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24- Imagerie RX

Les points essentiels
• Atténuation des rayons X
• Couche de demi­atténuation
• Image radiologique
• Contraste radiologique
• Tomographie assistée par ordinateur
Atténuation des rayons X
L’atténuation progressive des rayons X à mesure qu’ils 
traversent la matière est due principalement à l’effet 
Compton et à l’effet photoélectrique. Le nombre de rayons X 
atteignant la plaque photographique diminue selon la 
fonction exponentielle suivante: 

-mx
N = N 0e
où  N  est  le  nombre  de  rayons  X  ayant  parcouru  la  distance  x 
sans  être  diffusés;  N0  est  le  nombre  de  rayons  X  émis  par  le 
tube;  µ  est  le  coefficient  d’atténuation  en  m–1  et  x  est  la 
distance parcourue par les rayons X, en m.
Exemple 1
Un  tube  émet  5000  rayons  X.  Après  avoir  traversé  5  cm  d’une 
substance,  1340  rayons  X  atteignent  la  plaque.  Calculez  le 
coefficient d’atténuation de cette substance.

- m (0,05)
1340 = 5000 e
- m (0,05)
0, 268 = e
ln ( 0, 268 ) = - m (0, 05)
m = 26,3 m -1
Exemple 2
Quelle épaisseur de substance est­il nécessaire pour que la moitié 
des rayons X soit diffusée dans l’exemple précédent?

Solution

2500 rayons X sont détectés sur 5000 initialement, d’où:
2500 = 5000 e –26,3 x
0,5 =  e –26,3 x
ln (0,5) = –26,3 x    d’où   x = 0,026 m ou 2,6 cm.

L’épaisseur d’une substance qui atténue de MOITIÉ l’intensité d’un 
rayon X s’appelle une couche de demi­atténuation (CDA). 
Couche de demi­atténuation
Ainsi, puisque la loi s’écrit: 
N = N0e –µx et que  N = N0/2 lorsque  x = (CDA), on a:

N0 / 2 = N0e –µ (CDA)  ou  0,5 = e –µ (CDA)


d’où   ln(0,5) = – 0,693 = – µ (CDA)
et  CDA = 0,693 / µ
où CDA: couche de demi­atténuation en cm, ou en mm;
µ:   coefficient d’atténuation, en cm–1, ou mm–1.

On réduit l’intensité d’un faisceau de rayons X en plaçant à la 
sortie du tube un filtre d’aluminium dont les épaisseurs 
disponibles varient entre 1 mm et 5 mm.
Image radiologique
Seuls l’effet Compton et l’effet photoélectrique sont importants à considérer dans la 
production d’images radiologiques.
La diffusion des rayons X par effet Compton produit  un fond gris sur la pellicule 
photographique sans information utile pour l’image résultante. En diminuant la 
tension du tube, on peut réduire l’effet Compton mais on expose davantage le 
patient à des rayons X de faible énergie.
L’effet photoélectrique est responsable de 2 phénomènes distincts: les rayons X 
provenant du tube peuvent être absorbés, principalement par les substances de haute 
densité comme les os. Finalement, il y a tous les autres rayons X émis par l’anode 
du tube qui traversent les tissus mous du corps humain sans être diffusés et vont 
sensibiliser la plaque photographique en noircissant sa surface chimique.
Une image radiographique provient donc de la différence entre les rayons X 
absorbés par effet photoélectrique et les rayons X non absorbés atteignant la 
plaque photographique. 
Image radiologique (suite)
Ainsi,  toute  plaque  photographique  exposée  aux  rayons  X  du 
tube noircira de façon uniforme. Si on place un membre entre 
le  tube  et  la  plaque,  les  substances    radio­opaques  de  grande 
densité arrêteront les rayons X  et produiront une zone pale sur 
cette  plaque  alors  que  les  structures  anatomiques  de  faible 
densité, plus facilement traversées par les rayons X, vont plus 
ou  moins  noircir  celle­ci.  Les  zones  grises  sont  en  fait  des 
zones noires produites par des rayons X en faible nombre. Le 
processus selon lequel une image radiographique résulte de la 
différence entre les rayons X qui traversent la cible et ceux qui 
ne  traversent  pas  s’appelle  l’absorption  différentielle.  Une 
image  de  qualité  (bon  contraste)  implique  une  grande 
absorption différentielle; on dit aussi contraste radiologique.
Contraste radiologique
Le contraste radiologique Cxy est le degré de détection de l’image 
d’un objet par rapport à son contour:
   
Nx - N y
Cxy =
Nx + N y
où Nx et Ny sont le nombre de rayons X ayant atteint la plaque 
photographique respectivement dans une zone x et une zone y 
adjacentes. 
Contraste radiologique
• On administre parfois des produits de 
contraste.
­ permet de sélectivement opacifier des 
régions d’intérêt
­ administrées oralement, par intraveineuse 
ou via cathéter  
Tomographie assistée par 
ordinateur

I D ( x, y )  μ ( x, y )
Tomographie assistée par 
ordinateur (suite)
Dans  cette  technique,  un  faisceau  étroit 
de  rayons  X  balaie  une  section 
transversale  du  patient  et  un  détecteur 
suivant  la  trajectoire  du  faisceau  atténué 
capte  l’intensité  de  celui­ci.  La  rotation 
du  faisceau  peut  atteindre  180  degrés 
(une  détection  est  captée  à  tous  les 
degrés).  Les  valeurs  d’intensités 
recueillies  contiennent  des  informations 
permettant  de  visualiser  des  zones 
d’atténuation diverses réparties sur tout le 
mince  volume  parcouru  par  le  faisceau 
mobile.
Tomographie assistée par 
ordinateur (suite)

Première génération Technologie moderne


Tomographie assistée par 
ordinateur (suite)
Simplifions notre approche en utilisant le système suivant: un tube à rayons X 
produit un mince filet de rayonnement dirigé vers un petit cube de 1 cm de côté 
possédant un coefficient d’atténuation µ = 0,1/cm. La loi d’atténuation des 
rayons X nous dit alors qu’un faisceau avec N=1000 s’atténue à N = 905 après 
avoir traversé le cube:
N1 = 1000 e–(0,1)x = 905 
De même, si le même faisceau traverse un second cube 
identique, son intensité deviendra:       
N2 = 905 e–(0,1)x = 819

Un détecteur peut alors capter l’intensité du faisceau résultant dont la valeur 
dépendra du nombre de cubes identiques traversés par le faisceau. Si, par 
exemple, N = 819, on conclut qu’il y avait 2 cubes sur le trajet du faisceau; 
si N = 607, alors 5 cubes apparaissent sur le trajet. 
Tomographie assistée par 
ordinateur (suite)
Les intensités mesurées permettent de savoir combien de cubes 
identiques sont traversés par chaque rayon X (nombres entre 
parenthèses) mais rien ne nous informe sur la position verticale 
de chacun de ces cubes. On peut aller chercher plus 
d’informations en balayant les mêmes cubes avec un faisceau 
de rayons X dans une direction perpendiculaire à la précédente. 
Cette fois, les rangées horizontales nous montrent que 2 cubes 
sont rencontrés dans la première rangée, suivi de 3,1,0 et 3 dans 
les rangées suivantes. 
Encore là, aucune information sur la position horizontale 
précise des cubes. En fait, les seules informations que les 
détecteurs nous donnent ressemblent à ce qu’on pourrait 
observer au bout de chaque rangée ou colonne de la grille 
inconnue. Si une plaque photographique était placée à droite ou 
en dessous de l’ensemble des cubes, on n’y verrait que des tons 
variables de gris sans révélation d’image claire.
Tomographie assistée par 
ordinateur (suite)
Là où il y a de l’os, une atténuation importante 
est détectée et l’on compte un cube de densité 
«9»; une densité pourrait varier de 0 à 9 selon 
les substances traversées. Pour simplifier notre 
démonstration, on supposera que seul des cubes 
de densité 0 ou 9 sont présents. Les valeurs 
détectées varient entre 0 et 36; par exemple, 
dans la colonne donnant la valeur égale à 27, il y 
a 3 zones cubiques contenant de l’os; le faisceau 
traversant la ligne horizontale donnant la valeur 
9 ne traverse qu’une seule zone cubique! Mais, 
en réalité, nous le savons parce que nous avons 
triché! Nous montrons à l’avance dans la figure 
ci­dessus les zones cubiques traversées par les 
rayons X.
Tomographie assistée par 
ordinateur (suite)
Si on est honnête, tout ce que nous connaissons, ce sont 
les valeurs déduites des 19 faisceaux qui ont traversé la 
coupe étudiée. Or cette information est suffisante pour 
nous donner une image numérique. Par exemple , 
remarquez le 4ème cube sur la seconde rangée, si on 
additionne ensemble les valeurs de sa rangée, de sa 
colonne et de sa diagonale, on obtient la valeur:
 18+18+36 = 72.
De même, le deuxième cube de la troisième rangée 
donne 63. Si on examine les 25 cubes de cette coupe, 
on obtiendra toutes les valeurs apparaissant à la figure 
ci­dessous et, c’est par la suite que le miracle 
s’accomplit. Commençons à noircir les cubes à partir 
de la valeur la plus élevée. Bien sûr, si on se rend 
jusqu’à la valeur minimale (=9) cela ne serait pas 
intéressant, mais, avec un peu d’observation, on réalise 
que si l’on arrête à «63», les zones noircies 
correspondent étrangement aux zones osseuses 
traversées par les rayons X.
Exercices proposés
2401, 2403, 2404, 2405, 2407, 2410, 2411