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Master spécialisé – IFFI

Ingénierie financière et finance islamique

La banque islamique et contrat


Moudaraba

Préparé par :
Supervisé par : AHARCHI ASSIA
Prof MUSTAPHA BENMAHANE El HAMDI ABDERRAHIM
EL HAMZAOUI AYOUB
KAAB AHEMED

Année universitaire 2016-2017


Objectifs

I Principe de base de la banque islamique


1-Evolution de la banque islamique
2- Fonctionnement de la banque islamique
3- Analyse comparative entre banque islamique-banque traditionnelle
4 –Relation de la banque centrale avec la banque islamique

II AL MODARABA : un contrat de partenariat


1- Définition et conditions de validités du contrat MODARABA
2- Financement des projets par le contrat MODARABA
3- Comptes d’investissement
4- Sukuk AL MODARABA (Banque d’affaire)
Partie I

Les principes de base de la


banque islamique
Principe de base de la banque islamique
I 1-Evolution de la banque islamique

Quatre grands moments dans l'évolution de la finance islamique

Années 1970
Années 1980
Années 1990
Années 2000
Principe de base de la banque islamique
I 1-Evolution de la banque islamique

Chronologie de l'apparition des Banques islamiques


Principe de base de la banque islamique
I 1-Evolution de la banque islamique
Principe de base de la banque islamique
I 2- Fonctionnement de la banque islamique

Les services
Les comptes de dépôt Les différents types des
bancaires contrats islamiques
ordinaires

Les comptes d’épargnes Les comptes


d’investissement Les
Les services
services
bancaires
bancaires
typiquement
typiquement
islamiques
islamiques
Les services
bancaires
ordinaires
Les comptes de dépôts Les comptes d’épargne

• Le compte courant dans les banques • Ce sont des dépôts à terme qui
islamiques est le même que celui des autres fonctionnent comme celles des
banques mais quelques différences sont à banques classiques, seulement comme
souligner. les comptes courants ils ne bénéficient
d’aucune rémunération basée sur un
• les dépôts sur ce compte sont mobilisables à taux d’intérêt.
vue par chèque, virement bancaire ou par
transfert. • Cependant ce compte peut avoir des
objets spécifiques
• Les titulaires de ce compte par contre ne
paient ou ne reçoivent aucune somme
d’argent comme rémunération en rapport
avec leurs dépôts quelque soit le solde du
compte.
Les
Les services
services
bancaires
bancaires
typiquement
typiquement
islamiques
islamiques
Les comptes d’investissement Autres contrats de la Finance islamique

• C’est un compte à terme, Le titulaire du • Le contrat MORABAHA


compte grâce à un contrat met les fonds à la
disposition de la banque qui va les investir • Le contrat IJARA
dans des opérations de financement de
projet. • Le contrat Istisnaa et SALAM

• La banque est responsable du choix des • Le contrat Mosharaka


projets. La rémunération du titulaire se fait à
partir d’un taux fixé au préalable lors des • Le contrat MUDARABA
négociations entre la banque et le déposant.
Au cas où les investissements produisent des
bénéfices, le déposant est rémunéré selon les
termes du contrat et en cas de perte sont
compte est débité selon le même taux.
Principe de base de la banque islamique
I 3- Analyse comparative entre banque islamique-banque traditionnelle

Banques islamiques Banques traditionnelles


Comptes courants Lorsque la banque islamique prête de Si la banque traditionnelle octroie un prêt,
l’argent à ses clients en vue de l’acquisition elle le transfère sur le compte de son client
d’un bien, elle ne passe pas par le compte et se rémunère avec un intérêt.
courant du client mais directement par le
vendeur. La banque se rémunère avec une
marge sur la vente du bien.

Ce sont des dépôts à terme qui fonctionnent Dans un compte d’épargne classique les
comme celles des banques classiques, montants déposés peuvent être retirés à tout
seulement comme les comptes courants ils ne moment. Généralement, il génère un taux
Compte d'épargne bénéficient d’aucune rémunération basée sur d’intérêt fixe et connu d’avance.
un taux d’intérêt.
Relation client­banquier Dans une banque islamique, le déposant Les banques traditionnelles ont, avec leurs
est partenaire et non créancier. clients, des relations de créanciers /débiteurs.
Rôle  et  opérations  des La banque islamique a une fonction La banque traditionnelle a un rôle
banques d’intermédiaire commercial car l’ensemble d’intermédiaire financier. Elle collecte des
des transactions financières sous-tend un fonds et les utilise dans des opérations de
actif prêts.
tangible et lie acheteur et vendeur.
Principe de base de la banque islamique
I 4 –Relation de la banque centrale avec la banque islamique

Lors de la création des banques islamiques la première fois, La loi a donné à ces banques
le droit de traiter les opérations bancaires dans un cadre règlementaire spécifique
Partie II

La MODARABA un contrat de
partenariat
AL MODARABA : un contrat de partenariat
II 1- Définition et conditions de validités du contrat MODARABA

Definition
C’est un contrat de financement dans lequel une partie dénommée “RAB AL MAL”, met à la disposition d’une autre partie
dénommée “Moudarib” des capitaux que ce Modarib s’engage à fructifier par son savoir faire dans l’intérêt des deux parties, le
résultat sera partage entre les deux parties suivant une clé de repartition préalablement établie avant la mobilisation de fonds.

01 02 03
Conditions liées Conditions liées Conditions liées
à la forme aux fonds aux partages des
résultats
AL MODARABA : un contrat de partenariat
II 2-Financement des projets par la moudaraba
AL MODARABA : un contrat de partenariat
II 2-Financement des projets par la moudaraba

Personne
•Savoir faire
X
•Expertise
Banque islamique

Entreprise Capital : 150 £

30% 70 %

Conclusion : Contrat moudarba

Moudaraba moukayada Moudaraba moutlaka

Clause de partage des profits


AL MODARABA : un contrat de partenariat
II 2-Financement des projets par la moudaraba

Résultats
Année 1 Année 2
Bénéfice Perte
100 £ 60 £

100*70 %= 70 £ - 60 £

100*30 %= 30 £
•Travail
•Expertise
AL MODARABA : un contrat de partenariat
II 3- Comptes d’investissement

Les banques reçoivent les dépôts des épargnants -les clients-

(1) dans le cadre d'un partenariat visant à fructifier au mieux les fonds a déposés. La banque est chargée
d’identifier les opportunités d'investissement

(2) les plus intéressantes pour les fonds compte tenu de la nature et de l’étendue du partenariat arrêté
avec le déposant.

Les comptes d'investissement ouvert les comptes d'investissement « restrictif »


(AL MOUDARABA ALMOTLAKA) (AL MODARABA ALMOKAYADA)
AL MODARABA : un contrat de partenariat
II 4- SUKUK AL MODARABA (Banque d’affaire)

SUKUK MOUDARABA : Sont des Titres de participation qui représentent des projets ou des activités gérés
selon les principes de la MOUDARABA.

Emetteur : le gérant

Souscripteurs : propriétaires et apporteurs du capital

Montant total collecté lors de la souscription : Le capital de la MOUDARABA

Conséquences sur les porteurs de sukuk MOUDARABA : Ils sont propriétaires des actifs de la Moudaraba
 Les profits sont répartis selon des ratios définis contractuellement
 les pertes sont supportées uniquement par les investisseurs
Structure de SUKUK AL-MUDARABA
Bibliographie
•HEINRICH (Jacques B.) , « Les principaux contrats de financement utilisés par les banques islamiques
», in La revue banque, décembre 1987, N 478 , p1135 

•MACHICHI DRISSI ALAMI (Mohamed), « Contribution à la définition des sociétés en droit musulman
malikite », in Revue des sociétés, n° 2, avril- juin 1977, p 219.

• EL KHYARI El Hachmi (Allal), « Méthode d’investissement à la lumière du fiqh », Tome 2, Al


Madariss, Casablanca, Maroc, 1992, p 231.
•DECROUX (Paul), « Les sociétés en droit marocain », Editions La Porte, Rabat, 1970, p 114.

•AL JOUMOUA (Ali Ibn Mohamad), « Lexique des termes économiques et islamiques », Maktabat al
obikan, Ryad, 2000, p 425.
Bibliographie
•UPOVITCH(A.L.), « kirad », Encyclopédie de l’islam, TomeV, 2ème édition, Maisonneuve & Larose,Pays-
Bas,1986,p 132

• GROSJEAN (Jean), « Le Coran », traduit de l’arabe, Editions Philippe Lebaud, Paris, 1979, p 72.

•AL-AMIN (Hassan), « La moudharaba et ses applications contemporaines », BID, IIRF, Djeddah, Arabie saoudite,
1994, p 29.

•ASSOUBHANI (Jafar), « Le système de la moudaraba dans la chari’a islamique », Moassasat al imam assadiq,
Iran, 1416 H, p 4.

•EL KHYARI El Hachmi (Allal), op.cit., p 233.

•BENDJILALI (Boualem), « Les modes de financement : moudharaba, mouzaraa et mousakat », in « Les sciences
de la chari’a pour les économistes », Actes de séminaire n°44, BID, IIRF, Djeddah, Arabie Saoudite, 1998, p 283.
Merci pour votre attention
Master spécialisé – IFFI
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La banque islamique et contrat


Moudaraba

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Supervisé par : AHARCHI ASSIA
Prof MUSTAPHA BENMAHANE El HAMDI ABDERRAHIM
EL HAMZAOUI AYOUB
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