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La Croissance Economique:

les enjeux

Croissance et convergence
Croissance et développement
La croissance économique

Croissance et Convergence

Croissance et développement
Analyse empirique de la croissance
(%Δ PIB réel)

Pays 1948-1972 1972-1995 1995-2000

Allemagne 5.7 2.0 1.7*

Canada 2.9 1.8 2.7

Etats-Unis 2.2 1.5 2.9

France 4.3 1.6 2.2

Italie 4.9 2.3 1.4

Japon 8.2 2.6 1.1

Royaume-Uni 2.4 1.8 2.5


Les sources de la croissance
(Etats-Unis, %Δ moyen annuel)

Taux de Travail Capital


croissance PTF
du PIB L K (Résidu de Solow)

1950-60 3.3 1.0 1.0 1.3

1960-70 4.4 1.4 1.2 1.8

1970-80 3.6 1.4 1.2 1.0

1980-90 3.4 1.2 1.6 0.6

1990-00 3.7 1.2 1.6 0.9

1950-00 3.1 1.2 1.3 1.1


Convergence (Tous pays)

SGP
10
KOR
HKG

CHN
THA
IDN JPN
PRT IRL
8

ROM SYCMUS
CPV MYS TTO GRCESP LUX
DOM
SYR
MAR IRN GNQ ISL NOR
IND BRA ISR ITAAUT
BEL
FIN
FRA
COG EGYPAN BRB NLD CANDNK USA
PAKLKA TUR
GAB CHL
PRYDZA GBR AUS
6

LSO JOR COL MEX SWE


NPL PHL
UGA CHE
BGD ECU ZAF URY
GTMCRI VEN NZL
MWI ARG
KEN
BFA JAM PER
SLV
ETH HND BOL
CMR
BEN
4

BDI
GNB
RWA
MLI
TZA GMBCIV
TGO COM GIN
NGA SEN
TCDGHA

NER NIC
MDG
MOZ
2

ZMB

0 1000 2000 3000 4000


PIB par tête (1960)

Source: Penn Tables 6.1


Convergence (OCDE)

JPN
IRL
PRT
8

ESP
GRC LUX
ISL NOR
7

ITA AUT
ISR BEL
FIN
FRA
CAN USA
NLD
DNK
GBR AUS
6

SWE

CHE

NZL
5

ARG

1000 1500 2000 2500 3000 3500


PIB par tête (1960)

Source: Penn Tables 6.1


Convergence (Non OCDE)

SGP
10
KOR
HKG

CHN
IDN THA
8

ROM SYC MUS


CPV MYS
TTO
SYR DOM IRN BRA GNQ
IND MAR
COG LKA EGY PAN BRB
PAK TUR
GAB CHL
PRY COLDZA
6

LSO JOR MEX


NPL PHL
UGA URY
BGD ECU GTM CRI ZAF
VEN
MWI
BFA KEN JAM PER
SLV
ETH CMRBOL
HND
BEN
4

BDI
GNB
TZA RWA
MLI
GMB CIV
TGO COM GIN
NGA
TCD GHASEN
NER MOZ NIC
MDG
2

ZMB

0 500 1000 1500


PIB par tête (1960)

Source: Penn Tables 6.1


Convergence

 Le phénomène de convergence prédit par le


modèle de Solow n’est pas universel.

 Les disparités entre groupes de pays peuvent


s’expliquer par des différences dans les
déterminants de l’état stationnaire.
 Taux d’investissement
 Taux de croissance de la population
 Niveau technologique

 Il y a convergence entre pays qui ont un état


stationnaire identique
La croissance économique

Croissance et Convergence

Croissance et développement
Le paradoxe de Solow
« L 'informatique se voit partout, sauf dans les statistiques »

 Problème de mesure à saisir l’évolution qualitative


 L’entrée dans l’économie des services
 Explication pertinente mais limitée

 L’épuisement des idées


 Le ralentissement de la productivité de la recherche
 Accumulation de connaissances exceptionnelle dans
l’après SGM
 L’entrée dans l’âge de la complexité

 Les prix du pétrole


 Pertes de productivité, à capital et travail donné
 Pourtant à partir de 1986 et jusqu’à récemment: prix du
pétrole faible
La croissance endogène

 Pour les théoriciens de la croissance endogène, la première


étape a consisté à dépasser la vision trop « stylisée » du
progrès technologique exogène proposée par Solow.

 Cette étape a été franchie avec succès par un économiste


américain, Paul Romer, qui dans sa thèse de doctorat
soutenue au milieu des années 80, a su définir les concepts
pertinents pour appréhender la réalité complexe et
hétérogène du progrès technologique sans pour autant
rompre avec le concept de fonction de production centrale
dans la théorie néoclassique.
La microéconomie de la R&D

 Les théories de la croissance endogène font


beaucoup appel à l’idée d’externalité de la
connaissance.
 La connaissance est un bien public
 Son rendement social est supérieur au
rendement privé
 Donc, problème d’incitation avec intervention du
public

 La micro-économétrie de de la R&D confirme


bien l’idée que le rendement social est deux à
trois fois supérieur au rendement privé
(Griliches, Mansfield).
Croissance et développement humain

 L’endogénéisation du progrès technique


conduit à tenir compte de la variation
qualitative des facteurs au cours du temps:
 Les caractéristiques du capital et du travail en
1970 ne pas les mêmes qu’en 2008.

 Eléments affectant la qualité des facteurs :


1. Education
2. Santé
3. Infrastructure
4. Institution politique
5. Recherche et développement
Croissance et développement humain

 L'Indicateur de Développement Humain a pour objectif de


mesurer le niveau de développement des pays. L'IDH est
calculé par le Programme des Nations Unies pour le
Développement (PNUD). C'est un indicateur composite :

 L'espérance de vie à la naissance


 Le niveau d'instruction
 Le taux brut de scolarisation
 Le taux d'alphabétisation des adultes
 Le PIB réel par habitant

 Il se présente comme un nombre sans unité compris entre


0 et 1. Plus l'IDH se rapproche de 1, plus le niveau de
développement du pays est élevé.
Le doute des bien-fondés de la croissance:
Le club de Rome

 Fondé le 8 avril 1968, Association internationale et non politique


réunissant des scientifiques, des humanistes, des économistes,
des professeurs, des fonctionnaires nationaux et internationaux
ainsi que des industriels de 53 pays,

 Les membres du Club ont comme but de chercher des solutions


pratiques aux problèmes planétaires. Son rôle demeure surtout
de sensibiliser les hauts dirigeants aux problèmes planétaires
actuels.

 En 1972 :
 « Halte à la croissance? » (Le rapport Meadows) vise à substituer
l’équilibre à la croissance.

 En 1974 :
 « Sortir de l'ère du gaspillage : demain » Introduit les notions de
développement durable et d’empreinte écologique
Le doute des bien-fondés de la croissance:
La croissance zéro

 Dans le même esprit, l’idée d’une développement humain,


supérieur éthiquement à l’idéologie de la croissance économique,
fait son chemin.

 Développement soutenable : satisfait les besoins présents sans


compromettre les besoins futurs

 Antoine de Saint Exupéry « Nous n’héritons pas de la Terre de


nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants.»

 Les recommandations de la croissance zéro :


 Relocaliser (Nouvelle définition des espaces)
 Abolir l’obsession du travail (La fin du travail, J. Rifkins)
 Développer les expériences associatives (le nouveau tissu social)
 Ne plus raisonner en termes de PIB (IDH, A. Sen)
Les objections de nature économique

 Une logique économique peut servir de levier au


développement durable.

 La prospective ne doit pas raisonner à technologie constante


(cf. Malthus)
 Le PIB est la somme des valeurs ajoutés, mais les sources de
VA d’aujourd’hui ne sont pas celles de demain (tertiarisation
de l’économie)

 Développement durable et augmentation du PIB sont


complémentaires.
 La croissance est nécessaire pour améliorer le niveau de vie des
populations, et en particulier des plus pauvres.
 Face aux contraintes écologiques un changement de comportement est
nécessaire.

 L’endogénéisation de la qualité dans le calcul du PIB (la


méthode des prix hédoniques). Lié à l’argument ci-dessus.