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I) Aperçu sur les télécommunications

II) INTRODUCTION AUX RESEAUX


III) LA TRANSMISSION DES DONNEES
IV) LE RESEAU DE TELEPHONIE COMMUTEE
V) LE RESEAUX D ACCES
VI) LES RESEAUX SANS FILS
VII)LA SECURITE DES SYSTEMES D INFORMATION
I_1)Nature de l’ information transmise
I_2)Caractéristiques des réseaux de
transmission
I_3) Codage de l’ information
I_4) la transmission
I_5) Les différents types de canaux de transmission
Toute entreprise possède aujourd’hui un ou plusieurs systèmes de
télécommunication qui véhiculent les différentes informations
nécessaires à sa vie et à son développement.
Ces systèmes sont organisés en réseaux, qu’on peut définir comme des
ensembles d’équipements et de supports de transmission dont une des
fonctions est de permettre le transfert d’informations.
Actuellement, Nous sommes entrés dans l’ère de la communication où le
volume et la diversité de ces informations se font de plus en plus grands.
Dans les années 80, cette diversité conduisait à l’adoption de solutions de
communication distinctes et différentes suivant la nature des
informations à transmettre : réseau téléphonique pour la transmission de
la voix, réseau spécialisé dans la transmission de données sur courte
distance comme les réseaux locaux d’entreprise, réseau hertzien ou câblé
pour la télévision.
Aujourd’hui les progrès de l’informatique rendent possible le traitement
d’informations de natures différentes sur le même ordinateur :
séquences vidéos et sonores, présentation de documents. C’estle
domaine du multimédia.
De plus, les progrès des techniques de transmission permettent de transférer
sur un même support (une fibre optique par exemple) ces informations
variées.
Les frontières entre les différents réseaux tendent à s’estomper. Par exemple,
le réseau mondial Internet, initialement destiné exclusivement à la
transmission de données, transmet des communications téléphoniques
Nous parlerons d’applications téléphoniques, informatiques et téléinformatiques
quelconques dans la mesure où la nature des informations peut être très variée :
– parole humaine et son haute fidélité,
– données alphanumériques, textes et autres données structurées en un ensemble de
caractères,
– images fixes en noir et blanc ou en couleur,
– images animées, images de télévision par exemple,
– informations multimédia qui intègrent plusieurs types d’informations, telles que
textes, sons, images fixes ou animées.
Par nature même, certaines informations sont analogiques, c’est-à-
dire qu’elles correspondent à des signaux qui varient continûment
dans le temps et qui peuvent prendre une infinité de valeurs
distinctes.
La parole, la musique, les images animées de la télévision sont des
informations de nature analogique.
D’autres informations sont par nature numériques. D’une façon
générale, on considère qu’elles correspondent à des signaux qui
varient de manière discrète dans le temps et qui prennent un
ensemble fini de valeurs distinctes. Par exemple, un texte est une
suite de caractères appartenant à un alphabet d’un nombre fini de
symboles : c’est une information de nature numérique.

Mais comment est acheminee cette information ? Quelle est la nature


de sa transmission?
 La transmission des informations sur un support peut
être analogique ou numérique selon que le signal
transporté varie de manière continue ou discrète dans le
temps, et que son espace de valeurs est infini ou non.
 Un signal de parole module de manière analogique
l’amplitude ou la fréquence d’une onde porteuse avec
des variations dans le temps qui sont continues. On
parle de transmission analogique.
 Une suite de données binaires permet de construire un
signal qui prend, par exemple, deux valeurs 0 et 1 et qui
varie dans le temps à des intervalles de temps réguliers
kT où k est un entier. On parle de transmission
numérique
 On sait transformer une information analogique pour la mettre sous
forme numérique et ensuite la transmettre.
 Cette opération s’applique aussi bien à un signal de parole qu’à une
image fixe, une bande son haute fidélité ou des images de télévision
animées et en couleur.
 Aujourd’hui la quasi-totalité des transmissions sont numériques. Seul
l’accès au réseau téléphonique, c’est-à-dire la liaison entre le poste
téléphonique et le réseau,est encore majoritairement analogique.

 L’acheminement, dans un même réseau, d’informations aussi


différentes que les données informatiques, la voix ou la vidéo
implique que chacune de ces catégories d’information ait une
représentation identique vis-à-vis du système de transmission et que
le réseau puisse prendre en compte les contraintes spécifiques à
chaque type de flux d’information
 Un système de communication peut être représenté de la façon suivante :

Source Canal Utilisateur

 Le canal (ou voie) transporte l'information entre une source (ou émetteur) et
un utilisateur (ou récepteur). La source sélectionne et transmet des
séquences xi de messages (par exemple, des lettres) d'un alphabet X donné,
à M éléments

 Le récepteur peut recevoir un alphabet Y formé de N messages possibles yi .


Le canal est perturbé par un bruit qui affecte l'information transmise sur le
canal. Pour le récepteur, l'action du bruit est aléatoire, sinon le bruit pourrait
être entièrement prédit et donc éliminé. Le codeur et le décodeur
permettent d'adapter la source et le récepteur aux caractéristiques du canal.
 Les réseaux de données se fondent sur la numérisation des
informations, c’est-à-dire sur leur représentation sous forme de
suites de 0 et de 1.
 Ce sont ces données numérisées qui transitent sur les réseaux,
sont mémorisées dans des mémoires de stockage et sont
finalement utilisées. Pour effectuer la numérisation des
informations sous une forme binaire, on utilise des codes.
 Ces derniers font correspondre à chaque caractère une
suite précise d’éléments binaires. Le nombre de bits utilisés
pour représenter un caractère définit le
nombre de moments d’un code.
 Un code à n moments permet de représenter 2n caractères
distincts.
 Plusieurs codes ont été normalisés dans le but
de faciliter les échanges entre matériels
informatiques.
 La norme ASCII permet ainsi à toutes sortes de machines
de stocker, analyser et communiquer de l'information
textuelle. En particulier, la quasi-totalité des ordinateurs
personnels et des stations de travail utilisent l'encodage
ASCII. Le code ASCII de base représentait les caractères
sur 7 bits (c'est- à-dire 128 caractères possibles, de 0 à
127).
 • Les codes 0 à 31 ne sont pas des caractères. On les
appelle caractères de contrôle car ils permettent de faire
des actions telles que : • retour à la ligne (Carriage
return) • bip sonore (Audible bell)
 • Les codes 65 à 90 représentent les majuscules
 • Les codes 97 à 122 représentent les minuscules
Après l’étape du codage, intervient celle de la transmission. Pour envoyer les
suites binaires de caractères vers l’utilisateur final, on peut utiliser un
transport en série ou en parallèle

Dans le premier cas, les bits sont envoyés les uns derrière les autres. La
succession de caractères peut se faire de deux façons distinctes : en mode
asynchrone ou en mode synchrone, modes sur lesquels nous allons revenir.

Dans le cas d’une transmission en parallèle, les bits d’un même caractère sont
envoyés sur des fils distincts, de façon qu’ils arrivent ensemble à destination.
Cette méthode pose des problèmes de synchronisation, qui conduisent à ne
l’utiliser que sur de très courtes distances, comme sur le bus d’un ordinateur.
Le mode asynchrone indique qu’il n’existe pas
de relation préétablie entre l’émetteur et le
récepteur. Les bits d’un même caractère sont
encadrés de deux signaux, l’un, Start, indiquant
le début du caractère, l’autre, Stop, la fin.
Le début d’une transmission peut se placer à un
instant quelconque dans le temps
Dans le mode synchrone, l’émetteur et le récepteur se
mettent d’accord sur un intervalle constant entre les
transmissions, intervalle qui se répète sans arrêt
dans le temps.
Les bits d’un caractère sont envoyés les uns derrière
les autres et sont synchronisés avec le début des
intervalles de temps (chaque bit est émis
pendant exactement un intervalle de temps).
Dans ce type de transmission, les caractères sont
émis en séquence, sans aucune séparation. Seul
ce mode de transmission est utilisé pour les très
forts débits.
 Lors de la transmission d’un signal, des perturbations de la ligne
physique par ce que l’on appelle le bruit extérieur peuvent se
produire

 En termes plus précis, le bruit correspond à l’ensemble des


perturbations qui affectent la voie de transmission. Il provient de
la qualité de la ligne, qui modifie les signaux qui s’y propagent, ainsi
que des éléments intermédiaires, comme les modems et les
multiplexeurs, qui n’envoient pas toujours exactement les signaux
demandés, et d’événements extérieurs, comme les ondes
électromagnétiques
 Le rapport signal sur bruit est une caractéristique d’un canal : c’est le
rapport de l’énergie du signal sur l’énergie du bruit.
 Ce rapport varie dans le temps, puisque le bruit n’est pas uniforme.
On l’estime donc par une valeur moyenne sur un intervalle de temps
exprimé en décibel (dB). Le rapport signal sur bruit s’écrit : S/B
 Afin que les informations circulent au sein d'un
réseau, il est nécessaire de relier les différentes
unités de communications à l 'aide d'un support
de transmission.
 Un support de transmission est un canal
physique qui permet de relier des ordinateurs et
des périphériques. Les supports de transmission
les plus utilisés sont : les câbles, la fibre optique
et les systèmes sans fil.
 (1) Le câble est le type de support de transmission le plus ancien,
mais aussi le plus utilisé. Le câble est généralement constitué de fils
de cuivre recouverts par une gaine plastique. C'est le support le moins
cher. Il existe trois types de câbles : coaxial, la paire torsadée non
blindée et la paire torsadée blindée.
 (2) La fibre optique est un support de transmission très utilisé dans les
réseaux de grandes tailles. Le principe de la fibre optique est
d'acheminer des informations en envoyant des signaux lumineux dans
un conducteur central en verre ou en plastique. Cette solution permet
de transmettre très rapidement des informations, mais coûte encore
cher.
 (3) Sur les réseaux où les ordinateurs sont distants ou ne peuvent être
connectés physiquement, la solution consiste à utiliser un support de
transmission sans fil. Ces réseaux sans fil utilisent généralement : les
rayons infrarouges, les micro-ondes, les ondes radio ou encore un
satellite
 Le transport de la voix est historiquement à l’origine des
premiers réseaux de transmission.
 Le réseau téléphonique public RTPC(Réseau Téléphonique
Public Commuté ou simplement RTC) ou encore PSTN(Public
Switched Telecommunication Network) a essentiellement pour
objet le transfert de la voix. En France, le transport des données
n’y est autorisé que depuis 1964. Utilisant le principe de la
commutation de circuits, le réseau téléphonique met en
relation deux abonnés à travers une liaison dédiée pendant
tout l’échange
 À l’origine, la mise en relation était réalisée manuellement par
des opérateurs1 . Bien que les premiers concepts de
commutation automatique apparurent en 1889, ce n’est qu’en
1970 que le réseau téléphonique français fut entièrement
automatisé
1.1. Principe de la téléphonie analogique
La téléphonie a été initialement prévue pour transmettre la voix humaine entre
deux lieux distants l’un de l’autre. Elle utilise comme support des lignes
électriques sur lesquelles transite un courant analogue aux
signaux sonores.
Une liaison téléphonique élémentaire est constituée par :
• Deux dispositifs émetteur-récepteur appelés postes téléphoniques,
• Une ligne bifilaire acheminant les signaux (paire torsadée),
• Une source d’énergie électrique (E). La tension continue nécessaire à
l’alimentation des postes
téléphoniques est fournie par une source installée au central téléphonique
(batterie centrale).
 1.2. Organes constitutifs d’un poste téléphonique simple
 1.2.1. Les organes de conversation
 Ils assurent l’échange conversationnel entre les 2 correspondants :
 • Le microphone: c’est un convertisseur d’énergie, les ondes sonores
entraînent
 la vibration d’une membrane sensible qui provoque la création d’un signal
 électrique variant au même rythme que la voix.
 • L’écouteur : il restitue sous forme acoustique l’énergie électrique reçue, en
la
 transformant en énergie mécanique imposant un mouvement vibratoire à
l’air
 ambiant. L’écouteur est constitué d’un haut-parleur : électro-aimant relié à
une
 membrane.
 • Le combiné : c’est le support ergonomique sur lequel sont montés le
 microphone et l’écouteur récepteur.
 • Bobine d’induction (ou transformateur) et Condensateur rassurent :
 o Adaptation d’impédance entre le microphone et la ligne, et entre la
ligne et l’écouteur.
 o Elimination de l’effet local(antilocal), évite d’entendre sur l’écouteur
les sons émis sur le
 microphone du même combiné.
 o Séparation des courants de natures différentes, signaux sonores et
polarisation…
 • Deux diodes: montées en antiparallèle sur le récepteur, elles
absorbent les surtensions et
 réduisent le choc acoustique à un niveau supportable par l’oreille.
 • Un redresseur rend l'appareil indépendant de la polarité de la ligne
 1.2.2. Les organes d’appel, d’émission
 L’abonné fait connaître à son centre de rattachement le numéro
 d’identification du correspondant désiré en le composant soit
sur
 le cadran d’appel rotatif (ancien), soit sur le clavier numérique
 (actuel). Ce dispositif transmet alors au central un signal codé.
 1.2.3. Les organes de réception d’appel
 La signalisation d’un appel est faite par une sonnerie mise en
 marche par un courant alternatif (au travers d’un filtre).
 Lors du décrochage du combiné, le centre de rattachement
 constate la fermeture du crochet, interrompt le signal d’appel
et
 établit la liaison.
 Architecture traditionnelle
 Le réseau téléphonique a une organisation hiérarchique à trois niveaux (figure 15.4). Il est structuré en
zones, chaque zone correspond à un niveau de concentration et en principe de taxation.

 On distingue :
 – Zone à Autonomie d’Acheminement (ZAA), cette zone, la plus basse de la hiérarchie, comporte un ou
plusieurs Commutateurs à Autonomie d’Acheminement (CAA) qui eux-mêmes desservent des
Commutateurs Locaux (CL). Les commutateurs locaux ne sont que de simples concentrateurs de lignes
auxquels sont raccordés les abonnés finals. La ZAA (Zone à Autonomie d’Acheminement) est un réseau
étoilé, elle constitue le réseau de desserte ;

 – Zone de Transit Secondaire (ZTS), cette zone comporte des Commutateurs de Transit Secondaires (CTS).
Il n’y a pas d’abonnés reliés directement aux CTS (Commutateurs de Transit Secondaires). Le réseau étant
imparfaitement maillé lorsqu’un CAA (Commutateur à Autonomie d’Acheminement) ne peut atteindre
directement le CAA destinataire, ils assurent le brassage des circuits ;

 – Zone de Transit Principal (ZTP), cette zone assure la commutation des liaisons longues
 distances. Chaque ZTP (Zone de Transit Principal) comprend un Commutateur de Transit Principal (CTP).
Au moins un Commutateur de Transit Principal (CTP) est relié à un
 Commutateur de Transit International (CTI)
Schéma de principe simplifié du RTC
Le RTC est composé de noeuds (commutateurs) s’échangeant des informations au moyen de
protocoles de communications normalisés par les instances internationales.
Les systèmes réalisant le RTC sont hétérogènes, ils proviennent de fabricants différents et
utilisent des technologies différentes. Cette coexistence de technologies provient de la
longue durée de vie de ces dispositifs, souvent supérieure à une vingtaine d’années.
Chaque poste téléphonique est rattaché à une seule armoire de répartition connectée à un
commutateur local (local switch) dont la distance peut aller de quelques centaines de
mètres jusqu’à quelques kilomètres réduisant d’autant la bande passante des signaux
transmis du fait de l'augmentation de l'atténuation.
La faible bande passante (300 Hz – 3400 Hz) du RTC et d’autre part son rapport signal/bruit (de
l’ordre de 40 dB) limitent la qualité du signal analogique transmis (voix) et donc le débit du
nombre de bits transmis (informatique).
Les supports de transmission pour
l’acheminement du signal entre
commutateurs peuvent être faits par :
• des conducteurs métalliques(paires
torsadées, câbles coaxiaux),
• par des liaisons en espace libre avec des
faisceaux hertziens(via des antennes et des
satellites)
• par des fibres optiques.
Les supports de transmission pour l’acheminement du signal entre commutateurs peuvent être faits
par :
• des conducteurs métalliques(paires torsadées, câbles coaxiaux),
• par des liaisons en espace libre avec des faisceaux hertziens(via des antennes et des satellites)
• par des fibres optiques.

La topologie du réseau est arborescente et conçue autour de noeuds de commutation contenant


l’intelligence du réseau. Les signaux sont aiguillés dans ces noeuds, puis par la suite transmis par
multiplexage fréquentiel(analogique) où chaque « conversation » se trouve transposée autour
d’une fréquence et par multiplexage temporel (numérique) où les échantillons de plusieurs «
conversations » sont transmis les uns à la suite des autres, de façon répétitive.

En ce qui concerne les fibres optiques, une nouvelle technique de mutiplexage dite en « longueur
d'onde » a été développée.

C’est grâce aux possibilités d’amplification, de modulation et de changement de fréquence qu’offre


l’électronique que s’est développé le multiplexage permettant de transmettre un grand nombre de
communications sur un même support : fil de cuivre, câble coaxial, fibre optique ou ondes
hertziennes.
 2.3. La boucle locale, structure arborescente

 La boucle locale est la partie comprise entre le


client et le centre local de rattachement du
réseau de l’operateur .
 On distingue 3 zones essentielles :
 • La partie "Branchement"
 • La partie "Distribution"
 • La partie "Transport".
 2.3.1. La partie "Branchement"

C’est la partie reliant les clients aux points de raccordement. Ces liaisons sont réalisées
avec des câbles en cuivre. Une ligne est composée d’une paire de fils transmettant la
voix et les données sous forme de signaux électriques.
La partie branchement développe le câblage en façade.

Généralement, les logements particuliers et les petits immeubles accueillent une paire de
fils de cuivre par ligne posée directement sur leur façade, tandis que la plupart des
immeubles disposent d’une gaine technique chargée de recevoir les câbles de chaque
résident et d’une armoire technique regroupant les connexions.

La connexion n’est pas toujours possible par câble.


Par exemple, en zone montagneuse, on utilise la transmission radio. Des équipements
émettent et reçoivent les communications par faisceau hertzien :
c’est la boucle locale radio.
 2.3.2. La partie "Distribution"
 C’est la partie des câbles de moyenne capacité,
qui relient les points de raccordement à un
Sous-Répartiteur.
 2.3.3. La partie "Transport"
 La partie transport, est la partie qui connecte chaque SousRépartiteur
à un Répartiteur via un câble de forte capacité.
 Chaque paire de cuivre correspondant à un client est reliée au
répartiteur (jusqu’à une distance de quelques km). Le répartiteur
reçoit l'ensemble des lignes d'usager et les répartit sur les
équipements d'usager du central téléphonique grâce à une
"jarretière", terme consacré du fait que la paire de fils est tendue
entre deux points, l'un associé à l'adresse géographique, l'autre
associé à un équipement téléphonique.
 Le répartiteur est donc un dispositif passif de câblage centralisant les
lignes de la zone de desserte du Centre à Autonomie
d'Acheminement (CAA) et assurant la correspondance entre une ligne
et un équipement téléphonique.
 Les CAA sont capables de mettre eux-mêmes les clients en relation
15.3.1 Principe d’un poste téléphonique
Établir une communication téléphonique c’est mettre en relation deux terminaux
téléphoniques. Le poste téléphonique doit remplir plusieurs fonctions,
chacune est réalisée par un organe spécifique. Le terminal téléphonique
élémentaire comporte cinq organes
 les crochets ou supports sur lesquels repose le combiné ; lorsque le combiné
est soulevé les contacts se ferment. Le circuit électrique est alors fermé, le
commutateur de rattachement détecte le courant et en déduit que l’abonné
désire entrer en communication. De même, lors du raccroché, le
commutateur détecte l’ouverture de la boucle de courant. L’ouverture ou la
fermeture de cette boucle permet, très simplement, au commutateur de
rattachement de détecter le changement d’état du terminal (signalisation).
 le micro ou capteur, constitué d’une simple membrane qui par ses vibrations,
sous l’effet de la pression acoustique (voix), fait varier la résistance interne de
celui-ci. Ces variations de résistance entraînent des variations du courant
dans la boucle de courant. Ce sont ces variations, proportionnelles à la
pression sur la membrane (voix), qui constituent le signal analogique de voix
transmis, après numérisation, à l’usager distant
 – un écouteur, membrane métallique qui vibre selon
les variations du courant dans le transformateur
d’adaptation et restitue le son ;
 – un cadran, celui-ci en provoquant l’ouverture de la
boucle de courant (numérotation décimale) envoie
des impulsions au commutateur. Celles-ci seront
interprétées et permettront d’identifier l’appelé ;
 – une sonnerie, alimentée en 50 Hz (80 volts), alerte
l’abonné distant et l’invite à décrocher, c’est le
commutateur de rattachement qui envoie le signal
50 Hz lors d’un appel
L’usager est raccordé au réseau via une unité de
raccordement (URA, Unité de Raccordement
d’Abonnés). Celle-ci peut être locale ou distante (URAD,
Unité de raccordement d’Abonnés Distants). Le
commutateur de raccordement assure les fonctions de
réception et de mémorisation de la numérotation
(Enregistreur), celle-ci est analysée et traduite par un
traducteur qui va définir les conditions de taxation et
déterminer le routage. Enfin, le sélecteur recherche une
ligne disponible (joncteur) et affecte les ressources (circuits
ou IT). La figure 15.6 illustre ces différents éléments
 15.3.3 La mise en relation Usager/Usager
 La mise en relation de deux abonnés répond à un protocole qui
organise le dialogue entre les terminaux d’usager et le réseau
(signalisation Usager/Réseau). Elle comporte deux ensembles
 de mécanisme. Le premier correspond à un échange
d’information hors communication destiné à établir celle-ci ou à
libérer les ressources, c’est la signalisation. Le second est la
communication téléphonique proprement dite.
 La figure 15.7 illustre les différentes étapes de la mise en
relation de deux abonnés, celles-ci
 au nombre de cinq sont détaillées ci-dessous :
 – décroché du combiné, détection de la boucle de courant,
envoi de la tonalité d’invitation à
 numéroter (signal à 440 Hz, le « la » des musiciens) ;
_numérotation, le numéro composé est mémorisé et décodé par
le commutateur de rattachement. Le système établit le lien.
Durant cet ntervalle de temps, le demandeur recevait, avant
le 18 octobre 1996, une tonalité dite de progression d’appel ;
– envoi du signal de sonnerie à l’appelé distant et attente du
décroché de celui-ci. L’appelant reçoit le signal de retour
d’appel communément appelé sonnerie ;
– le correspondant décroche. Le central de rattachement détecte
le décroché (boucle de courant), il arrête les signaux de
sonnerie, les signaux de retour d’appel et déclenche la taxation
;
– l’échange d’information (voix ou données) peut commencer
 La fin de communication est détectée par le
raccroché (ouverture de la boucle de courant).
 Notons deux variantes lors de l’appel : la première
correspond à l’incapacité du réseau à écouler la
demande, l’appelant en est alors averti par un
message du style : « Par suite d’encombrement... »,
la seconde correspond à l’occupation de la ligne
appelée, l’appelant a alors, en
 retour, une tonalité spécifique dite tonalité
d’occupation.