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 Introduction

 Chapitre 1: Entreprises sociales au Maroc


:Etat et politique
 Chapitre 2:L’environnement juridique et
institutionnel des entreprises sociales
 Chapitre 3: les perspectives d’amélioration
de l’environnement juridique des entreprises
sociales
 Conclusion
 Les ES peuvent être des nouvelles entités OU des
organisations existantes façonnées par des
nouvelles dynamiques.
 Entreprise sociale : tout type d’entreprise qui
vend en vue d’une finalité sociale
L’entrepreneur social joue un rôle d’agent de
changement dans le secteur social en poursuivant
une mission de création de valeur sociale, en
valorisant les nouvelles opportunités pour soutenir
la mission. Il est engagé dans un processus continu
d’innovation, d’adaptation et d’apprentissage.
 Comment l’environnement juridique et
institutionnel doit être rectifié pour favoriser
la création des entreprises sociales ?
 L’environnement juridique constitue un
obstacle qui empêche les entreprises sociales
à améliorer leur performances.
 L’amélioration favorable de l’environnement
juridique permettra à l’entreprise sociale à
avoir un accès plus saint sur le marché et
améliorer sa visibilité.
Etat des entreprises sociales au Maroc

L'un des critères de l'entreprise sociale est la


dynamique participative impliquant
différentes parties concernées par l’activité :
travailleurs rémunérés, usagers, bénévoles,
pouvoirs publics locaux, etc.
 Lesentreprises sociales, ont rapidement pris
du terrain dans plusieurs domaines réservés à
l’Etat tels que la fourniture des services
sociaux de base, création et
l’accompagnement de projets de
développement, la promotion et l’intégration
de la femme dans le tissu économique, etc.
 Dans ce contexte favorable, le tissu de l’économie
sociale au Maroc a connu une évolution
considérable au cours de la dernière décennie. Il
compte aujourd’hui environ 11.000 coopératives
encadrant plus de 400.000 hommes et femmes, plus
de 45.000 associations actives (selon l’enquête
réalisée par le Haut Commissariat au Plan en 2007),
et plus d’une cinquantaine de mutuelles dominées
par les mutuelles des employés du secteur public.
Ces structures œuvrent dans différents domaines
d’activités (agriculture, artisanat, pêche, habitat,
alphabétisation, couverture médicale, assurance,
services à la personne, services à l’entreprise, …) et
couvrent tout le territoire national y compris les
zones reculées.
Coup de pouce pour l'entreprise sociale au Maroc a
pris naissance dans les pays développés, sera promu
et développé avec l’appui de la Banque Mondiale
- Les politiques sociales suivies ont tenu compte
de la nécessité d’améliorer la compétitivité de
l’économie nationale et ont favorisé :
- La généralisation de la modération salariale avec
la réduction des prélèvements obligatoires sur
les salaires, l’amélioration des prestations
d’assurance maladie et d’invalidité, et le
renforcement de la protection sociale
- L’incitation des chômeurs à rechercher de
l’emploi à travers la restriction de s conditions
d’accès aux indemnités du chômage.
L’environnement juridique: est l’ensemble des lois qui
règlementent les activités de l’entreprise en générale.
l’entreprise ne peut fonctionner légalement tant qu’elle
n’applique pas Les règles juridiques fournissant
les moyens qui sont indispensables nécessaires pour ses
différentes activités .
le cadre juridique donne une certaine protection aux
différentes composantes de l’entité de l’entreprise soit
aux personnel, associes, créanciers, consommateurs et le
public en général.
ils sont indispensable pour son bon fonctionnement.
l’environnement institutionnel :C’est l’environnement
dans laquelle s’inscrit votre structure c’est a dire
les partenaires, les financeurs
et les donneurs d’ordre dans laquelle l’entreprise est
en relation ;elle permet de s’ évoluer a travers le
soutien et l’accompagnement de institutions
administratives et financières a travers la facilitation
des procédures administratives. mais aussi des
incitations financière et des facilités de paiement de
la part des établissements financiers.
le cadre juridique des entreprises sociales :
1 / L’association : est définit comme un groupe de
personnes qui mettent en commun leurs activités
et connaissances dans un but autre que partager le
bénéfice ;la première loi sur l’association a été mise
en œuvre en 1958 ;relative au dahir n1-73-283 qui implique
et instaure la liberté d’association et la nécessite de la
délivrance d’un recepicé auprès des autorités
administratives et un plafonnement de cotisation de
240dh avec l’interdiction de recevoir des aides étrangers.
 Enfait le cadre juridique a été modifie dans la loi (75-00)
relative au Dahir :
1-02-206qui a donne une marge de liberté plus grande et
plus significatif que ce soit sur la reconnaissance
juridique ;améliorer la leurs capacités de gérer:
Leurs biens et leurs fonts ;et sur le plan de la
reconnaissance d’utilité public. Mais concernant
la loi de 2002 a connu un grand changement dans le cadre
juridique ;il n’est plus nécessaire de se pilier
a la double déclaration ;puisqu’elle est tenue de disposer
d’une seule déclaration .
Auprès de la seule autorité administrative ;mais
l’innovation la plus marquante et qui n’existait
pas dans la loi de 1958 est de la notion « droit
d’adhésion »et aussi supprimer la limitation du
des cotisations de 240DH et la possibilité de recevoir des
aides de la partie étrangère, et cette modification
a fait naitre plusieurs catégories d’associations comme
Association ordinaire ou reconnue d’utilité
publique ,marocaine ou étrangère.
2/ la loi sur les coopératives :ce sont des personnes
morales qui regroupent des personnes physiques ;qui ont
des besoins économiques ;sociales ou culturelles
communs et qui reposent sur trois principes: Adhésion
volontaire et ouverte a tous ;pouvoirs démocratique
exerces par ces membres,
et la participation de ces membres sur une base équitable
et démocratique(une personne= voie)
les statuts des coopératives au Maroc sont réglementés par
la loi 24-83 .
 Ce sont des formalités qui assurent la pérennité du travail
coopérative :comme la mise en place
 Des réunion préparatoires est considéré comme une
première étape pour la création d’une coopérative a
travers la sensibilisation
 De ces membres de leurs droits et obligations ;mobiliser
l’appuie et le soutien de tous ces
 Membres et aussi faciliter le recours a des experts pour
l’accompagnement de ces projets des
 Coopératives en matière de formation dans la gestion
administrative et financière qui représente une garante
utilité pour eux soit sur le volet financier ou technique
c'est-à-dire trouver des interlocuteurs comme les
institutions financières ou administratives surtout dans la
phase de lancement MAIS les entraves qui se trouvent dans
la phase de la déclaration des coopératives(concernant les
procédures juridique qui sont lentes et qui prennent
beaucoup de temps ; il faut mettre une déclaration en
trois
 S’il est accepte elle va le transmettre a l’autorité
gouvernementales pour donner sa décision finale dans
un délai de 90 JOURS .
 DANS CE TEXTE IL y a l’absence d’un article précis
concernant la présence d’un dispositif qui contrôle
les activités de ces coopératives et leurs
fonctionnement il y a un vide juridique dans cette
parie ;au niveau des personnes qui travaille dans le
secteur de l’informel ;il y a l’absence d’un dispositif
réglementaire et juridique qui couvre cette partie de
la population c'est-à-dire a part des encouragement
fiscaux donnes a ces coopératives et qui permet
d’intégrer cette tranche de la population dans le
tissus économique national. Le troisième problème
qui se pose pour ces coopératives est le problème de
commercialisation ,alors il y a un vide juridique dans
ce domaine
exemplaire adresse a l’office de développement et de
coopération et ce dernier informe la préfecture et puis
l’autorité gouvernementale .Et concernant les
procédures d’agrément qui nécessite plusieurs parties :
1-une pièce commune des différentes coopératives
excitantes ;des documents spécifiques qui contiennent
l’attestation de l’exercice de la profession ;une attestions
de ne pas exerce des activités qui sont interdites par la
loi délivre par les autorités locales ;attestation de
l’exonération de la taxe urbaine et après avoir présente
ces papiers l’ODCO nomme une comité permanent
consultatives pour traiter votre dossier.
 La majorité des participants ont estimé que le
modèle juridique le plus répandu pour les
entreprises sociales est la coopérative.
 . En terme juridique, il est le seul modèle
qui permet la génération et la distribution de
profit, tout en permettant à une organisation
d’avoir un but social reconnu de la même
manière que les associations et organisations
non gouvernementales (ONG).
 Cela signifie que les personnes qui souhaitent
créer une entreprise sociale sont fortement
incitées à adopter un modèle coopératif.
A côté des coopératives, d’autres modèles
populaires sont conçus pour les entreprises
privées: SARl et SA
 Ilétait fréquent d’entendre des exemples
d’associations (qui peuvent être des ONG) et
les projets entrepris par des associations
décrites comme des entreprises sociales. Ces
associations avaient tendance à être
considérées comme plus professionnelles en
termes de leur structure organisationnelle et
de leur formation, et ont une forme
d’activité génératrice de revenus. Les
projets générant du revenu furent également
évoqués par certains participants comme
étant des entreprises sociales.
Les propositions qui suivent cherchent toutes à
répondre à des problèmes particuliers aux entreprises
sociales, aux jeunes entreprises et aux entreprises en
forte croissance, même si elles concernent, en partie,
l’ensemble des entreprises.
Cinq thèmes se rapportent à la problématique de
l’entrepreneuriat sociale, tout en s’inscrivant dans les
débats actuels, voire les réformes en cours :
 la lisibilité et la cohérence du cadre réglementaire,
 le poids résultant de la protection sociale pour les
entreprises innovantes,
 le droit des faillites,
 les règles concernant la propriété intellectuelle
 et la nécessaire dimension des initiatives visant au
développement des entreprises sociales.
 Lacohérence, la simplicité et la lisibilité du
cadre réglementaire sont des conditions
majeures de son efficacité. Ceci concerne les
règles relatives à la création d’entreprise,
mais aussi l’introduction de nouveaux
produits ou services sur le marché, qui est
freinée par le manque de transparence
réglementaire.
 Les petites entreprises subissent la complexité des
règles administratives et fiscales qui sont très
souvent conçues en ayant comme cible implicite des
entreprises de plus grande taille. Par exemple, la
réglementation sociale pèse particulièrement sur la
création et le développement des petites entreprises.
 Globalement, une simplification des procédures
pourrait largement contribuer au dynamisme
économique et social. Un desserrement du goulet
d’étranglement administratif et fiscal dans lequel se
trouvent trop souvent prises les petites entreprises
éviterait d’alourdir la charge du travail administratif
des entrepreneurs, qui absorbe beaucoup d’énergie
sans contribuer au développement de l’entreprise et
de l’innovation.
 Le droit des faillites français permet de
rechercher la responsabilité d’actionnaires
qui auraient encouragé un plan considéré a
posteriori comme trop hasardeux ou
d’investisseurs ou de prêteurs qui auraient
soutenu « abusivement » une entreprise,
dont d’autres parties prenantes pourraient
arguer que leurs difficultés auraient dû être
publiquement exposées. Si les investisseurs
français expérimentés ont appris à limiter ce
risque, il a un impact négatif sur les
investisseurs étrangers.
 Lamise en place d’un brevet communautaire
avec des règles de droit harmonisées par une
procédure d’appel unique au niveau
européen et un régime linguistique moins
dispendieux (la France a signé le protocole
de Londres en 2001 mais ne l’a jamais
ratifié, ce qui bloque sa mise en application)
sont importants pour les jeunes entreprises
innovantes.
 Lemarché pertinent pour assurer des
débouchés permettant aux entreprises
innovantes de trouver la voie d’un réel
développement est en effet au moins le
marché européen. Il convient donc de
soutenir les initiatives appropriées à la
poursuite d’une construction équilibrée du
marché intérieur européen
 Les principales recommandations à l’Etat
pour l’élaboration d’une loi-cadre de
l’économie sociale et solidaire qui favorise
l’entrepreneuriat social:
 Définir de façon officielle et claire
l'entreprise sociale au Maroc
 Adopter la loi sur l'entreprise sociale
 Développer une stratégie nationale intégrée
pour l'entrepreneuriat social
• Instaurer un mécanisme de convergence de
politiques publiques en matière d'entrepreneuriat
social
 Renforcer l'action des organismes d’intervention
 Faciliter l'accès à la commande publique
 Favoriser les partenariats public/privé à travers
l'entreprise sociale
• Offrir des facilités aux entreprises sociales
 Ainsi pour conclure, les entreprises sociales sont aujourd’hui
confrontées à un défi majeur : la consolidation de leur
écosystème, étape indispensable de leur développement pour
changer d’échelle et maximiser l’impact auprès des populations
vulnérables. Dans ces conditions, comment encourager les
dynamiques de co-construction favorables au développement de
l’entrepreneuriat social ? Quelles initiatives publiques, privées et
solidaires sont à l’œuvre pour bâtir un écosystème de
l’entrepreneuriat social plus intégré et plus performant ?

 Tout d’abord, la structuration nécessite un développement des


réseaux, plateformes et pépinières d’entreprises sociales. Ces
acteurs sont essentiels pour faciliter l’échange de bonnes
pratiques et les économies d’échelle. Chacun de ces acteurs a
l’opportunité de s’engager en faveur d’une économie inclusive .
Enfin, l’implication progressive de ces parties prenantes et
l’action des entrepreneurs sociaux doivent être soutenues par les
pouvoirs publics, afin d’améliorer leur visibilité, leur
environnement juridique et leur accès au financement.