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audit de

Projets

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PARTIE 1 : GENERALITES SUR L’AUDIT
1.1 Définition de l’audit
1.2 Classification des audits
PARTIE 2 L’AUDIT DES COMPTES DU PROJET
2. 1 Considérations Générales : Contexte d’Exécution de la
Mission d’audit
2. 2 Contenu de la mission
2.3 Organisation, Exécution et Finalisation de la mission
d’audit
2.4 L’audit des procédures des principaux cycles
2.5 L’audit des états financiers du Projet
2.6 L’expression de l’opinion de l’auditeur : Les rapports
d’audit

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PARTIE 1 : GENERALITES SUR L’AUDIT

1.1 Définition de l’audit


D’une manière générale, l’audit consiste en un
examen mené par un observateur professionnel, sur
la manière dont est exercée une activité, par rapport
à des critères spécifiques à cette activité.

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1.2 Classification des audits
1.2.1 Suivant l’appartenance professionnelle des
auditeurs
Nous distinguons par rapport à ce critère deux types d’audit :
- L’AUDIT INTERNE : c’est une fonction de
l’entreprise remplie par un professionnel (ou
plusieurs) salariés de l’entreprise.
- L’AUDIT EXTERNE : il consiste en des missions
d’audit menées par des professionnels
indépendants (le plus souvent des cabinets),
liés à l’entreprise par un contrat

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1.2.2 Suivant l’origine du contrat
On distingue deux types d’audit : l’audit légal et l’audit
contractuel.
-L’AUDIT LÉGAL : Ce sont les missions d'audit qui
découlent des dispositions de la loi.
Les articles 694/ 695 et suivants de l’Acte
Uniforme sur les Sociétés Commerciales
précisent que les sociétés anonymes doivent
avoir un ou plusieurs commissaires aux comptes.
-L’AUDIT CONTRACTUEL : Toute autre mission d’audit
entre un professionnel et son client autre que le
Commissariat et l’Expertise Judiciaire, autrement
dit tout contrat d’audit, conclu de gré à gré,
débouche sur une mission dite d’audit
contractuel.
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1.2.3 Suivant la nature de la mission
Suivant la nature de la mission, on distingue
généralement l’audit financier de l’audit
opérationnel.
-L’AUDIT FINANCIER : Il s’intéresse aux comptes et vise
à permettre aux professionnels l’expression
d’une opinion motivée sur la sincérité et la
régularité des états financiers d’une entreprise.
-L’AUDIT OPÉRATIONNEL : Encore appelé audit de
gestion, il s’intéresse à un aspect particulier de
l’entreprise (fiscalité, informatique, personnel,
qualité globale, etc.) et vise à déceler des
dysfonctionnements et émettre des
recommandations pour une plus grande
efficacité dans la gestion.
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PARTIE 2 L’AUDIT DES COMPTES DU PROJET
L’Audit des comptes d’un projet est un Audit
externe, contractuel, Financier et comptable qui
est un examen conduit par un professionnel
compétent et indépendant en vue d’émettre une
opinion motivée sur la régularité, la sincérité et
l’image fidèle des comptes du projet.

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2. 1 : Considérations Générales : Contexte
d’Exécution de la Mission d’audit
2.1.1 : Normes de révision applicables
La mission de révision des comptes des Projets
de développement doit être effectuée
conformément aux normes d’audit
généralement admises et aux principes
comptables.

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2.1.1.1 Normes d’audit généralement admises
2.1.1.1. 1. Normes générales
- La compétence : L’audit doit être effectué par une ou
plusieurs personnes ayant reçu une formation de
réviseur et jouissant, en cette qualité, de capacités
professionnelles suffisantes.
- L’indépendance : Il est important que l’auditeur soit
considéré comme tout à fait indépendant du point de
vue financier, ou de tout autre point, dans ses
relations avec un client.

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- La conscience
* La qualité du travail : Tout le soin nécessaire
devra être apporté à l’accomplissement de la
mission et à la préparation du rapport.
* le secret professionnel : Les cabinets ont
pour principe de garder le plus strict secret sur
tout ce qui concerne les affaires de leurs
clients. (Voir art.717 OHADA)

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2.1.1.2. Normes de travail
- Elaboration d’un programme de travail : l portant
sur tous les postes du bilan et du compte de résultat, en tenant
compte, d’une part de la nature des éléments à contrôler, d’autre
part de la qualité du contrôle interne existant.
- Supervision du travail en équipe : L’audit étant le plus
souvent un travail d’équipe, le réviseur doit exercer sur ses
collaborateurs une supervision lui permettant d’assumer, en
connaissance de cause, la responsabilité de l’ensemble des
opérations d’audit.
- Collecte d’éléments probants : L’auditeur doit
constituer et conserver un dossier d’audit alimenté par la
documentation rassemblée au cours de l’exécution de sa mission.
Cette documentation doit être suffisamment fournie en qualité et en
volume pour justifier le contenu du rapport d’audit.

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2.1.1.3. Normes de rapport
- L’auditeur rend compte de l’exécution de sa mission dans un
rapport d’audit
- Le rapport doit :
* identifier les bilans, les comptes de résultat et documents
annexes sur lesquels a porté l’audit ;
* indiquer si ces documents ont été établis conformément aux
principes comptables généralement admis ou, dans le cas
contraire, mentionner la nature et l’effet des différences
constatées ;
* signaler, lorsqu’il s’agit de documents périodiques, les
modifications d’évaluation ou le mode de présentation ;
* faire état de l’opinion de l’auditeur sur la régularité et la
sincérité de ces documents – en précisant et en chiffrant
l’incidence des réserves éventuellement formulées – ou, le cas
échéant, exposer les raisons pour lesquelles une telle opinion ne
peut être exprimée.

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2.1.2. Principes comptables
Le cadre conceptuel et le règlement relatif au Droit Comptable
de l’OHADA retient les principes de base suivants :
 La prudence : Le principe de prudence doit éviter de donner
une vue trop optimiste de la situation de l’entreprise
 La permanence des méthodes : les règles appliquées au
cours des périodes annuelles successives doivent rester fixes
afin de permettre la comparaison dans le temps de
l’évolution de l’entreprise.
 La correspondance bilan de clôture – bilan d’ouverture
 La spécialisation des exercices : l’activité de l’entreprise est
découpée en période comptable appelée EXERCICES et ceux
ci sont autonomes

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Le coût historique : les flux ou mouvements
économiques qui traversent l’entreprise sont
enregistrés de façon définitive à la valeur
nominale exprimée en FCFA courant
La continuité de l’exploitation : Pour
l’établissement des comptes annuels,
l’entreprise est présumée poursuivre ses
activités.
La transparence : la comptabilité doit se
conformer aux règles et procédures édictées
par le syscohada.

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L’importance significative : toute information
ou élément pouvant influencer les utilisateurs
des documents doivent être fournis.

 La prééminence de la réalité sur l’apparence


juridique : la réalité économique prime sur
l’apparence juridique.

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2. 1.3 OBJECTIFS D’AUDIT
L’objectif de l’auditeur est d’exprimer une
opinion sur la régularité, la sincérité et l’image
fidèle du résultat des opérations de la période
d’audit. Plus précisément, l’auditeur cherchera
à s’assurer que les comptes sont conformes
aux Conventions de base ou objectifs d’audit
ci-après :

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2. 1.3 OBJECTIFS D’AUDIT
1° Réalité des opérations
• Toutes les opérations comptabilisées au cours
de l’exercice sont justifiées. Cela signifie que
l’auditeur devra s’assurer que, pour chaque
écriture, il existe un fait économique la
justifiant.
2° Exhaustivité
• Toutes les opérations économiques de
l’entreprise ont été comptabilisées.

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2. 1.3 OBJECTIFS D’AUDIT
3° Exactitude des enregistrements
• Les enregistrements sont corrects à la fois dans leur montant
et dans leur affectation.
4° Evaluation
Le patrimoine de l’entreprise est correctement protégé et
l’évaluation qui en est faite à la clôture respecte le principe
de prudence, notamment concernant les amortissements et
les provisions.
• Les méthodes d’évaluation choisies sont conformes aux
textes en vigueur ; elles sont appliquées d’une manière
constante tout au long de l’exercice et d’un exercice à
l’autre.

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2. 1.3 OBJECTIFS D’AUDIT
5° Spécialisation des exercices ou coupure des
exercices
• Les produits et charges sont correctement
rattachés à l’exercice concerné.
• D’autre part les événements postérieurs à la
clôture de l’exercice doivent être pris en
compte s’ils ont une cause directe dans des
situations ou événements existants à la
clôture de l’exercice.

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2. 1.3 OBJECTIFS D’AUDIT
6° Présentation
• Les comptes annuels sont présentés
conformément aux règles de Plan comptable
général et de façon constante d’un exercice à
l’autre :
• il n’y a pas de compensation entre les charges et
les produits ou entre des créances et des dettes ;
• les postes des documents de synthèse sont
détaillés autant que nécessaire pour donner une
bonne information.

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2. 1.3 OBJECTIFS D’AUDIT
7° Information
• L’information donnée doit permettre au lecteur des
comptes de se faire une opinion sur la réalité de
l’entreprise. Elle doit donc être :
• complète
• exacte, être conforme aux autres documents annuels
ou à la réalité de l’entreprise ; constante d’un
exercice à l’autre.

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2. 2 : Contenu de la mission
2.2.1 L’audit des états financiers du Projet
2.2.1.1 Principe général
La certification des états financiers d’un Projet
nécessite la mise en œuvre de normes de travail qui
permettent à l’auditeur de fonder son opinion sur la
régularité, la sincérité et l’image fidèle des états
financiers du Projet.

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2.2.1.2 Les dispositions particulières des termes de référence
et des Directives d’audit de la Banque Mondiale (par
exemple)
 Vérifier l’état des relevés de dépenses présenté par le Projet.
 Vérifier les opérations effectuées par le Projet dans le compte
bancaire spécial et présenter l’état de rapprochement
bancaire correspondant.
 Examiner les dossiers de passation de marchés.
 Vérifier, au-delà de la réalité et de l’exactitude des dépenses,
le caractère éligible de ces dépenses en vertu de l’accord de
crédit.
 Vérifier que les financements attribués ont été employés par
le Projet dans un souci d’économie et d’efficience et
uniquement aux fins pour lesquels ils ont été accordés.
 Vérifier, de façon plus générale, que le Projet s’est conformé
aux dispositions de l’accord de crédit.

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2.2. 2. Les interventions connexes
 l’exécution de travaux qui sortent du domaine de la
mission de révision (en particulier, la préparation de tout
ou partie des états financiers),

 le déclenchement de la procédure d’alerte (envoie d’une


demande d’explication au responsable du projet) sur tout
fait de nature à compromettre la continuité de
l’exploitation.

 enfin, la révélation au procureur des faits délictueux dont


il a connaissance à l’occasion de l’exercice de sa mission.

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2.3 : Organisation, Exécution et Finalisation
de la mission d’audit
2.3.1 : L’organisation et la planification de la mission

2.3.1.1 Travaux préliminaires à l’exécution de la mission


2.3.1.1.1 L’acceptation de la mission
Avant d’accepter la mission de révision des comptes du
Projet qui lui est proposée, l’auditeur devrait
apprécier, conformément aux normes
professionnelles, la possibilité d’effectuer la mission

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2.3.1.1.2 L’établissement des termes de
référence
Les missions d’audit des Projets, du fait de leur
nature (audit contractuel) et de leurs
particularités, donnent lieu à l’établissement
de termes de référence conçus par la Banque
(pour permettre la révision des comptes des
Projets qu’elle finance).

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La réunion de prise de contact
(début de mission )
• Cette réunion de prise de contact devait être
mise à profit par l’auditeur pour confirmer
oralement aux responsables du Projet les
termes contenus dans la lettre d’engagement
2.3.2 La planification de la mission d’audit
Cette planification portera sur les éléments suivants :
2.3. 2.1 Etablissement du programme général de
travail ou plan de mission
L’ensemble des informations de toutes natures
réunies par l’auditeur, lors de la prise de
connaissance globale du Projet et de
l’identification des systèmes et domaines
significatifs, devrait faire l’objet d’une analyse
et d’une synthèse dont les résultats devraient
être formalisés.

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Le plan de mission pourrait comporter les
informations suivantes :
particularités du Projet : structure
organisationnelle, domaines d’activités,
responsabilités au niveau de la direction….,
particularités du système comptable :
principes comptables et règles de
présentation spécifiques adaptés au contexte
des Projets,
les systèmes et domaines significatifs du
Projet sur lesquels les travaux d’audit seront
davantage orientés,

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contenu de la mission :
– diligences complémentaires à effectuer,
– documents spécifiques à vérifier et à certifier,
– interventions connexes à effectuer,
– nature des rapports à émettre,
– organisation de la mission (équipe de travail,
calendrier et budget des interventions).

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2.3. 2.2 Elaboration du budget
Les particularités de la mission de révision des
comptes d’un Projet engendrent, comme
conséquence, un budget plus étendu, du fait
des diligences complémentaires à effectuer
par l’auditeur.
En effet, les éléments suivants devraient être
pris en compte :

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 pour confirmer davantage la régularité de
dépenses du Projet, principe essentiel de la
mission, l’auditeur sera amené à étendre des
sondages,
 certaines diligences prévues dans les instructions
d’audit de la Banque nécessitent un temps
d’intervention supplémentaire, c’est le cas
notamment :
 de la visite des sites (zones d’investissement) du Projet
qui peut être localisés dans les zones rurales,
 des divers travaux de rapprochement auxquels devrait
procéder l’auditeur dans le cadre de l’audit du compte
(bancaire) spécial du Projet,
 de l’examen des dossiers de passation de marchés.

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2.3. 2.3 La prise de connaissance
• le professionnel doit acquérir une
connaissance générale du projet, de ses
particularités et de son environnement
économique et social, ceci afin de mieux
comprendre les circonstances ou des
évènements pouvant avoir une incidence
significative sur l’activité et sur les comptes,
et de prendre en considération ces éléments
pour appréhender plus aisément les secteurs
les plus sensibles de son activité et de son
organisation

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2.3. 2.3 La prise de connaissance
• Le travail de prise de connaissance du
projet tournera autour des documents
suivants
• Le devis programme :
• La convention de financement
• Accord de crédit
• Le plan d’opération
• Les rapports d’activités et financiers
périodiques
• les rapports de supervision et autres
documents de rétroaction
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2.3.3L’organisation de la fin de la mission
2.3.3.1 La revue des dossiers et
documents de travail
L’auditeur devrait s’assurer qu’une
documentation correcte des travaux et
des points de faiblesse a été effectuée par
les membres de l’équipe. Pour cela, il
devrait procéder à la revue des travaux
effectués, les rapprocher aussi bien avec
les programmes de travail détaillés, que
les termes de référence et les instructions
et directives d’audit de la Banque.

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 2.3.3.2 La réunion de synthèse
Cette réunion de synthèse ou « exit
conférence » a un double objet :
o donner l’opportunité à l’auditeur d’obtenir des
commentaires des responsables du Projet sur
l’exactitude des faiblesses qu’il a relevées et des
conclusions auxquelles il est parvenu. Cela
devrait lui permettre d’éviter des contestations
ultérieures sur la véracité de certaines
faiblesses et conclusions,
o fournir aux responsables du Projet des
informations préalables pour leur permettre
d’initier des actions correctives sans attendre de
recevoir le rapport final d’audit

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2.3.4 : L’exécution pratique de la mission
d’audit : Aspect Particuliers
2.3.4.1 L’évaluation de la structure de contrôle
interne
La structure de contrôle interne d’un Projet
représente l’ensemble des règles et procédures
établies par le Projet pour fournir l’assurance
raisonnable que :
Les transactions sont correctement enregistrées
pour permettre la comptabilisation des actifs et
la préparation d’états financiers fiables,
 Ces transactions sont effectuées en conformité
avec les dispositions des accords de crédit,

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 Les ressources (subventions du Projet) sont utilisées
dans un souci d’économie et d’efficience et uniquement
aux fins pour lesquelles elles ont été accordées.
L’évaluation de la structure de contrôle interne du Projet
permet à l’auditeur de déterminer dans quelle mesure, il
pourra s’appuyer sur l’efficacité des procédures
existantes pour :
 d’une part, limiter le nombre des transactions,
documents, pièces et écritures à analyser et à vérifier,
 et d’autre part, orienter ses travaux vers l’appréciation
des risques majeurs et en déduire un programme de
contrôle des comptes adapté au Projet.

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Dans un Projet, la structure de contrôle interne est
généralement articulée autour de trois éléments :
 l’environnement de contrôle,
L’environnement de contrôle reflète les attitudes
générales des dirigeants du projet au sujet du
contrôle et de son importance pour le projet.
 les principes et pratiques de gestion du personnel
 la structure organisationnelle

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2.3.4.2 L’appréciation de la conformité aux
dispositions de l’accord de crédit
2.4 L’audit des procédures des principaux
cycles
Dans un Projet, on considère généralement
que les domaines significatifs sont constitués
des éléments suivants :
Achats / Fournisseurs,
•Ressource,
•Trésorerie,
•Paie / Personnel.

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2.4.1 Les procédures du cycle Achats/Fournisseurs
Les achats effectués par un Projet doivent, pour être
considérés comme réguliers, répondre à des exigences
spécifiques de la Banque.
Les exigences portent généralement sur les domaines
suivants :
2.4.1.1 Les achats doivent être effectuées dans un souci
d’économie et d’efficience
 Cela suppose que tout achat réalisé par le Projet doit :
* D’une part, avoir été effectué aux meilleures
conditions du marché (prix le plus bas),
* Et d’autre part, être nécessaire à son
fonctionnement et l’aider à remplir son objet.
 EXEMPLES DE CONTRÔLES A FAIRE SUR :

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Les services de consultants
• Ainsi, le vérificateur doit examiner les aspects
ci-après :
• la conformité de la mission du consultant aux
activités du projet ;
• la procédure utilisée pour sélection du
consultant (c’est la procédure de liste restreinte
qui est la plus courante) ;
• l’existence de termes de référence définissant
les objectifs de la mission, les types de services
demandés, les délais impartis et les résultats
tendus ;

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Les services de consultants
• Les dossiers des offres et de leur classement ;
• le degré de respect des différentes clauses
contractuelles.
• L’auditeur doit s’assurer de l’existence du
rapport du consultant.

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les séminaires de formation
• L’audit des procédures liées aux séminaires
de formation nécessite un examen des points
ci-après :
• les termes de référence de l’atelier
présentant l’analyse des besoins, les
objectifs, la liste des participants
• les méthodes de sélection des formateurs ;
• les clauses de leurs contrats ;
• le cadrage de l’activité de formation avec le
programme annuel d’activité du projet ;

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les séminaires de formation
• l’existence d’un plan de formation approuvé
par le bailleur et décrivant en principe les
objectifs de chaque formation, l’approche de
la formation, les cibles a former, les modules
de formation, les supports, l’audit ;
• les feuilles journalières d’émargement des
participants ;
• le rapport de la formation ;
• éventuellement, l’accord du bailleur de fonds
sur la formation

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Suivi des véhicules et des matières
• Ces vérifications doivent être orientées sur
les aspects suivants :
• la tenue d’une fiche décrivant les
réparations effectuées sur le véhicule y
compris les pièces changées,
• la procédure de mise en concurrence pour
les réparations importantes,

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Suivi des véhicules et des matières
• la tenue d’un carnet de bord par véhicule
dans lequel sont consignés le kilométrage au
moment de l’approvisionnement en
carburant, les quantités de carburant, les
destinations à chaque déplacement, les
modalités de contrôle de sa tenue,
• l’existence d’un rapport mensuel établi par
une personne indépendante de chaque
véhicule sur la consommation de carburant
et sur les distances parcourues.

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24.1.2 L’éligibilité des dépenses effectuées
L’accord de crédit (signé en vue du financement d’un
Projet) précise toujours les catégories de travaux,
fournitures et services qui seront financées dans le
cadre du Projet.
24.1.3 Recours aux procédures de passation de
marché
Les dépenses du Projet doivent être effectuées dans
un souci d’économie et d’efficience. Aussi, la
Banque exige que le Projet effectue toujours ses
achats dans les meilleures conditions de marché
(prix et qualité).
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2.4.1.4 Les demandes d’autorisation préalable
ou de non objection
Certains marchés de biens et services passés par le
Projet avec des fournisseurs peuvent présenter des
risques majeurs, en raison de leur montant ou de
leur nature (par exemple acquisition
d’immobilisations).
Aussi, pour être engagés, de tels marchés
requièrent qu’une demande d’autorisation
préalable ou de non objection lui soit présentée.

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2.4.1.4 Les demandes d’autorisation préalable
ou de non objection
• L’auditeur, dans le cadre de sa mission,
devrait ainsi s’assurer que les avis de non
objection (pour les marchés spécifiés) ont été
systématiquement obtenus par le Projet
avant l’engagement de dépenses concernées
par consultation restreinte ou par appel
d’offres selon l’importance du marché.

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2.4.2 Les procédures du cycle Ressources
• Le Projet tire la quasi-totalité de ses
ressources des financements reçus des
bailleurs et l’Etat-Emprunteur (contribution
nationale).
• Il peut cependant obtenir des ressources
propres provenant entre autres :
• Des produits de cession des immobilisations
reformées,
• Des indemnités d’assurance,

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2.4.2 Les procédures du cycle Ressources
• Des produits (intérêts) bancaires,
• Des recettes de la vente des dossiers d’appel
d’offres.
• Les procédures d’audit du cycle Ressources
devront ainsi davantage être orientées vers
l’obtention, la gestion et la comptabilisation
de ces ressources propres.

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2.4..3 Les procédures du cycle Trésorerie
• Pour recevoir les fonds provenant des différents
financements qui lui sont attribués ainsi que les
ressources propres qu’il peut acquérir, le Projet
ouvre un compte bancaire de dépôt (pour chaque
nature de ressource) auprès d’une banque
commerciale de son lieu de localisation.
• Les conditions d’ouverture de ces comptes, leur
fonctionnement, les opérations qui y sont
effectuées ainsi que l’existence et l’établissement
des états de rapprochement bancaires devront être
étudiés par l’auditeur dans le cadre de la revue du
cycle Trésorerie. 53
2.4.4 Les procédures du cycle Paie/Personnel
2.4.4.1 Les prêts et avances au Personnel

Aucune disposition de l’accord de crédit ne


prévoit, ni réprime les opérations de
prêts et d’avances au personnel du Projet

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2.4.4.2 Le recrutement du personnel
• L’auditeur devrait ainsi s’assurer que pour tout le
personnel recruté, une procédure transparente
d’appel à candidature a bel et bien été suivie.
2.4.4.3 Les charges de personnel
2.4.4.3.1 Rémunérations et indemnités versées :
Les diligences à ce niveau porteront sur la
vérification :
• Du caractère non fictif des rémunérations et
indemnités versées au personnel

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2.4.4.3.1 Rémunérations et indemnités versées :
• L’auditeur devrait ainsi rapprocher les noms
des employés figurant dans l’état de paiement
des salaires à ceux du fichier du personnel et
aux contrats de travail des employés du Projet,
• De la conformité des rémunérations et
indemnités versées avec les clauses des
contrats du personnel,
• De l’autorisation préalable de la direction du
Projet avant tout versement d’indemnités,
d’heures supplémentaires.

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2.4.4.3.1 Rémunérations et indemnités versées :
Les diligences à ce niveau porteront sur la vérification :
 Du caractère non fictif des rémunérations et indemnités
versées au personnel. L’auditeur devrait ainsi
rapprocher les noms des employés figurant dans l’état
de paiement des salaires à ceux du fichier du personnel
et aux contrats de travail des employés du Projet,
 De la conformité des rémunérations et indemnités
versées avec les clauses des contrats du personnel,
 De l’autorisation préalable de la direction du Projet
avant tout versement d’indemnités, d’heures
supplémentaires.

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2.4.4.3.2 Les frais de mission et de transport
• Le contrôle des procédures liées aux missions et
déplacements doit s’appuyer sur les éléments suivants :
• l’existence d’un ordre de mission dûment signé,
• l’indication sur l’ordre de mission des dates et heures de
départ et de retour,
• le visa de l’autorité du lieu où se déroule la mission
certifiant la date et l’heure d’arrivée et celle de retour,
• le taux de per diem versé par rapport à la réglementation
officielle ou aux normes arrêtées dans le projet,
• le rapport de mission produit à l’issu du déplacement

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2.5 L’audit des états financiers du
Projet
2.5.1 Les objectifs et l’étendue de l’audit
L’audit des états financiers d’un Projet a pour
objectif de permettre à l’auditeur d’exprimer
une opinion sur la régularité, la sincérité et
l’image fidèle de ces états financiers.

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2.5.2. L’audit des états financiers de base :
Spécificités
• Ces spécificités peuvent concerner les principes
comptables et les règles de présentation.
• Dans le cadre de l’audit d’un Projet, l’auditeur devrait
ainsi prêter une attention particulière au respect des
principes suivants :
• Principe de continuité d’exploitation,
• Principe de permanence des méthodes comptables,
• Principe de la prééminence de la réalité sur
l’apparence.

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2.5.3 L’audit des relevés de dépenses (RDD)
Pour fonder son opinion sur la régularité des
dépenses, l’auditeur devrait effectuer les
diligences propres à fournir l’assurance
raisonnable que les dépenses figurant dans les
RDD sont :
• Pleinement étayées par les pièces justificatives
présentées par le Projet,
• Dûment autorisées par les responsables du
Projet,
• Eligibles aux termes de l’accord de crédit,
• Correctement comptabilisées (à cet égard, un
rapprochement des dépenses figurant dans les
RDD avec la comptabilité devrait être effectué). 61
2.5.4 L’audit du Compte Spécial
• Le Compte Spécial constitue le compte
bancaire ouvert par le Projet pour recueillir
les fonds (subventions) alloués par la Banque.
• Les obligations comptables du Projet
relativement à la gestion de ce Compte
Spécial portent sur les diligences suivantes :
* Procéder aux enregistrements comptables
associés aux opérations effectuées sur le
Compte Spécial,

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2.5.4 L’audit du Compte Spécial
• Réconcilier les soldes comptables avec les
soldes bancaires,
• établir un tableau Emplois – Ressources du
Compte Spécial (qui a pour objet de préciser
l’origine des ressources et les utilisations qui y
ont été faites).
• Vérifier que les retraits opérés sur ce compte
ont été justifiés et ont été en outre effectués
conformément aux dispositions de l’accord de
crédit,

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2.6 :L’expression de l’opinion de l’auditeur : Les
rapports d’audit
• Les rapports classiques
le rapport général sur les états financiers de l’auditeur
( donnant son opinion)et le rapport sur le contrôle interne,
• Les rapports particuliers
* Rapport sur la conformité aux dispositions de
l’accord de crédit
* Rapport sur les Etats de Relevés de Dépenses
* Rapport sur le Compte Spécial

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