Refus de certifier***

61
Rapport d’audit – Opinion
1. Opinion sans réserve
C’est l’équivalent de “bon état de santé” pour un patient
2. Opinion avec réserve Il existe 2 types de réserve:
•Simple irrégularité par rapport aux normes – sur un point au
moins les comptes ne sont pas conformes aux normes, mais la
présentation du reste des états financiers est sincère, par exemple,
charges d’amortissement erronées
•Limitation de la portée – l’auditeur n’a pas été en mesure de
vérifier les états financiers sur un ou plusieurs points. Par
exemple, il n’a pas pu voir et vérifier les stocks de l’entité
Le rapport avec réserve déclare que la présentation des états
financiers est sincère, à une exception près. Un paragraphe
spécial explique alors les raisons de cette réserve
62
Rapport d’audit – Opinion
3. Opinion défavorable

Les états financiers ne sont pas conformes aux normes. C’est


l’inverse d’une opinion sans réserve; les données sont entachées
d’erreurs, d’incertitudes et d’inexactitudes importantes

4. Refus de certifier

Cette opinion est rare; Elle est exprimé quand l’auditeur n’a pas
été en mesure de se faire une opinion, parce qu’il n’a pas pu
achever le travail d’audit pour diverses raisons, par exemple, le
caractère très limité des vérifications

63
Rapports d’audit – Opinion
• Dans certains cas, l’opinion sans réserve exprimée n’est pas
entièrement cohérente avec les conclusions de l’audit sur les
données financières ou la lettre de recommandations

** Éventuellement non acceptable– les normes d’audit prévoient


qu’une opinion sans réserve doit être reçue pour certains cas.
Une opinion avec réserve ne peut être acceptée que s’il est avéré
qu’un plan, assorti de délais déterminés, a été adopté pour mettre
en œuvre les changements nécessaires ou si la réserve ne porte
pas atteinte aux responsabilités fiduciaires.
*** Non acceptable. Les états financiers doivent être établis et
audités à nouveau

64
Lettre de recommandations

 Doit accompagner le rapport d’audit

 Doit identifier les points faibles éventuels des contrôles


internes et recommander des mesures correctives.

 La direction doit répondre dans le délai prévu

 Dans sa réponse, la direction doit indiquer


son accord/ désaccord avec l’auditeur et
présenter un plan d’action assorti de délais
déterminés pour résoudre le(s) problème(s)
identifié(s)
65
Merci