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CT 57

(année scolaire 2001/2002)

RÉSISTANCE DES MATÉRIAUX


Les sollicitations internes
Diagrammes M,N et V

JM CHATEL 1
Résistance des matériaux
Plan de la séance

1 - Rappels sur les différents types d ’appuis

2 - Système isostatique,hyperstatique ou hypostatique

3 - Rappels sur la notion d ’isolement d ’un système


matériel (principe d ’action-réaction)

4 - Les sollicitations - Notion de coupure - Tracé des


diagrammes M,N et V
5 - Exercices

2
1 - LES DIFFÉRENTS TYPES DE LIAISONS ET D ’APPUIS
1.1 Généralités (1/2)

B’’

B’
A’
Dans le plan, le solide (A,B) possède
B trois degrés de liberté de mouvement :
v

A
u - deux degrés en translation u et v

- un degré en rotation 

3
1 - LES DIFFÉRENTS TYPES DE LIAISONS ET D ’APPUIS
1.1 Généralités (2/2)

A chaque blocage d’un degré de liberté

Génération d ’une force de liaison (inconnue )

4
1 - LES DIFFÉRENTS TYPES DE LIAISONS ET D ’APPUIS
1.2 L ’appui simple (appui à rouleau)

La liaison appui simple bloque 1 degré de liberté

Introduction d ’une inconnue


Y Intensité de la réaction verticale Y
o
x

Modélisation :

5
1 - LES DIFFÉRENTS TYPES DE LIAISONS ET D ’APPUIS
1.3 L ’articulation

La liaison rotule bloque 2 degrés de liberté

y
X

Introduction de deux inconnues


Intensité de la réaction verticale Y
Y
o
x Intensité de la réaction horizontale X

Modélisation :
ou

6
1 - LES DIFFÉRENTS TYPES DE LIAISONS ET D ’APPUIS
1.4 L ’encastrement

La liaison encastrement bloque 3 degrés de liberté

y X

Introduction de trois inconnues


M
Intensité de la réaction verticale Y
Y
Intensité de la réaction horizontale X
o
x Intensité du moment empêchant la rotation M

Modélisation :
ou

7
2 - NOTION DE STRUCTURE ISOSTATIQUE OU HYPERSTATIQUE
(1/3)

Un système isostatique est un système en équilibre dont la suppression


d ’une liaison entraîne la rupture de l ’équilibre.

Exemple : F F

Encastrement
Rotule

3 degrés de liberté bloqués Libération de la rotation

Structure stable Structure instable


ISOSTATIQUE HYPOSTATIQUE8
1
2 -- LES DIFFÉRENTS TYPES DE LIAISONS ET D ’APPUIS
NOTION DE STRUCTURE ISOSTATIQUE OU HYPERSTATIQUE
1.5 Notion de structure isostatique ou hyperstatique (2/3)
(2/3)

Un système hyperstatique est un système en équilibre dont la suppression


d ’une liaison n’entraîne pas la rupture de l ’équilibre.

F F
Exemple :

Encastrement Rotule
Appui simple
Appui simple

4 degrés de liberté bloqués Libération de la rotation

Structure HYPERSTATIQUE Structure ISOSTATIQUE


9
1
2 -- LES DIFFÉRENTS TYPES DE LIAISONS ET D ’APPUIS
NOTION DE STRUCTURE ISOSTATIQUE OU HYPERSTATIQUE
1.5 Notion de structure isostatique ou hyperstatique (3/3)
(3/3)

Remarque :

Structure isostatique 3 inconnues (les 3 réactions aux appuis)

Application du PFS 3 équations

Les réactions sont calculables


directement par simple
application du PFS

10
3 - ISOLEMENT D ’UN SYSTÈME MATÉRIEL
3.1 - Principe d ’action-réaction (1/3)

Soit deux solides (S1) et (S2) jointifs en A soumis


respectivement à un système de forces (F) et (F) :

F (S1) A
(S2) F

11
3 - ISOLEMENT D ’UN SYSTÈME MATÉRIEL
3.1 - Principe d ’action-réaction (2/3)

Le seul point de contact entre ces deux solides étant le point


A, nous pouvons en conclure, s ’il y a équilibre du système
[(S1) + (S2)], que :

F A F 1/2 A
(S1) (S2) F
F 2/1

L ’effort F2/1 exercé par le solide (S2) sur le solide (S1) est
égal en intensité mais de sens inverse à celui F1/2 exercé
par (S1) sur (S2).
12
3 - ISOLEMENT D ’UN SYSTÈME MATÉRIEL
3.1 - Principe d ’action-réaction (3/3)

Remarques :

F1/2 et F2/1 sont des efforts internes (ou intérieurs) au système


[(S1) + (S2)], ils s ’annulent,

F et F sont des efforts externes,

F1/2 et F2/1 sont également des efforts extérieurs pour chacun


des solides pris séparément.

13
3 - ISOLEMENT D ’UN SYSTÈME MATÉRIEL
3.2 - Exemple (1/3)

Étude de l ’équilibre d ’un madrier posé sur deux cales en bois :

14
3 - ISOLEMENT D ’UN SYSTÈME MATÉRIEL
3.2 - Exemple (2/3)

Modélisation de l ’action des Isolation de la poutre par rapport à


cales sur la poutre son support

RB = F/2

RA = F/2

15
3 - ISOLEMENT D ’UN SYSTÈME MATÉRIEL
3.2 - Exemple (3/3)

Modélisation des actions de Isolation des cales par rapport à la


la poutre sur chaque cale poutre

- RB

- RA

Principe Les actions des cales sur la poutre sont égales en


intensité, mais opposées en sens, aux actions16 de la
d ’action-réaction
poutre sur chaque cale
4 - LES SOLLICITATIONS
4.1 - Notion de coupures (1/5)

Remarque préliminaire :

Le but premier de la RdM étant de dimensionner une structure, il faut


connaître, en tout point de celle-ci les efforts qui transitent.

Considérons une poutre soumise à un ensemble d ’effort externe :

Isolons cette poutre


de ses appuis

17
4 - LES SOLLICITATIONS
4.1 - Notion de coupures (2/5)

Redonnons du volume à cet élément composant la structure :

18
4 - LES SOLLICITATIONS
4.1 - Notion de coupures (3/5)

Coupons cette poutre à l ’abscisse (x) et isolons le tronçon de gauche :


y

M
G X
N x

z V

Ce tronçon de poutre est en équilibre sous l ’action :


- des efforts externes appliqués sur le tronçon de gauche conservé
- des efforts internes (M,N et V) correspondant aux efforts résultants
(calculés au CdG de la section considérée) de l ’ensemble des efforts
externes agissant sur le tronçon de droite 19
4 - LES SOLLICITATIONS
4.1 - Notion de coupures (4/5)

Coupons cette poutre à l ’abscisse (x) et isolons le tronçon de droite :


y

V’

M’
X G
N’ x

z
Ce tronçon de poutre est en équilibre sous l ’action :
- des efforts externes appliqués sur le tronçon de droite conservé
- des efforts internes (M’,N’ et V’) correspondant aux efforts résultants
(calculés au CdG de la section considérée) de l ’ensemble des efforts
externes agissant sur le tronçon de gauche 20
4 - LES SOLLICITATIONS
4.1 - Notion de coupures (5/5)

V’
M
M’
N
X G
N’

V
M’= -M
Principe d ’action - réaction N’= -N
V’= -V 21
4 - LES SOLLICITATIONS
4.2 - Tracé du diagramme V(x) (1/3)
Exemple :
M>0
y F = 5 kN
XA XA = 0 kN
x x PFS YA = (F/2) = 2,5 kN
YA L/2 L/2
YB
L=6m
YB = (F/2) = 2,5 kN

Convention de droite :
M V(x)
N + 2,5 kN

V F
-2,5 kN x
0  x < (L/2) V(x) = + [ YB - F] = - 2,5 kN
L/2
(L/2) < x  L V(x) = + [ YB] = + 2,5 kN
22
4 - LES SOLLICITATIONS
4.2 - Tracé du diagramme V(x) (2/3)
Exemple :
M>0
y F = 5 kN
XA XA = 0 kN
x x PFS YA = (F/2) = 2,5 kN
YA L/2 L/2
YB
L=6m
YB = (F/2) = 2,5 kN

Convention de gauche :
V’
M’ V(x)

N’
X G + 2,5 kN

F
-2,5 kN x
0  x < (L/2) V(x) = - [ YA] = - 2,5 kN
L/2
(L/2) < x  L V(x) = - [ YA - F ] = + 2,5 kN
23
4 - LES SOLLICITATIONS
4.2 - Tracé du diagramme V(x) (3/3)

Remarques :
V(x)
+ 2,5 kN

F
-2,5 kN x

L/2

1 - Les diagrammes sont identiques avec les deux conventions

2 - Les maximum sont situés, dans ce cas de figure, aux appuis


(valeurs absolues des réactions aux appuis déjà calculées).
3 - Le « saut » observé pour l ’abscisse (L/2) correspond en intensité à F

24
4 - LES SOLLICITATIONS
4.3 - Tracé du diagramme M(x) (1/2)
Exemple :
M>0
y F = 5 kN
XA XA = 0 kN
x x PFS YA = (F/2) = 2,5 kN
YA L/2 L/2
YB
L=6m
YB = (F/2) = 2,5 kN

Convention de droite :
M 0  x  (L/2) M(x) = + {+[YB(L-x)] -[F((L/2)-x)]}
N
= (F/2).(L-x) - F ((L/2)-x)
V
= -(F/2).x + F.x = (F/2) . x = 2,5.x

(L/2)  x  L M(x) = + [ YB. (L-x)] = (F/2).(L-x) = 2,5.(6-x)


25
4 - LES SOLLICITATIONS
4.3 - Tracé du diagramme M(x) (2/2)

Diagrammes :
x

0  x  (L/2) M(x) = 2,5.x +

(L/2)  x  L M(x) = 2,5.(6-x) Mmax = 7,5 kN.m


M(x) L/2 L/2

Remarques :

1 - En adoptant la convention de « gauche » nous aurions obtenu le même diagramme

2 - Il y a continuité du diagramme au changement d ’équation

3 - L ’abscisse du maximum correspond à l ’abscisse pour laquelle V(x) est nulle

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4 - LES SOLLICITATIONS
4.4 - Tracé du diagramme N(x)
Exemple :
M>0
y F = 5 kN
XA XA = 0 kN
x x PFS YA = (F/2) = 2,5 kN
YA L/2 L/2
YB
L=6m
YB = (F/2) = 2,5 kN

Convention de droite :
M 0  x  (L/2) N(x) = + [0] = 0 kN
N

V (L/2)  x  L N(x) = + [ XA ] = 0 kN
N(x)

27
x
4 - LES SOLLICITATIONS
4.5 - Points particuliers 4.5.1 - Rotule interne

Remarque :

Rotule interne Une équation suplémentaire


dans la structure M(rotule) = 0

F = 8 kN 4 inconnues
Exemple :
p = 3 kN /m (XA,YA,MA et YC)
C
B PFS 3 équations
L/2
h = 4,00 m

MB = 0 1 équation
A
L = 2,00 m 4 équations
28
4 - LES SOLLICITATIONS
4.3 - Cas
4.5 Tracé
particuliers
du diagramme M(x)4.5.2 - Effet de la continuité(3/3)
(1/3)

Signification « physique » du signe de M(x) :


x
p (kN/m)
Poutre
isostatique
+
?
f0 Mmax = (p.L²)/8
L M(x)
L/2 L/2

Le moment ne changeant pas de signe, les fibres de la poutre seront :


- comprimées en partie haute de chaque section composant la poutre
(la flexion ne se fait que dans un sens),

- tendues en partie basse de chaque section composant la poutre.

La flèche maximum sera égale à :


fo = (5.p.L4)/(384.E.I) 29
4 - LES SOLLICITATIONS
4.3 - Cas
4.5 Tracé
particuliers
du diagramme M(x)4.5.2 - Effet de la continuité(3/3)
(2/3)

Signification « physique » du signe de M(x) :

p (kN/m)
Poutre
continue à
2 travées
L L
f f = 0,41 fo
Mmax = - (p.L²)/8 = - 0,125 p.L²

-
x
+ +

M = 0,07 p.l²
M(x)

Fibres supérieures tendues


Moment négatif 30
Fibres inférieures comprimées
4 - LES SOLLICITATIONS
4.3 - Cas
4.5 Tracé
particuliers
du diagramme M(x)4.5.2 - Effet de la continuité(3/3)
(3/3)

La prise en compte de la continuité physique entre les tronçons de la poutre


est favorable du point de vue du dimensionnement :

1 - Valeur moins importante de M en travée,


Gain en matériau
2 - Flèche moins importante en travée.

31
4 - LES SOLLICITATIONS
4.3 - Formulaire
4.6 Tracé du diagramme
RdM M(x) (3/3)
(1/2)
POUTRE REACTIONS EFFORT TRANCHANT MOMENT FLECHISSANT FLECHE MAXIMUM
D'APPUIS
Y Y pL
A B YA  5pL4
2 V est maxi sur Moment maxi à L / 2: fmax 
p pL 384 EI
AA B YB  les appuis: V =
pL
M max 
pL2
2 2 8
L

F
Y
A
F Y
B YA  V sur les appuis Moment maxi à L / 2: FL3
L/2
2 fmax  
F FL 48 EI
F V= M max 
A A C B YB  2 4
2 V est maxi en C: Sur appuis M = 0
L
V=F

Fb V sur les appuis


Y
A
F Y
B YA  Moment maxi en C : fmax 
L Fb Fa
a b VA = ,VB  Fab 3
Fa L L M max  Fa  b L  a   2
A A C B YB  V est maxi en C: L   
L 3EIL  3 
V=F Sur appuis M = 0
L

Y
YA YA  pL Moment maxi en A : pL4
V est maxi en A : fmax  
A CA p pL2 pL2 8EI
CA  V = pL M max 
2 2
C B
A
L 32
4 - LES SOLLICITATIONS
4.3 - Formulaire
4.6 Tracé du diagramme
RdM M(x) (3/3)
(2/2)
Y
YA YA  F V est maxi Moment maxi en A : FL3
F M max  FL
fmax 
CA  FL de A à B : 3EI
AA
p V=F
C
C B
A
L
Y
A YA  F V est maxi Moment maxi en A : fmax 
a F CA  Fa M max  Fa
de A à C : Fa 2
A
A p
b  2 L  a 
V=F 3EI
C C B
A
L
YA Moment maxi en A :
YA  F V est maxi en A : FL3
charge totale V=F FL fmax 
F CA 
FL M max  15EI
AA 3 3

C
C B
A
L
YY Moment maxi en A :
A YA  F V est maxi en A : 11FL3
charge totale:F V=F FL fmax  
CA 
2 FL M max  2 60EI
AA 3 3

C
CA B
L
33
4 - LES SOLLICITATIONS
4.3 - Relations
4.7 Tracé du diagramme
entre N, M et
M(x)
V (3/3)

Ces relations permettent de déterminer plus rapidement l ’expression


de V(x) sans avoir à écrire les équations d ’équilibre.
y
qx
qy

V+dV
-M V(x) = - dM(x)/dx
M+dM
-N qy(x) = dV(x)/dx
N+dM x
-V
qx(x) = dN(x)/dx

dx
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5 - EXERCICES

F = 10 kN
p = 2 kN /m

A B

L/4 L/4 L/2

L = 6,00 m

1- Déterminer les réactions aux appuis


2- Tracer les diagrammes M,N et V
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