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Etat actuel du secteur bancaire marocain

(1993 à 2005):

Le système financier marocain a été profondément


réformé, depuis le début des années 90, autour de
nombreux axes notamment le décloisonnement des
marchés de capitaux par la transformation des
relations entretenues entre les différents éléments
constitutifs du système financier, la libéralisation
des opérations financières et la réforme du cadre
réglementaire des banques et du marché financier.
 Ainsi ont été introduits, dans le cadre de la loi bancaire de
1993 et des textes attenants, le désencadrement du
crédit, la suppression progressive des emplois obligatoires,
la libéralisation des taux d’intérêts débiteurs en 1996 et, la
même année, le lancement d’un marché des changes
interbancaire. A partir de 2000, un nouveau plan comptable
pour les établissements de crédit a été adopté.

 Cette libéralisation de l’activité bancaire s’est réalisée


dans un cadre prudentiel renforcé (notamment en matière
de classification des créances douteuses à provisionner)
que le système bancaire a globalement su intégrer,
exception faite des anciens organismes financiers
spécialisés. Le marché financier, quant à lui, après sa
modernisation par une batterie de mesures, en 1993, a
connu, en 2004, une mise à jour de son infrastructure et de
ses règles de fonctionnement et un renforcement des
pouvoirs de l’autorité de marché .
• En 2006, la promulgation de la nouvelle loi bancaire
apporte deux éléments fondamentaux que sont d’une
part, des nouvelles règles prudentielles dans le cadre de
Bâle II qui sont plus qualitatives et spécifiques et qui
nécessitent le recours à de nouveaux profils en matière
de ressources humaines et à des moyens techniques
sophistiqués et d’autre part, l’autonomie de la banque
centrale, seule institution chargée de veiller à la
régulation et à la surveillance du système bancaire et de
conduire la politique monétaire.
• Première étape: la réforme du 6 juillet
1993
Le système bancaire marocain a fait l’objet, en
1993, d’une importante réforme avec la
promulgation du dahir portant loi n° 1-93-147 du 15
moharrem 1414 (6 juillet 1993) relatif à l’exercice
de l’activité des établissements de crédit et de leur
contrôle. Ce texte a, en effet, permis:
1-d’unifier le cadre juridique applicable
aux établissements de crédit qui
comprennent désormais les banques et
les sociétés de financement

• Les banques étant habilitées à


effectuer les principales opérations
suivantes: la réception de fonds du
public, quel que soit leur terme, la
distribution de crédits, la mise à
disposition de la clientèle de tous
moyens de paiement ou leur gestion.
Les sociétés de financement, quant à
elles, ne peuvent effectuer, parmi les
opérations citées ci-dessus, que celles
précisées dans les décisions
d’agrément qui les concernent.
2-d’élargir les bases de la concertation entre les
autorités monétaires et la profession

• et ce, à travers notamment la mise en place des deux


organes suivants: le Conseil National de la Monnaie et
de l’Epargne ” CNME “: présidé par le Ministre des
Finances, le CNME est consulté sur toute question
intéressant les orientations de la politique monétaire
et du crédit et les moyens de sa mise en œuvre. Il
donne aussi son avis sur les conditions générales de
fonctionnement des établissements de crédit; le
Comité des Etablissements de Crédit ” CEC “: présidé
par le Gouverneur de Bank Al-Maghrib, le CEC donne
son avis conforme au Ministre des Finances sur les
questions relatives à l’activité des établissements de
crédit.
• 3-d’affermir le pouvoir de supervision
de Bank Al-Maghrib, notamment par le
renforcement de ses attributions en
matière prudentielle et l’extension de
ses contrôles aux personnes morales
liées aux établissements de crédit
.

Ce pouvoir a également été consolidé


par l’institution de l’obligation de
l’audit externe des comptes pour les
établissements qui reçoivent des fonds
du public ainsi que par la révision, dans
un sens plus dissuasif, des sanctions et
la mise en place de la Commission de
discipline des établissements de
crédit;
• 4-d’améliorer la protection de la clientèle, en
particulier les déposants en mettant notamment
en place un fonds de garantie des dépôts
• Ainsi qu’un mécanisme de soutien aux établissements
de crédit en difficultés.
Le Dahir portant loi du 6 juillet 1993 a, cependant,
expressément exclu de son champ d’application Bank
Al-Maghrib, la Trésorerie Générale du Royaume, le
service de comptes courants et de chèques postaux,
le service de mandats postaux, la Caisse de Dépôt et
de Gestion, la Caisse Centrale de Garantie, les
banques off-shore et les compagnies d’assurances et
de réassurances.
en vertu des prescriptions de la loi n° 24/96 relative à la poste
et aux télécommunications, promulguée par le Dahir n° 1-97-
162 du 2 Rabbi II 1418 (7 août 1997).
• En 1996, suite à la réforme de son statut, le FEC a été agréé
en qualité de banque.
Il est à signaler, enfin, qu’un processus de réforme du Crédit
Populaire du Maroc a été entamé avec l’entrée en vigueur de la
loi n° 12/96, promulguée par le dahir n° 1-00-70 du 19 Rajab
1421 (17 octobre 2000) qui prévoit notamment la
transformation de la Banque Centrale Populaire en société
anonyme à capital fixe et l’ouverture au privé de son capital,
ainsi que le renforcement de l’autonomie des banques
populaires régionales.
• Instauration du marché de change interbancaire:

• Depuis le 3 juin 1996, le Maroc à franchi une nouvelle


étape. Il s’est doté d’un marché de change
interbancaire. Encadré et contrôlé par la banque
centrale, ce marché donne la possibilité aux banques,
de conserver et de gérer des positions de change. Pour
traiter aussi bien entre elles qu’avec la clientèle, les
opérations de change au comptant à terme, de swap et
de dépôt en devises. Grâce à l’installation de véritables
salles de marchés modernes et performantes, les
banques marocaines ont pu améliorer sensiblement leur
clientèle développer les instruments de couverture du
risque de change et promouvoir l’émergence d’un
marché monétaire interne en devises par des
opérations de prêts et d’emprunts interbancaires en
monnaie étrangères la mise en place de ce marché
• qui a complètement remodelé le paysage de
l’activité internationale bancaire a apporté trois
modifications majeures:
• la fin du monopôle de la gestion centralisée des devises
par Banque Al Maghreb, avec l’obligation de cession des
devises aux intermédiaires agrées et non plus à la banque
centrale comme ce fut le cas auparavant.

• la détermination par les intermédiaires agrées du cours


relatif aux achats et ventes des devises l’intérieur des
marges d’interventions fixées par Banque Al Maghreb.

• l’exécution des transactions dans un délai de deux


jours ouvrés, conformément à la norme internationale.
Elle attribue à Bank Al-Maghrib une forme juridique sui generis de
personne morale de droit public, soumise au contrôle d’un
Commissaire aux Comptes, du Commissaire du Gouvernement et de
la Cour des Comptes.

 L’élargissement du champ d’application de la loi bancaire à


certains organismes exerçant des activités bancaires;
 La redéfinition des compétences des organes consultatifs, tels
que le Conseil National du Crédit et de l’Epargne et le Comité des
Etablissements de crédit …
• L’affermissement du rôle de Bank Al-Maghrib et de son
autonomie en matière de supervision du système bancaire;
• Le renforcement de la protection de la clientèle des
établissements de crédit
 Et l’instauration d’un régime spécifique,
dérogatoire au droit commun, en matière de
traitement des difficultés des établissements
de crédit.
La rentabilité globale et la situation prudentielle
des banques généralistes commerciales sont
satisfaisantes, ce qui a garanti leur capacité à
s’adapter aux nouvelles normes imposées par les
dispositifs de Bâle II qui est entré en vigueur
en 2007.
Les instruments de la comptabilité
Bancaire
• Comme toute entreprise la banque est
soumise à une comptabilité particulière et
spécifique.

• Les éléments de cette comptabilité peuvent


être cités comme suit :
Le compte Bancaire
• Deux types de compte bancaire
• Compte bancaire de la clientèle
A: compte de la clientèle:
* Compte courant: il s’agit d’un compte qui
peut fonctionner avec une position débitrice
ou créditrice et qui est ouvert
exclusivement pour les entreprises et les
professions libérales.
• Compte chèque ordinaire : destiné aux
particuliers
• Compte sur carnet : compte d’épargne
individuel plafonné à 400 mdh le titulaire de
ce compte ne avoir qu’un seul et unique
compte sur carnet dans tout le secteur
bancaire.
• B: Comptes internes propres à la Banque dont on
distingue :
• Comptes financier:
• par exemple :
• caisse dirhams
• caisse devises
• caisse GAB
• Comptes de liaison :
• il s’agit des comptes siège/agence ouvert au
niveau des agences
et les contres parties ouverts au niveau du
siège
• Comptes liés aux engagements par
décaissements ( escompte, acne, etc)
• comptes liés aux engagements par signatures
(cautions libres, cautions en douanes etc)
Date de valeur :

• c’est la date effective a partir de laquelle


les fonds versés ou retirés sur un compte
sont pris en considération. elle est régit
suivant instruction de Bank Al Maghreb et
elle est très déterminante pour le calcul
d’agios et intérêts trimestriel:
• Exemple un versement en date J la date
de valeur appliquée est de J+ 1
• La date de valeur appliquée pour un retrait sur
un compte chèque ordinaire effectué en date J
est de J- 1
• La date de valeur pour un virement au débit ou
au crédit en date J est le jour même
• La date de valeur pour une opération
d’encaissement de chèque est de J+2
• La date de valeur pour encaissement d’un effet
est de J*+2
• La date de valeur appliquée pour un compte sur
carnet est :
• 1er jour de la quinzaine suivante pour une
opération au crédit (versement)
• Dernier jour de la quinzaine précédante
Pour le cas du retrait
• L’application de la date de valeur permet
de dresser et dégager un solde virtuel sur
un extrait de compte dit en valeur et qui
permet de déterminer le montant exacte
des agios a prélever sur tout un trimestre. Ainsi
que le calcul des intérêts créditeurs sur un
compte d’épargne.
• Extrait de compte en valeur:
Il s’agit d’un document officiel qui retrace toutes
les écritures passées sur un compte suivant les
dates de valeur appliquées sur ce dernier ce qui
permet de dégager des soldes débiteurs ou
créditeurs avec le nombre de jour
• Le code opération:
Il s’agit d’une codification alphabétique
composée de trois lettre ce qui permet
la conversion de celle-ci vers une interprétation
plus explicite portée sur l’extrait de compte
client exemple:
VRM: versement effectué par le client LM
CHC: chèque reçu par compensation
Etc.…..;
• Le code libellé :
il s’agit d’une codification numérique formée de trois
chiffres et permettant
l’interprétation comptable au débit ou au crédit.
• Libellé mécanographique:
il s’agit du numéro de la pièce comptable
Composée de dix positions (cas du chèque)
7 chiffres
3 lettres
• Journal Grand Livre :

C’est un document essentiel de la comptabilité


Bancaire permettant de retracer toutes les
opérations passées pendant une journée
comptable sur tous les comptes ayant connus un
mouvement quotidien et détaillés au niveau d’une
agence.
« date de dernière écriture »
« mouvement créditeur du compte a partir du
début de l’année à la fin du mois »
« mouvement débiteur du compte a partir du
début de l’année à la fin du mois »
« intitulé et numéro du compte »
« solde à la fin du mois »
• Les états de contrôle comptables
• Il y a plusieurs états qui sont éditer
quotidiennes par le service de contrôle
comptable qui permet de renforcer le contrôle
interne au sein des points de vente on distingue:
• ETAT ANOMALIE BALANCE
• ETAT DES NOCORDANCES
CONCLUSION:

La profession du banquier est devenu


constamment en état de vigilance et de prudence
dans la mesure ou on assiste a un certain nombre
de mutations et des changements en continue
sur tous les niveaux que soit juridiques,
comptables ainsi que sur le plan de
merchandising.