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UNITÉ D’ENSEIGNEMENT: UEF 3.2.

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MATIÈRE: MATÉRIAUX ET INTRODUCTION À LA HAUTE TENSION
VHS: 45H00 (COURS: 1H30, TD: 1H30)
CRÉDITS: 4
COEFFICIENT: 2

CHARGÉ DU MODULE:
Professeur Youcef MESSLEM
Email: youcef.messlem@gmail.com
OBJECTIFS DE L’ENSEIGNEMENT

• Choisir le matériau approprié par rapport aux conditions de son


fonctionnement et de son environnement.

CONNAISSANCES PRÉALABLES RECOMMANDÉES


Constitution de la matière, la théorie du champ électrique et la décharge
électrique disruptive.
CONTENU DE LA MATIÈRE:
• Chapitre 1. Matériaux conducteurs (1 Semaine)
• Notions de base, Classification des conducteurs et propriétés selon leur utilisation.
• Chapitre 2. Matériaux magnétiques (3 Semaines)
Magnétisme à l’échelle microscopique et à l’échelle macroscopique, Classification des matériaux
magnétiques, Mécanismes d’aimantation et caractéristiques techniques d’aimantation, Matériaux
ferromagnétiques doux, Domaines d’utilisation, Matériaux ferromagnétiques durs, Caractéristiques et
domaines d’applications des aimants permanents, Notions d’énergie dans les matériaux magnétiques,
Pertes magnétiques, mesure des pertes en champ fixe et en champ tournant.
• Chapitre 3. Matériaux diélectriques (2 Semaines)
• Phénomènes de polarisation, Résistivité, Rigidité diélectrique et Pertes diélectriques, Propriétés physico-
mécaniques, Matériaux électro-isolants.
• Chapitre 4. Semi-conducteurs: (1 Semaine)
• Généralités sur les Semi-conducteurs et leurs applications.
• Chapitre 5. Supraconducteurs (1 Semaine)
• Généralités sur les Supraconducteurs et leurs applications.
• Parie II - Introduction à la Haute Tension
• Chapitre 1. Généralités sur la haute tension (1 Semaine)

• Utilité de la haute tension, Rappels sur le champ électrique, Pouvoir de pointe.


• Chapitre 2. Généralités sur les contraintes dues à la HT (2 Semaines)
• Buts et méthodologie de la HT, Contraintes liées à la tension, Contraintes liées au courant, Protection contre les
surtensions et les surintensités.

• Chapitre 3. Surtensions et coordination de l’isolement (2 Semaines)


• Equations d’ondes, Réfraction, réflexion et oscillation des ondes mobiles, cas des lignes à plusieurs conducteurs,
Propagation des ondes dans les enroulements des machines électriques, notions de compatibilité
électromagnétique.
• Chapitre 4. Rigidité diélectrique (1 Semaine)

• Définition et concept, Les isolants en haute tension : solides, liquides et gazeux, Isolation des systèmes pratiques.
• Chapitre 5. Mesure en Haute Tension (1 Semaine)
• Les sources des hautes tensions, Mesure des hautes tensions.
• Mode d’évaluation:
• Contrôle continu: 40%; Examen: 60%.

• Références bibliographiques:
• P. Robert, "Matériaux de l’électrotechnique", Dunod.
• F. Piriou, "Matériaux du génie électrique", MGE 2000, Germes.

• Gérald Roosen, "Matériaux semi-conducteurs et nitrures pour l'optoélectronique", Hermès.


• P. Tixador, "Matériaux supraconducteurs", Hermès.
• M. Aguet, "M. Ianovici, Haute Tension", vol XXII, Edition Georgi, 1982.

• G. LeRoy, C. Gary, B. Hutzler, J. Hamelin, J. Fontaine, "Les propriétés diélectriques de l’air et les très hautes
tensions", Editions Eyrolles, 1984.
• D. Kind, H. Kärner. "High voltage insulation technology: Textbook for Electrical Engineers", 1985.
• J. P. Holtzhausen, W. L. Vosloo, "High Voltage Engineering, Practice and Theory".

• André Faussurier, Robert Servan, "Matériaux en électrotechnique", Dunod Paris, 1971.


• A. Chabloz, "Technologie des matériaux", Suisse 1980.
MATÉRIAUX CONDUCTEURS

• Généralement, les métaux sont conducteurs d’électricité, les meilleurs étaient l'argent,
le cuivre et l'or, mais du fait de leur prix, l'argent et l'or sont rarement utilisé comme
conducteur d’électricité. Par contre, l'or est souvent utilisé pour protéger de la
corrosion les conducteurs en cuivre ou en argent sur les circuits imprimés.
• Les matériaux supra-conducteur sont d’excellent conducteurs d’électricité quand
certaines conditions sont respectées (la température par exemple) mais, du fait de
l'infrastructure nécessaire a leurs fonctionnement, ils ne sont utilisés que dans des cas
spécifiques (exemple : l’accélérateur de particules du CERN nécessitant des champs
magnétiques très élevés).
• Dans les applications générales, le matériau le plus employé est le
cuivre. Actuellement, on a tendance à utiliser des conducteurs
d’aluminium (seuls ou avec des fils d’acier) pour les lignes de
transport d’énergie, car, pour une même longueur et un même
poids, la résistance électrique de l’aluminium est presque la moitie
de celle du cuivre. Cependant, pour une résistance donnée, son
volume est 1,7 fois plus grand que celui du cuivre, ce qui le rend
moins intéressant comme conducteur dans les machines électriques.
• Le bronze phosphoreux se coule très facilement et il est très
employé pour les pièces moulées.
• En électricité, un conducteur est un matériau qui contient des porteurs de charge électrique
pouvant se déplacer facilement.
• Lorsque ce conducteur n'est soumis à aucun champ électrique ou, plus généralement, dans la
situation décrite par la théorie de l'électrostatique, les porteurs de charge sont animés d'un
mouvement aléatoire, ce qui fait qu'on n'observe aucun mouvement global d'électron ; il n'y a
donc aucun courant électrique, on dit que le conducteur est en équilibre électrostatique.
• Lorsqu'on lui applique un champ électrique, le mouvement des porteurs de charges devient
globalement ordonné, ce qui fait qu'on observe un courant électrique.
• Par extension, un conducteur est un composant électrique ou électronique de faible résistance,
servant à véhiculer le courant d'un point à un autre.
• On parle aussi de conducteur pour désigner les objets suivants : fil électrique, câble, piste,
barre, strap, cordon, etc.
• Parmi les matériaux conducteurs, on peut citer les métaux, les électrolytes (ou
solutions ioniques) et les plasmas. Certains solides non métalliques, tels que le
graphite, sont également conducteurs. Cependant :

• le conducteur parfait n'existant pas, on utilise des conducteurs ohmiques,


dont les meilleurs sont l'argent, le cuivre, l'or et l'aluminium ;

• les semi-conducteurs sont des cas particuliers : leur conductivité dépend de


conditions physique externes (électricité, lumière, champ magnétique, etc.) ;

• les supraconducteurs voient leur résistance ohmique devenir strictement nulle


dans certaines conditions.
FORMES DES CONDUCTEURS
•Rappel de physique du solide
Propriétés des métaux
Le tableau de Mendeleïev rassemble les éléments chimiques que l’on classe en
métaux et non-métaux. Les métaux se situent dans la partie gauche et centrale du
tableau. La période Ia contient les métaux alcalins, la période IIa les alcalino-
terreux, tandis que les
périodes IIIb, IVb, Vb, VIb, VIIb, VIII, Ib, IIb contiennent les éléments de transition,
tous métalliques. La période VIIa offre les halogènes et enfin la période 0, les gaz
rares. Selon les règles de l’IUPAC (International Union of Physics and Chemistry),
les métaux se situent dans la période Ia, excepté l’hydrogène, dans les périodes IIa
à IVa, et
dans le triangle formé par l’aluminium, le thallium et le polonium.
Le caractère métallique se manifeste essentiellement au niveau de plusieurs
propriétés qui diffèrent de celles de l’état non métallique : les métaux sont bons
conducteurs de la chaleur et de l’électricité, possèdent un éclat lumineux et des
propriétés mécaniques d’élasticité, plasticité, malléabilité et ductilité.
• La résistivité d’un matériau et son inverse, la conductivité caractérisent sa faculté de
laisser passer plus ou moins facilement le courant électrique. Le passage d’un courant
électrique d’intensité I dans
un matériau de résistance R engendre un dégagement d’énergie, dit
effet Joule :
W = RI 2

avec R résistance exprimée en ohm, W en watt et I en ampère.


Un matériau de longueur l , de section s a sa résistance électrique R qui est donnée par
la loi d’Ohm :

• L’inverse de la résistivité est la conductivité qui s’exprime en siemens par mètre (S/m).
• une autre grandeur est très utilisée en pratique, il s’agit de la conductibilité,
rapport de la conductivité du matériau à la conductivité du cuivre, prise par
convention égale à 100.
Selon la décision de la CEI de 1913, la conductibilité du cuivre est
de 100 % IACS (International Annealed Copper Standard) qui correspond à
une résistivité de 1,724 µΩ · cm à 20 ˚C.
Par référence à la classification périodique, on peut noter les particularités
suivantes :
— les trois meilleurs se situent dans la même période Ib ;
— l’aluminium est isolé dans la période IIIb ;
— le béryllium et le magnésium se trouvent en période IIa ;
— le sodium est en période Ia.
On trouve donc un certain regroupement des métaux conducteurs,
notamment pour les trois premiers d’entre eux.
On note aussi que :
— les très bons conducteurs n’ont qu’un seul électron sur la dernière
couche faisant suite à une sous-couche d saturée ;
— l’aluminium possède également un électron solitaire, mais en
sous-couche 3p ;
— le béryllium et le magnésium ont eux, une sous-couche p
saturée ;
— le sodium n’a également qu’un seul électron sur sa couche
externe.
La structure électronique de l’élément ne peut donc expliquer à
elle seule la conductivité, et il faut donc faire intervenir d’autres propriétés
liées à la liaison chimique.
Le recuit d'une pièce métallique ou d'un matériau est un procédé correspondant à un cycle de chauffage. Celui-
ci consiste en une étape de montée graduelle en température suivie d'un refroidissement contrôlé.

L'écrouissage d'un métal est le durcissement d'un métal sous l'effet de sa déformation plastique (définitive)1