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Notions : pouvoir, autorité,


légitimité

Source : http://roudoudouetpetitebouclee.over-blog.com/article-6086040-
6.html
ntroduction- Définition du pouvoir

Document 1 :

Avoir du pouvoir résulte d'une organisation de la


relation telle qu'en l'absence de toute mobilisation de
moyens propres à rappeler à autrui sa dépendance,
celui-ci adopte néanmoins une attitude ou un
comportement (d'action, d'abstention) dont sa propre
dépendance est la condition nécessaire et suffisante.
Source : P Braud, Op Cité.

Questions :
a Comment peut-on définir le pouvoir?
ntroduction- Définition du pouvoir

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 - Le pouvoir : d'une analyse substantialiste à
une analyse relationnelle
A- L'analyse substantialiste du pouvoir
C'est l'attitude de l'assujetti qui dans cette hypothèse fonde la réalité de la relation de pouvoir, celle-ci serait-elle fondée
sur des perceptions imaginaires des moyens susceptibles d'être mis en œuvre. Dans une dictature, par exemple, la peur
peut être si intense que les sujets en viennent à s'abstenir de comportements non explicitement défendus, voire jugés
souhaitables par le dictateur ; en outre, l'expérience antérieure de la force peut conduire à exagérer dans le présent les
moyens coercitifs dont dispose encore le régime pour obtenir la soumission. Ces remarques visent à souligner combien
avoir du pouvoir c'est être « crédité » d'une certaine capacité virtuelle à agir sur autrui. La réputation d'avoir du pouvoir,
même si elle repose en partie sur l'illusion ou l'ignorance, produit des effets de réalité, du moins jusqu'à ce que se
dissipent les faux-semblants à l'occasion d'une situation concrète qui exige l'exercice effectif du pouvoir. Ainsi
rencontrons-nous la problématique des mythes et représentations sociales agissant comme élément structurant la relation
de pouvoir.
Qu'il y ait ou non manifestation d'intention de A vis-à-vis de B, c'est donc l'inflexion des attitudes ou comportements de
B sous l'effet de sa dépendance, qui manifeste que A détient du pouvoir, et cela alors même qu'aucune allusion explicite
n'a été faite par lui aux moyens dont il dispose pour assurer son contrôle. Dans cette hypothèse où aucune interaction ne
se concrétise visiblement, il est tentant de glisser insensiblement d'une approche relationnelle à une approche
substantialiste. Le pouvoir de A est alors assimilé à une sorte de capital dispensateur de bénéfices ou à un attribut plus
ou moins mystérieux. Ainsi la tradition parle-t-elle du pouvoir du monarque, comme s'il s'agissait d'un bien, précieux,
qu'il conserve « même lorsqu'il est endormi dans son lit »

Source : P Braud, Op Cité.


Questions :
- Comment expliquez vous que ' individu B se soumette à l'individu A alors que celui ci ne le lui demande pas
explicitement ?
- Quelle est la conception du pouvoir ici développée?
A- L'analyse substantialiste du pouvoir

-L¶individu obéit , car il est persuadé que l¶autre a du pouvoir, c¶est-à-dire une capacité à
agir sur lui

- ce sentiment peut être réel ou imaginaire: celui qui est crédité du pouvoir n¶a même pas
besoin d¶agir

- c¶est la base de l¶ approche substantialiste du pouvoir:


´le pouvoir est une chose que l¶on peut posséder (avoir du pouvoir) ou perdre
(perdre le pouvoir), que l¶on peut accroître ou dilapider.

´l s¶apparente à la notion économique de capital et, en ce sens, est susceptible


d¶être accumulé ou dilapidé, de produire des bénéfices ou des avantages.

´il est doté de caractères définis et permanents


B- Une analyse relationnelle du pouvoir

Le pouvoir, quelles qu'en soient les multiples facettes, gît toujours dans
l'interaction; il est relation entre des acteurs ou des systèmes d'attitudes,
d'opinions et de comportements. nversement, toute interaction est
nécessairement caractérisée par une relation de pouvoir, unilatérale ou
mutuelle, qui s'exprime à travers un échange d'informations (lato sensu).
En réalité, malgré certaines apparences, avoir du pouvoir suppose
toujours une relation sociale, une interaction authentique non pas
simplement virtuelle mais réelle.
Source : J Russ, les théories du pouvoir, LGF, 1994.

Questions :
- En quoi l'analyse précédente semble t'elle critiquable ?

- Montrez que le pouvoir gît toujours dans l'interaction .


B- Une analyse relationnelle du pouvoir

- La limite de l¶analyse substantialiste est de considérer le pouvoir comme une


aptitude durable Cela revient à confondre les ressources du pouvoir
et le pouvoir proprement dit.

- Une approche relationnelle (ou interactionniste) est alors pertinente:


´ le pouvoir n¶est pas considéré comme une chose, mais comme une
relation, un pouvoir sur quelqu¶un.

´Elle privilégie l¶analyse des relations de pouvoir dans l¶interaction

´ cette conception attire l¶attention sur une caractéristique fondamentale


du pouvoir: son extension est variable en fonction des acteurs (ou groupes
d¶acteurs) considérés et en fonction du temps. À un moment donné, le
pouvoir de A, effectif sur B et C, peut être inexistant sur D ; et ce même
pouvoir est susceptible, avec le temps, de s¶élargir à d¶autres unités
sociales ou au contraire de se restreindre à la seule unité B.
 ± Les formes de pouvoir et leurs
instruments

5 p 23
Questions :
-Définissez avec vos propres termes le pouvoir dissuasif
donnez un exemple personnel. L'exercice de la sanction est
il obligatoire pour que les individus se conforment à ce que
le pouvoir attend d'eux ?
- Pourquoi ne peut-on assimiler pouvoir dissuasif et
contrainte physique et matérielle ?
- Comment s'exerce le pouvoir rétributif ?
- Montrez que le pouvoir rétributif relève plus de la
récompense que de la sanction et donc qu'il est moins
contraignant que le précédent,
- En quoi le pouvoir persuasif se distingue t'il des deux
précédents ?
- Pourquoi Galbraith considère ±t-il qu'il est caractéristique
des sociétés modernes ?
 ± Les formes de pouvoir et leurs instruments

  
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Source: Option première Science Politique lycée La Condamine, Quito 2007-2008


 - Autorité, légitimité et domination
A ± Pouvoir et domination
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B ± Le pouvoir suppose l¶ autorité

L'autorité désigne littéralement le droit ou le pouvoir de décider ou de commander, la


capacité, en son sens le plus large, à se faire obéir ou respecter. Dans le langage courant, !e
terme d'autorité est à rattacher à la force du caractère, à la capacité (innée ou conférée par
un titre ou une fonction) d'imposer ses vues, de faire exécuter ses décisions : on fait alors
«preuve d'autorité». L'autorité fait face à la concurrence de sa forme pathologique,
l'autoritarisme. Ce dernier peut se définir comme la forme négative de l'autorité, c'est-à-
dire comme l'imposition d'un point de vue dans le mépris du pluralisme et des avis
extérieurs. Le terme d'autorité désigne une compétence particulière d'un individu, d'une
institution, mais ne répond pas de lui-même à la question de son origine. Un homme seul
monopolisant le pouvoir jouit de l'autorité, un homme de savoir représente lui aussi une
forme d'autorité, de même que l'on ne contestera pas l'autorité d'un juge ou d'une
institution compétente.
Source : F.Bunel et alii, Les mots du pouvoir, Vinci
Questions :
- Définissez avec vos propres termes le mot autorité, donnez des exemples personnels.
B ± Le pouvoir suppose l¶ autorité


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C- La légitimité, condition de l¶autorité
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Weber fait grand usage de cette notion, et il semble qu'il n'y
Document : 4 p 22 ait pas pour lui de domination durable sans une légitimité
Questions : minimale. Un pouvoir légitime est celui qui a la capacité de
- Comment expliquer le paradoxe faire accepter ses décisions comme bien fondées; il est, en
mis en évidence dans la phrase : * On terme» d'interaction et de comportement, un pouvoir dont
critique souvent... juges » ? les directives font l'objet de l'adhésion, ou du moins de
a Le pouvoir est-il critiqué par ceux l'acquiescement, de ceux auxquels elles sont destinées. Cet
qui 4 sont soumis ? acquiescement résigné ou cette adhésion enthousiaste
contribuent à faire du pouvoir une obligation morale ou
juridique qui lie le dominé au dominant, ou au titulaire du
pouvoir. Mais ni l'un ni l'autre ne suffit puisqu'à leur défaut,
l'institution légitime est en mesure de mobiliser des
sanctions efficaces contre le contrevenant
Source : R Boudon et F Bourricaud, dictionnaire critique de
sociologie, PUF.
Questions :
-Expliquez la phrase soulignée
- Définir le concept de légitimité
- Cela signifie t¶il que l¶institution légitime ne recourt
jamais à la force ou à la contrainte ?
C- La légitimité, condition de l¶autorité


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D± Les différents types de domination
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Source: Option première Science Politique lycée La Condamine, Quito 2007-2008


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D- Légitimité et légalité sont-ils
synonymes?

Document : Les pleins pouvoirs à Pétain


Le 10 juillet 1940, moins d'un mois après la défaite française et la signature de
l'armistice les 667 députés et sénateurs français réunis à Vichy adoptent à
une écrasante majorité (569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions) le
texte suivant : « L' Assemblée nationale donne tous pouvoirs au
gouvernement de la République, sous l'autorité et la signature du maréchal
Pétain, à l'effet de promulguer, par un ou plusieurs actes une nouvelle
constitution de l'État français. Cette constitution devra garantir les droits du
Travail, de la Famille et de la Patrie. Elle sera ratifiée par la Nation et
appliquée par les assemblées qu'elle' aura créées»
Questions :
Peut-on dire que l'accession au pouvoir du maréchal Pétain s'opère dans un
cadre légal ?
Quelles en sont les conséquences sur le régime politique ?
D- Légitimité et légalité
Discours du général de Gaulle à Brazzaville le 27 octobre 1940

La France traverse la plus terrible crise de son Histoire. Ses frontières, son Empire, son indépendance et
jusque son âme sont menacés de destruction. Cédant à une panique inexcusable, des dirigeants de
rencontre ont accepté et subissent la loi de l'ennemi. Cependant, d' imnombrables preuves montrent que le
peuple et l'Empire n'acceptent pas l'horrible servitude. Des milliers de Français ou de sujets français ont
décidé de continuer la guerre jusqu'à la libération. Des millions et des millions d'autres n'attendent, pour le
faire, que de trouver des chefs dignes de ce nom. Or , il n' existe plus de Gouvernement proprement
français . En effet , ' organisme sis à Vichy et qui prétend porter ce nom est inconstitutionnel et soumis à
' envahisseur .Dans son état de servitude , cet organisme ne peut être et n' est , en effet , qu' un instrument
utilisé par les ennemis de la France contre ' honneur et ' intérêt du pays . l faut donc qu' un pouvoir
nouveau assume la charge de diriger ' effort français dans la guerre . Les événements m' imposent ce
devoir sacré , je n' y faillirai pas . J' exercerai mes pouvoirs au nom de la France et uniquement pour la
défendre , et je prends ' engagement solennel de rendre compte de mes actes aux représentants du peuple
français dès qu'il lui aura été possible d'en désigner librement.

Questions :
Comment le général de Gaulle caractérise t¶il la situation ?
Comment qualifie t¶il le régime de Vichy
Au nom de quels principes le général de Gaulle conteste-t-il la légitimité du pouvoir du maréchal Pétain ?
Quelles conséquences en tire t¶il , quelles actions s¶engage t¶il à mener ?
D- Légitimité et légalité sont-ils synonymes?

Déclaration du maréchal Pétain lors de son procès en juillet 1945 :


C'est le peuple français qui, par ses représentants, réunis-en Assemblée nationale, le 10 juillet 1940, m'a
confié le pouvoir. C'est à lui que je suis venu rendre des comptes. La Haute Cour, telle qu'elle est constituée,
ne représente pas le peuple français, et c'est à lui seul que s'adresse le Maréchal de France, chef de l'État.
[...]
Le pouvoir m'a été alors confié légitimement et reconnu par tous les pays du monde, du Saint-Siège à
PU.R.S. S.De ce pouvoir, j'ai usé comme d'un bouclier pour protéger le peuple français. Pour lui, je suis allé
jusqu'à sacrifier à mon prestige. Je suis demeuré à la tête d'un pays sous l'occupation. Voudra-t-on
comprendre la difficulté de gouverner dans de telles conditions ?[...]
Chaque jour, un poignard sur la gorge, j'ai lutté contre les exigences de l'ennemi. L'histoire dira tout ce que
je vous ai évité, quand mes adversaires ne pensent qu'à me reprocher l'inévitable. L'occupation m'obligeait à
ménager l'ennemi, mais je ne le ménageais que pour vous ménager vous-mêmes, en attendant que le
territoire soit libéré. L'occupation m'obligeait aussi, contre mon gré › contre mon cœur, à tenir des propos,à
accomplir certains actes dont j'ai souffert plus que vous, mais, devant les exigences de l'ennemi, je n'ai rien
abandonné d'essentiel à l'existence de la patrie. Au contraire, pendant quatre années, par mon action, j'ai
maintenu la France, j'ai assuré aux Français la vie et le pain, j'ai assure à nos prisonniers le soutien de la
nation.
Que ceux qui m'accusent et prétendent me juger s'interrogent au fond de leur conscience pour savoir ce que,
sans moi, ils seraient peut-être devenus. ã          
    
                           
  . À quoi, en effet, eût-il servi de libérer des ruines et des cimetières ?
Questions :
Quels sont les arguments utilisés par le maréchal Pétain afin de justifier son action durant la période de l'occupation :
du point de vue juridique ( recourt-il au principe d el égalité ou de légitimité ?)
au niveau international
en prenant en compte les besoins des français et le contexte
Expliquez la phrase soulignée, que sous-entend-elle ?
Conclusion ± Les relations entre pouvoir, autorité
et légitimité

  

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