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SURVEIILANCE MACRO PRUDENTIEL DES

BANQUES

PREPARER PAR :
BODACH Yassine
OUIKAR alae –Edine
OUACH Mehdi
PLAN

PART 1 : FONDEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL DE LA RÉGLEMENTATION


BANCAIRE
Section 1 : La règlementation bancaire
Section 2 : Les théories de la réglementation bancaire
Section 3 ; Les accords de Bâle II : Ratio Mc Donough

PART 2 ; LES ACCORDS DE BALE III OU LES LEÇONS DE LA CRISE DE SUBPRIMES

Section 1 ; Les principaux enjeux de Bâle III


Section 2 ; Présentation des exigences réglementaires de Bâle III
Introduction
PART 1 : FONDEMENT ÉCONOMIQUE ET
SOCIAL DE LA RÉGLEMENTATION BANCAIRE
1. la réglementation bancaire
• 1.1. La libéralisation financière
Depuis les travaux de (McKinnon 1973; Shaw 1955)
, le système financier a connu des modifications
profondes au niveau des secteurs bancaires et du
marché financier. Ces auteurs ont développé une
analyse incluant la répression financière comme
une référence.
L’idée remise en cause est que les interventions des
pouvoirs publics dans le fonctionnement des
marchés financiers découragent les ménages
d’épargner, entrainent un rationnement de crédit et
une affectation non optimale de ressources.
1. La libéralisation financière
Selon les analyses de McKinnon et Shawn, la répression
financière ralentit la croissance économique. Les auteurs
remettent en cause le financement de l’économie par le
secteur informel, pour eux seules les banques jouent un rôle
essentiel dans le financement de l’investissement car elles
sont créatrices de monnaie et unique source de financement.
La répression financière consistant à fixer des taux d’intérêts
plus faibles que leur niveau d’équilibre a de conséquences
négatives sur le niveau de l’investissement à travers la baisse
des dépôts bancaires.
Cette situation conduit les banques à adopter une stratégie
d’aversion pour le risque et préférer financer des projets plus
liquides que ceux qui sont rentables mais plus risqués.
• Shawn insiste sur le rôle central que peuvent jouer les
intermédiaires financiers en proposant des taux
d’intérêts élevés. Ces derniers vont récolter une
épargne importante qui sera par la suite distribuée
sous forme de crédit aux investisseurs.
• L’objectif recherché par la libéralisation financière est
d’aider à renouer avec la croissance et la stabilité en
élevant le niveau de l’épargne et en améliorant
l’efficacité de l’économie dans son ensemble.
• Dans de nombreux pays industrialisés, les excès
financiers des années 80 ont en partie contribué au
ralentissement économique opéré dans les années 90.
La dérèglementation financière a rendu plus facile
l’accès aux capitaux et a conduit les établissements de
crédit à prendre des risques excessifs.
Section 2 : Les théories de la réglementation
bancaire

• ces théories peuvent nous aider à expliquer les


relations entre le capital bancaire et la profitabilité
(le risque) sur un échantillon des banques
africaines et ainsi de mettre en évidence les effets
des réformes prudentielles sur la performance et
la reprise de risque de ces banques .
2.1 La théorie de Kim et Santomero 1988
• (Kim and Santomero 1988) ont proposé un modèle dans « Risk in
Banking and Capital Regulation » visant à analyser le rôle du
capital des banques dans la gestion de leurs risques. Ils se basent
sur l’approche de portefeuille et plus spécifiquement, la théorie
du portefeuille.
• Ils synthétisent les évolutions réglementaires pour finir par
exposer leurs limites dans la capacité à garantir la stabilité des
banques. C’est ainsi qu’ils démontrent les conséquences néfastes
de l’exigence d’un capital minimum commun à tous les
établissements bancaires sans tenir compte de la différenciation
des actifs du portefeuille des bilans.
• Ils sont parvenus à conclure que le portefeuille optimal des
banques doit être constitué de manière à ce que les capitaux
propres soient proportionnels aux risques encourus. En effet une
relation positive entre les fonds propres des banques et la prise
de risque excessif.
2.2. La théorie des incitations (Giammarino et al 1993)
• L’approche des incitations tente de mettre en relation le
ratio de fonds propres et la prise de risque par l‘asymétrie
d’information.
• Selon cette approche le régulateur ne dispose pas des
informations nécessaires quant à la qualité des actifs
détenus initialement par la banque (sélection adverse) et
sur les choix de la banque pour changer son profil de risque
(substitution d’actif).
• Pour maximiser le bien-être social, le régulateur doit tenir
compte, du fait de l’existence de la réglementation, les
banques seront incitées à prendre des actifs risqués. Le
régulateur est pris dans un dilemme soit endosser les
pertes sociales dues aux faillites bancaires ou soit subir des
coûts liés à la réglementation en jouant sur les différents
leviers (assurance dépôts, montants de capital, réserves
minimums…).
• L’approche des incitations tente de mettre en relation le ratio de
fonds propres et la prise de risque par l‘asymétrie d’information.
Selon cette approche le régulateur ne dispose pas des
informations nécessaires quant à la qualité des actifs détenus
initialement par la banque (sélection adverse) et sur les choix de
la banque pour changer son profil de risque (substitution
d’actif).
• Pour maximiser le bien-être social, le régulateur doit tenir
compte, du fait de l’existence de la réglementation, les banques
seront incitées à prendre des actifs risqués. Le régulateur est
pris dans un dilemme soit endosser les pertes sociales dues aux
faillites bancaires ou soit subir des coûts liés à la réglementation
en jouant sur les différents leviers (assurance dépôts, montants
de capital, réserves minimums…).
• Pour résoudre le problème d’asymétrie d’information, le
régulateur dispose de plusieurs moyens (prime d’assurance
dépôts, niveau de fonds propres exigé, niveau de réserves sans
risque). Il va lier ces moyens et la qualité finale de portefeuille
de crédits de la banque. En conclusion, le ratio réglementaire de
fonds propres réglementaire décroit avec la qualité et la taille du
portefeuille de crédits.
• Le modèle de (Besanko and Kanatas 1996) limite les relations
d’agences entre la banque et le régulateur, leur modèle consiste
à observer le comportement de la banque face au risque. Ils
tentent de formaliser deux problèmes d’asymétrie
d’information. D’une part entre les anciens actionnaires
(insiders) de la banque qui cherchent à maximiser leur utilité et
les nouveaux actionnaires (outsiders) qui cherchent à augmenter
la part de capitaux du bilan de la banque ; et d’autre part, entre
les insiders et les autorités de régulation. La réglementation va
exiger de la banque qu’elle augmente ses fonds propres ce qui
aura un effet négatif sur les gains des insiders. Ces derniers vont
chercher à recapitaliser la banque pour atteindre le niveau des
fonds nécessaires. Ce sont les outsiders qui apporteront des
nouveaux fonds à la banque en achetant ses nouvelles actions.
• La part des actions des insiders va baisser ce qui les pousse à
diminuer leurs efforts dans la banque. Cette situation va réduire
le prix d’équilibre de l’action de la banque sur le marché ,
Section 3 : Les accords de Bâle II : Ratio
Mc Donough
• Au cours des années 2000, les experts de 13 banques
centrales préparèrent une série de nouvelles directives qui
se voulaient plus adaptées à l’évolution du secteur ainsi
qu’aux innovations des techniques quantitatives
d’évaluation du risque. Les contraintes réglementaires se
précisaient, les produits bancaires se sophistiquaient et les
chargés de recrutement se frottaient les mains, le risque
bancaire devenant un eldorado pour les ingénieurs
statisticiens et les informaticiens.
• Depuis 1999, un ensemble de propositions ont été faites aux
autorités réglementaires nationales membres du comité de
Bâle, sous forme de commentaires ou de modifications pour
tenter de rendre les exigences en fonds propres homogènes
sur le plan mondial.
3.1 Objectifs et champ d’application
• L’objectif de Bâle II est de prévenir les faillites par une meilleure
adéquation entre fonds propres et les risques encourus tout en
assurant le renforcement de la pérennité du système bancaire
international et en évitant que la mesure des exigences de fonds
propres ne devienne une source d’inégalité compétitive entre les
grands établissements bancaires internationaux.
• L’apport principal des accords de Bâle II est l’encouragement d’une
gestion des risques plus élaborée de la part des établissements en
instaurant des exigences en fonds propres plus sensibles aux
risques auxquels ils sont réellement exposés. Pour atteindre cet
objectif, les accords de Bâle fixent les règles pour une meilleure
évaluation des différents risques bancaires.
• Les principales innovations des nouveaux accords de Bâle II sont
l’introduction d’exigences en fonds propres pour la couverture du
risque opérationnel, la possibilité d’utiliser des modèles internes
pour la mesure de risque de crédit, ainsi que l’introduction d’un
deuxième pilier définissant les principes de base de la surveillance
prudentielle et d’un troisième pilier favorisant la mise en place
d’une discipline de marché
3.2 Présentation de l'accord de Bâle II
• Le dispositif repose sur trois types d’obligations (les
piliers) :
 Le pilier 1 : les établissements doivent disposer d’un
montant de fonds propres au moins égal à un niveau
calculé selon l’une des méthodes proposées.
 Pilier 2 : les autorités disposent de pouvoirs renforcés
et peuvent notamment augmenter les exigences de
garantie.
 Pilier 3 : les établissements sont soumis à la discipline
de marché et tenus de publier des informations très
complètes sur la nature, le volume et les méthodes de
gestion de leurs risques ainsi que l’adéquation de leurs
fonds propres
3.2.1 Premier Pilier : Exigences de fonds propre
• Le pilier 1 présente le mode de calcul des exigences minimales de
fonds propres relatives aux risques de crédit, de marché et
opérationnel. Le ratio de fonds propres est calculé en utilisant la
définition de fonds propres par rapport aux actifs pondérés.
• Il s’agit d’un ratio de solvabilité bancaire qui est plus précis que le
ratio Cooke parce qu’il prend en compte le risque plus ou moins
élevé des différents prêts accordés par un établissement financier
et fixe une limite à l’encours pondéré des prêts accordés par
l’établissement financier en fonction de ses capitaux propres.
• Le niveau d’engagement des banques est ainsi limité par leur
propre solidité financière. Ce ratio permet de mettre en place
l’arbitrage prudentiel. Ce ratio affine le dispositif de 1988 et
cherche à rendre les fonds propres cohérents avec les risques
réellement encourus par les établissements financiers.
• Les normes de Bâle II visent notamment la mise en place du ratio
Mc Donough (le nouveau ratio de solvabilité) destiné à remplacer
le ratio Cooke
3.2.2 Deuxième Pilier : Le processus de
surveillance prudentielle
• L’établissement d’un processus de surveillance prudentielle dans
les textes Bâlois vient en complément et en renforcement du
pilier 1. Il comporte non seulement un processus d’évaluation du
capital interne : les banques doivent mettre en place un dispositif
permettant d’évaluer l’adéquation de leur capital économique à
leur profil de risques et maintenir en permanence le niveau de
capital jugé approprié.
• Ceci se fera par l’analyse par la banque de l’ensemble de ses
risques y compris ceux couverts par le pilier 1. En outre un autre
processus d’évaluation et de surveillance prudentielle : la
confrontation par le contrôleur bancaire de sa propre analyse du
profil de risque de la banque avec celle conduite par la banque
elle-même, en vue d’adopter son action prudentielle, que ce soit
via des fonds propres supérieurs aux exigences minimales ou
toute autre technique appropriée. Les superviseurs doivent,
cependant exercer une surveillance préventive, en intervenant
suffisamment en amont pour éviter que les fonds propres des
établissements deviennent inférieurs aux minimas exigés
• La mise en œuvre de ces principes doit être proportionnée à
l’ampleur des risques, entendons par là que chaque risque doit
être considéré non seulement isolement mais aussi en termes
d’importance relative et au regard des autres risques.
• En fait, ce pilier aide à examiner les principes essentiels de la
surveillance prudentielle et comporte des recommandations
concernant la gestion des risques ainsi que la transparence et les
responsabilités prudentielles.
• Cette nécessité se concrétise de deux façons :
-Par validation de méthodes statistiques employées au pilier
1 (back testing) ; à ce niveau, la banque devra prouver à posteriori la
validité de ses méthodes définies à priori en fonction de ses
données statistiques et cela sur des périodes assez longues (de 5 à 7
ans). Elle devra en outre être capable de « tracer » l’origine de ses
données.
-Test de validité des fonds propres en cas de crise économique où la
banque devra prouver que sur ses segments de clientèle, ses fonds
propres sont suffisants pour supporter une crise économique
touchant l’un ou l’ensemble de ces risques. En effet, la commission
bancaire pourra, en fonction de ces résultats imposer la nécessité de
fonds propres supplémentaires.
3.2.3 Troisième pilier : La discipline du marché
• La discipline de marché consiste à instaurer une discipline contraignant
les établissements à gérer leur risque de manière saine et prudente.
• L’utilité de ce troisième pilier, qui fait appel à l’amélioration progressive
de la transparence financière, ne fait aucun doute : les banques se
doivent de communiquer les informations nécessaires pour permettre
aux tiers d’apprécier l’adéquation de leurs fonds.
• La transparence financière doit s’appliquer à la structure des fonds
propres, à l’exposition aux risques et à l’adéquation entre les fonds
propres et le profil de risque de chaque établissement de crédit.
• Le pilier 3 est un véritable outil de diffusion des informations facilitant
les comparaisons entre établissements, tout comme les normes IFRS
facilitent la lecture comptable de leurs situations. La communication
autour de ce pilier doit être cohérente et complémentaire avec les
normes comptables. Il ne s’agit pas de dévoiler des informations
confidentielles qui nuiraient à la position concurrentielle de
l’établissement, mais plutôt de diffuser des informations significatives
dans le cadre d’une évaluation.
PART 2 ; LES ACCORDS DE BALE III OU LES
LEÇONS DE LA CRISE DE SUBPRIMES
• La crise des Subprimes a montré les limites des
accords de Bâle II et notamment le fait que les
exigences des fonds propres n’étaient pas
suffisantes pour couvrir les risques inhérents aux
activités bancaires.
• Le comité de Bâle a tiré les leçons des faiblesses
révélées par la crise concernant l’évaluation et le
contrôle des risques bancaires. Des études ont
été menées sur le risque de liquidité, des
simulations de crise ainsi que des mesures de
valorisations des actifs financiers par le comité de
Bâle pour tenter de tirer des enseignements de
cette crise afin d’apporter de modifications à la
réglementation prudentielle en vigueur (Bâle II).
• Bâle III est un dispositif réglementaire mondial
visant à renforcer la résilience des établissements
et des systèmes bancaires (Basel Committee On
Banking Supervision 2011).
• Les accords de Bâle III sont les futurs accords de
réglementation bancaire, c’est un ensemble de
leçons tirées de la crise financière de Subprimes.
Comme Bâle III est un remède face aux « anomalies
» engendrées par la crise de Subprimes au secteur
financier,
Section 1 : Les principaux enjeux de Bâle III

• Le secteur bancaire dans de nombreux pays avait


développé un effet de levier excessif au bilan et hors bilan
tout en laissant se dégrader le niveau et la qualité des
fonds propres de banques.
• Il faut ajouter à cela le problème de liquidité qui s’est posé
dans ce secteur aux moments les plus forts de la crise.
Cette dernière a aussi démontré l’incapacité des banques
à absorber les pertes sur activités de négociation et sur
crédits et aussi leur incapacité à faire face aux
importantes expositions hors bilan accumulées au sein du
système bancaire. Au plus fort de la crise, le marché a
perdu de confiance par le marché dans la solvabilité et de
la liquidité de plusieurs établissements bancaire
1.1 Pourquoi une évolution réglementaire de Bâle II à Bâle III
• Pour cerner les contours de l’évolution réglementaire des accords
Bâle II vers Bâle III, il est important de comprendre les origines et les
conséquences de la dernière crise financière ainsi que
l’enchainement des événements dans le secteur financier pendant
cette même crise qui a eu lieu entre 2007 et 2010 :
3 Crise de liquidité.

4 Faillite de Lahman brothers


5 Speculation
sur de possible
insolvabilité des banque
2
Crise financier

1 Crise de l’immobiliér 6 Crise bancaire


AMERICAN Majeur.
1.1 Pourquoi une évolution réglementaire de Bâle II à Bâle III
• La crise de Subprimes trouve son origine dans les prêts immobiliers.
• En effet, les banques, pour attirer une clientèle plus nombreuse, ont
accordé des prêts à des conditions très assouplies.
• Elles ont en parties masqué les risques inhérents aux produits
structurés basés sur les prêts immobiliers. Les banques ont ainsi
spéculé sur la possible hausse indéfinie du prix des biens immobiliers
et se sont contentées de cette hausse pour juger la capacité de
remboursement de ces prêts.
• Cependant, après la hausse de taux d’intérêt décidée par la Fed, les
prix des biens immobiliers ont chuté soudainement. Les prêts
contractés à l’origine avec de taux d’intérêts variables ont entrainé
une augmentation conséquente des charges d’intérêts pour les
emprunteurs. Cette situation couplée à une avec la chute des prix de
l’immobilier a engendré l’incapacité de remboursement des
emprunteurs.
1.1 Pourquoi une évolution réglementaire de Bâle II à Bâle III

• Les banques, pour avoir de la liquidité sur le marché, elles


ont préféré de transformer en titres négociables les prêts
Subprimes initialement illiquides.
• Ce phénomène de titrisation leur a permis de disposer de
liquidité sur le marché et aussi de répartir le risque direction
des investisseurs.
• De nombreuses banques ont accumulé ces actifs toxiques
dans leurs bilans et ont donc accru leur vulnérabilité au
risque d’insolvabilité. La crise a pris une tournure grave
lorsque les emprunteurs de prêts immobiliers se sont
retrouvés dans une situation d’incapacité de
remboursement. Les saisies des biens immobiliers aux États-
Unis ont augmenté exponentiellement et l’offre de biens a
logiquement suivi, et entrainant une nouvelle chute des prix.
• Le 07 février 2007, la banque d’investissement mondiale HSBC a
annoncé un problème de liquidité suite aux non-
remboursements de Prêts de Subprimes.
• En juin 2007, Bear Sterns a fermé les deux célèbres fonds
d’investissements liés aux prêts immobiliers (Freddie Mac et
Fannie Mae). En octobre 2007, Merrill Lynch a annoncé la perte
de plus de 2 milliards de dollars, d’autres banques à caractère
systémique ont annoncé par la suite de pertes colossales. Le 16
mars 2008, la banque Bearn sterns a été sauvée de la faillite par
JP Morgan avec le concours de l’État Américain.
• Le 15 septembre, la plus grande banque d’investissement
Américaine et l’une de plus importantes banques de Wall Street
a annoncé son intention de se déclarer en faillite pour protéger
ses actifs et augmenter sa valeur. Cette déclaration a affolé les
bourses mondiales. La crise financière est devenue générale car
elle a touché les banques ainsi que les assurances et les fonds
d’investissements
Section 2 :Présentation des exigences réglementaires de Bâle III

• 2.1 Bâle III et ses différentes innovations pour les fonds propres
réglementaires
• 2.1.1 Amélioration de la qualité de fonds propres des banques
 Le comité de Bâle sur la règlementation bancaire a analysé en
profondeur les causes de la crise des Subprimes et en est arrivé
à la conclusion, que les actifs constituant les fonds propres des
banques ne sont pas de bonne qualité. Aussi, Bâle III entend
améliorer considérablement améliorer la qualité de fonds
propres des banques ; les observateurs se focalisent donc sur le
niveau d’exigences réglementaires en fonds propres prescrit
par Bâle III.
 La nouvelle définition des fonds propres est aussi importante
son relèvement et elle marque une étape majeure dans
processus. On ne peut pas fixer le niveau d’une variable sans
pour autant prendre le soin de la définir au préalable
2.1.1 Amélioration de la qualité de fonds propres des banques

• Améliorer la qualité des fonds propres revient à améliorer la


capacité d’absorption des pertes, et en partant de la robustesse
des banques, autrement dit, donc de leur aptitude à gérer des
périodes de tensions (Caruana 2010a).
• Les nouvelles exigences en matière de fonds propres mettent
l’accent sur la définition de ces fonds et sur les actions ordinaires
qui deviennent alors « le noyau dur » de fonds propres des
banques.
• Pour Bâle III, celles-ci les banques doivent détenir des fonds
propres de haute qualité et dans une proportion qui est en
fonction de leurs expositions au risque.
• En outre, la crise des Subprimes a montré que les pertes de crédit
et les dépréciations des actifs ont été couvertes par les bénéfices
non distribués composant les actions ordinaires (tangible common
equity). La crise a aussi mis en œuvre non seulement le manque
d’homogénéité des juridictions à propos des définitions de fonds
propres mais aussi l’absence d’information financière.
2.1.2 Augmentation de niveau de fonds propres de banques
• La crise de Subprimes a montré que le système bancaire a un besoin
largement accru de quantité accrue des fonds propres lui permettant de
couvrir ses pertes tout en assurant sa continuité. Le comité de Bâle est
arrivé à la conclusion qu’améliorer la qualité des fonds propres
seulement ne suffit pas mais qu’il faudrait aussi relever leur niveau de
ces fonds propres. Les innovations apportées par Bâle III, concernant le
niveau de fonds propres, sont réparties en trois catégories :
 Le niveau des exigences minimales de fonds propres qui se voit ramené
à 4,5% alors qu’il n’était que 2% dans les accords de Bâle II.
 Le ratio minimal de fonds propres est porté à 6% alors qu’il n’était que
4% dans les accords de Bâle II.
 Outre de ces deux niveaux de fonds propres, Bâle III impose aux
banques de détenir 2,5% des actions ordinaires, appelées volant de «
conservation » de fonds propres. L’objet de ce volant est de faire en
sorte que les banques disposent d’un « coussin de sécurité » leur
permettant de faire face à de périodes de difficultés économiques et
financières
2.1.3 Le Ratio de levier financier
• L’une des innovations de Bâle III est l’instauration du ratio
de levier financier car la crise des Subprimes a mis en
évidence le risque d’accumulation d’un effet de levier
excessif au bilan et hors bilan dans le système financier.
• Les banques ont pu présenter de solides ratios de fonds
propres basés sur les risques, mais avec un effet de levier
excessif.
• La raison principale de l’introduction de ce ratio est que
pendant la crise des Subprimes, le marché a contraint le
secteur bancaire à réduire son effet de levier ce qui a eu
pour conséquence une baisse des prix des actifs financiers.
Cette baisse à son tour a entrainé des réactions en chaine :
pertes, baisse des fonds propres des banques, et
contraction de l’offre de crédit.
CONCLUSION
Merci pour votre attention