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L’Organisation mondiale

du commerce (OMC)

CH3
Cours d’Economie internationale

J. Trotignon
L’Organisation mondiale du
commerce (OMC)
Création et objectifs du GATT
Les fondements théoriques
La Clause de la nation la plus favorisée (NPF) et
les dérogations
OMC et environnement : l’affaire “thon-dauphin”
Du GATT à l’OMC : les différents cycles de
négociation
Un système en marge de l’OMC : le commerce
équitable
Quelques sigles
AMF : Accord multifibres
ATV : Accord sur les textiles et vêtements
Clause NPF : Clause de la nation la plus favorisée
GATT : General agreement on tariffs and trade
GATS : General agreement on trade of services
OMC : Organisation mondiale du commerce
ORD : Organe de règlement des différents
SPG : Système de préférences généralisées
ZLE : Zone de libre-échange
UD : Union douanière
CREATION ET OBJECTIFS
DU GATT
La création du GATT
Suite à la crise de 29, la période
protectionniste des années 30 ne fit
qu’aggraver la crise en précipitant la chute
du commerce international
Pour éviter le retour à de telles politiques
commerciales, les gouvernements alliés
s’entendirent sur le principe d’une
coopération internationale
Deux négociations sont entamées
dès 1946
L’une au sein de l’ONU visant à la création
d’une organisation internationale du
commerce (OIC)
L’autre à Genève portant sur la réduction
des barrières douanières
Seule la négociation de Genève est
couronnée de succès
La première négociation se conclue par
l’adoption de la Charte de la Havane. Mais
l’OIC ne verra pas le jour car le Congrès
des Etats-Unis ne ratifie pas la Charte
La négociation de Genève débouche en
octobre 1947 sur un accord général de
réduction des tarifs douaniers, qui
s’institutionnalise sous le nom du GATT
Les objectifs du GATT
Le GATT se propose de favoriser
l’expansion du commerce international et la
croissance par l’instauration du libre-
échange sur une base multilatérale
Pour procéder à un “désarmement douanier”
généralisé, il organise des négociations et
des accords commerciaux entre “parties
contractantes”
LES FONDEMENTS
THEORIQUES
Les accords du GATT s’appuient sur les théories
classique et néoclassique du commerce mondial

L’analyse de D. Ricardo (1817)

La théorie HOS (Heckscher - Ohlin - Samuelson)


(1919, 1933, 1948)
Deux questions auxquelles répondent ces approches

Quelles sont les déterminants des spécialisations


internationales ?

Pourquoi les pays ont-ils un intérêt réciproque à


l’échange international ?
Les hypothèses du modèle de Ricardo

Concurrence pure et parfaite

Loi de la valeur travail

Rendements d'échelle constants

Au niveau international : parfaite mobilité des


biens mais immobilité des facteurs de
production
Un modèle à 2 pays et 2 biens
Matrice des coûts unitaires de production
(nombre d’heures de travail requises pour produire une unité de bien)

Portugal Angleterre
Vin 80 120
Drap 90 100

1) Les différences de coût unitaire de production correspondent à des écarts de pro-


ductivité (volume horaire / quantité produite = 1 / productivité horaire du travail)

2) Les différences de coûts de production sont telles que le Portugal a un « avantage


absolu » (A. Smith) dans la production et l’exportation de vin et de drap …
La loi des coûts comparatifs
Matrice des coûts unitaires de production
(nombre d’heures de travail requises pour produire une unité de bien)

Portugal Angleterre
Vin 80 120
Drap 90 100
Coût comparatif V/D 80 / 90 = 0,89 120 / 100 = 1,2
Coût comparatif D/V 90 / 80 = 1,125 100 / 120 = 0,83

1) Le coût du vin par rapport au drap est inférieur au Portugal (0,89 < 1,2) et le
coût du drap en unité de vin est inférieur en Angleterre (0,83 < 1,13)
2) Chaque nation se spécialise dans l’activité pour laquelle le coût comparatif
est le plus faible (ou la productivité comparative est la plus forte)
Quel intérêt réciproque à l’échange ?
Quantité de vin et de drap produite en libre-échange
(On suppose que chaque pays produit un millier d’unités
de chaque bien en autarcie)

Portugal Angleterre
Vin 1000 + 90 000/80 = -
2125 unités
Drap - 1000 + 120 000/100 =
2200 unités

Conclusion : le libre-échange (par rapport à l’autarcie) permet de produire et de


consommer plus de biens à moindre coût
La théorie néoclassique du
commerce international

Dans le modèle néoclassique, ce sont les différences


de dotation de facteur qui seront à la source des
avantages comparatifs

On raisonne souvent sur un modèle 2 x 2 x 2 : 2 pays


(du Nord et du Sud), 2 facteurs (capital - K - et
travail – L), 2 produits
La notion d’abondance factorielle relative des pays
KN/LN : dotation factorielle relative du pays du Nord
KS/LS : dotation factorielle relative du pays du Sud
KN/LN > KS/LS  le pays du Nord est relativement
abondant en capital et le pays du Sud en travail
Le facteur rare est bien rémunéré et le facteur abondant est
bon marché. D’où, avec w le taux de salaire et r le taux de
rémunération du capital : wN / rN > wS / rS
 Les différences de coûts de production relatifs entre les
pays sont expliquées par leurs différences de dotations
factorielles relatives
La notion d’intensité factorielle relative des biens

Soit aK/aL l’intensité capitalistique d’un bien


aK : unités de capital nécessaire à la fabrication d’une
unité de bien
aL : unités de travail nécessaire à la fabrication d’une
unité de bien
On dit qu’un bien X est relativement intensif en
capital (et Y est relativement intensif en travail) si :
aKx / aLx > aKy / aLy
Exemple : unités de capital et de travail nécessaires à
la fabrication d’une unité de chaque bien

aK aL aK/aL
Nord Sud Nord Sud Nord Sud

Textile 3 2 4 6 3/4 1/3


Voiture 8 6 2 3 4 2
J.-L. Mucchielli (2003), Relations économiques internationales, Hachette Supérieur - Les Fondamentaux
Analyse des données de l’exemple
Quel est le pays relativement abondant en capital ? On vérifie
que c’est le pays du Nord :
KN/LN > KS/LS (11/6 > 8/9)
Quel est le bien intensif en capital ? On vérifie que c’est la
voiture : aK/aL (voit.) > aK/aL (text.)
4 > 0,75 au Nord et 2 > 0,33 au Sud
Au Nord, les coûts de production des voitures (du textile)
seront donc relativement moins (plus) élevés qu’au Sud : le
Nord exporte des voitures vers le Sud et importe du textile
La Loi des proportions de facteur (loi d’Heckscher-Ohlin)

En économie ouverte, chaque pays tend à se spécialiser


dans la production des biens dont la fabrication nécessite
relativement le plus le (ou les) facteurs dont il est
relativement le mieux doté par rapport à ses partenaires.

On peut ainsi considérer le commerce extérieur comme


« un échange de facteurs abondants contre des facteurs
rares ».
Quels gains pour les partenaires ?

Comme chez Ricardo, l’intérêt du libre-


échange est partagé puisque chaque pays
importe des biens rendus moins chers du fait
de l’abondance factorielle de son partenaire
Les limites de la théorie HOS
Un certain nombre de critiques portent sur
l’irréalisme de certaines hypothèses (immobilité
internationale des facteurs, rendements
constants, produits homogènes, …)

De plus, la théorie n’explique qu’une partie de


l’échange international : les échanges inter-
branches
Une théorie explicative de l’échange
intrabranche

Parmi les théories explicatives de l’échange


intrabranche figure en bonne place celle de la
Concurrence monopolistique (P. Krugman)
Au sein d’un oligopole, chaque firme se
spécialise dans la production différenciée
d’un même bien en répondant à une
« demande de différence »
LA CLAUSE DE LA NATION
LA PLUS FAVORISEE ET LES
DEROGATIONS
La clause de la nation la plus favorisée
(clause NPF)

« Article premier du GATT : Traitement général de


la nation la plus favorisée
Tous avantages (…) accordés par une partie contractante
à un produit originaire ou à destination de tout autre pays
seront, immédiatement et sans condition, étendus à tout
produit similaire originaire ou à destination du territoire
de toutes les autres parties contractantes. »
Art 1 §1.
Situation avant clause NPF
Bordurie

Pays : partie contractante 15 San


Theodoros
Pays : partie non contractante 20

Platopabo 25 Syldavie
5

Palombie
10

Les nombres représentent


des droits à l’importation
ad valorem (en %)
Zotrland
Situation après clause NPF
Bordurie

Pays : partie contractante 10 15 San


Theodoros
Pays : partie non contractante
20

10
Platopabo 25 Syldavie
5

Palombie
10

Les nombres représentent


des droits à l’importation
Zotrland ad valorem (en %)
Les dérogations à la clause NPF

Les adaptations en faveur des organisations


régionales

Les adaptations en faveur des PED


Les organisations commerciales
régionales
Une ZLE (zone de libre-échange) est un ensemble
de pays ayant supprimé les droits de douane et les
restrictions quantitatives appliqués aux
marchandises (et éventuellement aux services)
qu’ils échangent entre eux

Une union douanière (UD) est une zone de libre-


échange dotée d’un TEC (tarif extérieur commun)
Organisations régionales
et clause NPF
Les pays membres d’une zone de libre-
échange ou d’une union douanière s’accordent
entre eux les meilleurs avantages commerciaux
sans les multilatéraliser à l’ensemble des
membres de l’OMC
L’article 24 du GATT

Il autorise la création d’une ZLE ou d’une


UD à condition que les tarifs douaniers
appliqués aux pays tiers ne soient pas
globalement supérieurs à leur niveau
antérieur
Situation avant clause NPF
Bordurie
0 : ZLE ou UD

Pays : partie contractante 15 San


Theodoros
Pays : partie non contractante 20

Platopabo 25 Syldavie
5
0

Nuevo Rico Palombie


10

Les nombres représentent


Zorgland des droits à l’importation
0 ad valorem (en %)
Zotrland
Situation après clause NPF
Bordurie

Pays : partie contractante 10 15 San


Theodoros
Pays : partie non contractante
20

10
Platopabo 25 Syldavie
5
0

Nuevo Rico Palombie


10

Zorgland Les nombres représentent


0 des droits à l’importation
Zotrland ad valorem (en %)
Importance des accords commerciaux
régionaux dans le commerce mondial

En 2011, 300 accords commerciaux (entrés en


vigueur) avaient été notifiés au GATT ou à l’OMC

Environ 2/3 du commerce mondial est réalisé à


l’intérieur d’accords régionaux, soit hors clause NPF
L’absence d’accord régional devient l’exception
Selon la Banque Mondiale (2005), seuls 12 pays n’ont pas signé un seul
accord régional (à l’exception de la Mongolie, ce sont des micro-Etats...)

yy

Source : World Bank (2005), p.29.


Les adaptations en faveur des PED

Les PED bénéficient :


De la clause NPF sans pour autant être obligés de
pratiquer le “principe de réciprocité”
De préférences commerciales spéciales accordées
par les pays industrialisés dans le cadre des
Systèmes de préférences généralisées (SPG), ce
qui constitue une entorse à la clause NPF
OMC ET ENVIRONNEMENT
Article XX du GATT (1)
L’Article XX admet des exceptions aux
principes généraux du GATT

Il autorise les pays partenaires à prendre


des mesures destinées à préserver les
ressources naturelles non renouvelables,
ainsi qu’à protéger la santé et la vie
humaine, animale et végétale
Article XX du GATT (2)
Ces mesures sont fixées dans l’Accord sur les
obstacles techniques au commerce et l’Accord sur
les mesures sanitaires et phytosanitaires

Sous réserve de ne pas constituer un


protectionnisme déguisé, sont possibles :
- des formalités administratives
- des surtaxes douanières
- des licences d’importation
Exemple : l’affaire « Thon-Dauphin »

Les Etats-Unis
invoquent l’article
XX pour décider
un embargo
contre le thon
mexicain pêché
à l’aide de filets
dérivants
Conclusion du Groupe spécial (1991)
du GATT (1)
Il ne faut pas confondre « procédé » et
« produit » : un pays membre peut
contrôler les procédés par étiquetage pour
avertir le consommateur mais ne peut pas
interdire l’importation du produit
Conclusion du Groupe spécial (1991)
du GATT (2)
« […] cela aurait laissé la voie quasiment
libre pour qu’un pays applique
unilatéralement des restrictions commerciales
et qu’il le fasse non pas simplement pour
faire appliquer sa législation sur son territoire
mais pour imposer ses propres normes aux
autres pays. […] »
La faible portée de l’article XX
Le texte de l’article est cependant général : les
interprétations sont parfois multiples et
contradictoires, d’où la difficulté d’arbitrer les
conflits à l’ORD

Lorsque l’on considère la protection


environnementale au sens strict, seule une part
minime de 0,5 % du commerce est concernée
(Fontagné et Mondher)
DU GATT A L’OMC : LES
DIFFERENTS CYCLES DE
NEGOCIATION
Les principaux cycles de
négociation

Genève (1947) : 23 pays


Kennedy (1964-67) : 48 pays
Tokyo (1973-79) : 99 pays
Uruguay (1986-93) : 120 pays
Doha (2001- 201?) : 153 pays
Carte mondiale des pays
membres de l’OMC

http://www.wto.org/english/thewto_e/c
ountries_e/org6_map_e.htm
Le principal résultat : la baisse des tarifs
douaniers sur les produits industrialisés
40

Tarifs douaniers 35
moyens dans les 30
pays industria- 25
lisés, en % 20
15
Source : GATT 10
5
0
1940 50 60 70 80 90 2000
Quelques acquis de l’Uruguay round
Dans l’agriculture, la diminution en volume d’1/5ème des
subventions à l’exportation et le remplacement progressif
des restrictions à l’importation (quotas ou prélèvements
mobiles) par des droits de douane

La suppression des accords d’auto-limitation des


exportations (l’ATV – 1er janvier 1995 - remplace l’AMF et
organise la suppression progressive des restrictions quantitatives,
suppression totale à partir du 1er janvier 2005)
L’agriculture fait l’objet d’une
libéralisation lente

L’agriculture reste largement subventionnée en


dépit des progrès réalisés
C’est l’un des points d’achoppement du cycle
de négociation de Doha (opposition Nord-Sud)
Site de l’OMC

http://www.wto.org/indexfr.htm
UN SYSTEME D’ECHANGE
EN MARGE DE L’OMC :
PORTEE ET LIMITES DU
COMMERCE EQUITABLE
Les critiques faites à l’OMC

L’OMC est critiquée pour son approche


minimaliste des questions de
développement, d’équité sociale et de
respect des droits de l’homme
Une initiative en marge de l’OMC
tentent d’y remédier : le commerce
équitable
Le commerce des matières premières
agricoles brutes est associé à :
• Une dégradation des
termes de l’échange
• Une fluctuation erratique
des cours
• Des crises de paiement
externes (concentration
excessive des expor-
tations)
54
Une fluctuation erratique des cours du café
Coffee Price to Farmers

55
Gresser, Charis and Sophia Tickell. Oxfam International 2002
Les effets pervers des
fluctuations
• Irrégularité des recettes fiscales et des entrées de
devises pour les PED
• Faillite des petits producteurs en cas de chute des
cours
• Surinvestissement dans de nouvelles cultures en
période de boom (Brésil et Vietnam en 1997-98)
préparant les conditions d’une future chute des
prix (2000-2002)
56
Concentration excessive des
exportations et chocs externes

Une forte concentration des


exportations expose les économies aux
chocs de prix

57
Exemple : part du
café dans
les exportations

58
Gresser, Charis and Sophia Tickell. Oxfam International 2002
Les effets combinés de la concentration
et de l’ouverture sur les chocs

• Un choc total sur les exportations


de café du Brésil correspond à 0,30
% de son PIB

• Il correspond la même année en


Ethiopie à 5 % de son PIB

Calculs : Chelem 1998 59


Le commerce équitable garantit
aux petits producteurs :
• Une juste rétribution (prix minimum, prime
de développement)
• Des relations commerciales stables (prix et
contrat)
• Des canaux de distribution courts (moins
d’intermédiaires)
• Des conditions de travail décentes
60
 Évolution du prix du café en 2000-2003

Prix Max Havelaar Cours Mondial 61


Exemples de destination de la
prime de développement

- Achat de terres redistribuées aux membres de


la coopérative, diversification des cultures
- Attribution de bourses de scolarité aux
familles, programmes de formation
- Construction de routes, puits, écoles, centres de
santé

62
Quelques acteurs du commerce
équitable en France :

Alter Eco, Andines, Artisanat Sel,


Artisans du Soleil, CCFD,
Ethiquable, Fédération Artisans du
Monde, Max Havelaar France,
Minga, Solidar'Monde, …
63
Le commerce équitable en Europe :
l’essor du logo MH

Les 4/5èmes du chiffre d’affaire du commerce


équitable en Europe est certifié Max Havelaar
(le restant concerne pour une bonne part les
produits artisanaux des boutiques spécialisées)

64
65
Equitable x développement durable
Importer des roses MH d’Afrique du Sud ?

66
Un effort de divulgation à intensifier
• Le consommateur-type est une consommatrice
de 25-59 ans vivant en milieu urbain et d’une
CSP moyenne ou supérieure
• La consommation annuelle de produits labellisés
équitable reste très faible (= 0,015 % du
commerce international)
• Vers un commerce équitable Sud-Sud ?

Comercio Solidario VivaRio


67
L’absence d’un label universel
• Un label international consensuel de commerce
équitable reste à définir
• Corollaire : « les mauvais labels peuvent
chasser les bons »
• Le café Utz certified, commercialisé par Ahold
(Pays-Bas), dont le cahier des charges est
moins exigent que celui de FLO (organisme de
certification de MH), a dépassé le café MH en
parts de marché national

68
Le problème de la remontée de filière

- La stratégie de remontée de filière, étape par


étape, jusqu’en amont de la commercialisation,
n’est pas souvent encouragée
- La réappropriation de la filière nécessiterait un
prix encore meilleur ou une prime de
développement plus élevée
- Cela permettrait de ne pas cantonner les
coopératives à la production de produits bruts

69
Le Cahier des charges s’arrête
aux portes de la distribution
• Les grandes surfaces sont critiquées pour leurs marges
parfois surdimensionnées par rapport à la cause
affichée
• Une démarche englobant tous les intervenants de la
filière est nécessaire, jusqu’à l’aval
• Exemple : Altertext (Eric Boël)
http://www.touteconomie.org/index.php?arc=bv1&man
if=66 (Video début à 28 mn 30)
http://www.touteconomie.org/jeco/66_206.pdf
(Charte Altertext – dont point n° 3)
70
Du commerce équitable au
commerce éthique

Le commerce équitable concerne


essentiellement le secteur primaire et l’artisanat,
soit une part minoritaire du commerce
international, il doit donc être complété par une
démarche de « commerce éthique »

71
OIT et OMC
• Depuis l’échec de l’introduction d’une clause
sociale lors de l’ Uruguay round, les secrétariats
de l’OMC et de l’OIT collaborent en vue de
son introduction ultérieure
• La clause sociale : la fabrication des produits
destinés à l’exportation devrait respecter des
normes minimales définies par l’OIT et
concernant les conditions de travail
72
Le contenu de la clause sociale

• Interdiction du travail des enfants


• Interdiction du travail forcé
• Respect des libertés syndicales
(pluralisme, droits de grève, …)

73
Le rôle des Etats
A défaut de l’adoption multilatérale de la
clause sociale, quelques Etats (Danemark,
Belgique) légifèrent en introduisant un label
social garantissant que les produits sur
lesquels il est apposé répondent aux normes
minimales de l’OIT

74
www.social-label.be/
La clause sociale de l’OMC

• Elle aurait une portée beaucoup plus vaste que


le label du commerce équitable : elle
concernerait tout le commerce international,
tous secteurs et tous pays membres confondus
• Elle serait rendue obligatoire (internalisation
publique de la demande d’éthique des
consommateurs)

75
La clause sociale de l’OMC (suite)
Son contenu serait cependant plus limité que
celui de MH-FLO :
– Il ne comporte pas d’exigence environnementale
– S’adressant à l’ensemble des entreprises
exportatrices, il ne distingue pas les petits
producteurs des autres, d’où l’absence de prime de
développement, de prix minimum garanti, d’acompte
sur production, …
– Il n’inclut pas de démarche-qualité du produit
76
Les codes de conduite : exemple de
la norme privée SA 8000

• Elle est attribuée à plus de 2000


établissements par Social Accountability
International (SAI), association basée aux
Etats-Unis et regroupant ONG et firmes
• Elle garantit le respect des normes
minimales de travail de l’OIT dans les
usines
77
Références vidéo
• http://www.dailymotion.com/video/xaxzwj_
equitable-a-tout-prix13_webcam
• http://www.dailymotion.com/video/xaxy2a_
equitable-a-tout-prix23_webcam
• http://www.dailymotion.com/video/xaxxsf_
equitable-a-tout-prix33_webcam

78
Bibliographie
• Le Commerce équitable, Tristan Lecomte, Eyrolles,
2005
• Le Commerce équitable, Katell Pouliquen, Marabout,
2004
• Les Coulisses du commerce équitable, Christian
Jacquiau, Mille et une nuit, 2006.
• Cahiers de recherche de la Chaire “Economie et
humanisme”, UQàM

79
Sites internet
• www.cepaa.org (social accountability International)
• http://www.commercequitable.org/
• www.ethique-sur-etiquette.org
• www.fairtrade.net
• http://perspective.usherbrooke.ca/
• www.ilo.org (International Labor Organization)
• www.maxhavelaarfrance.org
• www.novethic.fr
• www.vigeo.fr
80

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