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1 ESSENCE :

Les essences sont destinées aux moteurs à allumage commandé dans lesquels la combustion du mélange
air / essence dans le cylindre est déclenchée par l'étincelle de la bougie.

La densité des essences liquides est d'environ 0,755, soit bien inférieure à celle de l'eau (1,000)

On caractérise et différencie le plus souvent les essences par leur indice d'octane et leur volatilité.

Indice d'octane

Le taux de compression détermine le rendement du moteur :


Plus le taux de compression du moteur est élevé, plus celui-ci est performant. Le phénomène de cliquetis ou autoallumage du carburant
limite le taux de compression, et il peut endommager les éléments du moteur.
Solution  augmenter l'indice d'octane du carburant.

L'indice d'octane est déterminé par la composition du mélange d'un produit détonant, le n-heptane (indice 0), et d'iso octane, très résistant à la
détonation (indice 100). Un carburant d'indice 95 a le même comportement qu'un mélange à 95 % d'iso octane et 5 % de n-heptane. Pour accroître
l'indice d'octane, on pouvait utiliser, dans le supercarburant plombé, du plomb tétraméthyl ou du plomb tétraéthyl. Pour les supercarburants sans
plomb, on utilise des composés organiques, comme le méthyl tertiobutyl éther.

Un supercarburant est caractérisé par l'indice d'octane recherche (RON), mesuré dans des conditions de vitesse et d'accélération faibles, et l'indice
d'octane moteur (MON), déterminé dans des conditions d'essais plus sévères. En Europe, depuis le millésime 91 (production à partir de juillet
1990), tous les véhicules à essence sont conçus pour fonctionner avec le supercarburant sans plomb RON 95-MON 85, appelé aussi euro super
(«essence sans plomb 95»). L'«essence sans plomb 98» a un indice RON 98-MON 88.
3- KEROSENE

Le kérosène alimente les avions à réaction. Il est en particulier caractérisé par sa fluidité aux basses températures (de l'ordre de -50°C) et
sa capacité à conduire à une combustion rayonnante, ce qui permet de limiter les échanges de chaleur. Il existe quelques types de kérosènes, le
plus utilisé étant le TR0, ou JP1 aux États-Unis.
Densité de l'ordre de 0,8 à 15°C, densité comprise entre celle de l'essence et celle du gazole.
1: Boisseau
2: Passage des gaz
3: Papillon
4: Membrane
5: Canal d'égalisation des pressions
6: Chambre inférieure
7: Canal à la pression atmosphérique
8: Chambre supérieure
9: Vis de richesse
10: gicleur de ralenti
11: Gicleur d'aiguille
12: Gicleur principal
13: Flotteur
14: Pointeau
15: Canal d'air du gicleur principal
16: Aiguille
17: Ressort
1)Principe
Un boisseau (1) coulisse dans un logement et permet d'obstruer plus ou moins le passage des gaz (2).
Un papillon des gaz (3) est situé en aval (entre le moteur et le carburateur), et permet de régler l'ouverture du boisseau (1), grâce à la plus
ou moins grande dépression du moteur, qu'il communique au boisseau.

1: Boisseau
2: Passage des gaz
3: Papillon
4: Membrane
5: Canal d'égalisation de pression
6: Chambre inférieure
7: Canal à la pression atmosphérique
8: Chambre supérieure
Etat des pressions dans le carburateur lors de l'accélération

Pa: Pression atmosphérique


P': pression du moteur
Le volume et la pression de la chambre supérieure
sont variables.
Le volume de la chambre inférieure est variable, sa
pression est constante.
Petite étude du système formé par les deux chambres:
Inventaire des forces appliquées au système boisseau,
chambres supérieure et inférieure:
-le poids du boisseau et la force de rappel du ressort.
-les forces de pression.
D'un point de vue physique ce phénomène est mis en évidence par l'équation des gaz parfaits:

P est la pression, V est le volume, n est le "nombre d'atomes d'air" dans le ballon,
R est la constante des gaz parfaits, T est la température

Dans notre étude n,R et T sont constants d'où dans notre équation:
nRT=Constante=PV avec
P1 = pression initiale P2 = pression finale.
et V1 = volume initial V2 = volume final.
On voit dans cette équation que si P1 augmente jusqu'à P2 on peux en déduire le volume V2 de notre ballon:
au final on a

le volume a diminué de moitié lorsque la pression a doublée


D'un point de vue physique ce phénomène est mis en évidence par l'équation des gaz parfaits:

P est la pression, V est le volume, n est le "nombre d'atomes d'air" dans le ballon,
R est la constante des gaz parfaits, T est la température

Dans notre étude n,R et T sont constants d'où dans notre équation:
nRT=Constante=PV avec
P1 = pression initiale P2 = pression finale.
et V1 = volume initial V2 = volume final.
On voit dans cette équation que si P1 augmente jusqu'à P2 on peux en déduire le volume V2 de notre ballon:
au final on a

le volume a diminué de moitié lorsque la pression a doublée


Ce qui se passe dans la cloche à dépression est identique, on peut dire que le ballon est la chambre supérieure et le
milieu qui l'environne la chambre inférieure, la pression diminue dans la chambre supérieure et donc, comme le ballon,
son volume diminue par l'action de la pression atmosphérique et le boisseau monte car c'est son seul déplacement
possible, à chaque valeur de la pression dans la chambre supérieure correspond donc un élèvement du boisseau.

C'est pour cela qu'il y a une membrane qui fait l'étanchéité entre chambre inférieure et supérieure comme dans le
cas d'un ballon qui est une membrane sphérique.
La présence du ressort est là pour ralentir la montée du boisseau, pour adapter la montée du boisseau avec la
montée en régime du moteur.
3: Papillon
4: Membrane
6: Chambre inférieure
8: Chambre supérieure

Récapitulatif:
Le papillon sert à modérer la dépression du moteur. Cette dépression
transmise, par un ou plusieurs trous placés au bas du boisseau ,à la
chambre supérieure engendre une différence de pression entre chambre
supérieure et inférieure. Le boisseau monte pour réduire le volume de la
chambre supérieure comme un ballon se dégonfle, seulement on a guidé ce
"dégonflement" de sorte que le boisseau monte et laisse le passage aux gaz
progressivement.
Avantage du carburateur à dépression
L'alimentation est plus progressive et tient compte du temps de réponse du
moteur, même si la poignée des gaz est manœuvrée brusquement à fond.
Le boisseau ne se soulèvera que de la valeur déterminée par la dépression,
il n'y aura donc pas d'engorgement du moteur.
Rôle du puits d'aiguille et des pressions dans l'aspiration d'essence.

Les forces qui font fonctionner le carburateur résultent des différences de pression.

De l'état des pressions en une zone du carburateur par rapport à la pression


atmosphérique résulte une position du boisseau et un rapport air essence qui doit être
constant.
Les raisons de certains choix dans la conception du carburateur à dépression

On utilise une aiguille conique (5) fixée au boisseau qui


plonge dans un diffuseur appelé puits d'aiguille. Le
diffuseur est surmonté d'un orifice calibré appelé gicleur
d'aiguille (6).
Lorsque le boisseau est ouvert en grand , l'aiguille qui
en est solidaire est surélevée et l'espace annulaire (en
forme d'anneau) compris entre l'orifice calibré du puits
et l'aiguille est maximum, la quantité d'essence qui passe
alors dans le corps du carburateur est relativement
importante.
Au fur et à mesure que le boisseau descend l'aiguille
s'enfonce de plus en plus dans le puits , et comme sa
section est de plus en plus grosse la section annulaire
comprise entre l'aiguille et le puits diminue , ce qui
implique également la diminution du débit d'essence .
Les trous (4) servent lorsque la quantité d'essence
délivrée au moteur devient trop importante pour que la
seule présence d'un écoulement d'air dans le passage des
gaz puisse créer un mélange homogène d'air et d'essence
. Le niveau d'essence dans le puits d'aiguille baisse à
haut régime et découvre les trous par lesquels passe de
l'air qui permet d'obtenir un mélange homogène , on
remarquera que le niveau dans la cuve lui reste constant.

Conclusion:
La forme de l'aiguille est donc conique pour assurer un rapport air essence constant en fonction de l'ouverture
du boisseau et de l'écoulement d'air, le puits d'aiguille sert comme diffuseur , et l'aiguille comme limiteur du
débit ( section annulaire ). Il existe des tailles de puits d'aiguille. Ces tailles sont basées sur celle du gicleur du
haut du puits ( 6 ), celui du bas étant le gicleur principal ( 2 ) il détermine le débit de ce qui rentre , et est
directement lié au niveau d'essence dans le puit qui détermine lui même le moment ou il faudra un apport d'air
supplémentaire pour effectuer le mélange, le gicleur du haut ( 6 ) est plus gros que le gicleur principal sinon le
niveau dans le puits serait constant.
Forces et principes mécaniques

Sur ce schéma, en bleu, le circuit principal . Le circuit commence dans


la cuve ( essence à la pression atmosphérique Pa ), passe par le gicleur
principal puis par le puits d'aiguille pour aboutir au passage des gaz ( qui
lui est à la pression P' < Pa ).

Différentes optimisations ont été réalisées et ont donné naissance à


différents circuits d'alimentation en fonction du régime du moteur :
circuit de ralenti, circuit pour moteur froid ( " starter " ) et circuit
principal.
Mise en oeuvre dans le carburateur

Dans le carburateur, c'est le boisseau qui crée ce rétrécissement

L'essence à la surface de la cuve ( point A ) est à la pression atmosphérique (Pa), alors que dans le puits d'aiguille on a une pression P' < Pa
(point B) ce qui met en mouvement l'essence de A vers B afin d'équilibrer les pressions , ces pressions ne s'équilibrent jamais, c'est un équilibre
dynamique , l'essence est aspirée continuellement. Son débit est modulé par le gicleur de taille variable.

La mise en mouvement de l'essence est due au rétrécissement créé


par le boisseau ce qui a pour conséquence d'accélérer le
déplacement des gaz .
La vitesse augmente et donc la pression diminue , ce qui engendre
une montée de l'essence qui est à la pression atmosphérique .
Définitions utiles:

Le débit : que l'on note Q est calculé de la façon suivante :


Q = (Vitesse du fluide) x (Surface à travers laquelle s'écoule le fluide) = Vitesse x Surface = V x S.
Exemple : plus la section est grande et si la vitesse reste constante , le débit augmente .

Les Unités:

Le débit : Mètre cube par secondes m3 . s

La Surface: Mètre carré m2 noté S.


Surface d'un cercle : Pi x r2

Le volume: Mètre cube m3

La Vitesse: Mètre par seconde m.s noté V

La pression: Le Bar , 1 Bar correspond à la pression atmosphérique ( noté Pa ).

La masse volumique: On pèse un volume donné de fluide .


On calcul le rapport Masse / volume = Masse volumique du fluide (' µ ').
exemple : µ.eau = 1000 Kg / m3 .
Le boisseau

Placé dans le corps du carburateur, il fait varier la section du venturi. Il contrôle la masse d’air aspirée
donc le coefficient de remplissage du moteur.
La partie la plus importante du boisseau est la coupe . Elle influe sur la carburation jusqu’à la moitié de
l’ouverture des gaz.

Différents types de boisseaux sont utilisés :


Boisseau CYLINDRIQUE
Boisseau PLAT
Le boisseau plat réduit les turbulences sous sa section, donc il en
résulte un meilleur fonctionnement

Coupe du boisseau
Dynamique des fluides
Calculer la vitesse des gaz si :

Diamètre de venturi = 36 mm
N moteur = 6000 tr/mn
Mono cylindre 500 cc

V
S

Qv = V
t
Q=S.V
Dynamique des fluides
Calculer la vitesse des gaz si :

Diamètre de venturi = 36 mm
N moteur = 6000 tr/mn
Mono cylindre 500 cc

V
S

500 cc = 0.5 litre 6000 tr/mn 4temps = 3000 tr/mn


Donc 3000 x 0.5 = 1500 l / min = 1.5 m3
Qv = V = 1.5 = 0.025 m3/s
t 60
Section du venturi = pi x r2 =1017.36 mm2 = 0.00101736 m3
Q=S.V
Donc V = Q = 0.025 = 24.57 m.s x 3600 = 88.46 km/h
S 0.00101736 1000
Mise en évidence de l'effet Venturi

L'effet venturi est le principe qui est par exemple utilisé dans le pistolet à peinture ( pour la projection ) . C'est un flux d'air se déplaçant
dans un tube qui se rétrécit .
Sur ce schéma on voit un tube qui se rétrécit puis s'élargi .

L'air arrive dans la section S1 à la vitesse V1 , puis traverse la section S2 à la vitesse V2.
La quantité d'air traversant S1 est la même traversant S2 dans un temps donné, les débits à travers S1 et S2 sont égaux .
On sait que le débit s'écrit : Q = Vitesse x Section , d'ou Q1 = Q2 et V1 x S1 = V2 x S2 .
Petit parallèle: si vous prenez un ballon rempli d'air d'un volume de 1 mètre cube, si vous
augmentez la pression autour du ballon le volume du ballon va diminuer cela à cause des
forces de pression qui ont augmenté avec la pression.

On constate une diminution du volume du


ballon lorsque la pression l'environnant
augmente.
On pourrait constater aussi que si la
pression dans le ballon diminue son volume
diminue aussi (comme lorsque l'on dégonfle
un ballon).

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