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Élaboration et adoption de

la LF
Élaboration et adoption de la LF

 Élaboration: phase administrative


 Adoption : phase législative
Élaboration de la LF

 Parlement
 Conseil des ministres
 Chef de gouvernement
 Ministère des finances
 Conseil de gouvernement
Parlement
 Vu que le parlement intervenait de manière très tardive
pour adopter le PLF proposé par le gouvernement, la
nouvelle LOLF a essayé de faire intervenir le parlement en
amont du processus d’élaboration dudit projet. Cette
intervention reste très modeste puisqu’i s’agit d’une
information par le MF des commissions des finances des
deux chambres sans pouvoir prendre une décision.

 C’est ainsi que l’article 47 de la LOLF prévoit que «le


ministre chargé des finances expose aux commissions des
finances du Parlement, avant le 31 juillet, le cadre général
de préparation du projet de loi de finances de l'année
suivante. Cet exposé comporte :
(a) l'évolution de l'économie nationale ;
(b) l'état d'avancement de l'exécution de la loi de finances
en cours à la date du 30 juin ;
Parlement
(c) les données relatives à la politique économique et
financière ;
(d) la programmation budgétaire triennale globale.
 L’article 46 a bien précisé dans son dernier paragraphe la
porté de cette mesure, en l’occurrence la présentation d’un
exposé par le MF devant les commissions des finances, il
s’agit seulement de l’ouverture d’un débat avec les
parlementaires membres des deux commissions à propos
de la situation des finances publiques et de l’économie
nationale de manière générale, sans que cela soit
sanctionné par un vote.
Conseil des ministres
 Selon l’article 48 (alinéa1) de la constitution le Roi préside
le Conseil des ministres composé du Chef du
Gouvernement et des ministres.
 Ce conseil est compétent selon l’article 49 de la
constitution, pour délibérer en des domaines stratégiques,
y compris «des orientations générales du projet de loi
de finances»,
 Dans ce sens L’article 46 de la LOLF attribue la mission
d’élaboration au ministère des finances sous l’autorité du
chef de gouvernement en lui imposant de se conformer
aux orientations déterminées par le conseil des ministres.
Ledit article 46 dispose que : «Sous l'autorité du Chef du
Gouvernement, le ministre chargé des finances prépare les
projets de lois de finances conformément aux
orientations générales ayant fait l'objet de
délibérations au Conseil des ministres conformément
Chef de gouvernement
 La LOLF dans son article 46 prévoit que le chef de
gouvernement veille sur la préparation des PLF dans les
termes suivants: « sous l'autorité du Chef du
Gouvernement, le MF prépare les projets de lois de
finances conformément aux orientations générales ayant
fait l'objet de délibérations au Conseil des ministres
conformément à l'article 49 de la Constitution».
 Le décret reprend les mêmes termes dans son 1èr article
« Conformément aux dispositions de l'article 46 de la
LOLF, le MF prépare, sous l'autorité du Chef du
gouvernement, les projets de lois de finances.
Cette autorité du chef de gouvernement se matérialise à
travers notamment de:
 La 1ère circulaire
 La 2ème circulaire (La lettre de cadrage)
 L’arbitrage
La circulaire
 Alinéa 2 de l’article 2 du décret: «Le Chef du
gouvernement invite, chaque année, au plus tard le 15
mars, par circulaire, les ordonnateurs à établir leurs
propositions de programmations budgétaires triennales
assorties des objectifs et des indicateurs de performance».

 cependant il faut souligner que le rôle de la présidence du


Conseil de Gouvernement se limite à l’’envoi de ladite
circulaire, les propositions qui seront ainsi formulées par
les départements et institutions dépensiers seront remis au
ministère des finances (la direction de budget
essentiellement).

 Sur la base de ces propositions, et des possibilités de


financement arrêtées par le MF que sera élaboré la lettre
de cadrage.
La lettre de cadrage
 Il faut souligner qu’aucun texte, ni la LOLF ni son décret
d’application n’a déterminé la date d’envoi de la lettre de
cadrage (le décret a utilisé le terme de circulaire au lieu de
lettre de cadrage).
 C’est ainsi que l’article 4 du décret dispose que Le Chef
du gouvernement invite les ordonnateurs, par circulaire, à
établir leurs propositions de recettes et de dépenses pour
l'année budgétaire suivante (sans déterminer aucune date
ni pour l’envoi de la lettre de cadrage ni pour la réception
des propositions).
 Pour le PLF de 2016, la lettre de cadrage est daté le
06/08/2015, ladite lettre a déterminé le 31/08/2015 comme
délai maximum pour faire parvenir les propositions des
différents départements ministériels ou institutions.
La lettre de cadrage
 L’article 4 du décret dans son dernier paragraphe prévoit
que « ces propositions ainsi que les projets de
dispositions à insérer dans le projet de loi de finances
doivent parvenir au ministère chargé des finances en vue
d'arrêter les projets des budgets des départements
ministériels ou institutions et ce, selon les modalités et le
calendrier fixés par ladite circulaire».

 Cependant il faut souligner que les projets de dispositions


à insérer doivent rester dans le cadre du domaine de la LF
tel que déterminé par l’article 6 de la LOLF sous peine
d’être considérés comme cavaliers budgétaires.
La lettre de cadrage
 À cette lettre est annexé:
 les enveloppes budgétaires maximum concernant chaque
département ministériel ou institution relatives aux
dépenses de matériel et dépenses diverses ainsi que les
dépenses d’investissement;
 Le calendrier des réunions à tenir au niveau de la direction
de budget relevant du MF pour la détermination de la
répartition définitive des enveloppes budgétaires,
répartition qui sera incluse dans le PLF de l’année.
La lettre de cadrage
 Cette lettre a pour objet de rappeler les données générales
de la politique budgétaire définie par le gouvernement:
• niveau du déficit budgétaire,
• Limitation de la croissance des charges de l’Etat,
• Les conséquences de ladite limitation pour chaque
département ministériel,
• Réduction de quelques dépenses de fonctionnement,
• Limitation d’augmentation d’effectifs.
Ainsi pour la lettre de cadrage relative à la préparation du
projet de loi de finances de 2013, après que le chef de
gouvernement a rappelé les objectifs du gouvernement en
matière de développement économique et social et en
La lettre de cadrage
Matières des réformes à réaliser (caisse de compensation,
régimes de retraites, régionalisation , fiscalité…), a lié ses
réalisation par la maîtrise des dépenses publiques el la
rationalisation de leur utilisation, l’augmentation des
recettes et leur valorisation, et le retour progressif aux
équilibres macroéconomiques.
Après ce rappel le chef de gouvernement demande aux
ministres et responsables des institutions de respecter les
orientations principales suivantes lors de l’élaboration de
leur proposition pour le PLF de l’année 2013:
1- adéquation des propositions avec les objectifs du
programme gouvernemental,
2- fonder les crédits demandés sur une programmation
précise des dépenses en maitrisant le cout des projets et
leur délai d’exécution,
La lettre de cadrage
3- la détermination préalable des enveloppes budgétaires à
déléguer aux services déconcentrés,
4- limitation des propositions de création des postes
budgétaires au minimum nécessaire, et lier ces
propositions à la réalisation d’objectifs déterminés relatifs
à l’amélioration des services rendus,
5- réduction des dépenses de fonctionnement en prenant en
considération les besoins nécessaires pour garantir le
fonctionnement normal de votre département,
6- l’interdiction d’achat de voitures à l’exception des cas
nécessaires et motivés,
7- la réduction des dépenses relatives aux études,
8- l’application des mêmes mesures de rationalisation pour
les établissements et entreprises relevant de votre
département.
L’arbitrage
 Vu la place qu’occupe le chef de gouvernement dans la
gestion des affaires publiques, notamment l’adoption de la
constitution de 2011 à travers plusieurs articles, et en
particulier:
 Article 89: Le gouvernement exerce le pouvoir exécutif.
Sous l'autorité du Chef du Gouvernement, le
gouvernement met en œuvre son programme
gouvernemental, assure l'exécution des lois, dispose de
l'administration et supervise l'action des entreprises et
établissements publics.
 Article 90: Le Chef du Gouvernement exerce le pouvoir
réglementaire et peut déléguer certains de ses pouvoirs
aux ministres. Les actes réglementaires du Chef du
Gouvernement sont contresignés par les ministres chargés
de leur exécution.
L’arbitrage
 Le chef de gouvernement intervient pour trancher les
conflits et les différends qui peuvent naître à l’occasion de
l’élaboration des PLF, notamment le PLF de l’année.

 La majorité des conflits opposent souvent le ministère des


finances aux départements dépensiers, le premier veille
sur les équilibres économiques et financiers, les secondes
sont responsables d’assurer le bon fonctionnement des
services publics, et demandent ainsi d’être dotés de crédits
et de postes budgétaires nécessaires pour faire face aux
besoins qui rentrent dans leurs domaines de compétences
ou pour mener les réformes décidées par le conseil des
ministres ou le conseil de gouvernement.
Ministère des finances
 Place prépondérante du ministère des
finances,
 rôle central dans l’élaboration du PLF
Place prépondérante du MF
 Vu l’importance de la loi des finances, et pour permettre au
ministère des finances de bien mener sa mission dans la
préparation, ainsi que dans l’exécution de la LF, plusieurs
textes ont reconnu au MF un certain nombre de pouvoirs
envers les autres départements, y compris la présidence
du gouvernement.
 ainsi le décret relatif à l’élaboration et à l'exécution des lois
de finances prévoit au profit du MF les pouvoirs suivants:
 Pouvoir de visa: Tout projet de loi ou de règlement
susceptible d'avoir une incidence financière directe ou
indirecte doit être revêtu du visa préalable du MF(Article
6 du décret).
 Pouvoir pour déterminer les rémunérations au profit de
l’Etat: : Les tarifs afférents à la rémunération des services
rendus par l'Etat, sont fixés par arrêté conjoint du ministre
intéressé et du MF.
Place prépondérante du MF
 Pouvoir de proposition:
 Sont fixées par décret pris sur proposition du MF toutes
les dispositions de nature à assurer la bonne gestion des
finances publiques notamment les règlements relatifs;
 à la comptabilité publique,
 à la passation des marchés de l'Etat
 au contrôle des dépenses de l'Etat (article 68 de la LOLF).

 Les taxes parafiscales, perçues dans un intérêt


économique ou social au profit d'une personne morale de
droit public autre que l'Etat et les collectivités territoriales,
ou d'une personne morale de droit privé chargée des
missions de service public, sont établies par décret, pris
sur proposition du ministre intéressé et du MF (article
67 de la LOLF).
Place prépondérante du MF
 Sont pris sur proposition du MF, les décrets prévus à
l'article 50 de la LOLF relatifs :
- à l'ouverture des crédits nécessaires à la marche des
services publics et à l'exercice de leur mission, en fonction
des propositions budgétaires soumises à approbation ;
- à la reprise des dispositions concernant les recettes dont
la suppression est proposée dans le projet de loi de
finances ainsi que celles pour lesquelles ledit projet prévoit
une diminution de taux (Article 8 du décret).
 les sursis à exécution conformément à l’article 62 de la
LOLF, en cours d'année budgétaire, de dépenses
d'investissement relatives aux crédits de paiement ouverts
au titre du budget général et des SEGMA sont effectués
par décret pris sur proposition du MF (Article 12 du
décret).
Place prépondérante du MF
 Les prélèvements sur le chapitre des dépenses imprévues
et des dotations provisionnelles, sont effectués par décret
pris sur proposition du MF (article 15 du décret).
 Les décrets portant ouverture de crédits supplémentaires
sont pris sur proposition du MF(Article 18 du décret).

 Pouvoir d’autorisation:
 Le MF peut, à la demande des ordonnateurs intéressés,
autoriser par décision des virements de crédits entre
programmes d'un même chapitre (Article 23 du décret).
Place prépondérante du MF
 Pouvoir d’engager l’Etat pour la mise à sa disposition
des fonds de concours et des produits des dons et
legs (article 34 de la LOLF): tout acte à conclure en vue
de cette mise à la disposition est signé, au nom de l'Etat,
par le MF et le ministre intéressé ou les personnes
déléguées par eux à cet effet (Article 9 du décret).
 Pouvoir de réglementation:
 les recettes et les dépenses du budget général, des
SEGMA, des CST, sont présentées selon une
nomenclature budgétaire arrêtée par le MF (Article 9 du
décret).
 Sont fixées par arrêté du MF les modalités d'exécution
des dépenses à imputer au chapitre relatif aux
remboursements, dégrèvements et restitutions, fiscaux
(Article 16 du décret).
Place prépondérante du MF
 Les transformations de postes budgétaires vacants
peuvent être opérées, en cours d'année budgétaire, par
arrêté du MF sur proposition du ministre intéressé (Article
19 du décret) .
 Les modalités de reports de crédits d’investissement
sont fixées par le MF (3ème alinéa de l’article 22).

 Pouvoir d’ordonnancement:
 Les dépenses imputées sur le chapitre relatif aux charges
communes sont effectuées par décision du MF (article
17 du décret).
 Les transformations de postes budgétaires vacants
peuvent être opérées, en cours d'année budgétaire, par
arrêté du MF sur proposition du ministre intéressé (Article
19 du décret) .
rôle central dans l’élaboration du PLF
 la préparation des PLF est de la compétence du MF :
 La LOLF dans son article 46 donne au MF,
sous l'autorité du Chef du Gouvernement, la compétence
pour préparer les PLF conformément aux orientations
générales ayant fait l'objet de délibérations au Conseil des
ministres conformément à l'article 49 de la Constitution.

 Même disposition prévue à l’article 1 du décret:


conformément aux dispositions de l'article 46 de la LOLF,
le ministre chargé des finances prépare, sous l'autorité du
Chef du gouvernement, les PLF,
rôle central dans l’élaboration du PLF
 Ceci est confirmé aussi par les dispositions du Décret n° 2-
07-995 relatif aux attributions et à l'organisation du
ministère de l'économie et des finances dont l’article 1
prévoit que : «L'autorité gouvernementale chargée de
l'économie et des finances élabore la politique de
l'Etat en matière financière, monétaire, de crédit et
des finances extérieures, de rationalisation du
secteur public et de privatisation des entreprises
publiques. Elle en assure et en suit l'exécution
conformément aux lois et règlements en vigueur et sous
réserve des compétences dévolues au Premier ministre
en matière de coordination et de suivi de l'exécution de
la politique gouvernementale dans le domaine des
relations avec les institutions du groupe de la banque
mondiale.
rôle central dans l’élaboration du PLF
A ce titre, elle est chargée de :
 préparer les projets de lois de finances et de
veiller à l'exécution de ces lois ;
 élaborer le rapport accompagnant le projet de loi de
finances qui définit les grandes lignes de l'équilibre
économique et financier et expose les résultats obtenus
et les perspectives d'avenir ainsi que les variations des
recettes et dépenses et ce en coordination avec les
travaux de préparation du budget économique ;
 …..
rôle central dans l’élaboration du PLF
 Au niveau du MF ,c’est la direction du budget qui joue un
rôle central dans la préparation du PLF à coté des autres
directions du MF. C’est ainsi que l’article 9 du décret relatif
aux attributions et à l'organisation du ministère de
l'économie et des finances prévoit que: «« -…
- Préparer les projets de loi de finances et suivre
l'exécution de ces lois ;
- Préparer le projet de loi de règlement et établir le
compte général du Royaume ;
- Participer à l'élaboration et la mise en œuvre des projets
de textes législatifs et réglementaires relatifs à la
comptabilité publique»,
 Au sein de cette direction il y a assez de services que de
ministères dépensiers, et chaque service se charge de la
préparation de la partie qui concerne un département
ministériel ou un groupe de départements ministériels.
rôle central dans l’élaboration du PLF
 La direction de budget travaille en coordination avec les
autres directions du ministère notamment:
 La TGR en ce qui concerne les dépenses;
 La DGI en ce qui concerne les recettes fiscales;
 La DDII: recettes douanières,
 La Direction des Domaines: recettes domaniales,
 la DEPP: recettes de l’actionnariat étatique
 La Direction de Trésor et des finances extérieures: la
gestion de la dette publique et la préparation des décisions
pour effectuer des emprunts ou pour le paiement des
emprunts déjà contractés.,
 La direction des études et des prévisions: les études et les
données sur la conjoncture économique nationale et
internationale.
rôle central dans l’élaboration du PLF
 L’obligation faite aux autres départements pour
informer le MF : dans le cadre de l'élaboration du PLF, les
ordonnateurs sont tenus de communiquer au ministère
chargé des finances les informations et les états relatifs à
l'exécution de la loi de finances en cours, selon la
périodicité et les modalités fixées par le ministre chargé
des finances» (Article 5 du décret).
 Aussi suite à l’envoi de la 1ère circulaire par le Chef de
Gouvernement , des négociations et des concertations
sont entamées, elles constituent pour la direction de
budget une phase de perspectives, et son aboutissement
sera la lettre de cadrage du chef de gouvernement, en
principe cette phase a trois objectifs:
rôle central dans l’élaboration du PLF
• Situer la LF dans un ensemble d’hypothèses macro-
économiques (taux de croissance envisagé, évolution des
taux d’intérêt, …),
• Calculer «le budget de reconduction», en prenant en
considération les mesures déjà acquises ainsi que les
nouvelles mesures (déterminer les masses qui seront
dépensées par chaque ministère, ainsi que les recettes
probables),
• Revoir l’utilité et l’efficacité de la dépense publique.
rôle central dans l’élaboration du PLF
 La négociation avec les départements dépensiers:
selon le 3ème alinéa de l’article 2 du décret: «Lesdites
propositions sont examinées, avant le 15 mai, en
commissions de programmation et de performance
regroupant les représentants des services du ministère
chargé des finances et ceux des départements ministériels
ou institutions concernés».
rôle central dans l’élaboration du PLF
 Sur la base des orientations du chef de gouvernement (en
fait du ministre chargé des finances) contenues dans sa
lettre de cadrage, les différents départements ministériels
ainsi que les autres services d’ordonnancements élaborent
leurs propositions: besoin en personnel, en matériel, en
investissement,
 Ces services disposent d’un délai que la lettre de cadrage
détermine, pour formuler leurs propositions. «Ces
propositions ainsi que les projets de dispositions à insérer
dans le projet de loi de finances doivent parvenir au
ministère chargé des finances en vue d'arrêter les projets
des budgets des départements ministériels ou institutions
et ce, selon les modalités et le calendrier fixés par ladite
circulaire» (2ème paragraphe de l’article 4 du décret).
 Ces propositions seront examinées dans le cadre des
conférences budgétaires.
rôle central dans l’élaboration du PLF
 Ce sont des réunions qui se passent au niveau de la
direction de Budget, avec chaque département ministériel.
 Pendant ces réunions, les représentants du département
dépensier doivent:
• justifier leurs demandes en crédits,
• Prouver la conformité de leurs demandes aux orientations
de la lettre de cadrage.
 L’objectif de ces réunions est d’aboutir un accord ou un
désaccord (en déterminant les points de désaccord) sur le
budget du département concerné.
Conseil de gouvernement
 Malgré l’importance des PLF, il faut souligner que le
conseil de gouvernement en tant qu’organe politique
chargé par la constitution pour gérer les affaires du pays
ne s’intéresse au PLF de l’année que vers le début de la
2ème moitié de l’année.
 À ce propos l’article 3 du décret dispose que «le MF
expose, avant le 15 juillet de chaque année, en Conseil du
gouvernement l'état d'avancement de l'exécution de la loi
de finances en cours et présente la programmation
triennale des ressources et des charges de l'Etat ainsi que
les grandes lignes du projet de loi de finances de l'année
suivante».
Conseil de gouvernement
 Selon l’article 92 de la constitution Sous la présidence du
Chef du Gouvernement, le Conseil du Gouvernement
délibère des décisions concernant plusieurs domaines dont
«des projets de loi, dont le projet de loi de finances,
avant leur dépôt au bureau de la Chambre des
Représentants, sans préjudice des dispositions de l'article
49 de la présente Constitution»,
 il s’en suit que le conseil de Gouvernement est tenu lors de
l’adoption du PLF des orientations qui ont été décidées par
le conseil des ministres.
Conseil de gouvernement
 Les dépenses sont évaluées selon les montants des
enveloppes budgétaires que le gouvernement décide
d’affecter à telle ou telle politique publique,
 cependant il faut distinguer entre les dépenses de
fonctionnement nécessaires au fonctionnement continu
des services publics et les dépenses de la dette publique
et dont le gouvernement n’a pas une marge de manœuvre
importante pour agir, et les dépenses d’investissement qui
visent à réaliser des infrastructures et à valoriser le
patrimoine national et qui sont souvent sacrifiées au profit
des équilibres budgétaires.
 Le chef de gouvernement intervient pour trancher en
assumant une mission d’arbitrage entre les départements
dépensiers et le ministère des finances.
Conseil de gouvernement
 Les recettes sont évaluées sur la base:
• des réalisations de l’année en cours,
• au regard des dispositions prises dans le cadre des
accords de libre échange notamment pour les recettes
douanières,
• au regard aussi des incitations fiscales pour encourager
l’investissement,
• au regard des mesures prises dans le cadre du dialogue
sociale: réduction du taux de l’IR par exemple ou réduction
du taux de la TVA pour des biens ou services sensibles
(médicaments par exemple),
• réduction du taux de l’IS pour encourager la forme
sociétaire dans l’exercice des activités économiques.
• La création de nouveaux impôts ou taxes
Conseil de gouvernement
 Le PLF définitif que le gouvernement transmet à la
chambre des représentants obéit à la structure déterminée
par la LOLF dans son article 36 selon lequel la LF de
l'année comprend deux parties.
La première partie arrête les données générales de
l'équilibre financier et comporte :
 l'autorisation de perception des recettes publiques et
d'émission des emprunts;
 les dispositions relatives aux ressources publiques que la
loi de finances peut créer, modifier ou supprimer;
 les dispositions relatives aux charges de l'Etat, aux
SEGMA et aux CST;
 les dispositions relatives au recouvrement des créances
publiques, au contrôle de l'emploi des fonds publics et à la
responsabilité pécuniaire et personnelle des gestionnaires
des services de l'Etat, le cas échéant ;
Conseil de gouvernement
 l'évaluation globale des recettes du budget général, des
budgets des SEGMA et des CST;
 les plafonds des charges du budget général, par titre, de
l'ensemble des budgets des SEGMA groupées par
dépenses d'exploitation et dépenses d'investissement et
des CST, par catégorie.
Le tableau d'équilibre est présenté de manière à faire
ressortir l'intégralité des éléments de l'équilibre budgétaire
et des besoins de financement.
La deuxième partie arrête :
- par chapitre, les dépenses du budget général ;
- par service, les dépenses des SEGMA;
- et par compte, les dépenses des CST.
Pour cette deuxième partie la LF renvoie à des tableaux en
annexes de ladite loi.
L’adoption de la LF
 L’information des parlementaires
 L’examen préalable du PLF: Le rôle des
commissions parlementaires
 La discussion et le vote de la loi des
finances devant les chambres
 Dispositions spécifiques pour le vote de PLF
rectificative
L’information du parlement
 Pour que le parlement puisse discuter le PLF en
connaissance des soubassements économiques qui ont
guidé le gouvernement dans la préparation dudit projet, le
gouvernement est tenu de lui joindre un certain nombre de
rapports conformément aux dispositions de l’article 48 de
la LOLF, il s’agit des rapports suivants:
 Obligatoirement:
 (1) note de présentation de la loi de finances comportant
des données concernant les investissements du budget
général ainsi que les impacts financiers et économiques
des dispositions fiscales et douanières proposées ;
 (2) rapport économique et financier;
 (3) rapport sur les établissements et entreprises publics;
 (4) rapport sur SEGMA;
 (5) rapport sur les CST ;
L’information du parlement
 (6) rapport sur les dépenses fiscales ;
 (7) rapport sur la dette publique ;
 (8) rapport sur le budget axé sur les résultats tenant
compte de l'aspect genre ;
 (9) rapport sur les ressources humaines ;
 (10) rapport sur la compensation ;
 (11) note sur les dépenses relatives aux charges
communes ;
 (12) rapport sur le foncier public mobilisé pour
l'investissement ;
 (13) note sur la répartition régionale de l'investissement.
 Facultativement: le PLF de l'année peut être également
accompagné d'un rapport sur les comptes consolidés du
secteur public.
Une note de présentation
 « actuellement quatre parties composent la note
d’observation:
- Le cadre de référence et orientations générales qui fait
ressortir les grandes priorités du PLF, arrêtées
conformément aux orientations royales et au programme
du gouvernement,
- Les données chiffrées qui synthétisent, par composante de
la loi de finances, les prévisions de dépenses de
fonctionnement, d’investissement et de la dette, ainsi que
les prévisions de recettes fiscales et autres recettes,
- Le programme d’action poursuivi par le gouvernement au
titre de l’année budgétaire concernée,
- Les dispositions fiscales et d’ordre diverses proposées
dans le cadre du PLF».
Une note de présentation

 Exemple de la note de présentation du PLF 2012:


 La dynamique de développement, ainsi enregistrée, est
appelée à être consolidée par le projet de Loi de Finances
pour l’année 2012 élaboré sur la base des hypothèses
suivantes:
 une croissance du PIB de 4,2 %;
 un taux d’inflation de 2,5 % ;
 un cours moyen du pétrole de 100 $ le baril.
Une note de présentation

 La présente note de présentation du projet de loi


de finances pour l’année2012 est scindée en trois
titres :
– le premier titre constitue une introduction générale
présentant le cadre de référence dans lequel ledit projet
a été préparé et ses axes prioritaires (orientations
royales et programme du gouvernement)
– le second titre expose, dans leurs grandes
composantes, les données chiffrées dudit projet ;
– le troisième titre décrit les programmes d’action des
différents départements ministériels.
Rapport économique et financier
 Il a pour objectif de «contextualiser le PLF pour l’année
budgétaire à travers une lecture de l’environnement
national et international en vue de développer les
éléments de compréhension de la trame de fond ayant
présidé à l’élaboration du PLF».
 Ce rapport essaie de déterminer la conjoncture
économique mondiale dans laquelle est préparée la LF, de
situer l’économie marocaine dans la conjoncture mondiale,
pour enfin justifier les choix effectués au niveau des
fiances publiques.
Rapport économique et financier
 Ainsi dans le rapport accompagnant le projet de la LF 2010
(196pages), on se trouve avec les axes suivants:
PARTIE I. LE MAROC DANS SON ENVIRONNEMENT
MONDIAL ETREGIONAL:
1. Ralentissement de la croissance mondiale, avec une
multiplication des menaces
2. Mutations dans la région MENA : surmonter les défis
actuels pour mieux saisir les opportunités d’avenir
3. Intégration du Maroc à l’économie mondiale : vers une
plus grande diversification des échanges
Rapport économique et financier
4. Positionnement de l’économie marocaine en termes de
compétitivité et d’attractivité
PARTIE II. CONSOLIDATION DU MODELE DE
DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL DU
MAROC
1. Caractéristiques structurelles de la croissance économique
nationale
2. Consolidation des indicateurs de développement humain
 3. Renforcement de la gouvernance : Un impératif pour la
viabilité du modèle de développement marocain
 PARTIE III. POLITIQUES ECONOMIQUE, FINANCIERE
ET SOCIALE
 1. Stratégies orientées vers le renforcement des moteurs à
l’export
Rapport économique et financier

2. Consolidation de la contribution des secteurs orientés au


marche intérieur
3. Modernisation compétitive des réseaux d’infrastructure
4. Poursuite des réformes et de la modernisation du secteur
financier
5. Consolidation de la politique sociale
PARTIE IV. FINANCES PUBLIQUES
1. Tendances récentes des finances publiques
2. Projet de Loi de Finances 2012
Rapport relatif aux EE publics

 Il «met en valeur le poids de ce secteur dans l’économie


nationale, notamment en terme de valeur ajoutée,
d’investissement public, d’emploi et de participation à la
modernisation de la gestion des services publics et au
financement du budget de l’Etat ».
 C’est un rapport qui essaie de clarifier la position du
secteur des entreprises publiques:
– Situation financière des composantes de ce secteur
– Effort d’investissement
– Contribution sous forme de dividendes
– Contribution fiscale
– Déficit éventuel supporté par le budget général
– La gouvernance dans la gestion des EEP
– L’évolution du portefeuille de l’Etat
Rapport relatif aux EE publics
 Le rapport sur les EEP se propose de mettre l’accent:
 dans une 1ère partie, sur le portefeuille public, son
évolution et son importance ainsi que son rôle dynamique
en matière d’investissement et d’échanges financiers avec
l’Etat et ce, tout en mettant en exergue les performances
économiques et financières réalisées.
 La 2ème partie du Rapport est consacrée à l’analyse
détaillée du rôle des EEP dans le processus de
développement économique et social du pays et ce, à
travers les enjeux et programmes d’investissement et les
plans d’action des principaux EEP jouant un rôle important
dans la mise en œuvre des différentes stratégies
sectorielles ainsi que les impacts de leurs actions
permettant de passer à une vitesse supérieure en matière
de satisfaction des besoins des citoyens et des opérateurs
économiques.
Rapport relatif aux EE publics

 La 3ème partie du Rapport est consacrée au renforcement


du contrôle financier de l’Etat sur les EEP à travers
notamment l’amélioration du dispositif de gouvernance et
de contrôle actuel et le développement des instruments de
gestion des EEP. Cette partie traite également de la
gouvernance des EEP en mettant en évidence les
nombreuses actions qui sont menées notamment, en
matière d’implémentation du Code de bonnes pratiques de
gouvernance des EEP conduisant entre autres à
l’amélioration du fonctionnement des organes de gestion
des EEP et des efforts menés en vue de la promotion et de
la généralisation de la contractualisation entre l’Etat et les
EEP
Dépenses fiscales
 Il «donne une appréciation des coûts budgétaires des
exonérations et des dérogations fiscales prises sous forme
de mesures visant le développement des secteurs
économiques prioritaires, le développement régional ou
tenant compte des considérations sociales ou culturelles…
ce rapport donne une évaluation des dépenses fiscales en
ventilant les dérogations par types d’impôt, secteur
d’activité et selon les objectifs et les bénéficiaires».
Dépenses fiscales
 De nombreuses dérogations continuent à marquer le système fiscal
sous forme d’exonérations, réductions, abattements ou taux
préférentiels.
 Les dérogations représentent un enjeu budgétaire important. Elles sont
appelées « dépenses fiscales » parce que leur effet sur le budget
de l’Etat est comparable à celui des dépenses publiques.
 Connaître le coût budgétaire des dépenses fiscales devient nécessaire
pour une meilleure transparence financière du budget général de l’Etat
et pour une plus grande rationalisation en matière d’allocation des
ressources.
 Pour évaluer le coût engendré par les dépenses fiscales, un
inventaire de 402 dispositions dérogatoires a été dressé en 2012,
contre 399 en 2011, 384en 2010 et 393 en 2009.
 Le montant des dépenses fiscales évaluées en 2012 s’élève à 36.310
MDHS contre 32.722 MDHS en 2011, soit une augmentation de 11 %.
Leur part représente 19 % dans les recettes fiscales contre 17,9 % en
2011. Quant à la part des dépenses fiscales dans le PIB, elle est
passée de 4,1 % en 2011 à4,3 % en 2012.
rapport sur la dette publique
 «ce rapport présente la politique d’émission et les
stratégies de financement du trésor , la structure et
l’évolution de la dette du trésor ainsi que les principales
actions et mesures des réformes engagées».
 Selon le MF dans le rapport joint au PLF de 2016: « Les
objectifs fondamentaux de la stratégie de gestion de la
dette marocaine consistent à assurer au Trésor un
financement stable et durable lui permettant de couvrir
l’ensemble de ses besoins de financement tout en
réduisant, à terme, le coût d’endettement de l’Etat, limiter
l’exposition du portefeuille de la dette aux risques
financiers et contribuer au développement du marché
domestique des valeurs du Trésor».
rapport sur le budget axé sur les résultats tenant
compte de l'aspect genre
 «ce rapport met en exergue la problématique de l’approche
genre sous l’angle juridique et offre une analyse
d’ensemble des programmes et projets intégrant la
dimension genre et mise en œuvre au niveau sectoriel».
 Le rapport joint au PLF de 2016 est réparti en quatre
volets:
 I- Accès égal et équitable aux droits civils, politiques,
économiques, sociaux, culturels et environnementaux :
Principales réalisations et Voies de progrès;
 II- Accès équitable aux droits civils et politiques;
 III- Accès équitable aux droits sociaux;
 IV-Bénéfice équitable des droits économiques.
CST
 «ce rapport présente l’évolution du nombre de CST, le
bilan de réalisation des ressources et des charges au titre
de l’année budgétaire écoulée, ainsi que le bilan des
programmes d’action réalisés dans le cadre de ces
comptes, notamment les CAS, dont les opérations
couvrent le développement local, les activités sociales, le
domaine des infrastructures, la promotion économique et
financière, le domaine agricole et le développement
humain».
SEGMA
 C’est un rapport «qui présente les données budgétaires de
ces services groupés en domaines d’intervention, les
principaux projets et programmes en cours d’exécution au
sein de ces services. Ce rapport met en valeur aussi le rôle
quantitatif que jouent ces services dans l’amélioration de la
gestion publique à travers la mise en place d’une
tarification appropriée à certains services publics, et
partant l’accroissement de leur ressources propres et le
renforcement de leur autonomie budgétaire».
Ressources humaines
 «il met en lumière l’évolution des effectifs du personnel de
la fonction publique et la tendance de la masse salariale
correspondante».
 Le fait de consacrer un rapport aux ressources humaines
résulte de l’importance des dépenses liées au financement
de la fonction publique. Rapportée aux dépenses du
budget général, la masse salariale représente, en
moyenne sur la période 2007-2014 près de 33,5%.
Cependant les dépenses d’investissement n’ont atteint en
2014 que 16% du budget général contre 19% pour la dette
publique.
 Rapportée aux recettes ordinaires, la masse salariale
s’accapare 52,9% et représente 57,6% des recettes
fiscales.
Ressources humaines
 Première partie : Effectifs du personnel de la Fonction
Publique
 I- Evolution des effectifs au titre de la période 2003 - 2012
 1. Effectifs et population :
 2. Evolution annuelle:
 3. Evolution des créations et des départs à la retraite
 4. Créations par départements:
 II - Situation en 2012 :
 1. Répartition par départements :
 2. Répartition par échelles :
 3. Répartition par sexe
 4. Répartition par tranches d’âge :
 5. Répartition par région :
Ressources humaines
 Il est prévu, au titre de l’année 2013, que la masse
salariale atteigne 98 Milliards de dirhams contre 93,5
milliards de dirhams pour l’année 2012, soit une
augmentation de4,8 %.
 Cette estimation est faite sur la base des impacts ci- après:
– 2630 Millions de dirhams correspondant à la promotion de grade.
Cette répercussion est due essentiellement au relèvement du quota
de promotion de grade de 28% à 33% et de l’application de la
mesure relative à l’institution d’un système de plafonnement à 4
ans du nombre d’années d’attente pour bénéficier de la promotion
de grade hors quota ;
– 600 Millions de dirhams au titre des avancements d’échelon;
– 500 Millions de dirhams tenant compte de la création de plus de
24.000postes budgétaires et de la suppression de 11026 départs à
la retraite.
– 800 Millions de dirhams pour la régularisation de la situation de
quelques corps relevant de certains statuts particuliers.
Compensation
 «ce rapport met l’accent sur la problématique relative aux
subventions des prix de vente des filières compensées à
travers un diagnostic des mécanismes par filière et une
analyse des déterminants de la charge de compensation».
 Les filières compensées sont au nombre de trois: pétrolière, sucrière,
farine (blé tendre).
 Les crédits de compensation ouverts au titre du projet de loi de
finances 2014, s’élèvent à 41,65
 milliards de dirhams se répartissant comme suit:
 Crédits neufs au titre du PLF 2014 : 35 milliards de dirhams dont 28
milliards de dirhams au titre des produits pétroliers
• Produits pétroliers : 28 milliards de dirhams
• Produits alimentaires : 5 milliards de dirhams
• Mesures d’accompagnements : 2 milliards de dirhams
• Financement des arriérés au titre de l’année précédente : 6,65 milliards
de dirhams.
Compensation
 Selon le rapport sur la compensation jointe au PLF 2015:
 La charge globale prévisionnelle de compensation au titre
de l’année 2014 serait de l’ordre de 33,5 milliards DH dont
28 au titre des produits pétroliers et 5,5 au titre des
produits alimentaires,
 La charge globale prévisionnelle de compensation au titre
de l’année 2015 serait de l’ordre de 31,19 milliards DH,
chiffre à revoir à la baisse avec la décision du
gouvernement de ne plus accorder de subventions de
compensation au produits pétroliers à l’exception du Gaz
Butane.
note sur les dépenses relatives aux charges
communes
 Le rapport joint au PLF 2016 a défini ces charges comme
suit : «Conformément à l’article 43 de la LOLF les Charges
Communes sont constituées de l’ensemble des dépenses
qui ne peuvent être imputées sur les budgets des
départements ministériels ou institutions»;
 Il traite dans son 1er chapitre les charges communes qui
relèvent du titre 1, comme un instrument d’assistance et
d’appui aux politiques sociales, en traitant leur évolution
pendant les années 2014 et 2015,
 Le 2ème chapitre du rapport traite des charges communes
relevant du titre 2, comme un instrument d’appui à la mise
en œuvre des stratégies sectorielles et des projets
structurants , en traitant aussi leur évolution pendant les
années 2014 et 2015,
note sur les dépenses relatives aux charges
communes
 Les crédits du chapitre d’investissement des Charges
Communes sont destinés, essentiellement, à la couverture
des dépenses afférentes au financement de certains
projets structurants, à l’appui à la mise en œuvre de
plusieurs stratégies sectorielles, à la restructuration
d’entreprises et établissements publics et à l’apurement de
leurs dettes, ainsi qu’à divers transferts
 Le 3ème chapitre présente le projet de budget des charges
communes au titre du PLF à la lumière des dispositions de
la nouvelle LOLF: les crédits ouverts au titre des budgets
de fonctionnement et d’investissement des Charges
Communes pour l’année 2016 s'élèvent, respectivement, à
38.182 MDH et 20.868 MDH.
 La liste qui suit présente quelques projets prévus dans le
chapitre charges communes investissement pour l’année
note sur les dépenses relatives aux charges
communes
 Règlement de la quote-part de l’Etat dans le capital du
Fonds Marocain de Développement Touristique
(FMDT):750 MDH ;
 Versement au Fonds Tamwil: 290 MDH ;
 Versement au Fonds Hassan II pour le développement
économique et social: 250 MDH ;
 Versement au Fonds Damane Assakane: 200 MDH ;
 Versement au profit de la Fondation Nationale des
Musées: 200 MDH ;
 Programme intégré de développement urbain de la ville de
Rabat 2014-2018: 200 MDH ;
 Aménagement du site de la Lagune de Marchica: 200
MDH ;
 Programme régional de résorption de l'habitat insalubre à
Marrakech Tensift El Haouz: 150 MDH ;
rapport sur le foncier public mobilisé pour
l'investissement
 Le domaine privé de l'Etat (DPE) se définit comme
l’ensemble des biens et droits, à caractère immobilier ou
mobilier, qui ne relève ni du domaine public ni du domaine
forestier. Il fait l’objet de tous les actes d’administration
(vente, location, affectation, …).
 Le domaine privé de l'Etat se caractérise par la diversité de
ses composantes : des terrains nus, urbains, suburbains et
agricoles, des immeubles construits (bâtiments
administratifs, établissements scolaires….), et un parc de
logements et de petits commerces.
 Le Domaine privé de l’Etat (DPE) est estimé à 1.703.677
Ha pour une valeur d’ouverture inscrite au plan comptable
de l’ordre de 567 Milliards de Dh.
 69% du DPE est à dominante rurale ; 23% est situé en
périmètre suburbain ; 8% est en périmètre urbain.
rapport sur le foncier public mobilisé pour
l'investissement
 Ce rapport tel qu’il est joint au PLF de 2016 est composé
de trois parties avec une introduction et une conclusion.
 La 1ère partie est consacrée aux Caractéristiques du
Domaine Privé de l’Etat;
 La 2ème partie est consacrée à la mobilisation du domaine
privé de l’Etat au titre de l’exercice 2014 pour :
 La mobilisation du foncier au profit de l’Investissement;
 La mobilisation du foncier en appui au Plan Maroc Vert;
 La 3ème partie est consacrée à la mobilisation du domaine
privé de l’Etat au titre du 1er semestre 2015.
note sur la répartition régionale de
l'investissement
 Ce rapport traitre de la répartition régionale de l’effort de
l’Etat en matière d’investissement et donne en annexes les
grands projets d’investissement régional au titre du budget
général de la loi de finances 2016 et des budgets des
Etablissements et Entreprises Publics.
note sur la répartition régionale de
l'investissement
 De manière générale, la répartition régionale des
investissements du secteur des EEP montre la poursuite
de l’effort d’investissement dans toutes les régions du
Royaume, avec la continuation du rééquilibrage en faveur
de certaines régions. C’est ainsi que la part de la Région
de Casablanca-Settat est appelée à connaître une baisse
passant de 40% en 2014 à 36,8% en 2016, en faveur
d’autres régions qui ont connu une augmentation de leurs
parts ; à savoir : Rabat-Salé-Kénitra (4,8 points, 26,4%),
Draa-Tafilalet (0,1 points, 2,0%), Guelmim-Oued Noun
(0,13 points: 1,3%), Fès-Meknès (0,25 points: 4,8%),
Dakhla-Oued Eddahab (0,12 points: 0,6%).
L’examen préalable du PLF
 Le rôle de la commission des finances
 Le rôle des autres commissions permanentes
Le rôle de la commission des finances
 cette commission comporte souvent des membres relevant
des différents groupes parlementaires qui ont des
compétences en matière économique et financière.
 La commission des finances prépare les rapports
nécessaire pour faciliter l’étude et la discussion des PLF,
dans ce cadre l’article 154 du règlement intérieur de la
chambre des représentants dispose que «la commission
des finances et de développement économique élabore les
rapports nécessaires pour faciliter l’étude et la discussion
des OLF. Il est obligatoire, à l’occasion de dépôt du PLF,
de lui fournir tous les documents et les données
nécessaires pour enrichir la discussion parlementaire à
propos dudit projet prévues par la LOLF conformément aux
dispositions de l’article 70 de la constitution. elle peut aussi
convoquer le MF pour présenter des informations
concernant le PLF, comme elle peut demander au
Le rôle de la commission des finances
 gouvernement de présenter des éclaircissements pendant
les phases d’exécution de la LF et à la fin de l’année
budgétaire».
 Le rôle de cette commission se concentre essentiellement
sur la première partie du PLF relative à l’équilibre
économique et financier, elle discute avec le MF les
différentes mesures contenues dans le PLF ainsi que leur
impact sur la situation économique, financière et sociale
du pays, notamment la compétitivité de l’économie
nationale, la création de l’emploi, la limitation de la
précarité. La commission selon l’article 157 du règlement
intérieur de la chambre des représentants «discute le PLF,
une discussion qui commence par l’audition à un exposé
du MF qui présente des informations complémentaires au
PLF, puis commence une discussion générale du budget
et de la politique gouvernementale».
Le rôle de la commission des finances

 Des amendements sont souvent présentés par les


membres de cette commission. Selon l’article 157 susvisé
les rapporteurs des commissions permanentes assistent
lors de la présentation des amendements, et le rapporteur
de la commission des finances est tenu de citer leurs
observations dans son rapport.
Le rôle des autres commissions permanentes
 En plus de la commission des finances et du
développement économique, la chambre des
représentants dispose de 8 autres commissions
permanentes selon l’article 55:
 C des affaires étrangères, de la défense nationale, des
affaires islamiques et des MRE;
 C de l’intérieur, des CT, l’ habitat et la politique de la ville;
 C de la justice, de la législation et des droits de l’hommes;
 C des secteurs sociaux (santé, jeunesse et sports, emploi
femme et enfant et solidarité et formation professionnelle);
 C des secteurs productifs (agriculture, industrie, tourisme,
artisanat et commerce);
 C des infrastructures, l’énergie, les mines et
l’environnement
Le rôle des autres commissions permanentes
 C de l’éducation, de la culture et de la communication;
 C de contrôle des finances publiques (qui sans toucher au
contrôle réservé aux autres commissions permanentes,
cette commission est compétente pour contrôler et assurer
le suivi de la dépense publique, l’étude des rapports et des
rapports thématiques élaborés par la cour des comptes, et
des textes législatives relatives au contrôle des finances
publiques).
 Par rapport à l’étude du PLF, l’article 157 du règlement
intérieur prévoit que «le reste des commissions
permanentes entame l’étude des budgets des ministères et
des secteurs reliés à leurs compétences, parallèlement
aux travaux de la commission des finances.
 Chaque ministre présente le budget du secteur qu’il gère,
et il est tenu de déposer auprès de la présidence de la
commission, cinq jours avant la réunion de la commission
Le rôle des autres commissions permanentes
et au nombre des membres, un dossier comportant les
documents et les données clarifiant le budget et ses
dispositions. Le ministre est tenu aussi de présenter tous
les autres documents qui peuvent être demandés par les
parlementaires par rapport à toute disposition du
budget…».
 Ainsi il ressort de l’article susvisé que ces autres
commissions:
 s’intéressent essentiellement à la deuxième partie du PLF
intitulé moyens des services,
 commencent leur travail simultanément avec la
commission des finances, elles étudient les projets de
budgets sectoriels des ministères et des secteurs en
relations avec leurs compétences,
 Chaque ministre présente le projet du secteur qu’il gère
La discussion et le vote du budget devant
les chambres
 La chronologie
 La discussion
 Les modalités de vote
La chronologie
 Article 75 de la constitution:
Le Parlement vote la loi de finances, déposée par priorité
devant la Chambre des Représentants, dans les
conditions prévues par une loi organique. Celle-ci
détermine la nature des informations, documents et
données nécessaires pour enrichir les débats
parlementaires sur le projet de loi de finances.
Article 78:
L'initiative des lois appartient concurremment au Chef du
Gouvernement et aux membres du Parlement. Les projets
de loi sont déposés en priorité sur le bureau de la
Chambre des Représentants. Toutefois, les projets de
loi relatifs notamment aux Collectivités territoriales, au
développement régional et aux affaires sociales sont
déposés en priorité sur le bureau de la Chambre des
Conseillers.
La chronologie
 L’Article 48 de la LOLF prévoit que « le projet de loi de finances de
l'année est déposé sur le bureau de la Chambre des représentants,
au plus tard le 20 octobre de l'année budgétaire en cours ».
 Il est accompagné d’un certain nombre de rapports (voir l’information
du parlement)
 Le PLF est immédiatement soumis à l'examen de la commission
chargée des finances de la Chambre des représentants.
 Il faut souligner que le dernier alinéa de l’article 48 de la LOLF prévoit
que «la programmation pluriannuelle des départements ministériels ou
institutions, ainsi que celle des établissements et entreprises publics
soumis à leur tutelle et bénéficiant de ressources affectées ou de
subventions de l'Etat, est présentée, pour information, aux
commissions parlementaires concernées en accompagnement des
projets de budgets desdits départements ministériels ou institutions».
La chronologie
 La chambre des représentants dispose d’un délai de 30 j
pour se prononcer sur le PLF selon les dispositions de
l’Article 49 (alinéa 1) de la LOLF, délai qui court à partir de
la date de dépôt dudit projet.
 Le PLF est transmis à la chambre des conseillers, dès la
fin du délai sus visé, qu’il soit adopté ou non par la
chambre des représentants, modifié le cas échéant par les
amendements votés par la Chambre des représentants et
acceptés par le gouvernement.
 La chambre des conseillers ne dispose qu’un délai de 22
jours suivant la date de saisine.
 La Chambre des représentants examine les amendements
votés par la Chambre des conseillers et adopte en dernier
ressort le PLF dans un délai n'excédant pas six (6) jours.
 Ainsi Le délai total pour le vote du projet de loi de finances
est de 52 jours à 58 jours.
La discussion
 En plus des discussions qui se tiennent à l’occasion des
travaux des commissions, chacune des chambres tiennent
une séance plénière pendant laquelle interviennent les
présidents des groupes parlementaires, soit ceux de la
majorité soit ceux de l’opposition pour présenter leurs
points de vue concernant le PLF en discussion, en
démontrant soit les points forts (majorité) soit les faiblesses
(opposition),
 La conclusion de chaque intervention est de déclarer la
position à observer par rapport au PLF par chaque groupe
parlementaire, est de justifier cette position.
les modalités de vote

 Ces modalités sont déterminées aux articles de 52 à 57 de


la LOLF:
 La priorité des recettes par rapport aux dépenses: La
seconde partie du projet de loi de finances de l'année ne
peut être soumise au vote de l'une des deux Chambres du
Parlement avant le vote de la première partie. Ainsi le rejet
de la première partie a pour conséquent la non soumission
au vote de la 2ème partie, et il est aussi considéré comme
rejet du PLF dans son ensemble.

 Cette disposition vise à permettre au gouvernement d’avoir


le consentement du parlement sur les mesures d’ordre
général notamment la création de nouvelles recettes ou
l’augmentation des taux de recettes déjà en vigueur.
Les modalités de vote
 Les dispositions de la loi de finances sont votées article
par article.
Toutefois, l'une des deux Chambres du Parlement peut
procéder au vote d'ensemble de la deuxième partie à la
demande du Gouvernement ou du bureau de la Chambre
concernée (article 53).
 Le vote des recettes: Les évaluations de recettes font
l'objet d'un vote d'ensemble pour le budget général et les
budgets des services de l'Etat gérés de manière autonome
et d'un vote par catégorie pour les comptes spéciaux du
Trésor (article 54).
 Le vote des dépenses (article 55):
 Les dépenses du budget général font l'objet d'un vote par
titre et à l'intérieur d'un même titre par chapitre;
Les modalités de vote
 Les dépenses des budgets des SEGMA font l'objet d'un
vote d'ensemble par département ministériel ou institution
auquel ils sont rattachés;
 Les dépenses des CST sont votées par catégorie de
comptes spéciaux.
Dispositions spécifiques pour le vote de PLF
rectificatif
 Ces dispositions sont contenues dans l’article 51 de la
LOLF:
 Le projet de loi de finances rectificative est voté par le
Parlement dans un délai n'excédant pas quinze (15) jours
après son dépôt par le Gouvernement sur le bureau de la
Chambre des représentants.
 La Chambre des représentants se prononce sur le projet
de loi de finances rectificative dans un délai de huit (8)
jours suivant la date de son dépôt.
 Dès le vote dudit projet ou à l'expiration du délai prévu à
l'alinéa précédent, le Gouvernement saisit la Chambre des
conseillers du texte adopté ou du texte qu'il a initialement
présenté, modifié, le cas échéant, par les amendements
votés par la Chambre des représentants et acceptés par le
gouvernement.
Dispositions spécifiques pour le vote de PLF
rectificatif
 La Chambre des conseillers se prononce sur le projet dans
un délai de quatre (4) jours suivant sa saisine.
 La Chambre des représentants examine les amendements
votés par la Chambre des conseillers et adopte en dernier
ressort le projet de loi de finances rectificative dans un
délai n'excédant pas trois (3) jours.
 les modalités de vote: se sont les mêmes que pour la loi
de finances de l’année. Selon l’article 57 de la LOLF:
Les lois de finances rectificatives sont présentées et
votées dans les mêmes formes que la loi de finances de
l'année sous réserve de l'article 51 de la LOLF.