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Moteurs asynchrones

Alternateur de 1320 MW
de la centrale nucléaire
de Leibstadt (Suisse).
Les turbines à vapeur
qui l’entraînent sont en
arrière-plan
Exercice préliminaire

L’aimant se déplace à la vitesse v.


Les rails sont conducteurs et parcourus par un courant I.
Équation dynamique des rails ?
Moteur asynchrone
Principe

e
Les rails sont le siège d’une fém. donnée par e  Blv et d’un courant I 
R
Ils sont donc soumis à la force de Laplace F  IlB

Les sens de F est tel que l’effet s’oppose à la cause : le rail essaie de rattraper le champ,
à une vitesse V. Ecrivons l’équation du mouvement du rail à un instant t :
t
 mR
F  i(t )lB 
l 2 B2
(v  V (t ))  m
dV D’où : V (t )  v(1  e ) ;   2 2

R dt l B
Le rail voit sa vitesse augmenter pour s’approcher de v sans jamais l’atteindre.
Si v=V , F=0 (pas de flux coupé)
Nous avons construis un moteur asynchrone linéaire.
Moteur rotatif ? Champ tournant.
Production du champ tournant

Trois enroulements alimentés en courants triphasés sinusoïdaux produisent un


champ tournant, dans un sens ou dans l’autre. Principe inverse de la production
des systèmes triphasés.
t=2
t=7

Champ résultant Champ résultant

Théorème de Ferraris
Trois bobines parcourues par un système de courants triphasé
équilibré et décalées de 120°, produisent au centre un champ
magnétique tournant à la pulsation des courants. Démonstration
Démonstration du théorème de Ferraris

Courants dans les bobines


2 4
p=1 ia  I 2 cos t ; ib  I 2 cos(t  ) ; ic  I 2 cos(t  )
3 3
Champ créé par chaque bobine
dans la direction 

2 4
Ba  kia cos p ; Bb  kib cos( p  ) ; Bc  kic cos( p  )
3 3
Champ total dans la direction 
Champ tournant, calcul de la vitesse
3
B  Ba  Bb  Bc  k I 2 cos(t  p ) d ω
2 t  p  0   dans le sens +
dt p
Si on permute 2 courants, a et b
d ω
3
B  Ba  Bb  Bc  k I 2 cos(t  p ) t  p  0   dans le sens -
2 dt p
Champ tournant produit par un système de 3 bobines (1 paire de pôles) :
au bout d’une demi période, le champ a tourné d’un demi tour :

(puls courants statoriques)  s (vitesse de rotation du champ)


= vitesse de synchronisme
Champ tournant produit par 6 bobines (chaque phase
comporte 2 bobines en série, 2 paires de pôles) : au bout
d’une demi période, le champ a tourné d’un quart de tour
Pour 50 Hz

 s  1 paire 2 paires 3 paires 4 paires
s  p 3000 tr/min 1500 1000 750
2
t=0 Stator
Production du
champ
tournant

2
t
6 t
2
6

60 f ( Hz )
ns (tr / min) 
p

ns=vitesse de rotation du champ,


vitesse synchrone,
f = fréquence des courants
statoriques
p= nombre de paires de pôles par
phase (ici p=1). Nombre de
bobines/phase (2 pôles/bobine)
B  Bmax cos(t  p )
Les 3 bobines parcourues par des
courants alternatifs de fréquence f (50
Hz) décalés électriquement forment le
stator. Le champ magnétique produit
tourne à la fréquence de synchronisme
60 f ( Hz )
ns (tr / min) 
p
Ce champ remplace l’aimant en
mouvement
Le rotor, sous forme de rail recourbé sur
lui-même pour former une cage
d’écureuil, va suivre le champ tournant
à une fréquence légèrement inférieure à
la fréquence de synchronisme d'où le
nom de moteur asynchrone.
Rotor en cage d’écureuil Le rotor est toujours en court-circuit
Constitution
Stator

Ba
Bb
Bc

Bobines A, B et C du stator en étoile, point commun N.


2 pôles par phase
Équations

  Vitesse de rotation
du rotor
Si B(H ) est homogène au niveau de la spire : •
 (t )  B.S . cos (t )  0 cos(  )t 
Vitesse du champ tournant
=Pulsation courants
d statoriques (si p=1)
d’où la fém. induite : e(t )  n  n.0 (  ) sin(  )t
dt
  pulsation au rotor r  g
est le glissement (g ou s)
 E  gEco
Eco = tension induite au rotor bloqué et à circuit ouvert : E  0   0 ; g  1

Gros Petits moteurs


En l’absence de glissement, pas de flux coupé, fém.=0 Moteurs
P<10 kW
P>1MW
A vide (sans charge) :    E 0, I 0, C 0 , g  0
En charge :    E et I augmentent, donc C jusqu’à équilibrer la charge (g  0.5% à 3 %)
Équivalence transformateur
2 bobinages (triphasés), un circuit magnétique comprenant une partie
fixe et une partie mobile séparées par un entrefer.

E1 E2

Équations E1

V1  R1 I1  jL1I1  j1
R1, résistance du stator
V2  0  R2 I 2  jL2 gI 2  jg2
L1 inductance de fuite stator
R2
F1 flux net au stator  I 2  jL2I 2  j2 E2
Idem R2 et L2
g
Circuit équivalent (par phase) : à l’arrêt (g=1)

rotor
stator

 
sg Glissement (slip)

Circuit équivalent (par phase) : en marche (g≠1)

E2  sE1  ( jsx2  r2 ) I 2 I1  I 2 
E1
r2 2
x ( )
2
2
Fréq. f s
Fréq. sf

Pour les puissances > 2 kW, on


peut déplacer la branche parallèle
à l’entrée
Bilan des puissances, calcul du couple et du rendement

Pm Pr (1  s) Pr
C  
  s (1  s)  s

Es2 r2 2
Puissance active absorbée (par phase): P   r I
1 1
2
 I1
Rf s
Puissance fournie
2
E au rotor Pr
Puissance réactive absorbée : Q s
 xI12
Xm
P2  Q2
Courant de ligne Ip 
Es P
Facteur de puissance cos  
Puissance Joule rotor Pjr  r I  sPr
2 1
2 S
2
r r
Puissance mécanique Pm  Pr  PJr  Pr (1  s) P  3 2 I 2  3 2
E s
r 1
P s s (r  r2 ) 2  x 2
  ( 1-g)
m
1
P s
Zone de fonctionnement (s~0)

Caractéristique mécanique Arrêt

Es2 r2 1
C 3  Cd 
3 Es2 1
s (r  r2 ) 2  l 2 2 Cmax
2  r2W
1hp=746  r12  l 2 2
1
s

s=1 s=0

r1  1.5 X m  110 r1  0.083 X m  46


r2  1.2 R f  900 r2  0.08 R f  600
x  6 x  2 .6 
r1  r2 ; x  L  (4  40)r
2
Er 1 Ip(s)
C 3 s 2

 s s (r  r2 ) 2  x 2 C  E 2
s ; Cmax indépendan t de r2
1
s
Es2 r2 1
Cd  3 C
 s (r1  r2 ) 2  x 2
(r 0)
3 Es2 1 1 3 Es2 1 C
Cmax  
2  s r1  r1  x
2 2 2  s L

r2
smax  2
r1  x 2
C
Cmax 1 4  a 2 1 x
  a ; a
Cd 2 1 1 a 2
2 r
Essais, détermination des paramètres
Essai à vide (Xm et Rf)

Rf

Essai à rotor bloqué (s=1),


r1
x et r2 U1 
UN r2/s
6

2r1 en 
Mesure de la
R 
résistance r1
du stator 2r1 / 3 en 
Fonctionnement en génératrice
Si N>Ns : Pr <0 , le
rotor fournit l’énergie 254
Pr  48.I  481
2
 1410W
active, s<0 46,9

Pr

T Wilidi, page 574 pour le calcul du rendement, du couple etc.


Démarrage Point de fonctionnement

Id >> In
A Tout moment
F
il faut C > Cch
On démarre en
étoile, ensuite
on passe à
triangle

Ou utiliser des rhéostats avec des bagues au rotor


au démarrage, mises en CC en fonctionnement
Électricité au service des machines, p206, www.heig-vd.ch
Triangle

Étoile

Électricité au service des machines, p206,


www.heig-vd.ch
Freinage Moteur 18,5 kW

Par récupération
Cch = 60 Nm, N=1760 tr/min
courbe (A) : U=460 V, f=60 Hz
Diminuer U et f (convertisseur de
fréquence), N diminue, le point de
fonctionnement se déplace de 2 vers
3 (récupération d’énergie), C
s’inverse et atteint le point de
fonctionnement 4, même couple,
vitesse plus faible. Arrêt si f
décroissante vers 0
Par inversion : Inverser 2 phases
(inversion de vitesse)
Par injection d’un CC : Entre 2
phases, flux, courants induits qui
s’opposent à la cause, couple opposé Récupération d’énergie
Branchements

V U
En étoile : Couple faible I  
R R 3
U
En triangle : Couple plus fort. I 
R

Démarrage en 2 temps : étoile puis triangle.


Applications

• Domestique (machines à laver, sèche linge,


tondeuse),
• Industrie (machines outils, traction).
• Existe en monophasé (domestique) et en
triphasé (industrie)
• Peut avoir un bon couple au démarrage
• Entraînement à vitesse variable (variateur de
vitesse)
• Bon rapport couple / volume
• Utilisations à vitesse fixe : pompes, ventilateurs,
convoyeurs, ascenseurs
• Traction, trolley, locomotive
Plaque signalétique

Tension
supportée par un
enroulement

Avec un réseau 220/380 :


démarrer en triangle
Avec un réseau 380/660 :
démarrer en étoile
Variation de vitesse

Ce sont des variateurs de fréquence : modification


de la fréquence des courants d’alimentation donc
du champ tournant
Schéma de
liaison au secteur

Q : Sectionneur avec fusible, isole la machine pour entretien, protège contre CC


Contacteur Km : alimenter le moteur avec commande manuelle ou automatique
Relais thermique F : protège contre la surcharge, détecte la différence de courant entre phases en
cas de coupure d’une liaison
Le transfo abaisse la tension à 24V pour garantir la sécurité des utilisateurs
Moteur Asynchrone Monophasé : Constitution
2 pôles
Le rotor est au repos
Courants induits par la
variation sinusoïdale du flux
produit au stator. Mais le
couple est nul.

Le moteur monophasé ne démarre


pas tout seul
Nécessité d’un enroulement auxiliaire au
démarrage. Il constitue avec
l’enroulement principal un système
biphasé. L’enroulement auxiliaire est
mis hors circuit dès que le moteur atteint
75% de sa vitesse

Montrer qu’un système biphasé


produit un champ tournant
Moteur monophasé Au démarrage

Le rotor est lancé


r Les barres du rotor sont le
siège de courants induits Ir
Les courants induits
produisent un flux r en
quadrature avec le flux  s

Ce flux remplace le flux auxiliaire utilisé au démarrage


Déphasage

Cd  kIa I s sin 
entre les 2
courants
Couple au
démarrage Courant Courant
auxiliaire principal
Moteur à phase auxiliaire résistive

Enroulement principal
forte réactance faible
résistance (  -90°/E)

Enroulement auxiliaire
faible réactance, forte
résistance ( 0°/E)

Risques d’échauffement de

l’enroulement auxiliaire.
L’interrupteur centrifuge doit s’ouvrir en
1-2 secondes. Relais thermique
Ne convient pas aux démarrages
fréquents
Moteur à démarrage par condensateur

Pour augmenter le
déphasage et donc
le couple

C introduit un déphasage +90° /E


Déphasage plus grand entre les 2
courants ppal et auxil.
Caractéristique en charge

Les 2 enroulements Enroulement


sont excités : la vitesse ppal seul
Utilisation : même que le
nominale est atteinte triphasé pour les petites
en moins d’1s
puissances < 1 kW