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Royaume du Maroc

Ministère de la Santé
Délégation de Meknès
IFCS Lalla Meriem

UN TRAVAIL ELABORE PAR:

ELKOUTAMI Youssef
OUGHECHI youness

PRESENTE A:

Mme IDRISSI et
Les ETUDIANTS 2eme année IP
ASTHME DE L’ENFANT
Plan de travail:
 INTRODUCTION
 Définition
 La classification
 Les causes
 Les Symptômes
 Les analyses médicales
 Examen médical
 Diagnostic différentiel
 Traitement
 Médicaments
 Prévention
 Rôle infirmier
Introduction
 Selon des études récentes, l'asthme de l'enfant est
en constante augmentation depuis quelques
années, et semble d'autre part plus sévère que par
le passé. Il toucherait environ 10 à 12 % de la
population infantile totale.
L'asthme est susceptible d'atteindre les enfants de
tous les âges, même le nourrisson avant 12 mois,
période au cours de laquelle il est particulièrement
difficile de poser le diagnostic d'asthme.
Définition
 Affection se caractérisant par des crises de
dyspnée (difficulté à respirer) signalées par une
respiration sifflante, témoin d'une fermeture
brutale du calibre des bronches sous l'action
des muscles situés autour de celles-ci (muscles
lisses), à laquelle s'associe une hypersécrétion
des muqueuses (fabrication anormalement
élevée de liquide épais recouvrant les cellules
de revêtement des poumons) et des voies
aériennes (c'est-à-dire du pharynx, du larynx,
de la trachée artère et des fosses nasales).
Classification
L'asthme de l'enfant peut se différencier en :
· Asthme léger (1 fois par mois)

· Asthme moyen (1 fois par semaine)

· Asthme sévère (plus d'1 fois par semaine)


Causes
 Tabagisme familial
 Antécédents familiaux (urticaire, eczéma,
allergie alimentaire, ...)
 Infections pulmonaires (surtout chez le
nourrisson)
 Présence de poussières de maison
(abritant de nombreux acariens)
 Présence d'animaux familiers (chiens, chats et
essentiellement hamsters)

 Literie à caractères allergisants (plumes ou kapok)

 Produits toxiques (peinture par exemple)

 Médicament allergisant (antibiotiques)


Symptômes
 Antécédents de rhinite accompagnée de toux (en fin de soirée ou
dans la nuit).
 Difficulté à respirer, entraînant la position assise sur le lit.
 Mobilisation active de tous les muscles du thorax pour respirer
(tirage) surtout pendant l'expiration. Ce tirage est visible par la
dépression qui apparaît entre les côtes de l'enfant, au-dessus du
sternum.
 Sifflement audible par l'entourage et par le médecin pendant
l'auscultation des poumons.
 Apparition de sueurs dans les cas plus graves.
 Coloration des ongles en bleu traduisant une cyanose .
Analyses médicales
 Recherche d'immunoglobulines IgE par un dosage
sanguin (plus rarement par des tests cutanés) et des
IgE plus spécifiques ( RAST phadiatop) qui sont
généralement élevés, permettant de confirmer le
diagnostic.
Examen médical
La radiographie des poumons
permet :
 · De souligner le diagnostic d'asthme

 · De découvrir éventuellement une autre


anomalie (pneumonie, corps étranger
dans une bronche) Elle montre un thorax
très élargi et permet de diagnostiquer un
asthme ancien ou grave.
 L'exploration fonctionnelle respiratoire
est difficilement réalisable avant l'âge
de 4 ou 5 ans. Cet examen permet de se
faire une idée sur l'évolution de la
maladie et l'efficacité du traitement
dans le temps.
 Il se réalise de la façon suivante : l'enfant doit
faire une inspiration maximale puis rejeter l'air
le plus vite et le plus fort possible. On obtient à
ce moment-là le Volume Expiratoire Maximal
par Seconde (V.E.M.S). Le deuxième paramètre
obtenu est le Débit Expiratoire de Pointe
(D.E.P). En présence d'asthme, ces deux
paramètres sont abaissés. L'exploration
fonctionnelle respiratoire se fait parfois après
l'inhalation de médicaments, ou après un
exercice physique permettant de confirmer le
diagnostic d'asthme d'effort.
Diagnostic différentiel
Il ne faut pas confondre l'asthme de l'enfant avec
d'autres maladies :
 La mucoviscidose : le test de la sueur (étude chimique de la
sueur) est le seul examen qui permet de faire le diagnostic
avec certitude.
 Le reflux gastrooesophagien : la radiographie de l'œsophage
et celle de l'estomac, accompagnées de la pHmétrie (étude du
pH : acidité de l'œsophage pendant vingt-quatre heures grâce
à l'utilisation d'une sonde positionnée dans celui-ci)
permettent de poser le diagnostic de reflux du liquide
gastrique acide dans l'œsophage, parfois les bronches. Il
arrive que le reflux gastro-oesophagien soit le seul
responsable de l'asthme chez l'enfant.
 La bronchiolite et la bronchiolite sifflante
sont bien la traduction d'une obstruction
des bronchioles (diminution du passage de
l'air dans les bronches), mais sont d'origine
virale et surviennent essentiellement l'hiver.
Traitement
Diminuer, ou supprimer si possible, le contact
avec les substances allergisantes (allergènes).
Suppression du tabagisme (passif et actif).
Diminuer au maximum la quantité des acariens :
préférer l'aspirateur au balai, le chauffage humidifié au
chauffage à air pulsé ou par le sol).
Médicaments
 Les bêta 2 stimulants peuvent être pris aussi bien en spray (en ne
dépassant pas 4 ou 5 sprays par jour, à partir de 5 ou 6 ans) qu'en
sirop.

 Le cromoglycate disodique: (Lomudal*) est un traitement


préventif quotidien qui s'effectue sur une longue période, sous
contrôle médical strict.

 Les corticoïdes: Les corticoïdes (dérivés de la cortisone) sont


utilisés tout particulièrement en spray. La cortisone par la
bouche est réservée pour le traitement des asthmes graves.

 Ces médicaments sont pris seuls ou en association, par la bouche ou par


inhalation.
La kinésithérapie respiratoire peut avoir
une certaine efficacité, surtout sur la
récupération de la mobilité costale et
diaphragmatique. Elle vise également à
muscler les abdominaux et à rendre efficace
une toux minimale pour obtenir un
désencombrement.
Prévention
Aérer la maison le plus souvent possible.
Supprimer :
 Le matelas à plumes.

 Les descentes de lit.

 Les jouets en peluche sur le lit.

 Utiliser des bombes pulvérisantes ayant une action préventive


contre les acariens de la chambre et de la literie.
 Écarter tout animal considéré comme allergisant.

 Eviter de jouer dans des salles poussiéreuses.

 Eviter les champs en période de floraison des graminées.

 Favoriser certaines activités sportives, éviter le judo, la


danse, le volley (sports en salle).
 Quelquefois le médecin est amené à faire un
certificat médical pour un enfant asthmatique.
Celui-ci doit préciser que l'enfant est apte ou pas à
pratiquer une activité sportive. Dans le premier
cas, c'est-à-dire quand l'enfant est capable de
pratiquer une activité sportive, compte tenu de
l'état de santé de celui-ci, il est nécessaire de
signaler que l'enfant nécessite un échauffement
correct et éventuellement une prise d'un
médicament bronchodilatateur dont il faudra
préciser la molécule (la composition) avant et
pendant l'effort si nécessaire.
Rôle infirmier
 Recueillir l’enfant
 Si crise:
 Dans un premier temps il faut mettre l’enfant en position
demi-assise
 il est aussi nécessaire de rassurer l'enfant et de lui donner de
bouffées d'aérosols contenant des béta 2-adrénergiques en
aérosol doseur. Ceci peut être fait en utilisant une chambre
d'inhalation et en demandant à l'enfant de respirer
normalement. Toujours au cours de cette première étape, après
avoir laissé l'enfant effectuée 10 respirations, il faut refaire une
seconde bouffée.
 Dans un deuxième temps, quand on ne constate pas
d'amélioration au bout de 10 minutes, il est nécessaire de
renouveler les prises à 10 minutes d'intervalle et jusqu'à
six prises.
 Dans un troisième temps, s'il n'existe pas d'amélioration
après la troisième prise et dans la demi-heure qui suit le
début de la dyspnée, il faut alors faire prendre à l'enfant
du Célestène par exemple ou d'autres corticoïdes tels
que le Solupred ou du Cortancyl en goutte ou en
comprimés
 agir sur la cause de l'asthme s'il est d'origine allergique, soit en réalisant l'éviction
(= séparation) de l'allergène (par exemple se séparer de son animal domestique),
soit en tentant une désensibilisation à l'allergène en cause.

 Surveillance de l’enfant lors de la nébulisation

 Signaler toute éventuels complication

 Education thérapeutique pour l’enfant et pour les parents et l’entourage:


 Expliquer à l’enfant la maladie et la lui faire accepter
 Eduquer les parents pour prendre la maladie de leurs enfant au sérieux
 Mettre au courant l’entourage (à l’école).

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