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École Nationale Supérieure Agronomique

Analyse dimensionnelle
et
Théorie des modèles
Cours Présenté par
Mr Mahfoud AMARA

Génie Rural
2010
L’objectif de ce cours est de donner aux élèves

les éléments de bases de

l’analyse dimensionnelle
et de
la théorie des modèles
En Sciences Expérimentales et plus particulièrement
en sciences agronomiques
Le chercheur est appelé à analyser
des interactions entre différents paramètres,
il doit souvent quantifier ces interactions

Pour cela, les interprétations statistiques


sont souvent utilisées,
mais restent insuffisantes pour quantifier
avec précision ces interactions,
Le cours sur l’analyse dimensionnelle et
la théorie des modèles
est un complément indispensable
pour une quantification meilleure
de ces interactions, surtout en sciences agronomiques,

Pour le machiniste, ce cours permettra


de comprendre et d’analyser
correctement le système

Machines - Sol - Plantes


OBJET TECHNIQUE DE CE COURS

1 - Vérifier l’exactitude d’une équation donnée

2 - Proposer un modèle mathématique permettant


de quantifier
un phénomène donné
en relation avec d’autres paramètres.

3 - Définir et choisir convenablement


les unités de mesure
des différents paramètres mis en relation
4- Préciser les relations entre
les grandeurs mesurables
intervenant dans un phénomène physique.

5- Grouper les grandeurs en produits sans dimension


afin d’exprimer les résultats d’expériences différentes
par des relations entre ces produits.
Outils nécessaires pour l’Analyse dimensionnelle
et la théorie des modèles

Mathématiques
(Différentielles , Matrices et notions sur les puissances)

Statistiques
(régressions polynomiales)

Notions sur les similitudes


Plan du Cours
Les Unités

En physique et en métrologie,
les unités sont des étalons pour la mesure
de grandeurs physiques qui ont besoin de
définitions précises pour être utiles.
PRINCIPALES UNITES SI
Grandeur Unité SI
Il repose sur 7
grandeurs Longueur mètre (m)
fondamentales : Temps seconde (s)
Masse kilogramme (kg)
Les unités SI Intensité du
ampère (A)
des autres courant
grandeurs Quantité de
mole (mol)
s’expriment en matière
fonction de ces Température kelvin (K)
unités de base.
Intensité
candela (cd)
lumineuse
Le mètre (m)
Le mètre est la longueur du trajet parcouru
dans le vide par la lumière pendant une
durée de 1/299 792 458 seconde
(17e CGPM (1983), Résolution 1, CR 97).

ou

Historiquement, la première définition


officielle et pratique du mètre (1791) était
basée sur la circonférence de la terre, et
valait
1/20 000 000 d'un méridien.
La seconde (s)
La seconde est la durée de
9 192 631 770 périodes de la radiation
correspondant à la transition entre les deux
niveaux hyperfins de l'état fondamental de
l'atome de césium 133
à une température de 0 kelvin

(13e CGPM (1967-1968), Résolution 1, CR 103).


Le kilogramme (kg)
Le kilogramme (nom originel, le grave) est l'unité de
masse. Il est égal à la masse du prototype international
du kilogramme
.
Ce dernier, en platine-iridium (90%-10%), est gardé au
Bureau international des poids et mesures à Sèvres, en
France
(1re CGPM (1889), CR 34-38).

Historiquement, c'est la masse d'un décimètre cube


d'eau, soit un litre, à une température de 4 °C.
Exemples unités dérivées:

 La vitesse (v = d/t) s’exprime en mètre


par seconde ms-1.

 L’énergie cinétique (Ec = ½ mv2) s’exprime


en joule et 1 J = 1 kgm2s-2.

L’unité SI de la concentration molaire


(c = n/V) est la mole par mètre cube
(molm-3).
Grandeurs Physiques
Définition d’une grandeur en physique

Une GRANDEUR est une caractéristique physique, chimique


ou biologique
Qui est mesurée ou repérée.

Elle peut être de nature

SCALAIRE comme:
la longueur (l), La masse (m) ou la température (T)

ou

VECTORIELLE (MATRICIELLE) comme:


Vecteurs polaires : vitesse linéaire, force, champ électrique
Vecteurs axiaux: vitesse angulaire, moment cinétique, champ magnétique
Comment exprimer le résultat de la mesure d’une grandeur physique

Le physicien qui étudie les phénomènes de la nature, utilise des instruments de mesure
et cherche à établir des rapports quantitatifs entre des grandeurs physiques.
Pour cela il choisit des grandeurs qui lui servent de références ou étalons

Mesurer une grandeur physique, c’est déterminer donc le RAPPORT


entre cette grandeur et une autre grandeur de même nature choisie
comme unité

FAIRE UNE MESURE,

c'est trouver combien de fois une UNITE est contenue dans la GRANDEUR à mesurer

•Mesurer la longueur d'un bout de bois


•Mesurer le poids d'un panier de fruits
•Mesurer le temps de parcours du 100 mètres
Il existe deux types de grandeurs :

Les grandeurs dimensionnées

Les grandeurs adimensionnées


Dimension d’une grandeur
 Remarque : une grandeur sans dimension peut cependant avoir
une unité.

 Exemple : l’unité d’angle, dans le


système international, est le B
radian et [a] = 1 puisque :
a
A
AB R
a
R
Remarques

Les symboles des grandeurs sont toujours écrits en italique


alors que les symboles des dimensions sont écrits en majuscules

Notons que les symboles donnés pour les


grandeurs
ne sont que recommandés.

Par contre, les symboles donnés pour les


unités,
ainsi que leur style et leur forme,
sont ceux qui doivent être obligatoirement
utilisés.
Les Dimensions
Notion de dimension
 Les grandeurs qui décrivent un phénomène physique sont caractérisées
par leur « dimension ».
Une grandeur peut avoir la dimension d’une masse, d’une énergie, d’une
tension électrique…
 La dimension de la grandeur G se note [G] sauf pour les grandeurs de
base que sont la longueur, le temps, la masse, l’intensité du courant… qui
seront notées pour simplifier : L, T, M, I, …

 La notion de dimension est très générale et ne suppose aucun choix


particulier de système d’unités.
Notion de dimension
Grandeur Dimension
Longueur L

Temps T

Masse M

Intensité du courant I

Quantité de matière N
Température Q
En Mécanique nous n’avons besoin que des trois dimensions

Avec ces trois dimensions nous pouvons avoir


deux systèmes
Symboles des unités et dimensions
Site intéressant sur internet
sur l’histoire des unités
Analyse Dimensionnelle
Définition de l’analyse dimensionnelle

L'analyse dimensionnelle est le domaine (restreint) de la physique


qui concerne les unités des grandeurs.

Notamment, le fait que les unités soient arbitraires fait que toute
équation valable de la physique est homogène : quelque chose qui se
mesure en mètre par seconde ne peut pas être égal à quelque chose
qui se mesure en kilogramme par mètre.

L’analyse dimensionnelle est un


moyen très prisé et très efficace pour
vérifier ses calculs
DEFINITION MATHEMATIQUE DE L’ANALYSE DIMENSIONNELLE

• Lorsque les dimensions à droite et à gauche de


l’équation sont identiques, on dit que cette équation
est homogène.

Théorème
• Toute équation non homogène est nécessairement Fausse.

• Toute équation homogène est juste, sinon pertinente.


Analyse dimensionnelle

 Faire l’analyse dimensionnelle d’une relation consiste à


remplacer, dans la relation, chaque grandeur par sa dimension.

 Exemple : la vitesse est le quotient d’une longueur par un


temps, l’équation aux dimensions s’écrit : [v] = LT-1.

 La dimension d’une grandeur quelconque peut s’exprimer


à partir des dimensions fondamentales.

 Toute expression doit être homogène, c’est-à-dire que ses


deux membres doivent avoir la même dimension.
Exemple : dans la relation DEc = WAB(F) les deux membres ont
la dimension d’une énergie.
Dimension d’une Grandeur

La dimension d’une grandeur est la manière dont se compose


le phénomène ETALON à partir des sept étalons de base.

Par exemple, on dit que la dimension d’une vitesse


est une longueur divisée par une durée

On note ceci par une EQUATION AUX DIMENSIONS

L’unité utilisée représente cette équation aux dimensions,


par exemple pour la vitesse, l’unité est le m.s-1 ou (m/s)
La composition peut devenir plus complexe. Ainsi, la Force à la dimension
d’une masse par une longueur et divisée par une durée au carré:

Cette relation est déduite de la deuxième loi de Newton qui est :

F=m.a
m, est la masse et a l’accélération

L’unité de force, le Newton (N) est donc homogène à des


kilogramme mètre sur la seconde au carré
Signification des exposants

Par exemple, dans le cas de l’étalon – force ,


considérons la forme intermédiaire de l’équation aux dimensions:

Dans ce cas, F
Dans ce cas, F est proportionnelle à L et inversement
est proportionnelle à V inversement proportionnelle au carré de la durée
proportionnelle à la durée
Exemples: Dimension d’une grandeur

 Energie cinétique : Ec = ½ mv2

[Ec] = ? [Ec] = ML2T-2

m
 Masse volumique :  =
V
[] = ? [] = ML-3

liquide
 Densité d’un liquide : d =
 eau

[d] = ? [ ]
[d]  1
[ ]

La densité est une grandeur sans dimension.


Dimension d’une grandeur

 Il peut être parfois relativement difficile d’obtenir le résultat…

Exemple : la tension électrique U a pour dimension


[U] = L2 M T-3 I-1
résultat qui peut s’obtenir en combinant
les différentes relations :

F = q·E ; E = U/d ; q = I·t ; F = m·a…

 On pourra, en général, garder [U] dans l’équation aux dimensions.


Ainsi, à partir de la loi d’ohm uR = Ri, on pourra écrire :

[U]
[R] 
I
Homogénéité des Formules
Equations aux dimensions
Homogénéité des Formules
Équations aux dimensions
Définition
C’est une équation qui exprime symboliquement les relations entre les
différentes grandeurs
Homogénéité d’une formule
 Une équation est dite homogène si ses deux membres ont la
même dimension.

 Exemple : « v = dt » n’est pas homogène :


[v] = LT-1 et [dt] = LT

La relation v = dt est donc fausse.

 Attention, une expression homogène n’est pas nécessairement


juste : Ec = mv2…

Normalement Ec = ½ (m.v²)
Homogénéité d’une formule

 Le faisceau laser ayant une longueur d’onde l, parmi les relations


suivantes, lesquelles ne sont pas homogènes ?

2lD 2D 2 2aD
d ; d ; d ; d  2laD
a la l
Homogénéité d’une formule
2lD 2D2 2aD
d ; d ; d ; d  2laD
a la l

[d] = L2L-1 = L [d] = L2L-1 = L

[d] = L2L-2 = 1  L [d] = L3  L


 La formule correcte est : 2lD
d
a
Mais l’analyse dimensionnelle seule ne permet pas de la
retrouver.
Homogénéité d’une formule

l
 Vérifier que la formule : T0 = 2p
g
est homogène.

Formule où T0 représente la période des oscillations


d’un pendule simple, l sa longueur et g l’intensité de
la pesanteur.
Homogénéité d’une formule

 T0 = 2p l
g
 l
 
L’expression est homogène si : [T0] =  g 

[T0] = T ; [l] = L

P = mg  g = P/m
[g] = [F]/[m] = MLT-2M-1 = LT-2
 l
[l/g] = LT2L-1 = T2 donc T =  
 g
Applications sur les Équations aux dimensions

Exercice 1
On exprime la vitesse d’un corps par l’équation
où t représente le temps. Quelles sont les unités SI de A et B ?

3
v  A.t  B.t
Exercice 2
Donnez les unités SI des coefficients A, B et C dans l’équation suivante

2
v  A.t  B.t  C
Solutions des exercices
Exercice 1

3
v  A.t  B.t
[v] = [A][t3] – [B][t] [v] = LT -1

LT -1
[A][t3] = LT-1 donc A  3
 LT - 4 m.s - 4
T

LT -1
[B][t] = LT-1 donc B   LT -2 m.s - 2
T
Exercice 2

De la même façon que précédemment nous aurons:

[A] = LT-3 les unités sont donc : m.s-3

[B] = LT-2 les unités sont donc : m.s-2

[C] = L2 T-2 les unités sont donc : m2 s-2


Conclusion sur l’analyse dimensionnelle

L’analyse dimensionnelle est donc un point extrêmement


important de l’élaboration des raisonnement en sciences
physique. Le statut d’une équation n’est pas tout à fait le
même en mathématique et en physique.

En mathématique il n’y a pas de dimensions donc pas d’unités,


en physique si, les deux membres de l’équation doivent avoir
la même unité donc la même dimension

L ‘analyse dimensionnelle est véritablement à la base de toute


la physique, elle permet de faire des estimations des lois reliant
les paramètres de l’expérience.
LA MODELISATION
THEORIE DES MODELES

D’une manière générale, dans les sciences, l’interaction des différents


paramètres est souvent la préoccupation des chercheurs. Pour la quantification
de ces interactions, l’établissement de relations mathématiques s’impose.

Un modèle mathématique est une traduction de la réalité pour pouvoir lui appliquer
les outils, les techniques et les théories Mathématiques, puis généralement,
en sens inverse, la traduction des résultats mathématiques obtenus en prédictions
ou opérations dans le monde réel.

Le problème revient à trouver une relation mathématique qui quantifie,


une variable dépendante à une ou plusieurs variables indépendantes
Objectif de la modélisation

C’est la proposition d’un modèle mathématique permettant de


quantifier un phénomène

Un modèle mathématique est une traduction de la réalité pour pouvoir lui


appliquer les outils, les techniques et les théories mathématique,
puis généralement, en sens inverse, la traduction des résultats mathématiques
obtenus en prédictions ou opérations dans le monde réel.
Cependant

Il n'existe jamais de modèle unique :


un modèle est toujours lié à ce qu'on veut en faire.

Dans notre cas, en Agronomie en générale


et plus particulièrement en mécanisation
agricole

-La quantification d’un phénomène en relation avec les


paramètres de l’environnement ou il se réalise

-L’analyse des effets de différents facteurs sur le phénomène observé


Il existe deux types de modèles selon le sens de la modélisation

du modèle réduit vers le réel : ce sont les modèles prédictifs

Ces modèles servent à anticiper des événements ou des situations

du réel vers le modèle : ce sont les modèles descriptifs

Ces modèles servent à représenter des données historiques

L'objectif est de rendre compte, de manière interprétable,


d'une masse d'informations.
Modéliser

Concevoir Analyser
Les équations fondamentales de la mécanique sont souvent
difficiles à résoudre.

Nous avons généralement recours à deux types de solutions

Les solutions analytiques Les solutions numériques

Mathématiques Statistiques

Ces deux méthodes sont cependant exigeantes en temps


et exigent aussi des connaissances très poussées en mathématique.
Pour éviter ces complexités

On peut alors avoir recours à l’étude expérimentale soit en vraie grandeur,


soit par l’intermédiaire de maquettes.

On peut aussi remplacer la résolution des équations de base, qui donne


des informations locales, par des modélisations plus globales du problème.

Ces modèles font appel à des corrélations semi-empiriques déduites


d’expérimentations réalisées dans des conditions particulières,
mais dont le résultat doit être extrapolable à d’autres conditions
qui seront dites semblables.
L’expérimentateur est aidé dans cette démarche par
l’analyse dimensionnelle,
qui permet d’accéder plus facilement à la mise en forme de relations
semi-empiriques permettant de modéliser le phénomène étudié.

Lorsqu’il doit faire appel à une expérimentation sur maquette,


à cause notamment de la taille géométrique du problème réel, non acceptable
au niveau du laboratoire,
l’expérimentateur doit respecter certaines conditions de fonctionnement liant
l’étude sur la maquette et sa transposition au prototype.

Ces conditions sont imposées par la théorie de la


similitude.
La solution, pour garder sa généralité, sera toujours donnée sous la forme
d’une ou de plusieurs équations adimensionnalisées dans lesquelles
apparaîtront des paramètres particuliers qui sont appelés communément :
nombres sans dimension.
Modèle Réduit ou Prototype

Pour des raisons économiques et techniques, la fabrication de machines


ou de mécanismes , le recours aux modèles réduits ou au prototype est de
nos jours le meilleur moyen de comprendre et de contrôler le
fonctionnement d’un mécanisme donné ou d’une machine.
Ceci est d’autant plus aisé avec l’utilisation
des moyens informatiques.

Un prototype, un modèle réduit, une maquette quoi de plus utile et nécessaire


pour visualiser, comprendre et représenter les projets complexes :
une machine, une usine, un mécanisme…

Le recours aux modèles réduits est un moyen de maitriser certaines conditions


de travail, plus particulièrement les paramètres ou variables indépendantes.
Notions de similitude

Afin de pouvoir effectuer des extrapolations de relations


mécaniques à partir de modèles réduits au prototype d’une
machine,

l’utilisation de la théorie de la similitude est indispensable

elle permet de déterminer les rapports de proportionnalité

entre

Le modèle
réduit
et

Le prototype de dimensions réelles


Conditions de similitude parfaite

Pour pouvoir, établir un rapport de proportionnalité


entre le modèle réduit et le prototype, il est nécessaire de vérifier:

Similitude géométrique

Similitude cinématique

Similitude dynamique
Similitude géométrique

Il y a similitude géométrique, si les rapports de toutes les longueurs


correspondantes du modèle et du prototype sont égaux.

Longueur

L mo d èle
 Lr  Constante
L prototype
Similitude cinématique
si la similitude géométrique est vérifiée, les trajectoires des particules
sont géométriquement semblables
et les rapports des vitesses et des accélérations correspondantes
du modèle et du prototype sont égaux.

Vitesse Accélération

Lm Lm
V mod èle Tm a modèle  Tm2 ar Constante
  vr  Constante
V prototype L p a prototype Lp
Tp Tp2
Similitude dynamique

dans ce cas, les forces correspondantes s’exerçant sur le modèle


et sur le prototype sont équivalentes.
Les forces peuvent être de plusieurs types :

forces d’inertie, forces de pression ainsi que le forces de pesanteur.

Forces

mL3m Lm2 mL2 V 2


Fmodèle  M mam  Tm  m m
Fprototype M pa p  L3  Lp  pL2pVp2
p
Tp2
D’une autre manière en utilisant
des coefficients pour un
exemple
Critères de similitude

(1)
La similarité cinématique et dynamique sont les deux autres conditions
à respecter avant de considérer que les deux écoulements soient similaires.
Les paramètres cinématiques et dynamiques doivent avoir une certaine relation.

(2)
A partir de ces expressions, on pourra obtenir tous les rapports d’échelle
Maquette / Prototype
Pour n’importe quel paramètre cinématique ou dynamique

Exemples

(3)
Prenons par exemple la loi de Newton

La loi de Newton s’applique, sur le prototype ou sur la maquette

Sur le prototype cette loi s’écrit Sur la maquette cette loi s’écrit

(4)

En remplaçant FM , m M et a M des équations 2 et 3 on obtient:

(5)

On divise ensuite par F le membre de gauche et par m.a le membre de droite (puisque F=ma)

Ce qui donne:

(6)
Traitons cette équation
(6)

Multiplions et divisons cette équation par ( kG3)

(7)
LA MODELISATION
Théorème de Buckingham
ou
Théorème des Л termes
Selon ce théorème,
dans un problème comprenant n grandeurs physiques
où il y a m dimensions fondamentales, on peut écrire ces grandeurs physiques
en (n-m) paramètres adimensionnels indépendants.

i =n-m
i : nombre de groupes m :dimensions fondamentales
adimensionnels nécessaires

n : grandeurs physiques
Exemple

Soit A1 , A2 , A3 ……., An les différentes grandeurs physiques:

comme la vitesse , la pression , la viscosité etc. .

Entre toutes ces quantités, il y a une relation de la forme:

ф (A1 , A2 , A3 ……., An ) = 0

Si Л1 Л2 Л3 …………. représentent les quantités adimensionnelles


parmi les quantités physiques A1 , A2 , A3 ……., An , on peut alors écrire
une équation de la forme:
f ( Л1 , Л2 , Л3 …………., Лn-m ) = 0

ou

Л1 = f (Л2 , Л3 …………., Лn-m ) = 0


D’après Kuszewski, (1982), cette équation peut s’écrire aussi sous
la forme d’un produit de puissances des Л termes :

Л1 = (Л2 )α . (Л3 )β ………….( Лn-m )ξ = 0

En effet selon, Kuszewski , tout paramètres peut être quantifié par


le produit des puissances des Л termes (paramètres adimensionnels)
composés des grandeurs physiques
ayant une influence sur le paramètre quantifié.
Dans le domaine de l’hydraulique en générale et de l’hydrostatique
(transmissions hydrostatiques au niveau des machines agricoles) en particulier,
la notion de perte de charge est souvent étudiée,
notre exemple portera donc sur ce sujet.

Position du problème

. Considérons le problème de l’écoulement visqueux dans un conduit rond

. Nous cherchons à trouver , la chute de pression sans dimension


en fonction des autres paramètres sans dimension

Les données du problèmes sont donc:


ΔP = chute de pression ρ = densité ε = rugosité

v = vitesse moyenne D = diamètre L = longueur

μ : viscosité
Première partie de la modélisation

Le paramètre ou variable dépendante recherchée est:

ΔP = chute de pression

Les paramètres ou variables indépendants sont:

v = vitesse moyenne D = diamètre L = longueur

μ : viscosité ρ = densité ε = rugosité


1 – Déterminer le nombre n de paramètres indépendants
ou grandeurs physiques

n=7

2 – Liste des paramètres et leurs dimensions


dans le système M,L et T

Paramètres ΔP v D L ρ μ ε

Dimensions ML-1 T-2 LT-1 L L ML-3 ML-1T-1 L

3 – Le nombre de dimensions de base fondamentales M, L et T

m=3
Ce qui donne

i=n-m i=7-3 i=4

Le problème revient à trouver 4 Л termes


En regardant le tableau précédent, qui donne les dimensions ,
nous remarquons que la dimension L est répétée pour D, L et ε

Le premier Л terme peut donc s’écrire, en gardant une seule grandeur


physique de dimension L (retenons la grandeur D), comme suit :

Л1 = va . Db . ρc . μ1

Remarquer que l’exposant de la viscosité μ est 1 , la raison est


cette grandeur est composée des 3 dimensions fondamentales M, L et T
L’équation aux dimensions donne:

Л1 = va . Db . ρc . μ1 = [ LT - 1 ] a [ L ] b [ ML- 3 ] c [ ML- 1 T- 1] 1

Après simplification nous obtenons:

Л1 = [ L] a + b - 3c - 1 [ M ] c + 1 [ T] - a - 1

Pour que la dimension de Л1 soit sans dimension il faut que


la puissance de chaque dimension de base soit zéro.
Donc, en prenant la somme des puissances de chaque
dimension de base , nous pouvons écrire:
Pour la dimension M

c+1=0 donc c = - 1

Pour la dimension T

-a-1=0 donc a = - 1

Pour la dimension L

a + b – 3c – 1 = 0 donc b = - 1
Л1 = va . Db . ρc . μ1
En remplaçant les puissances par leurs valeurs respectives, nous avons :

Л1 = v - 1 . D - 1 . ρ – 1 . μ

Л1 = μ / v. D. ρ

Nous pouvons écrire l’inverse de cette relation sans perdre


la généralité du nombre sans dimension

Л1 = v. D. ρ / μ = Re
nombre de Reynolds
Л2 = va . Db . ρc . l 1 = [ LT - 1 ] a [ L ] b [ ML- 3 ] c [ L ] 1
l : étant la longueur
En regroupant les mêmes dimensions nous aurons

Л2 = va . Db . ρc . l 1 = [ L ] a+b-3c+1 [ M ] c [ T ]-a

Ce qui donne

Pour la dimension M

c=0 donc c = 0

Pour la dimension T

-a=0 donc a = 0

Pour la dimension L

a + b – 3c + 1 = 0 donc b = - 1
En remplaçant a, b et c dans la relation :

Л2 = va . Db . ρc . l 1

Л2 = v0 . D-1 . ρ0 . L 1

Л2 = D-1 . L 1
Ou bien

Л2 = L / D

Rapport de longueur à diamètre


Prenons maintenant la grandeur physique rugosité ε

Л3 = va . Db . ρc . ε 1

Л3 = va . Db . ρc . ε 1 = [ LT - 1 ] a [ L ] b [ ML - 3 ] c [ L ] 1

Comme le cas précédent nous aurons

Pour la dimension M

c=0 donc c = 0

Pour la dimension T

-a=0 donc a = 0

Pour la dimension L

a + b – 3c + 1 = 0 donc b = - 1
Ce qui donne :

Л3 = v0 . D-1 . ρ0 . ε 1

Л3 = D-1 . ε 1

Ou bien

Л3 = ε / D

C’est la rugosité relative


Л4 = va . Db . ρc . ΔP 1

Л4 = [ LT - 1 ] a [ L ] b [ ML - 3 ] c [ML-1T-2 ] 1

En regroupant les mêmes dimensions

Л4 = [ L ] a+b-3c-1 [ M ] c+1 [ T ] -a-2

-a–2=0 a=-2

c+1=0 c = -1

b=0
a + b - 3c - 1 = 0
En remplaçant a, b et c par leurs valeurs respectives nous aurons

Л4 = v-2 . D0 . ρ-1 . ΔP 1

Л4 = v-2 . ρ-1 . ΔP 1

Л4 = ΔP / v2 . ρ

C’est le coefficient de pression


Les 4 Л termes sont donc

Л1 = v. D. ρ / μ = Re

Л2 = L / D

Л3 = ε / D

Л4 = ΔP / v2 . ρ

C’est le coefficient de pression


Nous voyons donc que le coefficient de chute de pression dans un
écoulement visqueux avec rugosité est une fonction:

-du nombre de Reynolds

-de la longueur sans dimension du conduit

-de la rugosité sans dimension du conduit

La forme de l’équation établie est donc:

Ceci est la dernière étape de la première partie de


la modélisation mathématique
Deuxième partie de la modélisation

En appliquant le principe de KUSZEWSKI et le théorème de Vaschy – Buckingham


Nous pouvons écrire:

Toute grandeur physique est égale au produit des puissances des Л termes

Л4 = (Л1)α . ( Л2 ) β . ( Л3 )γ

Donc:

a  
DP  .V.D  L  
   .  . 
.V 2
   D D

Le problème revient donc à déterminer les valeurs des puissances α , β et γ


Pour cela des essais sont nécessaires, ils permettrons de déterminer :

1- l’effet de chaque grandeur physique (variables indépendantes)


sur la variation de la variable dépendante

Les résultats obtenus permettront de faire une analyse statistique


qui consiste à trouver les corrélations entre les différents
paramètres et d’avoir une idée qualitative sur l’ordre d’importance
des effets des différentes variables indépendantes sur la variable
dépendante

OPTIMISATION