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MASTER SPESIALISE : Economie et Finance Participative

Exposé sous le thème :

Le contrôle effectué par la BAM auprès des établissements de


crédits
Réalisé par : Encadré par :
El Ammari Houda Mr. Terchoune
Defaa Khadija
Alj Ikram

Année universitaire : 2017/2018


Plan

Introduction

I. Définition et analyse de l’évolution du système bancaire au Maroc.

1-l’évaluation du champ de contrôle de la BAM

2-l’amélioration de la rentabilité bancaire et la surveillance rapproché

II. l’analyse des risques et gestion de la satisfaction des consommateurs leurs contrôle

1- les risques encourus

2- le contrôle de la gestion des clients et leurs réclamations

Conclusion
Introduction
Un système bancaire sain est essentiel en raison de

l'importance des fonctions qu'il remplit dans l'économie :

• intermédiation,

• transformation d'échéances,

• création et gestion des moyens de paiement,

• distribution du crédit.
- Quel que soit le cadre institutionnel, la surveillance des
systèmes bancaires par les autorités de tutelle prend
trois formes principales :
• le contrôle de l'activité des banques (agréments,
réglementation, définition du champ de l'activité
bancaire, ...);
• le contrôle de la solvabilité;
• le contrôle de la liquidité;
• les autorités chargées du contrôle du système bancaire
sont amenées à surveiller l'évolution de la liquidité
dans le système bancaire.
• Cette surveillance prend deux formes:
+ veiller à l'alimentation des banques en liquidité.
+ éviter les crises de liquidité qui pourraient être
induites par la défaillance de banques individuelles.
- L’année 2016 a été charnière pour la Banque centrale que

ce soit en termes de réglementation ou encore de contrôle.

En tant que l’un des principaux régulateur du marché des

capitaux, Bank Al-Maghrib (BAM) a révélé les orientations

stratégiques en lien avec la supervision bancaire de son

plan couvrant la période 2016-2019.


• Pour la Banque centrale, il est question tout d’abord de

superviser les nouveaux acteurs, les nouveaux services et

nouveaux risques. Il est aussi question de renforcer la protection

de la clientèle à travers la promotion d’une saine concurrence

bancaire et la mise en place d’un dispositif de contrôle des

pratiques des établissements de crédit en matière de protection

de la clientèle et la définition et le déploiement d’une feuille de

route visant la prise en compte des risques climatiques et

environnementaux.
• Bank Al-Maghrib a entrepris la mise à niveau des systèmes

d’information au regard des nouveaux enjeux de supervision

pour servir de façon cohérente les orientations stratégiques et

répondre aux nouveaux défis de la banque, le renforcement des

capacités humaines et l’adaptation de la structure

organisationnelle.
L’évaluation du champ de contrôle de la BAM

• Le champ de contrôle de Bank Al-Maghrib à couvert en 2016 une

population de 83 établissements de crédit et organismes

assimilés répartis entre 19 banques, 33 sociétés de financement,

6 banques offshore, 13 associations de micro-crédit, 10

établissements de paiement spécialisés dans l’intermédiation en

matière de transfert de fonds, la Caisse de dépôt et de gestion et

la Caisse centrale de garantie.


• Ce paysage banquier devrait s’agrandir suite à l’octroi de 5

agréments de banques et 3 agréments de fenêtres participatives

ainsi que de nouvelles entités de paiement dont le cadre

réglementaire a été publié au Bulletin officiel au premier

trimestre de l’année en cours. Au cours de 2016, la Banque

centrale a également octroyé un agrément pour la fusion-

absorption de deux banques membres d’un groupement.


la Banque centrale a refusé l’octroi d’agréments pour la création au

Maroc par un établissement étranger d’une société de financement

spécialisée dans l’octroi de micro-financements, la création d’une

banque participative au Maroc par un établissement bancaire

étranger ainsi que l’extension de l’activité d’une société de

financement à la location avec option d’achat.


Graphe1 : Structure du secteur bancaire
Graphe 2 : Structure du secteur bancaire (forte progression du taux de bancarisation sur la décennie écoulée)
l’amélioration de la rentabilité bancaire et la surveillance
rapprochée

 Rentabilité améliorée par l’international


Sur le plan du crédit bancaire au secteur non financier, au cours
de 2015
• le PIB non agricole, a enregistré une décélération marquée,
ne progressant que de 0,8%.
• pour les ménages, les crédits ont continué de croître à un
rythme de 5,6%, ceux destinés aux entreprises ont accusé,
pour la première fois au cours des 15 dernières années , une
baisse de 2% et ce, en dépit de l’atténuation des déséquilibres
macroéconomiques et de la détente de la liquidité bancaire
Parallèlement à cette évolution, l’encours des créances en souffrance des
banques a continué sur sa tendance haussière, avec un rythme moins
rapide, enregistrant un taux de croissance de 9,2%.

En conséquence, le taux de risque s’est établi à 7,4%, contre 6,9% une


année auparavant.

Sur le plan de la rentabilité, le résultat net cumulé des banques, déterminé


sur base sociale, s’est inscrit en baisse de 6,5%, subissant les effets de la
décélération de l’activité du crédit, de la baisse du résultat des activités de
marché et du niveau encore élevé du coût du risque.

En effet, sur base consolidée, ce résultat s’est amélioré de 5,5% à la faveur de


la bonne contribution de l’activité à l’international.
 Surveillance rapprochée

les banques ont maintenu des niveaux de solvabilité satisfaisants, dégageant

• un ratio moyen de fonds propres de catégorie 1 de 11,8%

• un ratio de solvabilité de 13,7%, déterminés selon les règles de Bâle III et se sont

également conformées au nouveau ratio minimum de liquidité

entré en vigueur le 1er juillet 2015. Dans ce contexte, Bank Al-Maghrib s’est montrée

attentive aux effets de la conjoncture économique sur les bilans bancaires et a

maintenu une surveillance rapprochée des risques de crédit et de concentration, tout

en veillant à leur couverture par des provisions adéquat


 Reconnaissance internationale

le secteur financier marocain a fait l’objet, en 2015, d’une évaluation FSAP

(Financial Sector Assessment Program), conduite conjointement par le Fonds

monétaire international et la Banque mondiale.

Cet exercice, dont les résultats sont rendus publics sur le site du FMI, a

démontré la résilience du système bancaire marocain à un ensemble de

scenario de stress tests, et a confirmé les progrès réalisés sur le plan de la

supervision prudentielle, de la résolution des crises et de l’inclusion

financière.
les risques encourus

les risques se sont accentués et leurs contrôle devient de plus en plus

difficile tel que déclaré par Zahoui précise que la BAM porte une

attention particulière aux risques émergents, à leur tête le risque de

cybercriminalité qui désigne « toute forme d’infraction réalisée au

moyen de réseaux informatiques ou de systèmes d’information dans le

but de porter atteinte aux données ou aux systèmes d’une institution »


De ce risque majeur la BAM a publié un circulaire le 24 juillet

2017 qui implique que les établissements sont tenus de mettre

en place un dispositif de vigilance et de veille interne permanent

permettant la mesure la maitrise et la surveillance de ce risque il

doit intégré le dispositif global de la gestion des risques selon les

articles suivants on a les articles 3 et 5 et 6 .


le contrôle de la gestion des clients et leurs
réclamations

• la Direction de la supervision bancaire a procédé au traitement de 547


réclamations de la clientèle des établissements de crédit contre 513 à fin
2015, soit une hausse de 7%.

 Plus de 96% de ces réclamations émanent de la clientèle des personnes


physiques avec notamment 81% qui concernent les relations avec les
banques

 Près de 78% des réclamations ont été clôturées en faveur des plaignants,
contre 70% en 2015.
•Les réclamations portant sur le fonctionnement de comptes demeurent
dominantes malgré la baisse de leur part à 36% du total. 57% de ces mêmes
réclamations concernent la clôture de comptes.

•Les réclamations en lien avec les conditions de crédit arrivent en deuxième


position en représentant 31% des réclamations reçues

•Les doléances relatives aux moyens de paiement représentent 16% des


réclamations reçues portant notamment sur l’utilisation des chèques (27%).

Dans un souci d’amélioration du processus de traitement des demandes de


tiers, la Banque centrale est en phase de développement d’une plateforme
informatique qui sera accessible aux établissements de crédit pour fluidifier
l’instruction des réclamations de leur clientèle déposées auprès de Bank Al-
Maghrib.
Après le contrôle, la sanction

• Notons qu’à l’issue de son contrôle, des sanctions sont prononcées par la
Banque centrale à l’encontre des établissements de crédit et organismes
assimilés qui enfreignent la réglementation .on distingue : Des sanctions
disciplinaires et les sanction pécuniaire .

 Des sanctions disciplinaires ont été prononcées à l’encontre de deux banques, une
société de financement et une association de micro-crédit pour manquement à la
réglementation
 une sanction pécuniaire à l’encontre d’une banque a concerné le non respect des
délais de transmission de reporting

• Sur le plan macro-prudentiel, la Banque centrale a continué à renforcer, en


coordination avec les autorités membres de la commission de
coordination et de surveillance des risques systémiques, le dispositif
d’analyse et d’évaluation des risques ainsi que le socle informationnel qui
le sous-tend
• Ne lésinant pas sur son rôle de contrôleur et superviseur du secteur bancaire, Bank Al-
Maghrib suite à ses contrôles avait relevé des dysfonctionnements. La mise en œuvre des
actions correctrices face à ces constats relevés à travers les contrôles sur place et sur
pièces est suivie de manière régulière

•Ce suivi est effectué à distance sur la base des mises au point transmises par les
établissements ou, dans certains cas, par le biais de vérifications sur place. Tout
manquement aux dispositions légales ou réglementaires est ainsi sanctionné.
•En 2016, 13 établissements ont été sanctionnés. 11 sanctions disciplinaires ont été
prononcées à l’encontre de 2 banques, 3 sociétés de financement, 5 associations de
micro-crédit et une société de transfert de fonds, tandis que 2 sanctions pécuniaires ont
été infligées à l’encontre de deux banques et ceci pour non-respect des exigences
réglementaires.

 D’après Zahoui, ces sanctions se rattachent à des manquements en matière de lutte


anti-blanchiment d’argent, en matière de respect de ratio prudentiel de division des
risques, la gouvernance et l’audit interne ou encore le respect du capital minimum et la
situation financière déséquilibrée, notamment pour de petites structures.
Conclusion

Pour conclure on peut assigner que la BAM joue un rôle majeur dans le contrôle du
secteur bancaire surtout depuis son indépendance et son autonomie certes Une
analyse de la question du rôle de la banque centrale révèle une grande diversité
d'approches, aussi bien dans le domaine de la réflexion théorique que dans le champ
des expériences pratiques nationales

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