Vous êtes sur la page 1sur 9

Le maréchal Pétain

Philippe Pétain, communément


appelé le maréchal Pétain, né le 24 avril
1856 à Cauchy-à-la-Tour et mort le 23
juillet 1951 à Port-Joinville, sur l'île d'Yeu est
un militaire, diplomate et homme
d'État français. Henri Philippe Bénoni Omer
Pétain naît à Cauchy-à-la-Tour. Il est le fils
d'Omer-Venant Pétain et de Clotilde Legrand.
De cette union naissent cinq enfants : Marie-
Françoise Clotilde, Adélaïde, Sara, Philippe,
Joséphine. Sa belle-mère négligeant les
enfants du premier lit de son mari, Philippe
Pétain s'enferme dans le silence, ne parlant
pas avant l'âge de trois ans. Élevé dans la
religion catholique par ses grands-parents,
Philippe sert la messe quotidienne comme
enfant de chœur durant sa jeunesse où sa
grand-mère lui apprend à lire.
Militaire de carrière, terminant son parcours comme colonel après
s'être démarqué à l'École de guerre de la doctrine dominante de l'offensive,
il est réintégré en 1914. Chef militaire à l'action importante au cours de
la Première Guerre mondiale, Pétain est généralement présenté comme le
« vainqueur de la bataille de Verdun » et, avec Georges Clemenceau,
comme l'artisan du redressement du moral des troupes après les mutineries
de 1917. Il est nommé commandant en chef des forces françaises et occupe
ce poste jusqu'à la fin de la guerre, bien qu'en 1918, la direction de
l'ensemble des armées alliées lui échappe au profit de son rival Ferdinand
Foch. Il est fait maréchal de France en novembre 1918.
Rappelé au gouvernement le 17 mai 1940 après le début de
l'invasion allemande, il s'oppose à la poursuite d'une guerre qu'il
considère comme perdue et dont il impute bientôt la responsabilité au
régime républicain. Chef de file des partisans de l'arrêt des combats, il
devient président du Conseil en remplacement de Paul Reynaud le soir
du 16 juin et appelle, dès le 17, à cesser le combat. Il fait signer
l’armistice du 22 juin 1940 avec l'Allemagne d'Adolf
Hitler à Rethondes, dans un wagon de train, retirant la France du conflit.
Après avoir affecté pendant trois mois de rester neutre dans le conflit en cours entre
l’Axe et le Royaume-Uni, Pétain engage personnellement et officiellement, par son
discours radiodiffusé du 30 octobre 1940, le régime de Vichy dans la collaboration, à la
suite de l’entrevue de Montoire du 24 octobre 1940, durant laquelle il rencontra Hitler.
Cette « poignée de main de Montoire », sera par la suite largement diffusée aux
actualités cinématographiques, et exploitée par la propagande allemande.
Certes, l’armistice avait permis, en un premier temps, de limiter l’occupation
allemande à la moitié nord et ouest du territoire. Mais l’autonomie de la zone sud est
toute relative, car Pétain, avec ou sans discussion préliminaire, plie le plus souvent
devant les exigences des autorités allemandes, quand son gouvernement ne va pas
spontanément au-devant de celles-ci.
Pétain et Hitler à Montoire, le 24 octobre 1940.
Le point de vue de Charles de Gaulle
« Toute la carrière de cet homme d’exception avait été un long
effort de refoulement. Trop fier pour l’intrigue, trop fort pour la médiocrité,
trop ambitieux pour être arriviste, il nourrissait en sa solitude une passion
de dominer, longuement durcie par la conscience de sa propre valeur, les
traverses rencontrées, le mépris qu’il avait des autres. La gloire militaire lui
avait, jadis, prodigué ses caresses amères.[..] La vieillesse est un naufrage.
Pour que rien ne nous fût épargné, la vieillesse du maréchal Pétain allait
s’identifier avec le naufrage de la France. »

— Charles de Gaulle, Mémoires de guerre, l’Appel, 1940-1942.


Projet réalisé par:

VEGH RUXANDRA BIANCA


LMA(EN-FR)
AN I