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Exposé sous le thème :

La responsabilité sociale des entreprises et le


développement durable

Demandé par : M. ELMADI Réalisé par : : ELHARRANE Charif


BENKHACHAN Ali
KHAMLACH Zineb
BENDAHI Karim
JIBOU Soufiane

Master spécialisé : Management des ressources humaines


Plan
Introduction

Première partie
RSE et DD : définition et histoire

Deuxième partie
RSE et DD : Dimensions et principes

Troisième partie
Enjeux de la mise en place d’une démarche RSE

Quatrième partie
Avantages et motivation à la RSE

conclusion
Introduction
La Responsabilité Sociale de l’Entreprise (RSE) est
devenue, ces dernières années, l’un des thèmes phares de
plusieurs disciplines de la littérature managériale.
La notion de la RSE vient s’ajouter à des nombreux
concepts (entreprise citoyenne, management sociétal,
éthique des affaires, développement durable…) qui renvoient
à la même idée : l’entreprise doit être considérée comme une
institution sociale dont les activités s’inscrivent dans la vie
de la Cité et qui est responsable vis-à-vis de tous les autres
acteurs de la société.
Aussi ce concept correspondrait à l’intégration par
l’entreprise d’objectifs sociaux en plus de ceux
économiques.

Prise en compte sous cet angle, la RSE apparaît comme


une concrétisation de l’intégration de repères éthiques dans
le domaine de l’entreprise qui semblait voué à être régi
uniquement par la logique du profit.
Première partie
RSE et DD : définition et histoire
Comment le concept de RSE a-t-il été défini et théorisé ?
Quelques exemples de définitions…
Type d'approche Source Définition
Agir au delà d'une Jones La responsabilité sociétale est « [l'idée] selon laquelle les
responsabilité (1980 entreprises, au delà des prescriptions légales ou contractuelles,
économique, ) ont une obligation envers les acteurs sociétaux »
contractuelle ou légale.
Maximiser le profit pour Friedman « Rien n'est plus dangereux pour les fondements de notre société
les actionnaires (1962) que l'idée d'une responsabilité sociale des entreprises autre que
de générer un profit maximum pour leurs actionnaires »
Répondre aux attentes de la Carrol La responsabilité sociétale est « ce que la société attend des
société de manière l organisations en matière économique, légale, éthique et
volontaire (1979) volontaire, à un moment donné »
Respecter des principes de « La signification de la responsabilité sociétale ne peut être
déclinant au niveau Wood appréhendée qu’à travers l’interaction de trois principes : la
institutionnel, (1991 légitimité, la responsabilité publique et la discrétion
organisationnel et ) managériale, ces principes résultant de trois niveaux d’analyse,
managérial institutionnel, organisationnel et individuel »
La performance Wartick & La PSE est « l’interaction sous-jacente entre les principes de
Cochran
sociétale comme (1985)
responsabilité sociale, le processus de sensibilité sociale et les
intégration des politiques mises en œuvre pour faire face aux problèmes sociaux
approches de la RSE »
La performance sociétale Clarkson La PSE peut se définir comme la capacité à gérer et à satisfaire
comme capacité à (1995) les différentes parties prenantes de l’entreprise (définition
satisfaire les stakeholders construite)
1. Définition de la RSE :

 L’Union Européenne donnera en 2001 dans son Livre Vert la définition


suivante de la RSE :

La Responsabilité Sociétale (ou Sociale) des Entreprises (RSE)


décrite comme l’intégration volontaire des préoccupations
sociales et écologiques des entreprises à leurs activités
commerciales et leurs relations avec les parties prenantes

*: Livre Vert sur la RSE publié par la Commission Européenne en juillet 2001
La RSE

Engagement Améliorer la société


Bons rapports avec
volontaire de et rendre plus propre
les parties prenantes
l’entreprise l’environnement
• … au-delà de ses • Exercer ses activités en • Satisfaire leurs attentes,
obligations tenant compte de à travers un
économiques et leurs répercussions sur comportement éthique
légales… la société et et responsable
l’environnement assurant leurs bien-
être
Parties prenantes de la RSE
II- Aperçu historique sur la RSE
 La RSE est apparue au début des années cinquante aux Etats-
Unis, par Bowen, un pasteur protestant, Il est le premier à utiliser le
terme « Corporate Social Responsibility », traduit par la suite par
« responsabilité sociale (ou sociétale) de l'entreprise ».

 Dans son ouvrage, Bowen insiste sur la contribution essentielle


de l'entreprise au renforcement des valeurs portées par le rêve
américain. Il rejoint ainsi l'éthique protestante du travail qui veut
que le bon entrepreneur se comporte en père de famille gérant ses
profits de manière responsable, économe et sans ostentation.
 L'entreprise est alors perçue comme un acteur social à part entière, investi
d'une mission envers la société au sens large.

 Dans les années 1980, une autre nouvelle vision plus démocratique de
l'entreprise émerge, considérant que l'entreprise n'est pas seulement
responsable devant les propriétaires du capital mais devant l'ensemble des
parties prenantes : employés, fournisseurs, clients, territoires (Freeman,
1984).

 Le concept de RSE apparaît à partir des années 1950 dans la littérature


consacrée aux entreprises mais ne prend son essor qu’à partir des années
1990.
 Les années 1990 sont marquées par le recul du poids des
Etats-Nation, une mondialisation croissante et la dégradation
de l'image des grandes entreprises (catastrophes
environnementales, accidents du travail, licenciements...). Cet
ensemble de facteurs contribue au développement du concept
de RSE, suite aux demandes des organismes de la société
civile (associations écologiques et humanitaires).

Sources :
-Revue multidisciplinaire sur l’emploi, le syndicalisme et le travail (REMEST), 2009, vol. 4, Nº 1
-Freeman, R. Edward (1984). Strategic Management: A stakeholder approach. Boston: Pitman
1- Définition du développement
durable
 Le Développement Durable:

 Concept macro-économique et macro-social à


l’échelle planétaire, et qui ne s’applique donc pas tel
quel aux entreprises. Néanmoins ce concept la
concerne dans ses finalités, dans la conception de son
organisation, de ses décisions managériales en lui
donnant un cadre de référence plus global qui peut
influencer ses valeurs, sa mission, sa stratégie.
Définition du développement
durable
« un développement qui répond aux besoins du présent
sans compromettre la capacité des générations futures à
répondre aux leurs.

 Deux concepts sont inhérents à cette notion :

- le concept de "besoin", et plus particulièrement


des besoins essentiels des plus démunis, à qui il
convient d’accorder la plus grande priorité,

- l’idée des limitations que l’état de nos techniques et


de notre organisation sociale imposent sur la capacité
de l’ environnement à répondre aux besoins
actuels et à venir. »

Rapport Brundtland : Notre Avenir à Tous, rapport de la


Commission Mondiale sur l'Environnement et le
Développement, Les Editions du Fleuve, 1987, p 51
Les grandes dates du développement durable
1972 Conférence des Nations 1992 Sommet
Unies sur l’environnement, de la Terre, Rio
Stockholm 2002, Sommet mondial
1987 du développement
Commissio
durable, Johannesburg
n
Brundtland Rio +5
1970 1980 199 200
0 0
CDD
halte à la croissance et 6
protection de l’environnement développement durable
évolution
écodéveloppement
des RSE
concepts Responsabilité Sociétale des Entreprises

performance économique,
sociale et environnementale

scientifiques et ONG
évolution
des gouvernements, nations
acteurs entreprises
consommateurs

d’après AFNOR
© C. Brodhag, ENSM SE, http://www.brodhag.org
 1- La conférence de Stockholm (1972) et l'écodéveloppement :

 La notion d'écodéveloppement, sur laquelle travaille l'équipe d'Ignacy Sachs en


France, s'attache à réconcilier deux approches apparemment antagonistes, celle
du développement et celle de l'environnement, indissociables l'une de l'autre, et
contribue à remettre en cause les modes de développement du Nord et du Sud,
générateurs de pauvreté et de dégradations environnementales.

 La conférence de Stockholm qui devait, à l'origine, être consacrée à


l'environnement, s'ouvre donc modestement aux questions du développement.

 La notion d'écodéveloppement aura cependant une vie courte puisqu'elle est


condamnée officiellement par Henry Kissinger lors de la conférence de
Cocoyoc (1974); elle sera désormais écartée du vocabulaire institutionnel
international.
 2- Le Sommet de Rio de 1992 :

 En 1992, lors de la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le


Développement (CNUCED ou sommet de la terre), le DD est consacré par 182
États. Lors du Sommet sont précisées les finalités du DD. Il s’agit de replacer les
êtres humains au centre des préoccupations relatives au DD car ils ont droit à une
vie saine et productive en harmonie avec la nature, notamment par la lutte contre la
pauvreté dans le respect des générations présentes et futures.

 Il s’agit également de préserver les équilibres planétaires et les ressources


environnementales pour un développement à long terme, en infléchissant les modes
de développement et en éliminant les modes de production et de consommation non
durables au profit de ceux qui seraient durables dont la diffusion doit être favorisée.

 La Ministère Française De L’écologie Et Du Développement Durable, Sommet Mondiale Sur


Le Développement Durable 2002, « Historique Du Développement Durable ».
 La conférence mondiale sur les droits de l’homme de 1993 :

 Cette conférence a insisté sur les droits des populations à un environnement sain et
le droit au développement, deux exigences sujettes à controverse et auxquelles
certains États Membres s’étaient opposés jusqu’au Sommet de Rio.

 Le sommet mondial sur le développement social de 1995 :

 A vu l’adoption par 128 chefs d’Etats et de gouvernements de la Déclaration sur le


Développement Social, qui vise à faire face aux trois fléaux se développant dans
tous les pays du monde : la pauvreté, le chômage et la désintégration sociale. Les
Etats s’engagent « à faire de la lutte contre la pauvreté, de la réalisation du plein
emploi et de l’instauration d’une société où régneront la stabilité, la sécurité et la
justice, leur objectif suprême ».

 La Ministère Française De L’écologie Et Du Développement Durable, Sommet


Mondiale Sur Le Développement Durable 2002, « Historique Du Développement
Durable ».
 Protocole de Kyoto (1997) :
 En 1997, le protocole de Kyoto fixe des objectifs de réduction pour les pays
industrialisés au-delà de l’an 2000 : 5,2 % sur la période 2008-2012 par rapport à 1990
pour les pays industrialisées, 8 % pour l’Union européenne, 0 % pour la France.
L’application du protocole de Kyoto se heurte à des difficultés croissantes, notamment sur
la mise en œuvre des mécanismes de flexibilité : «Permis à polluer, développement
propre».

 Le sommet de la terre à Johannesburg (2002) :

 En août 2002, le Sommet mondiale a reconnu le rôle des entreprises dans le


développement durable. Kofi Annan a notamment déclaré : «Nous réalisons que
c’est seulement en mobilisant le secteur privé que nous ferons des propres
significatifs. (...) Les problèmes environnementaux et sociaux ne peuvent être résolus
qu’en mobilisant les entreprises privées, car les gouvernements ne peuvent agir
seuls. La situation peut s’améliorer, si vous faites les bons choix. Si ce n’est le cas, la
jeune génération fera pression sur les gouvernements pour réguler l’économie.» De
nombreux secteurs (automobile, chimie, ciment, etc.) ont proposé des engagements et
initiatives.
I- Dimensions de la RSE

Considérée comme étant la projection du concept de développement durable au


niveau de l'entreprise, la RSE, selon l'Observatoire sur la Responsabilité
Sociétale des Entreprises , tout comme le développement durable se base sur
trois axes principaux :
 Dimension Sociale :
 ce sont les relations avec les personnes dans l’entreprise, mais aussi à
l’extérieur. La dimension sociale représente le facteur Humain, Parmi
ces relations :

 les Concertation avec les collectivités locales et les riverains(syndicats)

 Les Partenariat avec une ONG

 Relations sociales : engagement des salariés et de leurs représentants

 Dialoguer avec les consommateurs (panel, sondage, association de


consommateurs)

 Dialoguer avec les actionnaires,


 Dimension Environnementale :
 Comment l’entreprise impacte t-elle sur l’environnement
? De ses comportements en interne (biens et services)
jusqu’aux conséquences externes (impacts de ses produits
et ses activités sur l’écologie). par exemple :

 Mesure de ses émissions de gaz à effet de serre


 Economies de ressources : papier et eau …etc
 Economies d’énergies : électricité, carburant, chauffage
Dimension Economique :
 Tout ce qui concerne l’éthique des affaires,
et l’efficacité économique.

A titre d’exemple :

 Développe la productivité et la qualité de la


production à long terme
 Renforce la capacité de gestion des risques
 Facilite l’accès aux crédits .
II- Les principes de la RSE
 La norme ISO 26000 préconise l’adoption de
7 principes pour une gouvernance
socialement responsable. Nous nous
proposons ici de les passer en revue pour
mieux les comprendre.
1- La Redevabilité de l’organisation à l’égard de la
Société qui consiste à :

 Répondre de ses impacts sur la société, l’économie et


l’environnement.
 Accepter un examen approprié et le devoir de réponse
correspondant.
 Pouvoir répondre des intérêts des mandants de l’organisation

 Pouvoir répondre du respect de la législation et de la


règlementation vis-à-vis des autorités.

 La redevabilité englobe également le fait d’assumer une pratique


fautive, de prendre les mesures appropriées pour y remédier et de
mener les actions permettant d’éviter qu’elle ne se reproduise.
2- La Transparence
 Il s’agit de :

 D’assurer la transparence des décisions prises et des activités réalisées lorsque


celles-ci ont une incidence sur la société et l’environnement.

 De diffuser de manière claire, juste et exhaustive et à un degré raisonnable et


suffisant, les politiques, décisions et activités réalisées, de même que leurs
effets connus et probables sur la société et l’environnement.

 De rendre disponibles, accessibles, compréhensibles les informations pour ceux


qui sont ou peuvent être touchés de diverses manières par l’organisation.

 De présenter les informations actualisées, basées sur des faits et présentées de


manière claire et objective, pour permettre aux parties prenantes d’évaluer avec
justesse l’impact des décisions et activités de l’organisation sur leurs intérêts.
3- Comportement éthique

 Il consiste à adopter « un comportement fondé sur


les valeurs de l’honnêteté, de l’équité et de
l’intégrité. Ces valeurs impliquent que l’on se
préoccupe d’autrui, des animaux et de
l’environnement et que l’on s’engage à traiter
l’impact de ses décisions et activités sur les intérêts
des parties prenantes ».
4- Reconnaissance de l’intérêt des parties
prenantes.
 Il s’agit de reconnaître et prendre en considération les intérêts de ses
parties prenantes et y répondre.

 Il s’agit donc :

 D’identifier ses parties prenantes;

 D’identifier et tenir pleinement compte des intérêts et des droits de ses


parties prenantes accordés par la législation et réponde aux
préoccupations que celles-ci expriment;

 De reconnaître que certaines parties prenantes peuvent avoir une


influence significative sur les activités de l’organisation;
5- Respect de la légalité
 Cela implique :

 D’accepter que le respect du principe de légalité soit obligatoire.

 De considérer qu’aucun individu ou organisation n’est au-dessus des lois, et

d’autre part y compris les Pouvoirs publics. Le principe de légalité est en

opposition avec l’exercice arbitraire du pouvoir.

 De se conformer à toutes les législations et réglementations en vigueur.

 De prendre des mesures pour prendre connaissance des lois et réglementations

en vigueur, pour informer ceux qui font partie de l’organisation qu’ils sont

tenus d’observer et de mettre en œuvre les mesures en question.

 De se conformer aux obligations légales dans toutes les juridictions

d’intervention, même si ces lois et réglementations ne sont pas appliquées de

manière adéquate;
6- Respect des normes internationales de
comportement
 ll s’agit de prendre en compte, notamment lorsque la loi du pays ne précise
pas de cadre de s’appuyer sur des référentiels internationaux.

 A titre d’exemple, l’OIT, dotée d’une structure tripartite composée des


représentants des travailleurs, des employeurs et des gouvernements élabore
des politiques et des outils nécessaires pour l’accès à un travail décent

 D’autres organismes internationaux publient des normes internationales de


comportement. A titre d’exemple :

 – l’ONU

 – la Communauté Européenne

 – l’OCDE
7- Respect des droits de l’Homme
 Ce principe implique de :

 Respecter les droits de l’Homme et reconnaître à la fois leur importance et leur


universalité

 Respecter et, chaque fois que possible, promouvoir les droits énoncés dans la
Déclaration internationale des droits de l’Homme;

 Accepter l’universalité de ces droits, c’est-à-dire le fait qu’ils soient applicables


de manière indivisible dans tous les pays, toutes les cultures et situations;

 Prendre des mesures pour respecter les droits de l’Homme, et dans les cas où
ceux-ci ne sont pas protégés, éviter de tirer avantage de ces situations; et

 Accepter le principe de prendre en compte les normes internationales de


comportement dans les cas où la législation ou sa mise en application n’assure
aucune protection adéquate des droits de l’Homme.
III- Les piliers du développement
durable
 La RSE est un outil privilégié visant à « la contribution
des entreprises aux enjeux du développement durable »
comprenant les finalités économiques, sociales et
environnementale.
 Le Développement Durable c’est de « permettre aux
générations actuelles, à commencer par les plus
démunies, de satisfaire leurs besoins tout en s’assurant
que les générations futures puissent satisfaire les leurs. »
 Les trois piliers du développement
durable sont clairement définis :

 Pilier économique (Efficacité économique)


 par l’optimisation des variables de la croissance
(investissement, échanges, compétitivité …) en
évitant de transmettre une charge d’endettement
aux générations futures .

 Pilier sociale (Justice sociale) :


 lutter contre la pauvreté et l’exclusion, et
satisfaire les besoins essentiels
 Pilier environnement (Préservation de
l’environnement)
 Préservation de l’environnement et les ressources
naturelles pour la génération futures.

 Sans oublier le rôle transversal indispensable de la


gouvernance. La gouvernance d’entreprise est
l'ensemble des processus, réglementations, lois
et institutions influençant la manière dont
l'entreprise est dirigée, administrée et contrôlée.
III- Les principes du DD
 La notion de développement durable vise l'intégration des
préoccupations sociales et environnementales aux décisions à caractère
économiques, sa mise en œuvre nécessite l'adhésion à différents
principes généraux que nous pouvons assimiler à des conditions
fondamentales de sa réussite.

 Il renvoie à des enjeux sociétaux et politiques essentiels : débattre,


élaborer démocratiquement et mettre en œuvre un nouveau modèle de
développement .

 Parmi les principes de développement durable on cite :


 Le premier grand principe

 Le premier principe place l’Homme au cœur de ce


nouveau type de projet :

 Les êtres humains sont au centre des


préoccupations relatives au développement
durable. Ils ont droit à une vie saine et productive,
en harmonie avec la nature.
 Le deuxième principe
 Le deuxième principe explique la notion de gestion des ressources :

 Conformément à la charte des Nations Unies et aux principes du droit


international, les États ont le droit souverain d’exploiter leurs propres
ressources selon leur politique d’environnement et de développement,
et ils ont le droit de faire en sorte que les activités exercées dans les
limites de leur juridiction ou sous leur contrôle ne causent pas de
dommages à l’environnement dans d’autres États ou dans des zones
ne relevant d’aucune juridiction nationale.
 Le troisième principe

 Le troisième principe rappelle l’importance d’une


gestion raisonnée des ressources, dans la
perspective d’un héritage à léguer aux générations
futures :
 Le droit au développement doit être réalisé de
façon à satisfaire équitablement les besoins relatifs
au développement et à l’environnement des
générations présentes et futures.
 Le quatrième principe

 Le quatrième principe associe la notion de «


développement » à la notion d’« environnement » :

 Pour parvenir à un développement durable, la


protection de l’environnement doit faire partie
intégrante du processus de développement et ne
peut être considérée isolément.
 Le cinquième principe

 Le cinquième et dernier principe précise la notion de lutte contre


la pauvreté et la réduction des écarts de niveaux de vie, à
l’échelle planétaire :

 Tous les États et tous peuples doivent coopérer à la tâche


essentielle de l’élimination de la pauvreté, qui constitue une
condition indispensable au développement durable, afin de
réduire les différences de niveaux de vie et de mieux répondre
aux besoins de la majorité des peuples du monde.
 Enjeux de la mise en place d’une
démarche RSE

 Les entreprises ont pour but d’être économique


dans un premier temps. Puis afin de répondre au
concept de responsabilité sociale, elles
deviennent légales, tentent d’agir selon les
principes qu’elles se donnent et enfin tentent de
dépasser ces derniers pour être
encore meilleures.
 L’éthique c’est ainsi se comporter de façon responsable vis-à-vis de son
environnement et de ses parties prenantes. L’éthique sociale est aussi
synonyme de valorisation du capital humain par le respect de celui-ci.

 L’éthique sociale implique ainsi par exemple le renforcement de


l’égalité homme femme au sein de l’entreprise. Par l’éthique sociale on
découvre son environnement qu’on connaît de mieux en mieux ce qui
permet à terme de prévenir les risques qui peuvent compromettre la
rentabilité de l’entreprise.

 De plus étant donné une communication et une instauration de


confiance en amont auprès des consommateurs et des parties prenantes
cela permet d’éviter ou de faire face à d’éventuelles crises et ainsi
pérenniser la vie de l’entreprise.
 Les chefs d’entreprises et autres responsables
d’organisations ont plusieurs raisons de mettre en œuvre
une démarche RSE. Elle répond à la fois à des enjeux
stratégiques et opérationnels :

 Enjeux stratégiques : parce que la RSE permet de


valoriser l’image et de préserver la réputation, de satisfaire
et fidéliser la clientèle, de traiter avec des fournisseurs et
partenaires de qualité. La RSE facilite également l’accès
aux marchés de capitaux et permet d’avoir de bonnes
relations avec les autorités et le grand public.
 Les enjeux opérationnels : de la RSE concernent
l’organisation et les pratiques internes de l’entreprise. Elle
renforce la satisfaction au travail et l’identification des
salariés, elle optimise la compétitivité et crée de la valeur,
elle est souvent facteur de réduction des coûts grâce aux
économies de ressources qu’elle permet de réaliser. La
RSE améliore la maîtrise des risques ainsi que les coûts
sociaux & environnementaux.
 En prenant l’exemple du
recrutement :
 En matière de recrutement : l’entreprise
socialement responsable attire et fidélise plus
facilement les talents de haut niveau, car les
jeunes sont de plus en plus sensibles aux valeurs
du développement durable qui deviennent un
critère de choix dans la recherche d’un emploi.
Quelques normes et références
internationales de la RSE

 De nombreux indicateurs permettent d’évaluer la


Responsabilité Sociale des Entreprises : si des lois et des
règlementations sont mises en place au niveau national et au
niveau de la Communauté Européenne, d’autres indicateurs
(certifications, normes, référentiels internationaux…)
doivent être pris en compte.

 Le tableau qui suit présente les principaux référentiels de la


RSE :
 Ces normes permet aux entreprises qui veulent
développer une stratégie RSE d’avoir les mêmes
référentiels, de se baser sur les mêmes principes,
pensés et conçus pour faciliter le management en
interne, mais aussi les contrôles. Ainsi, une entreprise
peut être certifiée seulement si elle répond aux
exigences du cahier des charges en matière de
management environnemental.
Exemples des activités RSE

1:Zara s’est engagé 29 novembre 2012 à


renforcer l’application de sa politique
d’interdiction des APEO (alkylphenol
ethoxylates - subst. toxiques) , dont les
nonylphénols mis en évidence dans les
tests effectués par Greenpeace.
2: McDonald’s :

Des situations de crise amènent à un support particulier vers les


communautés. Par exemple, les jours suivants les attentats du 11.
septembre, McDonald’s a fournis environ 650.000 repas aux
secouristes et a réuni plus de 7 millions de dollars (US). De même
façon, on a supporté les victimes et les saveurs au cours de grandes
catastrophes naturelles comme des tremblements de terre en Inde,
en Turquie, au Chili ou en Grèce etc.
1- Avantages de la RSE

 Les avantages de la RSE se développent


avec l’évolution du concept lui-même
également avec son champ d’application et
son impact vis-à-vis de toutes les parties
prenantes.
1- La capacité de satisfaire et de recruter des employés de
premier choix :

-Les employés veulent se sentir fier de l'organisation


dans laquelle ils travaillent ;

-Un employé ayant une attitude positive envers son


employeur, est moins susceptible de chercher un emploi
ailleurs.

-Il est également probable que l’entreprise reçoit plus de


demandes d'emplois car les demandeurs veulent travailler pour
elle.
52
2-La capacité à séduire le client :

L’entreprise vit principalement des marges générées par


chacun de ses clients, de sa capacité à séduire de nouveaux
prospects et surtout de les fidéliser.

Lorsque l’entreprise a une stratégie responsable et


durable pour améliorer l'attitude des clients, elle peut par la
suite en gagner plus et ils seront donc moins susceptibles de
changer la marque.

53
3-Une forte relation publique :

La RSE offre :

-La possibilité de partager des histoires positives en


ligne et dans les médias traditionnels.

-Les entreprises n'ont plus besoin de gaspiller de l'argent


sur des campagnes publicitaires coûteuses.

Au contraire, ils peuvent :

*Générer de la publicité gratuite

*Bénéficier d’un marketing viral.


54
4-La réduction des coûts :

La RSE sert à réduire les coûts de l’opération et la


production de l’entreprise ceci à travers :

-La mise en œuvre des programmes de l’économie et de


l’énergie ;

-La gestion des risques potentiels et passifs de manière plus


efficace ;

-La réduction des investissements dans la publicité


traditionnelle ;

-La favorisation du recrutement interne et


l'approvisionnement du marché local.
55
5-Les opportunités d'affaires :

Le programme de la RSE nécessite une approche


ouverte et orientée vers l'extérieur. L'entreprise doit être en
dialogue constant avec les clients, les fournisseurs et les
autres parties qui affectent l'organisation.

Pour continuer avec toutes les parties intervenantes,


l’entreprise sera la première à connaître de nouvelles
opportunités commerciales.

56
2- Motivation à la RSE
La RSE a longtemps été perçue par les entreprises comme
un coût supplémentaire pour elles. Rares étaient les firmes qui la
considéraient comme une opportunité.

A l’avenir il n’en restera pas moins que ce sont les


entreprises qui sauront le mieux intégrer ces enjeux dans leur
système de gestion qui seront les mieux à même d’affronter les
défis qui se présenteront à elles.

- Quels sont donc les facteurs qui peuvent inciter une


firme à devenir « socialement responsable »?
1-Une réponse aux demandes du marché

La demande du consommateur ou de l’acheteur auprès de


l’entreprise est une forte motivation pour que les entreprises soient
responsables.

Ce qui signifie que les entreprises, dans le monde occidental


du moins, doivent, si elles veulent continuer à être compétitives et
jouir d’une bonne réputation du marché, se conformer aux
Souhaits des acheteurs et des consommateurs.

Leur influence est grandissante et peut nuire gravement à


l’image de marque de la firme (actions de boycott des produits
Nike, Gap et Shell par Ex.).
58
2-Une réponse à des situations locales
En période de crise ou de catastrophe majeure, la société s’attend
à ce que les firmes, surtout les grandes, interviennent et s’impliquent
notamment dans l’aide aux victimes, dans les pays où les gouvernements
ne disposent pas des systèmes nécessaires.

Ces actions ne sont généralement pas planifiées et plutôt isolées en


fonction des situations et enjeux. Elles relèvent en réalité plus de la
philanthropie d’entreprise qui est un élément de la RSE, mais n’est pas
le plus important.

Les exemples ne manquent pas, de la mobilisation qui a suivi le


gigantesque tsunami qui a ravagé l’Asie du sud-est en décembre 2005 à
celle qui a suivi le terrible tremblement de terre en Haïti en février
2010.
3- Limites de la RSE
Ce qui ne va pas

 Dans les entreprises

◦ Trop souvent but Marketing plutôt que réel souci


d’éthique

◦ RSE: sujet trop vaste pour certains

◦ Effet de mode
Ce qui ne va pas

 Dans les entreprises

◦ Trop nombreuses contradictions


 Beaux discours mais peu d’action

◦ RSE des multinationales ?


 Certaines multinationales ne se préoccupent
de la RSE que dans les pays développés
 Un développement économique durable ne peut se
réaliser au détriment de la préservation de
l’environnement et la prise en compte des attentes des
parties prenantes. La responsabilité sociale de
l’entreprise n’est pas juste un concept ni un effet de
mode, il faut qu’elle soit enracinée dans les meurs et
pratiques d’entreprises surtout avec les grands problèmes
écologiques (réchauffement de la planète,
appauvrissement de la couche d’ozone rareté des
ressources, etc.) et l’impératif de répondre aux attentes
des parties prenantes.
Sources :
 Les fondements théoriques de la RSE, JP Gond,ICCSR,
University of Nottingham.
 http://www.easybourse.com/Website/article/3041- responsabilite-
societale-de-l-entreprise-et-capital- immateriel.php
 Comment concilier efficacité économique et développement
durable, JC Pannekouke & D. Rhases, HBF Training &Groupe
Formation
 http://www.cgem.ma
 Isidore FEUJO ; (2004); Guide des audits : quelles synergies
gagnantes pour l’entreprise ;